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Photo / VTT / Billets d'humeur / Modélisme  / Années 50

Rencontre(s)...

20 Mai 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 Je repense à ce jour où je reçus un appel téléphonique d’un monsieur qui me dit : «Je voudrais pratiquer le modèle réduit…»

 Nous échangeons quelques mots ; puis je lui propose de le rencontrer chez lui, afin de paramétrer le logiciel de simulation qu’il a déjà acheté.

 Rencontre étonnante, avec un homme qui pourrait être mon père puisqu’il a une trentaine d’années de plus que moi.  

Etonnante, car le bonhomme  a dépassé allègrement la soixantaine, l’heptaine,  l’octaine…  mais  qu’il a l’esprit étonnamment jeune.

 J’ai déjà  raconté l’histoire de cette rencontre dans un texte intitulé « Hymne à la joie.» (Voir sur ce blog)

 Depuis cette date,   nous avions pris l’habitude de nous revoir.

 Pour parler,

 De tout,  et de rien. 

Du temps qui passe…

Du modèle réduit bien sûr, pour lequel il s’était trouvé une tardive passion.  Une de plus…

De l’informatique, pour laquelle il me disait : « Je sais bien qu’on doit tous mourir un jour, mais tant qu’à faire, autant pas mourir idiot ! »

 Et malgré son âge avancé, mon ami Julien s’était équipé d’un ordinateur ; il s’était mis à surfer sur Internet, échangeait du courrier électronique…

 De temps en temps, il faisait appel au SAV que je semblais être pour lui, afin de reparamétrer son logiciel de simulation…

 Un jour,  comme un gosse fier de son nouveau « jouet », il me sortit un appareil photo numérique. Ce fut encore  l’occasion d’échanges fructueux.

 Il avait plaisir à descendre dans son atelier, où il me parlait longuement  de son ancien métier.  Et comme j’ai toujours été fasciné par les horloges,  je restais  admiratif devant les  comtoises sur lesquelles il continuait parfois à exercer son talent. 

Tel un chirurgien équipé d’outils spécifiques, il  redonnait vie aux  mécanismes, aux engrenages du temps…

 Ainsi donc, mon ami Julien pouvait maîtriser le temps…

 Autre facette du bonhomme, la peinture, mais pas n’importe laquelle. N’avait-il pas poussé la coquetterie jusqu’à placer sous la sonnette de sa demeure une carte de visite sur laquelle il avait mis son nom, ça va de soi, mais bien  en évidence cette étonnante  mention : « Aquarelliste ».

Et l’aquarelle  à laquelle je n’y connaissais rien   suscitait en lui des envolées lyriques. Il suffisait d’ailleurs de faire le tour des pièces de sa demeure pour admirer les innombrables tableaux qu’il avait réalisés.

 Ce sujet débouchait traditionnellement vers son amour des « marines » qu’il traduisait magnifiquement. Avec un soin méticuleux  pour les nuages.  Presque obsessionnel.

 Un Noël,  ce fut d’ailleurs une marine au ciel « travaillé » qu’il décida d’offrir à mon épouse.

 Autre sujet d’inspiration : l’Alsace, qu’il évoquait toujours avec émotion.  « Ah ! Riquewihr… »

 L’évocation  de  cette région très typée avec  ses cigognes, ses maisons  à colombages et ses vins particuliers,  déclenchait parfois une petite soif, que nous étanchions  selon notre humeur avec un thé, une bière, un jus de fruit… Mais quand c’était l’heure de l’apéritif, Julien  dénichait dans son frigo  quelque mini bouteille de Crémant   bien frais que nous sirotions à petites gorgées.

 En prenant notre temps…

 C’était dans ces moments-là qu’il me parlait de son projet : organiser une exposition de ses toiles,  afin de les mettre en vente au profit de la lutte contre la mucoviscidose…

 « En aurais-je le temps ? » s’inquiétait-il parfois.

 Tout au long de ma visite, j’étais fêté par  la petite chienne Toscane qui semblait m’avoir adopté.

 Tout comme elle avait adopté mon petit-fils qui m’accompagna  chez Julien quelques rares fois.

 Le vieil homme et l’enfant  avaient  rapidement sympathisé…

 C’est sans doute la raison pour laquelle  mon ami ne manquait jamais de me demander : « Comment va votre petit-fils ? Parlez-moi de votre petit-fils 

 Alors je me mettais à parler ;  je lui donnais des nouvelles, qu’il semblait savourer.

 Tout comme je savourais ses commentaires lorsque nous entrions dans les serres  chauffées jouxtant sa maison…

 C’était l’occasion de découvrir une autre facette du personnage, qui entretenait avec amour des plantes « exotiques ».

 Qui prit  un jour le temps pour venir spécialement à Bais afin d’en apporter une dont il fit cadeau à mon épouse, en lui disant  avec malice: « Cette plante est particulièrement coquette : elle ne fleurit qu’une fois par an, ne donne qu’une seule fleur, et je crois que la floraison est imminente… »

 Elle prit son temps…

 Et lorsqu’elle fut enfin épanouie,  je lui envoyai par courrier électronique des photos de la coquette.

 Autre souvenir d’une rencontre  étonnante, un jour où je me trouvais à Thouars sur le terrain d’aviation.

 Je venais d’y faire évoluer un modèle réduit, et passant  devant le bar de l’aérodrome, je suis hélé par une bande de jeunes exubérants qui me disent : « On a de la bière au frais, vous savez ! »

 Pourquoi pas ? Je gare la voiture, je commande un demi. Et la discussion s’engage.

D’où il ressort que j’ai devant moi des adeptes du parachutisme,  dont le club se trouve juste à côté.  Des cascadeurs de nuages !

 Dans la conversation, une jeune fille trouve le temps de me dire :

 « Vous venez de la Mayenne… je connais quelqu’un qui,  en Mayenne, pratique aussi le modèle réduit…

 -         Ah bon ? Et il habite où 

 -         A Mayenne… 

 

-         Je le connais peut-être, comment s’appelle-t-il ?

-         Julien !

-         Julien… Julien… Ne me dites pas qu’il s’agit de… Julien D...t?

-         Mais si !  C’est bien lui… C’est mon grand-père. »

 J’en tombe des nues. En chute libre!!!

 Tournée générale pour arroser la nouvelle !  Et  prendre le temps d’évoquer le personnage !

 Voici,  glanés au fil de  mes rencontres,  quelques souvenirs de l’artiste…

 Un « artiste » !

 

 Tel était  bien  le personnage que familièrement j’appelais Papy Julien.*

 Le Temps lui a fait un  croche-pied.

       Julien  vient d’emporter ses pinceaux et ses couleurs.

 Il s’en est allé peindre… les nuages.

 Salut l’artiste !

 

 

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Dantesque

10 Mai 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Hier on a fait une sortie dans les bois avec Annie, et elle m'a soupçonné de vouloir faire comme les parents du petit Poucet. ( Les contes de mon enfance reviennent à la surface; certes, j'ai la barbe, mais je ne suis tout de même pas Barbe-Bleue)
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?
Ma femme  a cru que nous étions perdus.  Que nenni!
Alors au retour j'ai réfléchi...
Et j'ai re-cogité tout ce matin... pour mettre en route ce "bordel" de Carto Explorer (édité par Bayo) qui avait dans le temps fonctionné nickel,  et qui refusait catégoriquement d'obtempérer depuis déjà pas mal de temps... Pourquoi???
Dans la forêt, ça nous aurait pourtant rendu grand service d'afficher la carte au 1/25000ème et de savoir où nous nous trouvions...
 
Et vers midi, miracle... Je venais enfin  de trouver une combine  pour faire en sorte que mon ancien Pocket PC  re-fonctionne sous Carto Explorer.
Ah, ça, ne me demandez pas comment j'ai fait... mais si Carto Explorer va bien, c'est maintenant Medion Navigator qui râle parce  qu'il n'a plus la possibilité de se connecter à l'antenne GPS!!! 
M'en fous, puisque j'ai un autre Pocket  équipé de TOM TOM et de Mio Map V3 dont les cartes sont plus récentes que celles de mon Medion!!! Non mais, on va pas se laisser emm...der comme ça!.
Et vu que ça fonctionnait bien, c'était donc  l'occasion de vérifier ça dans les chemins creux de notre joli bocage (affichage de la position GPS, tracé du parcours, de l'altitude, du temps de marche... et au retour possibilité de transférer les données sur le PC afin d'analyser tout ça, de voir le cheminement en 3D... balaise!)
 
Et comme la météo annonçait vent du SO... chouette, c'est sur la pente de la Roche... D'une pierre deux coups! Vol de pente et joujou avec le GPS...
On aurait quand même dit que dame météo était pour une fois mon alliée!
 
Mais comme ça promettait d'être joufflu qu'elle avait dit la Dame  sur Theyr ou Windguru, j'ai pris ma petite bombe qu'est Micro Floh: le bolide à la charge alaire bien "sentie" et au profil affûté style dragster!
Dans le chemin creux à l'aller, ça sifflait de partout... Ah, ah, ça promettait!!!!
Je suis arrivé, j'ai humé, j'ai jeté...  "Veni, senti, lanci!" Comme disait César, le Jules fort bien connu...
 
Ben j'ai vite compris!
Comme disait l'Edmond du roman, c'était Dantesque!
 
Pire que sur un stade de tennis où la petite balle jaune aurait été remplacée par le planeur. 
Faut aussi dire que  les pentes en Sud, c'est chiant au niveau visibilité: on est presque toujours en contre jour... et faut pas la perdre de vue la petite bête, je vous jure!
 
Les yeux embués de larmes et pleins de soleil... saoulé de vent au bout de quelques minutes, je me suis dit qu'il était nettement plus raisonnable de poser.
 
Ouais, mais avec ce bolide qui ne veut pas ralentir, et ce champ qui ne permet pas de poser en revenant de derrière... j'ai fait quelque(s) tentative(s)  (Au fait, ça  commence  à combien le pluriel?)
 
L'échange n'a duré qu'un petit quart d'heure.
 
Et quand enfin j'ai réussi à vacher (ouais, j'ose pas dire poser...) le planeur dans l'herbe haute et grasse, j'ai poussé un énorme  ouf de soulagement!
 
 
Sur le chemin du retour vers les "vestiaires", j'ai à nouveau testé mon Carto Explorer: bien qu'étant passé par le même chemin, j'ai trouvé  des écarts de l'ordre de 15 mètres à l'affichage!!!  Etonnifiant.
Bof, j'ai décortiqué les données sur le PC...  Marrant comme tout.
 
Voili-voilou, ,une journée (presque) bien remplie, car ce soir il y a volansal!
Là, je suis sûr au moins que le vent sera clément, et que je ne me perdrai pas entre les murs... pas besoin de GPS!!!
A la limite, je peux remettre le filet... pour continuer ma partie de  tennis-planeur entamée sur la pente!!!
 
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