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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

Narines au vent…

30 Juillet 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

 Hier, comme j’aime à le faire fréquemment, j’ai enfourché mon vélo afin de parcourir quelques kilomètres dans mon bocage. Direction Trans.

La plupart du temps, c’est l’œil qui se régale, et mon nez semble parfois se montrer  jaloux.

Mais ce jour-là, mes organes olfactifs en ont eu pour leur argent.

 

Cela a commencé dans un chemin vers « Les Etangs », du côté de « Cuissebelle ».Viree-Trans-Chpgtx-Montaigu-010--1-.jpg

Les feuilles  sur le sol avaient macéré dans l’eau généreusement fournie par les dernières pluies, et sous l’effet de la chaleur revenue, elles dégageaient une drôle d’odeur…

Un peu plus loin, je tombe sur deux coulemelles, discrètes à l’odorat.

 

Quelques centaines de mètres encore, et les résineux accaparent l’espace olfactif…

Je débouche à un carrefour. Et une odeur de vase  arrive au premier plan… nauséeuse.

 

Puis de très nombreux kilomètres s’enchaînent sans aucune autre  impression nasale marquante.

C’est au pied du Montaigu que je vais retrouver  des senteurs.

Celles de crottins  abandonnés par les chevaux des randonneurs équestres.

 

A nouveau des résineux qui, sous la caresse du soleil encore pointé vers l’Est, m’adressent leur message de bienvenue.

Mais au bout d’une centaine de mètres, je suis agressé par une odeur caractéristique : un champignon que j’identifie comme étant  le célébrissime  « Phallus puant »…

Pédalons un peu plus vite afin de fuir rapidement cet endroit !

Puis, peu après le « Carrefour des pommiers »,  je me trouve devant un passage qui s’avère souvent difficile ;  endroit où,  après chaque épisode pluvieux,  l’eau s’accumule en grandes flaques. Aujourd'hui, la terre y est molle, mes pneus s’y enfoncent… et favorisent sans doute l’émission de senteurs grasses.

C’est en retrouvant le sol dur que j’aperçois le long de la haie  une... « guignette », sorte de bâton ayant la forme d’un « Y » majuscule. Viree-Trans-Chpgtx-Montaigu-010--3--copie-1.jpgMe revient alors à l’esprit  l’image insolite de ce pêcheur  près d’une écluse du canal « Nantes à Brest » : il avait tout simplement « béquillé » son vélo à l’aide d’un tel accessoire !

J'en profite pour  l'imiter...  plus par jeu que par nécessité!

 

Le chemin  grimpe un peu. Les rayons du soleil se faufilent  entre les interstices de la  haie, ce qui provoque au sol de grosses taches lumineuses contrastant avec l’ombre  du « tunnel ».

Dans le pré voisin, des vaches alanguies… mais je n’avais pas eu besoin de les voir : j’avais deviné  leur présence bien avant !

 

J’arrive à la Haute Beucherie.

Ce sont maintenant quelques  chevaux qui me gratifient de leur lourde senteur d’urine.

Un salut des habitants, qui viennent de tondre leur pelouse. Mais je l’aurais deviné les yeux fermés !!! L’herbe fraîche ne dégage-t-elle pas  une odeur caractéristique ?

 

intineraire.jpgJe m’engouffre alors dans le petit chemin en descente…  et le ruisselet  manifeste discrètement sa présence  à la fois sonore et odorante.

Qui a dit que l’eau était inodore ? Je peux vous assurer  que je reconnaîtrais celle-là entre mille !!!

Afin de faire durer le plaisir, je maintiens une légère pression sur les freins.

 

Et avant même que je ne  débouche en pleine lumière à la Beltière, une suave odeur de  troncs fraîchement sciés remontait déjà  dans le chemin.

 

Sur ma gauche, je jouis maintenant d’un vaste panorama,   allant du Montaigu aux collines d’Hardanges.

Je m’arrête pour profiter à nouveau du spectacle…

 

A partir de là, ce ne sera  plus que de la descente jusqu’à mon domicile…

A gauche, en direction du Bois-Mabon, ce sont des blés sur pied.

Sitôt le carrefour franchi, c’est de la paille  qui m’offre ses effluves, différentes de celles des céréales non coupées…Viree-Trans-Chpgtx-Montaigu-010--7-.jpg

 

Nuance me direz-vous ?  Que nenni : la différence est notable.

 

Puis des gigantesques thuyas… odeur de térébinthe…

 

Quelques clichés.

Et je me laisse glisser jusqu’au lavoir  très fleuri de la rue Henri Quentin.

 

Retour au bercail.

Fin du voyage olfactif ?

Non, pas tout à fait... ma femme mitonne un plat dont elle a le secret!!!

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  http://www.archive-host.com/files/1135942/975d26f4e4c058099b0f3ac3508f6d31a4449ecd/odeurs.kml

 

 

http://www.archive-host.com/files/1135870/975d26f4e4c058099b0f3ac3508f6d31a4449ecd/odeurs.gpx

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