La société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne lance un appel pour rechercher et identifier les cabanes de cantonnier dans le département. Celle de Sainte-Gemmes, restaurée par le conseil général, est située au lieu-dit la Poterie, à environ 3 km en direction de Bais.
La maisonnette témoigne d'une époque encore proche où elle servait d'abri aux cantonniers, et dont l'emploi fut institutionnalisé le 16 novembre 1811, par le décret de Napoléon.
Communément appelées cabanes de cantonnier, souvent bâties par l'utilisateur, elles permettaient à celui-ci de se protéger des intempéries et d'y ranger ses outils. Celle de la Poterie, d'une surface de 4 m2, était équipée d'une cheminée pour que l'ouvrier puisse y préparer ses repas et se réchauffer l'hiver.
« Très souvent construites au bord des routes et des chemins, elles ne demandent qu'à revivre comme témoin d'une époque. À notre connaissance, celle de Sainte-Gemmes-le-Robert est la seule connue dans la Mayenne, explique Gervais Barré, membre du conseil d'administration de la société d'archéologie et d'histoire. Nous aimerions retrouver ces petites cahutes pour en faire l'inventaire, comme nous l'avons fait pour les chapelles, dont 850 sur les 1 200 que compte le département sont dans nos bases de données. »
scenes de la vie rurale
Dealer? Mais je leur ai dit, Chef!
Entamons ce gai propos par un calembour... ça ne peut pas faire de mal.
Que je vous raconte quand même.
Christophe, le responsable de la supérette locale, ne m'avait-il pas proposé de mettre aux caisses quelques exemplaires de mes publications? Avec ce clin d'oeil: "Nous sommes là aussi pour promouvoir les produits locaux!"
Ce qui fut fait promptement
Avec périodiquement, ce petit rappel: "Stock épuisé, vous pourriez m'approvisionner s'il vous plaît?"
Ce dimanche matin donc, je m'apprêtais à effectuer ma mission, mais auparavant, il me fallait m'arrêter à la boulangerie prendre du pain.
Je descends de voiture, et je "tombe" sur Jean-Michel, un gendarme qui me dit:
"Ah, faut que je vous prenne un bouquin..."
Et moi de répondre:
"Mais j'en ai dans la voiture
- Chic! Avec une dédicace bien sûr!"
Penché sur le capot de ma bagnole, je rédige... et j'encaisse la monnaie.
Arrive Philippe, qui apostrophe:
"Tiens le voilà parti à dealer dans le bourg. Il va proposer son opuscule à tous les passants!"
S'engage alors une conversation où la blague va bon train à propos du deal (d'où mon titre).
Ce même Philippe me disant:
"Es-tu là demain en fin de matinée, parce que non seulement je veux ton bouquin dédicacé, mais je veux aussi la photo où l'on voit mon gamin tout crotté lors d'un concours de planeurs (chapitre intitulé "Droit au but", page 149)"
S'approche alors une dame qui, intriguée de voir ces bonshommes échanger de la monnaie et se passer le bouquin de mains en mains, finit par me dire:
"Ah, il est rigolo le dessin de la couverture..."
Et mes deux compères de lui expliquer alors en quelle occasion était née cette caricature, qu'elle correspondait à l'esprit du bonhomme... bref, tous les deux ponctuant que le "original" était amplement justifié.
"Ah, ben, laissez-moi juste le temps d'aller retirer de l'argent au distributeur tout proche, et je reviens pour vous en acheter un moi aussi!"
Et le deal, alors? ben ça continue donc de "trafiquer" sur le bord du trottoir, sous la haute surveillance d'un gendarme!
Je me repenche sur le capot de la voiture, pour une nouvelle dédicace:
"A Marie..." Qui m'explique alors qu'elle connaît bien les instits qui oeuvraient à Jublains...
Echange de souvenirs.
Et je peux enfin traverser la rue pour me rendre à la boulangerie.
Où m'accueille une ancienne parente d'élève:
"Ah, je l'ai acheté ton bouquin. Je me suis bien marré! D'autant plus que dans un des chapitres, j'ai reconnu mon neveu Richard... Mais j'ai pas de dédicace, moi! Faudra combler cette lacune...
- Pas de problème, on va arranger ça."
Et la boulangère d'ajouter:
"Mais moi, je l'ai pas encore acheté, votre livre. Je peux en avoir un aussi?"
Retour à la voiture.
Rédaction d'une autre dédicace...
Et voilà!
J'ai quand même fini par remplir ma mission en approvisionnant la supérette, et je suis rentré à la maison, tout content de mes rencontres.
C'est ainsi qu'un dimanche des Rameaux, j'ai dealé au vu et au su de tout le monde, sous le regard bienveillant d'un membre de la maréchaussée, apparemment pour le plus grand plaisir de mes concitoyens!
Et du mien, pardi! 
En direction du bois du Tay
Cela faisait quelque temps que mon VTT n'était pas sorti.
Et comme la météo se montrait clémente, j'ai décidé de l'enfourcher.
Direction Hambers, puis je vire à droite après l'église pour filer vers le but de ma promenade.
Lorsque je suis arrivé à la fontaine, je me désaltère grandement et je refais le plein du bidon.
Et je m'en vais ensuite tout là-haut.
Aucune voiture, pas un seul promeneur. J'ai tout loisir de prendre quelques clichés de la clairière, de la chapelle...
Après quoi j'emprunte la longue ligne droite qui me conduira au gîte. Apparemment peu occupé en ce moment. Calme, très calme...
Et encore une longue ligne droite bosselée qui me voit déboucher sur la route Hambers/La Chapelle au Riboul!
Tournant à gauche, je reviens donc sur mes pas.
Le petit bourg d'Hambers m'accueille avec ses panneaux "rigolos"... Mais personne ne m'offrira un seul verre de Bordeaux! Cru qui ne figure d'ailleurs pas dans ma "Musette"!
Un petit tour au plan d'eau fort bien aménagé avec sanitaires, point d'eau, barbecue, aire pour camping-car... Point à partir duquel les randonneurs et autre vététistes peuvent rayonner pour effectuer de magnifiques promenades dans notre charmant bocage et ses chemins creux.
Et ensuite, Montaigu or not Montaigu? Allez, soyons fou! La batterie sera un peu plus sollicitée pour pallier la carence de mon genou droit qui commence à manifester son mécontentement.
Arrivé au sommet, j'aperçois un radio-amateur qui, profitant de ce promontoire naturel, converse avec l'un de ses correspondants.
Je m'assois dans l'herbe pour contempler le paysage, et me désaltérer une fois encore.
Et puis il faut bien se résigner à rentrer, sans oublier d'admirer le feu d'artifice blanc des cerisiers... sur le déclin, qui va laisser place aux différents jaunes des ajoncs et des colzas, ces derniers commençant tout juste à pointer le bout de leur nez. Mais d'ici quelques jours, du haut du Montaigu, on pourra voir d'immenses taches d'or tranchant avec le vert de la campagne.
Retour à la base, avec 23 km au compteur.
"Peut mieux faire" dirait un enseignant chargé d'apprécier ma prestation.
Mais je me contente de ce parcours. On verra une prochaine fois!
Le choc...
Tiens, mon papier du jour va rassurer celles et ceux qui m'ont croisé ces derniers temps en me disant qu'ils se languissent de voir arriver de nouveaux sujets sur le blog.
J'aurais pu, mais le sujet aurait peut-être été trop mince, évoquer ma rencontre de ce Jeudi 16 mars...
Où je vois arriver à la maison un octogénaire qui, il y a deux semaines, m'avait dit:
"Vous avez causé dans le poste... et j'ai eu envie de vous acheter "Chroniques de l'instituteur original..."
Et puis il est revenu quelque temps plus tard pour acquérir "Les années 50".
Et qui revient une autre fois! Encore...
Ou encore hier en fin d'après-midi.
J'étais allé sur le Montaigu faire voler un modèle.
Mais comme il ne faisait pas bien chaud, j'ai abdiqué au bout de 20 minutes.
Le temps de faire une petite photo, puis je descends au parking.
Où je commence à ranger mon matériel...
Passe une voiture...
Qui freine, recule, s'arrête....
Un homme en descend.
"Ouais, ça tombe bien... Je voulais justement vous voir. Pourriez pas me réserver un livre?
- Oh, mais... Je peux même vous le fournir tout de suite... Parce que c'est souvent qu'on me fait ce coup-là. Alors, au cas où... maintenant, j'en ai toujours dans la voiture.
- Chouette... j'peux avoir une dédicace aussi?"
Et c'est ainsi que, pour la toute première fois, j'ai vendu un bouquin tout là-haut sur le site de mes exploits.
Avec dédicace à l'appui.
Etonnant, non?
Et puis hier soir encore, au cours de l'AG du Crédit Mutuel, où je rencontre plein de gens qui évoquent mon passage à France Bleu Mayenne.
Et d'autres qui me demandent s'ils ne pourraient pas obtenir un livre...
Vous connaissez la suite... J'ai donc encore vendu des bouquins. Avec des échanges souvent très chaleureux de gens qui me disent tout leur plaisir...
Et puis ce matin...
Où je m'en vais donner les vidéos réalisées hier soir à l'un des responsables de la troupe théâtrale qui a joué une petite pièce au cours de cette AG. (Partenariat/échange avec le Crédit Mutuel sous la houlette de Créavenir)
Nous montons dans le bureau. Branchement de mon disque dur externe...
Et lorsque je me retourne...
Que vois-je?
Non?
Accroché au mur, un planeur Isba. (Maison en bois dans la Russie, mais aussi anagramme du nom de Bais où j'habite)
Modèle que j'avais conçu tout en bois afin qu'il puisse ne pas se faire percer les entoilages comme sur le D-UN
Modèle que de nombreux élèves ont construit dans ma classe de CM1/CM2
Et celui-là? Sorti N°12 dans la chaîne de production année scolaire 86/87
Et mon ancien élève de me confier:
"Ah, ça... il ne m'a jamais quitté. A chacun de mes déménagements, il m'a suivi."
Vous allez me dire que je suis un peu trop fleur bleue.
Mais j'ai éprouvé un choc. Vraiment!
Comment un simple assemblage de bouts de bois peut-il faire l'objet d'autant de... de quoi, d'ailleurs?
Les mots me manquent.
Et mon interlocuteur l'a bien senti.
"J'ai comme l'impression que vous êtes troublé"...
- Ben... Euh... oui... Qu'un fichu zinzin en balsa puisse encore survivre trente ans après..
- Ouais, mais j'y tiens beaucoup, même s'il il a pris des gnons lors des différents transports...
- N'empêche, tu ne peux pas savoir..."
J'avais déjà eu des témoignages de "gamins" devenus adultes qui m'avaient confié le rapport vivace qu'ils entretenaient avec ces "petits avions", l'entraide qui en découlait lors de la construction: les forts en maths n'étaient pas forcément les forts en découpe/collage/lecture de plans. D'où un regard différent sur "l'autre".
Je pourrais longuement disserter sur le sujet.
Pardonnez-moi d'avoir été sentimental. (Trop peut-être?)
Mais j'avais besoin ce matin d'exprimer mon vécu.
Et de partager aussi cette joie de pleinement "comprendre", quelques décennies plus tard, l'importance d'une activité que je pensais parfois "annexe".
Me permettrais-je d'ajouter que je souhaite à tous les enseignants du monde de pouvoir connaître eux aussi ce genre de "choc"! 
En passant par la cabane du cantonnier
Depuis le matin, se faufilant parfois derrière un nuage, le soleil me fait un clin d'oeil , et il semble vouloir dire:
"Alors, tu ne sors pas? As-tu vu comme il fait bon?"
Oh que si, j'en ai grande envie. Mais d'abord, une sortie style "vol calme" au pied du Montaigu...
Le VTT attendra.
C'est donc dans l'après-midi que je sors mon fier coursier au moteur électrique.
J'escalade alors la côte de la Ligerie, pour arriver à la Poterie... Où je vois? Une petite voiture blanche et jaune à côté de laquelle se trouvent deux employés du Conseil Départemental. Ils devisent apparemment à propos de cette drôle de maison! Je m'arrête. On échange quelques propos. Je leur explique pourquoi je connais particulièrement l'endroit! Et je leur demande de me faire quelques clichés, non sans avoir précisé que j'ai déposé sur mon blog un mini-reportage concernant justement cette cabane.
"Et on peut voir ça où?
- A cette adresse internet, leur dis-je en tendant ma carte de visite.
- C'est notre Chef qui va être content, lui qui tenait tant à préserver la petite maison!"
On se quitte, et je dévale avec délices la route vers Sainte Gemmes le Robert, afin d'emprunter la liaison menant à Gué de Selle.
Au détour d'un virage, j'aperçois un VTT les roues en l'air, et un homme qui actionne une pompe à vélo.
"Puis-je vous aider?
- Je vous remercie, mais je viens de changer la chambre... pleine d'épines ramassées le long des haies... Vous savez, quand les ouvriers de la ComCom ont déblayé les dégâts de la dernière tempête."
Et avisant mon VTT:
"Vous en êtes content? Quelle autonomie?..."
Et puis avant de repartir dans des directions opposées, nous nous saluons chaleureusement.
J'arrive à l'étang... où je compte récupérer de l'eau. Nippe: robinets fermés, sans doute par précaution lors des derniers grands gels.
Sur la digue, je croise un nombre impressionnant de promeneurs.
Alors que je me repose sur un banc, deux gamins en trottinette m'apostrophent:
"Bonjour Monsieur, c'est notre papy et notre mamie là-bas. Nous, on est chez eux parce que c'est les vacances, et c'est rudement bien!"
Une gorgée prélevée dans mon bidon isotherme, et je repars, pour constater de grandes trouées dans les bois. Avec des vues dont je n'avais pu bénéficier en raison de la végétation autrefois fort dense, et qui est maintenant très éclaircie.
C'est alors qu'au pied d'un arbre abattu, je trouve une immense tranche de melon!
Un peu plus loin, une petite photo, pour amuser la galerie... (Encore?)
Lorsque mon tour d'étang s'achève, je découvre sur le parking un gigantesque tas de bois, résultat de l'immense nettoyage qu'il a fallu effectuer, toujours à cause des dégâts occasionnés par la tempête.
Je retrouve alors une route goudronnée... pour arriver à la Grande Coudrière...
Ses propriétaires ne m'avaient-ils pas invité à venir les voir?...
J'emprunte le petit chemin... Mais il m'est impossible de frapper à leur huis... Le portail me rappelant une herse!!! Imparable, incontournable!
Ce sera donc pour une prochaine fois.
Je repars en direction de Chellé où, le long d'un talus, je découvre de jolis crocus.
C'est juste à ce moment que je croise de nouveau mon infortuné pédaleur à la roue crevée... Quelques mots... "Salut, et bonne route!"
Quand j'arrive près des ruines de Chellé, je me demande toujours quelle allure devaient avoir ces bâtiments lorsqu'ils étaient encore en bon état...
Ils conservent à mes yeux tous leurs mystères.
Un peu plus loin, j'aperçois sur ma droite la butte de Montaigu... où j'ai décidé de ne pas me rendre aujourd'hui.
La côte de Toucheronde n'est pas aussi "Calme" que ça à avaler... Heureusement, mon moteur compense mes faiblesses.
Descente vers Hambers, son joli plan d'eau... et comme à Gué de Selle, je suis une nouvelle fois bredouille face aux robinets... fermés.
Quelques clichés..
Et j'en finis avec la "côte de la Bolinière", courte, mais ô combien "casse-pattes"!
Je débarque enfin à la maison après une virée de 30.600km.
Je n'ai consommé qu'une barre dans la charge de la batterie.
"Exploit" salué par un gentil papillon se dorant au soleil, et qui me laisse tout juste le temps de le photographier.
Il faut dire que, tout comme lui sans doute, j'ai vraiment eu l'impression de ressentir les premiers effets du printemps... tout autant que les personnes croisées cet après-midi!
A la prochaine!
La cabane du cantonnier
On m'a gentiment fait remarquer à plusieurs reprises que je me montrais moins bavard sur ce blog depuis quelque temps.
Mais c'est qu'on ne peut pas être partout... le "métier" d'éditeur indépendant est parfois dévoreur de temps. Même pour un instit' original qui effectue la livraison de ses bouquins chez les particuliers!
Toujours est-il que j'avais mis de côté un sujet que je me propose de vous livrer aujourd'hui.
Je veux évoquer la petite maison du cantonnier.
Elle est située à la sortie d'un virage que je connais trop bien, puisque c'est là que je me suis "gamellé" avec mon VTT électrique le 13 janvier 2016, chute aux conséquences que certains connaissent bien.
Dois-je cependant préciser que cette toute petite "maison" est souvent prise pour une chapelle.
Pourtant, le seul lien qu'elle puisse avoir avec la religion se trouve dans une niche... discrète.
Mais à part ça, elle n'a rien de très "catholique".
Je m'empresse d'ajouter que, en raison des travaux de réfection du remblai effectués à l'automne dernier, cet édifice a été "démonté" pour être reconstruit à l'identique quelques mètres en retrait.
Comme neuf!
http://bernardino.over-blog.net/2016/10/le-virage-et-la-brume.html
A l'intérieur, on trouve une petite cheminée, que les ouvriers utilisaient pour réchauffer leurs repas, et par la même occasion se procurer un peu de chaleur.
Un vieux vélo a été posé contre le mur, avec une grosse chaîne et un cadenas afin qu'on ne puisse pas le dérober.
En haut du mur, quelques vieilles photographies fort intéressantes, mais que l'on a du mal à détailler quand il nous manque de précieux centimètres... dommage.
C'est en fouinant via le Net que je suis tombé sur un article paru dans le journal Ouest-France, où l'on nous apprend que ces cabanes de cantonnier deviennent rares... (Voir ci-dessous)
C'est sans doute la raison pour laquelle on a préservé celle de la Poterie.
A son propos, je trouve dommage que, extérieurement, rien ne signale le petit édifice à la curiosité des passants.
Saluons donc le travail effectué par la Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne qui cherche à recenser, voire restaurer ces vestiges du passé.
Contact: tél. 02 43 53 64 55, Gervais Barré tél. 02 43 90 63 23.
Auriez-vous connaissance d'une telle cabane?
Alors n'hésitez surtout pas pas à la signaler!
Au-dessus du brouillard
J'aime bien quand on me fournit des nouvelles...
Quand on partage des tranches de vie...
Tranches de vie(s)... qui font mieux apprécier les bons moments.
A propos de bons moments, nous avons eu le plaisir de recevoir ce jour un appel téléphonique d'Olivier, le fils aîné:
"Y aurait pas un peu de rab dans votre repas de ce dimanche?
- Pas de problème!"
Il s'est donc pointé à la maison, une peu "cassé"...
Sciatique d'enfer... qui le ronge.
Mais nous avons passé un fort bon moment à converser, à deviser... à évoquer justement les petits plaisirs de la vie.
Et lui de me dire.
"Tiens, l'autre jour, mon copain Nicolas me téléphone. Dans la conversation, je lui explique que la Harasserie -où j'habite- est dans le brouillard givrant... Beurk Et Nicolas de me répondre que lui, au-dessus de la couche de brouillard, il bénéficie d'un soleil radieux..."
Olivier me dit alors avoir eu envie de "prendre de la hauteur" au mont Rochard pour effectuer une virée à pied, au-dessus des nuages.
Avec la plaine d'Evron entartrée dans la ouate.
Et justement à propos de sa promenade:
"Tiens, p'pa, faut que je te montre... avec mon smartphone, j'ai fait quelques clichés... pour me souvenir. Parce que j'en ai vraiment pris plein les yeux."
J'ai transféré sur l'ordinateur...
Et j'ai vu...
Regrettant de ne pas avoir bénéficié d'un tel spectacle.
J'ai alors demandé à lui "piquer" ses photos... dont je vous livre quelques extraits.
Au-dessus des nuages...
La très nette séparation avec la brume... mer de nuages. Comme lorsqu'on se trouve dans un avion de ligne.
Et puis dans la redescente à travers la brume... avec un cheval pour complice.
Petits plaisirs, vous disais-je.
Le virage et la brume
Ce matin, le soleil semblait vouloir pointer le bout de son nez.
Mais timidement.
Oh... c'est pas ça qui va m'arrêter. D'autant plus que, poussé par la curiosité de savoir pourquoi la route entre Bais et Evron est coupée, il me semblait plus raisonnable d'y aller voir à VTT.
Et c'est parti pour l'escalade du col du mont Rochard...
Je passe la bosse, et juste au-dessous... je trouve du gros matériel qui barre la route.
Mais c'est "MON" virage!
Celui dans lequel je me suis ratatiné en ce funeste jour du 13 janvier 2016! Celui qui a provoqué une chute dont mon bras gauche souffre encore.
Quelques clichés, et je fais demi-tour, parce que la route est vraiment impraticable, labourée qu'elle est... jusqu'à la terre.
J'entame donc la descente, pour tourner à gauche en direction de la Basse Beucherie.
Au loin, les éoliennes jouent avec les paquets de brume... tantôt on ne leur voit que la tête, tantôt on ne leur voit que le pied...
Autre virage à gauche, pour m'engouffrer dans le chemin qui me conduira au pied du Montaigu.
Par endroits, le sol est littéralement couvert de bogues abandonnées par les nombreux châtaigniers. Des sortes de petits hérissons.
Plus loin, des feuilles aux couleurs d'automne forment comme un patchwork. Ou bien du pointillisme...
Mais le "danger" vient plutôt d'en-haut. Pensez! Toutes ces ronces qui pendouillent et qui griffent le casque lorsque je baisse la tête pour les franchir...
Et ma virée se poursuit dans ces chemins creux très particuliers qui nous enveloppent tels des tunnels.
Je sors enfin du boyau végétal... là où, à défaut de regarder des trains, des vaches regardent passer... les vététistes!
Je décide alors de monter jusqu'à la chapelle... où, sous l'attaque de plus en plus agressive de la brume, la vue diminue progressivement.
Encore un cliché histoire de s'amuser un peu...
Et puis c'est la descente... calme, en prenant bien son temps. Séquence "dégustation"!
Lorsque soudain, sur ma droite, j'aperçois une biche qui se met à courir en parallèle. Avant qu'elle ne bifurque brusquement à droite vers un fourré, j'ai le temps de la suivre ainsi pendant 200 mètres environ. Ses sabots claquent en cadence sur la terre meuble.
Et là, je regrette amèrement de ne pas avoir installé une caméra qui filmerait mon environnement... Tant pis, j'ai quand même conservé en mémoire d'élégantes images.
Retour au bercail, pour une sortie somme toute assez courte, mais pourtant pleine de "clichés".
Et moins d'une heure après... il se mettait à pleuvoir!
La demoiselle...
Hier était un dimanche ordinaire.
Un de ceux où brille le soleil.
Un de ceux pour lesquels j'éprouve une attirance toute particulière qui me conduit forcément au Montaigu.
Hop, je charge un motoplaneur dans la voiture, et je vais me poster sur la route face Nord.
Au loin, quelques éoliennes meuvent paresseusement leurs pales... et comme ce faible vent ne me propose pas une orientation correcte, je le juge inexploitable.
Je décide alors de filer vers le parking.
Là, un curieux spectacle m'attend. En plusieurs "actes".
Je vais d'abord voir défiler plusieurs "paquets" de véhicules aux chevrons.
Chacun d'eux est composé de sept à huit véhicules. Qui arrivent espacés d'une dizaine de minutes. Et qui repartent après avoir fait le point.
En m'approchant de leurs occupants, j'apprends qu'ils sont tous issus de l'Ille et Vilaine, et qu'ils participent à un Rallye...
En attendant le groupe qui va suivre, je m'installe sur un banc, face à la plaine d'Evron.
C'est alors que je vois arriver une jolie demoiselle.
Taille fine, maquillage impeccable. Un corps de rêve.
Elle prend place à côté de moi.
Mais elle n'est guère bavarde.
Je me dis toutefois qu'il serait sympa que j'en garde un petit souvenir.
Je retourne vite fait à la voiture afin d'en extraire mon fidèle numérique. En espérant qu'elle ne disparaisse pas aussi vite qu'elle était venue... Pouvu qu'elle attende!
Et là, comme un goujat, sans même lui demander la permission, je photographie.
Elle ne bronche pas.
Je m'approchhe encore un petit peu.
Elle se déplace de quelques centimètres.
Sans doute pour me faire comprendre que...
Encore un peu plus près... et clic... un cliché supplémentaire dans la boîte.
Encore un peu plus près.
Mais cette fois, la demoiselle juge que c'en est trop.
Elle quitte alors précipitemment le banc, me laissant seul comme un vieux schnock avec mon numérique dans les mains...
Et tout de même quelques photos en guise de souvenir.
Mais dans la mesure où j'aime bien partager les "belles choses", je me propose de vous offrir quelques vues de "ma" demoiselle...
Vous attendiez-vous à un tel dénouement?
Qu'aviez-vous imaginé lorsque j'ai évoqué cette "demoiselle"?
C'est pourtant ainsi que l'on surnomme parfois un certain nombre d'insectes s'apparentant aux libellules.
Sauf que la mienne, et après recherches sur le Net, j'ai pu l'identifier.
Il s'agirait d'une corduliidae, qui ne replie pas ses ailes le long du corps lorsqu'elle est au repos.
Caractéristique également avec ses petites taches au bout des ailes...
Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette magnifique créature... tapez cordulidae dans un moteur de recherche...
Mais ne vous égarez tout de même pas à propos des différentes "demoiselles"!
Je ne peux en aucun cas être responsable de vos divagations....
La chapelle Saint Michel du Montaigu
Septième mois-versaire après la chute
Treize janvier.... 13 août 2016.
Cela fait donc sept mois tout juste que mon cheval à roulettes s'est dérobé devant un obstacle.
Sept mois au cours desquels j'ai parfois tenté de remonter en selle... rarement avec succès.
Mais après avoir effectué quelques tentatives un peu plus fructueuses au début du mois d'août, ce matin, j'ai décidé de tenter ma chance.
Je suis donc parti en direction de l'Hôtellerie, puis les Aulaines, la Guinebaudière...
Virage à gauche en direction du Tay.
A la fontaine, longue pause pour se désaltérer, échanger quelques mots avec un couple qui faisait le plein d'eau, me disant qu'il la trouvait meilleure que la plupart des eaux vendues en bouteilles.
Quelques marmots s'approchent de la fontaine, l'un d'eux me demande comment je m'appelle. (A ce propos, pensez à lire les commentaires, où je vous réserve une petite surprise)
Puis je redémarre direction Hambers.
Nouvel arrêt au plan d'eau de ce charmant village.
Nouveaux échanges avec des camping-caristes fort intéressés par mon vélo "électronique".
Conversation à laquelle se mêle un pêcheur au fort accent belge.
Pêcheur qui s'est installé à Hambers "depouis houit ans"... et qui s'en trouve ravi.
Qui possède un vélo très spécial...avec remorque immatriculée...d'une plaque belge.
Remplissage de mon bidon au robinet des sanitaires.
Et je repars.
La cassante côte de la Bolinière est avalée avec une assistance "normale".
Longue descente vers Marche... savoureuse... sans aucun pédalage...
Avec une rituelle pause au château de Montesson... pour quelques selfies.
Redémarrage, détour par la piscine déjà très fréquentée en cette fin de matinée.
Contour du plan d'eau de Bais.
Et juste au moment d'attaquer la grimpette rue de Oy-Mittelberg, je perds la première barre du graphe de la batterie.
Bilan des courses: un parcours de 20 km effectué sans trop de difficultés.
Et j'en suis très heureux!













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