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Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente

13 Août 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Modélisme, #Tranches de vie, #Billet d'humeur

 

Ayant effectué la grimpette en VTT vers la station du Lioran, j'étais passé plusieurs fois au pied du télésiège de Rombière.

Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente

Je m'étais mis dans la tête de l'emprunter un jour… mais pas tout seul !

Il était évident qu'un planeur m'accompagnerait lors de l'ascension, n'est-ce pas…

 

Et dans la mesure où en ce mercredi 12 août il faisait très chaud dans la vallée, j'étais quasiment certain de trouver un peu de fraîcheur si je prenais un poil d'altitude.

A l'aide de deux tendeurs, j'ai donc ficelé mon Solius dans ses housses à bulles… Dans le sac à dos, j'ai enfourné l'émetteur, un pull, un coupe-vent, l'appareil photo, et une petite bouteille d'eau.

Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente
Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente

Je me suis pointé à la station de départ, tout en demandant à la dame qui la gérait s'il y avait le moindre inconvénient à ce que…

« Pas de problème, mon bon monsieur !

Je vais même arrêter le siège afin que vous puissiez vous installer sans encombre… et vous serez accueilli là-haut pas ma collègue. »

Ce qu'elle fit promptement.

A peine étais-je embarqué qu'un klaxon tonitruant résonnait… doublé d'un coup de téléphone :

« Je t'envoie un monsieur avec un avion. Siège 14… tu l'arrêtes pour qu'il descende tranquillement ! »

Puis s'adressant à moi :

« Rappelez-vous : dernière descente à 17 heures… sinon, c'est à pied. Bonne montée et bon vol ! »

 

Quelques instants plus tard, j'étais arrivé là-haut, avec accueil tout aussi aimable de l'autre dame, qui prit la précaution d'arrêter le défilement des sièges.

 

Reste à escalader un petit raidillon caillouteux… et je découvre la station du Lioran enchâssée dans un écrin de verdure.

Un peu plus à droite, j'aperçois le téléphérique qui, au départ de Super Lioran emmène les voyageurs vers le Plomb du Cantal.

J'assemble mon planeur, puis je fais un tour d'horizon.

 

Vers le Puy Mary, des parapentes semblent tenir l'air dans une sorte de « cheminée » thermique.

Allez, on lance.

Dès le départ, la portance est sympathique, et le gain d'altitude conséquent.

Mon modèle passe en sifflant dans un décor de rêve.

Vingt minutes de vol, déjà.

Je pose afin de me désaltérer.

Je reste contemplatif un long moment.

Puis je m'apprête à installer la caméra sur l'aile du planeur.

Mais ? Les herbes penchent à l'inverse de tout à l'heure… Mes parapentistes sont très bas dans la vallée opposée !

Ah, l'aérologie de montagne et ses subtilités…

Je lance donc côté opposé. Mais mon modèle se retrouve très vite dans la position d'un poisson prisonnier d'un bocal et qui vient à la surface rechercher l'oxygène.

Situation inconfortable s'il en est.

Je préfère donc abréger l'expérience et grâce au moteur électrique, je ramène mon oiseau pas très loin de mes pieds… sur le chemin de Compostelle !!!

 

L'air est devenu subitement assez froid… et comme l'heure avance, je remets mon attirail en position « descente du télésiège »

 

 

 

Sur un chemin Saint Jacques de Compostelle (voir la coquille)
Sur un chemin Saint Jacques de Compostelle (voir la coquille)
Sur un chemin Saint Jacques de Compostelle (voir la coquille)

Sur un chemin Saint Jacques de Compostelle (voir la coquille)

Quelques centaines de mètres me permettent d'atteindre la station « haute »… où la dame stoppe une fois encore la machine.

Et c'est reparti vers le bas.

Au milieu du parcours, les sièges s'arrêtent.

Juste à ma droite et au même niveau, des « voyageurs ascendants ».

Mais dans la mesure où les câbles sont pris d'oscillations verticales, avec un mouvement en opposition à celui de mes voisins, quand je suis en haut, ils se trouvent plus bas que moi, et inversement, de façon alternative. Mal de mer en vue !

Nos sièges sont également animés d'un balancement d'avant en arrière, ce qui fait dire à une gamine :

« Ben, j'savais pas qu'on avait aussi droit à un tour de balançoire ! »

Et inévitablement… la référence au film  Les Bronzés font du ski: « Quand te reverrai-je, pays merveilleux ? »

Puis la descente reprend.

Je survole des chevaux… 

Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente

Et puis j'arrive en bas, où je suis accueilli par un :

« Alors ? Ça a bien volé ?

- Pas trop mal… c'était génial… j'en ai pris plein les yeux !

- Au revoir monsieur, bonne soirée !

- De même pour vous, madame ! »

 

De retour au camping, j'ai raconté mon périple à mon épouse, qui n'avait pas voulu me suivre.

Mais j'ai cru comprendre qu'elle émettait maintenant quelques petits regrets !!!

Sauf peut-être au niveau de l'épisode « balançoire », qu'elle n'aurait sans doute pas apprécié !

Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente
Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente
Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente

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