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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

chroniques d'un instituteur original

Mise en scène

24 Novembre 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Chroniques d'un instituteur original

Voilà-t-y pas qu'un jour, je reçois un appel émanant d'un ami, me disant en substance:

"Est-ce que tu te souviens du soir  où l'on t'a demandé si un autre livre était en préparation?"

Ce à quoi j'avais répondu que,  pour l'instant... j'étais déjà fort surpris moi-même d'avoir édité trois ouvrages.

Et mon compère de poursuivre:

"On t'avait amené à nous confier que tu avais des écrits en vrac... dont on avait réussi à te soutirer une copie... J'ai montré ça à un copain aux talents certains de comédien... et il m'a certifié après lecture qu'il verrait bien une utilisation de toute ta production..."

Mais comment?  Parce que moi, je ne voyais pas bien ce qu'on pouvait tirer de tout ça.

C'était sans compter sur l'obstination de mon ami... qui en avait aussi parlé aux membres de la bibliothèque de son patelin... intéressés -paraît-il- en vue d'une animation locale.

Retour téléphonique: "Serais-tu d'accord pour participer à une rencontre avec du public?

- Euh... pourquoi pas... mais comment vois-tu ça?

- Pour l'instant, je retiens une date à la salle de Sainte-Gemmes le Robert... je vois avec mon comédien, et je te tiens au courant..."

Puis, silence radio... Jusqu'à ce que l'on me convie à rencontrer le comédien.

C'était hier... Nous avons échangé à bâtons rompus... et j'ai vu alors se dessiner  une présentation théâtralisée de l'Ecole... du moins celle que j'ai connue...    plus ou moins déformée par les  yeux d'un "instituteur original" et d'un comédien! 

Où les auditeurs-spectateurs seraient amenés à participer sous forme de témoignages...

Instituteur.... original? Le barbu, ou le galopin en culottes courtes?

Instituteur.... original? Le barbu, ou le galopin en culottes courtes?

Dans une salle aux murs desquels figureraient des cartes "Vidal-Lablache", des gravures Rossignol... Avec un  tableau noir aux réglures Sieyès arborant la date et la Morale du jour...  De vieux bouquins scolaires aux 4 coins de la classe d'un soir...

Au programme, on mettrait  bien évidemment une récré, au cours de laquelle  les participants auraient la possibilité d'utiliser des plumes, de l'encre violette, des buvards...

Voilà.  Ce ne sont que des grands traits...  mais j'avoue que ce projet me gratte la cervelle.

Alors, si vous avez des idées... si vous pensez pouvoir être des nôtres ce soir-là... n'hésitez pas  à m'en faire part!

Et, si en plus, vous figurez parmi mes ancien(ne)s élèves, avec des souvenirs que vous avez envie de partager...

Cogitez bien!

"Spectacle" prévu pour novembre 2019... à Sainte-Gemmes le Robert.

Qu'on se le dise!

(Roulement de tambour du garde-champêtre!)

Fermez le ban!

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La dictée? Est-ce si nouveau?

23 Septembre 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Chroniques d'un instituteur original

Gros titre ce matin dans mon quotidien Ouest France: 

"La dictée, vieil exercice qui revient en force"!

Ah, bon?...

Je commence la lecture de l'article, et au fil des paragraphes...

http://journal.ouest-france.fr/edition/laval/20151228#jn

cliquer sur l'image pour l'afficher en plus grand sur PC

cliquer sur l'image pour l'afficher en plus grand sur PC

Voilà qui réveille en moi un certain nombre de réflexes.

J'oserais même écrire que j'y ai vu bon nombre de similitudes... y compris à travers l'usage de l'encre verte et de la distinction entre "faute"  et "erreur".

 

La dictée? Est-ce si nouveau?

Quant aux différentes formes de dictées...

Ou la dictée  coopérative au cours de laquelle les élèves interviennent...

J'ai cru que j'étais revenu au bon vieux temps où je gérais une classe de CM2.

Que de similitudes entre ce que rapporte le journaliste et ma propre méthode pédagogique!

Vieille de plus de 20 ans!

Si vous avez la possibilité de lire les deux copies d'écran que je vous propose, je vous invite par la suite à comparer avec le chapitre qui figure dans mon petit livre "Chroniques d'un instituteur original".

http://bernardino.over-blog.net/l-encre-verte-ou-%C3%A9loge-de-l-erreur

Etonnifiant!

PS: pour terminer sur une note d'humour, voici le petit mot que me  laissa un ancien élève sur le cahier mis à la disposition des gens venus fêter mon départ à la retraite:

La dictée? Est-ce si nouveau?
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Pierre Coran

5 Juillet 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Chroniques d'un instituteur original, #Tranches de vie, #Billet d'humeur

Voilà qui devrait rappeler quelques souvenirs à certain(e)s de mes correspondant(e)s.

Pierre Coran? N'avions-nous pas "étudié" un de ses livres en classe?  "Terminus Odéon"...

Une enquête policière.... Avec découverte par mes jeunes lecteurs d'une anomalie à propos de la couleur d'une voiture!

Nous lui avions adressé un courrier via son éditeur, juste à la fin de l'année scolaire.  Et à la rentrée suivante, grosse surprise! Le monsieur nous adressait une lettre manuscrite afin de féliciter les "Arsène Lupin" en herbe pour leur perspicacité.

Avait alors débuté une série d'échanges entre l'auteur et mes élèves...

Ne nous avait-il pas adressé quelques poèmes, toujours manuscrits, et en avant-première alors que le livre n'était pas encore paru?

"Canin crottin"... par exemple!

Je crois me souvenir qu'il s'agissait de "Jaffabules".

 

Pierre Coran

Grands moments dans une classe de CM, avec des enfants curieux, actifs, critiques (au bon sens du terme)...  jeunes "apprentis" qui  avaient pris conscience qu'un auteur n'est pas nécessairement mort! Auteur qu'ils auraient bien évidemment souhaité rencontrer...

Je n'ai malheureusement pas réussi à remettre la main sur tous les documents échangés avec ce Belge qui avait pris notre classe sous son aile.

Mais, me direz-vous, pourquoi nous rappeler cet épisode de votre parcours pédagogique?

Tout simplement parce que je viens d'apprendre que  Pierre Coran a encore sévi!

 

Pierre Coran

Avec des histoires de chats... Tels le chat luthier, le chat lent, le chat pitre...

Bref, il faut que je me procure ce dernier ouvrage.  Ecrit par un ancien et pourtant  très "jeune" pédagogue ayant dépassé octante ans! (comme on dit chez lui!)

A consommer sans modération.

Monsieur Coran, si vous avez l'opportunité de me lire, je vous adresse un salut fort amical!

 

 

Pour mieux connaître Pierre Coran:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Coran

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Place au théâtre

23 Avril 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #Chroniques d'un instituteur original

L'histoire commence par un petit message reçu dimanche après-midi:

 

Ce à quoi je réponds par l'affirmative.

Il faut toutefois que je vous mette dans la confidence. C'est que ce message émane d'une ancienne élève (classe de CM2  en 1991) avec laquelle je continue de correspondre.

Elle est prof de latin dans l'Est de la France, et vit sa pédagogie de façon enthousiaste.

Lundi matin, à l'heure dite, je suis accueilli par Charline, habillée comme à l'époque des Romains.  Elle m'explique que cette visite  à Jublains s'inscrit dans un projet pédagogique sur le thème du théâtre.

 

Nous continuons de papoter quelque peu, jusqu'à l'arrivée des élèves. Ils viennent du RPI Saint-Pierre sur Orthe/Vimarcé et on y trouve tous les niveaux. La maîtresse est une amie rencontrée lorsque les deux jeunes filles fréquentaient le même  Collège... Ceci expliquant cela!

Charline présente alors rapidement la matinée, et commence à inculquer quelques mots de vocabulaire latin à ses élèves d'un jour...

Pendant ce temps, des accompagnateurs mettent en place les différents ateliers.

Puis nous descendons vers la scène, où nous assisterons à un court extrait d'une pièce de Plaute, dite... en latin. Où un maître accuse son serviteur de le voler.

Suite à quoi, quelques élèves vont interpréter une scène  de l'Avare. Avec toge et masque, comme il se doit chez les Romains! Et porte-voix incorporé au masque...

Molière au théâtre romain. Sans cothurnes, mais en baskets!

Molière au théâtre romain. Sans cothurnes, mais en baskets!

Applaudissements d'usage... Et six groupes sont formés. Feuille de route en mains, les enfants  passeront   une dizaine de minutes par atelier.

 

La feuille de route, pages intérieures.

La feuille de route, pages intérieures.

Dans chacun d'entre eux, il faut s'activer afin de résoudre une énigme, répondre à une question, remettre de l'ordre au niveau de la chronologie, ou bâtir une ville avec la logique des Romains. Tâtonnement expérimental assuré!

Construire le plan d'une ville romaine...

Construire le plan d'une ville romaine...

Et le vieil instit que je suis? Qu'est-ce qu'il dit de tout ça?

Il dit que cette animation est le fruit d'une étonnante complicité entre ces deux jeunes femmes qui enseignent pourtant à des niveaux différents.

Qu'elle représente une somme de travail considérable au niveau préparation.

Quant à la qualité de cette entreprise pédagogique, elle mérite toute mon admiration.

Juste un mot avant d'en terminer sur mon expérience du jour. Alors qu'un groupe attend patiemment l'accès à un atelier, un jeune garçon demande: "Madame, est-ce que je peux aller m'asseoir sur le vomitorium?"  (sic!)

Le vocabulaire a donc été parfaitement assimilé...  Et il en restera des traces.

Merci  à tous les acteurs de ce théâtre en plein air qui ont tous parfaitement tenu leur rôle.

Grâce à vous, j'ai passé une formidable matinée!

 

Le théâtre de Jublains: vue vers la scène.

Le théâtre de Jublains: vue vers la scène.

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Les Caranougats

4 Avril 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Chroniques d'un instituteur original

Si vous avez souvenance de mon opuscule intitulé "Chroniques d'un instituteur original", il y a un chapitre  consacré aux caranougats.

 

http://bernardino.over-blog.net/2017/02/chroniques-d-un-instituteur-original.html

 

Lorsque de temps à autre j'évoquais cette friandise, ma tendre épouse me rétorquait toujours que "faut pas rêver...  ça n'existe plus!"

 

Et moi de lui affirmer que si...

"Pourquoi ça n'existerait plus?"

Et un jour, j'ai fini par engager les paris, comme au bon vieux temps où je le faisais avec mes élèves.

Stationné cet après-midi devant la boulangerie dans laquelle Annie achetait une boule... que vois-je dans la vitrine?

Un présentoir avec des?

Avec une devinette au dos de l'emballage...

Avec une devinette au dos de l'emballage...

Ben ouais!

Je sors vite fait de la bagnole.

 

"Bonjour madame"!  (La gourmandise n'empêche pas de rester poli!)

La boulangère toute étonnée de me voir faire irruption me demande ce qui m'arrive.

Je ne dis rien, et je plonge avec délices ma petite main dans... le bocal aux caranougats!

Et  brandissant ma trouvaille entre le pouce et l'index, je l'exhibe   fièrement!

Victorieux!

C'est alors que ma moitié éclate de rire, ajoutant:

"Ben, OK,  j'ai perdu... je m'incline! Tu as droit à ta friandise."

 

La boîte familiale!

La boîte familiale!

Que je me suis empressé de glisser dans ma poche afin de la rendre un peu tiède. Pour la ramollir.

Après quoi, j'ai dégusté, lentement... Malicieusement...

 

Et alors de nombreux souvenirs liés à ce bâtonnet sont remontés à la surface.

 

Nostalgie?

Vous dites nostalgie?

Qu'importe...

Une petite douceur n'a jamais fait de mal à personne!

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Lire et délire

14 Mars 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #Poésie, #Chroniques d'un instituteur original

L'une de mes  soeurs me faisait tout dernièrement parvenir une "blagounette" que voici:

Lire et délire

Ce à quoi je répondais que,    quand on demande "le contraire de..." c'est pas de la grammaire, c'est du vocabulaire...🙄

Et puis je me suis souvenu... que à propos du préfixe  "dé", j'avais dé-jà dû commettre par le passé un  dé-licieux délire quelconque. (dé-lire? c'est le contraire de lire?)

Alors, j'ai fouiné dans mes archives, et j'ai dé-couvert. Un truc dé-sopilant...

Voici donc mon délire, qui date déjà un peu, à une époque où mes vastes neurones n'étaient sans doute pourtant pas encore totalement dé...vastés!  Ou un peu  dé-traqués!

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Délire à l'intention de ceux qui savent lire...

et de celles qui savent délire!

 

Alors, qu'est-ce qu'on pourrait lire dans le genre délires?

 

Délire, des lires... c'est vite dit, d'autant plus que des lires,

même en Italie on n’en trouve plus!

 

Délire, délire... c'est tout le contraire de lire,

tout comme dégoût est le contraire de goût...

tout comme démis est le contraire de mis...

tout comme décent est le contraire de cent...

tout comme défaut est le contraire de faux...

 

C'est pas faux?

 

tout comme dément est le contraire de ment...

tout comme débile est le contraire de bile...

tout comme déjanté est le contraire de janté...

tout comme dérangé est le contraire de rangé...

tout comme déraison est le contraire de raison...

 

J'ai pas raison?

 

tout comme début est le contraire de but...

et tout comme défini est le contraire de fini...

 

 

- C’est pas fini?

 

- Si,         ..!!!

 

 

B.Munoz
Février 2002

PS: j'en ai encore d'autres, des comme ça! Faudra-t-il un jour que je me décide à les éditer?

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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

29 Décembre 2017 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Chroniques d'un instituteur original

Ce matin, on m'a transféré un mail... dont je connaissais déjà la teneur; mais je ne peux résister au  plaisir de vous faire partager les inepties pondues par des gens qui n'ont sans doute jamais mis les pieds dans une classe.

Rédiger et fabriquer des définitions tarabiscotées, ampoulées, pédantes, pour le plaisir, à la manière de Jules Renard par exemple...avec comme arrière-pensée de s'approprier le fonctionnement d'un dictionnaire...  je ne m'en suis pas privé, et mes élèves étaient conscients du jeu... très formateur.

Mais dans le cas présent?

Je vous laisse découvrir, parce que ça vaut son pesant de crème fortement épicée destinée à relever les plats, autrement dit, ça vaut son pesant de moutarde.

Bonne lecture!

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
 A l'éducation Nationale on est envahi par des ''personnes en cessation d’intelligence''
Bien s'accrocher .........ça va tanguer !!!
Qu'est-ce qu'un Bloc mucilagineux à effet soustractif ?
‌L’éducation nationale fait des progrès dans la transmission de la langue française !!!........
Bloc mucilagineux à effet soustractif »...cela veut dire quoi? (réponse en fin de texte)
Il est vrai que les femmes de ménage étaient devenues des « techniciennes de surface » et les aveugles des « non-voyants » (ben voyons), et les sourds depuis longtemps des malentendants…
Poursuivre à la lettre nos nouveaux enseignements...
Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue française...
Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une "évolution de la langue", mais de "prospective positive modernisée d'un mode de communication oral... !
Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas.
Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air »… Ha ha, ça change tout !!!
J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une «personne à verticalité contrariée». Si, si !
Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo.
J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier «l’outil scripteur» au lieu de tenir un crayon.
Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques».
Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?....
Allons-y.
Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres »..
Il n’y aura plus de dictée, mais une « vigilance orthographique »..
Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».
Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive).
Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ».
Ah ! C’est du sportif, j’avais prévenu !...
Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).
Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie :
la « personne en cessation d’intelligence », autrement dit, le con.
Signé Martine Meunier, mère d’une élève.
Ah ! non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».
Ben oui, un "outil scriptutaire", c'est un stylo, un "référentiel bondissant", c'est un ballon, et, pour finir et revenir à l’objet de ce courriel, un "bloc mucilagineux à effet soustractif", c'est… une gomme !
Je pense que les "zzzélites" qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là avant d’être tous en hôpital psychiatrique pour « remédiation de cessation d’intelligence » …
Il serait bien plus rapide de les virer !
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Technique de la multiplication... et pédagogie.

23 Novembre 2017 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #Chroniques d'un instituteur original

Voilà-t-y pas que ce matin, je découvre dans mon journal Facebook une page proposée par une ancienne élève...

Son sujet? Comment les petits Japonais apprennent-ils la multiplication?

Technique de la multiplication... et pédagogie.

Il m'est arrivé d'introduire cette technique dans ma classe.  Par jeu... sans doute.

J'avais fourni aux élèves un document expliquant la méthode... Et répartis en  groupes, ils devaient   comprendre, puis appliquer, essayer, réussir, souvent après quelques  errements. (formateurs!)

Moi... stoïque. Je laissais faire, observant les uns et les autres.

Bien sûr, face à certains enfants quelque peu désorientés, j'eus à fournir le but de ma démarche. Mais connaissant mon goût pour la façon dont on peut se "décaler",  d'autres avaient compris ma logique.

"M'sieur, on a l'impression de jouer, mais qu'est-ce qu'on bosse! Et avec plaisir!!! sic)

 

Technique de la multiplication... et pédagogie.

Ma manière d'enseigner n'a pas vraiment suscité d'inquiétude particulière chez les parents, d'autant plus que les élèves sortant de notre école jouissaient d'un bonne réputation au niveau du collège local. Mais inévitablement, j'ai eu droit à quelques questions.

Pour faire aussi simple que possible.

Cette méthode ne constituait pas une fin en soi.  Elle me permettait de mettre les enfants dans une situation d'apprentissage non frontale. Le travail en groupe prend alors toute sa dimension, avec les débats internes qu'elle provoque inévitablement. Argumenter, écouter les autres, prendre parti,  et dire pourquoi... Comportement civique n'est-il pas?

Comprendre aussi qu'il n'y pas qu'une seule forme de pensée...  Que d'autres peuvent procéder différemment... et que ce n'est pas condamnable.

Que cette "nouvelle" méthode peut également être un palier permettant aux élèves en difficulté de parvenir à la réussite...

Je pourrais ainsi disserter assez longuement sur le sujet.  Moi à qui on avait proposé de devenir conseiller pédagogique...

 

Technique de la multiplication... et pédagogie.

Et avec tout ça?

L'un des mes autres objectifs était de faire rédiger une fiche d'évaluation qui réflèterait le vécu du groupe classe.

Avec rédaction  d'une fiche au bas de laquelle on trouverait deux colonnes, l'une destinée aux avantages, l'autres aux inconvénients présentés par cette technique.

Et tout au bas: Conclusion.

 

Je me rappelle  grosso modo de ce qui en découlait.

Technique de la multiplication... et pédagogie.

 Les gamins avaient trouvé ça très marrant.  D'où il ressortait que si la méthode nippone n'exigeait que la connaissance de l'addition, la méthode occidentale nécessitait d'apprendre ses tables...

Mais que la méthode enseignée dans les classes françaises était nettement moins gourmande en papier et en temps!   Surtout lorsqu'on sortait des nombres ne comportant que peu de chiffes.... plus proches du 1 que du 9!

Dommage que je n'aie pas eu la sagesse de conserver les documents en question... comme tant d'autres d'ailleurs.

Regrets que j'ai encore plus éprouvés lors de la rédaction de mon petit livre "Chroniques d'un instituteur original".

Et puis... ce que je viens de vous narrer ne serait-il  pas une des raisons pour lesquelles on me qualifiait d'instituteur original?

Ah, j'allais oublier!  La méthode nippone. Après quoi, vous serez en mesure de vous faire votre propre opinion... Tout comme pour mes élèves.!

 

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Dealer? Mais je leur ai dit, Chef!

9 Avril 2017 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #Chroniques d'un instituteur original

Entamons ce gai propos par un calembour... ça ne peut pas faire de mal.

Que je vous raconte quand même.

Christophe, le responsable de la supérette locale, ne m'avait-il pas  proposé de mettre aux caisses quelques exemplaires de mes publications?  Avec ce clin d'oeil: "Nous sommes là aussi pour promouvoir les produits locaux!"

Ce qui fut fait promptement

Avec périodiquement, ce petit rappel: "Stock épuisé, vous pourriez m'approvisionner s'il vous plaît?"

Ce dimanche matin donc, je m'apprêtais à effectuer ma mission, mais auparavant, il me fallait m'arrêter à la boulangerie prendre du pain.

Je descends de voiture, et je "tombe" sur Jean-Michel, un gendarme qui me dit:

"Ah, faut que je vous prenne un bouquin..."

Et moi de répondre:

"Mais j'en ai dans la voiture

- Chic! Avec une dédicace bien sûr!"

Penché sur le capot de ma bagnole, je rédige... et j'encaisse la monnaie.

Arrive Philippe, qui apostrophe:

"Tiens le voilà parti à dealer dans le bourg. Il va proposer son opuscule à tous les passants!"

S'engage alors une conversation où la blague va bon train à propos du deal (d'où mon titre).

Ce même Philippe me disant:

"Es-tu là demain en fin de matinée, parce que non seulement je veux ton bouquin dédicacé, mais je veux aussi la photo où l'on voit mon gamin tout crotté lors d'un concours de planeurs (chapitre intitulé "Droit au but", page 149)"

Dealer? Mais je leur ai dit, Chef!

S'approche alors une dame qui, intriguée de voir ces bonshommes échanger de la monnaie et se passer le bouquin de mains en mains, finit par me dire:

"Ah, il est rigolo le dessin de la couverture..."

Avec le même personnage barbu.
Avec le même personnage barbu.

Avec le même personnage barbu.

Et mes deux compères de lui expliquer alors  en quelle occasion était née cette caricature, qu'elle correspondait à l'esprit du bonhomme... bref, tous les deux ponctuant que le "original" était amplement justifié.

"Ah, ben, laissez-moi juste le temps d'aller retirer de l'argent au distributeur tout proche, et je reviens pour vous en acheter un moi aussi!"

Et le deal, alors? ben ça continue donc  de "trafiquer" sur le bord du trottoir, sous la haute surveillance d'un gendarme!

Je me repenche sur le capot de la voiture, pour une nouvelle dédicace:

"A Marie..." Qui m'explique alors qu'elle connaît bien les instits qui oeuvraient à Jublains...

Echange de souvenirs.

Et je peux enfin traverser la rue pour me rendre à la boulangerie.

Où m'accueille une ancienne parente d'élève:

"Ah, je l'ai acheté ton bouquin. Je me suis bien marré! D'autant plus que dans un des chapitres, j'ai reconnu mon neveu Richard... Mais j'ai pas de dédicace, moi! Faudra combler cette lacune...

- Pas de problème, on va arranger ça."

Et la boulangère d'ajouter:

"Mais moi, je l'ai pas encore acheté, votre livre. Je peux en avoir un aussi?"

Retour à la voiture.

Rédaction d'une autre dédicace...

 

Et voilà!

J'ai quand même fini par remplir ma mission en approvisionnant la supérette, et je suis rentré à la maison, tout content de mes rencontres.

C'est ainsi qu'un dimanche des Rameaux, j'ai dealé au vu et au su de tout le monde, sous le regard bienveillant d'un membre de la maréchaussée, apparemment pour le plus grand plaisir de mes concitoyens!

Et du mien, pardi!

 

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Le choc...

18 Mars 2017 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur, #Humour et modélisme, #Tranches de vie, #Modélisme, #Chroniques d'un instituteur original

Tiens, mon papier du jour va rassurer celles et ceux qui m'ont croisé ces derniers temps en me disant qu'ils se languissent de voir arriver de nouveaux sujets sur le blog.

J'aurais pu, mais le sujet aurait peut-être été trop mince, évoquer ma rencontre de ce Jeudi  16 mars...

 

 

Où je vois arriver à la maison un octogénaire qui, il y a deux semaines, m'avait dit:

"Vous avez causé dans le poste...  et j'ai eu envie de vous  acheter "Chroniques de l'instituteur original..."  

Et puis il est revenu quelque temps plus tard pour acquérir  "Les années 50".

 

Et qui  revient une autre fois!  Encore...

Parce que,  à chaque visite, il repart avec un ou deux livres: Chroniques d'un instit...
Mais surtout les années 50.
 
Pour lesquelles il ne cesse de dire:
"Ah c'est vraiment trop bien... ça nous rappelle plein de souvenirs...
J'en parle autour de moi...
Et les gens me demandent si je pourrais pas leur en rapporter un..."
 
Voilà.
Et le brave homme est à chaque fois ravi de faire plaisir à son entourage.
 
Touchant, n'est-ce pas?

Ou encore hier en fin d'après-midi.

J'étais allé sur le Montaigu faire voler un modèle.
Mais comme il ne faisait pas bien chaud, j'ai abdiqué au bout de 20 minutes. 

Le temps de faire une petite photo, puis je descends au parking.  

Où je commence à ranger mon matériel...

 

 

 

Le choc...

Passe une voiture...
Qui freine, recule, s'arrête....

Un homme en descend.
"Ouais, ça tombe bien... Je voulais justement vous voir.  Pourriez pas me réserver un livre?
- Oh, mais... Je peux même vous le fournir tout de suite... Parce que c'est souvent qu'on me fait ce coup-là. Alors, au cas où... maintenant, j'en ai toujours dans la voiture.
- Chouette... j'peux avoir une dédicace aussi?"

Et c'est ainsi que, pour la toute première fois,  j'ai vendu un bouquin tout là-haut sur le site de mes exploits.
Avec dédicace à l'appui.

Etonnant, non?

Et puis hier soir encore, au cours de l'AG du Crédit Mutuel, où je rencontre plein de gens qui évoquent mon passage à France Bleu Mayenne.

Et d'autres qui me demandent s'ils ne pourraient pas obtenir un livre...

Vous connaissez la suite... J'ai donc encore vendu des bouquins.  Avec des échanges souvent très chaleureux de gens qui me disent tout leur plaisir...

Et puis ce matin...

Où je m'en vais  donner les vidéos réalisées hier soir à l'un des responsables de la troupe théâtrale qui a joué une petite pièce au cours de cette AG.  (Partenariat/échange  avec le Crédit Mutuel sous la houlette de Créavenir)

Nous montons dans le bureau.  Branchement de mon disque dur externe...

Et lorsque je me retourne...

Que vois-je?

Planeur Isba construit au cours de l'année scolaire 86/87

Planeur Isba construit au cours de l'année scolaire 86/87

Non?

Accroché au mur, un planeur Isba.  (Maison en bois  dans la Russie, mais aussi anagramme du nom de Bais où j'habite)

Modèle que j'avais conçu tout en bois afin qu'il puisse ne pas se faire percer les entoilages comme sur le D-UN

Modèle que de nombreux élèves ont construit dans ma classe de CM1/CM2

Et celui-là? Sorti N°12 dans la chaîne de production année scolaire 86/87

 

Et mon ancien élève de me confier:

"Ah, ça... il ne m'a jamais quitté. A chacun de mes déménagements,  il m'a suivi."

Vous allez me dire que je suis un peu trop fleur bleue.

Mais j'ai éprouvé un choc. Vraiment!

Comment un simple assemblage de bouts de bois peut-il faire l'objet d'autant de... de quoi, d'ailleurs?

Les mots me manquent.

Et mon interlocuteur l'a bien senti.

"J'ai comme l'impression que vous êtes troublé"...

- Ben... Euh... oui...  Qu'un fichu zinzin en balsa puisse encore survivre trente ans après..

- Ouais, mais j'y tiens beaucoup, même s'il il a pris des gnons lors des différents transports...

- N'empêche, tu ne peux pas savoir..."

 

J'avais déjà eu des témoignages de "gamins" devenus adultes qui m'avaient confié le rapport  vivace qu'ils entretenaient avec ces "petits avions", l'entraide qui en découlait lors de la construction: les forts en maths n'étaient pas forcément les forts en découpe/collage/lecture de plans. D'où un regard différent sur "l'autre".

Je pourrais longuement disserter sur le sujet.

Pardonnez-moi d'avoir été sentimental.  (Trop peut-être?)

Mais j'avais besoin ce matin d'exprimer mon vécu.

Et de partager aussi cette joie de pleinement "comprendre", quelques décennies plus tard, l'importance d'une activité que je pensais parfois "annexe".

 

Me permettrais-je d'ajouter que je souhaite à tous les enseignants du monde de pouvoir connaître eux aussi ce genre de "choc"!  

 

 

 

 

 

 

 

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