chroniques d'un instituteur original
C'est la rentrée
Deux septembre 2024.... Jour de rentrée des classes!
Chaque année, c'est un "marronnier" apprécié par les journalistes qui trouvent tout naturellement un sujet à traiter.
Pour moi? c'est un lointain souvenir, puisque c'est la 24ème fois que je lui préfère l'école buissonnière.
On dit cependant que le temps sélectionne les souvenirs, en les édulcorant, en les jetant aux oubliettes. Que sais-je encore?
Je souhaite toutefois à toutes et à tous une excellente rentrée.
En espérant que professeurs et élèves puissent y trouver leur compte et passer le meilleur temps possible.
Juste une anecdote:
Il y a environ une semaine, je croise une jeune femme, qui me demande si je la reconnais.
"Mais bien sûr, Aurélie!"
Et la voilà qui raconte:
"Ah, l'école de Bais... et le CM2 passé en votre compagnie.
Qu'est-ce qu'on a eu comme plaisir!
On avait l'impression de jouer presque inutilement, et on en redemandait!
Tiens! Je me souviens du travail(?) avec les mots valises... Par exemple, si on prenait éléphant et fantastique, on bricolait éléphantastique.
Et après, il fallait imiter le dictionnaire pour lui trouver une définition!
Et le passé simple, pas si simple que ça... Vous m'épatâtes..."
Les deux gamines regardaient leur mère avec des yeux tout ronds.
Et moi dans tout ça? ... Heu...
Non je ne dirai rien!😉
Petit-fils d'immigrés... et fier de l'être!
En ces temps troublés où l'on a pu entendre certaines formes de discours, je ne peux m'empêcher de regarder en arrière...
Vous avez vu le nom que je porte? Muñoz... avec un bidule bizarre au-dessus du n.
C'est pas bien Français tout ça, n'est-ce pas?
Je voudrais simplement rappeler que mes ancêtres ont été "embauchés" par des Français en raison de la Première Guerre Mondiale. Les forces vives du pays étaient envasées dans les tranchées. Et on manquait cruellement de bras dans de nombreux domaines. C'est la raison pour laquelle les Muñoz, les Duarté, les Sanchez, les Martinez, les Gomez, les Hidalgo, les Soto et autres Gonzalez... sont arrivés en France afin de pallier la main d'oeuvre défaillante. Récoltes dans le Sud de la France assurées par des bras étrangers...
Et puis, et puis, considérant que la République les traitait plus "noblement" que leur pays d'origine, ils ont choisi de s'installer sur le sol des Gaulois.
Nos "ancêtres les Gaulois!" Ah, ça me faisait bien rire lorsque je devais aborder le livre d'Histoire et son catéchisme républicain... illustré par ses figures marquantes comme a pu le faire le christianisme avec ses saints. Imagerie d'Epinal...
L'instituteur public que j'ai été n'a cependant jamais oublié ce qu'il doit à ses ancêtres, ainsi qu'à la République Française.
Il serait bon que les xénophobes de tous poils se souviennent...
Lorsqu'en effet on examine la liste des Français d'origine étrangère, il faut bien admettre que ces gens venus d'ailleurs ont pesé, et continuent de peser lourdement et avec bonheur, sur l'économie, la culture, le sport...
Prélevé sur le site du Nouvel Obs:
Rien qu’en littérature, par exemple, se côtoient des gens comme Guillaume Apollinaire (né en Italie), Tahar Ben Jelloun (Maroc), Andrée Chedid (Egypte), Gao Xingjian (né en Chine, naturalisé en 1997 et prix Nobel de littérature en 2000), ou encore Milan Kundera (Tchécoslovaquie).
Mais tous les domaines figurent dans ce volumineux dictionnaire : arts et spectacles (Serge Gainsbourg, Yves Montand, Charles Aznavour, Pablo Picasso*, Marc Chagall...), politique (Léon Gambetta, Robert Schuman, Manuel Valls…), médias (Françoise Giroud, Christine Ockrent, Antoine Sfeir…), sport (Raymond Kopa, Tony Parker, Abdellatif Benazzi, Nikola Karabatic…), économie (Marcel Bich, Mercedes Erra, Carlos Ghosn…), mode (Karl Lagerfeld, Pierre Cardin…), sciences (Marie Curie, Georges Charpak, Emile Paperniek…).
* A propos de Picasso: "Pourquoi, en 1940, alors qu’il est célébré dans le monde entier, sa demande de naturalisation française est-elle refusée ?"
Je me permets donc de clamer haut et fort que je suis Petit-fils d'immigrés... et fier de l'être!😊
J'en resterai là de mon plaidoyer...
Pour laisser l'avant-dernier mot à Fernand Reynaud: "j'aime pas les étrangers"
Et le tout dernier à Jacques Brel
"L'humour est la forme la plus saine de la lucidité"
La mémoire...
Pourquoi vous parler mémoire aujourd'hui?
Veuillez patienter un peu, et vous comprendrez!
Toujours est-il que chaque mardi je suis "célibataire". Parce que ma moitié bénéficie d'une animation de 10h30 à 16h30... atelier mémoire... et comme je n'ai pas envie de me faire la popote, je "traîne" de resto en resto. Mais pas n'importe lesquels.
J'adore fréquenter les établissements "populaires" où je croise le monde ouvrier.
Il suffit d'observer, d'écouter... pour découvrir des personnages hauts en couleur. Un petit monde fort sympathique avec lequel il m'arrive parfois d'échanger... mais ce n'est guère facile de s'immiscer dans un groupe déjà constituté
Mardi dernier donc, c'était la première fois que j'entrais au Bréen, situé dans la commune de Brée, forcément.
C'est au moment où j'allais prendre place que je vois entrer un groupe avec des tenues un peu blanches... plâtriers sans doute.
Et l'un d'entre eux de m'apostropher:
"Ah, monsieur Munoz! Ben vous ne changez pas!"
Là, je suis en panne... il me faut secouer mes méninges afin de retrouver l'identité de ce jeune homme, que j'ai forcément eu en classe.
Après échange de quelques propos anodins... nous nous installons chacun dans une salle différente.
Mais tout au long de mon repas, entre les frites et le fromage, je cherche, je cherche... jusqu'à ce que...
Tout à coup.... bien sûr, ce doit être! Je tiens alors un nom et un prénom!
Fier de cette lumineuse idée, et juste avant de passer au comptoir pour régler ma note, je m'en vais rencontrer mon "petit élève" pour lui avouer que sur le moment, je ne l'avais pas identifié, mais je lui proposais maintenant Sébastien J....
Et lui de rebondir:
"Ouah, la mémoire, hé!"
Dommage que je ne puisse traduire l'intonation.
Mais il semblait ravi que j'aie pu me souvenir... Faut quand même rappeler qu'un rapide calcul permet de comprendre combien j'ai pu croiser de têtes blondes tout au long des années où j'ai exercé... ça fait plus de 700! Allez vous souvenir de tout ce joli monde...
Mais là... mes neurones (ou ce qu'il en reste!) s'étaient montré quelque peu performants
Et mon Sébastien de s'adresser alors à ses collègues de travail: "Hé oui, monsieur Munoz a été mon maître de CM2!"
Je pense qu'il ne semble ne pas en garder un trop mauvais souvenir!!! non?
La formation des enseignants
Le courrier des lecteurs du quotidien Ouest France m'a donné envie de vous faire partager ce qui suit:
Si je peux faire référence à ma propre expérience...
J'ai passé le (difficile) concours d'entrée à l'Ecole Normale de Laval en septembre 1964.
Ayant été reçu, j'ai intégré l'Ecole en classe de 4ème année. Le patron de la boîte se nommait Jean Repusseau, un homme haut en couleurs, exigeant s'il en est...
Durant cette année de formation, j'ai reçu un enseignement très dense... Ponctué par trois séjours dans des classes d'application.
Rentrée 1965... une année de stage en situation (nommée suppléance dirigée), ponctuée par le diplôme de CFEN (Certficat Fin Ecole Normale)
Muni de ce bagage, j'ai été envoyé dans un village du Nord-est mayennais... en compagnie de mon épouse... et nous y avons fait toute notre carrière.
Je ne suis donc titulaire ni d'un DEUG, ni d'une maîtrise, ni d'un Master.
Mais j'ai eu très rapidement la certitude qu'on m'avait judicieusement fourni une caisse à outils, avec des trucs sans doute basiques, mais qui permettaient déjà de "bricoler" sans trop de risques.
J'ai fait en sorte de compléter petit à petit ma caisse personnelle avec d'autres outils, aussi performants que possible.
Et si je me fie aux retours que j'ai pu avoir, je peux penser que je n'ai pas été un mauvais artisan.
Alors? Un master? Pourquoi pas!
Mais j'aimerais qu'il s'agisse d'un master en pédagogie!
Avec stages pratiques dans des classes... en alternance avec la théorie.
Allez savoir...
Savoir?
Qui peut prétendre tout savoir?
Mais pour ma part, j'essaie.
Parce que j'ai toujours eu un penchant pour les mots, et en particulier pour certains verbes de la conjugaison française.
Oh, rassurez-vous, sachez que je ne les connais pas tous! Même si je les mets en sachets-cadeaux!
Mais je sais que j'en maîtrise toutefois quelques-uns... avec une mention spéciale pour le gai SAVOIR!
Il faut bien avouer que celui-là est fort gratiné... avec un radical qui se barre très rapidement en sucette...
Pensez qu'au passé simple, "je sus, nous sûmes, vous sûtes"... et moi je sue à essayer de le conjuguer à d'autres temps d'autres modes.
Il faudrait pourtant bien que je le sache, n'est-ce pas?
Mais ça, c'est actuellement, au présent... du subjonctif!
Ce subjonctif qui est le mode du virtuel. Dont wikipédia se charge de dire: "Il permet d'exprimer une hypothèse, un fait incertain, un souhait, une action envisagée, une envie, une émotion ou toute forme d'incertitude. Ex : J'aimerais que tu le saches (souhait). ou que vous le sachiez"...
Imaginez donc ... il aurait fallu que je le susse! Voire que vous le sussiez!
Comme évoqué ci-dessus, ma logique se barre alors en sucette... parce que, lorsque ma mère m'allaitait, je ne sus peut-être pas à quel saint me vouer... ou que je ne sus quel sein sucer!
Ainsi abreuvé de mots bizarres, voire allaité par des alitérations gourmandes, je me prends parfois à me poser la question de savoir si tout cela est bien raisonnable.
Mais comme le mode subjonctif est celui qui s'utilise avec des verbes exprimant l'envie, le souhait, le doute, les émotions et l'incertitude.
Alors, permettez que je m'autorise à envier, souhaiter, douter, émotionner et même "incertituditer"!
(là, on est parti dans les néologismes pour lesquels j'éprouve également une forte affection!)
NB: si j'ai bien compté, mon texte comporte 13 fois le verbe savoir sous différentes formes. Ce que j'ai souligné... Il aurait bien fallu qu'un jour ou l'autre vous l'eussiez su.)
Et avec ce dernier exemplaire, cela fait quatorze!
Je ne vieillis pas...
Statue collège de Bais
Souvenirs... souvenirs...
Cela fait quelque temps déjà que mon collègue Yvan Le Gac m'a posé la question de savoir si je connaissais l'historique de la statue se trouvant au collège de Bais dans lequel il a longtemps enseigné.
Et moi de lui répondre: "Vague souvenir, mais sans plus... Tu t'adresses au Directeur, qui devrait pouvoir retrouver dans les archives..."
Le hasard fait que ce matin, je sors de la boulangerie pour me retrouver en compagnie d'Yvan, et... de madame Mançon, secrétaire de l'établissement durant de longues années. LA mémoire de ce collège rural.
Bien évidemment, nous la questionnons et, fort désolée, elle nous répond que... hélas, rien... pas de souvenirs non plus.
C'est alors que je décide d'aller au collège afin de prendre un cliché de cette oeuvre d'art.. et je croise... monsieur le Principal en personne, à qui j'expose le cas.
Fort aimablement, il me reçoit dans son bureau, et nous commençons une longue évocation du passé...
Abondante conversation au cours de laquelle il me demande également: "Et pourquoi le collège s'appelle-t-il Jean-Louis Bernard?"
Je suis très étonné qu'aucune archive administrative (mairie/collège) ne permette de répondre à ces questions...
Pour ma part, afin de "prévenir" ce genre de situation, j'ai souhaité laisser une trace écrite et photographique à propos du logo de l'école que j'ai eu le plaisir de diriger...
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Concernant le nom de baptême du collège, là, je sais très bien qui je vais pouvoir contacter, hein, Gérard?
Pour conclure (provisoirement?): Mon billet du jour ne prendrait-il pas l'allure d'une bouteille à la mer?... dont vous êtes toutes et tous destinataires!
Par conséquent, si vous avez des éléments de réponse, n'hésitez pas à me faire signe, voire à contacter l'établissement: ce.0530003r@ac-nantes.fr
http:// https://bais53.fr/college-jean-louis-bernard
PS: Je crois me souvenir que cette statue figurait sur les enveloppes et autres documents du collège.... Qui aurait ça dans ses tiroirs?
53 ans plus tard...
Tout ce samedi a été d'une grisaille à mourir.
J'ai "bouiné" dans mon atelier... à la recherche du temps perdu?
Quand mon épouse vient me checher en me disant:
"Il y a un de tes anciens élèves qui demande s'il peut te voir..."
Et moi, de lui répondre:
"J'espère au moins qu'il n'a pas l'air trop vindicatif... sinon, tu lui dis que je ne suis pas là..."
Je remonte du sous-sol... pour me trouver face à un solide gaillard tout sourire.
Mais... je suis incapable de mettre un nom sur ce visage.
Pensez tout de même qu'au cours de mon séjour d'enseignant dans ce village d'adoption, c'est plus de 600 têtes blondes qui ont "usé" les bancs de ma classe.
Je finis donc par donner ma langue au chat, et il décline son identité.
Mais bon sang, c'est bien sûr! Jean-Claude R.
Et immédiatement les souvenirs me reviennent.... plus d'un demi-siècle après!
Dès lors, nous allons échanger... ses anecdotes se recoupant avec les miennes... D'autant plus qu'il a eu le "malheur" de m'avoir comme instit' au CP puis au CM1!
Le nom des planeurs qu'il a pu construire sous ma houlette restent gravés dans sa mémoire, la découpe des nervures, les concours, avec un modèle qui se sauvera lors d'un régional CLAP à Angers, et qu'il ne reverra pas...
Et puis l'odeur de la craie, de l'encre violette, de la cire utilisée périodiquement afin de lustrer les vieux bureaux.
Et celle de l'alcool à brûler..." que vous nous faisiez utiliser lorsque nous avions des tirages à partager avec nos camarades! Mais gare à ne pas noyer le feutre du duplicateur... sinon, nous devions refaire entièrement le stencil!"
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Ensuite, il me décrira (trop) sobrement son parcours professionnel... Responsable à l'international d'une entreprise mondialement connue.
Il me faudrait des pages et des pages pour retracer cette mémorable soirée...
Mais je me sens totalement incapable de vous décrire la charge émotionnelle qui est la mienne ce soir.
Moments d'une très forte intensité, inimaginables pour le jeune instit que j'étais lorsque Jean-Claude se trouvait dans ma classe... mais pas davantage pour le vieux bonhomme que je suis devenu.
Mille fois merci!!!
Souvenirs d'école
Tout ça pourquoi?
Simplement parce qu'hier, c'était le marché de Noël à Bais...
Et que je me suis dit que dans mes fonds de tiroir, se trouvaient sans doute quelques gadgets neufs qui pourraient intéresser une association.
Début d'après-midi, je descends donc sur la place de l'église avec mes "petits cadeaux" sous le bras, et je me dirige tout naturellement vers le stand de l'Amicale des Parents d'Elèves de l'école publique.
Je propose mes objets, que l'on accepte spontanément... pour une éventuelle tombola par exemple.
Mais mon interlocutrice ne me connaît pas... Intervient alors Noémie, qui lui explique...
Et qui vois-je sortir du stand voisin? Un grand gaillard venu là vendre ses produits bio.
Qui en rajoute une couche, expliquant qu'il faisait partie de ma première classe lorsque je suis arrivé à Bais en septembre 1966.
Il était au CP... donc né en 1960! N'est-ce pas, Dominique?
Quant à Noémie, elle fait partie de mes dernières élèves...
Pourquoi alors avons-nous évoqué des dates? Et particulièrement 1994? Il faut dire que cette année a pour moi une résonnance très particulière. C'est celle qui a vu naître l'actuel groupe scolaire situé près de la salle polyvalente.
Souvenirs, souvenirs!
Hier donc , j'ai eu l'occasion d'entendre mes ancien(ne)s élèves évoquant leurs propres souvenirs! Audio-visuel, atelier modélisme, bois du Tay, atelier théâtre, production de livrets, accueil d'auteurs...
Et si l'on fait le calcul... 2024- 1994, cela fait 30 ans! Le millésime 2024 sera par conséquent l'année du trentième anniversaire de ce bâtiment!
Bien qu'ayant quitté mes fonctions en 2000, je me souviens que nous avions commémoré dignement le 10ème.
Je me souviens aussi avoir pris une magnifique claque en 2014 lorsque, mandaté par d'anciens élèves et ou parents pour le 20ème, j'étais allé proposer à la directrice du moment de... Elle m'avait rétorqué sèchement: "Ce qui s'est passé avant moi ne me concerne absolument pas, et d'ailleurs, je m'en fiche complètement!"
Inutile de dire que les 20 ans sont passés à la trappe.
Mais hier, une de mes interlocutrices m'a laissé entendre que... pour les trente ans... ben ça vaudrait peut-être le coup de faire la fête.
J'ai alors expliqué que, si besoin était, je possédais un imposant dossier avec une multitude de photos et autres documents relatifs à la construction de cette école.
C'est la raison pour laquelle en ce ce dimanche matin plutôt frisquet, je me suis replongé avec nostalgie dans l'imposant dossier que j'avais réalisé à l'époque, d'où j'ai extrait quelques clichés.
Alors?
Aurai-je l'opportunité de fêter le 30ème anniversaire de l'école communale?
Cela ne dépend pas que de moi. Mais si de quelque manière que ce soit je peux y contribuer, ce sera avec le plus grand plaisir!
Encore eût-il fallu que nous le sussions!
En cette trêve d'un vendredi annoncé sans pluie, je suis reparti vers le circuit "Les champignons" concocté par le "serial poseur" qu'est Yannick. Avec l'intention de plus ou moins terminer mes recherches.
J'avais été fort bien inspiré de me chausser avec des pataugas, surtout que la nuit précédente avait été fort pluvieuse.
Heureusement qu'il était parfois possible de prendre "une rocade" permettant d'éviter un joli bain de pied.
J'ai donc aligné les découvertes, avec plus ou moins de facilité, jusqu'à la N°13, que je logue DNF (non trouvée)
C'est alors que le poseur me téléphone.
S'ensuit une discussion, au cours de laquelle il me dit ne plus se souvenir où est placé son champignon. Il est vrai qu'avec plus de 150 caches à son actif, il lui est difficile de tout mémoriser.
J'en profite pour lui faire part de ma frustration à chaque fois que je tombe sur des caches à la difficulté 4,5 voire 5... Les fichues boîtes sont la plupart du temps perchées dans des arbres.
Car, dans la mesure où j'ai toujours été un piètre grimpeur, et que l'âge aidant, cela n'a pas amélioré les choses, je me compare au Renard de la Fontaine qui, contemplant d'en bas les raisins qu'il ne peut atteindre, clame tout haut avec dédain: "Ils sont trop verts, ... et bons pour des goujats!"
Je précise alors à mon interlocuteur que de ce fait, il ne me sera pas possible de recueillir tous les indices nécessaires à la résolution de l'énigme donnant accès à la cache Bonus.
Et lui de me répondre: "Ben non, c'est pas indispensable de grimper! D'en bas, il te suffit de noter la forme(?) de la boîte, de prélever les deux premières lettres..."
C'est alors que je lui renvoie:
"Ben... il eût été intéressant que nous le sussions!"
Je ne sais comment ma phrase a été perçue.
Mais j'étais là, au milieu de la forêt en train de me marrer comme un petit fou!
Nous le sussions?
Evidemment, ce n'est pas une forme courante du verbe... savoir, au plus-que-parfait du subjonctif! Concordance des temps plus ou moins impliquée par le verbe être, lui-même au conditionnel passé deuxième forme!
Rien à voir avec le verbe sucer, n'est-ce pas?
Toujours est-il que je n'ai pas jugé pertinent de retourner rendre une visite aux caches altimétriques, et que je me bornerai donc à trouver les boîtes bien terre à terre!
J'ai par conséquent "scorré" la totalité... moins 6!
Merci toutefois aux différents poseurs qui nous permettent d'effectuer de bien jolies promenades...
Ce qui me permet de citer la cache située au Tertre Ganne (GCAAEAB) (Pose effectuée tout récemment par zinc53)
Juste en face la cité médiévale de Sainte-Suzanne... lauréate du concours "Village préféré des Français".
Où il m'est arrivé une drôle de mésaventure, que je vous décrirai peut-être une autre fois!
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