tranches de vie
Déchirure
Par ce joli matin de printemps, je voudrais revenir sur une très courte scène à laquelle j'ai pu assister hier après-midi.
Mayenne.
Pont face à la rue Saint-Martin.
Je suis au volant de ma voiture, à l'arrêt devant le feu.
J'ai mis le clignotant à droite en vue de tourner vers le quai de la République,
C'est alors que j'avise une jeune femme...
M'adressant à mon épouse, je lui glisse :
« Dis-moi, on dirait qu'elle a beaucoup de chagrin, la dame sur le trottoir...
-Oh, oui," me répond-elle.
La femme se prend en effet le visage dans les mains, s'essuie les yeux, et son buste est pris de brusques soubresauts traduisant de profonds sanglots,
Le feu passe au vert. J'aperçois alors à une vingtaine de mètres un jeune homme, bien campé sur ses deux pieds,
Plaqué devant lui, un enfant... 4... 5 ans ?
L'homme a le visage complètement fermé. Glacial.
Celui qui semble être le père de ce gosse a posé les deux mains à plat sur la poitrine du garçonnet, et il le maintient ainsi bien serré contre lui.
Pour le protéger ?
Pour l'empêcher de galoper vers la jeune femme?
Mais son attitude m'inspire la réflexion suivante :
« Pas touche, il est à moi, ce gosse ! »
Quant au marmot, il est là, impassible, cloué au sol.
Mais je ne suis pas près d'oublier son regard, lui qui paraissait complètement « absent », ne comprenant sans doute pas totalement ce qui se passait.
Je suppose que la jeune femme était sa maman.
Tout comme je suppose que se déroulait devant nous un drame de la séparation, le déchirement d'un couple, avec pour enjeu un gamin qui ne demandait rien à personne.
Cette nuit, je me suis réveillé à plusieurs reprises.
J'ai revu la scène...
Et le regard de ce pauvre gosse m'obsédait.
A l'encre de tes doigts...
Tiens, j'en connais qui vont dire une nouvelle fois:
"Notre Mac Gyver local a encore frappé!"
Figurez-vous qu'aujourd'hui je dois imprimer un bon stock de documents, dont la qualité finale est moins importante que d'habitude.
Pour ce faire, je me tourne alors vers mon ancienne imprimante HP Photosmart C4380...
Et là... ben... je me retrouve avec de grandes rayures au travers des aplats noirs!
Zut! La noire est vide, et je n'en ai pas d'avance.
Mais cela m'embête bigrement de vider mon Epson SX425W dont je vous ai déjà raconté l'histoire. (Si je ne m'abuse...)
http://bernardino.over-blog.net/search/si%20je%20m%27abuse/
Soudain, une idée./http%3A%2F%2Fwebmail1j.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fsmile.gif)
Et si????
Je m'en vais fouiner dans mon tiroir à malices pour en extraire... un blister en plastique contenant... des recharges destinées à un stylo plume.
Trente recharges pour 1.50€...
Un coup de cutter pour en ouvrir une... Un petit coup de piston pour en aspirer l'encre...
Puis j'enlève l'adhésif qui obture partiellement le dessus de ma cartouche HP...
Et enfin, par l'un des trous ainsi libérés, j'injecte le produit.
Je rebouche...
Je ré-insère la cartouche 350 dans son logement sur le chariot mobile...
Et je retourne dans LibreOffice pour réaliser un document avec des aplats noirs conséquents. Très conséquents!
On verra ce que l'on verra! Qui peut le plus peut le moins... n'est-ce pas?
Est-il besoin que j'ajoute un quelconque commentaire au cliché ci-dessus?
Si je dois donc résumer la situation:
Je sais déjà que, devant le coût prohibitif des consommables, certains procèdent eux-mêmes au remplissage de leurs cartouches.
Je n'ai donc rien inventé.
Par ailleurs, j'aimais bien le système HP où l'on repart avec une tête d'écriture neuve à chaque changement de cartouche (le système en est solidaire, et facilement accessible)
Et si cela se bouche, on peut aisément nettoyer le tamis.
J'ai donc rechargé ma "350" pour une somme dérisoire!
Je me suis certes noirci... un peu les doigts.
Mais j'ai remis en chute ma vieille imprimante. (achat le 15/12/2008)
Et je verrai bien quelle sera la tenue dans le temps de ma nouvelle bidouille!!!
"Sépia" ça qui m'effraie!/http%3A%2F%2Fwebmail1j.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fsmile.gif)
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La sépia ou encre de seiche est un liquide noir sécrété par la seiche (les calmars peuvent aussi secréter ce liquide).
A en rester muet... d'admiration!
Hello...
Que je vous raconte.
Ce matin, après être passé chez le toubib très tôt pour cause de crève générale, je m'en vais chercher mes médocs à la pharmacie...
Et j'en profite pour aller juste en face chez Fabienne Rouland récupérer une baguette.
Au moment de me servir, Fabienne me dit:
"Ben c'est curieux... Vous avez causé dans le poste ce matin...
Vous aviez une voix normale.
Qu'est-ce qui vous arrive?"
Et moi de tenter d'expliquer -avec ce qui me reste de volume sonore- que je me paie une "magnifique" extinction de voix due à une saloperie de microbe qui traîne partout (laryngo, pharyngo, trachéo... bidule-ite qu'il a dit le docteur.)
Et d'ajouter (tout bas) que cette (re?) diffusion devait être une séquence enregistrée... que l'on avait dû sortir des archives...
Mais c'est quand même le genre d'histoire qui vous laisserait volontiers complètement coi!
A vous en couper la chique!!!!
Ou muet... d'étonnement....![]()
Mais l'enregistrement, c'est tout de même une sorte de "mise en boîte" qui permet d'avoir plusieurs cordes (vocales) à son arc!![]()
Même quand les vraies cordes vocales ne vibrent plus!
Je suis donc retourné dans mes archives et j'ai retrouvé l'enregistrement de cette séquence.
C'était le mercredi 29 mai 2013 à 7h10, sur le stade de foot derrière le foyer Blanche Neige.
Gauthier Paturo me mettait son micro sous le nez et je répondais à ses questions tout en pilotant le fidèle MiniMag!
http://www.francebleu.fr/patrimoine/vie-commune/vie-commune-54
En prime: vous trouverez ci-dessous un petit montage vidéo accompagnant la séquence audio réalisée le 29 mai.
Automne et VTT
Après un passage pluvieux particulièrement long, le soleil est enfin revenu!
J'en ai profité pour enfourcher mon fidèle VTT.
Mais après plus d'un mois et demi sans pédaler, j'ai éprouvé quelques difficultés au niveau du souffle!
Et comme j'avais commis l'erreur de ne pas vérifier la pression des pneus, j'ai roulé "sous-gonflé"... ce qui demande un peu plus d'efforts.
Ce matin, le soleil brille à nouveau.
J'ai décidé de remettre ça.
Mais cette fois, j'ai été nettement plus prudent: ma pompe a poussé la pression jusqu'à 3.5kg.
Ben...vous me croirez si vous voulez, mais ça roule nettement mieux comme ça!
Et dès les premiers hectomètres, j'ai senti que ma ventilation s'effectuait un peu plus librement que la veille! Effet bénéfique de la remise en route?
Mais le petit pédaleur que je suis en a profité pour rouler tranquillement et s'emplir les yeux du spectacle flamboyant offert par l'automne.
Avouez que ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter, n'est-ce pas?
Sous les pavés (du Nord), la plage !
Sous les pavés, la plage!
Parmi tous les slogans qui fleurirent en mai 68, celui-ci reste l'un des plus fameux...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_les_pav%C3%A9s,_la_plage_!
Mais les pavés que je veux évoquer aujourd'hui se trouvent nettement plus au nord de Paris.
Ils ont été rendus célèbres -voire immortalisés- par la course cycliste Paris-Roubaix.
Figurez-vous que ma fille habite à quelques dizaines de mètres d'un tronçon qu'empruntent habituellement les pédaleurs de l'impossible.
J'ai donc moi aussi voulu faire "mon" Paris-Roubaix avec un VTT. Mais pas en totalité, rassurez-vous. Juste quelques tronçons, "pour voir"!
Et je peux vous dire que j'en garde un souvenir "ému".
Car ce type de revêtement vous casse littéralement le corps.
Mon expérience cycliste a donc très vite tourné court!
Cependant, lors de mon dernier séjour dans le Nord, j'ai voulu revoir de plus près le tronçon passant par Tilloy lez Marchiennes, Brillon, Sars et Rosières.
A pied...
Et une nouvelle fois, je me suis dit qu'il fallait être complètement fêlé pour endurer des souffrances inhumaines lorsqu'on doit pédaler sur un tel revêtement.
Songez que ces fameux pavés sont biscornus, disjoints, affublés de traîtresses ornières...
Et que même lorsqu'on les emprunte à pied, ils sont capables de vous jouer de vilains tours!
Parce que certaines bonnes âmes ont voulu reboucher des trous avec du goudron, des gravats, voire même du béton, appliqué sans trop de soin!
Et hier, j'ai été contraint de m'arrêter devant une immmense flaque: impossible de la franchir sans avoir de l'eau jusqu'au-dessus des chevilles!
Mais non, ce n'était pas la plage espérée sous les pavés!
J'ai donc rebroussé chemin, obligé d'emprunter la D35, route "goudronnée" qui va de Brillon à Marchiennes.
Et là? Ben j'ai pas trouvé la plage non plus!
Mais avec tout ce qui traînait sur les bas-côtés, j'aurais pu remplir aisément une grosse benne à ordures.
En effet, si je dresse l'inventaire de cette funeste "chasse au trésor", je vais lister en vrac:
bouteilles en plastique, canettes métalliques à bière ou à soda, papiers, cartons, mégots, paquets de cigarettes, boîtes à bonbons, emballages de repas issus de la restauration rapide...
Tout ça plus ou moins broyé par la machine destinée à entretenir les accotements.
Bref, tout un tas de bidules hétéroclites que les automobilistes peu soucieux de l'environnement balancent par la vitre leur bagnole!
Un bien triste spectacle dont la jolie forêt de Marchiennes toute proche se passerait volontiers!
Comme quoi, il ne faut pas s'attendre à trouver la plage le long de ces routes dont on aperçoit encore sous le goudron les fameux pavés du Nord.
Mais, me direz-vous, au niveau respect de la nature, est-ce si différent dans nos régions?
Je vous laisse le soin d'apporter une réponse.
Le Louvre Lens
Le canal d'Ille et Rance
Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog, vous connaissez sans aucun doute l'amour que je porte aux voies d'eaux.
N'ai-je pas déjà parcouru en compagnie de mon fidèle VTT tout le Canal du Midi, celui du Nivernais, le canal de Bourgogne ?
N'ai-je pas entamé quelques portions du canal de Nantes à Brest ainsi que celui du Centre ?
Mais toujours à la recherche de nouveaux terrains d'aventure(s), je me suis rendu hier dans l'Ille et Vilaine.
La raison principale était en fait de « consommer » une box qui me donnait droit à un repas dit « à la ferme ».
Car à propos de ces « box », j'avoue qu'il est difficile de trouver une maison d'accueil dans des conditions qui pourraient nous convenir... sans dépasser la date limite d'utilisation !
Et dans un rayon raisonnable par rapport à mon domicile !
J'ai donc fini par trouver « un point de chute » à Cardroc, où déjà satisfait d'avoir reçu un accueil très chaleureux, j'ai pu déguster un excellent repas :
Puis je me suis déplacé vers Hédé (35), où grâce à Internet, j'avais lorgné la maison du canal d'Ille et Rance. (Fallait « rentabiliser » le déplacement, n'est-ce pas ?)
C'est donc à Hédé-Bazouges que se trouve une maison éclusière dans laquelle on a aménagé un musée se rapportant au canal.
Exposition, cartes, différents objets ayant trait à la batellerie ou aux canaux, photos d'époque, vidéo avec témoignages d'éclusières...
Echanges divers avec l'hôtesse d'accueil... remise de documents.
Pour la modique somme de 2,50€ par personne, il est donc possible de passer un bien agréable moment.
Suite à quoi, en compagnie de mon épouse, j'arpente une partie de "l'escalier" composé de 11 écluses.
Séparés d'environ 200 mètres les uns des autres, ces ouvrages sont destinés à « absorber » un dénivelé de 27 mètres.
Il faut en effet savoir que le profil d'un canal s'apparente à celui d'une « montagne » pour laquelle on franchirait un col.
Avec cette absolue nécessité que « le col » se trouve impérativement à un niveau inférieur à celui des points d'eaux destinés à alimenter ledit canal.
Car cette eau doit descendre toute seule par gravité, sans recourir à des pompes (Se reporter à l'époque où l'on a construit ces canaux!)
Cette obligation du « plan d'eau au-dessus » a souvent contraint les ingénieurs à réaliser d'autres prouesses techniques.
C'est la raison pour laquelle on a dû creuser des tunnels dans la partie « haute » de certains canaux. Voir les exemples que constituent les voûtes de la Colancelle sur le canal du Nivernais, ou bien encore la voûte de Pouilly en Auxois sur le canal de Bourgogne.
Ces ouvrages sont toujours très spectaculaires... avec des règles de circulation contraignantes pour les bateliers, dans la mesure où, en raison de l'étroitesse du passage, il est impossible d'effectuer un croisement. Ce qui implique des heures réservées à la voie montante, et d'autres à la voie descendante.
Concernant donc ce canal d'Ille et Rance, j'ai pu découvrir qu'il était aménagé en voie verte, et je pense qu'il recevra un jour la visite de mon VTT.
Il faut en effet souligner que de nombreux départements ont compris l'aspect touristique de ces voies navigables qui, conçues à l'origine pour permettre le trafic de marchandises, ont vu leur activité péricliter face à la concurrence « déloyale » du rail, puis de la route.
Et ont failli carrément mourir!
Mais la navigation de plaisance leur a redonné vie, et c'est tant mieux.
Et puis je voudrais signaler une utilisation sans doute marginale.
Et pourtant...
J'ai plusieurs fois remarqué que des gens ont élu domicile sur un canal.
Certains par choix délibéré, habitant une péniche qui peut s'avérer luxueuse.
D'autres par absolue nécessité...
J'ai pu le constater tout dernièrement sur le Canal du Midi, où un « marinier » avait affiché devant son embarcation les raisons pour lesquelles, plutôt que de devenir « sans-abri », il avait dû se résigner à loger dans une embarcation de « fortune ». (Sans jeu de mot, bien sûr!)
Est-ce la même raison qui a conduit ce jeune homme aperçu hier près de l'écluse de la Madeleine ?
Il semblait avoir élu domicile dans une antique caravane elle-même installée sur une barge.
Un câble électrique était raccordé à une borne sur le quai... alors que le scooter utilisé pour les déplacements terrestres attendait sagement près de la passerelle donnant accès à la demeure flottante...
Parce que je ne suis pas absolument certain que ce bateau devait quitter souvent son « port d'attache ».
Quoi qu'il en soit, si vous voulez en savoir davantage sur ce « petit » canal qui ne figure pas parmi les plus connus de France, il suffit d'utiliser un moteur de recherche...
Vous savez bien, comme le dit si souvent mon petit-fils :
« Hé, Papy, on trouve tout sur Internet ! »
http://www.jedecouvrelafrance.com/f-65.cotes-d-armor-canal-ille-rance.html
------------------------Post Scriptum--------------------
J'ai oublié de vous dire que j'ai fini la journée à Cancale.
Et avant d'aller déguster des huîtres sur le port, je m'étais installé sur la pointe du Grouin, d'où j'ai pu assister à un magnifique coucher de soleil...
Autres clichés ici:
http://bernardino.over-blog.net/coucher-de-soleil-%C3%A0-cancale.html
Passer à travers les gouttes
Que j'vous raconte...
Cela faisait un bon moment que je n'avais pas effectué de marche... Pas envie, pas le courage...
Bref, compteur à zéro.
Et cet après-midi, voyant le soleil pointer le bout de son nez, je me décide (enfin) à partir dans les petits chemins.
Le vent de Sud-Ouest se déchire et hurle en agressant les branchages...
Mais dans mon creux de chemin, je ne le sens absolument pas.
Je débouche sur la route qui monte vers Trans, et là... changement de décor.
Une horde de corbeaux crie à tue-tête,
Les oiseaux semblent surfer à la crête de vagues invisibles qui, poussées par le vent violent, remontent les flancs de la colline.
Je continue à grimper vers les Batailles...
Mais arrivé au sommet de mon périple, j'aperçois au loin une magnifique nuée qui se déleste gentiment.
De gros nuages gris arrosent abondamment le village de Jublains.
Je décide alors d'accélérer le pas afin de parvenir au moins à la Chauvière, où je pourrai me réfugier sous le hangar.
Je constate alors avec délices que la pluie a dû prendre du retard.
Mon prochain abri devrait donc être le Carrefour Market.
En avant pour cette option.
J'en profite pour grappiller quelques mûres, sans doute les dernières de la saison.
Mais les gouttes entament leur gentil ballet... doucement, posément...
C'est alors combien je regrette de n'avoir pris qu'une polaire... rouge et noire.
Ah, elle va être jolie dans quelque temps mon "éponge" bicolore!
Mais que vois-je sur le parking de la supérette?
Une Toyota Avensis portant une longue caisse grise.
Que je connais forcément très bien !
Vite, je me précipite... Mais la voiture démarre...
Je cours comme un dératé...
Arrivée au Stop du Parking, mon épouse ne m'a toujours pas vu.
C'est alors que survient un gros camion qui l'oblige à attendre!
Je frappe au carreau! Elle sursaute.
Je suis sauvé!
Non seulement j'ai trouvé un abri, mais je peux bénéficier d'un véhicule pour le retour,
Juste au moment où la pluie se met à tomber à seaux.
Voilà comment j'ai réussi à passer à travers les gouttes.
Un dernier détail: j'ai parcouru 5.5km, dont la plupart en montée, à la vitesse moyenne de 5.4km/h... (Voir ci-dessous)
Pas mal, non?















