scenes de la vie rurale
A propos du débit Internet...
Y'a pas que les facteurs !
Il était un temps encore pas si lointain où les facteurs desservaient les campagnes avec pour seul moyen de locomotion le vélocipède.
Maintenant qu'on les désigne sous le gentil vocable de « préposés », ils quadrillent la ruralité avec des petites voitures jaunes.
Quelques « privilégiés » ont toutefois été équipés de véhicules électriques… dont le « facteur » qui passe chez moi et qui, vantant les qualités de sa bicyclette jaune, escalade joyeusement les pentes de mon village.
Je partage avec lui un moyen de locomotion identique… un VTT à Assistance Electrique, qui me procure de bien belles e-Motions !
(Voir autres articles de ce blog)
Cependant, il en est une dont je me serais volontiers passé.
Figurez-vous qu'hier, empruntant le circuit « VTT » n° 1 du côté de Chalinargues, je m'apprête à traverser un hameau.
D'une cour de ferme, je vois alors surgir un chien, qui se met à aboyer, me laisse passer, continue d'aboyer...
Jusqu'à ce que tout à coup, je sente des crocs qui, tel un étau, se referment brutalement au bas du mollet gauche.
Suite à quoi, je profère je ne sais trop quels jurons, tout en maudissant ce sale clébard de m'avoir ainsi agressé.
Le fermier redescend précipitamment de son champ, alpague le chien et lui fiche une rouste mémorable.
Sa femme sort de la cour, et me demande ce qui s'est passé.
Mais elle comprend vite.
Tous deux se confondent en excuses, et me demandent d'entrer à la maison.
Là, ils vont me désinfecter les plaies - heureusement superficielles-, m'offrir une boisson fraîche, se re-confondre en excuses.
Et lorsque j'ai enfin repris mes esprits, ils me donnent leurs coordonnées au cas où…
Ma virée prend dès lors une tout autre tournure, et je n'ai qu'un objectif : rentrer au camping le plus tôt possible.
C'est donc la première fois que je me fais agresser par un chien… et je repense à la phrase du fermier :
« J'comprends pas… Y'a pas 5 minutes, trois cyclistes sont passés, et mon chien n'a pas bronché... »
Ajoutant avec un semblant de pointe d'humour :
« Doit y avoir chez vous quelque chose qui ne lui a pas plu... »
Ben voyons !
Mais cette petite phrase n'a cessé de me trotter dans la cervelle… jusqu'à ce que ma femme me dise.
« Te souviens-tu quand nous campions à Cahors… certains soirs tu faisais évoluer un petit modèle électrique… et les chiens des alentours se mettaient à hurler... »
Mais c'est vrai !!!
Poussant la réflexion un peu plus loin, nous nous sommes alors posé la question de savoir si ces fichus moteurs électriques n'émettraient pas des ultra-sons qui perturbent les chiens…
Hypothèse actuellement sans réponse.
Mais mon mollet se moque bien de l'existence des ultra ou des infra-sons… lui !
Une chose est toutefois certaine : lorsque juché sur mon vélo j'apercevrai prochainement un chien, je couperai prudemment l'assistance électrique !!!
Sait-on jamais ?
Toi l'Auvergnat...
Mon titre ne vous révélera rien pour l'instant… Il vous suffira juste d'être un peu patient, n'est-ce pas ?
Cela fait donc déjà quelque temps que je séjourne dans le Cantal, sans objectif particulier si ce n'est d'y passer de bons moments.
Et je dois dire que je ne suis pas déçu. Pour plusieurs raisons d'ailleurs.
Au premier rang desquelles je voudrais une fois de plus dire tout le bonheur que j'ai de posséder un vélo à électrons !
En effet, ce fier coursier me permet de quitter la vallée et d'escalader les pentes qui vont me conduire sur les planèzes.
Où il m'est possible de « renifler » toutes les senteurs qui s'offrent à moi.
Cela va de la forêt de feuillus en passant par les pinèdes.
Sans oublier la palette qu'offre le regain des foins en partant de l'herbe fraîchement coupée pour finir avec la blondeur de l'herbe vraiment sèche. Avec toutes les tonalités intermédiaires.
Levant parfois les yeux vers le ciel, j'admire les harmonieuses spirales décrites par les oiseaux de proie.
Ce qui me contraint à stopper ma bécane… béatement.
Quant aux différents paysages…
Si vous ne connaissez pas la région du Puy Mary, c'est un manque qu'il vous faudra combler au plus vite.
D'autant plus qu'on y fait parfois de bien belles rencontres.
Dimanche matin…
Je suis parti en direction de Farges.
Puis Chavagnac.
C'est dans cette portion de circuit que je m'arrête.
D'une part pour me désaltérer, et d'autre part afin de faire le point sur l'itinéraire que je vais prendre pour rentrer au camping.
Je vois alors sortir un homme, qui me dit spontanément bonjour.
Je lui réponds, et il me demande :
« Seriez-vous perdu ?
- Non, non…
- Mais si je peux vous être utile…
- C'est très gentil à vous, mais je vous assure…
- Même pas un peu d'eau fraîche ?
- Ah, c'est pas de refus ! »
Il me fait signe de monter vers sa cour
Je lui tends ma bouteille… qu'il refuse en me disant :
« Mais non, entrez donc... »
Et me voilà introduit dans sa maison qui, comme bon nombre des bâtisses ce cette région, arbore au-dessus de la porte sa date de construction : 1861.
Et là, je me trouve plongé fin du 19ème siècle.
Au sol de grandes dalles disjointes.
Une vaste cheminée dont la fumée a patiné les murs ainsi que le mobilier.
A part le grand écran plat de 140cm… rien n'a dû vraiment changer.
Sa femme me remplit la bouteille.
J'adresse mes plus vifs remerciements.
Et nous entamons la conversation.
La pluie, le beau temps, la rudesse de l'hiver dernier qui les a bloqués chez eux plusieurs jours durant.
Et mon hôte de me demander :
« Vous allez où comme ça ?
- Ben je vais rentrer à Murat.
- Mais vous allez jamais y être rendu pour midi !
- Vous croyez ?
- Je crois que ça va pas être facile, d'autant plus que si vous passez par Fortuniès, ça continue de grimper. »
Et là, arrive la phrase qui va me scotcher.
« Dites-moi, vous voulez pas manger un petit quelque chose ? Ça vous donnerait des forces pour continuer votre chemin... »
Quelque peu hébété par une telle proposition, j'ai décliné poliment l'offre.
Et le monsieur d'ajouter :
« Ben si vous repassez par là, et que vous avez besoin, arrêtez-vous... »
J'ai salué mes interlocuteurs.
J'ai enfourché mon VTT.
Mais depuis un certain temps déjà trottait dans ma cervelle la chanson de Brassens :
« Toi l'Auvergnat qui sans façon... »
En ces temps où certains déplorent un égoïsme galopant, je me suis dit qu'il était extraordinaire de rencontrer des gens prêts à vous offrir l'hospitalité… sans idée de spéculer ou d'en tirer un quelconque profit.
Oui… Toi l'Auvergnat.
Quand tu mourras.
Quand le croque-mort t'emportera.
Qu'il te conduise
A travers ciel
Au Père Eternel !
Frelon asiatique... pique... pique...
Lundi soir, mon téléphone sonne:
"Dis-moi Bernard, si tu veux observer des frelons asiatiques de près, tu viens voir sous mon cabanon de jardin... Le nid fait actuellement la taille d'un gros pamplemousse.
- Ok à demain matin!"
Ce mardi, me voici donc parti par un dédale de petits chemins qui serpentent au milieu de jardinets.
Moi qui suis Baidicéens depuis un bon nombre d'années, je n'avais jamais exploré ce coin!
Etonnant, non?
Et en compagnie de mon "informateur", je découvre...
"Approche si tu veux..." que me propose mon comparse...
"Heu, moi, j'préfère jouer du zoom...
- Attends, je vais secouer le bidule avec un manche, ça va les faire sortir!"
Ben ça les a fait sortir en effet...
Et tout ce petit monde de vouzouner... jusqu'à ce que j'entende:
"Ah la vache, y'en a un qui m'a piqué à la paupière!"
De fait, on aperçoit un petit point rouge... mais ça ne gonfle pas.
C'est alors que mon compagnon ajoute:
"J'avais l'intention de les zigouiller, mais là, ça va pas être long!!!"
Pour ma part, j'ai quitté prudemment les lieux, et toujours muni de mon appareil numérique, j'ai emprunté la rue Oy-Mittelberg, où j'ai eu tout loisir de m'approcher des trémières... et de leurs occupants... sans prendre le moindre risque.
Parce que les frelons, qu'ils soient asiatiques ou non, moi, j'aime pas très!!!
Chacun ses goûts, n'est-ce pas?
PS: en cours de journée, je me suis préoccupé de la santé de "mon piqué".
M'apprenant qu'il avait dû consulter le médecin parce que le pourtour de l'oeil avait beaucoup gonflé... on lui a prescrit un traitement à base de cortisone...
Plusieurs heures après la piqûre, la douleur ressentie était "non négligeable"... voire importante.
Comme quoi... Il convient de se méfier de ces bestioles!!!
I will survive...
Juste dans l'axe des pattes de devant, que voyez-vous?
Quelques trognons, n'est-ce pas?
Ben, il y a encore quelques minutes se dressaient là 3 ou 4 fières hampes de trémières.
Vous me direz: "Mais quelle idée de pousser à cet endroit si accidentogène pour une fleur?"
J'en sais fichtrement rien...
Quand je pense à d'aucun(e)s qui ne parviennent pas à en faire pousser sur leur terrain.
Bref, la bestiole a bouffé la feuille, l'argent de la feuille et la trémière qui va avec.
Amen!
Le texte dont vous venez de prendre connaissance figurait dans un mail que j'avais adressé en privé à quelques-uns de mes correspondants habituels... il y a quelques jours.
Mais, non contentes d'avoir décapité mes trémières, les bestioles sont revenues une nouvelle fois à la charge quelques jours plus tard, pour ne rien laisser du tout de la cépée du haut... et ratatiner un tout petit peu plus bas ce qui témoignait encore du carnage précédent.
Quelques jours s'écoulent encore...
Et ce matin, que vois-je?
Tout au bout d'un manchon décharné, une timide fleur rose, unique rescapée du massacre.
Ben faut avoir envie de vivre!!!
Non, c'est même pas avoir envie de vivre, c'est montrer sa volonté de survivre.
D'où mon titre: I will survive!
Mais pour combien de temps encore?
https://www.youtube.com/watch?v=PNDl41HfvxI
Ah.... Si je pouvais faire en sorte de sauver cette fleur...
/https%3A%2F%2Fwww.paroles-musique.com%2Fartiste%2Fphoto%2Fg%2Fgloria_gaynor-2671.jpg)
Traduction Gloria Gaynor I Will Survive lyrics - traductions musique
Traduction de I Will Survive - Gloria Gaynor Visiteurs (Jour/Sem/Mois)3 - 14 - 447 Fiche traduction I Will Survive Gloria Gaynor lyrics Langue : Réseaux : Autres traductions de Gloria Gaynor #1 par
http://www.paroles-musique.com/traduction-Gloria_Gaynor-I_Will_Survive-lyrics,t25115
Epilogue...
Il était une trémière...re..
Et ron et ron petit patapon
Il était une trémière...re...
Qui finit dans l' bedon don don
Qui finit dans l'bedon
Et en tendant l'oreille, on pouvait entendre près du bedon, une petite voix étranglée qui disait:
Badineries florales et butineries...
Je suis allé faire évoluer un de mes planeurs sur la butte de la Roche.
Vent de Sud à Sud-Ouest, chaleur importante, au point que les jeunes bovidés qui viennent d'habitude systématiquement à ma rencontre sont restés planqués à l'ombre d'une haie.
Et au moment de ranger mon modèle dans le coffre...
Un insecte butine sur une fleur de chardon
Je sors mon smartphone que je colle au ras, afin d'obtenir le plus gros plan possible...
Et voilà ce que ça donne:
Et comme il y avait d'autres fleurs sauvages juste à côté, je vous propose une deuxième séquence:
Les épouvantails de Saint Thomas de Courceriers
Saint Thomas de Courceriers? Vous connaissez?
Je vous pardonne de ne pas le connaître, mais à l'approche de l'été, ce village du Nord-Est mayennais voit naître de bien curieux personnages.
Que l'on trouve dans le bourg...
Mais également le long d'un parcours fléché...
Chaque personnage est affublé d'un numéro... et lors de ma visite ce 21 juin, j'ai répertorié presque un soixantaine "d'épouvantails".
Le théme choisi pour cette saison 2015 était la musique.
On a donc pu voir nombre de trompettistes ou de violonistes.
Mais également un chef d'orchestre... une danseuse...une gitane..
Et quantité de guitaristes.
La suite en images ici:
Comptez toutefois sur une distance d'environ 5 km si vous voulez faire le tour de tous les personnages.
Bonne balade!
Dans le même esprit, il y a quelques années à Villeneuve les Maguelone, un parcours pédestre ou cycliste, avec des "épouvantails animés", certains par le vent, d'autres par les visiteurs eux-mêmes... qui, en actionnant une manivelle ou tout autre mécanisme, mettaient en route de la musique, remplissaient une chasse d'eau...
Eolienne de Champgenêteux pose d'un élément du mât
En ce mardi 27 janvier, je suis allé voir ce que devenait le chantier concernant "l'éolienne-soeur" de celle de la Roche.
Mais comme l'accès est particulièrement difficile et lointain, je suis parti en voiture pour me poster au carrefour "Le Tay/RD 35".
J'ai eu la chance d'arriver juste au moment où la grue commençait à soulever une "rouelle".
Malgré la distance (plus de 2km), mon zoom a permis de prendre des clichés exploitables.
Où, afin d'accueillir le nouvel élément, on aperçoit des bonshommes s'agiter au sommet de la tour.
Opération fort délicate, même si elle semblait facilitée par la quasi absence de vent.
Permettez-moi d'admirer la dextérité de ces techniciens auxquels on ne permet aucune marge d'erreur.
Quant au grutier... chapeau!!!
Puis j'y suis retourné dans l'après-midi. Cette fois par les chemins creux, avec mon VTT.
Ce qui m'a permis d'enregistrer une autre séquence depuis le chemin entre Mézières et Jauneau.
Depuis mon poste d'observation, on distingue toujours les p'tits bonshommes...
Ah, si je pouvais leur confier mon appareil numérique...
Quand cette autre "rondelle" a été posée, j'ai à nouveau enfourché mon VTT pour descendre vers la route d'Hambers.
Après avoir parcouru quelques kilomètres, je me suis posté comme ce matin, au carrefour du Tay, donc relativement loin du chantier.
Ma patience a été une fois encore récompensée, car j'ai eu la chance de voir une autre pose de "rondelle". La troisième de la journée.
Avec qualité d'images forcément moins bonne que pour la précédente opération, dans la mesure où je suis contraint d'utiliser le zoom presque à fond!
De retour dans mes foyers, j'ai "exploré" ma cueillette d'images... d'où j'ai tiré un montage vidéo montrant le travail minutieux des techniciens.
Et maintenant?
J'attends avec impatience l'arrivée des pales, du hub et de la nacelle!
Ce qui ne devrait tout de même pas tarder!
Au pays du soleil couchant
Il est des soirs où l'on croirait vivre au pays... des matins calmes!
Ne croyez tout de même pas que j'habite la Corée.
Mais après avoir effectué le matin une jolie balade dans les chemins creux emperlés de givre, après avoir fait voler en soirée un modèle dans une atmosphère très calme... on peut encore avoir la chance de bénéficier d'une autre parcelle de bonheur.
Lorsque le soleil se couche.
Que tout va s'éteindre...
Hier soir, j'ai -aussi longtemps que possible- observé la grosse boule de feu qui passait derrière le rideau d'arbres, pour enfin disparaître sous la ligne d'horizon...
Le côté éphémère du temps...
Que l'on voudrait pouvoir maîtriser.
Mais comme je voulais absolument vous faire partager ces instants magiques, j'ai sollicité l'aide d'un éternel compagnon...
Vous le connaissez fort bien bien: il s'agit de mon appareil numérique.
Lui qui permet de faire arrêt sur image!
Le reste se passe de commentaires...
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Mon service de renseignements ne m'avait-il pas dit:
"Y'a des camions qui étaient en attente hier du côté de l'Aubrière. Ils portaient comme de grosses rouelles de jarret de veau... C'est sûrement pour l'éolienne!"
Il n'en fallait pas davantage pour que ce matin je file vers le chantier.
Je me suis donc posté aux environs de E1, et j'ai eu tout loisir d'observer le va-et-vient des techniciens, casqués, gilet fluo...
Un camion qui avait apporté du matériel a voulu quitter le chantier... mais comme ses roues patinaient, il a fallu recourir à un engin pour le remorquer en marche arrière.
Après cet intermède, j'ai patienté de longs moments... où il semblait ne rien se passer.
Et dans la mesure où je commençais à poireauter, j'ai fini par trouver un siège.
Découpé rien que pour moi, dans un tronc de chêne!
Sauf que je l'ai très vite abandonné, succombant aux doléances de mon arrière-train qui se plaignait furieusement du froid!
En fin de matinée, j'ai vu la seconde rouelle au "décollage".
Elle s'est stabilisée à hauteur d'homme afin que ces derniers puissent passer consciencieusement le balai sur toute la base.
Puis elle s'est envolée complètement pour rejoindre le premier tronçon.
Et je suis redescendu chez moi en raison de la pause déjeuner.
En début d'après-midi, incité par un petit soleil d'hiver, j'ai enfourché mon VTT pour rejoindre "E1" par les petits chemins de terre.
Cette fois, le chantier paraissait en stand-by.
J'ai donc poursuivi ma balade, m'arrêtant de temps à autre afin de capturer des photos sous différents angles.
Sur mes clichés pris au zoom, j'ai même eu la surprise de trouver des vanneaux passant devant l'objectif.
Omniprésents en ce moment dans nos contrées!
Mais le vent du Nord étant de plus en plus agressif, j'ai décidé d'abréger ma sortie.
Et j'ai fini par me réfugier près d'un bon feu de cheminée.
La témérité a ses limites, n'est-ce pas?






















