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Recette du "conard" à l'Orange

29 Janvier 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Pour faire bonne figure face à certains FAI avec lesquels nombre  de mes correspondants ont eu maille à partir, je vais vous  narrer  le début de mes déboires...
Mi-janvier, je reçois d'Orange  un mail me faisant miroiter une offre alléchante. Réservée aux clients fidèles de la marque (Un petit coup de flatterie en passant, ça c'est un bon procédé commercial!)
Intéressé, je téléphone, j'obtiens un conseiller, qui me donne tous les renseignements nécessaires, et je souscris à Internet Everywhere qui permet, grâce à un PC portable, de se connecter au Net  "où je veux et quand je veux!"
Quelque temps  plus tard, dans un courrier daté du 20 janvier, je reçois ma clé USB 3G+... sans la carte SIM nécessaire au fonctionnement du bidule.
Je retéléphone: je "tombe" sur une charmante  hôtesse  qui  ne semble pas connaître l'offre  (récente, il est vrai, puisqu'en date du 15 janvier 09) mais elle me renvoie vers un interlocuteur qui, lui, semble savoir... et qui me dit que c'est normal, que la carte SIM me parviendra par un autre colis. (Z'auraient pt'êt pu l'écrire quelque part, non?)
Effectivement, je la reçois le lendemain.
Je m'empresse de l'insérer dans la clé USB... J'effectue l'installation... et contrairement à ce qui aurait dû se passer, j'obtiens un message selon lequel je n'ai pas de réseau disponible.
Pensant qu'effectivement le 3G ne passe pas à Bais, je m'en vais à Mayenne... où mon bazar ne détecte aucun réseau!!! (Pas même un GSM, alors que mon téléphone portable se comporte correctement par rapport aux réseaux!)
Lundi 26, je téléphone au 3900, qui finit par me dire que bizarrement, ma carte n'est pas activée, qu'il me faut obtenir un N° de téléphone propre à cette carte, qu'on aurait dû m'envoyer un SMS avec les renseignements idoines, et on me renvoie au 3970...
Qui me dit :  "C'est pas moi, c'est eux! Faut téléphoner au 3900"...
"-Euh, j'en viens!!!
- Ah bon," que me dit la dame...
Je finis par téléphoner je sais plus où, et je "tombe" sur une nana à l'accent "exotique" qui commence à me donner la liste de ce que contient mon colis, et qui enchaîne en relisant  toute  la notice d'installation!
Je tente de l'arrêter, en lui disant que je sais lire, que j'ai quelque expérience en informatique, que le problème n'est pas là... et que...et que... mais elle continue!
Je me fâche.
Elle dit que ça sert à rien.
Ouais mais moi je lui dis que ça me soulage... elle me demande de patienter, et elle finit par me trouver un type qui dit qu'on va s'occuper de mon cas, et qu'on va me rappeler mardi 27 entre 11 et 12h.
Je suis fidèle  au rendez-vous... et on me dit que c'est pas normal (Ah bon?) Que c'est pas à moi d'appeler, mais qu'on va me rappeler sous 48 heures.
C'était mercredi 28...
Nous sommes jeudi 29 Janvier
J'attends.
Comme quoi, y'a pas que chez les autres FAI  qu'on prend les enfants du bon Dieu pour des connards (sauvages?)
Merci Orange!

PS1:
Agacé par mes problèmes, j'ai à nouveau décroché mon téléphone ce jeudi.  Allo, 3900?
Je suis "tombé" sur une jeune dame, fort polie... mais dont les compétences laissent vraisemblablement à désirer.
Elle m'a raconté tout un tas de salades, m'a demandé de patienter, s'est renseignée auprès de sa collègue... M'a dit de" désactiver mes autres  connexions qui entraient en conflit avec  "Everywhere"... et a court d'arguments, ma affirmé   que si mon bazar ne fonctionnait pas, c'était normal, j'avais qu'à me rendre dans une zone où le 3G passait. Et toc!!!! J'a raccroché sèchement.
Je suis donc allé à l'agence France Télécom de Mayenne. Affluence record. En attendant mon tour, j'ai eu la chance d'entamer la discussion avec un type de la maison (commercial d'une autre agence), à qui j'ai expliqué mon cas.
Qui m'a dit:" La fille au téléphone, elle n'y connaît rien. Si le 3G ne passe pas, vous vous connecterez en GSM, ce sera moins rapide, mais...  Et puis votre carte, l'agence peut vous l'activer... Vous verrez, c'est trois fois rien..."
Quand mon tour est arrivé, j'ai sorti mon PC, ma clé 3G, et j'ai demandé à ce que l'on me fasse fonctionner le bazar.
Un jeunot qui vendait du portable, et qui entendait mes doléances s'est approché de son collègue, pour lui soufller quelques mots à l'oreille, lui suggérant d'aller consulter la dernière note de service à propos de mon abonnement. J'ai demandé une photocopie, que je recopie in extenso:
Des clients ayant commandé des offres everywhere (formule, Net ou option) ont reçus des cartes SIM qui ne sont pas activées.(*en gras dans le texte!)
Les commandes concernées sont bien identifiées, elles sont en cours de traitement.
Demandez au client de patienter.
Surtout, ne lui remettez pas une nouvelle carte SIM en boutique, elle ne fonctionnerait pas avec l'offre everywhere du client.


Ben voilà!
Mon entrevue avec les vendeurs de la boutique a duré quelque peu, et les clients continuaient de s'amonceler...
J'ai souhaité bon courage à ces employés de travailler dans une telle pétaudière, et j'ai quitté le magasin assez satisfait de ma prestation!


Maintenant?
Je vais attendre l'activation de ma carte, mais je vais écrire au PéDéGé de la boîte France Télécom pour lui faire part de mes remarques, et lui demander un geste commercial, en lui signalant qu'un double de mon courrrier s'en va chez "60 millions de consommateurs".

Affaire à suivre.

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Tel est pris...

8 Janvier 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

II est des télépilotes qui suscitent un cer­tain engouement par leur pilotage, leurs constructions, leurs facéties... la liste pourrait être bien longue.

Parfois, sur les pentes, ne connaissant même pas le nom des bonshommes, on les définit en faisant appel à la description de leur planeur, à la "qualité" de leur pilo­tage, voire à leur aspect physique. C'était sur le Ménez, en 1983, je crois. Nous vîmes arriver un jour un Roitelet acro, suivi de son propriétaire. Mais le der­nier nommé fit l'unanimité de par sa froi­deur et son apparent refus de communi­quer avec la bande des habituels fêlés fré­quentant le site. Disons plus abruptement qu'il ne nous sembla pas sympathique - très subjectif tout ça ! - Et dans ces cas-là, on ne peut pas dire que le groupe auquel le personnage est confronté soit enclin à la générosité.

 

Ce Roitelet, pourtant, il ne volait pas mal du tout, ma foi. Quant à son propriétaire, il faisait preuve d'une régularité de métro­nome : il arrivait tous les jours à la même heure, vérifiait que sa fréquence était libre, volait, posait, puis repartait sans avoir prononcé le moindre mot. Certains de mes collègues avaient même avancé l'hypothèse que notre homme était forcé­ment étranger puisqu'il ne parlait pas : il ignorait le fançais, évident, non? Les plus affreux affirmaient qu'il était assuré­ment muet !

 

Ah ! Mais j'ai oublié un détail : notre héros possédait un magnifique pupitre en plexi­glas, de forme très aérodynamique, avec quelques autocollants par-ci par-là. Ah ! ce pupitre à l'intérieur duquel était douil­lettement entreposé l'émetteur, le tout suspendu au cou de son heureux proprié­taire par une splendide bretelle ! Qu'est­-ce qu'il a pu nous faire causer ! Et c'est ainsi que nous avions baptisé son posses­seur comme étant "l'Homme au Pupi­tre"... Mais je me demande si ce n'était pas là une marque évidente de notre jalou­sie.

 

Au 15 août  tous les ans, là-haut, c'était  la fête folklorique, avec des milliers de visi­teurs, et on ne peut pas prendre sa dose de drogue védépiste. Alors, au camping, en état de manque, on s'ennuie ; le désoeuvrement aidant, les langues fonc­tionnent admirablement. Je ne sais plus dans la tête de quel infâme germa soudain une idée "géniale". Et si on en fabriquait un, de pupitre ? Mais pas n'importe lequel... Et il faudrait qu'il ait ceci, qu'on lui mette cela... De fil en aiguille, nous mîmes notre projet à exécution. Quelqu'un jeta son dévolu sur une caisse ayant contenu des bouteilles de Perrier. Une magnifique ficelle bien dégoûtante servit de bretelle. Un autre apporta un trè­fle à quatre feuilles que l'on colla sur notre pupitre avec cette mention écrite juste au-­dessus : ANTI-CRASH. On découpa un trou sur le dessus de la caisse pour y déposer un verre avec sa paille. Le tout se trouva affublé d'une manche à air mon­tée sur un tube télescopique (le tissu pro­venait d'un rideau subtilisé dans une cara­vane, pardon Colette !).

Enfin, ce pupitre, il avait fière allure ! C'est alors qu'un idiot de service suggéra ce qui suit : "Demain, nous montons à la pente, l'un d'entre nous se colle le bidule au cou et se place pour piloter juste à côté de l'Autre !".

Approuvé à l'unanimité !

 

Le lendemain donc, notre cohorte arrive au Ménez, fébrile. Chouette, notre "vic­time" est déjà là. Les appareils photos sont vérifiés une dernière fois, car il conviendra d'immortaliser cet instant, fleuron de l'humour gaulois. Notre pupi­tre va bientôt faire son apparition... Quand le Roitelet se présente à l'atterris­sage, glisse sur le sol, et s'arrête, impec­cablement posé.

Notre homme va nonchalamment récupé­rer son oiseau... et remonte dans sa voi­ture !!!

Ce fut la dernière fois qu'il vint faire du vol de pente au Ménez, car jamais nous ne le revîmes.

Bien involontairement, sans doute, il ne nous permit pas de mener notre blague à son terme.

 

Y aurait-il eu un traître, parmi nous, qui l'aurait mis au courant de nos manigan­ces ?

 

Tel fut pris qui croyait prendre.

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Complètement givré...

4 Janvier 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

Le ciel était d'une pureté rare sous nos climats, transformant mon univers habituel en un paysage paradisiaque.
Mais une bise aigre et glaciale venant de l'Est n'incitait pas à la promenade champêtre...
Dans ces conditions, il n'était pas possible de faire voler un modèle réduit de façon raisonnable.
Je suis donc sorti, muni de mon appareil photo. Car il fallait  être complètement "givré" pour oser mettre son nez dehors ce matin-là.
J’ai pourtant rencontré de bien curieuses images. Car le givre avait gainé toutes les branches, avec une étonnante diversité. Et même des végétaux parmi les plus biscornus s'étaient parés pour l'occasion.
Autres images étonnantes offertes par ces petits"oiseaux de glace", transis de froid, blottis les uns contre les autres. Ou cet autre petit "oiseau" de glace perché au sommet d’un poteau!
Au détour d’une haie, tiens, comme dans un western: un poteau prisonnier d'un lasso de barbelés...
Et puis ces petites fleurs blanches de printemps au bout des branches???... Ne nous méprenons pas! C'est du givre!
En visionnant certains clichés effectués lors de mon safari, je sens encore le vent qui me transperce... Et les barbelés m’apparaissent encore plus "raides" que lorsqu'ils sont nus!
Curieusement, les tiges et les branches semblent toutes immobiles, et pourtant elles vibraient sous les rafales. Quant au troupeau, il cherchait à se protéger du vent, tentant de trouver un refuge au milieu du bosquet.
Dans ces conditions difficiles, il n’était pas aisé de cadrer correctement. J’étais particulièrement malhabile, à cause de ce vent froid qui générait de grosses larmes tourbillonnant derrière les verres de lunettes....
...à cause de mes doigts raidis par le gel malgré les gants de laine...
...à cause de la buée qui s'accumulait sur les carreaux...
Soumis également à de rudes épreuves, mon appareil photo a fini lui aussi par capituler: accus vides! Eux non plus n'aiment pas les grands froids. J’en avais pourtant d’autres, tapis bien au chaud dans l’une de mes poches… mais je n’ai pas eu le courage de les sortir.
Je suis donc rentré, la carte mémoire bien remplie, et je me suis planté devant le feu de cheminée.
Puis j’ai transféré les clichés sur mon ordinateur. Pour découvrir sur l’écran… ce que mes yeux n’avaient pas vraiment eu le temps d’apprécier.
J’ai eu froid, mais il fallait être là au bon moment, pour profiter pleinement de cette éphémère féerie. Et je ne regrette surtout pas ma sortie.
Ne méritait-elle pas d'être vécue?

Photos à voir ici:
http://picasaweb.google.fr/Bernardino53/GivreSurLesBranches?feat=directlink

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