scenes de la vie rurale
Neige, ou n'ai-je pas?
Lorsque je me suis levé ce matin, j'ai admiré la campagne environnante enjolivée par un saupoudrage neigeux.
Dès lors, je me suis posé la question:
"Ai-je, ou n'ai-je pas l'intention de sortir?"
N'ai-je pas l'intention de laisser la trace de mes pas dans la neige?
Ai-je ou n'ai-je pas envie d'aller faire des photos?
J'ai fini par prendre mon courage à deux mains, et je suis parti vers le plan d'eau.
Où, passant du côté de la piscine, je me suis fort diverti à la lecture du panonceau...
Baignade interdite...
Un peu plus loin, quelques perspectives... Quelques autres images...
Et après quelques moments d'hésitation, j'ai décidé de faire le grand tour par les Batailles, en espérant bénéficier d'une couche de neige un peu plus épaisse.
Mais à la place des flocons espérés, je me suis vu offrir une petite pluie fine...
Du côté de la Chauvière, alors qu'une sorte de grésil tambourine sur la capuche de mon ciré, quelques oies m'ont salué à leur façon... pas toujours sympathique!
Un peu plus loin, le petit calvaire de granite semble se recroqueviller sur lui-même.
Transi de froid.
Par instants, l'éolienne de la Roche devient rutilante avec la complicté d'un menu rayon de soleil...
Et alors que mes godasses crissent joyeusement en jouant avec la fine pellicule de neige, déjà, dans ma cervelle... l'idée (ou pas?) de jouer avec mes... pas.
D'où viens-je?
Où vais-je?
D'autres ont sans doute eu la même idée, allez savoir?
A pied, à pneu, à patte...
Plus je me rapproche du point haut de ma balade, plus le vent d'Est s'insinue sous les pattes de ma casquette. Impression désagréable de prendre la bise en pleine face.
Ce qui m'oblige à m'abriter derrière ma visière... tout en baissant la tête, et en détaillant les traces de mes propres pas!
C'est en montant vers les Grandes Batailles que j'ai commencé à éprouver la soif.
Et là, comme par enchantement, alors que je venais de basculer dans la descente, une averse de neige est arrivée.
J'ai pris comme un jeu d'enfant le fait de "gober" les flocons qui se déposaient sur les lèvres... et je les ai "lichés" avec une profonde gourmandise.
C'est un peu plus bas, après la croix bancale, que j'ai pu assister à un spectacle inhabituel.
Sur ma gauche, au milieu d'un champ où trônait un imposant et odorant tas de fumier, des oiseaux marins jouaient avec le vent qui remontait la pente. Décrivant de jolies arabesques.
Poussés vers l'Est par le coup de vent annoncé, ces réfugiés climatiques venus des côtes bretonnes n'étaient pas les seuls dans ce champ.
Ils se disputaient l'espace avec des vanneaux... qui, poussés par le froid, descendaient sans doute du Nord.
Je peux vous assurer que la cohabitation n'était pas vraiment cordiale!!!
Certains oiseaux se livrant même à un combat aérien pour chasser les autres... jusqu'à ce que les vanneaux finissent par quitter le champ de bataille en rangs serrés.
Et puis je me suis laissé glisser jusque chez moi... Tel un gamin qui a picoré tout au long de son parcours des feuilles, des fruits, des odeurs, des bruits, des images...
En début d'après-midi, j'ai alors ouvert mon sac à malices, pour en extraire avec curiosité mes petits trésors... que j'ai visionnés "gourmandement".
J'ai trié (un peu... pas assez) parmi les nombreux clichés...
Après quoi je me suis collé devant mon PC, pour rédiger ce petit compte-rendu...
Auquel j'aurais pu ajouter quelques autres études de formes...
Dehors, la neige s'était déjà depuis longtemps transformée en pluie...
Neige plus...Neige pas... N'ai-je pas...
Mais dans ma cheminée crépitait une flambée bienfaisante.
Eolienne de Champgenêteux
Le chantier de l'éolienne implantée sur Champgenêteux avance.
Enercon E82, identique à celle de La Roche.
Les fondations en béton armé sont terminées.
De loin, on aperçoit une grue téléscopique.
Une camionnette de l'entreprise de montage est sur place...
Le gardiennage est fonctionnel. Gare aux chiens pour ceux qui voudraient se montrer téméraires! Ou alors entraînez-vous à courir le 100 mètres en moins de 10 secondes!!!
Côté matériel, les éléments du puzzle ne devraient donc pas tarder à arriver.
Pour ma part, j'attends avec impatience les longs camions porteurs de pales... avec leurs impressionnantes manoeuvres au carrefour de l'Aubrière... ou de la Boyère!
Afin de patienter, je vous propose quelques liens fort intéressants, qui permettent en particulier de découvrir l'intérieur d'une éolienne.
http://www.windservice.eu//galeria,4-gallery.html
https://www.youtube.com/watch?v=JcBxSpuw02A#t=229
https://www.youtube.com/watch?v=YFkjY1Q4Wug
Soleil d'automne, où es-tu?
Après avoir connu un septembre et un octobre plutôt favorables, nous abordions novembre avec des conditions nettement moins clémentes.
Il suffisait de constater mes statistiques sur Endomondo pour voir à quel point j'avais pu me montrer paresseux.
La faute au temps gris, à la pluie... et sans doute aussi à un certain manque de motivation de ma part.
Mais dis-moi, soleil, où es-tu?
Il s'avère tout de même que cet après-midi, j'ai fini par enfourcher mon VTT électrique afin de voir si je n'avais pas tout à fait perdu l'usage de mes jambes.
Mais de gros nuages d'un gris presque noir traînaient lourdement en raclant l'horizon, rendant l'atmosphère peu sereine...
Dans de telles conditions, à quoi bon prendre l'appareil photo?
Dans la montée vers Champgnêteux, les phares des voitures lançaient une lumière blafarde.
Mon éclairage à LED était là -en principe- pour que les conducteurs me voient...
Puis direction Hambers, Le Tay.
Ensuite à droite, vers la Guinebaudière...
Au carrefour, je prends tout droit, Grazay.
Par places m'arrivent des odeurs de bois brûlé... douces senteurs émanant des cheminées avec des nuances diverses.
Sauf à un endroit, où je me suis fait carrément agresser par l'âcreté de matières plastiques qu'on cramait!
Direction Jublains, via la charmante Chapelle de Doucé...
Et petit à petit... je rêve?
Mais non! Le soleil a dû entendre ma complainte.
Les nuages daignent peu à peu m'offrir quelques petits arpents de ciel bleu.
Lentement, timidement...
Jusqu'à ce que le paysage qui me semblait atrocement lugubre prenne des tons chauds.
Des couleurs tentantes, de celles qui me font stopper pour effectuer quelques clichés.
Sans numérique, ce sera donc mon smartphone qui sera mis à contribution...
Quelques kilomètres...
Et le soleil se montre encore un peu plus vaillant.
Autres clichés sur le bord de la route.
J'arrive au petit pont du Consent.
C'est un chêne majestueux qui m'offre l'occasion d'effectuer une autre pause...
Et puis soudain, je prends un flash dans les yeux!
J'ai le soleil pile derrière moi, et il tape comme un malade sur mon rétroviseur!
J'enfourche à nouveau mon fier coursier, et dans la grimpette menant au moulin de Lingé, mes narines sont tentées soit par les relents de fumier, soit par l'odeur aigrelette des choux du champ voisin...
J'arrive à Hambers.
La quiétude du plan d'eau est troublée par les rugissements d'une tronçonneuse.
Une halte pour se désaltérer, et je file maintenant vers Bais.
Sur ma droite, j'aperçois la masse du Montaigu qui s'obscurcit à nouveau.
Passage devant le château de Montesson, toujours aussi majestueux...
Et retour à la maison...
Pour assister à un magnifique feu d'artifice.
Comme quoi, contrairement à ce que j'avais pu craindre, le soleil est toujours là!
Première Montée Historique du Montaigu voitures
Ce dimanche 27 juillet se déroulait la première Montée Historique du Montaigu. (MHM pour les initiés)
Contrairement à ce qui avait été le cas pour la MHM Motos il y a 15 jours, et pour des raisons que j'ignore, les "concurrents" n'empruntaient pas le "traditionnel" parcours dont le départ était donné à Bais.
Tout se déroulant à Hambers, j'ai donc enfourché mon petit vélo et j'ai parcouru quelques kilomètres pour arriver au coeur de la bourgade.
Le "Service d'ordre"
-très bon enfant- était assuré par des membres du Conseil Municipal, monsieur le Maire en tête.
J'apprenais alors que le parking "concurrents" était situé sur le stade, et que le parcours empruntait la route menant vers le carrefour du Tay/Champgenêteux sur environ 2km.

Un petit tour au stade, pour découvrir qu'il n'y avait aucune monoplace, mais une grosse majorité de Renault: y compris de la 4 CV customisée avec roues en alliage!
Quelques jolis modèles d'Alpine paradaient, en bleu, en blanc ou en rouge...
De nombreuses R8 étaient également là, rutilantes!
Ah, la R8, ma seconde voiture (pas Gordini quand même)
Achetée neuve pour remplacer ma vieille Dauphine à bout de souffle.
Nostalgie... nostalgie!
Et puis j'ai eu droit à quelques images cocasses quand un groupe de cyclistes s'est mis à dépasser les véhicules pétaradants... il faut dire que les "bolides" roulaient vraiment au ralenti afin de pénétrer sur le stade!
J'ai voulu ensuite aller voir l'arrivée.
J'ai donc emprunté la route qui mène au bois du Tay, puis la D35 à droite, et encore à droite entre les éoliennes 3 et 4.
Après quelques pourparlers très cordiaux, un homme muni de deux drapeaux m'a autorisé à grimper le long du talus en bordure du champ de maïs.
(Ne se plaignait-il pas d'un manque de médiatisation de l'événement? Ce à quoi je lui répondis: si j'ai pas de photos à mettre dans l'article de mon blog, faudra pas vous plaindre... argument qui, semble-t-il, a fait mouche!)
C'est alors qu'avec les "moulins à vent" en arrière-plan, j'ai eu tout loisir d'en prendre plein les yeux et plein les oreilles, surtout au passage d'une voiture très colorée dont je vais évoquer "le moulin" très bientôt!
Parce que au moment où ce groupe de voitures a voulu redescendre sous la protection du directeur de course... elle manquait à l'appel!
J'ai là encore été autorisé à aller voir... et j'ai découvert un capot soulevé.
Quelques tours de clés à pipe... Un petit coup de chiffon par-ci par-là, y compris sur la route pour enlever les traces d'huile.
Et quand le second groupe de véhicules a pu redescendre à Hambers, elle a emboîté le pas, toujours en pétaradant et lâchant une grosse fumée à travers des échappements très "spéciaux", voire diaboliques. N'arboraient-ils pas un auto-collant indiquant "Devil"... Diable en anglais!
Or donc, à l'issue de cette matinée passée à Hambers, si je devais dresser un bilan à propos de la Première Montée Historique du Montaigu voitures, je dirais combien je regrette la non-utilisation du "circuit historique".
J'ai davantage eu l'impression d'assister à un rassemblement de "collectionneurs avisés", même si dans le lot certains véhicules participent régulièrement à de véritables compétitions.
Il suffisait de s'approcher des groupes de pilotes pour comprendre le plaisir qu'ils éprouvaient à se retrouver.
Un thème renvant très souvent dans les propos: Le Mans Classic!
Mais certains organisateurs m'ont affirmé que, après ce coup d'essai, ils feraient tout pour que la course de côte du Montaigu réintègre son parcours historique le plus tôt possible... avec le désir de s'associer à la MHM motos.
Souhaitons-leur bonne chance...
Ce qui permettra(it) aux habitants du lotissement du Montaigu à Bais d'en prendre "comme dans l'temps":
- plein les yeux,
- plein les oreilles,
- et aussi plein le nez, en raison des relents d'huile de ricin!
Retour vers le passé... Regard dans le rétro... il y a même une 4CV... sur le T-shirt du photographe!
Davantage de photos ici:
http://bernardino.over-blog.net/premiere-montee-historique-du-montaigu-voitures-photos.html
PS: j'ai reçu quelque temps plus tard ce message.
"Je précise que c'est une R8 Gordini jaune et violette, et c'est le joint de cache culbu qui s'est fait la malle. C'est mon pote Nelson. Exact, je fais de la compét avec la 310. Merci pour ton reportage et photos."
J'avais pris cette voiture pour une Simca 1000...
Dont acte.
Davantage de photos ici:
http://bernardino.over-blog.net/premiere-montee-historique-du-montaigu-voitures-photos.html
Propos asiniens...
Ce n'est pas la première fois que, dans le but de rattraper la voie verte aménagée sur l'ancienne voie ferrée, j'emprunte la route qui va de Bais à La Chapelle au Riboul via le village de l'Hôtellerie.
Et systématiquement, je passe devant un panneau dont je me dis:
"Bernard, il faut que tu le prennes un jour en photo... avec toi devant!"
Voilà, c'est fait!
Il est vrai qu'à propos d'ânerie(s), je ne suis sans doute pas le dernier à en faire, surtout quand on pédale sur la route de La Chapelle aux Bouris... (ainsi est couramment déformé le nom de ce charmant village!)
N'oubliez pas non plus que je vous ai dernièrement entretenu sur les fameux ânes du Poitou!
Toujours est-il qu'après avoir pris mon cliché, je me suis fait une autre ânerie, en roulant!
Et j'ai enfin bifurqué sur la voie verte, direction La Chapelle au Riboul/Marcillé la Ville.
Où j'ai encore tourné à gauche vers Grazay.
Ce qui m'a donné l'occasion de m'arrêter face au château de la Cour (XVIème siècle)
Traversant Grazay, je pointe ma roue avant en direction de Jublains.
Avec un petit arrêt à la coquette chapelle de Doucé...
Et on continue vers Hambers.
Sauf qu'aux environs de la Saulaie -et sa fameuse grimpette-, je passe devant la carrière de sable.
Là, je me livre à une autre ânerie.
"Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus!"
(La Marseillaise, septième couplet)
En ce qui me concerne, cela fait déjà un bon moment que j'ai quitté la carrière... d'enseignant, et que je ne m'en porte pas vraiment plus mal!
A l'entrée d'une forêt, je m'arrête pour escale technique, et... ça "vouzoune" de partout!
Vers les Trouaillères, mon regard est attiré par un champ rempli de bottes de paille: des "rondes", comme maintenant, mais aussi des "cubiques", comme dans le temps!
Sur un même espace...
Aurait-on utilisé deux botteleuses différentes?
Et m'approchant d'Hambers, je découvre sur ma gauche un charmant plan d'eau, oasis de paix et de verdure.
Je traverse Hambers, et je me glisse alors dans "l'allée couverte" qui me conduira au Montaigu, via La Chesnaie.
Arrêt au parking, pour admirer le panorama vers Evron/ Gué de Selle...
Quant à la dernière partie du trajet, elle se chargera de me réserver de bien "jolies" surprises! Des âneries en quelque sorte!
Cette flaque est colossale, et encombrée de souches: il me faudra donc la contourner par la droite, via un raidillon sans doute "fabriqué" par les "quadistes"... qui n'ont pourtant -en principe- pas le droit d'utiliser ce chemin.
Puis la Haute Beucherie, la Beslière, et descente finale vers Bais.
Mon compteur affiche 35 km... alors que l'atmosphère monte gentiment en température... et que dans la soirée, c'est peut-être le ciel qui pourrait nous faire des âneries orageuses dont il a le secret!
Imaginez, un orage asinien!
Je suis maintenant arrivé au terme de mon petit exercice de rédaction, mais je ne vous infligerai quand même pas une "signature" que d'autres ont déjà utilisée, à savoir:
"Mémoires d'un âne!"
Bernardino, l'asinien de service!
Nettoyer des pales d'éolienne
Figurez-vous que j'étais parti pour une assistance informatique chez mon ami Michel.
De l'endroit où il réside, on a une vue imprenable en direction de l'Ouest.
Et pendant qu'on dégustait une petite boisson sur la terrasse... que vois-je au loin?
"Dites-moi, je ne rêve pas? On dirait qu'il y a un gros bidule de pendu sous l'éolienne Hambers4...
- Heu, tu crois?
-Ben, si... il me semble... "
Michel s'en va quérir ses jumelles, et celles-ci passent de z'yeux en z'yeux, Maryvonne et sa petite-fille confirmant qu'un gros panier est suspendu à des filins.
Il n'en fallait pas davantage pour aiguiser ma curiosité.
Je me suis donc très rapidement - et néanmoins poliment- éclipsé, pour faire un détour via ma noble demeure et récupérer mon numérique à gros zoom.
Je vous livre donc le résultat de mes prises de vues.
Vous pourrez apercevoir des ouvriers astiquant une pale, l'un d'eux possédant même un jet haute pression.
Pas banal, n'est-ce pas?
Vous aurez peut-être remarqué l'astucieux sytème qui permet au "panier" de "coulisser" sans dévier le long du mât. (Les filins doivent sans doute aussi contribuer à la stabilité du système)
Mais il faut aussi observer avec attention le fait que, dans la mesure où le plan du rotor est incliné de 7° par rapport à la verticale, le "panier" doit s'éloigner de plus en plus du mât au fur et à mesure de la descente.
PS: qui a dit que j'avais toujours les yeux à traîner partout?
Ps2: une vidéo récupérée chez kaeufer.de
http://www.kaeufer.de/index.php?section=windkraft
https://vimeo.com/9317576
Exemple de pales avant nettoyage
Sur le chemin montois
Oyez, bonnes gens!
Le journaleux et son remplaçant

La quête du Graal...
Que je vous raconte...
Une journée bien ordinaire
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