tranches de vie
Gastronomie et géocaching
Si vous avez déjà feuilleté les pages de ce blog, vous savez que parmi mes passions figure le géocaching... sorte de jeu de piste/chasse au trésor agrémentée à la sauce technologique.
Activité que je pratique très souvent avec mon bipôle Félix (alias maréchal1), pilote d'une très jolie MG de 1977 qui ne passe pas inaperçue.
C'est lors d'une "descente" vers Origné où nous avions déniché des caches que nous sommes arrivés à l'écluse de la Benâtre... et son petit restaurant. Le lieu nous ayant bien plu, nous avions convenu d'y revenir accompagnés de nos épouses.
Ce qui fut le cas ce samedi 18 juillet.
Mais sur les conseils d'une des serveuses, nous avions pris la sage précaution de réserver! L'ardoise affichait d'ailleurs "COMPLET".
Au menu? Une entrée, un plat, un dessert.... Pas le choix, c'est à prendre ou à laisser! Ce qui veut dire qu'on aura la surprise. Mais rassurez-vous. La cuisine "familiale" est d'excellente qualité...
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C'est ainsi que nous avons pris tout notre temps pour déguster le repas. Alors qu'un héron jouait le pied de grue sur le barrage. Cou replié, à la manière d'un ressort prêt à se détendre.
Et ensuite? Nos épouses ont commencé à marcher vers le Sud, à leur rythme, et nous... ben nous avons entamé la chasse au trésor.
Caches actuellement gérées par un géocacheur répondant au pseudo de "lafraise". Diverses, bien signalées, apparemment entretenues de façon régulière. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas!![]()
Signature du logbook attestant notre découverte... obligatoire. Formalité incontournable... sauf pour certains "resquilleurs", voire tricheurs! (ce que nous ne sommes pas!)
Passage à l'écluse de La Fosse...


Où un kayakiste tente de remonter la rivière... cherche un endroit "escaladable" sur le barrage, et finit par faire demi-tour vers l'aval.
Nous enchaînons nos découvertes... avec un hic sur la cache 51... Qui avait pour indice "Vol au-dessus d'un nid de coucou". Si nous avons bien trouvé un nid artisanal au creux des branches... nous n'avons pas vu d'oeuf qui aurait pu contenir un logbook...

Matérialisé sur ma carte par un visage bleu... ce sera notre seul échec du jour.
Et puis, sur cette portion de halage mesurant environ 3 km, nous ne pouvions rater cette borne symbolique.
Il faut signaler que le kilométrage débute à Mayenne, près du syndicat d'initiative. Et il ne vous aura pas échappé que pour des Mayennais, la borne 53 revêt une importance particulière.
Il était donc obligatoire que... photos... sourires... Le bonheur tout simple.
A signaler que par cette belle journée d'été, le halage n'était pas fréquenté que par des marcheurs. Des vélos de toutes sortes... certains équipés pour transporter du couchage.... voire même avec une remorque derrière laquelle était arrimé un tout petit vélo à pignon fixe dont les pédales "manivellaient" à vive allure. Quant à son propriétaire, il dormait sagement dans la confortable remorque tirée par papa!
Nous sommes retournés à notre point de départ, où nous avons eu tout loisir de déguster une bière artisanale brassée à Pré en Pail... Nord-Est de la Mayenne.

Et comme il nous restait encore un peu de temps... pourquoi ne pas chercher les trois caches sur le bord de la route entre la Benâtre et Origné... Caches que nous n'avions pu débusquer lors d'un précédent passage... et pour cause. Puisque certaines avaient disparu.
C'est donc avec un score de 13 trouvées et une non trouvée que nous avons terminé notre périple, à la grande satisfaction de nos épouses, qui n'ont pas manqué de nous dire combien elles avaient apprécié cette jolie halte au bord de la Mayenne.
Comme quoi, il n'est pas forcément nécessaire de partir loin de chez soi pour trouver son petit plaisir!
Nostalgie...
Comment expliquer? En ce week-end retenu depuis l'an dernier pour les retrouvailles cousinadistiques...
Les premières avaient eu lieu en 2010... Nous devions fêter les 11èmes, pour le 10ème anniversaire.
Mais cette année, pour les raisons que tout le monde connaît... ben... chacun est resté chez soi.
Sauf que l'envie était trop forte: il fallait que j'aille faire un pélérinage!
Alors j'ai pris la voiture, et je suis parti, seul, car mon épouse ne souhaitait pas m'accompagner!
Je suis arrivé à l'endroit fatidique, barrière fermée.

J'ai enlevé la chaîne.
Et puis je me suis rendu au "cabanon".
L'endroit était totalement désert. Je ne vous décrirai pas ce que j'ai ressenti...

Quant à l'immense barbecue témoin de nos rigolades habituelles, il ne sentait rien... il n'éprouvait rien, absolument rien... désespérément rien!

Je me suis approché de la rive... pour y découvrir de jolies fraises des bois, dont je me suis régalé! Aspect réjouissant de ma virée...
Encore quelques clichés de cet endroit idyllique...
Et après avoir agité ma main comme pour un "au revoir"... et je suis parti.
En me disant qui si je faisais un crochet par Saint Léonard des Bois, il me serait peut-être possible de déguster une bière au St Léo... Mais surprise des surprises! Une foule abondante avait envahi le village. Des voitures partout, et "La cave à bière" était littéralement investie par une nuée de motards. A tel point que je n'ai même pas foulé le sol du village...
Déception!
Ayant donc repris la route vers Bais... je suis tombé sur un immense champ de tournesols. Vite, un coin pour se garer sans danger... Quelques clichés...
Et juste avant de remonter en voiture, j'avise un tout petit tournesol sur le rebord du talus... Je décide de le prélever, pour le replanter chez moi. Je sais, j'ai commis un larcin! Mais là où il se trouvait, il n'avait pas l'air particulièrement épanoui. On verra bien si chez moi, avec un arrosage méticuleux... Je vous donnerai de ses nouvelles.
Un peu plus loin, je commettrai un autre "délit", en chipant un bon paquet de cerises noires... qui me tacheront les mains! Mais quel délice!
Et de retour dans mes foyers... je n'oublie pas de revivre ma sortie à travers la rédaction de ce billet d'humeur... morose...![]()
Devoir de mémoire...
Ce qui me donne l'occasion d'effectuer un petit rappel sur l'histoire locale...
Un "instit" de l'ancien temps, à l'origine du club de foot local, enseignant également le solfège... Quasiment un "hussard noir de la République" profondément investi dans la vie de son village...
Promenade dans Bais
Confinement oblige... Et rayon de un kilomètre...
Tout ça n'empêche pas de faire fonctionner ses gambettes.
Ayant déjà exploré vers le Nord, je suis parti cette fois en direction du Nord-Ouest.
Résidence "Les Chênes"... salle Polyvalente... passage derrière le collège, et en arrivant chez Carrefour Contact, virage à gauche... Traversée du parking, et je parviens à l'endroit où s'était tout dernièrement formée une mare appréciée par des canards sauvages!
Aujourd'hui l'endroit est presque asséché. Seul court un mince filet d'eau... Et une autre espèce d'oiseau semble y avoir trouvé son habitat!
Je longe l'avenue de Normandie, et après le garage AD, je tourne à droite vers le plan d'eau... avec toutefois ma petite idée derrière la tête. Ce qui est vite confirmé par la barrière sur laquelle est affiché l'arrêté préfectoral
Je n'ai plus qu'à rebrousser chemin, passer devant chez Agrial, fermé sauf pour les aliments du bétail...
Au carrefour chez la fleuriste... virage à droite, avenue Auguste Janvier...
Sur ma gauche je peux lire:

Mais en ce qui me concerne, je n'ai même pas à partager le trottoir... je chemine seul, presque désespérement seul!
Nouvelle perspective sur le plan d'eau et une autre barrière...
Virage à droite direction Hambers, pour découvrir un panneau... Confinement, 22ème jour...
Poursuivant mon chemin... je longe la gendarmerie, et arrivé en face l'entrée de la piscine, je tourne à gauche. Quelques sinuosités dans le lotissement du Montaigu. J'y j'aperçois plusieurs personnes en train de jardiner, de nettoyer des massifs ou des clôtures.
Enfin des êtres vivants. Parce que jusqu'alors, je n'ai pas vu grand'monde!
J'enfile la rue Henri Quentin, et je m'arrête face au joli lavoir pour prendre un cliché. Avec le clocher en arrière-plan. Tiens, si on décidait un jour d'effacer les réseaux de fils?
Je passe par "la rue de la Soif...", aux terrasses de bistrot désertes...
Puis bifurquant à droite, je remonte le bourg pour atteindre la place du Rochard, virer à gauche Ruelle de la Chapelle, et terminer mon périple avec 4.78 km au compteur; le tout réalisé en 52 minutes 5 secondes. Dixit l'appli Endomondo.
Quant à la vitesse moyenne, on me crédite de 5.5km/h. Hé, j'ai pas chômé en route, n'est-ce pas?
Voilà donc pour aujourd'hui, une autre virée effectuée dans le cadre restrictif du confinement...
Mais c'est nettement mieux que d'être confiné entre 4 murs, et je savoure mon plaisir.
"Savoir se contenter de ce que l'on a... "
Et si c'était un message que nous envoie ce satané virus? Allez savoir?
Le circuit des 4 croix
Confinement? Vous avez dit confinement?![]()
Ben ouais... ce sacré Coronavirus cuvée 2020 nous fait vivre des situations inhabituelles... et il est nécessaire de s'adapter à la réglementation en vigueur.
Il reste malgré tout la possibilité de "bouger" à condition de respecter quelques consignes.
Pour ma part, l'impossibilité d'aller bien loin me prive d'un certain nombre d'activités telles que le pilotage d'aéromodèles ou les sorties en VTT.
Sauf que... le législateur a autorisé:
Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes... soit....
Un rapide détour sur Internet, et me voici en possession d'une carte me signifiant mon rayon d'action.
Document rempli, je quitte la maison à 14 heures pile pour effectuer un petit circuit que j'ai en tête, et auquel j'ai déjà attribué un nom... le circuit des quatre croix.
Cinquante mètres et je tourne à gauche pour me retrouver dans le petit chemin creux qui escalade la colline.
Et là, je tombe sur une décoration artistique! Déjà en passant au même endroit il y a quelques jours, j'avais été surpris de voir des branches nouées... comme si des enfants avaient entamé la construction d'une cabane. Mais cette fois, l'ouvrage était terminé... avec ce petit clin d'oeil:
"Bonjour. ça va? Pas trop long le confinement?"
Oh... je "soupçonne" ma proche voisine Clara et sa fille Marina d'être sur ce coup-là. C'est tout à fait dans leur style!
Je continue la grimpette pour atteindre ma première croix. Une croix, trouvée dans les broussailles a demi-enterrée, et dont mon copain René m'a parlé dernièrement. Une croix celte...
Je file tout droit... et au moment où le chemin se divise en deux... deuxième croix, catholique celle-là.
Je tourne à droite... avec mon troisième objectif en vue... C'est à cet endroit que s'arrêteront mes investigations: le kilomètre étant atteint lorsque je rejoins la route de Trans.
Demi-tour, nouveau passage devant la croix 2... et je tourne à droite, direction la Haute Brosse. Où je bifurque carrément à gauche 90° pour entamer la descente.
Au loin, j'aperçois, le Montaigu, le Bois du Tay... qui attendront un certain temps avant de me revoir...
En arrivant presque au bas de la côte, nouveau virage à gauche... pour retrouver la quatrième et dernière croix de mon périple, celle qui se trouve à l'entrée de la résidence Baudiaca, en limite de ma résidence "Les Petits Champs" Un cliché...
Et comme il me reste un crédit temps, je décide de remonter vers la Turpinère, pour repasser devant la croix celte, redescendre le chemin, de nouveau admirer la composition bucolique... et admettre que le confinement, pour moi, ça ne se passe pas trop mal.![]()
Quelques déclics encore... en cette période où les champs jaunissent sous l'effet des colzas.
Et enfin, un dernier virage à droite toute... pour retrouver ma noble demeure.
J'ai donc bouclé un circuit de 4.25km en 49 minutes. C'est du moins ce qu'indique le logiciel Endomondo que j'avais mis en route au départ de la sortie du jour... Effectué à la vitesse moyenne de 5.21km/h.
Comme quoi, même en confinement, il suffit de chercher... et on trouve des moyens de "s'évader"... tout en restant très proche de chez soi!![]()
Connaissez-vous Francisco Ferrer?
Connaissez-vous Francisco Ferrer Guardia?
Je dois vous avouer humblement qu'il y a encore quelques jours... j'étais parfaitement ignorant.
Jusqu'à ce que, un récent matin, je reçoive... une grande enveloppe adressée par une femme qui a découvert ma "littérature"(?), et qui semble avoir un certain nombre d'options en parallèle avec les miennes.
Et tout particulièrement sur la façon d'enseigner.
Je me suis donc retrouvé en possession d'une petite liasse de photocopies extraites d'un livre rédigé par Anne Steiner, et intitulé "Le goût de l'émeute".
Document composé du chapitre 3 uniquement... "Venger Ferrer", pages 85 à 115.
Mais qui était donc ce fameux Ferrer? Et pourquoi m'a-t-on adressé ce texte?
Je crois en avoir assez vite compris les raisons.
En premier lieu, et sans ordre préférentiel, mon interlocutrice est très sensible à l'Histoire espagnole, dont elle me sait "curieux" du fait des mes ascendances ibériques... Elle qui n'hésite pas à rappeler les douloureux événements liés à la Guerre Civile ainsi qu'au franquisme
Et la seconde, parce que ce Francisco Ferrer était un pédagogue avant-gardiste, fondateur de "l'Ecole Moderne", dont s'inspira un certain Célestin Freinet.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_Freinet
Tout est dit!
Car chacun sait combien j'ai abondamment puisé chez Freinet des techniques pédagogiques... Mais aussi une certain philosophie de "l'art d'enseigner".
C'est sans doute aussi la raison pour laquelle un de mes anciens élèves avait un jour évoqué son passage dans ma classe en me qualifiant d' "Instituteur original"...
Alors, ce Francisco Ferrer Guardia?
Pour le décrire aussi sobrement que possible, j'ai emprunté ce qu'en écrit l'Encyclopédie Larousse en ligne... tout en regrettant que le rédacteur ait cru bon de coller dès le départ les étiquettes "Anarchiste et pédagogue". Ne peut-on laisser les gens porter eux-mêmes un "jugement"?
https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Francisco_Ferrer_Guardia/119366
Francisco Ferrer Guardia
En 1908, il n'y a pas moins de dix de ces écoles à Barcelone ; d'autres s'établissent dans le reste de l'Espagne. L'école moderne est une école primaire mixte, « rationnelle et scientifique », non religieuse, centrée sur la liberté des déplacements de l'enfant, l'absence de compétition directe et d'examens, l'éducation physique et sexuelle.
Les parents la financent, proportionnellement à leurs revenus. Elle inspirera Célestin Freinet. Dès le départ, Francisco Ferrer Guardia double l'École moderne d'une maison d'édition populaire, en collaboration avec Élisée Reclus.
Il lance à Bruxelles (1908) l'École rénovée, qui deviendra la revue de la ligue européenne pour « l'éducation intégrale » et qui réunira à la fois des socialistes libertaires et les propagandistes de l'éducation nouvelle sur le terrain éducatif et pédagogique.
Ferrer, qui critique vivement l'école officielle et la monarchie espagnoles, est l'objet d'un retentissant procès et doit s'exiler à Londres. Rentré à Barcelone pendant l'insurrection contre l'expédition militaire espagnole au Maroc (1909), il en est rendu idéologiquement responsable, est arrêté, sommairement jugé et fusillé.
Son procès sera révisé (1911) et sa condamnation reconnue erronée (1912).
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Né à la fin du 19ème siècle mon grand-père Duarté a-t-il eu connaissance des idées de Francisco Ferrer? Jamais il ne m'en a parlé...
Mais je ne peux m'empêcher de faire un curieux rapprochement entre les deux personnages.
José-Bernardino Duarté, fils d'ouvriers agricoles espagnols n'ayant fréquenté l'école religieuse et payante que de façon épisodique... venu travailler en France durant la guerre 14/18 pour pallier le manque de bras occasionné par le départ de jeunes soldats pour les tranchées...
José-Bernardino Duarté, qui en 1917 décide de quitter définitivement son pays natal avec sa famille pour s'établir en France... "la France m'a accueilli avec dignité. Elle a respecté mes choix politiques et religieux..."
Combien de fois ai-je pu entendre ces palabres?
José-Bernardino Duarté, humaniste profond, mais anticlérical convaincu. Abonné au journal satirique "La Calotte". Que je me faisais un plaisir de feuilleter!

José-Bernardino Duarté, un pédagogue averti... chez qui la notion de partage était une valeur incontournable... Lecteur assidu de livres pourtant ardus tels que des traités de philosophie... S'étant également documenté sur les différentes religions.... Adepte de l'Espéranto qu'il avait commencé à apprendre. Et qui aurait souhaité que je sois interprète afin de relier tous les êtres humains.
Mais je suis devenu enseignant... autre façon de magnifier la notion de "partage", n'est-ce pas?
Alors je l'affirme avec conviction: même si mon grand-père maternel n'a pas connu Francisco Ferrer, je suis intimement persuadé que dans le cas où leurs routes se seraient croisées, ils auraient parcouru un bon bout de chemin ensemble!
Encore merci à mon interlocutrice pour son partage... et les vibrations internes qu'elle m'a occasionnées à la lecture de son chapitre consacré à Francisco Ferrer Guardia.
Car en m'adressant son courrier, elle savait pertinemment toucher sa cible!
La Norine au match de foot
Il en est parmi vous qui connaissent mon goût pour les différents parlers.
Que ce soit des parlers "officiels" tels que le français ou l'espagnol...
Mais tous les parlers ainsi que les accents dont ils sont joliment fleuris.
C'est ainsi qu'on me demande parfois "d'interpréter" des textes en patois mayennais... dans lequel je n'ai pourtant pas baigné lors de mon enfance, où j'ai beaucoup plus souvent été amené à dialoguer en espagnol avec mes bisaïeules qui ne pipaient pas un seul mot de français..
Elles qui disaient: ¡El francés! ni una palabra.
Ou mieux encore en langage familier ¡El francés! ni una papa!
Ce qui voulait dire qu'elles n'en possédaient aucun mot... ou presque. "Pas une seule patate!"
Mais revenons à nos moutons... Parce que hier, lors de la traditionnelle galette des rois du club des anciens, à peine avais-je franchi le seuil de la salle que je vois "Monsieur Marcel" se lever et se diriger vers moi.
"Monsieur Marcel" est un personnage. Entré chez un notaire en tant qui saute-ruisseau, il a gravi tous les échelons pour parvenir au grade de clerc attitré à l'étude locale de maître Tulard. Attitré et reconnu. Une véritable encyclopédie de notre terroir.
"Monsieur Marcel" qui habite au départ de la célèbre course de côte, qui met à disposition son garage aux organisateurs, et à qui les motards de la Montée Historique du Montaigu ont offert une montée dans le panier d'un side-car pour fêter ses... 90 printemps!!!
"Monsieur Marcel" qui connaît mon goût pour le patois mayennais... et qui m'aborde en ces termes:
"Monsieur Munoz, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs voeux...." Et d'enchaîner: "J'ai un petit cadeau pour vous!"
Et le voilà qui sort de son veston une feuille... me la tend.
Puis avec un malicieux sourire: "Hé, c'est pas tout jeune, hein? ça date de 1936!"
Il s'agissait bien évidemment d'une photocopie, sur laquelle il avait effectué un surlignage en jaune.
Me voici donc en possession d'un document "d'époque". Où la Norine ( comprenez Honorine), s'en va voir un match de fouteballe en compagnie de son "bolhomme"...
"Y sont fous d'balle! nom d'eune chopine... tous ces gars-là et leur ballon"
Il ne me reste plus qu'à "étudier" ce long monologue afin de me l'approprier... et d'en faire profiter les "anciens" de ma commune... voire plus si affinité.
Grand merci... "Monsieur Marcel". Et continuez de croquer la vie à belles dents!
Quid de l'Aron et du plan d'eau de Bais?
Il semblerait que, comme on le dit familièrement, ce soit "dans les tuyaux"...
Mais de quoi s'agit-il? D'un projet dont seraient l'objet de différentes discussions le cours d'eau nommé l'Aron, qui traverse notre village de part en part, et le plan d'eau agrémentant le coeur de notre cité.
Tout comme une cinquantaine de personnes, j'avais répondu samedi matin à l'invitation citoyenne formulée par les 3 signataires du document ci-joint:
Quel avenir pour notre plan d’eau ?
Un projet de réaménagement de l’Aron autour du plan
d’eau est en réflexion !!
Pourquoi un tel projet ?
Comment souhaitez -vous qu’il évolue ?
Quelle utilisation de l’argent public souhaitons-nous ?
Ayant participé au dernier conseil d’administration du
Syndicat de Bassin de l’Aron, beaucoup de questions
ont été posées et seules 2 hypothèses sont étudiées
alors que d’autres pistes existent.
Pour mieux en comprendre toutes les conséquences
nous vous proposons de chausser vos bottes et de nous
retrouver sur le terrain à l’origine de ce projet :
Samedi 11 janvier à 10 h sur le parking de la piscine
Bien cordialement
Michel Beaugas, Alain Lepont, Dominique Rouault
Etat des lieux... Echanges fort courtois et respectueux des différents avis... Propositions...
La suite?
Wait and see. Mais je crois que samedi les gens ont vécu un beau moment de démocratie participative.
Ah! Quand les citoyens se prennent en main...
C'est quoi la Mayenne?
Ah... difficile question que l'on m'a posée hier.
"C'est quoi la Mayenne? Personne ne sait où ça se trouve..."
Alors moi de tenter... "Heu.. Ouais, un département enclavé au milieu des autres... avec une population d'environ 300.000 habitants... Grosso-modo celle de Nantes.
- Et ça se situe où?"
Là, je m'en vais reprendre une anecdote que me citait mon copain René qui, lors d'un congrès de toubibs, avait été confronté au même problème. Et qui avait été "sulcuté" par la réponse d'un de ses jeunes confrères: "Ben tu sais, quand on part de Paris pour aller en Bretagne, c'est là qu'on s'arrête pour pisser!"
Essayons d'être un poil plus sérieux.
Rassemblant mes maigres connaissances historiques, je repris (non sans avoir vérifié sur mon smartphone):
" Les départements ont été créés pendant la Révolution française par les députés de l'Assemblée nationale constituante, en décembre 1789. Leur nombre, leurs limites et leur nom ont été décidés le 26 février 1790."
- Mais quelle est l'identité de ce département? A part la rivière Mayenne...
- Ben... disons qu'il a été composé d'un quart par un bout de Bretagne, un quart de Normandie, un quart d'Anjou, un quart du Maine... et un grand quart de... quart d'heure mayennais!
Mon interlocuteur m'a alors regardé de travers, en me disant que ça faisait plus de quatre quarts!
J'ai alors souri en le renvoyant à Marcel Pagnol, qui n'était bien évidemment pas Mayennais, mais qui avait le sens de la répartie:
César : Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao. (Il s'installe derrière le comptoir.) Approche-toi ! (Marius s'avance, et va suivre de près l'opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.) Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un grand tiers d'eau. Voilà.
Marius : Et ça fait quatre tiers.
César : Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris. (Il boit une gorgée du mélange)
Marius : Dans un verre, il n'y a que trois tiers.
César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !
Marius : Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.
César (triomphant) : Alors, explique-moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre !
Marius : Ça, c'est de l'Arithmétique.
Marcel Pagnol, Marius, Acte I, scène 2.
Et voilà comment César m'a sauvé la mise.
J'aurais préféré m'en remettre à Alfred Jarry et son roi Ubu... Mayennais pur jus! M'enfin...
Quant à savoir: "C'est quoi la Mayenne?" A vrai dire, je n'ai toujours pas de réponse simple à fournir!!!
Escargot de Bourgogne...
Juste pour le plaisir.
Avisant sur mon talus un escargot qui s'échinait à grimper la côte... je me suis dit que mon vieux copain Lagapette serait peut-être content d'assister également au spectacle.
Je suis allé le chercher, et je l'ai posé dans l'herbe.
Il est inutile de préciser que j'ai soufflé à l'oreille de l'escargot qu'il pouvait sans problème "caresser" mon copain... Et, à ma grande surprise, c'est ce qu'il a fait.![]()
D'où les images qui suivent!
Ah, j'en entends qui se disent: "Mais comment peut-il perdre son temps de la sorte?"
C'est pas grave...
Faut rester ZEN... et profiter au maximum de tout spectacle qui se présente! Si futile soit-il...
Et c'est pas Lagapette qui me démentira!![]()
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