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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

scenes de la vie rurale

Le corbeau et la noix

23 Janvier 2016 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale

Maître Corbeau sur un arbre perché

Tenait en son bec… une noix.

Maître Bernard par la scène appâté

Observa l'animal, tout benoît.

 

Cette nouvelle déclinaison d'une célèbre fable attribuée au bon la Fontaine pourrait venir s'ajouter à toutes celles qui furent rédigées dans ma classe de CM2… il y a bien longtemps !

 

C'était après que j'aie eu soumis « sournoisement » aux élèves quelques extraits du livre de Raymond Queneau « Exercices de style », et mon arrière-pensée était qu'ils puissent avoir envie d'imiter… Ce qui fut couronné d'un succès dépassant toutes mes espérances.

Grands moments de pédagogie active.

 

Mais, me demanderez-vous, tout ce blabla pour en arriver où ?

Fort simplement parce que, avant-hier, j'ai été témoin d'une scène assez sympathique.

Plantons le décor :

Ce n'est pas la première fois que je vois passer près de chez moi un corvidé tenant en son bec, non pas un fromage, mais une noix.

Ce jour-là, l'oiseau noir se mit à planer, atterrit sur la gauche des marches qui escaladent le bosquet voisin de ma demeure.

Et puis il prit l'alignement d'une marche pour passer à droite, disparut un instant derrière la petite haie…

Et sans qu'il soit dérangé par un intrus du style humain ou chat, il redécolla… mais la noix n'était plus dans le bec !

 

Image dénichée sur le Net

Image dénichée sur le Net

J'avais à quitter la maison et, contrairement à ma bonne habitude, aucun appareil photo à portée de main ! Bigre…..

 

Mais je me promis bien qu'au retour, je me livrerais au jeu du Géocaching, afin de dénicher la noix,

 

Ce que je tentai de faire le lendemain… après avoir essayé de prendre les mêmes repères que l'oiseau… mais sans résultat.

 

Déjà dans ma tête avaient pourtant commencé à poindre quelques hypothèses.

Car je sais depuis longtemps que les corbeaux sont des petits futés.

Ne vont-ils pas perturber le vol des buses qui emportent une couleuvre dans leurs serres afin de leur faire lâcher la proie pour ensuite s'en emparer ?

Ne laissent-ils pas tomber les noix sur la route, avec l'espoir qu'elles se brisent en arrivant au sol, ou qu'un véhicule  fasse le boulot.

Spectacle auquel j'avais eu la chance d'assister un jour pour la couleuvre au Montaigu, ou bien lors d'une marche près du Mont Saint-Michel avec les noix, là où la route était jonchée de coquilles vides sur une bonne longueur alors que le premier noyer se trouvait à quelques décamètres?

 

Intrigués par ces curieuses manoeuvres, des scientifiques n'ont d'ailleurs pas manqué d'étudier le comportement des corvidés, et ont souvent conclu que ces animaux étaient dotés d'une intelligence surprenante.

Capables de planquer des réserves de nourriture et de distinguer les aliments à manger au plus vite car périssables, et ceux qu'on pouvait laisser dans le garde-manger une certain temps, tels les noix.

 

Alors ?

J'émets donc l'hypothèse selon laquelle mon corbeau a « planqué » sa noix, mais avec méthode… s'alignant sur le repère des marches qui débutent le second palier… pour aller déposer sa « cueillette » au pied d'un arbre ou dans une cachette qu'il était sûr de retrouver.

 

Et pour étayer ma théorie, j'ai parcouru le Net, où j'ai trouvé un certain nombre d'articles et de vidéos qui tendent à créditer mes dires.

Par exemple :

Aujourd'hui, la littérature scientifique contient des récits de corbeaux qui utilisent le passage de voitures pour casser les noix dont ils se régalent. De geais qui se souviennent d'une quantité considérable d'endroits où ils ont caché leur nourriture –et qui font la distinction entre les caches d'aliments périssables et les autres.

 

Ainsi donc, n'en déplaise au bon la Fontaine, le corbeau n'est pas aussi niais que le portrait qu'il en fait dans sa célèbre fable, où il donne le beau rôle au renard.

Si le fameux Goupil a la réputation d'être futé, je crois qu'il pourrait même envier Maître Corbeau !

Pour aller plus loin...

 

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/man131204.html

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Sciences/L-intelligence-des-corbeaux-670668

 

 

 

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L'insolite et le pouvoir de s'émerveiller

6 Décembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

L'insolite et le pouvoir de s'émerveiller

"Ce n'est pas l'insolite qui provoque l'émerveillement, c'est l'humble capacité de s'émerveiller qui rend insolite la chose,  dont le seul mérite est d'exister..."

 

Raphaël ENTHOVEN

Philosophe et écrivain

 

 

 

http://bernardino.over-blog.net/article-le-petit-renard-et-le-coquelicot-107200761.html

http://bernardino.over-blog.net/article-le-petit-renard-et-le-coquelicot-107200761.html

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La chapelle du Montaigu vue du ciel

4 Décembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #Scènes de la vie rurale, #Modélisme

Comme évoqué dans un précédent article, je vous ai conté les travaux dont la butte fait actuellement l'objet.

Je ne pouvais pas rater d'aller voir ça "d'un peu plus haut", par modèle réduit interposé, bien sûr!

Pour ce faire, j'ai utilisé un PTT... traduisez  Planeur Tous terrains!

Afin de le transformer en drone, j'ai alors affublé  mon motoplaneur Electro-Junior  d' une caméra Mobius... (visible sur l'aile gauche du modèle)

Le "Drone" utilisé pour les prises de vues.

Le "Drone" utilisé pour les prises de vues.

Traditionnelle visite prévol,  devant la chapelle... (On n'est jamais trop sérieux!)

Mise en route de la caméra...

Et face au vent, on allume le moteur puis on lance...

Le décollage, et ses ombres! Tout au fond, Hambers, Jublains...
Le décollage, et ses ombres! Tout au fond, Hambers, Jublains...

Le décollage, et ses ombres! Tout au fond, Hambers, Jublains...

Prise d'altitude, plusieurs passages afin d'obtenir des angles différents.

 

Et puis on pose.

Démontage du matériel. Retour à la maison pour visionner le film et en extraire quelques vues, non retouchées.

Parce que certaines photos vous apparaîtront "bombées" en raison de l'objectif grand angle propre  à la caméra.

 

Extraits  que je vous propose ci-dessous.

N'oubliez pas de cliquer sur les images afin qu'elles apparaissent en plus grand sur l'écran.

La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!
La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!

La chapelle sous différents angles, comme vous ne l'avez jamais vue!

Et puis en prime, un extrait de la vidéo... extrait seulement, sinon, c'est la nausée garantie!

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Le patois mayennais et ses adeptes

3 Décembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur, #Chroniques des années 50

Que j'vous raconte...

Comme chaque premier mercredi du mois, hier, c'était la journée "anniversaire" par les membres du "club Les Espoirs".
Mais comme la fête ne commence qu'après les traditionnelles parties de cartes, la danse ou les boules, je ne me suis pointé qu'à 16h30.
 
Et dès mon arrivée:
"Bonjour! Comment se porte votre coccinelle?"
 
Tiens, voilà quelqu'un qui s'en va naviguer sur mon blog!
 
 
Et d'autres personnes d'en rajouter une couche:
"Ah, comme on aimerait pouvoir, comme vous, raconter des histoires toutes simples, mais tellement belles!
- Ben..., j'vous remercie, mais j'ai quand même l'impression que des fois, vous devez vous dire que le gars Bernard, il est un peu zinzin, non?
- Ah surtout pas... même que quand il n'y a rien de nouveau sur le blog depuis quelques jours, on commence à se poser des questions... Parce que ça nous manque, et on se dit: pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé de grave!"
 
Voilà comment j'ai été accueilli par un fan club plus très jeune, mais qui s'exprimait avec une fougue bien juvénile.
 
Les "anniversaireux" de décembre, (dont mon épouse Annie) ont reçu une rose.
Ils ont eu droit à un choeur "Bon anniversaire, nos voeux les plus sincères..."
La doyenne présente (95 printemps) s'est vu remettre une orchidée, nous a offert des croquettes.
 
Les animateurs (et trices) ont sollicité les talents des chanteurs (et teuses), des conteurs (et  teuses)...
 
Et comme d'hab, on s'est tourné vers moi afin que je déclame une histoire en patois mayennais.
J'ai de la ressource: il me suffit de puiser dans le magnifique ouvrage  "Parlers et traditions du Bas-Maine et du Haut-Anjou" édité en son temps par le Cercle Jules-Ferry de Laval.
 
Le patois mayennais et ses adeptes
Mais avant de commencer, il a fallu que je gronde un peu les bavardes du fond de la classe... ce qui fait partie de ma mise en scène, mais qui a le don chaque fois de faire  rire tout le monde, avec des commentaires du style:
"Ah! on voit ben là l'ancien maît' d'école!!!"
 
J'ai interprété "La Aurélie qu'avait fêté Pâques avant les Rameaux..." 
 
Comprenez par là qu'elle avait "consommé" le mariage bien avant la date officielle, et que "le queniau" était né... le soir de la nuit de noces!
Accouchement sous la houlette de la mère Muche,  une praticienne comme on en trouvait souvent dans les campagnes, "sage-femme" bénévole qui avait appris "sur le tas". 
Tout ça d'vant  l'gars Jules, le marié, qui n'en creuyait point ses mirettes, et qui roulait d'zyeux comme un pout!
(un pout: une chouette, un hibou...)
 
Succès garanti pour un babelaud  comme moi dont le patois n'était pas une "langue" parlée à la maison...
 
Et voilà...
 
Comme quoi faire plaisir (et/ou se faire plaisir?) c'est des fois pas très compliqué.
 
Si vous voulez toutefois vous entraîner à lire l'histoire...
Le patois mayennais et ses adeptes
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Geocaching et autres loisirs au Montaigu

2 Décembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur

Voilà-t-y pas que je reçois un jour un message dont je reprends grosso modo la teneur!

"Dis-donc, toi qui es si accro aux nouvelles technologies, tu n'as jamais essayé le geocaching?"

Ah, vous allez bien sûr me demander: Kézako, le géocaching?

Ben c'est comme qui dirait une chasse au trésor, que l'on pratique en utilisant un GPS.

Je ne vais pas vous en expliquer toutes les subtilités, il vous suffit de faire un détour via ce site par exemple:

http://france-geocaching.fr/

Et puis l'idée est tombée au fond de mon sac à malices, jusqu'à ce que...

 

Parce que ce matin, je suis sorti avec un planeur sous le bras, direction le Montaigu.

Un petit vent de SSO caresse les pentes du  parking.

Je décide de jeter, et bien que la portance soit relativement faible, j'effectue un vol de 30 minutes pour seulement 40 secondes de moteur.

Mais  tout en pilotant, me revenait cette idée:

Y'aurait pas une cachette dans le coin?

Je pose mon planeur, je le range, et j'allume mon smartphone.

Téléchargement de l'appli  "Geocaching"... pour découvrir qu'en effet, une cache se trouve près  de la chapelle.

Mise en route de l'outil, qui me guide pile poil au pied d'un arbre.

J'en fais le tour, pour détailler deux gros cailloux bizarrement très proches.

Je soulève l'un d'entre eux, et... je déniche une sorte de boîte Tupperware, contenant une petit bric à brac composé d'un carnet, un crayon...

Geocaching et autres loisirs au Montaigu

Voilà, j'ai fait ma première "trouvaille".

J'y ai inscrit  mon passage... 

https://www.geocaching.com/

 

Et en redescendant vers le parking, j'ai eu tout loisir d'observer les ouvriers de la Communauté de communes qui semblent aménager les différents enclos prévus pour accueilir très bientôt  des tondeuses naturelles, à savoir un lot de chèvres  brouteuses!

 

Un abri recouvert de fougères sèches aménagé pour accueillir les chèvres.

Un abri recouvert de fougères sèches aménagé pour accueillir les chèvres.

Il faut dire qu'en ce moment,  "mon" Montaigu est en train de changer d'aspect...

Et pas qu'un peu!!!

Fougères rasées, buissons d'épines ratiboisés... et piquets de châtaignier qui poussent comme des champignons!

D'ailleurs, on entend le martèlement de la machine destinée à les enfoncer; elle fait le même bruit, mais en nettement plus sonore, que le pivert tirant une rafale de bec sur un tronc!

Tout au fond, la machine à enfoncer les piquets

Tout au fond, la machine à enfoncer les piquets

Et puis, après être  rentré chez moi, je suis allé faire un tour sur le site https://www.geocaching.com/  afin de  signaler au dépositaire de la boîte du Montaigu que j'avais déniché son trésor...

 

Mais, dans la mesure où la carte signale d'autres caches autour de chez moi, aurai-je envie d'aller en découvrir encore quelques-unes?

Franchirai-je le pas d'en déposer moi-même?

 

L'expérience est encore bien trop fraîche pour que je puisse vous donner une réponse!

 

Assis... presque sur un trésor... sans le savoir!!! (c'était en 2013)
Assis... presque sur un trésor... sans le savoir!!! (c'était en 2013)
Assis... presque sur un trésor... sans le savoir!!! (c'était en 2013)

Assis... presque sur un trésor... sans le savoir!!! (c'était en 2013)

Une autre question reste toutefois en suspens: pourvu que l'arbre au pied duquel est caché "le trésor" ne fasse pas lui aussi les frais du puissant élagage dont est l'objet actuellement "ma" colline!

Pour piloter confortablement, il me serait dès lors impossible d'utiliser ce siège écologique!!!

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La revanche de mes trémières

14 Novembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur

Si vous êtes habitué(e) de ce blog, vous savez la passion que je "nourris"(?) pour les roses trémières.

J'ai essayé d'en faire pousser un peu  partout... chez moi, et même en dehors... y compris le long de certaines artères de mon village.  Faites une petite recherche sur mon blog, et vous comprendrez...)

Sauf que certaines plantes se sont installées dans des endroits à risques.

Je veux bien entendu évoquer celles qui ont émergé le long de la clôture entre ma parcelle et l'herbage voisin.

A plusieurs reprises, les bovidés ont montré qu'ils nourrissaient eux aussi  une passion "dévorante" pour les  trémières...  au point de les bouffer toutes crues!

Pour exemple:

http://bernardino.over-blog.net/2015/06/i-will-survive.html

Mais hier, en procédant à quelques travaux d'entretien sur mon talus, je découvre...

La revanche de mes trémières

A côté d'un queuton "rouché" par les ruminants et complètement desséché, je découvre deux  toutes jeunes fleurs qui tentent timidement de faire leur place au soleil.

C'est vrai qu'à deux, on se sent un peu plus fort(es), sans doute!

La revanche de mes trémières

Et moi, tout guilleret, je me dis que ces pousses encore frêles ont  bien du courage de vouloir montrer leur museau... parce que dans l'herbage voisin se trouvent  encore de jeunes bovins, qui ne manqueront sans doute pas, le moment venu,  de leur faire la fête .

La revanche de mes trémières

Quoi qu'il en soit, je considère cette nouvelle poussée de vie comme étant la revanche que prennent mes trémières face à un adversaire nettement plus "gourmand" qu'elles.

 

Et pendant ce temps, frétillante de joie en raison de la clémence des tempratures, une abeille butine sur une fleur de pissenlit.

 

Jolie Nature, qui offre à celles et ceux qui prennent le temps de l'observer, de bien belles images, n'est-ce pas?

La revanche de mes trémières

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Quand le Montaigu émerge de la brume

12 Novembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #Scènes de la vie rurale, #Eoliennes

Jeudi matin.

La météo a prévu un ciel couvert.

Ce n'est pourtant pas ce que je constate en mettant le nez au carreau.

Dans la mesure où le soleil se montre caressant... faire voler un modèle réduit? Partir à VTT?

Le temps de prendre mon petit déjeuner... et je remarque un banc de brume arrivant par la droite. Les crêtes du bois de Vaution semblent également se faire happer.

Ce ne sera donc ni VTT, ni modélisme. Mais j'emporterai tout de même un modèle réduit équipé d'une caméra... on ne sait jamais

Je file alors au Montaigu, pour voir si d'en haut...

Et en effet, je suis au-dessus de la mêlée.

Tout autour de moi, le paysage est enveloppé de ouate...

Seule, la chapelle se dresse fièrement au soleil.

Quand le Montaigu émerge de la brume
Quand le Montaigu émerge de la brume

On voit tout juste dépasser la cime des éoliennes d'Hambers.

Au sol, les herbes sont emperlées de rosée, et les arbres projettent leurs ombres au travers de  lumières diaphanes.

Quand le Montaigu émerge de la brume
Quand le Montaigu émerge de la brume

Dans le ciel, un avion trace son sillon blanc en direction de l'Ouest.

Cap à l'Ouest...

Cap à l'Ouest...

J'attends patiemment que le fond des vallées se dégage, afin que je puisse profiter de vues différentes.

Mais la situation semble stable. Très stable... surtout au ras du sol où le vent paraît anémique.

Oserai-je faire décoller mon modèle muni de sa caméra afin qu'elle me procure un plus large panorama que celui perçu par son bipède de pilote?

 

Mais je redoute que la brume ne l'engloutiise soudain en vol, et je préfère jouer la sagesse.

 

Ayant vainement  attendu  une évolution... je décide de redescendre pour  "visiter" de près les éoliennes d'Hambers, qui se trouvent par instants à demi broutées par la brume...

Entre les deux, seul, à peine visible, le tout petit pied d'une éolienne... décapitée par la brume. (cliquer sur l'image pour agrandir)

Entre les deux, seul, à peine visible, le tout petit pied d'une éolienne... décapitée par la brume. (cliquer sur l'image pour agrandir)

Et comme la situation n'évolue pas, je décide de rentrer chez moi afin de visionner sur grand écran les prises de vues réalisées au cours de ma sortie.

 

Une selection d'images se trouve ici:

 

https://picasaweb.google.com/109040596218534683613/BrumeAutourDeBais121115?authuser=0&feat=directlink

 

Curieux spectacle, n'est-il pas?

 

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Tout ça pour une noix!

4 Novembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Billet d'humeur

Il arrive parfois qu'on soit témoin d'un spectacle insolite.

Figurez-vous que je descends tranquillement  la rue de Oy-Mittelberg.

Au-dessus des maisons qui se trouvent sur ma gauche, une nuée de corvidés, qui braillent... virevoltent.

Je continue à descendre, quand au milieu des croassements, je vois tomber quelque chose, qui touche le sol avec un bruit sec.... roule sur le goudron et finit sa course dans le caniveau.

 

Aussitôt, j'aperçois plusieurs masses noires qui plongent, certains volatiles se laissant même carrément chuter  tel un caillou.

Et je comprends alors que l'enjeu de leurs querelles se trouve être... une noix!

Je savais déjà que les corvidés étaient des oiseaux dotés d'une cervelle.

J'avais déjà entendu dire qu'ils étaient en mesure de laisser tomber leur cueillette afin que la coquille se brise sur le sol.

Mais là, je me trouvais face à une situation assez particulière... où plusieurs individus se battaient pour de la nourriture!

 

 

Tout ça pour une noix!

Et alors, me demanderez-vous, comment s'est terminée l'histoire?

C'est que si les corvidés ont la réputation d'être des petits malins, j'en connais d'autres qui ne sont pas moins futés.

J'ai donc accéléré le pas.

Ce que voyant, les oiseaux ont bien vite repris la voie des airs... et moi,  j'ai ramassé la noix, avec une certaine satisfaction.

Elle était intacte!

 

Passant alors devant la boulangerie toute proche, je rencontre deux ouvriers qui me disent.

"Nous aussi, on a bien vu le manège, et on a nettement entendu le bruit de la noix touchant le sol.  Mais vous avez été plus rapide que ces bestioles!"

 

Et ma noix? Qu'est-elle devenue?

Ben en revenant à la maison, après avoir conté l'histoire à ma femme, je l'ai cassée (la noix bien sûr!), et je l'ai dégustée.

Elle était délicieuse.

Mais avouez que c'est curieux: elle avait malgré tout un goût étrange... venu d'ailleurs!*

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* PS1: référence à une publicité des années 70 pour une boisson dont le slogan était:

"Gini bitter lemon tonic

Un goût étrange venu d'ailleurs"

 

PS2: un de mes lecteurs me faisait remarquer que, en faisant référence à la pièce de Jean Giraudoux intitulée "La guerre de Troie n'aura pas lieu",  j'aurais pu jouer sur les mots et adopter ce titre:

"La guerre des noix n'aura pas lieu!!!"

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J'aime la galette...

12 Septembre 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

...J'aime la galette
Savez-vous comment?
Quand elle est bien faite...

 

C'est sans doute ce que j'aurais pu chantonner l'autre soir, où, revenant de chez mon fils, j'entends un drôle de bruit... et quelques secondes plus tard j'éprouve l'étrange sensation que la direction  se comporte bizarrement.

Je stoppe mon véhicule sur le parking  d'une entreprise de travaux agricoles.

Et je me dirige sans sourciller vers la roue avant gauche... que  je ne suis pas surpris de  trouver complètement à plat!

Quelques jurons  afin de bien entamer la galère qui s'annonce.

Parce qu'l fait nuit...  et qu'il  va donc me falloir effectuer le dépannage à la simple lueur d'une lampe LED.

 

C'est alors que je vois sortir du magasin quelques beaux gaillards, qui me demandent...

J'ai juste à leur montrer mon pneu.

"Filez-nous la galette qui est dans le coffre..." me lance l'un d'eux!

La "galette", ainsi nomme-t-on parfois la roue de secours d'une dimension moindre que la roue d'origine: elle est là pour dépannage uniquement.

Et pendant que je plonge dans mon coffre à la recherche de la galette, du cric, de la manivelle... je me retrouve soudain éclairé presque comme en plein jour.

L'un des compères s'est prestement installé au volant d'un tracteur stationné près du hangar, et tous phares allumés, il éclaire ses compagons dont l'un tourne la manivelle du cric, l'autre desserre les écrous...

Sous les phares du tracteur... et le numérique de ma soeur!
Sous les phares du tracteur... et le numérique de ma soeur!

Sous les phares du tracteur... et le numérique de ma soeur!

 

Bref, en deux temps trois mouvements...

Et une fois que la roue est sortie de son emplacement, on découvre un trou de presque un centimètre de diamètre!

Ah, c'est sûr, le pneu a dû se dégonfler en un rien de temps.

Aussi vite qu'ils avaient démonté, mes gaillards installent la galette... et pour les quelques kilomètres qui me restent à parcourir afin de rentrer chez moi, ils me souhaitent bonne route.

"Comment vous remercier...

- Ben vous avez eu de la chance que ce soit vendredi soir: on fête toujours la fin de la semaine, c'est pourquoi on était encore là... Mais si vous voulez nous faire plaisir...  

- Offrez-nous l'apéro la semaine prochaine!" lance alors un des compères.

 

 

Je prends note de leurs souhaits, et je leur promets donc de revenir avec une bouteille de boisson anisée... Breuvage qui "blanchit" si on y ajoute de l'eau...

 

La réparation du pneu...
La réparation du pneu...

La réparation du pneu...

Samedi matin... je file chez mon garagiste et je lui montre le pneu.

"Ben, pour que ça fasse un trou pareil,  vous avez sûrement chopé une bout de ferraille... et pas un petit!"

Tentative de réparation par l'extérieur avec un mèche... Résultat peu probant.

Il faut démonter le pneu et utiliser un "rustine" interne.

 

La réparation est effectuée en une petite demi-heure.

 

Mais, imaginez que cette crevaison se soit produite en pleine campagne... sans lumière ou presque...

Et puis est-ce que mes petits bras auraient été en mesure de desserrer les écrous?

 

Bref, je m'en tire à bon compte... et j'aime maintenant encore davantage la "galette"... si... si!!!

 

La "galette" et ses accessoires...

La "galette" et ses accessoires...

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PS: suite à ma mésaventure, j'ai reçu ce simple mail:

Ben dis donc,  ils sont sympas dans ta campagne Emoji

 

Il est en effet très réconfortant de rencontrer des gens pour qui  solidarité n'est pas un vain mot.

Merci messieurs!!!

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C'est la rentrée...

29 Août 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #VTT, #Scènes de la vie rurale

C'est la rentrée

 

Nous sommes fin août,

Je suis revenu du Cantal où j'ai passé des jours délicieux.

 

Après avoir escaladé le col de la Molède ou Prat de Bouc, mon VTT électrique s'ennuie depuis quelque temps en Mayenne car la météo se montre grincheuse.

Mais c'est sans doute un phénomène récurrent, propre à cette période de rentrée où se mêlent deux sentiments contradictoires : la joie de retrouver ses copains, sa maison, ses habitudes… et la tristesse de quitter l'été, les vacances, le farniente.

 

A la faveur d'une journée ensoleillée, j'ai enfin pu enfourcher ma bécane pour filer vers l'ancienne voie de chemin de fer.

C'est la rentrée...

Premier obstacle, avec un arbre en travers, suite sans doute aux vents violents qui ont balayé dernièrement notre région.

 

Un arbre couché...

Un arbre couché...

Et puis chemin faisant, je m'imprègne des douces senteurs qui présagent déjà l'automne.

Des feuilles jonchent le chemin.

Dans les haies, des mûres à foison.

Les traîtres acacias côtoient les chênes majestueux ou bien  les "gentilles" prunelles qu'il ne faut surtout pas déguster en ce moment, au risque d'avoir la bouche comme un paillasson du fait de leurs propriétés astringentes !

 

Mûres, acacias, prunelles...
Mûres, acacias, prunelles...
Mûres, acacias, prunelles...

Mûres, acacias, prunelles...

Et puis les pommiers…

Qui réveillent dans ma bouche de bien curieuses saveurs, tout en évoquant mon premier livre de lecture : La méthode Boscher, avec ses pommes très colorées pour illustrer tantôt la leçon de lecture, tantôt la leçon de calcul.

 

http://ecolereferences.blogspot.fr/2011/09/methode-boscher-en-ligne-consulter.html

 

Ah, ces fameuses pommes qui, au cours d'une leçon de choses, se faisaient découper horizontalement ou verticalement pour offrir un spectacle différent, avant qu'on ne les déguste en fin de leçon.

 

 

Les pommiers de la Méthode Boscher

Les pommiers de la Méthode Boscher

Arrivé à Jublains, je m'en vais rendre visite à mon copain le soldat gallo-romain qui, sous son regard métallique, a bien du mal à cacher sa satisfaction de me revoir !

 

 

 

Avé, centurion!

Avé, centurion!

Un peu plus loin vers le Consent passe le ruisseau du Bias…

Je m'arrête afin de me désaltérer… et là ?

Deux « demoiselles » en train de se faire la cour près d'une mini cascade !

Autre leçon de choses très vivante.

 

Les "demoiselles"
Les "demoiselles"
Les "demoiselles"
Les "demoiselles"

Les "demoiselles"

 

Revenu à la maison, je consulterai Internet afin d'en apprendre un peu plus sur les moeurs de ces étranges créatures.

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/calopteryx_vierge/calopteryx_vierge.html

 

 

Je file ensuite vers Hambers, le Montaigu…

J'en suis à 34,9km et je n'ai toujours pas perdu une seule barre de ma réserve électrique !

Mais cela chute inévitablement lorsque j'attaque le raidillon qui monte à la chapelle.

Un petit tour d'horizon avec des cavalières en arrière-plan…

 

 

 

 

C'est la rentrée...

Et retour à la maison après 40 kilomètres de balade dans mon bocage favori.

 

Voilà, j'ai donc moi aussi fait ma « rentrée »…

Pour retrouver des sensations beaucoup plus lointaines que celles éprouvées lorsque j'étais enseignant.

Des sensations beaucoup plus proches de celles d'un  marmot qui fréquentait le CP ou le Cours Elémentaire.

 
C'est la rentrée...

PS : lors de mon retour à Bais, j'ai de nombreuses fois été questionné sur le fait que, durant les vacances,  je n'envoyais plus rien concernant le blog via ma messagerie.

 

J'ai alors conseillé à mes correspondant(e)s de procéder à un abonnement.

 

De ce fait, dès qu'un nouvel article sort, vous en êtes informé(e)(s)…

 

Simple et confortable !

 
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