scenes de la vie rurale
Quand j'emprunte les "Pavés du Nord!"
En ces périodes de forte chaleur, mieux vaut pédaler le matin!
C'est pourquoi j'ai enfourché mon VTT et, poussé par une petit brise de Nord-Est, je suis parti vers le château de Montesson.
Ascension de la côte des Bleuets, et juste avant Hambers, virage à droite en direction du Tertre, où je chipe quelques cerises "domestiques" dans un arbre dont les branches s'aventurent un peu trop sur la route!
J'arrive en vue de l'éolienne Hambers N°4, immobile.
Un petit coup pour se désaltérer, et je repars.
Croisement avec la D35 Bais/Mayenne, pour arriver près du Teil, où je rejoins le chemin dit "GR du Pays de la Mayenne profonde"!
Je l'emprunte par un virage à gauche... et je "trotte" à l'ombre un bon moment avant de rejoindre le chemin de Montpion.
A nouveau virage à gauche, passage dans l'ombre de l'éolienne N°1 qui brasse l'air lentement, puis je croise à nouveau la D35.
Passant devant la Broudière, je remarque des pannonceaux indiquant "chien mal nourri et affamé"!
A la Pitière, des britanniques taillent, coupent, élaguent dans leur propriété arborant un panneau "A vendre".
Descente vers "La Musette" et entrée dans le bourg d'Hambers.
Je rejoins rapidement le plan d'eau où je me désaltère grâce à mon bidon isotherme..
Puis je joue avec le rétroviseur du vélo.
Après une courte pause, j'enfourche à nouveau mon fier coursier pour escalader les pentes qui mènent vers le Montaigu.
Mais j'entends une voix qui appelle:
"Monsieur, monsieur, vous avez oublié votre bidon!"
Un jeune garçon arrive en courant et me tend mon récipient.
Je le remercie vivement, et je reprends ma "course".
Je ne tarde pas à retrouver mon "Paris/Roubaix".
Les pavés du Nord? De la rigolade à côté des miens!
Afin de boucher quelques ornières, des agriculteurs ont déposé de jolis cailloux "récoltés" dans leurs champs!
Quelques passages encore bien humides malgré la sécheresse ambiante et, me rapprochant de la Chesnaie, j'arrive en vue de MES cerisiers sauvages.
Un arrêt est indispensable, d'autant plus que les guignes sont maintenant bien mûres!
L'estomac bien lesté et les mains bien rouges, je reprends le guidon pour cheminer tantôt à l'ombre, tantôt en plein soleil.
C'est dans ces endroits exposés à la chaleur que je rencontre des volées de moucherons, sans doute attirés par les crottins que des chevaux ont abandonnés lors de la récente sortie organisée par l'association "Les chevaux du Montaigu".
http://www.chevalvert53.com/les-acteurs/reseau-associatif/les-chevaux-du-montaigu/
Mieux vaut alors rouler en fermant la bouche.
Par contre, il est impossible de se boucher les narines... Ce qui aurait permis de se protéger contre les odeurs d'urine de ces mêmes équidés!
Contournement du Montaigu par la droite... Mais aujourd'hui, je ne vais pas effectuer l'ascension! Je préfère m'engouffrer dans le chemin qui me conduira au carrefour des Pommiers.
A peine ai-je effectué une cinquantaine de mètres, mon dérailleur se bloque littéralement: une grosse touffe d'herbe sèche a tout enveloppé, faisant même sauter la chaîne.
J'enfile les gants de travail qui se trouvent dans ma sacoche de selle, et je parviens -non sans peine- à solutionner le problème.
Réparation effectuée, je musarde à l'ombre, tout en fermant la bouche, vous savez maintenant pourquoi.
Croisement avec la route qui descend vers Sainte Gemmes, le fameux carrefour des Pommiers ou de la Godmerrerie... pour effectuer 20 mètres, et retrouver des cerisiers sauvages.
Cueillette sans même descendre du vélo!
Lorsque je repars, je retrouve très rapidement un autre passage très gadouilleux.
Un peu plus loin, on se demande si l'automne ne se pointe pas avec un peu d'avance tant le chemin est encombré de feuilles mortes.
Mais il convient de ne pas regarder trop vers le sol! Ce serait oublier les traîtresses orties ou les mordantes épines qui ne manquent pas d'agresser les avant-bras!
Sur la gauche, le panorama s'élargit, et j'arrive en vue de la Colouzière où deux chevaux paissent calmement.
Descente du petit chemin qui file vers la Beslière.
Le ruisselet babille sur ma droite.
De fortes odeurs de bois me parviennent:
- bois mort, à la senteur âcre,
- bois fraîchement scié, aux parfums plus suaves...
Et odeur d'huile grillée que prodigue un tracteur tirant une lourde remorque!
Un peu plus bas, alors que j'ai dépassé la Beslière, les chatons des châtaigniers embaument l'atmosphère avec des accents de miel.
Jolies perspectives sur la plaine de Bais et le château de Montesson que je retouve cette fois vu d'en-haut.
Virage à droite et descente vers Bais.
Mais la pancarte se sent vraiment très mal!
Un peu plus bas, je m'offre un tour du plan d'eau.
Et après avoir suivi dans le bourg une file d'enfants cyclistes portant casque et gilet fluo, je tourne à gauche rue de Oy-Mittelberg afin de regagner mes pénates.
J'ai un peu plus de 20 km au compteur... dans un temps qui n'a rien d'exceptionnel.
Mais le tout étant de se faire plaisir, n'est-ce pas?
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Le schéma détaillé de mon circuit du jour:
http://www.visugpx.com/?i=1374064055
Ou bien la carte simplifiée:
Pédaler ou filmer? Pédaler ET filmer!
Cela faisait déjà un certain temps que l'idée me trottait derrière la tête:
pouvoir mettre en oeuvre très rapidement un appareil photo et/ou vidéo lors de mes virées à vélo.
Vous me direz que les petites caméras que je fixe sur mes modèles réduits auraient pu faire l'affaire... mais on ne sait pas ce qu'on cadre, et leur mise en route nécessite de s'arrêter, appuyer sur un premier bouton, attndre les 3 clignotements de la LED, rappuyer... bref, pas top!
Un appareil numérique ordinaire est bien plus souple en pareil cas!
Mais il devient nécessaire de ne plus le trimballer dans une sacoche.
D'où la solution "on fixe sur le guidon".
Je me suis donc inspiré d'un système très courant utilisé pour les GPS et autres appareils mobiles...
Et voilà ce que ça donne:
L'appareil est vissé sur une lamelle composée d'aluminium et de PVC elle-même solidaire de la pièce noire équipée de rainures (Contreplaqué peint).
J'ai opté pour un vis en nylon (diamètre 6mm) susceptible de faire fusible en cas de choc... faut penser à une gamelle possible!
Le tout est enquillé à force dans un sytème de glissières + ergots.
C'est très facilement démontable, et cela permet de retirer l'ensemble du guidon pour cadrer "à l'oeil" si besoin est.
Quand j'ai eu terminé ma bidouile, je suis allé au Montaigu.
Via Hambers, La Chesnaie, puis carrefour des Pommiers, et enfin la chapelle St Michel.
De là-haut, j'ai contemplé le paysage.
Puis je me suis lancé dans une aventure un peu folle: utiliser la piste de descente qu'empruntent habituellement des Vététistes chevronnés!
C'est à dire descendre par des voies pas vraiment raisonnables pour "un jeune homme" comme moi!
Mais on a le droit d'être un peu fou, n'est-ce pas?
Même si mes avant-bras portent maintenant de "jolies" griffures dues aux ronces qui jalonnaient une partie du parcours!
Et puis tendez attentivment l'oreille...
Vous "verrez" que les oiseaux m'ont offert une bien belle aubade!
Rien que pour ça...
Si vous souhaitez visualiser le parcours:
Le "descente aux enfers" entre les fougères et les ronces commence au km 9.4
Feu d'artifice
Que je vous raconte...
Nous sommes au matin du 14 juillet.
C'est dimanche.
L'air est encore calme, la fraîcheur bienfaisante. Mais cela ne durera pas.
Je suis tranquillement installé sur mon balcon.
Solitaire.
Les seuls "bruits" qui me parviennent sont ceux d'un petit coq qui s'égosille d'une voix criarde.
Puis le roucoulement de quelques tourterelles.
Sur mon toit, des passereaux pépient gentiment.
Au loin, une machine ahane en bottelant du foin.
Sur ma gauche, le cerisier des voisins, pas encore squatté par les merles.
Mes voisins? Ils sont partis en vacances et nous ont confié les clefs.
"Faites comme chez vous..." avaient-ils dit.
C'est pourquoi je décide d'aller entamer mon petit-déjeuner directement sur l'arbre.
Au vu de la brume qui monte doucement du sol, je me dis que l'appareil photo devrait sans doute m'accompagner.
Lui qui me suit presque partout, il a aussi le droit d'être de la fête!
Je le visse sur son support.
Mais juste au moment où j'arrive sous le crisier et que je m'apprête à déposer le trépied au sol...
Vroum!
Je vois débouler deux écureuils qui, tels une tornade, me passent littéralement entre les jambes!
J'en tremble encore.
Je change alors de stratégie. Les cerises attendront!
Je m'approche prudemment de la haie dans laquelle ils se sont réfugiés, et j'ai la surprise d'en découvrir un, arrêté à mi-tronc. Il me regarde, tourne la tête, et finit tout de même pas disparaître dans le feuillage!
J'ai eu la chance de prendre quelques clichés... zoom x3... un peu juste, mais on fera avec.
Remis de ma surprise, je m'installe alors sous l'arbre, et je cueille des fruits très frais. Que je prends le temps de déguster.
N'avez-vous jamais remarqué que c'est bien meilleur quand on se sert soi-même!!!
Puis, ayant suffisamment joué les merles pilleurs de cerises, je contourne la maison pour me rendre aux framboisiers.
Là encore, c'est directement du producteur au consommateur!
L'estomac un peu lesté après avoir effectué une modeste cueillette, je retourne chez moi afin d'y prendre maintenant un mug de thé.
Mais dans la mesure où je suis accompagné de mon fidèle numérique, je ne peux m'empêcher de compléter mon feu d'artifice par quelques autres clichés.
Près des chèvrefeuilles, l'air encore humide exalte leurs douces senteurs.
Vexées sans doute de ne pas participer à la fête, les roses tentent, elles aussi, de conquérir l'espace olfactif.
Même la pelouse a revêtu ses plus beaux atours...
Avec la complicité de la rosée ayant emperlé les toiles des petites araignées qui la peuplent!
Curieux matin de 14 juillet qui débute vraiment comme une fête!
A cet instant précis, je me dis très naïvement(?) que j'ai bien de la chance de vivre dans un tel pays de Cocagne.
Avec le spectacle "son et lumière" offert par un feu d'artifice qui s'exécute en plein jour.
Dès lors, une citation va me trotter dans la tête, toute la journée sans doute:
"Carpe diem"...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carpe_diem
Les guignes du Montaigu
Ce n'est qu'en ce début juillet que j'ai eu vraiment l'impression d'être entré dans "le temps des vacances".
Celui où l'on peut prendre son petit déjeuner sur la terrase, à la fraîche...
Celui où les oiseaux chantent à tue-tête...
Celui où il est préférable d'aller randonner le matin...
C'est pourquoi dès 8h30, j'ai commencé à préparer mon barda afin d'attaquer le Montaigu à pied.
Direction la côte de La Beslière, pour me rendre compte que mon smartphone s'est arrêté de fonctionner! J'ai dû malencontreusement appuyer sur le bouton d'arrêt.
Je le remets en route... afin qu'il enregistre le parcours.
Ce qui donnera au final:
http://www.visugpx.com/?i=1373282714
ou très détaillé:
http://www.visugpx.com/?i=1373282714&ign&big
Un coup d'oeil vers le panorama, et je bifurque à gauche, où la route s'élève gentiment.
Je pénètre dans le petit chemin sur la gauche duquel sautille un ruisselet.
A la Colouzière, le chien des occupants anglais aboie pour signaler ma présence.
Après un cheminement bien à l'ombre, je parviens en vue du carrefour des Pommiers.
J'y rencontre mes premières guignes, que je peux atteindre grâce à mon pied photo!
Un peu plus loin, je croise le circuit "Etiveau", et les résineux exhalent une forte odeur exarcerbée par la chaleur naissante.
Puis d'autres petits cerisiers sauvages.
A chaque fois, je fais le plein... et mes doigts commencent à poisser sérieusement!
Sur ma gauche se déroule la plaine d'Evron.
Dans mes écouteurs, le concerto pour alto de Dvorak.
http://www.youtube.com/watch?v=mL_kU47IYvY
Je sors du chemin et je bifurque à droite pour parvenir au parking du Montaigu.
Le goudron commence à marquer sa présence olfactive...
Un banc, une halte, un peu d'eau pour se désaltérer. Une photo.
Là encore, je profite du paysage qui s'étend à mes pieds.
Et puis je grimpe vers la chapelle.
Avec des digitales qui me saluent gentiment, peut-être parce que le vent les y oblige!
Quelques minutes de repos à l'ombre, et je plonge dans la descente habituellement utilisée par les VéTéTistes, où j'ai du mal à me frayer un chemin parmi les ronces et les fougères.
Dans mes écouteurs, France Musique diffuse Till l'Espiègle!
http://www.youtube.com/watch?v=izu_2E3LwzM
Tout en souriant au côté "Espiègle" de ma petite aventure, je n'ai qu'à tendre la main pour atteindre les "cerisettes" qui bordent le sentier!
Je débouche enfin sur la route qui fait le tour de la butte, et j'emprunte le boviduc qui me conduira vers la Chesnaie.
Sur ma droite, des vaches, que j'ai senties bien avant de les apercevoir.
Puis de fortes odeurs d'ensilage se mêlent au doux parfum des sureaux et des aubépines...
Quand enfin je parviens à l'endroit que j'attendais avec impatience.
Parce que à quelques dizaines de mètres après la Chesnaie, je sais que je vais longer une haie où abondent les cerisiers sauvages.
C'est une véritable cure qui s'offre à moi!
Lorsque je reprends la marche, je longe un pré dans lequel fane un tracteur qui soulève un léger nuage de poussière
Le foin est "à la galette".
Il dégage une agréable odeur qui me rappelle nos jeux de gamins dans les paillers.
Et par instants autour de moi, une véritable nuée d'insectes en tous genres, jusqu'à ce que je croise...
Le chemin complètement défoncé me rappelle qu'au moins une fois j'ai dû faire demi-tour avec mon VTT, tant il ressemblait davantage à un bourbier qu'à un sentier praticable.
Carrefour de la Louvetière. Virage à droite vers le hameau de Marche.
J'ai retrouvé le vent: pleine face.
Un héron au vol lourd décolle du champ voisin.
Les maïs me semblent ridiculement peu développés. La faute à une météo précédemment fort défavorable!
Puis j'arrive au château de Montesson.
Entrée dans le bourg de Bais.
Avec l'entêtante odeur des troënes qui se mêle à celle du goudron frais que viennent d'appliquer des ouvriers de la voirie.
Lavoir de la rue Henri Quentin, et le gazouillis de la rivière Aron.
L'église sous le porche duquel je peux admirer un nid d'hirondelles qui effectuent un incessant ballet.
Rue de Oy Mittelberg et ses trémières. MES trémières?
Et retour au bercail.
En comptabilisant ce que m'a bouffé le GPS au début du parcours, je totalise une douzaine de km.
Mais déjà la chaleur se montre (trop) présente.
Je sais très bien où je vais passer l'après-midi: terré dans mon sous-sol, où je rédige(rai) ce compte-rendu.
En pensant aux jolies petites cerises, les guignes du Montaigu!
------------------------------ Schéma du parcours-------------------------------
Les buses et les couleuvres
Je me rendais gentiment au Montaigu pour faire voler un planeur quand, juste avant de basculer dans la descente du Val-Auray, j'aperçois un rapace sur le bord gauche de la route.
Il a les pattes dans l'herbe de la berme, et semble ne pas vouloir quitter les lieux. J'arrête alors ma voiture un peu plus bas sur la droite, et au moment où je plonge la main dans le vide-poche pour en extraire mon appareil photo, je vois l'oiseau qui commence à battre des ailes...
Mais le décollage semble être particulièrement difficile... et soudain...
Mais oui!
Dans les serres de l'oiseau, un reptile, qui pendouille en gigotant.
Surchargé par sa proie, et afin d'acquérir un peu de vitesse, l'oiseau a effectué sa manoeuvre dans la descente de la route.
Mais si vous avez déjà observé un décollage de buse même "à vide", vous comprendrez que l'emport d'une charge complique encore la chose.
C'est pourquoi ses congénères préfèrent se poster sur un piquet d'où l'envol sera facilité. Voir les abords des autoroutes en particulier, où les buses semblent monter la garde!
Mais le vol n'aura duré qu'une cinquantaine de mètres avant que mon rapace ne choisisse de se poser sur les basses branches d'un arbre, lui-même niché au sein d'une haie touffue.
J'ai alors le temps de saisir mon numérique... mais le zoom "un peu court" et le camouflage de la verdure ne me permettent pas d'effectuer un cliché potable...
Je repars alors vers mon site de vol... où le planeur va taquiner les nombreuses ascendances présentes.
Trois quarts d'heure plus tard, je poursuis ma route et je remonte vers le parking du Montaigu, côté Sud.
Et là?
Surprise!
Est-ce le même oiseau et la même couleuvre?
Toujours est-il que je vois passer en vol un assemblage identique à celui observé près du Val-Auray.
Là encore, je n'aurai pas le temps de me saisir du numérique!
D'autres ont eu davantage de chance que moi:
http://www.oiseaux.creationsnature.com/71.html
Mais deux fois le même spectacle en si peu de temps, avouez que c'est assez exceptionnel...
Sainte Suzanne et Google Maps
En ce mardi ensoleillé, je décide de parcourir une quinzaine de km pour aller faire une petit tour à Sainte-Suzanne, notre cité médiévale mayennaise.
Et juste au moment où je m'apprête à garer mon véhicule sur la place Ambroise de Loré, je vois arriver une drôle de voiture avec une jolie bulle bleue au-dessus du toit.
Qui se range tout à côté de moi!
Mais bon sang, mais c'est bien sûr!
Il s'agit d'une ces machines destinées à photographier les rues et les routes afin d'incorporer les images au site Google Maps/ Google Street!
Un jeune homme descend de la voiture, immatriculée en Allemagne... et nous engageons la conversation... en français, puisqu'il me confiera être du Mans.
Il me dit alors être équipé d'une électronique impressionnante, avec un GPS dont l'écran serait plutôt celui d'un PC portable de bonnes dimensions.
A ma question:
"Mais vous ne rencontrez jamais quelques petits problèmes avec la population?"
Il me répond:
"Ah si, ça arrive parfois, que les gens nous qualifient d'espions."
Et il fait référence au procès intenté par cet homme dont la photo avait créé le buz: n'avait-il pas été pris en flagrant délit, lâchant sa vessie dans son jardin, malheureusement visible de la route!
Notoriété nettement plus embarrasante que celle acquise par le Manneken Pis!
Puis il me confie qu'en raison de la hauteur de son équipement, il a parfois des soucis avec les enseignes... un peu basses à son goût!
Je le laisse compulser ses documents, et en compagnie de mon épouse, j'entame le tour des remparts, pour enfin pénétrer dans la ville intérieure.
Face à l'office de Tourisme, une terrasse ensoleillée est là pour nous accueillir.
Et nous commandons bien évidemment... une bière locale nommée "Suzannaise".
http://www.brasserie-la-suzannaise.fr/
Deux groupes d'enfants reviennent du château et descendent en rang vers le parking où leur car les attend.
Arrive alors dans l'autre sens... une troupe d'Asiatiques!
Ce qui suscite chez notre cabaretier la remarque suivante:
"Est-ce l'effet de l'émission TV sur les plus beaux villages de France?
Mais nous commençons à voir débarquer de plus en plus de Japonais!
Il semble que leurs Tours Opérators aient placé notre cité sur le chemin les conduisant au Mont Saint-Michel."
Ce que confirmera d'ailleurs l'hôtesse à l'Office de Tourisme.
Alors que certains de ces visiteurs font chauffer la carte mémoire de leurs appareils photos, d'autres filment tout en marchant avec rapidité.
Spectacle un peu cocasse, il est vrai.
Mais contrairement à ces japonais que j'avais pu croiser au château de Chambord, mes touristes suzannais semblent avoir le temps de s'éparpiller dans les ruelles, voire même d'engager la conversation avec les habitants qu'ils croisent.
Mais si la télé, Google Maps, et même les Japonais s'intéressent à Sainte-Suzanne...
Voilà une saison touristique qui semble démarrer sous de bons auspices...
N'est-il pas?
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PS: ce mercredi 5 juin, j'apprends que Sainte Suzanne est médaille de bronze au palmarès de l'édition 2013 consacrée au "Village préféré des Français"!
Félicitations à tous les artisans de cette réussite.
La Mayenne, étonnante, par Nature !
Vous dire que j'aime la Mayenne serait un doux pléonasme.
Non seulement j'aime, mais j'aime aussi à la faire aimer.
Que je vous raconte.
Il y a quelque temps de cela, je suis contacté par une amie qui vécut dix ans à Bais, et qui me dit en substance :
«Je fais partie d'un groupe de marcheurs ornais. Et chacun d'entre nous a pour mission de dénicher de jolis coins où il serait possible d'effectuer une rando pour la journée, avec des circuits modulables en fonction des aptitudes physiques de chacun. Toi qui connais bien le coin, tu pourrais pas... ? »
C'est ainsi qu'en mars, nous prîmes rendez-vous afin qu'un petit groupe puisse tester le programme à mettre en œuvre.
Parti du Bois du Tay pour rejoindre le Montaigu via Hambers, et retour au Tay, il se montra apparemment séduit...
C'est sans doute la raison pour laquelle je reçus quelque temps plus tard une confirmation que tous ces Ornais souhaitaient découvrir notre bocage.
Mais cette fois en grand groupe.
http://www.mayenne-tourisme.com/Decouvrez/La-Mayenne-cote-nature/Le-bocage-mayennais
Nous sommes donc lundi 3 juin.
Dans la clairière au bois du Tay arrivent quelques voitures immatriculées 61.
Bien qu'un peu tempéré par une petite brise de Nord-Est, le soleil est là.
Un groupe de 30 personnes attaque alors la « descente » vers Hambers.
Marche relativement facile dans des chemins creux typiques de notre bocage.
C'est au plan d'eau d'Hambers que nous retrouvons Jean-Pierre, chargé de la logistique : dans sa camionnette, il transporte glacières et paniers à victuailles.
Quelques commentaires sont déjà émis :
« Nous sommes étonnés par la qualité des chemins. Ils sont remarquablement entretenus. Et le site d'Hambers est vraiment magnifique.
Quant aux dames, elles apprécient les toilettes et le point d'eau !
C'est pas toujours qu'on pense à elles ! »
Une collation est prise, et tout le monde repart vers le Montaigu.
Quelques passages se montrent particulièrement « sourceux », en particulier du côté de la Tressinière : l'eau court au milieu du chemin, et les grosses godasses sont maculées de boue.
Toucheronde, où les randonneurs remarquent des linteaux très particuliers.
Puis la chapelle St Michel se fait de plus en plus nette.
Un détour par le village de Montaigu. Arrêt près du gadège, qui ravive quelques bons vieux souvenirs. Et ascension du dernier raidillon conduisant à la chapelle.
Là encore, étonnement des participants qui découvrent un panorama splendide, où l'on peut « lire » Sainte-Suzanne la médiévale, Evron la cité du Babybel, Neau et sa dolomie, Mézangers et son étang du Gué de Selle...
Sous les rayons du soleil d'Est, on aperçoit Laval.
Plus près de nous, le hameau de Chéllé, Jublains la romaine, Mayenne, Hambers, et le bois du Tay d'où nous sommes partis quelques heures plus tôt.
Questions sur l'Ermitage du Montaigu, les éoliennes... et tout ce petit monde redescend vers le refuge des Grands Bois où nous attendent d'autres participants venus pour l'après-midi seulement.
Il est presque 13 heures. L'ambiance est fort chaleureuse.
Quelques autres commentaires.
« C'est étonnant de trouver des aménagements comme ce refuge, avec toilettes, point d'eau, abri pour pique-niquer... »
A l'issue du copieux repas, le groupe se scinde en deux :
une petite moitié va effectuer une marche autour du Montaigu, 4 km au rythme des « anciens » du groupe.
Une grosse moitié composée des plus vaillants, qui file en direction du carrefour des pommiers, la Beslière, Bais, la Haute Brosse, la Chauvière, la Roche, l'Hôtellerie, avec retour au Bois du Tay.
La encore, j'entends des remarques élogieuses sur la façon étonnante dont tous les chemins sont mis en valeur, le patrimoine conservé, le soin apporté aux visiteurs quand on leur propose des tables de pique-nique et des toilettes.
Il est presque 18 heures.
Paniers et glacières sortent à nouveau des véhicules.
C'est l'occasion pour mes amis ornais de me faire découvrir la teurgoule.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Teurgoule
Certains randonneurs ont 27 km dans les jambes, et tous apprécient la journée dans un cadre qu'ils qualifient de splendide.
Etonnante Mayenne qui les conduit à me confier :
« Quand on voit tous les chemins que nous n'avons pas encore empruntés, et l'infrastructure des lieux, on n'a qu'une seule envie : Re-ve-nir !»
Mais c'est quand vous voulez.
Car même si les Mayennais ont la fâcheuse réputation d'être pour la plupart des taiseux, nous sommes toujours prêts à vous accueillir, et à vous étonner dans notre
Mayenne, étonnante, par Nature !
Scènes de la vie rurale... en photos:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/Rando61#
- La rando du matin enregistrée par mon GPS:
http://www.visugpx.com/index.php?i=1370283481
http://www.visugpx.com/index.php?i=1370283481&ign
- La petite rando de l'après-midi
http://www.visugpx.com/index.php?i=1370283606
http://www.visugpx.com/index.php?i=1370283606&ign
Le Montaigu
site classé d’intérêt national au même titre que les gorges du Tarn.
Le Montaigu et ses abords situés sur la commune d’Hambers renferment un patrimoine naturel et culturel remarquable, des richesses floristiques et faunistiques nombreuses.
Il est doté d’une chapelle et d’un ermitage qui accueillaient au Moyen Âge les pèlerins qui se rendaient au Mont Saint Michel.
Le bocage est bien préservé ainsi que les villages et hameaux restés traditionnels.
http://www.mayenne-tourisme.com/
Une vidéo intéressante
Hermine du matin à l'Escandille
Ce matin, comme hier, comme avant-hier... nous avons assisté à un joli spectacle.
Juste devant notre baie vitrée, un tout petit animal au pelage blanc nous offre un magnifique spectacle plein de fantaisie.
Il doit être habitué des lieux, car l'un des animateurs de l'Escandille le guette avec assiduité.
J'en ai discuté avec lui, et il regrette que son appareil photo ne soit pas assez performant pour lui permettre de saisir un cliché intéressant de la bestiole.
Que dire alors de mon numérique "tout terrain", celui qui m'accompagne partout du fait de sa taille modeste, mais dont le zoom optique ne multiplie que par 3!
Et si j'ajoute que l'animal porte sa fourrure d'hiver, blanc sur fond blanc...
J'ai toutefois tenté, ce matin...
Le résultat est plus que médiocre!
Mais, faute de mieux, j'ai cependant enregistré dans ma mémoire des images un peu magiques.
Cette blanche hermine surfant littéralement sur la neige, disparaissant furtivement derrière une boule de glace, réapparaissant quelques mètres plus loin, se dressant sur ses pattes de derrière tout en scrutant autour d'elle.
Quelques triathlètes reviennent alors d'un entraînement matinal, et s'arrêtent en bordure de la piste de fond pour admirer le spectacle.
Le petit animal se livre durant de longues minutes à une série de cabrioles, avec des changements de trajectoires très brusques...
Et puis... plus rien.
Notre hermine a disparu...
Demain matin, je vais guetter, fidèle au rendez-vous que nous donne cette blanche hermine, dont on ne distingue la plupart du temps qu'une légère tache noire au bout de la queue!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermine
Hambers 4: suite ... et fin!
Samedi matin... il est un peu plus de neuf heures.
Alors que le soleil levant projetait de magnifiques couleurs, les nuages viennent brusquement obscurcir le ciel, laissant même échapper des gouttes de pluie mêlée de quelques flocons.
Un peu déçu de ne pouvoir réaliser des photos lumineuses, je monte vers le chantier... et de loin, je m'aperçois qu'il est trop tard!
Seconde déception de la matinée!
En effet, le rotor est déjà arrimé à la nacelle.
Les ouvriers auraient-ils travaillé de nuit?
Mais autour du mât, peu d'agitation.
Les grues sont immobiles.
Au bout des pales hautes demeurent les manchons de toile sur lesquels sont fixées les cordes de guidage...
J'aperçois quelques ouvriers qui vont d'un véhicule à un autre...
Et après?
Il ne reste plus maintenant qu'à attendre le démontage de la grande grue jaune.
Les techniciens prendront possession de la machine Repower afin d'effectuer les 300 heures d'essai qui précèdent la livraison à l'exploitant INEO GDF SUEZ..
C'est donc avec l'épisode "Hambers 4" que prend fin la saga éolienne autour de Bais.
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Photos complémentaires à partir de ce lien:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/EolienneHambers4?authuser=0&feat=directlink
Autres liens:
http://www.repower.fr/fr/accueil/
http://www.cofelyineo-gdfsuez.com/
http://www.repower.de/fileadmin/download/produkte/PP_MM82_uk.pdf
Hambers4: suite
Dans la matinée de vendredi, le mât est assemblé.
En début d'après-midi la nacelle se retrouve tout en haut.
Commence alors la valse des pales afin de leur faire rejoindre le moyeu central (le hub)
Mais en fin de journée, la troisième pale reste seule à ne pas avoir été arrimée au hub.
Pour la suite du montage, nous attendrons samedi.
Reportage photographique:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/EolienneHambers4?authuser=0&feat=directlink


