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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

scenes de la vie rurale

Quand les buses attaquent

2 Juin 2019 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Mon attention a tout dernièrement été attirée par un article extrait de la presse locale.

Qui disait:

Depuis quelques jours, une buse attaque les joggeurs dans la commune du Pallet (Loire-Atlantique), au Pé de Sèvre. En cette période de nidification, elle chercherait à protéger ses petits.

Quand les buses attaquent

Ce qui m'a rappelé un épisode daté du 9 juin 2011...

Où, faisant évoluer un de mes planeurs près du mont Rochard, j'ai assisté à une attaque pure et dure de la part de ces rapaces, dont l'un est venu carrément à l'abordage.

Voir ici:

 

L'article précise  que ces oiseaux,  au demeurant inoffensifs pour l'homme,  peuvent avoir  une attitude agressive en période de nidification...

Cette fois, ce sont des joggeurs  qui en ont fait les frais...

" Une des victimes du rapace aurait été blessée près de l’œil. « Plus de peur que de mal, relativise-t-on à la mairie. Mais c’est assez impressionnant car la buse plonge et griffe la tête. ».

Toujours d'après le journal, la période de nidification devrait prendre fin d'ici à quelques semaines.

Et ce sont  les buses elles-mêmes qui subiront alors l'assaut des corvidés...  qui n'hésitent pas à attaquer les nids afin de prélever leur nourriture.

J'ai maintes fois été témoin de ces bagarres, particulièrement au pied du Montaigu...

C'est très spectaculaire et fort sonore!!!

Il m'est arrivé également d'observer le combat de corbeaux attaquant une buse qui transportait entre ses griffes une couleuvre encore vivante.

Et les assaillants finissent toujours par faire en sorte que,  alourdie par sa proie, la buse ne trouve son salut qu'en larguant le reptile!

La Nature a ses lois... 

Dura lex, sed lex!!!

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Les Bornes cavalières

22 Avril 2019 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie, #geocaching, #Billet d'humeur

Derrière cette dénomination de "Bornes cavalières" se cachent d'anciens panneaux de signalisation.

Souvent réalisés en fonte, ils étaient destinés aux cochers et autres cavaliers qui ne disposaient pas encore de Tomtom, Waze, Mappy ou Viamichelin.

Le Sud-Orne et le Nord-Sarthe ont eu l'heureuse initiative de les préserver, alors que ces plaques sont devenues très rares particulièrement en Mayenne.

C'est pour moi toujours très plaisant de les observer, là où je peux retrouver le nom que portaient autrefois des villages, tels que La Poôté , actuellement Saint Pierre des Nids.  Ou Prez en Pail que l'on orthographie maintenant Pré en Pail.

Ce long préambule m'amène à vous parler de ma découverte du jour.

Alors que je pratiquais mon activité nommée géocaching, je me suis retrouvé dans un village nommé Saint Rigomer des Bois.

J'ai trouvé ma cache sous les marches d'une entrée latérale de l'église, et au moment de remonter en voiture....

Les Bornes cavalières

Cette borne cavalière. A but pédagogique très certainement!

Où le voyageur à cheval apprend qu'il se trouve dans la Sarthe, à 51 kilomètres de la préfecture LeMans...

Dans l'arrondissement de Mamers (sous-préfecture) canton de La Fresnaye, pas encore dénommée Fresnay sur Sarthe! 

Mais, ce qui m'a surtout intrigué, c'est  la mention au bas du panneau. Admirez: 

Les Bornes cavalières

Et après avoir largement souri face à ce rappel sans doute préfectoral, je me suis posé la question de savoir à qui était destinée cette injonction de ne pas mendier!

Le cocher du haut de sa diligence?

Le cavalier à califourchon sur son cheval?

Le "manant" pédestrement véhiculé?

Toujours est-il que cette borne cavalière est pour moi la première découverte du genre.

Et que si je n'avais pas été conduit dans ce charmant village au clocher très particulier via le géocaching, jamais sans doute je n'aurais eu l'opportunité de tomber sur cette perle apparemment  très rare!

 

Clocher extérieur à l'église

Clocher extérieur à l'église

Compléments d'informations sur ce type de panneaux routiers, également dénommés plaques de cocher:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_de_cocher

 

Et plus particulièrement pour la Sarthe:

http://plaquedecocher.fr/plaques-communales-en-sarthe/

 

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Petits plaisirs

22 Avril 2019 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

Ce matin... vent totalement absent. Aucune éolienne ne tourne.
Et si je faisais décoller mon aile volante à partir de la zone en herbe qui se trouve tout en haut près de la chapelle du Montaigu?


Une petite marche... On admire le panorama.
On hume les bonnes senteurs... Et on jette.

Petits plaisirs


Le coucou envoie sa melopée.
Un pivert s'entraîne avec une arme automatique.
Un paramoteur vient survoler la zone. Effectue quelques tours au ralenti.. . puis repart vers l'est.

Viendrait-il de Courcité, aérobase de  Fléchigné?
Petit vol sans prétention avec mon aile à trois francs six sous...
Atterrissage aux pieds.


Arrivée de deux vététistes avec lesquels s'engage le dialogue...

Puis au moment de redescendre, je croise un groupe de promeneurs... que mon aile volante intrigue.

Nouveaux papotages...  Et comme un leitmotiv revient  le plaisir d'habiter notre bocage... si beau, si calme.

Puis, comme une sorte de conclusion,   on se dit que chacun prend son plaisir comme il l'entend.

A pied, à cheval, à VTT...

Sans jugement de valeur.
 

Petits plaisirs

J'entame cette fois pour de bon la descente vers le parking... en traversant le sentier au milieu de la pinède fort odorante.

Tiens, les chèvres destinées à "raboter" les fougères sont revenues!

Petits plaisirs

Et juste avant d'atteindre le parking, je jette un oeil sur le panneau qui vante les mérites touristiques de  notre petite contrée...

Petits plaisirs

Voilà, j'ai passé un peu de temps là-haut...  Je me suis accordé quelques menus plaisirs, j'ai rencontré des gens...

Ben quoi?

Elle est pas belle la vie?smiley

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On a changé d'heure...

31 Mars 2019 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Photo et poésie, #Scènes de la vie rurale

L'heure, c'est l'heure...

Avant l'heure c'est pas l'heure...

Et après l'heure...

En ce matin du dimanche 31 mars 2019, j'ai donc l'heur d'aborder le sujet apparemment épineux de ce fichu changement. 

Vous me direz que dans mon cas, ça fait longtemps que je vis à "mon heure", et que mon patron n'a pas l'air d'en pâtir!blush

Que je n'ai plus d'enfants aux horaires impératifs..

Que je ne suis pas tributaire d'animaux de compagnie, pas davantage que d'un quelconque NAC...

Alors?

Ben je me couche  quand je veux,  je me lève quand je veux, et je peux tout à loisir apprécier le calme de ma douce ruralité. Tant le soir que le matin...

 

On a changé d'heure...

Avec les vaches qui paissent paisiblement dans le pré contigu...

La chatte des voisins qui se relaxe sur notre composteur...

On a changé d'heure...

Le clapement du vol des pigeons qui effectuent de nombreux voyages avec un fétu de paille dans le bec... pour s'engouffrer dans le buisson aux grosses fleurs rouges...  Construction du nid oblige.

Avec un avion dont on ne perçoit encore que le sillage, parce que le son ne nous est pas encore parvenu jusqu'au sol...

On a changé d'heure...

Avec... 

Avec...

C'est dans ce biotope que je vis... calmement, posément...

Ni cénobite, ni anachorète...

Plutôt contemplatif...

Dans un environnement sonore d'un câaaaalme...

Voyez d'ailleurs ce qu'en dit  le sonomètre de mon smartphone.

 

On a changé d'heure...

Ah.... un trouble fête?    Lorsqu'un joyeux pivert lâche une rafale de coups le long d'un tronc... puis une autre... Rafale à laquelle répond un autre pivert dans le chêne situé un peu plus loin.

Et puis les trilles des oiseaux du bosquet attenant...

Une tourterelle au chant monotone...

Un coq à la voix éraillée...

Le lointain aboiement d'un chien...

Et moi d'écouter, de sentir, d'observer, de respirer à pleins poumons. 

Avec le maximum de sens en éveil.

Et le soleil continue de se lever...

On a changé d'heure...
On a changé d'heure...

Dans un ciel arborant une frange  moutonneuse... annonciatrice de petites pluies sans doute.

On a changé d'heure...

Parce que le soleil ou les nuages, ils s'en fichent royalement du changement d'heure des terriens!

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Lutter pour bouffer

26 Novembre 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Ce matin, je suis allé au Montaigu, comme souvent.

Il n'y faisait pas chaud, d'autant plus que le soleil tardait à dépasser la crête de la colline.

Mais juste avant de lancer mon motoplaneur, j'entends des piaulements...  ces  cris caractéristiques émis par les buses.

Scrutant alors le champ en contrebas, j'aperçois  deux oiseaux dont la couleur  et la forme se confondent avec les mottes de terre et les restes de maïs.  Apparemment, ils se restaurent d'un petit animal. L'ont-ils chassé? L'ont-ils trouvé mort?

Soudain, je vois arriver un corvidé.... qui se pose à quelques mètres du couple. Puis qui s'approche... lentement... La tonalité des cris change.  Des ailes se déploient. Reculade... Avancée... Et puis l'une des buses décolle.... filant se mettre à l'abri sur un chêne situé dans une une haie toute proche.

Corbeaux: 1-  buses: 0

La guerre d'intimidation continue entre les deux oiseaux restés sur le champ de bataille... quand une autre ombre noire rapplique. 

Les corbeaux sont  maintenant supérieurs en nombre...

La buse tente de résister... mais les  assaillants se montrent de plus en plus menaçants.

Semblant abandonner la "partie", le  rapace  finit par rompre le combat en décollant.

Les oiseaux noirs le prennent  en chasse. Et la buse  n'a d'autre solution que de  trouver refuge sur le chêne déjà occupé par son alter ego...

Débarrassé de leurs concurrents, les corbeaux retournent alors sur le terrain... où ils commencent à ripailler tranquillement en vainqueurs qu'ils sont.

Corbeaux 2,  buses 0

Et malheur aux vaincus!

J'ai vivement regretté de ne pas disposer d'un appareil numérique avec un zoom intéressant...

Mais le combat auquel  j'ai pu assister  pourrait  se résumer de la sorte:

"Lutter pour bouffer".

Pourtant, avant de propulser mon modèle dans les airs, je me suis posé la  question de savoir si la  situation dont j'avais  été le témoin n'était que l'apanage du monde animal...

J'en doute vraiment!

 

 

 

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Le festin de l'araignée

19 Août 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #photos, #Scènes de la vie rurale

Le festin de l'araignée

je vous ai dit que dans mon buisson courant sur le talus j'ai trouvé 3 araignées nommées "argiope".

 

Du style de celles décrites par wikipédia:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Argiope_frelon

Je m'en vais souvent leur rendre visite...

 

Et ce soir, je suis tombé sur l'une d'entre elles, qui était en train d'entortiller sa proie dans une sorte de "garde-manger".

Une proie quasiment aussi grosse qu'elle!

J'ai tenté de prendre tout ce petit monde en photo...

Mais je ne suis pas vraiment satisfait du résultat.

Vous pouvez toutefois apercevoir mon argiope en haut à droite du cliché... et sa réserve de bouffe légèrement en contrebas à gauche.

 

 

Avec le caractéristique stabilimentum, motif blanc de soie en zig-zag

Avec le caractéristique stabilimentum, motif blanc de soie en zig-zag

Bon appétit  madame Argiope!

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Au théâtre

8 Août 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

J’ai horreur d’attendre… j’ai horreur des salles d’attente...

Et pourtant.

Un type comme moi toujours aux aguets devrait apprécier ce lieu clos qui offre d’étranges situations.

Une sorte de théâtre, commedia dell’arte,  où les acteurs jouent un rôle souvent très naturel.

Au théâtre

 

Acte 1, scène 1

Hier après-midi, j’entre dans la salle d’attente du cabinet médical.

J’adresse un bonjour aux personnes présentes.

En face de moi, une maman avec son bébé sur les genoux.

Le bambin est très souriant, joueur.

Il me regarde, fait des mimiques, me tend son doudou, puis le retire brusquement.

Parfois, il demande :  « A boi... » (c’est vrai que nous sommes en période de canicule)

Et sa mère lui tend un récipient muni d’une paille.

De temps à autre, elle sort un brumisateur en bombe, et le gamin se délecte à chaque jet.

Puis il taquine sa mère, lui pince le nez, se retourne, me sourit…

Le jeu dure ainsi un bon moment…

 

Acte 2 scène 1

Arrive un couple visiblement âgé.

Qui adresse un bonjour poli, et qui s’assoit.

Quelques instants.

Et la dame me demande :

« Vous avez rendez-vous ?

- Oui.

A quelle heure ?

- Moins le quart. »

S’adressant alors à son mari :

« T’as vu, il est d'jà moins dix ! »

 

Acte 2 scène 2

L’homme entre alors en jeu, et jette à sa femme, sur un ton qui n'admet pas la réplique :

« Té tâ ! »

Je comprends alors qu’il lui intime l’ordre de se taire. (Tais-toi! En patois mayennais)

Et à chaque fois qu’elle cherche à démarrer une phrase, elle a droit au fatidique et insistant.

« Té tâ ! »

 

 

Acte 2 scène 3

Soudain, la femme clame :

« Faut qu’je vas pisseux ! 

- Mais t’as d’jà fait avant d’veni’ !

- Ouais, mais j’ai cor’ envie ! »

 

Elle se lève, prend la direction des toilettes…

 

Face à cette situation pour le moins inattendue… autant burlesque que douloureuse…

avec la jeune maman située en face de moi, nous échangeons un sourire discret, voire complice.

 

Quand survient l’un des deux médecins qui me demande d’entrer dans son cabinet.

 

Le rideau vient de tomber.

Unité de temps, unité d’action, unité de lieu.

Comme dans le théâtre classique.

En un espace de temps très court, je viens en effet d’observer au moins deux âges de la vie.

Son tout début, avec ce bébé rieur, qui ne demandait qu’à échanger et jouer. Ouvert à la vie!

Et puis ces deux personnes âgées, à l’hiver de leur séjour terrestre, enfermées dans leur lourd quotidien qui me semblait fort pénible à vivre.

 

J’ai revu par la suite les deux actes de ma pièce.

Et plusieurs fois.

 

Mais je revenais systématiquement à l’acte 1…

Plein d’espoir… lui !

 

 

 

 

 

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1 Août 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Photo et poésie

Cela faisait bien longtemps...

Bien longtemps  que nous n'avions quitté notre domicile... aussi longtemps.

Pensez! Trois semaines d'affilée. Avec notre fidèle caravane qui était restée sagement dans  son garage durant toute la saison 2016 et celle de 2017.

Nous avons séjourné à Erquy, au camping Saint Michel. Avec vue directe sur la mer, l'îlot St Michel et le cap Fréhel. Un décor de carte postale.

Mais tout a une fin, et il est parfois bon de retrouver son "home, sweet home".

Avec quelques petites surprises.

C'est ainsi que, en débarrassant le talus des ronces qui commençaient à le coloniser, j'ai trouvé... une argiope. Aussi pimpante que celles   qui y avaient élu domicile  en 2014.

http://bernardino.over-blog.net/2014/08/araignee-argiope-frelon.html

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Et au sommet du talus...  des trémières. Dont les graines sans doute poussées par le vent y ont élu domicile.

Et qui... miracle! ont échappé à la gourmandises des jeunes bovins du pré voisin.

Rappelez-vous:

http://bernardino.over-blog.net/2015/06/i-will-survive.html

Cette fois, elles se dressent fièrement... et cela durera le temps que cela durera.

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Petits plaisirs accompagnant notre retour dans nos foyers.

Et puis allez savoir si d'aucun(e)s ne vont pas être ravi(e)s que le scribouillard qui entretient ce blog ne se remette à l'ouvrage?

Have fun!

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Bonsoir, jeune homme!

8 Juillet 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale

Après avoir vaillamment poussé le caddie dans la supérette locale, je me retrouve forcément à la caisse. Passage obligé, n'est-ce pas?

Reconnaissant la jeune fille qui officie pendant ses vacances scolaires, je me penche un peu tout en lui adressant un jovial:

"Bonjour mademoiselle!"

Ce à quoi elle répond par un non moins jovial:

"Bonsoir, jeune homme!"

Le tout accompagné d'un malicieux sourire.

Et moi de renvoyer la balle avec:

"Ah, si je ne te connaissais pas, je t'aurais dit: Mais, on se  moque?"

Et sans se départir le moins du monde, elle continue le jeu de ping-pong en me lançant:

"Mais je savais qu'en vous saluant de la sorte, j'allais vous faire sourire... 

Parce que, vous pourrez dire tout ce que vous voulez, mais pour un homme de votre génération... hein...  Toujours  au courant des nouvelles technologies...  Votre smartphone à la main pour faire scanner la carte de fidélité du magasin... J'en connais pas beaucoup qui soient à ce point branché...

Et puis votre humour... celui d'un galopin...  l'esprit toujours jeune... celui d'un jeune homme en quelque sorte."

Pendant que les articles continuent de défiler devant la lucarne magique enregistrant leur prix,  je la laisse dérouler son argumentaire. Sous le regard amusé des deux personnes présentes sur la file d'attente et qui  semblent apprécier la scène.

Et... Moi, dans tout ça?

Ravi qu'une si jeune fille puisse ainsi me chambrer.

Faut dire que j'ai eu la maman en classe, ainsi que le reste de sa famille... son oncle, sa tante.  Ceci expliquant sans doute le fait que l'on me connaisse presque sous toutes les coutures...

 

 

 

 

 

Jeune homme?

Jeune homme?

Petit à petit, j'ai récupéré mes articles sur le tapis, les ai remis au fond du caddie...

Ma femme a payé l'addition... et je suis retourné à ma voiture, sans oublier auparavant d'adresser un espiègle:

"Bonsoir tout le monde..."  auquel je me suis empressé d'ajouter  un non moins espiègle:

"Et... bonsoir mademoiselle!"

Je me suis donc proposé de vous faire partager cette courte scène de la vie rurale... dont ont pu également bénéficier les quelques clients présents.

Avec cette question: Serait-ce possible en milieu urbain?  Permettez-moi d'en douter...

Mais merci à toi, souriante hôtesse de caisse intérimaire, merci  de m'avoir offert ces quelques instants... totalement  gratuits... et ô combien rafraîchissants!

Non monnayables,  et pour moi nettement  plus précieux que les points accumulés sur la carte de fidélité!

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Quand je joue avec la lune...

29 Juin 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale

.... à moins que ce ne soit elle qui joue avec moi!

Disons que je lui ai proposé qu'on joue ensemble.

Elle? Elle n'a apparemment pas refusé. Il lui suffisait juste de continuer son tranquille voyage dans le ciel.

 

Quand je joue avec la lune...

Moi? Me positionner en différents endroits afin de varier les plans!

Ce qui était d'autant plus facile qu'à 6 heures du matin, mon lotissement n'est habité que par les chants du coq voisin!

Quand je joue avec la lune...

Faut dire aussi que ma commune avait dû sentir le coup... puisque dès la conception de notre résidence, elle avait fait installer des lampadaires "lunaires". Vous savez, de ces boules sans doute à la rotondité parfaite, mais qui gaspillent leur énergie en éclairant le ciel... ce dont la lune n'a d'ailleurs absolument pas besoin! Et dont elle doit se moquer!

Toujours est-il que, profitant de la bénéfique fraîcheur matinale, je suis descendu dans la rue.

Et j'ai tenté d'aligner, de superposer...

Quand je joue avec la lune...
Quand je joue avec la lune...

J'ai même cru un moment que j'étais devenu un parfait équilibriste, comme au cirque!

Capable de superposer des boules,  sans qu'elles ne tombent...

Quand je joue avec la lune...

Et puis le sentiment d'une super maîtrise des astres commençant à m'envahir, j'ai tenté une éclipse partielle...   et même une éclipse totale!

Croissants de lune
Croissants de lune

Croissants de lune

J'ai cependant fini par comprendre que la lune devait être agacée par mon jeu.... jeu qu'elle ne maîtrisait pas,  et dont j'étais à ses yeux le seul manipulateur.

Allez même donc savoir si elle n'était pas jalouse de ma liberté de manoeuvre, elle qui est condamnée à utiliser toujours la même orbite, sans dévier d'un pouce?

C'est sans doute pourquoi,  avec la complicité d'une  légère brume matinale.. tout doucement, imperceptiblement, elle s'est rapprochée d'un rideau d'arbres....

 

Bye bye...

Bye bye...

Derrière lequel, elle s'est silencieusement,  magiquement, totalement... éclipsée!

Redevenant ainsi la seule maîtresse du jeu!

 

Facéties matinales?...

Inutilité du propos.

Futilités.

Qu'importe!

Merci Madame la Lune, pour les quelques minutes au cours desquelles vous vous êtes prêtée à mon jeu.

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