scenes de la vie rurale
Le "Grand Cirque"
Si vous êtes amateur des engins volants et de leur histoire, vous connaissez forcément "le Grand Cirque".
Livre écrit par Pierre Closterman, et qui retrace ses combats aériens durant la seconde guerre mondiale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Cirque
Mais je vais avoir l'occasion d'y revenir... Vous comprendrez pourquoi.
Je me trouvais donc ce matin au pied du Montaigu, à faire voler paisiblement un motoplaneur électrique.
Le vent n'était pas pile-poil dans l'axe pour pratiquer le vol de pente pur, mais quelques ascendances passaient et permettaient de prolonger agréablement le vol.
Jusqu'à ce qu'apparaissent des buses... apparemment en couples.
Leur prestation me ravit toujours.
J'aime admirer ces oiseaux aux qualités voilières indéniables.
J'ai alors vite posé mon modèle, afin d'embarquer une mini caméra Mobius...
Mais les bestioles ont dérivé loin derrière la butte, ne me laissant pas la possibilité de filmer.
J'ai à nouveau posé, afin de jouir du spectacle... durant de longues minutes.
Elles se rapprochaient de moi, puis s'éloignaient au gré des vents.
Et quand certaines buses avaient atteint une altitude respectable, elles se livraient à quelques fantaisies, parmi lesquelles le piqué ailes repliées que je trouve très spectaculaire.
Ou le vol en montagnes russes.
Ce que j'avais déjà pu observer maintes fois.
Elles piaulaient, de plaisir peut-être.
Jusqu'à ce qu'un intrus...
Un trouble-fête...
Je veux parler d'un corvidé... dont l'attitude ne m'a surtout pas semblé amicale.
Jugez plutôt: l'oiseau noir a littéralement foncé sur l'une des buses.
Tout ça dans un vacarme de cris stridents.
Et c'est là que les figures engendrées par ce duel aérien m'ont remis en mémoire le Grand Cirque... toutes proportions gardées...
J'ai cependant été très surpris de constater que c'est la buse qui a rompu le combat...
Je n'avais malheureusement pas les moyens techniques de filmer la scène (la Mobius ne possède pas de zoom).
C'est pourquoi j'aurais bien voulu visionner les films enregistrés par les ciné-mitrailleuses de mes deux combattants!
Mais j'ai trouvé sur le Net un document qui permet d'illustrer mon propos.
Merci à son auteur.
Contribuez au rêve
Ce dimanche matin, dans la mesure où la météo s'annonçait clémente, j'ai enfourché mon p'tit vélo afin d'effectuer une promenade champêtre.
Mon but est de pointer Champgenêteux pour rejoindre ensuite la voie verte à Loupfougères.
J'aime effectuer ce tronçon qui descend gentiment jusqu'à La Chapelle au Riboul.
Passage devant le centre équestre, et je contourne la gare.
Elle semble complètement abandonnée avec, sur son parking, des voitures envahies par des herbes folles; j'imagine alors que ces bagnoles doivent avoir oublié depuis logntemps la date de leur dernière sortie!
Mon parcours me ramène ensuite vers Champgenêteux, et je file maintenant en direction de Trans...
Où j'emprunte la rue des Loisirs.
Curieuse rue, dans laquelle on trouve l'école (est-ce un lieu de loisirs?) La mairie (encore moins loisir sans doute), et... la salle des fêtes!
Là, on comprend mieux.
Sur les grilles sont accrochés les panneaux électoraux des différentes listes candidates aux élections européennes.
C'est au retour de ma virée que je vais trouver la chose amusante.
Que je vous dise...
J'ai pris une photo "selfy" où je me mets en scène avec le panneau "rue des Loisirs" justement.
Mais sur la droite du cliché, regardez bien: une affiche dont on ne voit qu'un morceau...
Et sur laquelle on peut lire. "CONTRIBUEZ AU REVE...."
En réalité, le slogan est bien plutôt: "Contribuez au réveil citoyen".
Mais moi, je préfère le slogan tronqué, à savoir: "Contribuez au rêve..."
Après un virage à droite, j'entame la descente vers Bais.
Mais arrivé au carrefour de la ferme nommée... Le Carrefour, je tourne à nouveau vers la droite pour entamer la côte des Batailles.
Grâce à l'assistance électrique, la grimpette n'est pas trop pénible.
Lorsque je suis arrivé au faîte de ma balade, je bénéficie d'un large panorama qui va de Mayenne jusqu'aux Avaloirs.
Descente gentille, et je tourne encore à droite, direction le Vaublin.
Dans ce chemin creux qui m'est familier, j'ai la désagréable surprise de constater quelques dégâts./http%3A%2F%2Fwebmail1d.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fmalade.gif)
En effet, l'agriculteur qui gère le champ sur ma droite a passé l'émousseuse tout le long de la haie ...
Plus de voûte verdoyante.
Pensez aussi que notre "brave"(?) paysan n'a même pas eu le civisme de nettoyer le chemin qui est maintenant encombré d'une multitude de branches entravant le passage!
Respect? Vous avez dit respect?
Arrivé sur le goudron, je remonte vers Jauneau, pour me rendre du côté de l'éolienne "La Roche".
Avisant quelques jolis coquelicots dans la haie, j'en profite pour faire une pause "photographie".
Avec la complicité d'un papillon, fort peu farouche, et qui prend la pose!/http%3A%2F%2Fwebmail1p.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fhappy.gif)
J'enfourche à nouveau mon VTT pour emprunter cette portion de chemin creux que je connais fort bien, puisqu'elle conduit à l'un de mes sites de vol favoris.
Aujourd'hui, elle m'offre l'opportunité de jouer une fois encore avec mon appareil numérique...
La descente vers Bais n'est que pur plaisir.
Un détour par le plan d'eau où, là encore, je fais "fumer" l'appareil photo...
Avant d'apercevoir deux oiseaux qui s'amusent à plonger, pour ne reparaître que plusieurs dizaines de mètres plus loin.
Je crois avoir identifié des foulques macroules.
http://www.francehydravion.org/content/les-foulques-et-poules-deau
Je mets alors le cap vers mon domicile... mais avant d'atteindre le terminus, je vais rencontrer un certain nombre de connaissances avec lesquelles nous échangerons sur les "bienfaits" du vélo à assistance électrique.
De retour au bercail, mon compteur affiche plus de 40 km, et je n'ai consommé que deux barres sur les 5 qu'arbore le "display" quand la batterie est pleine.
Bref.
Vous n'avez sans doute pas contribué au rêve que j'ai effectué ce matin sur mon VTT, mais j'ai toutefois essayé de vous faire partager mon "E-Motion"!
C'est bien comme ça que se nomme mon vélo Electrique, non?
Gentil grillon
Hier, je suis allé faire voler un planeur du côté de la Pagerie.
Depuis l'herbage où je me trouvais, je pouvais apercevoir au loin les collines de Trans et Izé.
Les oiseaux chantaient à tue-tête...
Quant aux grillons...
Déjà en escaladant la pente, j'avais pu apprécier leur chant, qui s'interrompt dès qu'on s'approche un peu trop d'un terrier.
Et ce matin, j'ai entrepris de tondre ma pelouse.
Dans le pré situé juste derrière chez moi, une colonie de grillons s'en donne à coeur joie.
Mais au moment de rentrer ma tondeuse... que vois-je juste devant la porte du garage?
Vidéo issue du Net et dont je ne suis pas l'auteur. (Rendons à César...)
Un gentil grillon qui trotte vers une destination inconnue... peut-être pour aller rejoindre ses congénères dans le pré d'à côté!
Je l'ai bien évidemment capturé, afin de lui tirer son portrait... puis je l'ai relâché.
Qu'il continue de gratter son crincrin!
Virée insolite à VTT
Ce matin, grâce à mon nouveau VTT muni d'électrons, je suis parti en direction de Champgenêteux...
Je roulais le nez pointé vers Villaines lorsque, au bord de la route, j'aperçois des rondins qui pendent sur des barbelés...
Le fil de fer traverse complètement le bois... et je comprends qu'on n'ait pas eu envie de décortiquer l'ensemble!
Je bifurque vers Loupfougères, et j'atteins l'ancienne voie ferrée aménagée en voie verte entre Laval et Javron.
J'ai à peine fait 200 mètres que, installé près d'une borne, je trouve un resto pour écureuils! Insolite, n'est-ce pas?
Et des restes de coquilles sont là, tendant à prouver que l'endroit est bien fréquenté!
En chemin, je rencontre différents panneaux de signalisation utilisés autrefois par les cheminots, dont un "S" complètement rouillé... mais aussi des bidules plus récents...
Le chemin étant en légère descente jusqu'à la gare de La Chapelle au Ribou!, je ne tape guère dans les réserves de la batterie.
A ce propos, je ne perdrai le premier graphe qu'aux alentours du 22ème km.
Vous aurez pu remarquer que j'ai fait fort au niveau "image"...
J'ai en effet disposé mon appareil photo sur le guidon grâce au pied "tortillable", et ma caméra Mobius est arrimée tout en haut de mon casque!
Passage devant le centre équestre de La Chapelle au Riboul, la gare... et je quitte la voie verte par la gauche, pour enjamber peu de temps après la rivière Aron.
Alors que je me dirige vers le bois du Tay, j'aperçois sur ma gauche un champ fraîchement labouré qui "fume" sous les rayons du soleil encore un peu timide.
Un peu plus loin, je saisis l'opportunité de me désaltérer à la fontaine située à l'entrée du bois. Elle pisse dru... (Je ne suis pourtant pas encore arrivé au Pissereau!)
Et je reprends la route en direction d'Hambers.
Hambers, où je m'arrête pour photographier des noms de lieux assez pittoresques: La Musette, la Colline aux Oiseaux, Bord d'eau, et le Pissereau comme évoqué plus haut...
La musette? Ben non, ce n'était pas un contrôle de ravitaillement!
Hambers, où je rencontre le gars Louis et son épouse sur le pas de la porte.
Lui, le passionné de vidéo...
Il s'extasie à la fois devant mon équipement audio-visuel et mon engin à deux roues.
Puis l'heure commençant à s'avancer, et malgré leur aimable invitation à boire un coup, j'enfourche mon engin pour attaquer la côte des Planchettes... Mais avec l'assistance électrique, c'est un jeu d'enfant.
Le hameau de Marche, puis le château de Montesson est en vue.
Mais j'aperçois une buse installée sur une branche de pommier. Immobile.
Elle se laisse tout à coup tomber au sol, ailes complètement déployées. Je freine comme un malade, désireux de prendre un cliché. Mais faut pas confondre vitesse et précipitation, car je perds l'équilibre et je me retrouve au sol, les fesses légèrement humidifiées par une plaque de boue!!!
Et pendant ce temps-là?
Ben l'oiseau est parti à tire d'aile, avec une petite proie entre ses griffes.
Tant pis: devant les douves, je prendrai une autre photo, plus stable, plus classique, et nettement moins risquée!
J'arrive à la maison, avec presque 32km au compteur.
Je n'ai perdu qu'une barre du graphe, ce qui signifie que j'ai été sobre dans la consommation électrique.
Et mon épouse de me questionner malicieusement:
"Je ne sais pas ce que tu as fait à Hambers
, mais tu y es resté un certain temps!"
Il faut alors que je vous avoue une chose.
Je suis très soucieux de ma sécurité: c'est ainsi que sur mon vélo et mon casque, j'ai indiqué deux N° de téléphone en cas d'urgence.
De plus, lorsque je pars ainsi tout seul, je mets en route mon ordinateur de bureau, et j'ouvre le logiciel Endomondo.
Lui aussi équipé de Endomondo, mon smartphone envoie les infos via le Net, et on peut ainsi savoir où je me trouve en temps réel... D'où la remarque de mon épouse.
Mais le gars Louis trouvait également tout ça extraordinaire, lui qui avait entendu le logiciel signaler du fond de ma poche qu'il avait cessé de comptabiliser les km parce que je m'étais arrêté à Hambers!
Mais ne vous avais-je pas prévenu que ma virée du jour réservait quelques petites surprises?
Virée insolite, disait le titre!/http%3A%2F%2Fwebmail1n.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fhilare.gif)
A la prochaine!
Aglagla!
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Les Grandes Batailles
Curieux titre, n'est-ce pas?
Mais vous devriez bientôt avoir la clé de l'énigme.
Que j'vous raconte....
Suite à ma trachéite d'avant Noël, puis mon angine, et enfin ma gastro... à chaque fois que j'avais l'intention de reprendre la marche, c'était "douloureux", tant dans ma tête (qui manquait de motivation) que dans mes jambes, (que je sentais fort molles... j'ai pas écrit formol, mais c'est tout comme si on les y avait trempées!)
Ce matin donc, dans la mesure où le soleil m'avait envoyé un SMS par lequel il me priait de me remettre en route, et qu'il allait livrer bataille afin de chasser la brume ambiante, j'ai pris mon courage à deux mains... et je suis parti.
Le tour du plan d'eau, pour tester, "pour voir" comme on dit...
Ou plutôt... ne pas voir... les éoliennes d'Hambers, complètement noyées dans la brume!
Et comme ça semblait aller pas trop mal au niveau des guibolles, j'ai filé vers la rue de Normandie...
Pour apercevoir dans une trouée de ciel bleu un gros avion, que j'ai identifié comme appartenant à la compagnie Emirates, la seule que je connaisse ayant peint le ventre de ses modèles avec du rouge.
Et puis, et puis...
Et puis, et puis...
J'ai décidé d'attaquer la côte de la Chauvière, pour constater que là encore, le brouillard avait noyé l'éolienne de La Roche.
Mais j'ai commencé à peiner: c'était comme si dans mes bronches on passait un goupillon à bouteilles hérissé d'aiguilles de pin!
J'ai ralenti ma cadence... afin de souffler plus lentement.
Moi qui ne fume pas...
Livrant bataille, le soleil lance encore un assaut afin de percer la couche ouateuse qui traînasse sur le sol.
Près de la Chauvière, une troupe d'oies se manifeste bruyamment; quelques mâles étendent leur cou à l'horizontale avec un air menaçant. Prêts à livrer bataille...
Devant la Noë Feuvre du Haut, je suis salué par le gros chien qui jappe bruyamment, et pacifiquement, comme à son habitude.
Virage à droite au niveau des Tertres... et je n'ai pas vu les 3 éoliennes de Trans, elles non plus... (Ce qui devrait réjouir mon copain Alain Lantihéole!)
En enchaînant les pas, je marche, je marche... me rendant soudain compte que le corps humain peut fonctionner presque comme une machine, robotiquement, sans réfléchir.
Et pourtant...
Une, deux, une deux...
"La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas...
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon ch'min de petit bonhomme..."
Sous les rayons caressants du soleil encore timide, le talus "fume", laissant s'échapper un léger voile de brume.
Puis j'entame la descente vers "les Grandes Batailles" pour apercevoir un "corbeautier".
Mais qu'est-ce? me direz-vous!
Il s'agit tout simplement d'un chêne dans lequel sont posés de très nombreux corbeaux, qui vont s'enfuir en braillant lorsque je serai trop près d'eux.
Au loin, l'antenne du mont Rochard peine à s'extirper de la brume qui, après avoir gravi la pente côté Evron, dégouline doucement vers la vallée de l'Aron.
C'est alors que j'aperçois dans l'herbe un autre emballage, complètement déguenillé, tout déchaffré, entièrement dépenaillé par la broyeuse chargée d'entretenir les bas-côtés.
Il avait dû contenir des croquettes... ce qui réveille ma gourmandise naturelle envers le chocolat!
Etant parvenu au panneau signalant la sortie de Bais, je retrouve "mon" pot d'échappement, "abandonné" là depuis un certain temps... celui que j'avais déjà vu il y a au moins 3 semaines.
Mais je suis soudain "réveillé" par un grand bruit de sirènes hurlantes. Une ribambelle de voitures "Gendarmerie" file à toute allure en direction d'Izé... Et quelques minutes plus tard, j'aperçois un hélicopère bleu qui prend la même direction.
Pour quoi une telle débauche de la part des forces de l'ordre?
Rue des Alpes Mancelles, face aux bacs à ordures qui vont être mis prochainement en service, des employés peignent des bandes blanches sur la chaussée.
Virage à droite pour prendre la ruelle de la Chapelle.
Et retour au bercail.
Ah... je crois que je vous entends grommeler.
"Ne nous avait-il pas dit qu'il nous donnerait la clé de son énigme?...
Et il ne l'a pas fait!"
Mais non, je n'ai pas oublié. Je ne voulais pas vous la donner trop tôt.
C'est tout.
Parce que j'aurais déjà pu le faire en passant devant "les Grandes Batailles", puis "les Petites Batailles".
C'est là en effet que je me suis pensé:
"Bernard, depuis le temps que tu devais reprendre la marche... ça y est, cette fois, tu as remporté une petite victoire sur toi-même..."
Une petite "Bataille" en quelque sorte.
D'où mon titre!!!
Reflets et autres ombres...
Lorsque je pars effectuer une marche, il n'est pas rare qu'en cours de route me reviennent des fragments de poésies étudiées à l'école.
C'est ainsi que me trouvant au sommet des Batailles, alors que les feuillages évoquaient l'automne, je me suis mis à réciter intérieurement ce texte de Victor Hugo:
L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.
Mais permettez-moi de modifier quelque peu le début de la seconde strophe:
Pour qui vit comme moi les mirettes ouvertes ,
L'automne n'est pas si triste auprès de mon regard...
Car même en automne, il suffit de se montrer curieux et d'emmagasiner les images par le truchement de l'appareil photo.
C'est ainsi que je me suis amusé au jeu des reflets et des ombres.
Jeu futile, sans doute.
Mais peu importe.
Jeu qui me permet de combiner les formes, de varier les plans... de rêver.
Surtout quand passe un avion dont la traînée se reflète dans l'eau...
Chacun son plaisir, n'est-ce pas?
Les 16 écluses Canal du Nivernais
J'ai découvert ce canal il y a déjà quelques années.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_du_Nivernais
Et j'ai eu envie de retourner faire un tour le long de son halage
Lors de ma première visite, j'avais particulièrement apprécié le passage dit des 16 écluses, qui démarre aux étangs de Baye, là où on est sur le point haut de cette voie d'eau artificielle.
J'ai donc posté mon véhicule près de l'écluse N°16, et j'ai commencé l'ascension.
Sachez que sur 3.6km, on va découvrir 16 écluses chargées de gérer un dénivelé de 40 mètres.
Le tout dans une vallée relativement étroite et sinueuse.
Certaines écluses sont encore actionnées par des poutres de bois, ce que les opérateurs chargés d'ouvrir les portes préfèrent bizarrement aux manivelles, qu'ils trouvent plus agressives au niveau des bras et du dos!
A certaines écluses, on peut se désaltérer, et l'on rencontre également des animations apportant un brin de fantaisie...
Et puis on arrive à Port Brûlé...
Là où se trouve un feu rouge qui régule le passage sous les voûtes de La Colancelle.
Le canal se faufile alors entre deux parois encaissées, pour disparaître parfois sous des tunnels, les fameuses voûtes.
Le canal n'est plus alors signalé en surface que par quelques puits d'aérations en pierre, sur lesquels on peut lire l'altitude dans des "poinçons" métalliques. (points géodésiques)
Et puis on parvient aux étangs de Baye, chargés d'alimenter en eau les deux versants du canal.
Je décide alors de faire demi-tour, afin de profiter de la descente...
Et prendre le temps de contempler l'admirable travail réalisé par des hommes qui ne possédaient pas les moyens techniques actuellement à notre disposition!
Je ne voudrais cependant pas terminer ce mini-reportage sans évoquer la conversation échangée avec une dame plus toute jeune.
Qui descendait systématiquement de son bateau pour tourner les manivelles, aider les éclusiers, et faire la causette avec qui le souhaitait.
C'est ainsi qu'elle m'a appris sa nationalité: Suisse allemande.
Mais en compagnie de son capitane de mari, elle avait vécu de longues années en Afrique du Sud, et disait maintenant s'exprimer plus facilement en anglais qu'en allemand.
Mais je peux vous assurer que son français était fort bien maîtrisé, et très fleuri!
Avec des expressions dénotant un esprit malicieux et fort vif!
Ces rencontres fortuites font également partie des charmes de ce canal!
Mais vous voudriez peut-être voir d'un peu plus près le profil de cette magnifique promenade?
Enregistré par mon logiciel Endomondo, le parcours de ces 16 écluses est donc visionnable à cette adresse:
http://www.visugpx.com/?i=1376418959
A bientôt pour de prochaines aventures!
--------------- une vidéo fort intéressante -----------------
http://www.terredescales.net/terredescales/Accueil.files/html5video/cdnshort.mp4
Il est des jours où rien ne se passe comme prévu!
Il est des matins, comme ça... où, sans trop bien savoir pourquoi, on se dit que la journée va être bien remplie.
Plantons le décor : il fait beau, et je propose à mon épouse faire un tour au bord du canal latéral à la Loire.
La virée commence par l'allée couverte longeant le port de Decize
puis à l'écluse de saint Maurice
virage à gauche vers l'écluse de Saulx.
Tout va bien...
Arrivée au pont lieu-dit les Feuillats.
« Qu'est-ce qu'on fait ?
- On continue encore un peu, » me répond alors mon accompagnatrice.
Un petit kilomètre en pédalant doucement, au rythme du canal.
Et puis elle décide de se désaltérer avant de faire demi-tour.
Et nous repartons en direction de Decize...
Mais j'ai à peine le temps d'effectuer une centaine de mètres que ma roue arrière s'est totalement dégonflée !
En un éclair !
« C'est pas grave, dis-je alors avec un grand sourire, j'ai ma bombe miracle! »
Ouais, sauf que là encore, cela ne va pas se passer du tout comme prévu !
Car au lieu de se disperser dans la chambre à air, la mousse sort de partout !
« Comme avec une bombe de crème Chantilly ! » dirait ma sœur Marie-Jo. (Chantilly dont elle raffole, mais ne le répétez surtout à personne, hein?) !
Face à cet incident technique pour lequel je me réjouis de ne pas être tout seul au bord du canal, je propose alors à mon épouse le plan suivant :
« Ben tant pis !
Nous allons nous rendre jusqu'à l'auberge proche du pont.
Là , je prendrai ton VTT pour revenir au camping.
Il me suffira alors d'installer le porte-vélo sur la voiture et je reviens te chercher aussi rapidement que possible ! »
Sauf que là encore, ça ne va pas se passer comme prévu.
Parce que cette fichue roue arrière était équipée d'une chambre dite « anti-crevaison »,
Elle contient donc un liquide visqueux chargé de calfeutrer les fuites...
Mais, suite aux abondantes pluies de la nuit précédente, le « calfeutrage » a dû se diluer totalement, et ainsi libérer les trous précédemment occasionnés par des épines ! (Ce que nous ne tarderons pas à vérifier, mais attendez la suite!)
Et tout ce bidule visqueux va même provoquer le déjantement total de la chambre : une véritable étripation !
Tant bien que mal, nous parvenons à l'auberge.
Le patron sort, nous voit dans cette posture plutôt comique.
C'est là que je lui annonce mon plan.
Mais à ma grande stupeur, il me dit :
« Ben vous n'allez tout de même pas bousiller votre sortie à vélo ! Attendez un peu ! On va arranger ça tout de suite! »
Il disparaît quelques instants, pour revenir avec... une roue prélevée sur son propre VTT ! Je commence à comprendre : il veut me confier sa chambre à air !
Il entreprend le démontage de son pneu, tout en me demandant de regonfler ma chambre puis de la tremper dans une bassine toute proche !
C'est là que je découvre plusieurs trous !!!
Puis, passant la main à l'intérieur du pneu, je déniche trois grosses épines. Que je vais me faire un plaisir d'extirper !
Comme quoi le liquide anti-crevaison avait fait son boulot, mais il n'a surtout pas apprécié l'humidité !
En deux temps trois mouvements, l'homme de la Providence a déjà fini de remonter chambre + pneu, puis un coup de gonfleur à pied...
Et hop ! Mon VTT est redevenu opérationnel.
Je convie l'aubergiste à nous servir un bon demi bien frais, tout en le priant de ne pas s'oublier.
Lorsque je lui demande la note, il me « facture » uniquement les boissons.
Je lui dis qu'il n'est pas sérieux...
Mais il me rétorque avec un grand sourire :
«Ben quoi, qu'est-ce que ça coûte une chambre à air, hein ? C'est pas ça qui va m'empêcher de vivre !
Et puis si on ne peut plus rendre service aux gens... »
Nous avons alors entamé une longue discussion sur les rapports humains...
Et au moment de le quitter, j'ai bien évidemment laissé un pourboire qui devrait lui permettre de racheter au moins une chambre à air... et peut-être aussi quelques « rustines » !
Mais sûrement pas une bombe anti-crevaison !
Puis nous avons repris notre promenade le long du canal.
Tout en méditant sur l'accueil reçu à l'auberge.
Et s'il vous arrive de passer par les Feuillats, soyez sûrs que vous serez bien reçus !
Merci encore, Monsieur l'Aubergiste !
Elément Majeur de notre dépannage (il devrait comprendre l'allusion)
PS : rentrant au camping, et comme je trouvais mon pneu un peu sous-gonflé, je lui en ai remis un p'tit coup...
Sauf que là encore...
Durant le repas, nous avons entendu un drôle de bruit, suivi d'un sifflement !
J'ai fini par découvrir que la valve de ma « nouvelle » chambre venait d'exploser !
Ne vous avais-je pas prévenus :
Il est des matins, comme ça... où, sans trop bien savoir pourquoi, on se dit que la journée va être bien remplie !
La chasse aux papillons
Hier soir, il a plu. Une pluie d'orage bienfaisante après les fortes chaleurs que nous avons dû affronter.
Et comment la Nature a-t-elle profité elle aussi de l'aubaine?
Pour le savoir, il suffit de chausser mes godasses de marche, et de partir dans le bocage.
D'emblée, je remarque les nombreuses rigoles avec une multitude de méandres bordés de branchettes qui permettent d'imaginer comment l'eau de pluie a pu dévaler la pente des chemins.
En débouchant du couvert au pied de la côte qui mène aux Batailles, j'aperçois l'imposant relais du Rochard qui trône fièrement dans un ciel tout bleu.
Et déjà, je prends conscience de l'omniprésence des papillons.
Bien qu'il soit un peu encombrant, j'ai eu la bonne idée d'emporter mon "gros" appareil numérique Sony... équipé d'un zoom fort intéressant.
Mais avez-vous déjà essayé de capturer des photos de papillons en vol?
Belle école de patience! Je vous l'assure.
Et même quand ils parviennent à se poser!
Le temps de régler le zoom, faire la mise au point... et hop, plus de papillons!
Malgré tout, j'ai réussi quelques prises de vues qui me semblent intéressantes.
L'album complet sous PicasaWeb est consultable à cette adresse (je vous ai concocté un lien court):
























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