scenes de la vie rurale
Le corbeau et la noix
Maître Corbeau sur un arbre perché
Tenait en son bec… une noix.
Maître Bernard par la scène appâté
Observa l'animal, tout benoît.
Cette nouvelle déclinaison d'une célèbre fable attribuée au bon la Fontaine pourrait venir s'ajouter à toutes celles qui furent rédigées dans ma classe de CM2… il y a bien longtemps !
C'était après que j'aie eu soumis « sournoisement » aux élèves quelques extraits du livre de Raymond Queneau « Exercices de style », et mon arrière-pensée était qu'ils puissent avoir envie d'imiter… Ce qui fut couronné d'un succès dépassant toutes mes espérances.
Grands moments de pédagogie active.
Mais, me demanderez-vous, tout ce blabla pour en arriver où ?
Fort simplement parce que, avant-hier, j'ai été témoin d'une scène assez sympathique.
Plantons le décor :
Ce n'est pas la première fois que je vois passer près de chez moi un corvidé tenant en son bec, non pas un fromage, mais une noix.
Ce jour-là, l'oiseau noir se mit à planer, atterrit sur la gauche des marches qui escaladent le bosquet voisin de ma demeure.
Et puis il prit l'alignement d'une marche pour passer à droite, disparut un instant derrière la petite haie…
Et sans qu'il soit dérangé par un intrus du style humain ou chat, il redécolla… mais la noix n'était plus dans le bec !
J'avais à quitter la maison et, contrairement à ma bonne habitude, aucun appareil photo à portée de main ! Bigre…..
Mais je me promis bien qu'au retour, je me livrerais au jeu du Géocaching, afin de dénicher la noix,
Ce que je tentai de faire le lendemain… après avoir essayé de prendre les mêmes repères que l'oiseau… mais sans résultat.
Déjà dans ma tête avaient pourtant commencé à poindre quelques hypothèses.
Car je sais depuis longtemps que les corbeaux sont des petits futés.
Ne vont-ils pas perturber le vol des buses qui emportent une couleuvre dans leurs serres afin de leur faire lâcher la proie pour ensuite s'en emparer ?
Ne laissent-ils pas tomber les noix sur la route, avec l'espoir qu'elles se brisent en arrivant au sol, ou qu'un véhicule fasse le boulot.
Spectacle auquel j'avais eu la chance d'assister un jour pour la couleuvre au Montaigu, ou bien lors d'une marche près du Mont Saint-Michel avec les noix, là où la route était jonchée de coquilles vides sur une bonne longueur alors que le premier noyer se trouvait à quelques décamètres?
Intrigués par ces curieuses manoeuvres, des scientifiques n'ont d'ailleurs pas manqué d'étudier le comportement des corvidés, et ont souvent conclu que ces animaux étaient dotés d'une intelligence surprenante.
Capables de planquer des réserves de nourriture et de distinguer les aliments à manger au plus vite car périssables, et ceux qu'on pouvait laisser dans le garde-manger une certain temps, tels les noix.
Alors ?
J'émets donc l'hypothèse selon laquelle mon corbeau a « planqué » sa noix, mais avec méthode… s'alignant sur le repère des marches qui débutent le second palier… pour aller déposer sa « cueillette » au pied d'un arbre ou dans une cachette qu'il était sûr de retrouver.
Et pour étayer ma théorie, j'ai parcouru le Net, où j'ai trouvé un certain nombre d'articles et de vidéos qui tendent à créditer mes dires.
Par exemple :
Aujourd'hui, la littérature scientifique contient des récits de corbeaux qui utilisent le passage de voitures pour casser les noix dont ils se régalent. De geais qui se souviennent d'une quantité considérable d'endroits où ils ont caché leur nourriture –et qui font la distinction entre les caches d'aliments périssables et les autres.
Ainsi donc, n'en déplaise au bon la Fontaine, le corbeau n'est pas aussi niais que le portrait qu'il en fait dans sa célèbre fable, où il donne le beau rôle au renard.
Si le fameux Goupil a la réputation d'être futé, je crois qu'il pourrait même envier Maître Corbeau !
Pour aller plus loin...
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/man131204.html
http://www.lejdd.fr/Societe/Sciences/L-intelligence-des-corbeaux-670668
La chapelle du Montaigu vue du ciel
Comme évoqué dans un précédent article, je vous ai conté les travaux dont la butte fait actuellement l'objet.
Je ne pouvais pas rater d'aller voir ça "d'un peu plus haut", par modèle réduit interposé, bien sûr!
Pour ce faire, j'ai utilisé un PTT... traduisez Planeur Tous terrains!
Afin de le transformer en drone, j'ai alors affublé mon motoplaneur Electro-Junior d' une caméra Mobius... (visible sur l'aile gauche du modèle)
Traditionnelle visite prévol, devant la chapelle... (On n'est jamais trop sérieux!)
Mise en route de la caméra...
Et face au vent, on allume le moteur puis on lance...
Prise d'altitude, plusieurs passages afin d'obtenir des angles différents.
Et puis on pose.
Démontage du matériel. Retour à la maison pour visionner le film et en extraire quelques vues, non retouchées.
Parce que certaines photos vous apparaîtront "bombées" en raison de l'objectif grand angle propre à la caméra.
Extraits que je vous propose ci-dessous.
N'oubliez pas de cliquer sur les images afin qu'elles apparaissent en plus grand sur l'écran.
Et puis en prime, un extrait de la vidéo... extrait seulement, sinon, c'est la nausée garantie!
Le patois mayennais et ses adeptes
Que j'vous raconte...
Geocaching et autres loisirs au Montaigu
Voilà-t-y pas que je reçois un jour un message dont je reprends grosso modo la teneur!
"Dis-donc, toi qui es si accro aux nouvelles technologies, tu n'as jamais essayé le geocaching?"
Ah, vous allez bien sûr me demander: Kézako, le géocaching?
Ben c'est comme qui dirait une chasse au trésor, que l'on pratique en utilisant un GPS.
Je ne vais pas vous en expliquer toutes les subtilités, il vous suffit de faire un détour via ce site par exemple:
Et puis l'idée est tombée au fond de mon sac à malices, jusqu'à ce que...
Parce que ce matin, je suis sorti avec un planeur sous le bras, direction le Montaigu.
Un petit vent de SSO caresse les pentes du parking.
Je décide de jeter, et bien que la portance soit relativement faible, j'effectue un vol de 30 minutes pour seulement 40 secondes de moteur.
Mais tout en pilotant, me revenait cette idée:
Y'aurait pas une cachette dans le coin?
Je pose mon planeur, je le range, et j'allume mon smartphone.
Téléchargement de l'appli "Geocaching"... pour découvrir qu'en effet, une cache se trouve près de la chapelle.
Mise en route de l'outil, qui me guide pile poil au pied d'un arbre.
J'en fais le tour, pour détailler deux gros cailloux bizarrement très proches.
Je soulève l'un d'entre eux, et... je déniche une sorte de boîte Tupperware, contenant une petit bric à brac composé d'un carnet, un crayon...
Voilà, j'ai fait ma première "trouvaille".
J'y ai inscrit mon passage...
Et en redescendant vers le parking, j'ai eu tout loisir d'observer les ouvriers de la Communauté de communes qui semblent aménager les différents enclos prévus pour accueilir très bientôt des tondeuses naturelles, à savoir un lot de chèvres brouteuses!
Il faut dire qu'en ce moment, "mon" Montaigu est en train de changer d'aspect...
Et pas qu'un peu!!!
Fougères rasées, buissons d'épines ratiboisés... et piquets de châtaignier qui poussent comme des champignons!
D'ailleurs, on entend le martèlement de la machine destinée à les enfoncer; elle fait le même bruit, mais en nettement plus sonore, que le pivert tirant une rafale de bec sur un tronc!
Et puis, après être rentré chez moi, je suis allé faire un tour sur le site https://www.geocaching.com/ afin de signaler au dépositaire de la boîte du Montaigu que j'avais déniché son trésor...
Mais, dans la mesure où la carte signale d'autres caches autour de chez moi, aurai-je envie d'aller en découvrir encore quelques-unes?
Franchirai-je le pas d'en déposer moi-même?
L'expérience est encore bien trop fraîche pour que je puisse vous donner une réponse!
Une autre question reste toutefois en suspens: pourvu que l'arbre au pied duquel est caché "le trésor" ne fasse pas lui aussi les frais du puissant élagage dont est l'objet actuellement "ma" colline!
Pour piloter confortablement, il me serait dès lors impossible d'utiliser ce siège écologique!!!
La revanche de mes trémières
Si vous êtes habitué(e) de ce blog, vous savez la passion que je "nourris"(?) pour les roses trémières.
J'ai essayé d'en faire pousser un peu partout... chez moi, et même en dehors... y compris le long de certaines artères de mon village. Faites une petite recherche sur mon blog, et vous comprendrez...)
Sauf que certaines plantes se sont installées dans des endroits à risques.
Je veux bien entendu évoquer celles qui ont émergé le long de la clôture entre ma parcelle et l'herbage voisin.
A plusieurs reprises, les bovidés ont montré qu'ils nourrissaient eux aussi une passion "dévorante" pour les trémières... au point de les bouffer toutes crues!
Pour exemple:
Mais hier, en procédant à quelques travaux d'entretien sur mon talus, je découvre...
A côté d'un queuton "rouché" par les ruminants et complètement desséché, je découvre deux toutes jeunes fleurs qui tentent timidement de faire leur place au soleil.
C'est vrai qu'à deux, on se sent un peu plus fort(es), sans doute!
Et moi, tout guilleret, je me dis que ces pousses encore frêles ont bien du courage de vouloir montrer leur museau... parce que dans l'herbage voisin se trouvent encore de jeunes bovins, qui ne manqueront sans doute pas, le moment venu, de leur faire la fête .
Quoi qu'il en soit, je considère cette nouvelle poussée de vie comme étant la revanche que prennent mes trémières face à un adversaire nettement plus "gourmand" qu'elles.
Et pendant ce temps, frétillante de joie en raison de la clémence des tempratures, une abeille butine sur une fleur de pissenlit.
Jolie Nature, qui offre à celles et ceux qui prennent le temps de l'observer, de bien belles images, n'est-ce pas?

Quand le Montaigu émerge de la brume
Jeudi matin.
La météo a prévu un ciel couvert.
Ce n'est pourtant pas ce que je constate en mettant le nez au carreau.
Dans la mesure où le soleil se montre caressant... faire voler un modèle réduit? Partir à VTT?
Le temps de prendre mon petit déjeuner... et je remarque un banc de brume arrivant par la droite. Les crêtes du bois de Vaution semblent également se faire happer.
Ce ne sera donc ni VTT, ni modélisme. Mais j'emporterai tout de même un modèle réduit équipé d'une caméra... on ne sait jamais
Je file alors au Montaigu, pour voir si d'en haut...
Et en effet, je suis au-dessus de la mêlée.
Tout autour de moi, le paysage est enveloppé de ouate...
Seule, la chapelle se dresse fièrement au soleil.
On voit tout juste dépasser la cime des éoliennes d'Hambers.
Au sol, les herbes sont emperlées de rosée, et les arbres projettent leurs ombres au travers de lumières diaphanes.
Dans le ciel, un avion trace son sillon blanc en direction de l'Ouest.
J'attends patiemment que le fond des vallées se dégage, afin que je puisse profiter de vues différentes.
Mais la situation semble stable. Très stable... surtout au ras du sol où le vent paraît anémique.
Oserai-je faire décoller mon modèle muni de sa caméra afin qu'elle me procure un plus large panorama que celui perçu par son bipède de pilote?
Mais je redoute que la brume ne l'engloutiise soudain en vol, et je préfère jouer la sagesse.
Ayant vainement attendu une évolution... je décide de redescendre pour "visiter" de près les éoliennes d'Hambers, qui se trouvent par instants à demi broutées par la brume...
Entre les deux, seul, à peine visible, le tout petit pied d'une éolienne... décapitée par la brume. (cliquer sur l'image pour agrandir)
Et comme la situation n'évolue pas, je décide de rentrer chez moi afin de visionner sur grand écran les prises de vues réalisées au cours de ma sortie.
Une selection d'images se trouve ici:
Curieux spectacle, n'est-il pas?
Tout ça pour une noix!
Il arrive parfois qu'on soit témoin d'un spectacle insolite.
Figurez-vous que je descends tranquillement la rue de Oy-Mittelberg.
Au-dessus des maisons qui se trouvent sur ma gauche, une nuée de corvidés, qui braillent... virevoltent.
Je continue à descendre, quand au milieu des croassements, je vois tomber quelque chose, qui touche le sol avec un bruit sec.... roule sur le goudron et finit sa course dans le caniveau.
Aussitôt, j'aperçois plusieurs masses noires qui plongent, se laissant même carrément chuter tel un caillou.
Et je comprends alors que l'enjeu de leurs querelles se trouve être... une noix!
Je savais déjà que les corvidés étaient des oiseaux dotés d'une cervelle.
J'avais déjà entendu dire qu'ils étaient en mesure de laisser tomber leur cueillette afin que la coquille se brise sur le sol.
Mais là, je me trouvais face à une situation assez particulière... où plusieurs individus se battaient pour de la nourriture!
Et alors, me demanderez-vous, comment s'est terminée l'histoire?
C'est que si les corvidés ont la réputation d'être des petits malins, j'en connais d'autres qui ne sont pas moins futés.
J'ai donc accéléré le pas.
Ce que voyant, les oiseaux ont bien vite repris la voie des airs... et moi, j'ai ramassé la noix, avec une certaine satisfaction.
Elle était intacte!
Passant alors devant la boulangerie toute proche, je rencontre deux ouvriers qui me disent.
"Nous aussi, on a bien vu le manège, et on a nettement entendu le bruit de la noix touchant le sol. Mais vous avez été plus rapide que ces bestioles!"
Et ma noix? Qu'est-elle devenue?
Ben en revenant à la maison, après avoir conté l'histoire à ma femme, je l'ai cassée (la noix bien sûr!), et je l'ai dégustée.
Elle était délicieuse.
Mais avouez que c'est curieux: elle avait malgré tout un goût étrange... venu d'ailleurs!*
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* PS1: référence à une publicité des années 70 pour une boisson dont le slogan était:
"Gini bitter lemon tonic
Un goût étrange venu d'ailleurs"
PS2: un de mes lecteurs me faisait remarquer que, en faisant référence à la pièce de Jean Giraudoux intitulée "La guerre de Troie n'aura pas lieu", j'aurais pu jouer sur les mots et adopter ce titre:
"La guerre des noix n'aura pas lieu!!!"
J'aime la galette...
...J'aime la galette
Savez-vous comment?
Quand elle est bien faite...
C'est sans doute ce que j'aurais pu chantonner l'autre soir, où, revenant de chez mon fils, j'entends un drôle de bruit... et quelques secondes plus tard j'éprouve l'étrange sensation que la direction se comporte bizarrement.
Je stoppe mon véhicule sur le parking d'une entreprise de travaux agricoles.
Et je me dirige sans sourciller vers la roue avant gauche... que je ne suis pas surpris de trouver complètement à plat!
Quelques jurons afin de bien entamer la galère qui s'annonce.
Parce qu'l fait nuit... et qu'il va donc me falloir effectuer le dépannage à la simple lueur d'une lampe LED.
C'est alors que je vois sortir du magasin quelques beaux gaillards, qui me demandent...
J'ai juste à leur montrer mon pneu.
"Filez-nous la galette qui est dans le coffre..." me lance l'un d'eux!
La "galette", ainsi nomme-t-on parfois la roue de secours d'une dimension moindre que la roue d'origine: elle est là pour dépannage uniquement.
Et pendant que je plonge dans mon coffre à la recherche de la galette, du cric, de la manivelle... je me retrouve soudain éclairé presque comme en plein jour.
L'un des compères s'est prestement installé au volant d'un tracteur stationné près du hangar, et tous phares allumés, il éclaire ses compagons dont l'un tourne la manivelle du cric, l'autre desserre les écrous...
Bref, en deux temps trois mouvements...
Et une fois que la roue est sortie de son emplacement, on découvre un trou de presque un centimètre de diamètre!
Ah, c'est sûr, le pneu a dû se dégonfler en un rien de temps.
Aussi vite qu'ils avaient démonté, mes gaillards installent la galette... et pour les quelques kilomètres qui me restent à parcourir afin de rentrer chez moi, ils me souhaitent bonne route.
"Comment vous remercier...
- Ben vous avez eu de la chance que ce soit vendredi soir: on fête toujours la fin de la semaine, c'est pourquoi on était encore là... Mais si vous voulez nous faire plaisir...
- Offrez-nous l'apéro la semaine prochaine!" lance alors un des compères.
Je prends note de leurs souhaits, et je leur promets donc de revenir avec une bouteille de boisson anisée... Breuvage qui "blanchit" si on y ajoute de l'eau...
Samedi matin... je file chez mon garagiste et je lui montre le pneu.
"Ben, pour que ça fasse un trou pareil, vous avez sûrement chopé une bout de ferraille... et pas un petit!"
Tentative de réparation par l'extérieur avec un mèche... Résultat peu probant.
Il faut démonter le pneu et utiliser un "rustine" interne.
La réparation est effectuée en une petite demi-heure.
Mais, imaginez que cette crevaison se soit produite en pleine campagne... sans lumière ou presque...
Et puis est-ce que mes petits bras auraient été en mesure de desserrer les écrous?
Bref, je m'en tire à bon compte... et j'aime maintenant encore davantage la "galette"... si... si!!!
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PS: suite à ma mésaventure, j'ai reçu ce simple mail:
Ben dis donc, ils sont sympas dans ta campagne 
Il est en effet très réconfortant de rencontrer des gens pour qui solidarité n'est pas un vain mot.
Merci messieurs!!!
C'est la rentrée...
C'est la rentrée
Nous sommes fin août,
Je suis revenu du Cantal où j'ai passé des jours délicieux.
Après avoir escaladé le col de la Molède ou Prat de Bouc, mon VTT électrique s'ennuie depuis quelque temps en Mayenne car la météo se montre grincheuse.
Mais c'est sans doute un phénomène récurrent, propre à cette période de rentrée où se mêlent deux sentiments contradictoires : la joie de retrouver ses copains, sa maison, ses habitudes… et la tristesse de quitter l'été, les vacances, le farniente.
A la faveur d'une journée ensoleillée, j'ai enfin pu enfourcher ma bécane pour filer vers l'ancienne voie de chemin de fer.
Premier obstacle, avec un arbre en travers, suite sans doute aux vents violents qui ont balayé dernièrement notre région.
Et puis chemin faisant, je m'imprègne des douces senteurs qui présagent déjà l'automne.
Des feuilles jonchent le chemin.
Dans les haies, des mûres à foison.
Les traîtres acacias côtoient les chênes majestueux ou bien les "gentilles" prunelles qu'il ne faut surtout pas déguster en ce moment, au risque d'avoir la bouche comme un paillasson du fait de leurs propriétés astringentes !
Et puis les pommiers…
Qui réveillent dans ma bouche de bien curieuses saveurs, tout en évoquant mon premier livre de lecture : La méthode Boscher, avec ses pommes très colorées pour illustrer tantôt la leçon de lecture, tantôt la leçon de calcul.
http://ecolereferences.blogspot.fr/2011/09/methode-boscher-en-ligne-consulter.html
Ah, ces fameuses pommes qui, au cours d'une leçon de choses, se faisaient découper horizontalement ou verticalement pour offrir un spectacle différent, avant qu'on ne les déguste en fin de leçon.
Arrivé à Jublains, je m'en vais rendre visite à mon copain le soldat gallo-romain qui, sous son regard métallique, a bien du mal à cacher sa satisfaction de me revoir !
Un peu plus loin vers le Consent passe le ruisseau du Bias…
Je m'arrête afin de me désaltérer… et là ?
Deux « demoiselles » en train de se faire la cour près d'une mini cascade !
Autre leçon de choses très vivante.
Les "demoiselles"
Revenu à la maison, je consulterai Internet afin d'en apprendre un peu plus sur les moeurs de ces étranges créatures.
http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/calopteryx_vierge/calopteryx_vierge.html
Je file ensuite vers Hambers, le Montaigu…
J'en suis à 34,9km et je n'ai toujours pas perdu une seule barre de ma réserve électrique !
Mais cela chute inévitablement lorsque j'attaque le raidillon qui monte à la chapelle.
Un petit tour d'horizon avec des cavalières en arrière-plan…
Et retour à la maison après 40 kilomètres de balade dans mon bocage favori.
Voilà, j'ai donc moi aussi fait ma « rentrée »…
Pour retrouver des sensations beaucoup plus lointaines que celles éprouvées lorsque j'étais enseignant.
Des sensations beaucoup plus proches de celles d'un marmot qui fréquentait le CP ou le Cours Elémentaire.
PS : lors de mon retour à Bais, j'ai de nombreuses fois été questionné sur le fait que, durant les vacances, je n'envoyais plus rien concernant le blog via ma messagerie.
J'ai alors conseillé à mes correspondant(e)s de procéder à un abonnement.
De ce fait, dès qu'un nouvel article sort, vous en êtes informé(e)(s)…
Simple et confortable !
































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