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Photo / VTT / Billets d'humeur / Modélisme  / Années 50

Voeux 2009

25 Décembre 2008 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

A toutes celles  et à  tous ceux   qui ont   visité ce blog...

A toutes celles et à tous ceux qui ont l'intention d'y revenir...

Bonne et heureuse année
2009!














 Vacances  d'été 2008 sur  l'Ile de Ré: vive le vélo!
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L’ivresse des cimes

20 Décembre 2008 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme


L’ivresse des cimes

 

Toute la semaine, le temps a été exécrable. Brouillard, bruine, froid…

Quand au milieu de cette grisaille,  la météo annonce une fenêtre favorable : éclairicies, vent de Nord-Ouest.

Je contacte mon compère Noël, et nous convenons d’une sortie en vol de pente.


Nous voici donc tous les deux dans l’herbage en pente. Le ciel est parsemé de petits cumulus, et malgré la température à peine supérieure à zéro, la sensation de froid est tempérée par les rayons du soleil.

 

Nous savourons tous les deux la griserie  de pouvoir respirer au grand air et de faire « mumuse » avec nos planeurs.

 

Le nez pointé vers l’azur, nous échangeons des propos anodins…

Dialogue, extraits :

« On est bien, hein, là, tous les deux ?

          -  Ouais !

          -  C’est mieux que de rester enfermé à la maison !

          -  Ouais !

          -  Et au moins, on ne fait pas de  conneries!

          -  Ouais… »

 

Le « au moins, on ne fait pas de conneries» c’est Noël qui vient de le dire… 

Et moi, naïvement, d’ajouter : « Du moins pour le moment ! »

J’ai à peine prononcé cette phrase que j’entends un bruit auquel je ne m’attends pas, comme un froufrou dans les branchages.

Je demande alors:

"C'est quoi ce bruit?"

Et Noël de répondre:

"J'sais pas..."

J'en profite pour  scruter rapidement le ciel… et je  trouve... un seul modèle  en vol.

Je questionne alors :

« Dis-moi, Noël, mais où est ton planeur ? »

Et lui, posément, avec une superbe assurance, de pointer son index vers le seul planeur qui reste dans le ciel, et d’affirmer : 

« Là ! Voyons !!! »

« Euh…Ben non, Noël ; celui-là, c’est le mien !!! »

Et afin d’en être vraiment sûr,  j’imprime illico-presto  un mouvement de roulis à ma machine.

Mon compagnon comprend immédiatement sa bévue : il « pilote » mon planeur !

Mais au fait, où est le sien ?

Je lui signale  alors que, juste avant d’entendre le froufrou,  j’ai aperçu du coin de l’œil un bidule blanc qui semblait se trouver au-dessus de la haie située sur notre droite.

Noël se met rapidement en devoir de marcher dans cette direction, cherche quelque temps… et finit par retrouver son planeur, le nez un peu rétréci à la manière d’un museau de bouledogue.

Fort soulagé, mon acolyte  revient alors  avec son modèle à la main,  contemplant  la  terre qui orne l’avant du fuselage.

Mais comment expliquer cette perte de contrôle visuel ? Mon modèle est  plus grand et possède un empennage en "T", alors que le sien est équipé d'un empennage classique...

Il tente vainement  d’apporter une explication,  aussi scientifique que possible… ponctuée par cette question qui revient comme un leitmotiv :  « Mais où avais-je donc la tête ? ».

Je ne saurais répondre...

J’oserais toutefois émettre une hypothèse, qu’il nous faudra bien évidemment  vérifier :

Malgré le faible dénivelé de nos pentes mayennaises, serions-nous donc victimes d’un mal appelé ivresse des cimes !!!

 


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Arsenic et vieilles dentelles….

1 Décembre 2008 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Arsenic et vieilles dentelles….

 

Le modélisme mène à tout, dit-on…

Y compris aux échanges culturels.

Il fut un temps où, grâce à nos amis Monique et Félix, notre club entra en relation avec un club britannique.

Nous avions pris l’habitude de traverser le Channel afin de nous rendre chez nos correspondants… Et ils en faisaient autant l’année suivante.

C’est au travers de ces échanges que nos sens s’affinèrent.

J’ai encore sur la langue la douce saveur des embruns de la traversée.

Mes yeux  gardent encore le souvenir  ébloui du premier Spitfire que j’eus le plaisir de voir évoluer,  le fameux D-NN. C’était à la Shuttleworth Collection.

Mes oreilles conservent encore la musique de son  Moteur Rolls Royce. Mes narines se souviennent  des odeurs d’échappement…

Mon corps ressent encore les vibrations des « warbirds » lors des meetings de Duxford…

Vous aurez pu remarquer que les différents sens dont le corps humain est équipé se montrèrent sollicités par ces échanges.

Et il est un autre sens, celui de l’humour, auquel nous fîmes souvent référence… sachant que l’humour britannique est paraît-il fort particulier.

C’était un soir de fête, nous étions  plusieurs couples de modélistes autour d’une grande table. Sur ma droite,  se trouve Agnès. Elle est Suisse d’origine,  venue en Angleterre lors de ses études  afin de parfaire la pratique de la langue ; elle y a rencontré un beau jeune homme, sans doute déjà  aéromodéliste. Ils convolèrent en  justes noces. 

Ils vivent dans un authentique cottage du 16ème siècle au toit de chaume. Monument historique !

Agnès est une femme très stylée, toujours bien mise, s’exprimant dans un français très « haut de gamme », un peu 18ème siècle. Et c’est à ses talents de traductrice  que nous faisons souvent appel  lorsque nous sommes en panne.

Ce soir-là, au moment de porter un toast à l’amitié franco-britannique, je m’apprête à dire quelques mots, que je pense conclure par un banal  « bon appétit ». Mais plutôt que de baragouiner dans mon anglais de cuisine une traduction littérale,  je me demande s’il n’y aurait pas une expression « bien sentie ».

Je me penche alors vers  ma voisine, et je lui demande : « Ma chère Agnès, comment dit-on "bon appétit" en anglais, please ? »
Cette question sembla soudain mettre mon hôtesse dans l’embarras…

Puis après quelques secondes de flottement, cette femme élégante et raffinée, qui  vivait en Angleterre depuis quelques décennies et avait donc eu le temps de parfaire sa connaissance des « British »,  elle se pencha à son tour afin de  me chuchoter  cette réponse, pour le moins  perfide, à l'encontre de la… perfide Albion:
"Je crois que cela ne se traduit pas...

On ne peut guère souhaiter bon appétit à un britannique..."

Sens de l’humour suisse,  mâtiné sauce anglaise!!!

Ah, ma chère Agnès ! Redoutable touche assassine trempée dans l’arsenic à l’égard du peuple qui vous avait accueillie…  Vous qui disiez mettre en exergue la neutralité du peuple qui vous vit naître !!!

 

Je ne sais plus aujourd’hui comment il me fut donné de conclure mon laïus.

Mais tout pendant le repas,  je ne pus m’empêcher de penser  aux deux personnages féminins de la pièce « Arsenic et vieilles dentelles ! »

 

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