scenes de la vie rurale
Hambers 4: les travaux reprennent
Vous savez sans doute que l'installation de l'éolienne Hambers 4 a connu quelques retards.
Passant sur la route Bais Mayenne, je me suis aperçu que l'activité venait de reprendre.
Des "petites" grues sont arrivées.
Sous un ciel menaçant qui larguera quelles bonnes averses de grêle, on assemble la grande grue... à l'aide d'une "petite" montée sur chenilles
Le dernier tronçon du mât destiné à remplacer celui qui était défectueux attend sagement sur sa remorque à l'entrée du chemin d'accès menant à Hambers2.
Et en fin de journée du 5 février, la grande grue est assemblée.
Il ne reste plus qu'à la redresser afin qu'elle soit opérationnelle.
Ce qui est réalisé dès le lendemain.
Reportage en images ici:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/EolienneHambers4?authuser=0&feat=directlink
Quand l'gars Bernard y cause dans le poste
Ce matin, j'étais convié à causer dans le poste.
C'est France Bleu Mayenne qui, par l'intermédiaire de son animateur Gauthier Paturo, venait rencontrer des habitants de Bais.
Pour une émission intitulée "Vie commune"...
Où nous étions accueillis chez Sabrina et Johann HUBERT.
Béatrice et Dominique Rouault ont ouvert le bal dans la séquence de 6h50, pour évoquer leur long périple vers le Cap Nord à vélo.
http://www.francebleu.fr/patrimoine/vie-commune-6h50/vie-commune-6h50-11
Puis on m'a cuisiné en vue de la séquence prévue à 7h10... où le sujet était ma passion pour l'aéromodélisme...
Seconde séquence à 8h10... mon livre intitulé "Chroniques des années 50 en Mayenne..."
http://www.francebleu.fr/patrimoine/vie-commune-8h10/vie-commune-8h10-8
Et puis forcément, il fallait s'en douter, j'ai reçu quelques mails pour commenter tout ça...
Dont celui-ci:
Heullâ, nout' mait' d'écol' y causant dans l'poste!
J'ai écouté ce matin le "personnage incontournable" de Bais. Bravo, bien dit , mais n'était-ce pas un peu frustrant de ne pas pouvoir développer davantage les sujets?
J'ai personnellement regretté que ce soit si rapide!
Daniel
Ce à quoi j'ai répondu:
A tire d'ailes...
En ce matin d'hiver, le soleil pointe joyeusement le bout de son nez.
Il faut dire qu'il revient après un épisode neigeux qui a laissé quelques petites traces dans notre bocage.
Et comme mes jambes commencent à s'engourdir, je n'hésite pas à succomber aux charmes de ses rayons.
Ma virée ne va pas être inédite, loin s'en faut. Mais je préfère rester sur du goudron plutôt que d'arpenter les chemins creux dont la boue a fait son domaine...
Montant la route vers Trans, je cherche à apercevoir le relais du Rochard. Mais
il est pris par la brume qui a littéralement encapuchonné tout son pied ! Ne dépasse que la cime du pylône.
Et là, je me réjouis de constater que dans la vallée voisine, la plaine d'Evron, les bipèdes doivent avoir moins de chance que moi qui bénéficie du soleil.
Avant même d'arriver au carrefour du Tertre, j'ai pu voir que les ailes des éoliennes ne sont pas toutes en mouvement. Seules Trans 1 et Trans 2 battent l'air lentement.
En virant de bord, mon ombre au sol change carrément de sens, et je vais continuer de m'amuser avec elle.
En vue de la Noë Fèvre du Bas, mon oreille est attirée par un bruit de cascade.
Je reste là un court instant, admirant les gouttes d'eau qui éclaboussent les cailloux.
Un peu plus bas, la perspective pourrait me faire croire que la maison de la Gaudinière est équipée d'un éolienne individuelle !
Ou encore que l'éolienne de La Roche a reçu un jeu de pales plus petites à mi-mât !
Quelques tas de neige...
Quelques jeux avec les ombres... Encore !
Mon portable sonne, interrompant subitement la Symphonie Pastorale de Beethoven que distillaient mes écouteurs.
Au bout du fil, un animateur de France Bleu Mayenne me fournit quelques précisions sur l'émission à laquelle je dois participer mercredi matin.
Puis je reprends ma route et j'entre dans Bais par la rue de Normandie.
Je bifurque alors vers le plan d'eau, où subsiste par endroits une fine pellicule de glace.
En contrebas, gonflé par les dernières pluies et la fonte des neiges, l'Aron coule impétueusement.
Et si j'allais voir le château de Montesson ?
C'est en m'y rendant que je suis attiré par un alignement insolite.
Sauf que le zoom x3 de mon petit numérique est vraiment à la peine...
J'appuie quand même sur le déclic!
Au premier plan, une buse posée sur un piquet; soudain, elle s'envole à tire d'ailes, traînant doucement son ombre qui glisse au sol.
Un peu plus loin, une grande aigrette blanche dont la couleur tranche sur le vert cru de la zone humide.
Encore plus loin, raide comme un piquet, un héron que trahit son plastron blanc.
Et encore plus loin, un autre « oiseau » doté d'ailes particulières: c'est l'éolienne de La Roche, qui brasse l'air lentement.
Près des douves du château, j'admire l'imposante masse constituée par le corps principal de l'édifice.
Quelques clichés encore, jeux d'ombre sur l'eau... écran de branchages... et je retourne vers Bais.
Sur la pelouse située devant la grande maison blanche située à l'angle de la rue du château et de l'avenue Auguste Janvier, je découvre une chèvre... en train de jouer les tondeuses !
Rue Henri Quentin, son lavoir...
Puis j'arrive à l'église dont les pigeons font le tour du clocher en battant vigoureusement des ailes.
Et enfin je tourne à gauche, rue de Oy-Mittelberg, pour rentrer chez moi avec presque 9 km au compteur.
Déjà les nuages obscurcissent le ciel, projetant leur ombre au sol.
J'ai bien fait de profiter du soleil matinal, car l'après-midi sera nettement moins lumineux.
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Pour visualiser mon parcours:
Jeux d'ombre et VTT
En ce début d'après-midi, le soleil caresse gentiment le sol gelé.
Mais après de longs jours où les nuages nous avaient empêchés de le voir, il rayonne enfin vaillamment dans un ciel sans nuages.
La météo annonce pourtant des chutes de neige pour le lendemain!
Alors, c'est le moment d'en profiter.
J'enfourche mon VTT, et direction Hambers.
Passage devant le château de Montesson dont les douves sont prises par les glaces.
Dans les prés vers la Bouillère, on distingue une multitude de vanneaux...
Difficile de les approcher afin de réaliser un cliché... ils s'envolent en groupe compact.
Je me contenterai donc de mettre l'éolienne "La Roche" dans ma boîte à images.
Mais je me rends compte rapidement que mes muscles "spécial vélo" se plaignent de n'avoir pas été sollicités durant de longues semaines.
Et la grimpée vers le foyer des Bleuets fait très mal aux jambes.
A l'entrée d'Hambers, je bifurque vers le plan d'eau, dont la surface est prise par une fine pellicule de glace.
Puis direction le Montaigu.
La côte à la sortie d'Hambers tire encore sur ma pauvre mécanique.
Virage à gauche... pour atteindre le village de Montaigu dans lequel j'aime à me glisser.
J'y rencontre trois anciennes collègues, équipées bâtons de marche et chaussures spéciales!
On taille une petite bavette.
Je file vers le gadège... (explication dans l'album Picasa, lien à la fin de cet article)
C'est là qu'en repartant, j'aperçois Catherine et Gérard, incités à sortir en raison du soleil, tout comme moi!
Re-taillage de bavette.
Et j'attaque la grimpette vers la chapelle...
Dur, dur...
Arrivé au point culminant de mon périple, je bénéficie d'un spectacle fort sympathique.
Jeux d'ombres, avec ou sans le retardateur de mon appareil photo...
Et c'est là que me rejoignent... Catherine et Gérard! Encore... Eux à pied...
Je vais ensuite pouvoir entamer la descente vers Bais, non sans m'arrêter vers la Gueffière.
Pour constater que le vent est faible au point de laisser les éoliennes immobiles.
Nouvel arrêt aux Ormeaux... où j'admire le givre déposé sur l'herbe par le ruisseau qui gazouille.
Descente vers le Bois-Mabon, et j'entame la dure grimpette vers la la Beltière. Dernier obstacle, mais pas des moindres.
Arrivé au sommet de la bosse, il ne me reste plus qu'à me laisser glisser vers le village... pour rentrer chez moi.
Et couronner mon périple par un magnifique coucher de soleil.
La neige peut bien venir demain, j'ai emmagasiné suffisamment de "clichés" sympathiques!
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Quelques documents sur cette virée:
* Pour visualiser la carte de mon parcours
http://www.visugpx.com/?i=1358444865
* album photos
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/SortieVTTHambersMontaigu17Janv2013?authuser=0&feat=directlink
Eoliennes d'Hambers vues du ciel
Dans la mesure où après quelques chutes de neige le temps semblait s'éclaircir, je suis parti vers Hambers, avec mon fidèle motoplaneur "sous le bras".
J'ai stationné ma voiture entre la machine N°3 et la N°4 qui est inachevée.

J'ai positionné deux petites caméras maintenues par du Velcro. L'une sur le sommet de "la queue" du modèle, l'autre sur l'aile gauche.
Toutes les deux effectuent des prises de vues vers l'avant... celle de derrière mettant en boîte celle de l'aile. L'arroseur arrosé!
Le modèle est propulsé par un moteur électrique... avec hélice repliable au moment du
plané. Voir ci-dessous.
... ou encore la petite tache noire dans le coin inférieur droit du cliché suivant, près de la date: l'hélice est maintenant repliée.
Une fois que les films sont réalisés, retour à la maison afin de voir si l'enregistrement s'est déroulé correctement.
Visionnage à l'aide de "VLC Media Player", grâce auquel j'extrais de temps à autre une image que je trouve intéressante.
Je passe ensuite les photos sélectionnnées dans la moulinette de "Fileminimizer Picture" afin de réduire le "poids" de ces fichiers un peu lourds.
Puis un petit tour vers Picasa Web où je crée un nouvel album...
Rédaction des légendes...
Et voilà!
Cela m'a pris certes un peu de temps... mais quand on aime...
Maintenant, c'est à vous de jouer.
Vous pouvez même laisser un petit commentaire sur ce blog! C'est toujours intéressant d'avoir un "retour" de la part des visiteurs.
Lien vers l'album:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/EoliennesHambersVuesDuCiel?authuser=0&feat=directlink
Démolition hangar "Gruau" à Bais
Ce matin, les ouvriers de l'entreprise Couânon ont entrepris la démolition d'un vieux hangar.
Ce dernier était situé à l'embranchement des routes menant vers Trans et Izé.
Autrefois abritant une scierie, il était fort connu de tous les Baidicéens qui, pour certains, l'utilisèrent afin de garer voiture,
remorque ou caravane. (Moi le premier!)
Devenu inesthétique et quelque peu "château branlant", il a été acquis par la municipalité qui a décidé d'installer à sa
place des molochs (conteneurs à déchets) ainsi que des places de parking.
Les phases de sa démolition ici (avec commentaires pour les photos):
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/DemolitionHangarGRUAU?authuser=0&feat=directlink#slideshow/5830687551763381458

La canne-pétoire
Suite à la lecture de mes « Chroniques des années 50 en Mayenne », un correspondant vient de m'adresser un petit mail, dans lequel il me fait part de ses souvenirs personnels.
Et d'évoquer « la canne-pétoire (1)»... ce que nous prononcions avec l'accent des gens du cru, tels de vrais Bas-Mainiaux: «eun' cann'-peutouère » !
Mais pourquoi donc revenir sur ce machin insignifiant et inutile ?
Fait à base de sureau, permettant de lancer des boulettes de chanvre humidifié ou plein d'autres projectiles...
Tout d'abord parce que l'art de fabriquer ce jouet (et combien d'autres!) faisait l'objet d'une transmission par les plus «grands» envers les plus "petits".
Et donc de faire remarquer que, dès le plus jeune âge, chacun avait pris conscience qu'il était détenteur d'un certain savoir.
Que ce savoir se devait d'être partagé, y compris à l'école où les "grands" tenaient la main des "petits" sur leur page d'écriture, quand ce n'était pas pour jouer les répétiteurs sur la page de lecture...
Et que tout ce partage de savoirs engendrait un maximum de plaisir, tant pour celui qui donnait que pour celui qui recevait,
D'autre part, le jouet "canne-pétoire" ne coûtait rien ! Absolument rien ! Entièrement gratuit !
Il suffisait d'avoir appris à bien observer la Nature afin de déterminer le type d'essence à utiliser, pour ensuite sélectionner le tronçon de branchette le plus approprié...
Ah, quel bonheur que savoir « lire »... lire... aussi la Nature !
C'est à dire prélever du sens autrement que par l'écriture et l'alphabet...
Vous me direz que « dans ce temps-là », les enfants des
campagnes bénéficiaient d'une rare liberté dont ils usaient, abusaient parfois peut-être... mais dont ils avaient conscience qu'elle était source de joies intenses.
Nos parents ne se formalisaient pas de nous voir partir traîner dans les chemins, au bord des haies, le long des rivières, où tout était prétexte à observer, fouiner, découvrir.
Mais -et j'ai oublié l'essentiel- afin d'être performant, chaque campagnard se devait de posséder un outil, que dis-je ? Non pas « un », mais assurément « LE » truc miracle qui permettrait de mener à bien nos nombreuses entreprises.
Je veux évidemment parler de l'indispensable canif, LE véritable « couteau suisse » qui, bien que sommaire et ne comportant pas une quantité industrielle de lames, s'avérait LE compagnon idéal dont on ne se séparait que rarement.
Et peu importait de savoir s'il était de marque, ou « vulgairement » acheté au bazar du coin...
C'était bien l'aspect fonctionnel qui nous intéressait !
Lorsqu'après avoir (enfin!) obtenu le fameux "permis de port du canif", nous attachions triomphalement l'outil au bout d'une chaînette afin de ne pas le perdre si on devait sauter un fossé ou escalader une « émousse(2) ».
Et ce fichu canif devenait l'indispensable compagnon qui permettait de fabriquer tout à la fois d'autres outils ou bien des jouets, tailler des guignettes(3) pour abaisser les branches de noisetiers à la fin de l'été, fabriquer des cannes à pêche, des arcs avec leurs flèches, confectionner des petits moulins que l'on faisait tourner sur un ruisseau...
Et quand on maîtrisait l'art de la canne-peutouère, on évoluait vers le "musical" subier(4)!
L'imagination était au pouvoir.
Et l'expérimentation faisait partie du quotidien.
Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un seul de mes compagnons détourner cette arme potentielle qu'est le canif vers d'autres tâches que celles lui étant dévolues.
Je crois bien même qu'il nous accompagnait jusque dans l'école.
Et personne ne s'offusquait de la chose !
J'imagine aujourd'hui un gamin de classe primaire se pointant avec un canif dans une enceinte scolaire !
Ou plutôt non ! Quand on voit déjà comment sont perçus les compas ou autres ciseaux... Je n'ose même pas imaginer !
Quel tollé général ce malheureux canif pourrait déclencher !... Un énorme buz, pas vrai ?
Autres temps, autres mœurs !
J'ai cependant conscience d'avoir pleinement bénéficié d'une école
« buissonnière » parallèle à la « vraie » école. Et combien ces deux formes d'apprentissage étaient complémentaires et infiniment riches.
Au temps des tablettes tactiles et autres jeux électroniques, à quoi bon se montrer nostalgique ?
Personne ne pourra pourtant m'empêcher de penser que le temps des canne-peutouères, ben... c'était quand même le bon temps !
PS1: sur la photo de groupe, le petit bonhomme tout à gauche avec des bretelles... l'auriez-vous reconnu? Rapport avec mon avatar?
PS2: le "petit" baigneur? mon frère Jacky au Moulin Neuf.
Lexique :
- (1) la canne peutouère (avec balle de chanvre) ou la canne gilouère (avec de l'eau) : que l'on peut traduire par sarbacane.
sortes de seringues taillées dans du bois de sureau à l'intérieur duquel se déplace un piston.
- (2) une émousse : tronc d'arbre étêté, de forme trapue. Idéal pour faire un château-fort quasiment imprenable!
- (3) une guignette : morceau de bois se terminant par un « crochet » permettant d'abaisser les branches ; mais une autre forme de guignette pouvait se terminer par un « Y » afin de soulager le fil à linge !
- (4) le subier: sorte de sifflet, parfois à coulisse, ce qui permettait de moduler les sons...
Travaille à la baguette...
Notre grand-père était... rhabdomancien!
Saviez pas, hein que mon grand-père maternel, le célèbre José-Bernardino Duarté, ben, il était rhabdomancien?
Rassurez-vous, moi non plus!
Jusqu'à ce que je me trouve en panne devant une grande grille de mots croisés qui me proposait cette définition:
"Travaille à la baguette..."
Travaille à la baguette? J'ai bien pensée à un fée! Mais ça ne fait que 3 malheureuses petites lettres.
Et moi j'étais devant:
RH*BD*****EN
C'est tout!
Le reste, avec de jolies cases noires m'empêchant de trouver grâce à l'autre sens, l'horizontal!
Ben, avant de vraiment chercher... j'ai tout d'abord douté de moi... Parce que la combinaison des 5 premières lettres me semblait tellement improbable.
RH*BD....
Et, en désespoir de cause, j'ai fini par me tourner vers:
http://www.capeutservir.com/mots/
Qui m'a proposé... rhabdomancien!
Mazette!!!!
Et une fois en possession de mon "rhabdomancien", il m'a bien fallu aller voir ce qui
se
cachait derrière tout ça!
"Mais alors, me demanderez-vous, être "rhabdomancien", c'était être atteint de quelle maladie? »
Et c'est là que j'vous dis: "Mais non, c'est pas une maladie!"
Etre rhabdomancien, c'est tout simplement être sourcier, essayer de découvrir les choses cachées de la Terre à l'aide d'une baguette...
Hé, être sourcier, ça coule de source, n'est-ce pas?
Et c'est pas sorcier!
J'en ai profité pour apprendre que c'était aussi être radiesthésiste!
Une histoire de pendule en quelque sorte...
C'est vrai que mon grand-père tordait les branches de noisetier, et qu'il était capable de dénicher les sources.
Il s'était aussi durant quelque temps essayé au magnétisme, à la radiesthésie...
Ben je me coucherai ce soir en étant très fier de savoir que notre grand-père aux multiples talents était aussi rhabdomancien!
Avouez que ça en jette un max, non?
C'est la fin du monde... ou le déluge?
Ah... que n'aura-t-on écrit sur le sujet?
Tout ça parce qu'un certain calendrier maya.
Ouais, moi j'veux bien.
J'en arrive pourtant à me demander si de nombreux adultes ne "jouent" pas encore comme certains enfants qui aiment à se faire peur.
N'empêche que... au cas où la Terre s'arrêterait subitement de tourner ce 21 décembre, j'ai préféré sortir de bonne heure afin d'effectuer une petite marche.
Et d'ailleurs, ne dit-on pas que la chance sourit à ceux qui se lèvent tôt?

Ce qui m'a donné l'occasion de réaliser quelques clichés où les bleus dominent... sans utilisation d'aucun filtre. Mais je soupçonne mon smartphone Samsung de ne pas être très fidèle quant au rendu des couleurs.

Lors de mon tour du plan d'eau, j'ai pu constater que notre rivière Aron roulait à plein goulot, semblant étroitement enserrée dans son petit lit.
Et le lavoir de la rue Henri Quentin était submergé.
Et revenant tranquillement à la maison, je me marrais tout seul dans ma barbe, en me disant que si ce
n'était pas aujourd'hui la fin du Monde, avec toute cette flotte qui ne cessait de tomber, cela prenait quand même des allures de déluge.
Allo, Noë?
Ton Arche est-elle prête?
Il pleut, il pleut, il pleut, il pleut...
Devant me rendre à Mayenne par ce triste après-midi du 20 décembre, je prends ma petite auto...
Mais avec cette incessante pluie, les essuie-glaces sont sollicités sans interruption.
Dans les champs, la terre regorge d'eau, et on aperçoit d'immenses flaques.
Le moindre ruisseau s'étale, envahit les prairies avec un certain sans-gêne et commence à se prendre pour le tout puissant Rhône!
Charriant de grosses branches, le plus petit des rus roule des eaux boueuses et crasseuses.
Lorsqu'à Mayenne je franchis le pont Notre-Dame, je bénéficie d'un spectacle assez inhabituel: l'eau de la rivière Mayenne recouvre la cale.
Les bancs ont les pieds dans l'eau! Ils font trempette!
Les petits bateaux vont bientôt pouvoir tutoyer les voitures qui stationnent sur le parking.
Mais tout cela n'empêche par deux courageux pêcheurs de braver les intempéries.
L'un d'eux a même récupéré un OFNI (Objet Flottant Non Identifié) qu'il utilise comme support pour l'une de ses cannes.
Je m'amuse à la lecture du panneau sur lequel on explique ce que sont les écourues...
Car nous sommes vraiment très loin de cette situation où le lit de la rivière est volontairement mis presque à sec!!!
Quelques clichés plus tard, je remonte dans ma voiture, direction Evron.
Et traversant le bourg d'Aron, je suis étonné par les proportions prises par la rivière Aron... qui parade de façon inhabituelle hors de son lit. Emphatique, orgueilleuse...
Direction Evron maintenant... De part et d'autre de la route, on croirait que depuis mon dernier passage, les hommes ont aménagé de nombreux plans d'eau!
Bien que temporaires, ils semblent vouloir faire concurrence au vaste étang de Beaucoudray situé entre Aron et Grazay.
Ayant traversé Jublains, au bout d'une longue ligne droite, j'arrive au carrefour du Consent.
Mais la route est barrée: des panneaux indiquent "Accident", et deux employés des services routiers sont là pour me dévier vers Neau.
J'ai toutefois le temps de voir à quel point le ruisseau de Bias est devenu presque torrentueux, lui qui est d'habitude si paisible! L'eau s'engoufre avec violence sous le petit pont qui l'enjambe... Les prés alentour sont transformés en lagunes.
A Neau, au pied du terril de la Dolomie, le ruisseau du Rocher mesure nettement plus de 50 mètres de large!
Après avoir franchi la voie ferrée, je bifurque maintenant vers la gauche afin de reprendre la direction d'Evron.
C'est alors que je bénéficie d'une vue panoramique sur la barre formée par les collines des Coëvrons.
Sous un ciel gris et tourmenté, de gros paquets de crasse s'accrochent aux reliefs griffés par les nuages. Par endroits, les crêtes du Rochard disparaissent carrément.
Brrrrrrrrrrr.....
"Ah... quel triste temps."... me dis-je.
Sainte Gemmes le Robert, grimpée vers le Rochard, puis je bascule dans la descente vers Bais...
Le petit coin de la cheminée va être le bienvenu!
Mais ne me demandez surtout pas de chanter: "Il pleut, il pleut bergère..."
Ah, ça.. Non!