scenes de la vie rurale
Le corbeau et le renard en patois mayennais
Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez cette fable célèbre entre toutes.
Le corbeau et le renard...
Que voici tout de même en version originale:
LE CORBEAU ET LE RENARD
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Texte ô combien célèbre, qui fut mijoté à toutes les sauces.
Tout autant en argot qu'en divers patois locaux.
J'en veux pour preuve cette version, dite en patois du Bas-Maine, trouvée ici: http://granna.kazeo.com/le-corbeau-et-le-renard-en-patoi-mayennais-a121050368
Mais pourquoi évoquer cette fable?
Tout simplement parce que hier, je me suis retrouvé dans un repas réunissant des gens aux cheveux blancs... et que l'on m'a offert quelques textes dénichés dans le fond d'un grenier. (merci Nicole et Gérard)
Cinq copies rédigées par un ancien instituteur nommé Abel Royer, qui participa en son temps à la rédaction de divers ouvrages sur le patois mayennais, dont celui-ci:
Mais, pour honorer le don, je devais "réciter" l'un des textes.
Ce que je fis sans rechigner, bien sûr.
Et sur ma gauche... je savais qu'un certain Michel R. connaissait une autre version patoisante de ce texte.
Ce qui fut pour moi l'occasion de le mettre à contribution... sauf qu'il cala vers la fin... et termina son texte avec la version "officielle". Promis, juré, il réviserait sa leçon pour une prochaine prestation.
Mais à la relecture de cette fable offerte hier, je ne peux m'empêcher de savourer certaines expressions, ou tournures de verbes.
Ainsi:
Dans la peucq', al aveu un bio fourmeuge
Qu'a serreu bin dur pour point qu'i cheuge.
Traduction:
"Dans le bec, la coâ (le corbeau en patois) elle avait un beau fromage
Qu'elle serrait bien dur pour ne pas qu'il tombe!"
Qu'il tombe... qu'i cheuge!
le quelque peu désuet verbe choir, conjugué ici au subjonctif présent! Savoureux.
Ce même verbe que l'on retrouve un peu plus loin:
"Le renard, qui n'attendeu que d'le vâr cheulli...
Le renard, qui n'attendait que de le voir chu..." donc un participe passé.
Jolies survivances d'un temps où les patoisants utilisaient également le passé simple d'un façon délicieuse.
"Il s'appervechit..." Il s'approcha...
"I c'mencit..." il commença...
"La coâ s'redeursit..." le corbeau se redressa...
"Le bolo tombit..." le fromage tomba...
'I s'dépéchi..."
Vous dire que je me régale en relisant ces textes serait peut-être un joyeux euphémisme!
Vous souhaitant tout le plaisir qui est le mien.
Bonne lecture!
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En prime, quelques autres versions...
http://www.chblog.com/post/2005/12/20/268-le-corbeau-et-le-renard
https://www.youtube.com/watch?v=9aMYvI3D57A
Quand je monte au sommet d'une éolienne
Si vous avez suivi ce blog depuis un certain temps, vous savez que j'ai passé de nombreuses heures sur le chantier de construction du parc éolien de Trans/Courcité.
Que j'ai eu la chance d'entrer en contact avec ses responsables... qui, sans doute en remerciement des clichés réalisés, m'ont invité à l'inauguration.
Et, cerise sur le gâteau, on m'avait offert un bon me permettant d'aller jusqu'en haut de la nacelle.
Départ ce vendredi matin en compagnie de mon binôme Michel... mais le temps semble s'obscurcir... Des nuages rampants "dégueulent" des pentes du mont Rochard
Arrivée sur le chantier... salutations d'usage.
Et je fais la connaissance de Sabine Brousse avec laquelle j'ai échangé de nombreux courriels.
On me briefe sur les modalités, signature de quelques documents. Puis vient le moment de se harnacher comme il convient. Pire qu'un pilote de chasse avant un vol.
La taille des mousquetons est impressionnante... Et tout l'attirail qu'on nous met sur le dos commence à peser.
Et puis on me propose d'entrer dans la cabine d'ascenseur, une peu étroite, conçue pour deux personnes de taille pas trop importante.
Fermeture des portes... vérifications d'usage... et c'est parti pour sept minutes vers la dernière plateforme.
Il reste quelques marches à escalader pour se retrouver au coeur de la nacelle.
Il y règne une douce chaleur. Et je peux contempler les entrailles du monstre qui, extérieurement semble d'une simplicité et d'une pureté des formes en opposition à la complexité de l'intérieur.
Explications... questions de ma part... et par un petit trou, j'aperçois le hub soutenant les trois pales.
Puis mon accompagnateur ouvre les deux trappes... Nous montons chacun sur une traverse, et j'ai maintenant le torse hors de la nacelle.
Drôle d'impression que de savoir le sol 100 mètres plus bas... sol que malheureusement je n'aperçois pas du tout: la brume ayant envahi la contrée.
Dommage.
Mon guide me propose de réaliser quelques clichés. Pour ce faire, il sort complètement de la "boîte", s'empare de mon appareil photo que je maintenais attaché afin de lui éviter une chute fatale, et s'arrimant de crochet en crochet, il se dirige vers le gros radiateur.
D'où il effectue quelques prises de vue.
Il est temps maintenant d'envisager la descente.
C'est alors que je croise mon compère Michel qui vient d'arriver dans la nacelle.
Juste un petit mot sur les importantes mesures de sécurité qu'impose l'utilisation d'une éolienne.
C'est arrimage obligatoire, avec des ustensiles capables de soulever bien plus qu'un être humain... C'est obligation d'exercer une pression sur le bouton "marche" dans l'ascenseur, sinon, il s'arrête.
Ce sont des trappes à différents étages, comme dans les moulins à vent d'antan.
Et puis cet outil minuscule comparé au reste, ce cliquet anti-retour accroché à l'ensemble du harnais, qui se bloque en cas de chute à partir de l'échelle... et dont il faut apprendre le maniement. L'insérer dans le rail situé au milieu de l'échelle, le faire glisser...
Et puis c'est la descente.
J'y serais pourtant bien resté encore un peu plus longtemps, là-haut... Pour évoquer tout un tas de problèmes sur le serrage des "petits" boulons par exemple!
Ou la torsade de fils qui descend vers le sol... pour laquelle la nacelle n'a que trois tours à sa disposition sinon, ça va se tortiller un max.
Mais je ne peux pas non plus abuser de la patience des gens. D'autres attendent leur tour pour la visite.
Au sol, je vais retrouver les enfants de quelques écoles.
Et l'après-midi, j'assisterai à l'inauguration officielle en présence des élus et de madame la sous-préfète.
Voilà... Je suis rentré chez moi avec plein d'images... De magnifiques souvenirs...
Et avec toutefois un (petit) regret: ne pas avoir pu admirer le paysage à partir de cette magnifique tour d'observation qu'est une éolienne.
L'arbre à vent nouveau est arrivé
Lors de mes mes précédentes interventions, je vous ai présenté un bidule sorti tout droit de mon imagination que certain(e)s disent fertile.
Il s'agissait d'un arbre à vent.
Quelle ne fut pas ma surprise de trouver un concept similaire implanté sur un rond-point lors de ma récente escapade en Andalousie!
Le mien est nettement plus modeste, puisque je n'utilise qu'un seul mât.
Et ses composants me semblent plus variés.
N'empêche qu'à mon retour, j'ai constaté que mon bel arbre avait été durement secoué par les vents qui avaient soufflé durant mon absence
.
J'ai donc dû procéder à une maintenance relativement importante. Ce qui tombait presque à propos, puisque les petits roulements à billes que j'avais commandés étaient arrivés.
Je vous livre donc le résultat de mes "travaux".
C'est presque du son et lumière, dans la mesure où certaines roues "claquettent" sur leur axe quand les rafales se montrent un peu plus virulentes.
Comme vous pouvez le constater, le "gamin" qui sommeille en moi continue de se livrer à certaines facéties.
Et comme le dit mon Très Brave Voisin:
"Tu es en quelque sorte notre facteur Cheval"...
A vous de juger!
Au Lion d'Or à Bais
Je suis passé ce matin dans le centre du bourg, et j'ai poussé la porte de l'Hôtel restaurant le Lion d'Or.
Je savais que ses propriétaires avaient longtemps exposé une ancienne carte postale.
Que j'ai évoquée avec eux.
Et ils sont allés illico chercher le cadre! Qu'ils m'ont prêté...
Je vous propose donc le cliché en question.
Sur le pas de la porte, se trouve Bernadette Douillet, née en 1924 et toujours vivante en ce mois d'août 2017. Elle habite d'ailleurs le bâtiment qui jouxte l'hôtel.
La carotte rouge insigne des bureaux de tabac...
Le panneau des cars! CDLM... Les Courriers De La Mayenne... avant de devenir STAO: Société des Transports Automobiles de l'Ouest.
Connaissez-vous l'histoire du petit drapeau à l'intention du conducteur du car, un certain monsieur Trou, de Pré en Pail?...
Qui, après avoir quitté Bais, me conduisait vers Izé, St Thomas, Trans, Courcité, Averton... avant je ne rejoigne ma destination: Villaines la Juhel, où résidaient mes grands-parents dans la rue du Bignon...
(Voir mon bouquin "Chroniques des années 50 en Mayenne")
http://bernardino.over-blog.net/article-chroniques-des-annees-50-en-mayenne-103232707.html
bernardino.over-blog.net Cela faisait déjà un bon moment que l'idée me trottait dans la tête... pas encore dans celle du gamin que j'étais... tenant le jet d'eau! Mais sait-on jamais? | ||
Actuellement transformé en terrasses, ce passage devant l'hôtel était un passage obligé en axe Nord/Sud, jusqu'à ce que soit percée l'avenue Auguste Janvier...
Ah, souvenirs, souvenirs...
Visite découverte de Bais
Ce jeudi 24 août, j'avais répondu à l'invitation... ci-dessous.

Nous étions 11 personnes à suivre la jeune conférencière dans cette visite découverte du village que j'habite depuis 1966... date de ma nomination à l'école de garçons.
L'église était le point de départ... église qui recèle de nombreuses particularités, telles que la tour-clocher, qui empiétait sur la rue principale déjà fort étroite, et unique rue sur l'axe Nord/Sud avant que ne soit percée l'avenue Auguste Janvier. Passage obligé donc!
A l'intérieur, de nombreuses peintures murales ont été mises à jour dans les années 80, suite aux travaux souhaités par le maire de l'époque Albert Chauveau.
Une attention particulière pour les vitraux, signés du maître-verrier Alleaume.
En levant la tête, on découvre un joli plafond en lattes de châtaignier.
Quant aux deux piliers situés côté gauche en entrant, ils méritent le détour avec leur mystérieux encorbellement différent des autres...
En sortant du côté des "bistrots", on s'arrête afin d'évoquer la pierre babillarde...
Un coup d'oeil aux nombreuses gargouilles...
Et direction la rue Henri Quentin, non sans remarquer au passage un certain nombre de maisons pittoresques.
Arrêt sur l'un des 3 lavoirs de Bais, restauré au siècle dernier...

Nous effectuons ensuite une lente migration vers "le haut du bourg" avec observation des nombreuses "traboules" qui filent vers l'Aron... dont l'une débouche sur un autre lavoir à l'abandon.
Toujours en remontant, côté gauche de la route, deux niches avec statues s'offrent à nos regards.
Arrêt sur la place du Rochard, ancien "champ de foire", qui aurait été l'endroit où se trouvait une chapelle... un cimetière? Maintenant nivelée et rehaussée de hauts murs, cette place abrite le monument aux morts qui se trouvait naguère dans l'angle des routes du Mans et de Trans.
En contrebas on trouve l'arbre de la Liberté, planté en 1989, année bicentenaire de la Révolution.
Et on découvre le troisième lavoir de Bais.
Toujours en allant vers l'Est, nous arrivons devant l'imposant bâtiment bordant la route de Trans...
Datant du début du 20ème siècle et initialement prévu pour être une école de filles, il deviendra pour des raisons que j'ignore, l'école de garçons. Où j'occuperai également un des 3 logements de fonction de 1978 à 1988. Ce "privilège" me permettra de fournir quelques anecdotes aux participants, particulièrement sur le fait qu'on avait certes soigné la façade, mais qu'au niveau des instituteurs-locataires... c'était moins "brillant", puisque certaines pièces étaient totalement aveugles, sans fenêtres!
Ostentatoire bâtiment à la gloire de la République fière de sa loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat... qui, après avoir accueilli le collège public jusqu'en 1978, et suite à la mutation des élèves en 1994 vers un groupe scolaire tout neuf, verra sa destination changer totalement dans les années qui suivirent.
Grimpons maintenant la ruelle de la Chapelle.... où on ne trouve pas trace d'une chapelle... Non sans avoir fait remarquer que la maison qui fait l'angle a abrité autrefois des artistes peintres dans le café de madame Gruau, que les peintures murales sont encore visibles, et qu'il serait judicieux de les "mettre en conserve" via des clichés.
Arrivée devant ce qui était un prieuré... dont les racines remonteraient au Moyen-âge.
Equipé d'un four banal; géré par des membres de la famille Montesson.
Son histoire mériterait d'être mieux connue.
En face se trouve une curieuse maison...
Et la visite se termine avec des échanges informels entre les onze participants à cette fort intéressante visite.
Afin d'étayer ses commentaires, notre charmante guide les a souvent illustrés avec de nombreuses reproductions d'anciennes cartes postales.
Un grand merci à elle, qui a su rendre vivants ses exposés, sans avoir constamment recours à ses notes.
Baidicéens, nous n'étions que deux dans ce petit groupe. Dommage!
Mais si par hasard une prochaine animation voit le jour, n'hésitez pas...
Vous ne serez pas déçu(es)!
La visite-découverte de Bais vaut le détour!
Géocaching en grandes pompes
Vendredi 21 août, 17h12... je reçois un mail ainsi libellé:
Attention... nouvelle cache en vue du côté de St Thomas. Mise en place par Touchette53160 Junior.
Bernard, tiens toi prêt!
Auquel je réponds:
"Ok! Je surveille."
Puis quelque temps plus tard, j'envoie:
Le commandant "Couche-tôt" décide donc de reporter sa mission au lendemain.
Sauf que je reçois illico un SMS disant:
La cache est publiée sur le site depuis 6h15 ce matin!...
Ah? Les deux applis de mon smartphone ne me disent absolument rien.
J'allume alors le PC, et là, sur le site geocaching.com, je découvre:
Avec ces renseignements:
Ah, cette fois, elle est bien parue!
Mais pourquoi mon smartphone se montre-t-il totalement muet?
Sans même trop prendre connaissance du renseignement fourni, j'embarque mon appareil photo, et je file vers ce petit pont, que je connais, mais que l'on distingue à peine de la route.
Sans l'aide d'une quelconque appli, et sachant que nous sommes dans une zone où ça capte très mal... je tourne... et je finis par descendre dans le pré. (communal)
Où des traces d'herbe fraîchement couchée me conduisent... au pied du pont.
Je soulève quelques cailloux... je lorgne dans la muraille... sans résultat.
Et comme touchette 53160 n'habite pas loin, je décide de lui rendre visite.
Je suis accueilli par un grand éclat de rire...
"Ben quoi, tu faisais la grasse matinée? On s'attendait à te voir débarquer bien plus tôt!"
J'explique alors mes déboires matériels.
On m'offre un café... et la question tombe:
"As-tu au moins compris l'indice additionnel, ainsi libellé:
Vos pieds seraient plus heureux dans des bottes.
Ben euh... j'avoue que je suis parti un peu vite!
Et Touchette53160 d'ajouter:
"S'il n'y a que ça, on peut te prêter des bottes, c'est pas ce qui manque sur l'exploitation!"
Commence alors une cocasse séance d'essais, au cours de laquelle on aura bien du mal à trouver chaussure à mon pied; non pas qu'il soit trop grand, mais mon petit 39 déclenche l'hilarité... comparé à une paire de bottes fière de son 47"
J'obtiendrai toutefois un 40 au pied gauche et un 42 au pied droit.
En grandes pompes, vous disais-je.
Ainsi "armé", il ne me reste plus qu'à retourner au pont, tantouiller dans la flotte... découvrir facilement la petite boîte, et signer le logbook en première position.
Sans oublier d'immortaliser l'événement en compagnie de mon alter ego Alphonse Lagapette et de son actuel camarade en géocaching qu'est l'objet voyageur la Chouffe.
Avec cette nouvelle boîte, je "score" 365 caches.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui déposent ainsi des "trésors"... avec un clin d'oeil particulier à touchette53160 junior, qui semble avoir été complètement vaccinée au géocaching!
PS: il me semble que Touchette53160 Junior pourrait adopter cette formule:
Le géocaching, moi, ça me ..."botte"
L'arbre à vent
Le vent est parfois mon allié...
Lorsqu'il s'agit de faire évoluer mes planeurs en vol de pente, bien évidemment.
Mais ce n'est pas sa seule qualité.
Il me permet de mettre en ouvre des engins plus ou moins "utiles".
C'est ainsi que, grâce à ma petite machine Anet 8 qui permet de fabriquer des trucs en plastique, je construis petit à petit ce que j'appelle mon "arbre à vent".
Possédant depuis quelque temps un mât au sommet duquel trône un avion biplan... j'avais ensuite "greffé" une manche à air de style turbine, très colorée.
Et là, coup sur coup, j'ai installé quelques "branches" animées.
Les unes démarrent dès le premier souffle.
D'autres ont besoin que "Eole" se manifeste de façon plus soutenue.
Et quand on me demande:
"A quoi ça sert?"
A la façon du Papy Mougeot inventé par Coluche, je réponds malicieusement:
"A rien, c'est pour faire avancer le schmilblick!"
Les petits lapins
Quand on réside à la campagne...
Quand en prenant le petit déjeuner...
J'aperçois dans le pré voisin...
Vous ne voyez pas?
Allons, faites un effort!
Je vous propose donc un petit coup de zoom.
Toujours pas?
Ah, c'est vrai... Il faut avoir l'oeil un peu "rural"!
Et cette fois? c'est plus net?
Quelques toupets blancs qui gambadent!
Et voilà ce simple plaisir éprouvé par un campagnard... loin des villes et de leur tumulte.
Et se réveille alors un souvenir d'enfance, avec ce texte appris à l'école...
Les petits Lapins, dans le bois,
Folâtrent sur l’herbe arrosée
Et, comme nous le vin d’Arbois,
Ils boivent la douce rosée.Gris foncé, gris clair, soupe au lait,
Ces vagabonds, dont se dégage
Comme une odeur de serpolet,
Tiennent à peu près ce langage:Nous sommes les petits Lapins,
Gens étrangers à l’écriture
Et chaussés des seuls escarpins
Que nous a donnés la Nature.Près du chêne pyramidal
Nous menons les épithalames,
Et nous ne suivons pas Stendhal
Sur le terrain des vieilles dames.N’ayant pas lu Dostoïewski,
Nous conservons des airs peu rogues
Et certes, ce n’est pas nous qui
Nous piquons d’être psychologues.Exempts de fiel, mais non d’humour
Et fuyant les ennuis moroses,
Tout le temps nous faisons l’amour,
Comme un rosier fleurit ses roses.Nous sommes les petits Lapins,
C’est le poil qui forme nos bottes,
Et, n’ayant pas de calepins,
Nous ne prenons jamais de notes.Nous ne cultivons guère Kant;
Son idéale turlutaine
Rarement nous attire. Quant
Au fabuliste La Fontaine,Il faut qu’on l’adore à genoux;
Mais nous préférons qu’on se taise,
Lorsque méchamment on veut nous
Raconter une pièce à thèse.Étant des guerriers du vieux jeu,
Prêts à combattre pour Hélène,
Chez nous on fredonne assez peu
Les airs venus de Mitylène.Préférant les simples chansons
Qui ravissent les violettes,
Sans plus d’affaire, nous laissons
Les raffinements aux belettes.Ce ne sont pas les gazons verts
Ni les fleurs, dont jamais nous rîmes
Et, qui pis est, au bout des vers
Nous ne dédaignons pas les rimes.En dépit de Schopenhauer,
Ce cruel malade qui tousse,
Vivre et savourer le doux air
Nous semble une chose fort douce,Et dans la bonne odeur des pins
Qu’on voit ombrageant ces clairières,
Nous sommes les tendres Lapins
Assis sur leurs petits derrières.27 novembre 1888.
De la facétie des traducteurs en ligne
Il faut que je vous raconte.
Ce matin, comme la plupart des matins, je m'en vais faire un détour vers le site géocaching.
Pour "admirer" le parcours de mes deux objets voyageurs, l'un se trouvant actuellement au Nord des Pays-Bas après avoir parcouru 3775km, et qui doit prochainement s'envoler vers les Seychelles début janvier, l'autre étant arrivé depuis peu en Aquitaine avec 4298km au compteur.
Mais quand j'ai voulu ouvrir le site des caches lui-même, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir sur la commune de Saint Thomas de Courceriers, l'une d'entre elles nommée... Quatre à chanvre!
Vous ne voyez pas pourquoi?
C'est à mon avis fort simple!
Ayant récupéré le nom de cette cache qu'il croyait être en anglais, le "traducteur" automatique de Géocaching a interprété four à chanvre par... quatre à chanvre!!!
Four in british? C'est quatre en français.
Do you have understand?
Comique n'est-ce pas?

Comme quoi, si le géocaching compte dans ses rangs des personnages capables de proposer quelques petites surprises (hein Françoise?), le site lui-même n'est pas en reste!
Dois-je toutefois préciser que la "propriétaire" et gestionnaire de ces caches est une charmante britannique ayant déposé son sac de voyage depuis quelques années déjà dans la commune de Saint Thomas?
Peut-être que Géocaching a voulu lui adresser un clin d'oeil, n'est-ce pas Margaret?
Have fun!





























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