scenes de la vie rurale
Le Héron en patois mayennais
Dans la mesure où les habitants de mon village connaissent mon penchant pour ce fameux patois, il y a peu de temps, je me suis vu offrir quelques feuillets sur lesquels se trouvaient des fables de La Fontaine...
Elles avaient été rédigées par un ancien instituteur nommé Abel Royer. Je me suis donc amusé à les travailler afin de les lire aussi correctement que possible...
Et puis j'ai fini par enregistrer le Héron, que tout le monde connaît fort bien.
Mais j'ai éprouvé d'énormes difficultés d'abord au montage...
En effet, je n'ai pas réussi à faire en sorte que le texte apparaisse tout le temps sur la vidéo... plantage systématique!
Et quand il a fallu déposer le fichier sur sur le Net... ben ça n'a pas été non plus de la tarte.
Par conséquent, si vous voulez suivre le texte à l'écran... Il faut rester sur l'affichage du blog...
Bonne écoute!
Une virée à VTT du côté de Saint Thomas
Il faisait beau... Le ciel était parfois un peu couvert... et le vent quasi nul.
Où allais-je traîner mes bottes en pareilles circonstances? Disons... Saint Thomas de Courceriers! Cela faisait un bon moment que je n'avais pris cette direction.
Et forcément, cela démarre par la grimpette vers Trans. Mon moteur est donc sollicité d'entrée de jeu. (carte du circuit en fin d'article)
Les grands moulins à vent sont pour la plupart à l'arrêt, et les trouées de nuages laissent filtrer quelques rayons qui "colorent" les machines de façon curieuse... Du blanc étincelant au gris clair...
Arrivé en vue du village, je bifurque à droite vers Fief Garnier pour m'engouffrer ensuite dans le petit chemin creux.
Je m'arrête un instant devant le cairn près duquel se trouve une boîte du jeu de piste géocaching.
Et je débouche alors sur la route qui me conduit à la Petite Touche. Seule la chienne m'accueille, de façon très cordiale... comme les habitants du lieu savent le faire. Une chose me frappe: le sirop disposé sur la table extérieure, et le nombre de pièges à guêpes, particulièrement nombreux autour du tas de pommes...
Avant de quitter la ferme dont les propriétaires sont visiblement absents, je pose fièrement devant le petit moulin qui en marque l'entrée...
Un autre cliché pour signifier que nous sommes là en présence de "paysans bio"...
Et je remonte gentiment la pente en direction de la chapelle... où je trouve la boîte de géocaching complètement découverte...

Mais je ne trouverai pas un seul caillou susceptible de la camoufler...
Dans la descente, j'aperçois le four à chanvre situé sur l'autre versant de la vallée...

Je continue alors mon chemin pour me rendre à Courceriers...
Sauf qu'à un moment, je me retrouve coincé par une barrière délimitant une prairie... Etant donné que j'en vois une deuxième un peu plus loin, et que je n'ai aucune affinité pour le cyclo-cross, je décide prudemment de faire demi-tour. Ce sentier est donc praticable pour les marcheurs, mais pas pour les vététistes! Dommage...
Débouchant au lieu-dit "le Portail", je file vers le pont romain...
Quelques clichés, vérification que la cache est bien encore à sa place...
Et je reviens sur mes pas, si l'on peut dire.
Attiré par le sympathique bruit d'une roue à aubes, je descends un petit raidillon... et je découvre le moulin de Courceriers, tout près du château.
A nouveau, passage devant le Portail... un cliché... un poil travers... c'est la faute au guidon du vélo qui supportait l'appareil, et qui a tourné...

Et je remonte le versant de la vallée en direction du village. C'est là que j'apprécie particulièrement la présence d'électrons pour filer un petit coup de main... ou plutôt un coup de pédale.
Traversée de Saint Thomas... où l'on ne trouve plus aucune trace des épouvantails...
Mais encore et toujours une rue de la bourgeoisie!

Et alors que je suis presque au château d'eau de Trans... je m'apprête à croiser une camionnette, qui s'arrête... et dans laquelle se trouvent les habitants de la Petite Touche.
Au cours de notre brève conversation, ils m'apprennent qu'ils sont envahis par les frelons asiatiques... que leurs ruches souffrent énormément, et qu'ils cherchent en vain où pourrait se trouver leur nid. Voilà donc l'explication des pièges à insectes...
La suite du parcours sera relativement aisée... à tel point que je décide de tourner à droite pour grimper aux Batailles.
Tout là-haut, je jouis d'un panorama fort plaisant... d'où l'on aperçoit de nombreuses éoliennes, presque toutes à l'arrêt.
Une fumée monte d'ailleurs mollement à la verticale.
La descente vers Bais est un réel plaisir...
Et je rejoins mon point de départ avec pas tout à fait 30 kilomètres au compteur...mais peu s'en faut.
Sympa, non? 
Koitesse?
Mon voisin me montre la chose... Et me demande:
"À ton avis, c'est quoi?"
Sept cm dans la plus grande dimension...
Et d'après vous?..
.
Voilà qui me rappelle le bon vieux temps du concours Ouest-France où il fallait trouver la chose.
Ce n'était pas forcément un schmilblick.
Du style de Coluche à Cajarc...
"A quoi pensez-vous?
- A rien, c'est pour faire avancer le chimilimili..."
Ou encore:
"Je rappelle que le Schmilblick est un jeu, je rappelle que le Schmilblick est un œuf et un œuf ne fait pas de politique, allons voyons ! Hein ? Mais non, je l'ai pas dit.
Alors Simone, s'il vous plaît, candidat suivant ! "
En savoir plus sur https://www.paroles.net/coluche/paroles-le-schmilblick#gyO5hjez5s5Bkhfh.99
Mais cela suscitait bon nombre d'interrogations.
Avec réunions de candidats afin de discuter sur les différentes réponses envisageables.
Non, là, il n'y a rien à gagner... sinon la reconnaissance de mon voisin qui ne vous proposera même pas une mini-omelette.
Car il s'agit en fait d'un oeuf de poule!
A la coquille complètement cabossée...
Ce qui faisait dire à un autre de mes voisins que cette malheureuse poule devait souffrir d'hémorroïdes surdimensionnées!
Cet oeuf étrange a fini gobé...
Avait-il d'autre issue possible?
En VTT dans le bocage mayennais
Le ciel est clair, le vent totalement absent.
Et dans la mesure où le soleil brille, j'en profite pour enfourcher mon VTT électrique.
Direction l'Hôtellerie, La Chapelle au Riboul... et quand j'atteins la voie verte sur laquelle se trouvait la voie ferrée, je bifurque à droite direction Loupfougères. (détail et carte du parcours en fin d'article)
Mine de rien, cela monte gentiment, et de temps à autre, je pioche dans l'assistance.
Par deux fois, je croise des groupes de cyclistes plus tout jeunes... retraite sportive assurément.
Puis entrée à la gare... et virage à droite vers Champgenêteux... C'est nettement plus roulant.
Près du rond-point, je fais une halte afin de profiter des couleurs offertes par la jachère fleurie. Ce sont des champs sans genêts!
Et hop! A gauche toute, pour me rendre à Trans.
Près du plan d'eau, j'aperçois un oiseau de proie perché sur un piquet. Je freine, je sors l'appareil photo... je commence à zoomer... quand arrive un tracteur pétaradant, et... mon oiseau s'envole!
Un peu plus loin, je m'offre un petit arrêt devant un panneau... Le Mariage, Cuissebelle... Jolis noms, n'est-ce pas?
D'habitude si promptes à se mettre en route, même les éoliennes Enercon sont immobiles... Rare...

Poursuivant mon chemin, je tombe devant un panneau... dont je vous livre la teneur:
Retenez bien la date pour le mariage: apéros offerts (et c'est au pluriel) Où ça? A Belle Cuisse , voyons!
Et je débarque à Trans... Où pratiquant l'un de mes loisirs favoris, je me trouve dans la rue des?
Mon compteur affiche 25 kilomètres, et j'ai toujours les 5 barres de mon graphe indiquant la charge de la batterie... ce qui atteste un pédalage non nul de ma part. C'est à l'approche du 26ème km que l'une d'elles tombera... Mais j'ai encore dans la réserve à électrons largement de quoi revenir vers la case départ!
Il me faut dès lors signaler, et c'est plutôt sympathique: quand on quitte Trans, on sait que le plus dur est fait... car pour rejoindre Bais, on bénéficie d'un nombre intéressant de descentes.
C'est sans doute pourquoi, au cours de cette portion de circuit plus "relax", je vais m'amuser avec les ombres...
Quelque temps plus tard, je m'engouffre à droite dans le chemin creux vers la Haute Brosse. Passage devant le petit calvaire et ses troncs d'arbres noués...
Et quand sur ma gauche la haie se fait moins dense, je peux jouir d'un large panorama vers les Coëvrons, le Montaigu, la plaine d'Hambers, le bois du Tay....
Il m'est encore possible de retrouver un autre calvaire à l'entrée de mon lotissement.
Jouons avec la canne selfie... dont l'ombre se projette sur la croix de pierre!
Alors que ma virée va prendre fin...je croise trois marcheuses. Un petit arrêt... On papote...
Et je rejoins doucement mon "sweet home".
Avec au compteur 33 km... et la satisfaction d'avoir pleinement profité de la nature.
C'est-y pas mieux que de rester "cutté" devant sa télé... Vous ne croyez pas?
Mante... couleur menthe?
Ce matin, sur le mur de ma noble demeure...
Tranchant sur la couleur claire de l'enduit... un gros insecte vert. Accroché verticalement par ses griffes.
Vite, l'appareil photo, et je tente un gros plan
Mes connaissances en matière d'entomologie étant très "primaires", je ne vous garantirai pas qu'il s'agit d'une mante religieuse.
Mais en comparant avec des documents glanés sur le Net... il y aurait fort à parier que ce soit en effet une dévoreuse de mari.
Pour en savoir plus sur cet "adorable" insecte... suivez le lien ci-dessous
Les embarras de... Bais
Juste pour "rire" un peu...
Je voulais me rendre au Montaigu.
Sauf que devant moi se trouvait un gros camion, qui s'engagea... alors qu'un autre venait en face.
Bilan des courses?
Celui qui était normalement prioritaire a fini par mettre ses roues droites sur le trottoir... et avançant pas à pas... s'il n'avait été vivement alerté par les gens qui sortaient de la sépulture, il aurait emporté les enseignes du bar "le Rochard"!
Et le panneau "Ouest-France" avec! Qu'il a fallu vite fait reculer!
Heureusement, personne ne se trouvait sur le trottoir!
Mais face à ce mastodonte... J'imagine malgré tout la tête des gens sortant de la pharmacie . 
Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien dans nos campagnes?
Pris dans la nasse
Ah! Que peut bien cacher ce titre de la part d'un individu non pêcheur?
Episode pourtant très ponctuel dans ma vie de Baidicéen.
Figurez-vous que, des gens ayant trouvé que cela circulait un peu vite dans le bourg, on a décidé d'apporter quelques aménagement supplémentaires. A savoir, mise en place d'un "plateau ralentisseur".
Mais ces fichus travaux imposaient un coupure de la circulation... deux jours durant.
La population locale avait été avisée par voie de presse... des panneaux annonçaient ladite coupure et "proposaient" une déviation à chaque bout de la rue.
Mais vous connaissez tous le tempérament "joueur" du Français moyen.
Et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai vu débouler pendant deux jours une quantité industrielle de véhicules toutes tailles confondues.
Si paisible en temps normal, mon gentil lotissement n'avait jamais connu une telle animation!
J'ai donc pu pendant deux jours m'amuser(?) comme un petit fou.
Avec des automobilistes qui, bien que prévenus, et arrivant de Mayenne pour prendre la direction du Mans, se sont retrouvés "coincés" au bas de la rue Oy-Mittelberg.
Et que fait-on alors? Ben on tourne à gauche afin de tenter une sortie de la souricière...
Pour explorer à droite: cul de sac!
Pour explorer tour droit: cul de sac.
Pour virer à gauche vers le haut du lotissement, et redescendre en trombe... au point qu'à certains moments, c'était un encombrement pas possible au petit carrefour!
Et que dire de ceux qui arrivaient tout excités devant chez moi... qui pestaient au volant. Marche arrière brutale et redémarrage sur les chapeaux de roues.
J'ai alors cru bon de mettre ma propre signalisation.
Mais l'effet dissuasif tant attendu s'avéra quelque peu stérile...
Mardi matin, dernier jour des travaux, je me suis rendu sur le chantier...
Pour entendre un ouvrier fort mécontent: pensez que, enfreignant de nuit toutes les interdictions, un poids lourd avait totalement défoncé un regard qui venait d'étre réaménagé!
J'ai également vu des gens affolés sonner à ma porte en me disant:
"Monsieur, monsieur, aidez-nous! On est complètement pris au piège... on voudrait aller..."
J'ai à chaque fois répondu poliment à ces braves automobilistes que s'ils avaient suivi les consignes, ils n'en seraient pas là...
Et j'ai enchaîné, toujours avec le sourire, pour leur proposer une voie de sortie.
Ces désagréments ont toutefois satisfait des gens qui ont été tranquilles pendant deux jours.
L'un des riverains proches des travaux ne me disait-il pas:
"Ah, ben moi, si ça avait pu durer encore!
Imaginez: pas de camions bruyants, pas de mobylettes pétaradantes!
Une rue piétonne pour nous tout seuls!"
Pas sûr quand même que cela ait rendu service à tout le monde.
Parce que j'ai aussi vu des gens qui, pour se rendre à leur travail dans le haut du bourg, avaient été contraints de laisser leur véhicule sur le parking de l'église.
Comme quoi, on vérifie une fois de plus le vieil adage qui dit que c'est pas facile de contenter tout son monde!
Quelques clichés réalisés durant le chantier
Le corbeau et le renard en patois mayennais
Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez cette fable célèbre entre toutes.
Le corbeau et le renard...
Que voici tout de même en version originale:
LE CORBEAU ET LE RENARD
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Texte ô combien célèbre, qui fut mijoté à toutes les sauces.
Tout autant en argot qu'en divers patois locaux.
J'en veux pour preuve cette version, dite en patois du Bas-Maine, trouvée ici: http://granna.kazeo.com/le-corbeau-et-le-renard-en-patoi-mayennais-a121050368
Mais pourquoi évoquer cette fable?
Tout simplement parce que hier, je me suis retrouvé dans un repas réunissant des gens aux cheveux blancs... et que l'on m'a offert quelques textes dénichés dans le fond d'un grenier. (merci Nicole et Gérard)
Cinq copies rédigées par un ancien instituteur nommé Abel Royer, qui participa en son temps à la rédaction de divers ouvrages sur le patois mayennais, dont celui-ci:
Mais, pour honorer le don, je devais "réciter" l'un des textes.
Ce que je fis sans rechigner, bien sûr.
Et sur ma gauche... je savais qu'un certain Michel R. connaissait une autre version patoisante de ce texte.
Ce qui fut pour moi l'occasion de le mettre à contribution... sauf qu'il cala vers la fin... et termina son texte avec la version "officielle". Promis, juré, il réviserait sa leçon pour une prochaine prestation.
Mais à la relecture de cette fable offerte hier, je ne peux m'empêcher de savourer certaines expressions, ou tournures de verbes.
Ainsi:
Dans la peucq', al aveu un bio fourmeuge
Qu'a serreu bin dur pour point qu'i cheuge.
Traduction:
"Dans le bec, la coâ (le corbeau en patois) elle avait un beau fromage
Qu'elle serrait bien dur pour ne pas qu'il tombe!"
Qu'il tombe... qu'i cheuge!
le quelque peu désuet verbe choir, conjugué ici au subjonctif présent! Savoureux.
Ce même verbe que l'on retrouve un peu plus loin:
"Le renard, qui n'attendeu que d'le vâr cheulli...
Le renard, qui n'attendait que de le voir chu..." donc un participe passé.
Jolies survivances d'un temps où les patoisants utilisaient également le passé simple d'un façon délicieuse.
"Il s'appervechit..." Il s'approcha...
"I c'mencit..." il commença...
"La coâ s'redeursit..." le corbeau se redressa...
"Le bolo tombit..." le fromage tomba...
'I s'dépéchi..."
Vous dire que je me régale en relisant ces textes serait peut-être un joyeux euphémisme!
Vous souhaitant tout le plaisir qui est le mien.
Bonne lecture!
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En prime, quelques autres versions...
http://www.chblog.com/post/2005/12/20/268-le-corbeau-et-le-renard
https://www.youtube.com/watch?v=9aMYvI3D57A
Quand je monte au sommet d'une éolienne
Si vous avez suivi ce blog depuis un certain temps, vous savez que j'ai passé de nombreuses heures sur le chantier de construction du parc éolien de Trans/Courcité.
Que j'ai eu la chance d'entrer en contact avec ses responsables... qui, sans doute en remerciement des clichés réalisés, m'ont invité à l'inauguration.
Et, cerise sur le gâteau, on m'avait offert un bon me permettant d'aller jusqu'en haut de la nacelle.
Départ ce vendredi matin en compagnie de mon binôme Michel... mais le temps semble s'obscurcir... Des nuages rampants "dégueulent" des pentes du mont Rochard
Arrivée sur le chantier... salutations d'usage.
Et je fais la connaissance de Sabine Brousse avec laquelle j'ai échangé de nombreux courriels.
On me briefe sur les modalités, signature de quelques documents. Puis vient le moment de se harnacher comme il convient. Pire qu'un pilote de chasse avant un vol.
La taille des mousquetons est impressionnante... Et tout l'attirail qu'on nous met sur le dos commence à peser.
Et puis on me propose d'entrer dans la cabine d'ascenseur, une peu étroite, conçue pour deux personnes de taille pas trop importante.
Fermeture des portes... vérifications d'usage... et c'est parti pour sept minutes vers la dernière plateforme.
Il reste quelques marches à escalader pour se retrouver au coeur de la nacelle.
Il y règne une douce chaleur. Et je peux contempler les entrailles du monstre qui, extérieurement semble d'une simplicité et d'une pureté des formes en opposition à la complexité de l'intérieur.
Explications... questions de ma part... et par un petit trou, j'aperçois le hub soutenant les trois pales.
Puis mon accompagnateur ouvre les deux trappes... Nous montons chacun sur une traverse, et j'ai maintenant le torse hors de la nacelle.
Drôle d'impression que de savoir le sol 100 mètres plus bas... sol que malheureusement je n'aperçois pas du tout: la brume ayant envahi la contrée.
Dommage.
Mon guide me propose de réaliser quelques clichés. Pour ce faire, il sort complètement de la "boîte", s'empare de mon appareil photo que je maintenais attaché afin de lui éviter une chute fatale, et s'arrimant de crochet en crochet, il se dirige vers le gros radiateur.
D'où il effectue quelques prises de vue.
Il est temps maintenant d'envisager la descente.
C'est alors que je croise mon compère Michel qui vient d'arriver dans la nacelle.
Juste un petit mot sur les importantes mesures de sécurité qu'impose l'utilisation d'une éolienne.
C'est arrimage obligatoire, avec des ustensiles capables de soulever bien plus qu'un être humain... C'est obligation d'exercer une pression sur le bouton "marche" dans l'ascenseur, sinon, il s'arrête.
Ce sont des trappes à différents étages, comme dans les moulins à vent d'antan.
Et puis cet outil minuscule comparé au reste, ce cliquet anti-retour accroché à l'ensemble du harnais, qui se bloque en cas de chute à partir de l'échelle... et dont il faut apprendre le maniement. L'insérer dans le rail situé au milieu de l'échelle, le faire glisser...
Et puis c'est la descente.
J'y serais pourtant bien resté encore un peu plus longtemps, là-haut... Pour évoquer tout un tas de problèmes sur le serrage des "petits" boulons par exemple!
Ou la torsade de fils qui descend vers le sol... pour laquelle la nacelle n'a que trois tours à sa disposition sinon, ça va se tortiller un max.
Mais je ne peux pas non plus abuser de la patience des gens. D'autres attendent leur tour pour la visite.
Au sol, je vais retrouver les enfants de quelques écoles.
Et l'après-midi, j'assisterai à l'inauguration officielle en présence des élus et de madame la sous-préfète.
Voilà... Je suis rentré chez moi avec plein d'images... De magnifiques souvenirs...
Et avec toutefois un (petit) regret: ne pas avoir pu admirer le paysage à partir de cette magnifique tour d'observation qu'est une éolienne.






































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