tranches de vie
Géocaching, graffitis, fromage et chocolat...
En ce début juillet particulièrement agrémenté de soleil... j'aime bien sortir afin de profiter un max de la nature.
Que ce soit à travers l'aéromodélisme, le VTT ou le géocaching, je dispose là de trois champs d'action divers et parfois complémentaires.
Pour le géocaching, je suis la plupart du temps flanqué de mon coéquipier Félix... qui ne pratique pas le vélo!
Mais ces derniers temps, il n'était pas disponible. Et moi, je piaffais quelque peu, tout simplement parce que je "scorais" 2.994 caches à mon compteur, et que je lorgnais les 3.000. Il m'en manquait donc 6...
Et puisque je me trouvais seul, pourquoi ne pas envisager une sortie avec mon VTT vers un gisement intéressant du côté d'Alençon... Nombreuses caches disposées le long de la voie verte aménagée à partir de l'ancienne voie ferrée qui remontait de Mayenne/Pré en Pail?
Et c'est ainsi que j'ai mis mon coursier sur le porte-vélo au cul de la bagnole, direction l'Orne voisine.
Arrêt sur le parking destiné aux utilisateurs de cette voie verte... et c'est parti, vers l'Ouest...
J'enchaîne les découvertes... sans trop m'attarder aux caches qui me résistent.
Arrivé au terme de la "descente", je fais demi-tour pour repartir en direction d'Alençon... et enfin signer ma 3.000ème découverte!
Grâce à mon VTT électrique, la distance entre deux caches me semble relativement courte...
Jusqu'à ce que j'arrive face à la GC9F1VG intitulée "La voie verte - des cailloux."
Avec cette photo indice:
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Guidé par le GPS, je m'approche du point zéro, et je déniche aisément la boîte... sous le regard de deux personnages installés à l'autre bout du pont.
J'inscris mon pseudo sur le logbook... puis je m'approche d'eux.
Ce sont des "graffeurs" qui ont entrepris une oeuvre sur un grand pan de mur... L'odeur dégagée par leurs aérosols est particulièrement envoutante... et la conversation s'engage.
Bien évidemment, ils m'interrogent pour savoir à quoi je joue... j'explique, et ils me confient que le géocaching pourrait peut-être leur apporter une certaine notoriété.
Je raconte d'ailleurs qu'à Laval, un géocacheur a concocté une "adventure lab" intitulée "Street art in Laval"
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Je serais volontiers resté plus longtemps avec eux, mais j'avais envie de conforter le nombre de mes découvertes... je les ai donc quittés, en leur promettant de les revoir à mon retour...
J'ai donc ré-enfourché mon VTT, jusqu'à ce que je parvienne au bout de la voie aménagée, après quoi, j'ai fait demi-tour.
Sous le pont, j'ai à nouveau papoté avec mes deux lascars... et en les quittant, je les ai salués amicalement.
Revenu à mon point de départ, j'ai remis mon coursier sur son support, non sans avoir remarqué qu'une cache se trouvait à portée de tir... Je m'y suis donc rendu en voiture... GC4VMZC
CHAPELLE DE L’ENFANT JESUS DE PRAGUE - DAMIGNY
Et j'ai commencé à chercher, smartphone en main, jusqu'à ce que je croise un monsieur qui avait déjà enfilé son casque et qui s'apprêtait à quitter les lieux.
"Vous cherchez quelque chose?
- Heu non, je pratique un jeu de piste, et je souhaite trouver une petite boîte qui se trouve près de cette chapelle.
- Ah, mais c'est intéressant! Est-ce que je peux chercher avec vous?
- Bien sûr!"
Et nous voici tous les deux à fouiner, jusqu'à ce que, après m'être agenouillé... je trouve!
L'homme est ravi! Et après que j'aie eu logué, il me propose:
" Avec cette chaleur, vous avez peut-être soif?
- Non je vous remercie, j'ai mon bidon dans la voiture.
- Mais vous avez peut-être une petite faim?"
Et le voilà qui ouvre le coffre installé à l'arrière de son scooter, pour en sortir deux boîtes... qu'il me présente. "Servez-vous!" me dit-il.
Ce qui me permet de déguster deux ou trois morceaux de Cantal frais, puis quelques morceaux de chocolat noir!
Et lui de m'expliquer: "Nous venons d'accueillir un groupe de marcheurs à qui nous avons fait visiter la chapelle, puis nous leur avons offert une petite collation. Vous savez, les gens qui viennent ici sont forcément nos amis!"
J'en suis resté baba.
Je l'ai remercié pour la chaleur de son accueil... Puis je suis retourné à la voiture.
Juste avant de conclure, je voudrais vous inviter à revenir sur le titre de ma publication:
"Géocaching, graffitis, fromage et chocolat"
Je suppose que, si au départ il vous a intrigué, vous savez maintenant le pourquoi du comment!
Je suis ravi de vous avoir rapporté une expérience fort enrichissante grâce au géocaching!
Et que dire du côté chaleureux des gens que j'ai pu rencontrer?
Les vieux de la vielle font du géocaching
En ce 22 décembre, mon acolyte Félix et moi avions un premier objectif: finaliser la cache Quizz Musique GC89D0G posée à Mayenne près de l'ancienne gare par l'ami Xavier.
Cache un peu particulière faisant partie de la catégorie "Reverse". A savoir qu'on nous donne rendez-vous à un endroit précis, et après avoir téléchargé un petit fichier indispensable, on part vers le point final où doit se trouver la boîte,
Sauf que, nos premières tentatives ont été foireuses.
J'ai donc contacté le poseur en lui faisant part de nos problèmes, et il nous a gentiment fourni les derniers "tuyaux" nécessaires.
Moyennant quoi, nous avons mis la main sur la "finale".
Puis nous sommes partis en direction de la Mayenne. Où nous avions à dénicher 3 boîtes, les 49, 50 et 51, répertoriées "#Le halage en aval de Montflours".
Mais comment accéder au halage pourtant si proche, pour lequel aucun chemin court ne semble à portée?
Qu'à cela ne tienne!
Nous avons stationné la voiture près de la ferme de l'Ame... franchi une première clôture de barbelés, puis une deuxième. Partie de rigolade entre deux vieux copains dont l'un appuie le pied sur le fil du bas tout en maintenant celui du haut avec la main afin de procurer une "ouverture" à l'autre! Les vieux de la vielle à quatre pattes dans l'herbe!
Cependant, si vous suivez un tant soit peu nos tribulations, vous avez dû comprendre que rien ne nous arrête!
Mais après cet exercice physique, à nous les 3 caches à venir!
Nous avons donc rapidement résolu les N° 49 et 50!
Je voudrais toutefois m'attarder sur la 51, pour laquelle on avait ce sibyllin renseignement:
"Avant tout, soyez observateur, manipulez délicatement.
C'est une Difficulté D3 (sur une échelle de 5), fournir un indice ou une photo spoiler réduirait la difficulté."
Une fois arrivés sur zone... on se doutait bien de l'endroit où il allait falloir glisser nos menottes.
Sauf que les premières investigations nous font tomber sur un leurre. Mentionnant avec malice "Trop facile!"
On continue de chercher... sous l'oeil peu amène de certains marcheurs.
Jusqu'à ce se présente un trio. La femme la plus âgée engage la conversation...
On explique gentiment ce qu'on cherche.
Sa fille embraie en posant de nombreuses questions, sous le regard de son fils, un ado d'environ 17/18 ans... qui ne dit mot...
Mais qui, après avoir observé tout ce joli monde, finit par laisser filtrer au travers de son épais cache col (il fait moins deux degrés) cette phrase narquoise et assassine:
"Ce serait pas ça par hasard que vous chercheriez?"
"Bravo Lorenzo," clame alors sa mère d'un air triomphant!
Ben ouais! Lorenzo avait mis la main sur le joli camouflage après lequel nous nous échinions.
Il a bien évidemment fallu continuer les explications, jusqu'à ce que la mère de l'ado nous dise:
"Mais c'est bonnard, vot' truc! Comment on fait pour pouvoir jouer à ça?"
Bref, j'ai toujours pensé qu'il y avait moldu et moldu.
En l'occurrence les trois moldus croisés ce jour vont sans aucun doute rejoindre nos rangs.
Et ça, comme le dit la dame, "Ben c'est bonnard!"
Merci aux Fouilloux pour cette série de caches, et un PF particulier pour celle-ci! (PF= Point Favori attribué quand on a particulièrement savouré)
Et comme il nous restait un peu de temps, nous avons effectué un léger(?) crochet afin de "cueillir" les récentes caches "In memoriam" posées par Drager 53 à l'entrée des cimetières.
C'est d'ailleurs grâce à ce dernier que j'ai appris ce qu'était un taphophile!
Deux boîtes assez facilement trouvées.
Et contents de notre journée avec un score de 6 caches "found it", nous avons regagné nos pénates.
La soirée s'est achevée en compagnie de nos épouses respectives autour d'une pizza.
Il fallait bien qu'on "arrose" dignement notre dernière sortie de l'année!
Après quoi nous avons convenu de nous retrouver début 2022 pour continuer notre petit jeu et engranger des découvertes parfois "subtiles", comme en témoigne ce panneau accroché à la charpente d'un lavoir...
Endroit que nous n'aurions jamais eu l'opportunité de visiter sans le géocaching!
Bonne année à toutes et à tous!
Géocaching autour d'Erquy
Le Club d'Aéromodélisme de Bais auquel j'appartiens avait programmé une "sortie vol de pente en bord de mer" pour le samedi 25 septembre 2021.
Mais, dans la mesure où mon "vieux" complice Félix possède un pied à terre tout près d'Erquy, il avait proposé qu'on partage sa demeure en arrivant dès le mercredi après-midi.
Ce qui nous permit d'effectuer un vol dans la soirée en nous rendant au cap.
,
Et le lendemain? Ben un vent anémique et mal orienté! Ce qui nous amena à changer d'activité, dans la mesure où nous sommes également adeptes du géocaching.
Il faut reconnaître que le coin est très fertile, et qu'à chaque fois que nous nous y rendons, nous découvrons de nouvelles caches.
Parmi les différentes sorties effectuées, il en est quelques-unes qui m'ont laissé de très bons souvenirs. Je citerai par exemple "l'adventure" de Plévenon, ratée en juillet faute de réseau 4G.
Ou bien celle intitulée "La vie en rose d'Erquy" offrant de bien jolis panoramas.
Nous avons également poussé nos investigations de l'autre côté du Val André, le long du GR34... montées et descentes garanties!
Une série nous a particulièrement plu: "le chemin des mille visages" près de Lamballe... Un artiste local utilisant chaque tronc disponible afin d'y exécuter une sculpture. GC9A5NN
Je crois quand même que le "must" a été réalisé le samedi après-midi.
Direction "Les Sables d'Or" où après deux caches relativement faciles, nous décidons d'attaquer "Les Sables d'Or vue d'en haut" (GC8YKTK), puis "Le quai Barrier". (GC903FD)
Il faut dire que cette dernière se trouve tout en bas, près de la carrière de granit rose. Et si la descente est "technique", que dire de la remontée? Très physique!!! S'apparentant presque à de l'escalade. Mon équipier m'a largué, m'attendant sagement tout là-haut avec un large sourire!!!
Puis nous avons traversé la route afin d'entamer la série "suspendue". GC94NJ9
C'était apparemment un cheminement en sous-bois et plat! Pas pour me déplaire. Mais, le poseur précisait qu'il fallait tout d'abord aller à un point précis afin d'y récupérer un outil indispensable. Et nous y avons découvert? Une "guignette"!
Un long morceau de bois au bout duquel se trouve une fourche en V.
Nous avons dès lors compris que les boîtes allaient se trouver en hauteur, et que l'outil s'avérait indispensable, dans la mesure où il est impossible d'escalader les pins! (Ce qui m'a valu cette réplique de la part de mon cousin Pascal: "Un fourché pour les caches hautes, ça évite de déchirer un jean 😜
Hein? Bernard, souvenir d'une rencontre fortuite sur la corniche de Pail!)
Et comme ces fichues boîtes ne se trouvaient pas au bord du chemin, il nous a fallu adopter le mode "brousse" pour nous frayer un passage au milieu des branches et des fougères!
Arrive le dimanche matin, où le vent semble cette fois plus propice au modélisme... mais je crois que mon équipier avait dans l'idée de parcourir le Cap à la recherche des nouvelles caches...
Là encore, la moisson a été plutôt bonne, et les jambes mises une nouvelle fois à rude épreuve par les montées successives.
De retour au parking... nous avons découvert toute une bande de modélistes venus de la région parisienne. Et nous? Ben devant l'affluence, nous avons jugé plus sage de laisser nos modèles dans le coffre!
Bilan de cette sortie: 10 minutes de vol, le palier 2.500 caches dépassé avec 2.537 découvertes (soit 62 au cours de ce séjour...)
Quelques "dégustations locales" ayant agrémenté notre escapade!
Et de nombreux kilomètres parcourus à pied...
Qui après ça pourrait prétendre que le géocaching n'est pas un sport?😀
Argiope frelon... suite
Je vous ai déjà parlé de ces drôles d'araignées qui veulent se faire passer pour des guêpes ou des frelons.
L'une d'elles a élu domicile dans mon talus. Je l'observe assez souvent... Et je trouve...
Motard(e)s au Montaigu
Samedi 18 septembre 2021.
La météo étant propice, j'en profite pour filer au Montaigu faire évoluer quelques modèles.
Puis, je remonte en voiture pour me rendre au parking.
Là... je n'e crois pas mes yeux!
Des motos bien alignées... comme à la parade. Au nombre de 74 m'a-t-on dit!
Hé! Je ne peux m'empêcher de prendre quelques clichés, n'est-ce pas?
Et puis j'aborde un des participants à ce rassemblement, qui m'explique.
C'est la raison pour laquelle je m'en vais me poster dans un endroit que je juge propice afin de capturer encore quelques images.
Composé d'environ 25 véhicules, un premier groupe prend la route...
Je change d'emplacement... et un petit quart d'heure plus tard...
Je verrai ainsi défiler 74 "bécanes"!
Pour en savoir davantage, suivre ce lien
/https%3A%2F%2Fwww.helloasso.com%2Fassets%2Fimg%2Fphotos%2Fevenements%2Fcroppedimage-73118d236a6a4755bbfe7afad20b7289.png)
Fête, soirée, repas Balade moto et repas solidaire samedi 18 septembre 2021 - Pontmain - HelloAsso
BALADE MOTO et REPAS SOLIDAIRE - Samedi 18 Septembre 2021 Cette manifestation est organisée au profit de l'association RUBAN ROSE (cancerdusein.org) et CAP ECO SOLIDAIRE et les bénéfices serviro...
https://www.helloasso.com/associations/les-may-trekkeuses/evenements/balade-moto-solidaire-2021
Souvenirs en rapport avec la ville de Mèze
J'ai adressé un courriel à la Mairie, et en retour, j'ai reçu une réponse du service patrimoine. Avec quelques détails que j'ai pu apprécier. (Merci à Guy Bastide)
Et puis sur ma lancée, j'ai éprouvé le besoin de me remémorer encore quelques autres souvenirs.
La montée et la descente de l'esplanade, au soir, à la fraîche.
Le dimanche matin où mon oncle achetait son journal, le traditionnel billet de la loterie nationale (ce qui lui permit un jour de dégoter un gros lot), esplanade où, entre hommes, nous dégustions notre "apéro" à la terrasse du "Commerce". Pour moi, c'était une limonade ou une grenadine!
Et puis la nuit tombée, le spectacle du long cordon lumineux d'un train qui cheminait de l'autre côté de l'étang, sur le lido en face du port... et dont nous pouvions entendre le grondement sur les rails, lorsque le vent était "marin".
Le port des barques. Puis les parcs (huîtres et moules) Et sur l'horizon, le mont Saint-Clair de Sète
C'était l'époque où de nombreux chats maigrichons zonaient dans les rues étroites de la vieille ville... se chamaillant pour une tête de poisson...
Je dégustais les délicieuses odeurs qui embaumaient les rues avant les repas.
Contraste avec la tinette... moins agréable du point de vue olfactif!
J'adorais le port, avec ses "pointus" et les moteurs rétifs qu'il fallait démarrer à la manivelle.
Ou encore les magasins des pinardiers sur le quai, où stationnaient des wagons prêts à convoyer la production locale. Et cette agréable odeur de fleur de vin.
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"Magasins" actuellement transformés en restaurants!
Ah... lorsque j'évoque Mèze, ce sont encore mille souvenirs toujours très présents dans ma mémoire!
Tels que les palabres en "patois" lorsque les "anciens" échangeaient à haute voix en occitan! On pouvait même penser qu'ils s'engueulaient!
Et puis la langue espagnole, très présente...
Lorsque la télé est arrivée, je me suis amusé de voir certaines personnes s'asseoir dans la rue afin de bénéficier des programmes de la premier chaîne... au travers des fenêtres grillagées qui protégeaient des moustiques omniprésents! Tout ça en quadriphonie, voire plus!
Et puis est arrivée la deuxième chaîne, bousculant les habitudes en raison d'une cacophonie indescriptible.
Chacun s'est alors isolé chez soi... et les rassemblements sur l'esplanade ont connu un immense déclin!
Mais il est resté le boeuf, le chevalet, les joutes languedociennes, le tambourin, la "plagette"😉...
Puisque j'ai démarré mon "papier" avec l'étude(?) des noms de lieux mézois... moi qui habite en Mayenne, avec pour chef-lieu Laval, je suis curieux de savoir quelle est l'origine du chemin de Laval justement!
Si vous avez des pistes! Ou d'autres souvenirs à partager...
J'ai reçu:
Chemin de Laval: Cadastré déjà en 1812, ce lieu- dit jadis en friche est une dépression au milieu de la plaine littorale traversée par un ruisseau où l’on faisait autrefois rouir le chanvre- Toponyme très répandu sous la forme LAVAL…L’écriture la plus judicieuse serait celle ou l’article VAL est détachée du substantif. Le VAL correspond à la situation géographique….Aujourd’hui, lieu urbanisé.
Vous en souhaitant bonne réception
Guy BASTIDE
La pinède du Montaigu n'est plus
Alors? me demanderez-vous, pour quelle raison procède-t-on à cet abattage massif?
Je vous répondrai sobrement que depuis un certain temps j'avais pu observer des arbres couchés... avec des mines qui ne respiraient pas la santé...
Petit retour en arrière: lundi matin, je découvre le chantier... en me disant que ça va ratiboiser dur.
Mardi matin, je retourne, et là, j'ai l'opportunité de discuter avec les bûcherons, qui confirment mes craintes: abattage drastique à cause d'un insecte parasite nommé scolyte. Ce dernier pond des oeufs sous l'écorce, puis les larves rongent le bois, creusent des galeries, et cela finit par tuer les épicéas.
Se pose dès lors la question de savoir quelle solution adopter. Là, je vais fournir l'argument que l'on n'a pas manqué de me donner:
"Déjà que l'épicéa n'a pas grande valeur marchande... mais quand il est bouffé à ce point, il ne vaut plus grand-chose... Pour info, nous avons été contactés afin d'effectuer le même travail du côté de Saulges; sauf que là-bas, tous les arbres étaient contaminés. Les propriétaires avaient trop attendu. Ils ont donc dû payer pour l'abattage, et re-payer pour se débarrasser du bois invendable! Avec les épicéas du Montaigu, certains troncs sont récupérables: palettes, cageots, emballages divers..."
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Voilà donc la situation... et si comme me le confiait l'un des ouvriers, "on rencontre des gens qui ne veulent pas comprendre... ben que voulez-vous? Essayez donc de donner à boire à un âne qui n'a pas soif..."
Plein de bon sens le bonhomme!
Et ensuite? D'après mes informations, il est envisagé de redonner au site son aspect d'autrefois... Certaines parcelles sont régulièrement traitées pour combattre la fougère aigle, et avec l'aide des chèvres, elles commencent à retrouver de l'herbe. N'oublions pas que cet espace était utilisé en tant que pâturage.
Petit retour sur les engins de chantier... La machine verte est de marque John Deere... et les bûcherons me l'ont proposée pour 500.000 Euros!
Je suis resté longtemps à détailler son fonctionnement... Avec un bras au bout duquel se trouve planquée une tronçonneuse...
Avec de puissants galets crantés qui manient le tronc comme si c'était une vulgaire allumette afin de l'ébarber complètement.
Sciage, abattage, échenillage, coupe en tronçons d'égale longueur... une minute, et parfois moins!
Un autre engin également articulé se charge de récupérer les billes de bois, et remorque pleine s'en va les déposer près du parking...
Et puis en redescendant vers la voiture, je me suis arrêté près de l'un des gros bidules noirs qui se trouvaient çà et là, en me demandant bien à quoi ils pouvaient servir!
Chacun d'entre eux contient une importante réserve de carburant dont ces machines doivent se montrer particulièrement friandes. Avec fermeture cadenassée... afin de décourager les éventuels voleurs!
Pour compléter mon reportage, et si le coeur vous en dit... vous pourrez toujours aller jeter un oeil sur différents sites:
https://www.deere.fr/assets/publications/index.html?id=b576cc6f#1
https://www.cesse-et-fils.com/
Dernier détail fourni par le patron de l'entreprise: "Y'a des jours où je me demande si c'est bien raisonnable d'investir dans un matériel aussi coûteux! Mais dans la mesure où le travail de bûcheron est particulièrement pénible, on ne trouve plus de gens à embaucher... Et pourtant, autrefois, l'ambiance sur les chantiers était géniale!"
Autres temps, autres moeurs!
Suite à la parution de cet article... ayant déclenché quelques commentaires "houleux" sur Facebook..., j'ai reçu deux messages:
Le premier émanant de la société ayant effectué le travail:
Bonjour Monsieur,
Nous vous remercions pour ce joli article, un texte qui retrace parfaitement la réalité avec de très jolies photos
Au plaisir de vous revoir.
Pas facile de se faire entendre...
Je dédie ce texte à Raymond Devos, qui aurait eu le talent d'en tirer un sketch mémorable.
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Par ce beau matin de mars, j'avise ma boîte aux lettres avec le système déclenché.
Faut vous dire que mon petits-fils et moi avions mis au point cet avertisseur suite à une remarque du gamin qu'il était : "Dis, papy, pourquoi chez nous c'est pas comme dans les dessins animés où un truc se relève quand le facteur il a mis du courrier?"
Et comme notre gadget fonctionnait pas trop mal, l'un de mes voisins s'en inspira afin d'équiper lui aussi sa boîte.
Or donc ce matin... j'ouvre, et je découvre un paquet... destiné à une anglaise qui réside non loin de chez moi, au 9 RUELLE des Petits Champs. Alors que mon adresse est 9 RESIDENCE des Petits Champs.
Ce n'est pas la première fois... D'habitude, lorsqu'il s'agit d'un simple courrier, je fais le facteur-bis et je glisse le pli à travers la fente.
Sauf que dans le cas présent... si je m'en vais rendre visite à ma britannique... et qu'elle n'est pas là, je suis contraint de revenir avec le paquet sous le bras.
Dans la mesure où sur "l'étiquette-adressage" figure un numéro de portable, j'appelle... Répondeur banal: "Vous êtes en relation avec... et après le bip sonore...".
OK... Changeons de stratégie. C'est du Chronopost, je m'en vais les contacter. 3631
Et à partir de cet instant, j'entre dans une scène digne d'Ubu roi ou les "ronds de cuir"... sauf que à aucun moment je n'aurai un interlocuteur crédible au bout du fil. Qu'il soit robot nommé Léonard, ou qu'il soit humain!
Si c'est pour ceci tapez 1... si c'est pour cela tapez 2...
Repartons via Internet... même scénario ou presque. Y compris lorsque je découvre que l'on peut "chatter" avec le fameux Léonard, qui se focalise sur le mot "colis", et qui sempiternellement me demande le N° idoine.
Alors je fournis le N° de suivi, et on me répond invariablement: "Votre colis a été livré ce jour à 9h47!"
Ouais, mais pas à la bonne adresse. Et manifestement les intellos qui ont conçu ces magnifiques outils de communication n'ont pas prévu l'entrée: "Colis remis, à une mauvaise adresse"!
Et puis c'est pas MON colis! Zut alors!
Bref.... Après avoir ainsi tourné en rond un bon moment... Je m'apprête à baisser les bras. Et basta...
Mais comme dans toute bonne pièce de théâtre, il faut s'attendre à des rebondissements.
Parce que mon portable sonne... et j'entends une voix masculine qui me demande en anglais si j'avais tenté de... (Pour une fois que j'ai un être humain, un vrai, en chair et en os... youpi!)
"Oui, parce que j'ai un colis pour vous.
- I' don't understand
- Do you speak french?
- Nooooo..."
Ah, m' v'là bien. Ce type est tout aussi imperméable que mes robots précédents!
Je rassemble alors mon anglais de cuisine afin de tenter de faire comprendre que...
Mais systématiquement, j'ai: "I' don't understand!" Robotiquement, imperturbablement...
Ben, que voulez-vous que je fasse? Je raccroche, non sans m'être fendu d'une formule de politesse... que mon interlocuteur n'aura peut-être même pas pigée... (C'est d'ailleurs très curieux cette manie qu'ont certains britanniques, de débarquer chez nous mais de se montrer totalement réfractaires à la langue de Molière! Sans doute un vieux réflexe issu du Commonwealth, lorsque les british régnaient en maîtres sur le monde du commerce. Tu parles pas anglais, va te faire voir...)
Et puis soudain, une autre idée... Le site de la commune ne propose-t-il pas un N° de téléphone où l'on peut contacter l'agence postale? Allons-y!
Pour m'entendre dire par une vraie voix cette fois: "Ben vous avez de la chance😁 que ce soient nos services qui aient acheminé le paquet! (sic)."
Et moi de répondre: "Euh... Et si ça avait été un autre transporteur, peut-être que le colis aurait été déposé à la bonne adresse! Non?"
Bref... quelque minutes s'écoulent, et mon portable sonne à nouveau. C'est ma préposée m'informant qu'on lui a raconté l'histoire, qu'elle va passer à la fin de sa tournée récupérer le bébé... Ajoutant, toute confuse:
"Ah... C'est un de mes jeunes collègues... Il n'a pas dû faire la différence entre RUELLE et RESIDENCE. Excusez-nous!"
Ben voyons!!! Suffit de savoir lire, ou de faire preuve d'un minimum de... de je-ne-sais-quoi d'ailleurs!
Vive les intérimaires qui, à l'inverse des vieux facteur(trices) d'antan, ne connaissent absolument pas le terrain !
Pour conclure: Quelques heures se sont écoulées depuis l'incident... et je n'ai eu aucun retour concernant ce colis.
Je suppose que cette fois, il est arrivé à bon port!😄
Le circuit des 3 plans d'eau
Le ciel est laiteux, mais la température clémente incite à enfourcher son VTT, d'autant plus que la météo annonce une dégradation pour le lendemain.
Préparation habituelle... et puis on s'en va escalader la côte du mont Rochard... C'est dur pour une mise en jambes, mais je n'ai aucun scrupule à solliciter le moteur électrique, surtout avec ce vent de face un peu gênant. Et puis on bascule vers Sainte Gemmes le Robert... où je m'arrête afin de me désaltérer.
C'est là que je suis apostrophé par l'un des 6 membres d'un groupe de retraités... à propos justement de ma boisson.
"Ah, ben j'vous d'mande pas c'qu'y a dedans... mais ça doit ben doper!
- Hé non, je ne vous dirai pas! Top secret.
- Mais dites-donc, vous avez un moteur sur vot ' vélo!
- Quand les jambes se font vieilles, il faut se donner les moyens de pouvoir encore se faire plaisir. Non?
- Ah, ouais, mais vous êt's pas si vieux qu'ça!
- Heu... Je vais vous poser la question qui tue. Vous me donnez quel âge?
- Oh, ben j'dirais... pas 70 non, 65... kèkchose comme ça!"
C'est là que j'annonce fièrement: "Vous êtes trop gentil... parce que j'en ai 76 au compteur!
- Ah, ben dame bon diou, là, ça change tout! Ben je n'ai 10 de moins qu'vous! Vantiers ben, si dans 10 ans j'suis 'core comme vous, j'veux ben signer tout d'suite!"
Puis on s'est souhaité bonne route mutuellement, et tout comme eux, j'ai emprunté la liaison qui mène vers Gué de Selle
En arrivant juste à l'entrée de Mézangers, mes narines frétillent grâces aux effluves de ce très joli mimosa.
Quelques sinuosités encore, pour parvenir au plan d'eau du Gué de Selle, qui semble comme à marée basse suite au vidage dont il a fait dernièrement l'objet.
Ah, j'allais oublier la cabane dans les arbres que propose l'Hôtel/Restaurant du Relais de Gué de Selle, qui ne doit guère recevoir grand monde par les temps qui courent!
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En suivant les berges de ce plan d'eau au plus près, je vais rencontrer de très nombreux grands-parents accompagnés de leurs petits enfants... vacances scolaires obligent.
Puis je reprends la route qui file vers le centre équestre, le manoir de la Grande Coudrière.
Pour parvenir au hameau de Chellé, dont les ruines me semblent toujours aussi mystérieuses...
Hambers, deuxième plan d'eau rencontré lors de ma virée du jour... Et une halte afin de se désaltérer.
Après quelques minutes de pause, j'enfourche à nouveau ma bécane, pour escalader la très courte mais rude côte de la Bolinière...avec sollicitation de l'assistance... Longue descente vers Marche, faux plat vers le château de Montesson, où je me fais un plaisir d'effectuer une halte.
Lorsque je suis arrivé à cet endroit, il ne me reste plus qu'à faire le tour du troisième plan d'eau, celui de Bais... avant le retour à la maison.
L'application Strava me crédite d'un distance estimée à 31.400km.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas dépassé 3 dizaines!
Si vous souhaitez "survoler" ma sortie du jour... il vous suffira tout simplement de cliquer sur le lien ci-dessous. Et quand vous l'aurez visionnée, vous n'aurez pas les jambes lourdes!
https://www.relive.cc/view/vRO7n8BJxyv
Mais comme disait mon interlocuteur de Sainte- Gemmes: "Vaut cor' mieux avoir un moteur électrique que d'rester chez soi à rien foutre!"😁
Relive Le circuit des 3 plans d'eau
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Beau brochet
Ce n'était pas une femelle, sinon, j'aurais écrit "belle brochette"!
Trève de plaisanterie.
Fin d'après-midi, on frappe au carreau de mon atelier... C'est notre ami Jean-Pierre.
"Tu sais l'autre matin quand on s'est rencontrés, je t'avais dit que j'irais à la pêche.
Ben j'en reviens, et j'ai une petite surprise..."
Il retourne vers le coffre de sa voiture, pour en extraire... un brochet.
Un de ceux qu'il a pris tout dernièrement. Mais je me ferai discret sur l'endroit, bien évidemment!
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Encore bien vivant et qui manifeste son mécontentement d'avoir été sorti de l'eau.
"Donne-moi un couteau, je vais te le préparer!"
En ouvrant la panse de la bestiole, on finit par découvrir un gardon... 17 cm de long! Presque intact!
Quant au brochet lui-même, c'est 68 cm hors tout. Pas mal, non?
Jean-Pierre nous a donc éviscéré cette belle prise...
Et nous avons scrupuleusement suivi ses recommandations, avant la mise au congélateur.
Nul doute que ce poisson très prisé des gourmets fera l'objet d'un prochain repas de famille.
Merci encore!
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