modelisme
Prendre les bonnes mesures
Quand on pratique l'activité modélisme, on peut se contenter de ce qu'on appelle le "plug and fly"... " je branche et je fais voler". Comportement bien différent de ce que j'ai pu connaître à mes débuts, où il fallait construire, installer les différents éléments dans le modèle...
Mais il est parfois utile d'explorer certains champs de connaissance.
C'est ainsi que, ayant acheté un nouveau moteur pour doper un peu les performances du Dream Surfer N°2, je me suis dit que je pourrais utiliser les conditions climatiques fort défavorables afin de tester à l'atelier différentes hélices par exemple.
D'autant plus que je peux trouver sur le Net des bipales, des tripales... aux formes et aux caractéristiques différentes... hélices qu'il m'est possible de customiser grâce à ma petite imprimante Anet 2.
Mais comment connaître les performances d'une hélice?
C'est là que l'expérimentateur en herbe que je suis va devoir abandonner son "feeling" pour faire appel à quelques outils nettement plus fiables que son flair!
Retour vers Internet afin de trouver un système mesurant la poussée... avec la complicité d'une petite balance de ménage.
Après impression des pièces, on fixe le moteur... et on greffe une hélice.
Le tout sera "piloté" par un testeur de servo raccordé à un contrôleur...
Et on lit sur l'écran de la balance...
Et puis on change d'hélice... Pour se rendre compte que la poussée, le nombre de tours atteint, l'ampérage consommé ainsi que le bruit émis sont différents...
Quels outils afin de mesurer tout ça?
Un compte-tour, ça va de soi.
Et puis une pince ampèremétrique...
Et puis aussi, parce que certaines hélices émettent parfois un son très aigu et insupportable, un sonomètre. Of course...
Qu'il est facile de se procurer! Il suffit d'aller fouiner dans Google Play et de charger sur le téléphone portable une appli "kivabien".
Moyennant quoi, je n'ai plus qu'à confectionner différentes hélices, les tester au banc...
Et suite à ces essais, d'en choisir une qui correspondra à "la bonne mesure".
CQFD 
Histoire d'un crash avec Dream Surfer
Ce vendredi 12, je me suis retrouvé tout penaud, avec un modèle au nez totalement biscornu.
Cela me semblait tellement spectaculaire que j’ai « étalé » quelques photos en direction de mes proches,
Et parce qu’il connaît un peu le milieu des choses de l’air, (son épouse travaille pour une société aéronautique d’Alençon), mon cousin Michel m’a adressé cette remarque :
« On t’envoie le BEA » Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile
https://www.bea.aero/
Je lui ai répondu que cela me semblait inutile.
Parce que j’ai moi-même mené ma propre enquête, qui n’a pas duré trop longtemps...
J'exclus la faute de pilotage, parce que je pense être en mesure de distinguer une mauvaise manoeuvre que j'aurais d'ailleurs l'humilité d'avouer…
Reste à chercher ailleurs. A savoir que... quand on veut obtenir davantage de puissance, on peut installer un moteur plus gros, qui entraînera donc une hélice de plus grand diamètre. Mais sur le modèle envisagé, impossible ou presque, sinon, on va saucissonner le fuselage !

Il est donc nécessaire de jouer sur d’autres paramètres afin de tirer davantage de puissance d'un moteur électrique... On applique alors la célèbre formule P=UI
Si, pour des raisons de standardisation des accus, on veut conserver le même voltage (U), la seule ressource réside dans l'augmentation de l'ampérage (I). Et en conservant un moteur de taille similaire, on va lui demander de délivrer un kV plus important (kV= nb de tours par Volt). J'avais un 1700, j’ai donc opté pour un 2200 kV... Qui va faire tourner l’hélice plus vite.
La notice du contrôleur indique que ce dernier peut absorber un « surAmpérage » momentané. Soit... Et c'est ce qui s'est passé jusqu'à hier...
Sauf que cette fois, au cours du vol habituellement calme, je suis parti dans une sarabande acrobatique pendant laquelle j'ai sollicité davantage le moteur, donc le contrôleur, qui, n'ayant pas eu le temps de refroidir comme à son habitude, a attrapé une suée, et a joué momentanément les abonnés absents... pour se remettre gentiment à fonctionner juste après avoir eu le temps de refroidir. (chacun manifeste sa mauvaise humeur comme il l'entend!)
J'avais déjà connu un peu ça avec un autre modèle qui, si on sollicitait un peu trop sa motorisation, voyait le contrôleur "couper" le moteur, mais laissait encore du jus pour alimenter la réception. Je pouvais ramener mon modèle au sol sans encombre.
Une autre fois, c'est le contrôleur lui-même qui, après avoir laissé échapper une jolie traînée bleuâtre du plus bel effet, a pris feu dans le fuselage, avec les conséquences que l'on imagine.
Dans le cas présent, le contrôleur, sans doute nettement trop sollicité, a coupé carrément le courant... et boum!
La solution? Installer un contrôleur capable d'encaisser plus de 30 Ampères.... ou, si on garde l'actuel, ne pas trop lui tirer sur la « gueule ».
Il me semble toutefois nettement plus raisonnable de passer à un contrôleur plus costaud.
Mon analyse vous semble-t-elle cohérente, parce que, pour l'instant, je ne vois pas d'autre explication à mon crash.😏
En guise de conclusion, et pour répondre à mon cousin Michel:
Une fois encore, (comme souvent d’ailleurs) l’origine du crash est humaine.
Pas directement comme lors d’une mauvaise appréciation des distances, de l’altitude, ou de la vitesse ce qui conduit à un décrochage…
Mais en amont, par un mauvais choix qu’a effectué le bipède que je suis.
Et que dit le BEA quant à la proportion des crashs dû au maillon faible qu’est l’être humain ?
Retour brutal vers la planète, chez moi sans conséquences autres que matérielles… c’est déjà ça !
Imprimer en 3D une maquette de planeur
Depuis que je possède une imprimante en 3D, moi qui n'en voyais pas l'utilité, me voilà parti pour tenter quelques audaces!
C'est ainsi que, ayant "feuilleté" le site thingiverse, j'ai déniché des fichiers permettant de réaliser une maquette de planeur grandeur DG-1000.
https://www.thingiverse.com/thing:2236567/apps
Et pourquoi pas?
Une première tentative, avec réglage "contact" sur l'ensemble du plateau.
Processus très long... et lorsqu'il faut ébavurer l'échafaudage absolument nécessaire dans cette configuration, je casse une partie de l'aile, ainsi qu'un demi stabilisateur.
Il me faut donc envisager une autre stratégie.
J'ouvre alors le fichier avec 3D Builder... et en ajoutant un "cube" qui va chevaucher mon fuselage dans le sens de la longueur, il me suffit alors de "soustraire" pour obtenir une demi-coquille.
Retour dans Repetier... et rotation de l'ensemble afin que le plan de coupe touche le plateau. Aile à la verticale.
Et c'est parti pour.... un certain temps!
Jusqu'à ce que, enfin, l'extrudeur laisse filer son dernier filament sur le délicat et minuscule winglet!
On démoule, pour se rendre compte que le nez du fuselage s'est malheureusement redressé. On verra par la suite.
Retour dans Repetier, et demande de transformer le modèle par symétrie.
Re-démarrage de l'impression pour la seconde demi-coquille.
Quand les deux moitiés sont prêtes, il faut procéder au collage, tout en tenant compte de l'écartement du nez... On pince, on colle, on pince, on colle... (cyanolit et accélérateur en bombe)
Puis "lissage" avec de l'enduit à l'eau.
Voici donc où j'en suis.
J'ai obtenu une maquette de planeur, mesurant 41 cm d'envergure.
Bien sûr, le mien ne volera pas.
Mais d'autres ont déjà tenté l'expérience de réaliser un modèle volant réalisé uniquement avec des éléments provenant d'une imprimante 3D
https://3dlabprint.com/shop/easymax-001/
https://www.thingiverse.com/tag:sailplane
https://www.thingiverse.com/thing:2086413
Affaire à suivre!
Quand le brouillard joue les trouble-fête
Cela faisait un bon moment que se succédaient les tempêtes aux jolis noms tels que Carmen ou Eléanor.
Et moi, pendant ce temps-là, privé de VTT ou de vol avec mes modèles réduits, je rongeais mon frein!
Jusqu'à ce que ce matin, ô miracle, il me soit possible d'apercevoir (enfin) la lune dans le ciel, et que mes moulins à vent soient réduits au chômage!
Chouette! Je "jette" deux modèles dans la voiture et, me voilà, le coeur gai comme celui d'un pinson, qui file vers le Montaigu.
Sauf qu'au chemin de la Beslière, s'offre (déjà) à moi un spectacle fort sympathique(?)...

Je m'arrête... un ou deux clichés... et je repars en direction de mon habituel terrain de jeux.
Rapide mise en oeuvre du petit Dream Surfer.
Décollage...
Et petit à petit, venant sournoisement de l'Est, s'insinue une sorte de ouate fibreuse, ce qui ne présage rien de bon.
Pourtant, au loin, je peux apercevoir le chantier de construction des éoliennes d'Hardanges-l'Oasis.
Mais malgré les gants douillets, mes doigts commencent à signaler leur mécontentement face au froid et à l'humidité.
Atterrissage... Réchauffage... et redécollage.
Jusqu'à ce que...
Là, ça devient carrément trop risqué de voir mon joli modèle se faire avaler par le brouillard.
Je totalise à peine 12 minutes de vol. Mais, face à cette "poisse" qui joue les trouble-fête, il est préférable d'abréger la séance.
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
PS destiné aux pointilleux sur l'orthographe: à propos de ce "trouble-fête" et concernant son pluriel, je me suis conformé aux indications de monsieur Larousse.
Parce que...
Parce que ce matin le soleil pointait le bout de son son nez...
Parce que ce matin j'avais envie de prendre l'air...
Parce que ce matin j'avais en tête des souvenirs qui me rappelaient mon ami JiPé...
Parce que ce matin...
Parce que...?
J'ai donc enfourné dans ma voiture deux modèles qui figuraient parmi son arsenal.
Modèles qui présentent l'avantage de se promener dans mon véhicule tout montés... Avantage non négligeable, surtout quand il fait froid!
Et je suis parti vers le Montaigu... mon endroit quasi mythique.
Pour découvrir que, par rapport aux communes environnantes, je me trouvais au-dessus de la mêlée... engluées qu'elles étaient dans une sorte de brouillard rampant.
J'ai d'abord envoyé en l'air la petite aile volante Xéno... Avec de nouveaux réglages"kivontbien"...
Et puis ce fut au tour de l'élégant biplan Gémini.
Une sorte de cheval sauvage, un mustang surmotorisé, qui permet des montées verticales en tonneau jusqu'à plus soif!.
Qu'il m'a fallu poser afin -justement- de calmer le mordant des gouvernes par ajout d'exponentiel sur l'émetteur.
Et puis quelque peu anesthésié par l'humidité et le froid ambiants, j'ai décidé de rentrer au bercail.
Non sans avoir reçu le salut des ruminants locaux...
Avec toutefois une courte -et traditionnelle- étape au parking, pour mieux me rendre compte à quel point la plaine d'Evron se trouvait noyée dans le brouillard...
Et je suis rentré me mettre au chaud devant un gentil feu de cheminée...
Parce que...
Parce que cela n'avait rien de bien extraordinaire en ce dimanche qui sent déjà l'hiver...
Ou comment j'ai failli devenir Xéno-phobe
Xéno... Xéno... issu du grec xenos= étranger.
Sauf qu'en ce qui me concerne, je veux parler d'une aile volante commercialisée autrefois par Multiplex. Et actuellement en rupture définitive.
La mienne a une histoire, puisqu'elle appartenait auparavant à mon ami JiPé... qui nous a malheureusement quittés beaucoup trop tôt.
Je m'étais donc mis dans l'idée de faire revivre la bestiole... en hommage à mon inséparable JiPé.
Mais, parce qu'il y a un "mais", cette aile en mousse avait subi sans doute des atterrissages quelque peu musclés. Stigmates très visibles sur l'aile droite.
L'astucieux système de pliage afin de faciliter le transport.... ben il ne respirait pas non plus la santé.
Je me suis mis au travail.
Ne dit-on pas que masticage et ponçage sont les deux mamelles du modélisme?
Et puis de production poussière en production de poussière, la restauration du modèle n'avançait guère.
J'ai décidé de mettre provisoirement le chantier en stand-by.
Egalement parce que je voulais motoriser la Xéno, et que je ne trouvais pas de solution satisfaisante... sans avoir à débourser une somme rondelette.
Sur Thingiverse, j'ai fini par dénicher un support moteur, qui était en mesure de recevoir un brushless récupéré sur un Easy Glider MPX. ( (Permax BL-0 2830-1100) )
Mise en route de l'imprimante 3D... et quelques instants plus tard, j'attaquais le montage sur la bestiole.
La partie réception rentre... mais j'ai préféré laisser le contrôleur à l'air libre, afin qu'il soit "refroidi" convenablement
Et puis je suis parti sur le terrain.
Vérification du sens de débattement des gouvernes. Allez savoir pourquoi! Elles étaient toutes à l'envers... sauf le moteur!
Quelques pianotages sur l'émetteur Taranis 9XE...
Puis, réglages effectués, je mets l'ensemble au bout de mon bras... moteur démarré... et ça ne tire guère.
Mieux vaut donc changer d'hélice.
Mais impossible de dévisser l'écrou... jusqu'à ce que l'arbre en alu me pète dans les pattes.
Retour à la maison. Fouinage dans mon fouillis. Et je trouve de quoi remplacer le porte-hélice.
Je troque la 6x4 par une 8x6. Elle consommera davantage... mais du moment qu'elle entraîne mon "oiseau"!

Retour sur le terrain.
Là, ça semble pousser.... mais justement sous l'effet de cette fameuse poussée, l'extrémité des pales grignote un peu le bord de fuite... Un petit coup de cutter apportera vite un remède à cet 'inconvénient.
Après quoi, allons-y donc pour un premier lancer... souvent hasardeux sur les ailes volantes... et Xéno n'échappe pas à la règle! Elle s'affale quelques mètres plus loin...
Je relève alors un peu les élevons...
Deuxième essai... ça va un peu plus loin...
Mais il m'aura encore fallu quelques autres tentatives avant de voir Xéno quitter (enfin) la planète.
En vol?... les commandes sont lourdes... Le test du piqué révèle un centrage avant, très avant. Désagréable...
Atterrissage, et je retire le plomb que j'avais inséré dans le compartiment avant.
Re-décollage... c'est mieux... mais c'est pas encore ça.
Là, moi qui pensais être Xéno-phile, je commence à envisager de devenir Xéno-phobe tant la bestiole semble complètement étrangère à me procurer le moindre plaisir!!!
Retour à l'atelier... changement de l'accu 2100 mA 3S par un 1500 plus léger.
A ce propos, vous n'aurez pas été sans remarquer que, au fil de mes essais, la bestiole a subi une sérieuse cure d'amaigrissement, passant de 950 grammes au début des tests à 815 grammes. Soit 135 grammes de moins! 17% de la masse initiale... C'est pas rien!
Mais cela reste encore nettement au-dessus des chiffres annoncés par Multiplex avec ses 690 grammes en version tuning!
Beaucoup plus "légère" au bout des manches et en vol, cette fois, la petite Xéno commence à me plaire.
Pour 5 minutes 21 de moteur, j'ai obtenu 15 minutes de vol... et la batterie contient encore 45% d'électrons!
Certes, la motorisation adoptée ne fournit pas une montée aux arbres, mais elle est très correcte. Le vol plané me plait bien... et devrait se trouver augmenté lorsque j'aurai fait en sorte de bloquer l'hélice quand le moteur n'est pas sollicité... car en la laissant tourner dans le vent relatif, j'ai un "magnifique"(?) aérofrein qui perturbe bien évidemment les performances.
Et alors, maintenant?
Je pense que je vais enfin terminer le ponçage de l'intrados... ajouter quelques motifs colorés par-ci par-là...

Et, tout en me remémorant les joyeuses séances en compagnie de mon ami JiPé, je serai (re)devenu carrément Xéno-phile!!!
A la mémoire de...
Bien curieux titre, n'est-il pas?
Et qui mérite par conséquent quelques éclaircissements.
J'avais un ami, un frère.
Un grand gaillard à qui j'aurais volontiers acheté la santé et la force physique.
Jusqu'à ce que une saloperie de crabe finisse par le détériorer complètement.
Il s'en est allé courant septembre.
Et l'urne contenant ses cendres a été immergée entre Granville et Chausey... là où il a tant de fois navigué avec le bateau de son oncle.
Et puis il y avait tout son matériel de modélisme. Pour lequel sa veuve souhaitait qu'il soit réutilisé et qu'il revive par le biais des membres de notre club, dont il avait été un élément incontournable.
Hier, donc nous sommes partis, Stéphane et moi, afin de rapatrier l'important stock de planeurs et avions de toutes sortes.
Au moment de décharger sa camionnette dans le local du club, Stéphane m'a incité, que dis-je? Il m'a presque forcé à embarquer deux biplans, en arguant du fait qu'ils seraient nettement mieux entre mes mains expertes. Et que jiPé serait ravi de savoir...
Bref...
J'ai fini pas céder.
Et ce matin, j'ai entrepris de remettre l'un des modèles en état de vol.
Ce qui ne fut pas très long.
Début d'après-midi, j'ai filé vers mon lieu de vol habituel, à savoir le Montaigu.. et j'ai mis les gaz.
Le petit Gémini a décollé sans problème.
Un atterrissage afin d'effectuer quelques réglages mineurs...
Et puis encore un autre... Jusqu'à ce que je pose définitivement avant que la batterie de propulsion ne me lâche.
Et puis je suis resté là... comme prostré... longuement, à re-visionner mentalement de nombreuses images...
D'autant plus que c'est à cet endroit précis que nous avions effectué, JiPé et moi, notre dernière séance de vol en commun.
Voilà, mon bon JiPé, ton Gémini a repris vie... avec beaucoup d'émotion.
Qu'il puisse le plus longtemps possible sillonner le ciel...
En ta mémoire.
Première baston... premières victimes!
Hier soir, tout ce petit monde tournait gentiment.
Mais... La météo ne l'avait-elle pas prévu?
Il est vrai qu'avec la pleine lune et les grandes marées, on voit souvent arriver les premiers vrais coups de vent annonciateurs de l'hiver.
Ben, comme toujours en pareil cas, la Nature a ses règles, à savoir que les sujets les plus costauds résistent.
Les plus faibles "dégustent". Ou disparaissent!
Purement et simplement.
Et ce matin...
Je me suis retrouvé face à des girouettes complètement affolées, ne sachant pas vraiment dans quelle direction tourner leur derrière. S'emballant, puis s'érrêtant net.
Pour mieux repartir, parfois complètement à l'envers.
Et sur le sol, gisaient les premières victimes.
J'ai donc ramassé consciencieusemet les morceaux afin d'estimer les dégâts.
Contrastant avec ses consoeurs fortement agitées, seule l'hélice monopale affichait une grande sérénité en étant au repos complet. Et pour cause: dans sa magnifique folie, elle avait dû catapulter son contrepoids fort loin dans les thuyas... et de ce fait complètement déséquilibrée, elle ne pouvait plus prendre le vent de façon correcte. D'où son étonnante immobilité!
Certaines hélices seront réparées. Voire remplacées.
Mais d'autres rejoindront irrémédiablement mon bac à tri sélectif.
Dura lex, sed lex!
Et vive le vent!
Funray de Multiplex
Hier matin, je reçois un mail ainsi libellé:
Salut Bernard
je passe te faire essayer le Funray vers 14H30 ?
A+
Stéphane
Ce à quoi je réponds avec enthousiasme: OK
Tout en filant vers le Montaigu, Stéphane me fait part de ses propres commentaires... d'où il ressort qu'il trouve la dérive un peu molle. Commentaires qui ont suscité une longue discussion sur une liste!
Assemblage...
Et je peux alors constater à quel point le produit est vraiment optimisé.
Tout s'enquille facilement, y compris les raccords électriques des servos insérés dans les ailes.
Chez Multiplex, on a utilisé très rationnellement le plastique destiné entre autre à protéger les bords d'attaque (aile et stab.)
Et puis cette question à propos du capot avant: alors que certains clichés fournis par MPX montrent une verrière transparente, pourquoi ce matériau qui rappelle la peau de requin? Pas vraiment esthétique à mon goût!
Quelques brèves minutes...
Vérification pré-vol... Stéphane me confie l'émetteur en mentionnant la destination des "boutons" annexes: à savoir volets, aérofreins, états de vol... et il lance.
On sent tout de suite que le moteur a la pêche, car Funray escalade le ciel gaillardement.
Et ensuite?
J'ai effectué tout le vol en configuration "normale", sans utilisation des diverses combinaisons.
Par rapport à ses prédécesseurs que sont Solius et Héron, ce modèle marque sa différence au niveau plage de vol.
La machine est d'une stabilité sur trajectoire sans faille. Me faisant dire que son domaine est plus orienté pente/voltige. Avec déboulés où il passe en émettant un agréable sifflement.
Un essai décrochage (indispensable de savoir comment il va se comporter) Ralentissement, presque arrêt, et ça bascule, côté droit, sans trop de méchanceté. Un autre? Même côté... constance confirmée par son propriétaire.
Agréable sur tous les axes... y compris en virage où je trouve sympathique de conjuguer ailerons + dérive. Mais un planeuriste peut-il faire autrement?
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'oiseau ne rechigne pas à foncer... comme sur des rails.
Reprise d'altitude afin de tester le centrage: mise en piqué, on relâche le manche de profondeur: Funray amorce une très légère remontée... Stéphane me signale qu'il a cependant opté pour un centrage 5mm en arrière de celui préconisé par MPX...et qu'il trouve ça fort convenable en l'état.
Tâtons maintenant le domaine de la voltige classique: tonneau, looping droit, inversé...
Les doigts dans le nez.
Allons voir maintenant le renversement, que Stéphane ne trouve pas à son goût.
Ben...j'ai réussi un à gauche, un à droite, puis encore une série.
Le seul truc, c'est qu'il m'a semblé nécessaire de "botter" au bon moment: ni trop tôt, ni trop tard... Peut-être avais-je la bonne cadence dans les pouces?
Mais en planeur pur, la dérive n'est pas soufflée comme en vol moteur... Hé, ils sont comme ça, les planeuristes, hein, Stéphane Jetman?
Et si on s'offrait un petit déclenché? Départ vol ventre, vol dos (que Funray tient facilement)... Là, c'est très marrant, parce que ça "pète" violemment, et que ça ne s'arrête qu'après 3/4 de tour, avec perte d'altitude non négligeable. Se souvenir de ce petit détail si on est un peu près du sol...
Alors que je ne me suis pas vraiment préoccupé de savoir si la batterie pouvait encore délivrer des électrons, vient le moment où je juge utile d'atterrir..
Sans utilisation d'aucun artifice, j'amène Funray dans l'axe, et il se pose gentiment sur les chaumes.
S'engage alors une discussion avec le propriétaire... à qui je demande de reprendre le manche, afin que je puisse effectuer quelques clichés...grâce à un petit numérique pas vraiment adapté à la situation...
Quel bilan puis-je dresser après cette gentille expérience?
Ce modèle vient utilement compléter la gamme des "mousses" Multiplex.
Produit très optimisé... dont j'aimerais voir les améliorations adaptées sur ses prédécesseurs.
Pour résumer cette (trop) brève prise en mains j'ajouterai simplement la blague que j'ai faite à Stéphane:
"Si par hasard tu avais envie de mettre ton Funray à la benne... tu me dis où et quand. Je suis prêt à te fournir ma poubelle!"
Eclat de rire général concluant une fort sympathique séance de vol aux manches d'un modèle qui m'a bien plu.
Mais, à la lecture de mon papier, en aviez-vous jamais douté?
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214334 264334 Multiplex FunRay
FunRay par Multiplex : motoplaneur de voltige
http://multiplex.zhype.com/214334_264334_Multiplex_FunRay.php










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