scenes de la vie rurale
les éoliennes au 27 octobre
En cette fin de matinée du samedi 27 octobre, le ciel est gris.
Il fait froid.
Une méchante bise venue du Nord frigorifie les thermomètres.
Vers onze heures, un nuage lève gentiment une paupière pour laisser filtrer quelques rayons de soleil.
Vite je file vers "mes chantiers".
A La Roche: pas de mouvement. Il parait qu'une des pales aurait pris un coup...
Les éoliennes au 26 octobre
Petit
reportage effectué en fin de matinée du 26/10/12
A suivre
Eolienne Montpion
Ce mercredi 24 octobre... le ciel est gris...
Mais je sens que la journée risque tout de même d'être "pleine".
Dès 9 heures, je saute dans ma bagnole, direction "mes" chantiers.
Sur celui de La Roche, en observant de la route Bais/Mayenne, il semble ne rien se passer...
Je poursuis donc ma route vers Montpion.
Et là?
Ben la nacelle est arrimée sous la grande grue jaune, et il paraît imminent que l'on va hisser tout ça vers le
haut.
Vite un coup de téléphone à mon cousin Pascal pour lui dire que...
"OK, j'arrive!"
Et posté au milieu du champ côté Ouest, je commence mon reportage photographique.
J'entends les moteurs de la grue se mettre en route, et je perçois nettement "l'envol" de la nacelle... C'est alors que sonne mon téléphone portable!
Au bout du fil, ma nièce Françoise:
"Je ne te dérange pas?
- Oh, non!
- C'est sûr?
- Oui, oui, je peux converser tout en assistant au spectacle d'une nacelle qui grimpe gentiment vers le sommet du mât de son éolienne.
- Qu'est-ce que tu appelles la nacelle? la petite caravane qui est tout en haut?
- Oui, oui!"
Ce qui ne manque pas de faire sourire le caravanier que je suis!
Mais je me vois mal loger tout là-haut, même si le chauffage est assuré par les générateurs!
Quelques dix minutes plus tard, arrive mon cousin Pascal, qui va se positionner dans le champ d'en face, côté
Est!
Nous aurons ainsi deux angles de vue
différents.
Nous mitraillons chacun de notre
côté.
Lorsqu'il me rejoint, il me signale qu'il a vu en passant la nacelle de La Roche déjà posée!
Zut! Les deux mêmes opérations en même temps! Faut le faire!
Mais il a eu le temps de réaliser quelques clichés depuis le parking du pont des Aulnays.
Effectuée par des professionnels aguerris et minutieux, l'opération de Montpion se déroule sans problèmes.
Il faudra toutefois environ 35 minutes pour que "la petite caravane" rejoigne son emplacement définitif.
Mais vous remarquerez quand même au passage la grande décontraction du grutier!
Une fois la nacelle posée, on entend nettement le bruit des "visseuses" utilisées par les ouvriers chargés de l'arrimer au sommet du mât.
Un peu frigorifiés par l'humidité ambiante, nous décidons de nous diriger vers Bais, avec une halte au parking
du pont des Aulnays pour prendre des clichés de l'éolienne "La Roche", reconnaissable à sa grue rouge et à la forme de sa nacelle plutôt conique.
Et arrivés à la maison, nous nous offrons un petit café qui va nous remettre en forme.
Visionnage des deux séries de photos, commentaires, échanges via clé USB...
Puis nous nous donnons rendez-vous pour de prochaines aventures, tout en nous réjouissant de l'efficace complémentarité dont nous avons fait preuve!
Sauf que cet après-midi, je retourne sur le chantier.
Et là, j'assiste au montage des pales sur le cône central...
Et enfin, alors qu'il commence à se faire tard, j'ai droit à l'envol de l'hélice qui ira finir sa course sur la nacelle!!!
Mâââgique!
Quelques liens:
- pour la grue jaune de Montpion
http://photostp.free.fr/phpbb/viewtopic.php?f=39&t=7585
- pour la pose des pales sur la nacelle puis de l'hélice:
- Un film tourné en Grande Bretagne; montage de A à Z d'une éolienne Repower identique à celle de Montpion
http://www.opakujvideo.com/?v=r0DZUDQyw_0
- le site de mon cousin Pascal
Eolienne de La Roche...
Depuis quelque temps, une animation inhabituelle règne dans notre petit village.
Figurez-vous que de nombreux camions sillonnent les routes... avec des plaques minéralogiques indiquant qu'ils viennent de Belgique, de Hollande, d'Allemagne ou d'Espagne.
Avec des inscriptions du style dufour.be, Mammoet, Enercon...
Et pour celles ou ceux qui n'auraient rien remarqué, deux grandes grues surplombent le bocage.
La jaune est située près du bois du Tay à Montpion.
La rouge surplombe l'axe Bais Mayenne au lieu-dit La Roche.
En empruntant le chemin de randonnée qui passe tout près de cette dernière, je peux suivre l'évolution du chantier.
Et hier... je suis arrivé au moment où un camion déchargeait la pale N°1...
Travail de précision s'il en est.
Puis le camion a voulu réemboiter sa remorque extensible. Et là, les soucis ont commencé.
Puis il a voulu sortir du chantier.
Et là... il s'est enlisé!
Il a fallu faire appel à un gros engin pour le dépatouiller de la situation.
Pendant ce temps, "le monsieur des toilettes" est arrivé avec son petit camion afin de vider les WC!
Comme si ses petits copains n'étaient pas déjà suffisamment dans la m....!
Puis je suis redescendu vers Bais... où je suis littéralement tombé sur le camion transportant la pale N°2... 9 tonnes
et plus de 40m sans compter le tracteur!
C'est là qu'au carrefour de l'Aubrière, le spectacle a forcément duré un certain temps.
Pour exécuter un virage à plus de 270°, il a fallu manoeuvrer habilement, faire pivoter plusieurs fois les essieux de la remorque comme si on éxécutait un créneau.
Et quand tout ce petit monde s'est enfin trouvé dans l'axe... il lui a fallu escalader la côte vers Champgenêteux.
Seulement deux petits kilomètres de répit, et au carrefour de Jauneau, rebelote!
Pour entrer cette fois en marche arrière dans l'étroit chemin afin d'accéder au chantier distant d'environ 1 km.
Tout ça parce que la plateforme de travail est si étroite que les camions ne peuvent faire demi-tour.
Mais auparavant, profitant de la pause que s'accordait tout cet équipage, j'en ai profité pour échanger quelques mots avec les motards de l'escorte... et le chauffeur du camion... de nationalité anglaise, mais s'exprimant dans un très bon français.
Et qui m'a demandé si je pouvais lui transmettre mes clichés.
Je lui ai donné mes coordonnées.
Puis nous avons convenu d'un rendez-vous pour mardi matin.
Dans la soirée, je lui ai gravé un DVD...
Et au matin, un SMS m'attendait sur mon téléphone, me disant que le camion se trouvait à la sortie d'Aron, mais qu'il aurait du retard.
J'en ai profité pour réaliser quelques photos de Bais émergeant de la brume.
Ou bien des grandes grues semblant surnager sur un mer de coton... sous l'oeil indifférent des
vaches!...
Et comme il tardait, j'ai appelé Gary.
Qui m'a dit que...
Bref, ils étaient arrêtés au pont des Aulnays, attendant le feu vert pour aller là-haut, où un autre camion avait toutes les peines du monde à sortir du bourbier.
Je l'ai rejoint route de Mayenne... nous avons bavardé avec les motards et les conducteurs des voitures d'escorte...
Puis de là-haut, on a enfin téléphoné pour dire que la voie était libre.
Tout ce petit monde s'est alors remis en route pour parvenir au carrefour de l'Aubrière (près du magasin Shoppi).
J'ai encore réalisé quelques vues, discuté avec des Baidicéens pour lesquels le spectacle était inhabituel... of
course!
Et quand l'attelage a eu fini de négocier son virage, je suis rentré à la maison... non sans avoir adressé un signe de la main à mon nouveau copain Gary, dont j'admire la dextérité.
Prochain épisode? la pose des derniers mètres du mât à La Roche... puis la fixation de la nacelle... et enfin l'arrimage de "l'hélice" sur le générateur.
Avant les premiers tours de pales.
Ce qui promet encore de bien belles images en perspective!
PS: photos réalisées mardi 23 et mercredi 24 octobre.
Histoire de pales sur Hambers
Vélo et vélo-rail
Profitant du beau temps de cette fin août, j'ai attelé mon vélo "au cul de la charte"... direction Saint Loup du Gast où je débarque sur la voie verte qu'empruntait autrefois le train.
Je pars d'abord en direction du Sud... 5 km pour atteindre la gare de Saint Fraimbault, puis demi-tour, pour revenir à Saint Loup.
Ce village est situé sur l'ancienne voie ferrée Laval, Mayenne, Orne... et s'est rendu
célèbre grâce à l'animation "vélos rail" qui utilise justement les rails désaffectés. (trajet de quelques kilomètres)
http://www.mayenne-tourisme.com/Bougez/Loisirs-sensation/Velo-rail
Ce qui me donne l'occasion d'assister à des scènes parfois cocasses.
Quand deux machines se croisent, et que les occupants de la voie « descendante » sont obligés de
faire sortir des rails le « bolide » qu'ils occupent !
Certains passagers prennent la situation avec bonhomie, d'autres râlent, pestent, jurent !
Je pense en particulier aux deux jeunes femmes perchées sur leurs talons aiguilles, se tordant les pieds à chaque pas!
Quant au pédalage avec ce genre d'escarpins...
Et pendant ce temps-là, moi, me tordant de rire, avec mon p'tit vélo pourtant pas doté d'un pédaleur émérite, je file plus vite que tout ce joli monde.
Je croise tout un tas d'usagers de cette voie verte : à pied, à vélo, à cheval.
Pendant quelques kilomètres, je vais suivre un jeune couple dont le mari tracte une petite
remorque à l'intérieur de laquelle jacassent deux fillettes. Intarissables.
Remontant l'ex-voie ferrée, j'arrive au viaduc de la
Rosserie qui enjambe la
Mayenne.
Autres croisements drolatiques !
Puis je dépasse Ambrières les Vallées, et j'arrive enfin à la limite de l'Orne.
Terminus! La voie s'arrête au pied de la borne en granite séparant les deux
départements.
J'en profite pour me désaltérer, puis réaliser un auto portrait, l'appareil photo sur son trépied
caoutchouc, déclenché par retardateur.
Pour le cadrage, hein, on fera avec! Mais c'est quand même pas si mal...
Et je fais demi-tour.
Pour m'arrêter peu après la gare d'Ambrières, et investir un petit prunier qui trône sur le talus.
Je me goinfre allègrement, et une fois rassasié, j'emplis ma sacoche de selle avec le
maximum de fruits qu'elle peut contenir.
Mais cette fois, je vérifie bien que les « zips » sont correctement verrouillés ; car une année précédente, alors que j'arpentais le canal de Bourgogne bordé de pruniers, tout s'était ouvert en cours de route, et j'avais perdu la totalité du chargement de fruits, y compris la bombe « dépannage crevaison » !
Une fois, mais pas deux !
Nouvelles scènes offertes par les usagers du vélo-rail... qui jubilent dans les descentes, mais ahanent dans les grimpettes !
Retour à Saint Loup du Gast, où sur un parking je remarque un imposant rassemblement de camping-caristes.
L'après-midi se termine.
La demoiselle chargée de gérer le vélo-rail commence à pousser ses machines vers l'abri en toile.
Un couple britannique avec sacoches rebondies pédale vers Ambrières...
Je regagne le parking.
J'arrime mon VTT sur le porte-vélo...
Je termine mon bidon de boisson qui contient encore quelques minuscules glaçons...
Et voilà...
J'ai effectué un peu plus de trente kilomètres.
Modeste performance, certes...
Mais mon plaisir n'est pourtant pas moins grand que celui dont un « vrai sportif » pourrait s'enorgueillir!
N'est-ce pas là l'essentiel ?
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Pour visualiser mon parcours:
http://www.visugpx.com/?i=1345791064
N'hésitez pas à modifier la vue, le zoom, passer la souris sur le graphique...
Le petit faon du Montaigu
Je vous avais parlé de ma rencontre avec ce petit animal...
Ce matin, alors que je file vers la pente Nord afin de faire voler un motoplaneur... juste dans le pré où paissent habituellement deux chevaux...
Je découvre.... Bambi!
Bien évidememment, je reste planté là, de longues minutes, contemplatif.
http://partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNK4Bl9F5hHz5Sg048yL6Wv1EqBy/
Vous remarquerez que le petit cervidé ne paraît pas du tout effarouché par la présence de l'Homme.
Voyez d'ailleurs l'ombre de mon bras gauche, en bas à droite du cliché, qui prouve que je suis vraiment très près d'eux!
Bambi semble serein, aux côtés de cette jument bienveillante, que l'on pourrait nommer Pégase, et qui l'a sans doute placé sous son
aile protectrice.
Elle lui mordille parfois la croupe, et le faon se met à gambader joyeusement.
Disons qu'ils marchent souvent côte à côte... heureux d'être ensemble!
Magnifique complicité entre deux animaux que rien ne prédestine à partager une prairie et vivre ainsi en harmonie...
Mais d'où vient ce "Bambi", qui disparaît de temps à autre de la prairie, pour mieux y revenir?
A Bais, on m'a raconté tout un tas d'histoires sur son compte.
Peu importe.
Juste ce mail envoyé par un ami:
MAGNIFIQUE! Très belles images par leur qualité mais aussi par leur rareté.
Pas de racisme chez les animaux; nous devrions en prendre de la graine...
Amitiés.
Dois-je vous dire combien je suis sensible à la seconde partie du message...
Sur l'ancienne voie ferrée entre Javron et Loupfougères
Ce matin, la météo s'annonce favorable.
Avec une température digne d'un mois d'août et un ciel comparable à celui du Midi.
Une tempête de bleu!
Il n'en faut pas davantage pour m'inciter à sortir.
J'arrime alors mon VTT sur le support derrière la voiture, et direction la gare de Villaines.
J'entame alors la remontée vers le Nord.
Tout au long du chemin, je croise des marcheurs, des coureurs, des pédaleurs...
Au passage d'une chicane, c'est un couple de jeunes cyclistes qui "descend" vers Mayenne.
Leurs vélos sont lourdement chargés avec toile de tente, sacs de couchage, gamelles...
Jusqu'où iront-ils comme ça?
Arrivé au terminus Nord, là où la voie s'arrête en butant sur la RN12... je décide malgré tout de traverser pour aller faire une virée un poil plus au Nord, direction Saint Aignan de Couptrain.
Je tombe soudain sur un champ de tournesols, dont les fleurs sont d'une taille impressionnante.
Vite, je visse l'appareil photo sur son trépied.
Et au bout de mon bras, il prend quelques clichés avec retardateur.
Je m'amuse d'un rien, n'est-ce pas?
Sur le chemin du retour, au croisement de la RN12, alors que je me désaltère, je rencontre un attelage, tiré sans doute par un lourd percheron.
Force tranquille, le cheval rythme ses pas de lents et vigoureux "ploc, ploc, ploc, ploc..." à chaque fois qu'un des sabots touche le sol.
Images et sonorités du passé...
Je choisis cette pause pour mettre en route le lecteur MP3 incorporé à mon Nokia 5800.
Et allez donc savoir pourquoi, ce sera en boucle le 5ème concerto pour piano de Beethoven, dit "l'Empereur"...
Extrait:
Ce qui ne m'empêche pas de m'arrêter encore de temps à autre afin de me désaltérer.... ou photographier!
Je contemple longuement mon environnement... ou bien je "joue" avec le rétroviseur de mon VTT.
Peu après un léger virage, je découvre deux personnes "d'un certain âge", assises dans l'herbe sur le rebord de la voie.... bien au frais.
Leur voiture est stationnée à quelques centaines de mètres près d'un ancien passage à niveau.
Le monsieur lève son bâton de marche et m'adresse un vibrant salut.
Image touchante.
Dans le bois de Villeray, la fraîcheur du lieu est bienfaisante.. et le ruisseau qui longe un moment la voie offre d'aimables images.
Quelques photos près du pont...
Les odeurs qui se dégagent de ces zones à la fois marécageuses et boisées sont très prégnantes.
Un peu plus loin, allongées dans les prés voisins, des vaches alanguies cherchent déjà l'ombre des haies.
Mais on ne peut en aucun cas échapper à l'odeur omniprésente de la paille.
En ce jour de l'été 2012, juste à côté de la voie, une grosse machine "vouzoune" en dégageant une poussière irrespirable. Je pense alors à son conducteur, en plein soleil.
Peut-être benéficie-t-il d'une climatisation?
Pour ma part, je me trouve fort bien à l'ombre des arbres.
Un peu partout dans les champs, de grosses rondelles de paille pressée, sans doute laissées là par les agriculteurs afin que d'éventuels géants viennent jouer la nuit à une variante de la pétanque.
La récolte semble prometteuse, et au bord de la route quelques lourdes remorques attendent que la moissonneuse vienne les remplir.
Nous sommes en effet au beau milieu des moissons.
C'est alors que remontent à la surface mes souvenirs d'enfant.
Lorsque j'habitais Chérancé, et qu'avec mes copains nous allions jouer dans les paillers à l'odeur parfois suffocante en raison de la poussière.
Mais en plein hiver, comme il y faisait bon!
Et combien de fois, après avoir creusé des galeries ou sauté du haut des charpentes, sommes-nous revenus à la maison avec une chevelure hirsute ornée de nombreux fétus?
Souvenirs, souvenirs...
Et puis encore quelques clichés... futiles... pour m'amuser...
Et quelques vues vers les éoliennes de Crennes sur Fraubée. (au bout du chemin sortant du château de Villeray, à droite sur l'horizon, alors que s'en va la petite voiture jaune de La Poste).
Et j'atteins mon point Sud à Loupfougères.
C'est le moment de repartir vers le Nord, afin de retrouver mon véhicule qui m'attend sagement à l'ombre.
Mon parcours du jour comptabilise une trentaine de kilomètres... que vous pourrez visualiser sous différentes formes: Google Earth, Geoportail... grand format, petit format, satellite, carte....
Il vous suffit pour cela de "jouer" avec VisuGPX, en cliquant sur l'un des liens ci-dessous.
http://www.visugpx.com/?i=1344685564&ign&big
http://www.visugpx.com/?i=1344685564&ign
http://www.visugpx.com/?i=1344685564
Juste une petite blague avant de refermer cette page.
Commentant la photo ci-dessous, l'une de mes correspondantes m'envoie cette question en forme de clin d'oeil:
"La fleur barbue à casquette... OGM?
Ou bien Professeur Tournesol?
Et moi de lui répondre:
"Non, non!
Ancien Professeur... des Ecoles!
Tout simplement!"
A la prochaine!
Quand la Mayenne se découvre...
Le petit Renard et le Coquelicot
Il était une fois une petit Renard qui zonait dans le bocage.
De rapines en rapines, il prélevait sur la nature le gibier auquel ses ancêtres l’avaient habitué. Mais il ne dédaignait pas, à l’occasion, de faire quelques extras en s’offrant un petit resto de luxe.
J’entends par-là le fait que notre futé-rusé s’approchait de lieux habituellement peuplés par l’Homme afin d’y prélever tantôt une poule, tantôt un canard… Les fermes isolées étant souvent une cible facile.
Mais l’être humain ayant modifié quelque peu son milieu de vie, Petit Renard était parfois contraint de se rapprocher des villes.
Lui, le Rustique, obligé pour se nourrir de côtoyer les zones urbaines.
Il se sentait de moins en moins rural, de plus en plus citadin.
Il faut dire qu’entre les battues, les pièges, et la réduction de ses "domaines" habituels, Renard voyait son espace de vie se réduire lentement.
Alors que la nuit était presque tombée, il se promenait en bordure d’une rue dont le trafic routier était soutenu en journée.
Et sur le bord du trottoir, il aperçut... un coquelicot!
Inséré entre deux bordures de béton, avec du goudron d’un côté, et du goudron de l’autre, le frêle coquelicot semblait à la limite du rachitisme, voire de l’asphyxie.
Petit Renard engagea la conversation.
« Mais qu’est-ce que tu fais là ? C’est pas ta place !
- Oh, répondit Coquelicot en rougissant timidement, tu sais, je suis un peu comme toi. Les champs ne sont plus guère mon domaine… Mes cousins arrivent parfois à survivre en bordure des talus. Mais il est bien loin le temps où nous partions à l’assaut des blés afin de les piqueter de rouge.
- Ouais, mais t’es complètement malade d’avoir élu domicile à cet endroit !
Au ras de la route, avec les camions dont le souffle te bouscule à chaque passage.
Et bonjour l’atmosphère ! T’en n’as pas marre de respirer les pots d’échappement ?
Et je parle pas du bruit !
- Que veux-tu ? J’ai comme l’impression d’endurer ce que d’autres subissent aussi. On m’a dit que même les êtres humains, et surtout ceux qui sont dans le besoin, filent vers la ville, pensant que la vie leur sera moins difficile.
La ville et ses mirages ! Il paraît que depuis la nuit des temps, les villes ont constitué une sorte d’aimant qui attire les plus démunis succombant au chant des sirènes.
Il paraît même que des gens vivent comme moi, sous des ponts, au bord des autoroutes… Plantant leur tente sur un tout petit bout de terrain concédé par les «bâtisseurs.»
Je crois bien en effet que j’ai commis une lourde erreur en osant attaquer moi aussi l’espace urbain. Mais j’ose toutefois espérer que mes graines ne s’éteindront pas ici, et qu’elles pourront retrouver un espace plus accueillant. J’espère tout simplement que mon expérience pourra profiter aux autres… »
Douloureux sacrifice…
C’était juste au moment où passait un gros camion, que Renard avait eu le temps de voir venir de loin, ce qui lui avait permis de se planquer derrière une imposante jardinière.
« Ben dis-moi, Coquelicot, j’ai au moins l’avantage sur toi de posséder quatre pattes. Et comme tu me vois là, je vais m’en servir illico ! Je retourne vers les champs et les prés, les talus et les bois. Et même si la vie n’y est peut-être pas plus facile qu’en ville, au moins j’ai tout l’espace pour moi.
Et vive la Liberté ! »
Petit Renard adressa un affectueux signe amical en direction de son compagnon d’un soir, et il se fondit dans la nuit, qui était maintenant devenue complètement noire !