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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

Avoir peur sur la route

2 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce matin, j'ai éprouvé un "choc"...

Occasionné par cette image "choc" en première page de mon quotidien Ouest France...

Où on nous explique l'histoire d'un jeune couple que le journal qualifie de "miraculés du périph".

 Miraculés du périph 2

Une bille de bois est tombée d'un camion. Lui est indemne et  son épouse s'en tire avec des blessures, mais dont elle se remettra sans doute...

 

Et je ne parle  pas du traumatisme moral...

Parce qu'il ont dû l'un et l'autre éprouver LA peur de leur vie!!!

 

Je n'ai pourtant pu m'empêcher de  me souvenir...

 

Cette  fois où, circulant sur l'autoroutre un soir de novembre... bruine et brouillard...

Je me trouve derrière un camion semi-remorque qui dégage des embruns  brouillant la visibilité...

Je m'apprête à le doubler, lorsque j'ai subitement l'impression de rouler sur un tas de débris...puis mon pare-brise se voit maculé de pustules noires... odeur de caoutchouc grillé... et d'un seul coup, une masse noire gicle sur mon côté droit!

 

En un instant, je viens de comprendre: un pneu de la remorque a éclaté, et la masse noire est vraisemblablement la carcasse métallique du pneu! Voire la bande de roulement!

Sur le moment, je n'ai pas eu le temps d'avoir peur...

Non, j'ai éprouvé  la peur  seulement quand j'ai eu stoppé mon véhicule juste derrière le camion,  qui s'est lui-même arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence... C'est là  que j'ai senti mes jambes flageoler en descendant de voiture.

 

Et puis tout dernièrement... autre méga-trouille.

Lundi 26 décembre 2011 dans l'après-midi,  je rentre chez moi.

Je viens de quitter la forêt de Sillé le Guillaume, j'amorce les virages  situés peu avant Saint Pierre sur Orthe, 500 mètres avant la scierie.

Lorsque je vois déboucher un petit camion qu'utilisent les dépanneurs automobiles. Il semble rouler assez vite.

Et là où la courbe à droite se resserre  brusquement pour lui qui va vers Sillé... je vois...

 

La voiture qu'il transporte se met à bouger, elle danse sur les cahots... puis se met à glisser des roues avant,    qui sont maintenant dans le vide!!!.

Et brusquement je me dis: "Elle est pour nous!!!"

Mais fort heureusement,  la voiture  arrête sa tentative de fugue lorsque son bas de caisse se met à raboter le rebord du plateau.

 

Les roues avant dans  le vide et complètement en travers, la voiture danse encore, comme si elle ricanait de m'avoir joué un bon tour... et elle dépasse d'un bon mètre la gauche du camion.

Instinctivement, j'ai  levé le pied et  me suis rabattu sur  l'accotement à ma droite.

 

Ouf, c'est passé. Miracules-du-periph-3.jpg

 

Dans le rétro, j'ai juste le temps d'apercevoir les feux stop du camion.

A ma droite, mon épouse n'a qu'entrevu la fin de la scène... Tant mieux pour elle!

 

Mais  c'est alors que j'éprouve comme une drôle d'impression.

 

Je me sens vidé, sans jambes... Dans ma poitrine cogne  une grosse boule...à cent à l'heure!

 

Et après?

Je n'aurai même pas le courage de m'arrêter et  d'effectuer un  demi-tour... pour quoi faire d'ailleurs? Et puis je n'aurais peut-être pas été en mesure de me contenir face au conducteur du plateau...

 

J'ai quand même la présence d'esprit d'alerter les automobilistes que je vais croiser afin qu'ils ralentissent à l'approche du camion...

Il a bien dû finir par  s'arrêter, lui!!!...

Il me  semblait en effet très déraisonnable que son conducteur puisse envisager  de poursuivre sa route...  avec la bagnole en travers!

 

 

Suite à cet incident que certains pourront qualifier de mineur, je considère que ma femme et moi, nous sommes aussi des miraculés de la route.

 

Mais il me semble toutefois que les   trouilles dont je viens de vous faire part sont dûes à la négligence,  ou à l'inconscience de certains usagers...

 

Parce que j'aurais pu évoquer une autre  fois où je roulais vers Mayenne, lorsqu'un type venant de Jublains  a grillé un stop et est passé  à toute allure à deux mètres devant mon  capot... là où la route Bais/Mayenne  croise celle de Jublains/la Chapelle au Riboul... A chaque fois que je passe à cet endroit, il y a comme des images qui reviennent.

 

Et si  maintenant je vous avouais que j'éprouve de plus en plus souvent une certaine appréhension avant de prendre le volant?

 

 

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D
<br /> Avec un peu (euh, beaucoup) de retard, je vais te raconter ma deuxième histoire :<br /> <br /> <br /> Par un beau dimanche après-midi, toujours en service, à la sortie d'IZE après le virage des Caves, j'aperçois sur sa voie, arrêté, un camion transportant de paille. Rien de bizarre, jusqu'à ce<br /> que j'aperçois un une sangle faisant le tour du chargement, traversant la route en hauteur et reliée à un tracteur dans un champ. Intrigué, je demande au chauffeur ce qu'il fait avec cette<br /> sangle. Et il m'explique que son chargement penche légèrement et qu'il compte le redresser avec l'aide du paysan.<br /> <br /> <br /> Estimant que son chargement est rdressé, il repat en direction d'IZE. Nous le suivons et constons que le chargement penche de plus en plus. Dans le virage au centre du bourg, le chargement passa<br /> à quoi 50 cm du poteau électrique. On arrête le camion et lui demandons de monter sur la bascule publique.<br /> <br /> <br /> Au lieu de ses 19 tonnes règlemntaires, il transportait 26 tonnes de paille. Je lui ai demandé où il livrait et il m'a répondu au lieu-dit Montaigu. Sachant qu'il fallait qu'il passe dans le<br /> bourg de BAIS, j'ai immobilisé son camion sur la place ou ila déchargé sa cargaison. Lorsqu'il a coupé ses sangle, le plateau s'est redressé dans un bruit de feraille.<br /> <br /> <br /> Là je l'ai verbalisé et je me suis dit que j'avais fait mon travail, car il aurait pû blesser ou tuer quelqu'un à cause de son inconscience.      <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Salut Bernard<br /> <br /> <br /> Ca me rappelle deux faits marquant lors de mon ancienne carriére.<br /> <br /> <br /> Le premier, je me trouvais avec mon camarde Michel CANILHIAC et nous circulions, de bonne heure, de Mayenne en direction de Laval où nous devions transférer un détenu de la maison<br /> d'arrêt à je ne sais plus quel tribunal. Michel conduisait et à la sortie de Moulay, un individu certainement en retard pour se rendre à son boulot npus double et  termine sa manoeuvre sur<br /> la ligne continue. Michel, piqué dans son amour propre, s'énerve et décide de rattraper l'individu pour le verbaliser. Voyant la circulation en sesns inverse, je lui rappelle que nous sommes en<br /> transfèrement et qu'il n'ai pas question de le poursuivre. Il commence à doubler un véhicule puis une deuxième et nous arrivons derrière un camion, qu'il décide de doubler.<br /> <br /> <br /> Cependant nous sommes avant le virage où se trouve le radar à la sortie de la 4 voies. Il commence le dépassement  et à l'autre bout du virage, j'aperçois à travers les arbre des feux,<br /> correspondant à un camion. J'informe Michel qui me répond qu'il a le temps. Arrivés au 3/4 du camion, surgit l'autre en sens inverse. Et là la trouille m'a pris.<br /> <br /> <br /> Heureusement, le camion que l'on doublait à freiné et décaler son tracteur sur la bande d'arrêt d'urgence et l'autre en face en a fait de même, ce qui nous a permis determiner in extrémis notre<br /> manoeuvre. Nous nous sommes fait kloxonner par les deux camion, ce qui était normal et moi, d'invectiver mon camarade sur sa connerie. Et lui de rester calme.<br /> <br /> <br /> Puis au bout de quelques minutes je l'entre aperçois blémir puis devenir tout blanc. Je lui demande si ça va et lui de me répondre avec son accent du midi : "Putaing, je viens de rendre compte de<br /> ce que j'ai fait et de ce qui aurait  pu nous arriver".  Là, j'ai eu la trouille de ma vie sur la route.<br /> <br /> <br /> J'écrirai le deuxième un peu plus tard, car c'est l'heure d'aller manger.<br />
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