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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

tranches de vie

Pas facile de se faire entendre...

15 Mars 2021 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie

Je dédie ce texte à Raymond Devos, qui aurait eu le talent d'en tirer un sketch mémorable.

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Par ce beau matin de mars, j'avise ma boîte aux lettres avec le système déclenché.

Faut vous dire que mon petits-fils et moi avions mis au point cet avertisseur suite à une remarque du gamin qu'il était : "Dis, papy, pourquoi chez nous c'est pas comme dans les dessins animés où un truc se relève quand le facteur il a mis du courrier?"

Et comme notre gadget fonctionnait pas trop mal, l'un de mes voisins s'en inspira afin d'équiper lui aussi sa boîte.

Y'a pas de courrier!

Y'a pas de courrier!

Or donc ce matin...  j'ouvre, et je découvre un paquet... destiné à une anglaise qui réside non loin de chez moi, au 9 RUELLE des Petits Champs.  Alors que mon adresse est 9 RESIDENCE  des Petits Champs.

Ce n'est pas la première fois... D'habitude, lorsqu'il s'agit d'un simple courrier, je fais le facteur-bis et je glisse le pli à travers la fente.

Sauf que dans le cas présent... si je m'en vais rendre visite à ma britannique... et qu'elle n'est pas là, je suis contraint de revenir avec le paquet sous le bras.

Dans la mesure où sur "l'étiquette-adressage" figure un numéro de portable, j'appelle...  Répondeur banal: "Vous êtes en relation avec... et après le bip sonore...".

OK... Changeons de stratégie.  C'est du Chronopost, je m'en vais les contacter.  3631

Et à partir de cet instant, j'entre dans une scène digne d'Ubu roi ou les "ronds de cuir"... sauf que à aucun moment je n'aurai un interlocuteur crédible au bout du fil. Qu'il soit robot nommé Léonard, ou qu'il soit humain!

Si c'est pour ceci tapez 1...    si c'est pour cela tapez 2...

Repartons via Internet... même scénario ou presque.  Y compris lorsque je découvre que l'on peut "chatter" avec le fameux  Léonard, qui se focalise sur le mot "colis", et qui sempiternellement me demande le N° idoine.

Alors je fournis le N° de suivi, et on me répond invariablement: "Votre colis a été livré ce jour à 9h47!"

Ouais, mais pas à la bonne adresse. Et manifestement les intellos qui ont conçu ces magnifiques outils de communication n'ont pas prévu l'entrée: "Colis remis, à une mauvaise adresse"!

Et puis c'est pas MON colis! Zut alors!

Bref.... Après avoir ainsi tourné en rond un bon moment...  Je m'apprête à baisser les bras. Et basta...

Mais comme dans toute bonne pièce de théâtre, il faut s'attendre à des rebondissements.

Parce que mon portable sonne... et j'entends une voix masculine qui me demande en anglais si j'avais tenté de... (Pour une fois que j'ai un être humain, un vrai, en chair et en os... youpi!)

"Oui, parce que j'ai un colis pour vous.

- I' don't understand

- Do you speak french?

- Nooooo..."

Ah, m' v'là bien.  Ce type est tout aussi imperméable que mes robots précédents!

Je rassemble alors mon anglais de cuisine afin de tenter de faire comprendre que...

Mais systématiquement, j'ai: "I' don't understand!" Robotiquement, imperturbablement...

Ben, que voulez-vous que je fasse? Je raccroche, non sans m'être fendu d'une formule de politesse... que mon interlocuteur n'aura peut-être même pas pigée...  (C'est d'ailleurs très curieux cette manie qu'ont certains britanniques, de débarquer chez nous mais de se montrer totalement réfractaires à la langue de Molière!  Sans doute un vieux réflexe issu du Commonwealth,  lorsque les british régnaient en maîtres sur le monde du commerce. Tu parles pas anglais, va te faire voir...)

Là, y'a du courrier. Simplissime, n'est-ce pas?

Là, y'a du courrier. Simplissime, n'est-ce pas?

Et puis soudain, une autre idée... Le site de la commune ne propose-t-il pas un N° de téléphone où l'on peut contacter l'agence postale? Allons-y!

Pour m'entendre dire par une vraie voix cette fois: "Ben vous avez de la chance😁 que ce soient nos services qui aient acheminé le paquet! (sic)."

Et moi de répondre: "Euh...  Et si ça avait été un autre transporteur, peut-être que le colis aurait été déposé à la bonne adresse! Non?"

Bref... quelque minutes s'écoulent, et mon portable sonne à nouveau. C'est ma préposée  m'informant qu'on lui a raconté l'histoire, qu'elle va passer à la fin de sa tournée récupérer le bébé... Ajoutant, toute confuse:

"Ah... C'est un de mes jeunes collègues... Il n'a pas dû faire la différence entre RUELLE et RESIDENCE.  Excusez-nous!"

Ben voyons!!! Suffit de savoir lire, ou de faire preuve d'un minimum de... de je-ne-sais-quoi d'ailleurs!

Vive les intérimaires qui, à l'inverse des vieux facteur(trices)  d'antan,  ne connaissent absolument pas le terrain !

Pour conclure:  Quelques heures se sont écoulées depuis l'incident... et je n'ai eu aucun retour concernant  ce colis.

Je suppose que cette fois, il est arrivé à bon port!😄

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Le circuit des 3 plans d'eau

2 Mars 2021 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie, #VTT

Le ciel est laiteux, mais la température  clémente incite à enfourcher son VTT, d'autant plus que la météo annonce une dégradation pour le lendemain.

Préparation habituelle... et puis  on s'en va escalader la côte du mont Rochard...  C'est dur pour une mise en jambes, mais je n'ai aucun scrupule à solliciter le moteur électrique, surtout avec ce vent de face un peu gênant.  Et puis on bascule vers Sainte Gemmes le Robert... où je m'arrête afin de me désaltérer.

C'est là que je suis apostrophé par l'un des 6 membres d'un groupe de retraités... à propos justement de ma boisson.

"Ah, ben j'vous d'mande pas c'qu'y a dedans... mais ça doit ben doper!

- Hé  non, je ne vous dirai pas! Top secret.

- Mais dites-donc, vous avez un moteur sur vot ' vélo!

- Quand les jambes  se font vieilles, il faut se donner les moyens de pouvoir encore se faire plaisir. Non?

- Ah, ouais, mais vous êt's pas si vieux qu'ça!

- Heu...  Je vais vous poser la question qui tue. Vous me donnez quel âge?

- Oh, ben j'dirais...  pas 70 non, 65... kèkchose comme ça!"

C'est là que j'annonce fièrement: "Vous êtes trop gentil... parce que j'en ai 76 au compteur!

- Ah, ben dame bon diou, là, ça change tout! Ben je n'ai 10 de  moins qu'vous! Vantiers ben, si dans 10 ans j'suis 'core comme vous, j'veux ben signer  tout d'suite!"

Puis on s'est souhaité bonne route mutuellement, et tout comme eux, j'ai emprunté la liaison qui mène vers Gué de Selle

 

Le circuit des 3 plans d'eau
Le circuit des 3 plans d'eau

En arrivant juste à l'entrée de Mézangers, mes narines frétillent grâces aux effluves de ce très joli mimosa.

Le circuit des 3 plans d'eau

Quelques sinuosités encore, pour parvenir au plan d'eau du Gué de Selle, qui semble comme à marée basse suite au vidage dont il a fait dernièrement l'objet.

Le circuit des 3 plans d'eau
Le circuit des 3 plans d'eau
Le circuit des 3 plans d'eau
Le circuit des 3 plans d'eau

Ah, j'allais oublier la cabane dans les arbres que propose l'Hôtel/Restaurant du Relais de Gué de Selle, qui ne doit guère recevoir grand monde par les temps qui courent!

 

En suivant les berges de ce plan d'eau au plus près, je vais rencontrer de très nombreux grands-parents   accompagnés de leurs petits enfants... vacances scolaires obligent.

Puis je reprends la route qui file vers le  centre équestre,  le manoir de la Grande Coudrière.

Le circuit des 3 plans d'eau

Pour parvenir au hameau de Chellé, dont les ruines me semblent toujours aussi mystérieuses...

Le circuit des 3 plans d'eau

Hambers, deuxième plan d'eau rencontré lors de ma virée du jour... Et une halte afin de se désaltérer.

Le circuit des 3 plans d'eau

Après quelques minutes de pause, j'enfourche à nouveau ma bécane, pour escalader la très courte mais rude côte de la Bolinière...avec sollicitation de l'assistance... Longue descente vers Marche, faux plat vers le château de Montesson, où je me fais un plaisir d'effectuer une halte.

Le circuit des 3 plans d'eau

Lorsque je suis arrivé à cet endroit, il ne me reste plus qu'à faire le tour du troisième plan d'eau, celui de Bais...   avant le retour à la maison.

L'application Strava me crédite d'un distance estimée à 31.400km.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas dépassé 3 dizaines!

Si vous souhaitez "survoler"  ma sortie du jour... il vous suffira tout simplement de cliquer sur le lien ci-dessous. Et quand vous l'aurez visionnée, vous n'aurez pas les jambes lourdes!

https://www.relive.cc/view/vRO7n8BJxyv

Mais comme disait mon interlocuteur de Sainte- Gemmes: "Vaut cor' mieux avoir un moteur électrique que d'rester chez soi à rien foutre!"😁

 

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Beau brochet

22 Février 2021 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

Ce n'était pas une femelle, sinon, j'aurais écrit "belle brochette"!

Trève de plaisanterie.

Fin d'après-midi, on frappe au carreau de mon atelier... C'est notre ami Jean-Pierre.

"Tu sais l'autre matin quand on s'est rencontrés, je t'avais dit que j'irais à la pêche. 

Ben j'en reviens, et j'ai une petite surprise..."

Il retourne vers le coffre de sa voiture, pour en extraire... un brochet.

Un de ceux qu'il a pris tout dernièrement. Mais je me ferai discret sur l'endroit, bien évidemment!

 

 

a

Beau brochet

Encore bien vivant et qui manifeste son mécontentement d'avoir été sorti de l'eau.

"Donne-moi un couteau, je vais te le préparer!"

 

Beau brochet

En ouvrant la panse de la bestiole, on finit par découvrir un gardon...  17 cm de long!  Presque intact!

Beau brochet

Quant au brochet lui-même, c'est 68 cm hors tout. Pas mal, non?

Jean-Pierre nous a donc éviscéré cette belle prise...

Beau brochet
Beau brochet

Et nous avons scrupuleusement suivi ses recommandations, avant la mise au congélateur.

Beau brochet
Beau brochet

Nul doute que ce poisson très prisé des gourmets fera l'objet d'un prochain repas de famille.

 

Merci encore!

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Gastronomie et géocaching

19 Juillet 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #geocaching

Si vous avez déjà feuilleté les pages de ce blog, vous savez que parmi mes passions figure le géocaching...  sorte de jeu de piste/chasse au trésor agrémentée à la sauce technologique.

Activité que je pratique très souvent avec mon bipôle  Félix (alias maréchal1), pilote d'une très jolie MG de 1977 qui ne passe pas inaperçue.

C'est lors d'une "descente" vers Origné  où nous avions déniché des caches que nous sommes arrivés à l'écluse de la Benâtre... et son petit restaurant. Le lieu nous ayant bien plu, nous avions convenu d'y revenir accompagnés de nos épouses.

Ce qui fut le cas ce samedi 18 juillet.

Mais sur les conseils d'une des serveuses, nous avions pris la sage précaution de réserver!  L'ardoise affichait d'ailleurs "COMPLET".

Au menu? Une entrée, un plat, un dessert.... Pas le choix, c'est à prendre ou à laisser! Ce qui veut dire qu'on aura la surprise. Mais rassurez-vous. La cuisine "familiale" est d'excellente qualité... 

 

Gastronomie et géocaching

C'est ainsi que nous avons pris tout notre temps pour déguster le repas.  Alors qu'un héron jouait le pied de grue sur le barrage. Cou replié, à la manière d'un ressort prêt à se détendre.

Et ensuite?  Nos épouses ont commencé à marcher vers le Sud, à leur rythme, et nous... ben nous avons entamé la chasse au trésor.

Gastronomie et géocaching

Caches actuellement gérées par un géocacheur répondant au pseudo de "lafraise".  Diverses, bien signalées, apparemment  entretenues de façon régulière. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas!frown

Signature du logbook attestant notre découverte... obligatoire. Formalité incontournable... sauf pour certains "resquilleurs", voire tricheurs! (ce que nous ne sommes pas!)
Signature du logbook attestant notre découverte... obligatoire. Formalité incontournable... sauf pour certains "resquilleurs", voire tricheurs! (ce que nous ne sommes pas!)

Signature du logbook attestant notre découverte... obligatoire. Formalité incontournable... sauf pour certains "resquilleurs", voire tricheurs! (ce que nous ne sommes pas!)

Passage à l'écluse de La Fosse...

 

 

Avec la carrière en arrière-plan.
Avec la carrière en arrière-plan.

Avec la carrière en arrière-plan.

Où un kayakiste tente de remonter la rivière...  cherche un endroit "escaladable" sur le barrage, et finit par faire demi-tour vers l'aval.

Nous enchaînons nos découvertes... avec un hic sur la cache 51...  Qui avait pour indice "Vol au-dessus d'un nid de coucou". Si nous avons bien trouvé un nid artisanal au creux des branches... nous n'avons pas vu d'oeuf  qui aurait pu contenir un logbook...

 

Matérialisé sur ma carte par un visage bleu... ce sera notre seul échec du jour.

Et puis, sur cette portion de halage mesurant environ 3 km, nous ne pouvions rater cette borne symbolique.

Il faut signaler que le kilométrage débute à Mayenne, près du syndicat d'initiative.  Et il ne vous aura pas échappé que pour des Mayennais, la borne 53 revêt une importance particulière.

 

Il était donc obligatoire que...  photos... sourires... Le bonheur tout simple.

Gastronomie et géocaching

A signaler que par cette belle journée d'été, le halage n'était pas fréquenté que par des marcheurs. Des vélos de toutes sortes... certains équipés pour transporter du couchage.... voire même avec une remorque derrière laquelle était arrimé un tout petit vélo à pignon fixe dont les pédales "manivellaient" à vive allure. Quant à son propriétaire, il dormait sagement dans la confortable  remorque tirée par papa!

Gastronomie et géocaching
Gastronomie et géocaching

Nous sommes retournés à notre point de départ, où nous avons eu tout loisir de déguster une bière artisanale brassée à Pré en Pail... Nord-Est de la Mayenne.

Et comme il nous restait encore un peu de temps... pourquoi ne pas chercher les trois caches sur le bord de la route  entre la Benâtre et Origné...  Caches que nous n'avions pu débusquer lors d'un précédent passage... et pour cause. Puisque certaines avaient disparu.

C'est donc avec un score de 13 trouvées et  une non trouvée que nous avons terminé notre périple, à la grande satisfaction de nos épouses,  qui n'ont pas manqué de nous dire combien elles avaient apprécié cette jolie halte au bord de la Mayenne.

Comme quoi, il n'est pas forcément nécessaire de partir loin de chez soi pour trouver son petit plaisir!

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Nostalgie...

28 Juin 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #photos

Comment expliquer? En ce week-end retenu depuis l'an dernier pour les retrouvailles cousinadistiques...

Les premières avaient eu lieu en 2010... Nous devions fêter les 11èmes, pour le 10ème anniversaire.  

Mais cette année, pour les raisons que tout le monde connaît... ben... chacun est resté chez soi.

Sauf que l'envie était trop forte: il fallait que j'aille faire un pélérinage!

Alors j'ai pris la voiture, et je suis parti, seul, car mon épouse ne souhaitait pas m'accompagner!

Je suis arrivé à l'endroit fatidique, barrière fermée.

J'ai enlevé la chaîne.

Et puis je me suis rendu au "cabanon". 

Nostalgie...

L'endroit était totalement désert. Je ne vous décrirai pas ce que j'ai ressenti...

 

Quant à l'immense barbecue témoin de nos rigolades habituelles, il  ne sentait rien... il n'éprouvait rien, absolument rien... désespérément rien!

 

Je me suis approché de la rive... pour y découvrir de jolies fraises des bois, dont je me suis régalé! Aspect réjouissant de ma virée...

Nostalgie...

Encore quelques clichés  de cet endroit idyllique...

Nostalgie...
Nostalgie...
Nostalgie...
Nostalgie...
Nostalgie...

Et après avoir agité ma main  comme pour  un "au revoir"... et je suis parti.

En me disant qui si je faisais un crochet par Saint Léonard des Bois, il me serait peut-être possible de déguster une bière au St Léo... Mais surprise des surprises! Une foule abondante avait envahi le village. Des voitures partout, et "La cave à bière"  était littéralement investie par une nuée de motards. A tel point que je n'ai même pas foulé le sol du village...

Déception!

Ayant  donc repris la route vers Bais...  je suis tombé sur un immense champ de tournesols. Vite, un coin pour se garer sans danger... Quelques clichés...

Nostalgie...

Et juste avant de remonter en voiture, j'avise un tout petit tournesol sur le rebord du talus... Je décide de le prélever, pour le replanter chez moi. Je sais, j'ai commis un larcin! Mais là où il se trouvait, il n'avait pas l'air particulièrement épanoui.  On verra bien si chez moi, avec un arrosage méticuleux... Je vous donnerai de ses nouvelles.

Un peu plus loin, je commettrai un autre "délit", en chipant un bon paquet de cerises noires... qui me tacheront les mains! Mais quel délice!

Nostalgie...

Et de retour dans mes foyers...  je n'oublie pas de revivre ma sortie à travers la rédaction de  ce billet d'humeur...  morose...frown

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Devoir de mémoire...

21 Juin 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

L'actuelle municipalité ayant décidé d'honorer la mémoire de certains de ses anciens administrés...  Nous nous sommes retrouvés hier dans la cour de l'ex-école de garçons située route de Trans (Rue des Alpes Mancelles)

Ce qui me donne l'occasion d'effectuer un petit rappel  sur l'histoire locale...

 
A la sortie de l'Ecole Normale, n'ayant pu obtenir les postes qu'ils souhaitaient à l'issue du premier mouvement, les Munoz ont été envoyés à Bais en septembre 1966.  Un peu comme bouche-trous.😉
Annie, à l'école de filles, comportant  alors  deux classes fort peu peuplées, nouvelle directrice Alice Rondi puisque  Madame Duval était décédée durant les vacances d'été. Il fallait donc  lui trouver une remplaçante.
Bernard fut expédié à l'école de garçons  dont Pierre Duval venait de prendre la direction.
Là, il était nécessaire de remplacer Adrien Courapied que l'on avait prélevé de l'école pour qu'il enseigne l'anglais au Collège... alors qu'il devait lui-même remplacer monsieur Mignot....  retraitable.
 
Tout ce chamboulement survenait  dans le cadre de la mise en route des fameux collèges. Ce que j'ai personnellement bien connu, puisque le père de mon épouse Annie suivit à Pré en Pail exactement  le même parcours que celui de Raoul Couzin, ainsi que tant d'autres directeurs d'écoles de garçons à l'époque... lorsqu'ils étaient "cantonniers".  (Puisqu'ils habitaient le chef-lieu de canton, et se trouvaient chargés d'organiser les épreuves du certif' et le brevet sportif!...)
Devoir de mémoire...
Un "instit" de l'ancien temps, à l'origine du club de foot local, enseignant également le solfège... Quasiment un "hussard noir de la République" profondément investi dans la vie de son village...

Un "instit" de l'ancien temps, à l'origine du club de foot local, enseignant également le solfège... Quasiment un "hussard noir de la République" profondément investi dans la vie de son village...

Je crois que c'est au début des années 60 que l'Education nationale mit en route un nouveau processus afin d'orienter un maximum d'élèves vers un cycle d'études plus long... tout en maintenant le Certificat d'Etudes Primaires.
Cette structure avait pour nom Groupe d'Observation... pour la 6ème, puis la cinquième...et  devint Collège lorsqu'on ouvrit la classe de quatrième.
Ces GO logeaient habituellement dans des classes disponibles à l'école des garçons.  Tant qu'il y avait de la place... avec au besoin "déménagement" d'un instit ailleurs. 
C'est ainsi que j'exerçai mon sacerdoce(?) aux Petits Champs (actuelle salle de Oy-Mittelberg) avec des élèves de CP/CE1 ...nés en 60 et 59... ce qui ne nous rajeunit pas!
Quand les locaux devinrent insuffisants, on dut édifier un peu à la hâte de nombreux "préfas"  dont subsistent encore à Bais quelques jolis spécimens à l'histoire bien chargée. Monsieur Leguy qui habite place du Rochard pourrait vous en parler, lui qui me dit un jour avoir participé à l'édification de certains d'entre eux. Alors qu'il était des nôtres hier en tant qu'ancien élève de Raoul Couzin...
Regard nostalgique sur les préfabriqués, hein, Yvan?

Regard nostalgique sur les préfabriqués, hein, Yvan?

 
Mais permettez-moi de revenir sur l'année 1966.
 Cumulant la double casquette de directeur d'école de garçons et directeur de collège, Raoul Couzin arrive à la retraite en juin.
 
C'est alors que l'on scinde les responsabilités... Pierre Duval prenant la direction de l'école des garçons... pour habiter le logement du milieu
Et  en même temps arrive le couple Desmots, qui prendra le logement situé près de l'entrée de la cour... (Et je j'investirai moi-même en 1978... lorsque le CEG entrera dans ses nouveaux bâtiments). Daniel sera directeur du Collège ( on ne disait pas encore Principal) et  Monique prof de maths.  Pour l'anecdote, Eric était encore en mesure de monter sur les épaules de son père lors de la fête communale!
 
En évoquant ces souvenirs, j'ai comme l'impression de faire partie des dinosaures...
Dinosaures qui, je me plais pourtant à le rappeler, ne devaient rester qu'une seule et unique année scolaire à Bais, puisqu'ils n'étaient pas titulaires de leurs postes.
Ainsi le veut la règle  de l'Education nationale quand on est  affecté lors du deuxième mouvement.
 
On pourrait aussi  évoquer l'arrivée chez nous,  un soir à l'improviste,  des "notables" de l'époque... A savoir le maire Albert Chauveau, Pierre Duval, et Alice Rondi...
A notre grande surprise d'ailleurs...
 
Tout ça pour nous demander ce que nous avions l'intention de faire à la rentrée suivante de septembre  1967...
Et finir par nous délivrer leur message: ils désiraient nous garder à Bais.
Avec cette phrase de monsieur Chauveau,  qui reste gravée dans ma mémoire:
"Je vous demande de bien vouloir honorer notre souhait ainsi que celui de  toute la population..."
 
Mais vous connaissez la suite de l'histoire...  qui fait d'ailleurs  l'objet d'un chapitre dans mes souvenirs d'instituteur original...😊
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Promenade dans Bais

7 Avril 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie, #Scènes de la vie rurale

Confinement oblige... Et rayon de un kilomètre...

Tout ça n'empêche pas de faire fonctionner ses gambettes.

Ayant déjà exploré vers le Nord, je suis parti cette fois en direction du Nord-Ouest.

Résidence "Les Chênes"... salle Polyvalente... passage derrière le collège, et en arrivant chez Carrefour Contact, virage à gauche... Traversée du parking, et  je parviens à l'endroit où s'était tout dernièrement formée une mare appréciée par des canards sauvages!

Aujourd'hui l'endroit est presque asséché. Seul court un mince filet d'eau... Et une autre espèce d'oiseau semble y avoir trouvé son habitat!

https://www.oiseaux.net/oiseaux/bergeronnette.grise.html
https://www.oiseaux.net/oiseaux/bergeronnette.grise.html

https://www.oiseaux.net/oiseaux/bergeronnette.grise.html

Je longe l'avenue de Normandie, et après le garage AD, je tourne à droite vers le plan d'eau... avec toutefois ma petite idée derrière la tête. Ce qui est vite confirmé par la barrière sur laquelle est affiché l'arrêté préfectoral

Accès interdit...

Accès interdit...

Je n'ai plus qu'à rebrousser chemin,  passer devant chez Agrial, fermé sauf pour les aliments du bétail...

Au carrefour chez la fleuriste... virage à droite, avenue Auguste Janvier...

Sur ma gauche je peux lire:

Mais en ce qui me concerne, je n'ai même pas à partager le trottoir... je chemine  seul, presque désespérement seul!

Nouvelle perspective sur le plan d'eau et une autre barrière...

Virage à droite direction Hambers, pour découvrir un panneau...  Confinement, 22ème jour...

 

 

Promenade dans Bais

Poursuivant mon chemin... je longe la gendarmerie, et  arrivé en face  l'entrée de la piscine, je tourne à gauche. Quelques sinuosités dans le lotissement du Montaigu. J'y  j'aperçois   plusieurs personnes en train de jardiner, de nettoyer des massifs ou des clôtures.

Enfin des êtres vivants. Parce que jusqu'alors, je n'ai pas vu grand'monde!

J'enfile la rue Henri Quentin, et je m'arrête face au joli lavoir pour prendre un cliché.  Avec le clocher en arrière-plan. Tiens, si on décidait un jour d'effacer les réseaux de fils?

 

Promenade dans Bais

Je passe par "la rue de la Soif...", aux terrasses de bistrot désertes...

Puis bifurquant à droite, je remonte le bourg pour atteindre la place du Rochard, virer à gauche Ruelle de la Chapelle, et terminer mon périple avec   4.78 km au compteur; le tout réalisé en 52 minutes 5 secondes.  Dixit l'appli Endomondo.

Quant à la vitesse moyenne, on me crédite de 5.5km/h.  Hé, j'ai pas chômé en route, n'est-ce pas?

Voilà donc pour aujourd'hui, une autre virée effectuée dans le cadre restrictif du confinement...

Mais c'est nettement mieux que d'être confiné entre 4 murs, et je  savoure mon plaisir.

"Savoir se contenter de ce que l'on a...  "

Et si c'était un message que nous envoie ce satané virus? Allez savoir?

 

Promenade dans Bais
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Le circuit des 4 croix

6 Avril 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie, #photos

Confinement? Vous avez dit confinement?sad

Ben ouais...  ce sacré Coronavirus cuvée 2020 nous fait vivre des situations inhabituelles... et il est nécessaire de s'adapter à la réglementation en vigueur.

Il reste malgré tout la possibilité de "bouger" à condition de respecter quelques consignes.

Pour ma part, l'impossibilité d'aller bien loin me prive d'un certain nombre d'activités telles que le pilotage d'aéromodèles ou les sorties en VTT.

Sauf que... le législateur a autorisé:

Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes... soit....

Le circuit des 4 croix

Un rapide détour sur Internet, et me voici en possession d'une carte me signifiant mon rayon d'action.

Document rempli, je quitte la maison à 14 heures pile pour effectuer un petit circuit que j'ai en tête, et auquel j'ai déjà attribué un nom... le circuit des quatre croix.

Cinquante mètres et je tourne à gauche pour me retrouver dans le petit chemin creux qui escalade la colline.

Et là, je tombe sur une décoration artistique! Déjà en passant au même endroit il y a quelques jours, j'avais été surpris de voir des branches nouées... comme si des enfants avaient entamé la construction d'une cabane. Mais  cette fois, l'ouvrage était terminé... avec ce petit clin d'oeil:

"Bonjour. ça va? Pas trop long le confinement?"

Le circuit des 4 croix
Le circuit des 4 croix

Oh...  je "soupçonne" ma proche voisine Clara et sa fille Marina d'être sur ce coup-là. C'est tout à fait dans leur style!

Je continue la grimpette pour atteindre ma première croix. Une croix, trouvée dans les broussailles a demi-enterrée, et dont mon copain René m'a parlé dernièrement. Une croix celte...

 

Le circuit des 4 croix

Je file tout droit... et au moment où le chemin se divise en deux... deuxième croix, catholique celle-là.

 

Le circuit des 4 croix

Je tourne à droite... avec mon troisième objectif en vue...  C'est à cet endroit que s'arrêteront mes investigations: le kilomètre étant atteint lorsque je rejoins la route de Trans.

Le circuit des 4 croix

Demi-tour, nouveau passage devant la croix 2... et je tourne à droite, direction la Haute Brosse.  Où je bifurque carrément à gauche 90° pour entamer la descente.

Au loin, j'aperçois, le Montaigu, le Bois du Tay... qui attendront un certain temps avant de me revoir...

Le circuit des 4 croix

En arrivant presque au bas de la côte, nouveau virage à gauche... pour retrouver la quatrième et dernière croix de mon périple, celle qui se trouve à l'entrée de la résidence Baudiaca, en limite  de ma résidence "Les Petits Champs"  Un cliché...

Le circuit des 4 croix

Et comme il me reste un crédit temps, je décide de remonter vers la Turpinère, pour repasser devant la croix celte, redescendre le chemin, de nouveau admirer la composition  bucolique... et admettre que le confinement, pour moi, ça ne se passe pas trop mal.wink

Quelques déclics encore...  en cette  période où les champs jaunissent sous l'effet des colzas.

Le circuit des 4 croix
Le circuit des 4 croix

Et enfin, un dernier virage à droite toute... pour retrouver ma noble demeure.

J'ai donc bouclé un circuit de 4.25km en 49 minutes. C'est du moins ce qu'indique  le logiciel Endomondo que j'avais mis en route au départ de la sortie du jour... Effectué à la vitesse moyenne de 5.21km/h.

 

 

Le circuit des 4 croix

Comme quoi, même en confinement, il suffit de chercher... et on trouve des moyens de "s'évader"...  tout en restant très proche de chez soi!smiley

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Connaissez-vous Francisco Ferrer?

8 Février 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie, #Chroniques d'un instituteur original

Connaissez-vous Francisco Ferrer?

Connaissez-vous Francisco Ferrer Guardia?

Je dois vous avouer humblement qu'il y a encore quelques jours... j'étais parfaitement ignorant.

Jusqu'à ce que,  un récent matin,  je reçoive... une grande enveloppe adressée par une femme qui a découvert ma "littérature"(?), et qui semble avoir un certain nombre d'options en parallèle avec les miennes.

Et tout particulièrement sur la façon d'enseigner.

Je me suis donc retrouvé en possession d'une  petite liasse de photocopies extraites d'un livre rédigé par Anne Steiner, et intitulé "Le goût de l'émeute".

Document  composé du chapitre 3 uniquement...  "Venger Ferrer", pages  85 à 115.

Mais qui était donc ce fameux Ferrer?  Et pourquoi m'a-t-on  adressé ce texte?

Je crois en avoir  assez vite compris les raisons.

En premier lieu, et sans ordre préférentiel, mon interlocutrice est très sensible à l'Histoire espagnole, dont elle me sait   "curieux" du fait des mes ascendances ibériques... Elle qui n'hésite pas à rappeler les douloureux événements liés à  la Guerre Civile ainsi qu'au franquisme

Et la seconde, parce que ce Francisco   Ferrer était un  pédagogue  avant-gardiste, fondateur de "l'Ecole Moderne", dont s'inspira un certain Célestin Freinet.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_Freinet

Tout est dit!

Car chacun sait combien j'ai abondamment puisé chez Freinet des techniques pédagogiques... Mais aussi une certain philosophie de "l'art d'enseigner".

C'est sans doute aussi la raison pour laquelle un de mes anciens élèves avait un jour évoqué son passage dans ma classe  en me qualifiant d'  "Instituteur original"...

 

 

 

 

C'était le 24 août 1944... on ne l'avait pas oublié.

C'était le 24 août 1944... on ne l'avait pas oublié.

Alors, ce Francisco Ferrer Guardia?

Pour le décrire aussi sobrement que  possible, j'ai emprunté ce qu'en écrit l'Encyclopédie Larousse en ligne... tout en regrettant que le rédacteur ait cru bon de coller dès le départ les étiquettes  "Anarchiste et pédagogue". Ne peut-on laisser les gens porter eux-mêmes un "jugement"?

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Francisco_Ferrer_Guardia/119366

Francisco Ferrer Guardia

Anarchiste et pédagogue espagnol (Alella 1859-Barcelone 1909).Évoluant très jeune vers la franc-maçonnerie et la libre pensée, il participe à des mouvements sociaux et crée une bibliothèque circulante. Il doit alors s'enfuir à Paris avec sa famille (1886). Il y rencontre les principales figures du mouvement libertaire européen et est secrétaire de Ruiz Zorrilla (1885-1895). Grâce à la fortune d'une sympathisante de ses idées, il fonde l'École moderne à Barcelone (1901).

En 1908, il n'y a pas moins de dix de ces écoles à Barcelone ; d'autres s'établissent dans le reste de l'Espagne. L'école moderne est une école primaire mixte, « rationnelle et scientifique », non religieuse, centrée sur la liberté des déplacements de l'enfant, l'absence de compétition directe et d'examens, l'éducation physique et sexuelle.

Les parents la financent, proportionnellement à leurs revenus. Elle inspirera Célestin Freinet. Dès le départ, Francisco Ferrer Guardia double l'École moderne d'une maison d'édition populaire, en collaboration avec Élisée Reclus.

Il lance à Bruxelles (1908) l'École rénovée, qui deviendra la revue de la ligue européenne pour « l'éducation intégrale » et qui réunira à la fois des socialistes libertaires et les propagandistes de l'éducation nouvelle sur le terrain éducatif et pédagogique.

Ferrer, qui critique vivement l'école officielle et la monarchie espagnoles, est l'objet d'un retentissant procès et doit s'exiler à Londres. Rentré à Barcelone pendant l'insurrection contre l'expédition militaire espagnole au Maroc (1909), il en est rendu idéologiquement responsable, est arrêté, sommairement jugé et fusillé.

Son procès sera révisé (1911) et sa condamnation reconnue erronée (1912).

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Né à la fin du 19ème siècle mon grand-père Duarté a-t-il eu connaissance des idées de Francisco Ferrer?  Jamais il ne m'en a parlé...

Mais je ne peux m'empêcher de faire un curieux rapprochement entre les deux personnages. 

José-Bernardino Duarté, fils d'ouvriers agricoles espagnols n'ayant fréquenté l'école religieuse et payante que de façon épisodique... venu travailler en France durant la guerre 14/18 pour  pallier le manque de bras occasionné par  le départ  de jeunes soldats pour les tranchées...

José-Bernardino Duarté,  qui en 1917 décide de quitter  définitivement son pays natal avec sa famille pour s'établir en France... "la France m'a accueilli avec dignité.  Elle a respecté mes choix politiques et religieux..."

Combien de fois ai-je pu entendre ces palabres?

José-Bernardino Duarté, humaniste profond, mais anticlérical convaincu.  Abonné au journal satirique "La Calotte". Que je me faisais un plaisir de feuilleter!

José-Bernardino Duarté, un pédagogue averti... chez qui la notion de partage était une valeur incontournable...  Lecteur assidu de livres pourtant ardus tels que des traités de philosophie... S'étant  également  documenté sur les différentes religions.... Adepte de l'Espéranto qu'il avait commencé à apprendre. Et qui  aurait souhaité que je sois interprète afin de relier tous les êtres humains.

Mais je suis devenu enseignant... autre façon de magnifier la notion  de "partage", n'est-ce pas?

Alors je l'affirme avec conviction: même si mon grand-père maternel n'a pas connu Francisco Ferrer, je suis intimement persuadé que dans le cas où leurs routes se seraient croisées, ils auraient parcouru un bon bout de chemin ensemble!

Encore merci à mon interlocutrice pour son partage...  et les vibrations internes   qu'elle m'a occasionnées à la lecture de son chapitre consacré à Francisco Ferrer Guardia.

Car en m'adressant son courrier, elle savait pertinemment toucher sa cible!

Connaissez-vous Francisco Ferrer?
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La Norine au match de foot

23 Janvier 2020 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

Il en est parmi vous qui connaissent mon goût pour les différents parlers.

Que ce soit des parlers "officiels" tels que le français ou l'espagnol...

Mais  tous les parlers ainsi que les accents dont ils sont joliment fleuris.

C'est ainsi qu'on me demande parfois "d'interpréter"  des textes en patois mayennais... dans lequel je n'ai pourtant pas baigné lors de mon enfance, où j'ai  beaucoup plus souvent été amené à dialoguer en espagnol avec mes bisaïeules qui ne pipaient pas un seul mot de français.. 

 

Elles qui disaient:  ¡El francés! ni una palabra.  

Ou mieux encore en langage familier  ¡El francés! ni una papa!

Ce qui voulait dire qu'elles n'en possédaient aucun mot... ou presque. "Pas une seule patate!"

Mais revenons à nos moutons... Parce que hier, lors de la traditionnelle galette des rois du club des anciens, à peine avais-je franchi le seuil de la salle que je vois "Monsieur Marcel" se lever et se diriger vers moi.

"Monsieur Marcel" est un personnage. Entré chez un notaire en tant qui  saute-ruisseau, il a gravi tous les échelons pour parvenir au grade de clerc attitré à l'étude locale de maître Tulard. Attitré et reconnu. Une véritable encyclopédie de notre terroir.

"Monsieur Marcel"  qui habite au départ de la célèbre course de côte, qui met à disposition son garage aux organisateurs, et  à qui les motards de la Montée Historique du Montaigu ont offert  une montée dans le panier d'un side-car pour fêter ses... 90 printemps!!!

 

90 printemps dans le panier d'un side-car!

90 printemps dans le panier d'un side-car!

"Monsieur Marcel" qui connaît mon goût pour le patois mayennais... et qui m'aborde en ces termes:

"Monsieur Munoz, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs voeux...." Et d'enchaîner: "J'ai un petit cadeau pour vous!"

Et le voilà qui sort de son veston une feuille... me la tend.

Puis avec un malicieux sourire: "Hé, c'est pas tout jeune, hein? ça date de 1936!"

Il s'agissait bien évidemment d'une photocopie, sur laquelle il avait effectué un surlignage en jaune.

 

La Norine au match de foot

Me voici donc en possession d'un document "d'époque".  Où la Norine ( comprenez Honorine), s'en va voir un match de fouteballe en compagnie de son "bolhomme"...

"Y sont fous d'balle! nom d'eune chopine... tous ces gars-là et leur ballon"

Il ne me reste plus qu'à "étudier" ce long monologue afin de me l'approprier... et d'en faire profiter les "anciens" de ma commune... voire plus si affinité.

 

Grand merci... "Monsieur Marcel".  Et continuez de croquer la vie à belles dents!

La Norine au match de foot
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