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Penser, ça sert à quoi?

30 Décembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Alors que cette nuit je traversais une plage d'insomnie, je pensais.

Faut sans doute être nanti pour s'offrir le luxe de penser.

Bien évidemment…

Lorsqu'on a de quoi se loger, se nourrir, aimer et être aimé, il me semble qu'on réunit tout à la fois les besoins matériels de l'être humain ainsi que ses besoins affectifs.

Et je conçois fort bien que des personnes n'ayant pas accès à tout ou partie de ce qui précède puisse trouver mes propos déplacés.

 

Mais il me semble toutefois nécessaire de donner un sens à ma vie.

D'essayer de pouvoir répondre à cette simple question : « Qu'est-ce que vivre ? »

Vivre… Avec cette faculté qui est de penser… se donner le temps de penser.

 

Mais penser à quoi me demanderez-vous ?

Euh… à tout … et à rien.

Calmement, en ayant le temps de prendre du recul.

"Le penseur", statue de Rodin

"Le penseur", statue de Rodin

Car suite à une pensée trop hâtive, toute décision prise par exemple sous l'effet d'une émotion ne peut que conduire à des excès.

Ce qui me rappelle une anecdote : titillé à plusieurs reprises par une collègue qui avait beaucoup de mal à mettre de l'ordre dans ses idées, qui ne pouvait pas aller à l'essentiel, j'avais réagi sottement, lorsqu'elle m'avait asséné :

« Toi, tu penses trop ! »

Ce à quoi, quelque peu irrité, j'avais répondu ironiquement: 

« Hé, à nous deux, ça fera encore une bonne moyenne ! »

J'ai très vite regretté mes propos, balancés sans discernement.

Qu'elle veuille bien me pardonner…

 

 

En relatant ces faits, je suis encore davantage conforté sur le fait que j'aime la nuit.

Au calme… sans contrainte… où je peux laisser divaguer mon esprit.

« Qu'est-ce que vivre ? »

Et au cours de la nuit qui vient de s'achever, alors que je tentais d'apporter une réponse à cette question existentielle, je pétrissais des mots, je les malaxais, je les caressais.

Petit à petit, une phrase prit forme, à laquelle j'ajoutai ici un adverbe, là une virgule.

Phrase que je relus dans ma tête, avant de la mémoriser.

Puis de me dire soudain :

« Mais aurais-tu la prétention de… Es-tu bien sûr que ce qui te semble être comme une sentence t'appartient ? N'est-ce pas le fruit de tes lectures, de ton éducation ? Quelqu'un d'autre n'a-t-il pas déjà formulé pareille maxime? »

Et je me rendormis.

Peu après mon lever, je me mis en devoir de questionner un moteur de recherche dans lequel je glissai plusieurs mots-clés, et le monstre Internet ne me fit aucune réponse quant à un auteur présumé d'une telle phrase.

Alors, si j'ai été le plagiaire de qui que ce soit, je veux rendre à César ce qui lui appartient.

Avec humilité.

Mais si cette phrase est « orpheline », je veux bien en endosser la paternité.

 

Vivre,

c'est pouvoir effectuer des choix,

souvent issus d'un compromis,

mais sans compromission.

 

 

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Didier 30/12/2015 22:36

Tu sais Bernard que ce n'est pas bien de penser
Penser c'est mentir
En effet : Qui "pense ment"
C'était la pensée du jour

Bernardino 31/12/2015 07:58

et le contraire de "penser", c'est "dépenser"!!!