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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

tranches de vie

Boum dans les carreaux... ou les méfaits du GPS!

15 Mai 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie, #Billet d'humeur, #Photo et poésie

Il y a quelques minutes, j'entends un grand "Boum" dans la baie vitrée.
Je me dis: "C'est tout de même pas les gamins qui remettent ça?"
 
Mais non, c'est un oiseau qui a percuté la vitre plein pot!
Complètement groggy!
 
Un jeune merle? 
 
Je suppose que cet "innocent" avait encore en tête les derniers mots de la dame qui cause dans le GPS: "Allez tout droit!"
Et tel un écervelé, il a obéi.
Vous me direz que je connais des humains qui...
Bref, là n'est pas mon propos!
 
 
 
Groggy-merlot!
Groggy-merlot!

Groggy-merlot!

Je l'ai ramassé, déposé sur une hauteur afin que les chats voisins ne soient pas tentés de le bouffer...
 
Et quand il a eu repris ses esprits, ben il a redécollé.
 
Boum dans les carreaux... ou les méfaits du GPS!
Boum dans les carreaux... ou les méfaits du GPS!
Boum dans les carreaux... ou les méfaits du GPS!
Contrairement à ce qui se passe parfois avec mes modèles réduits en cas de crash(?) , j'ai même pas eu à effectuer la moindre réparation!
Pas une seule goutte de colle!
Pas un seul morceau de balsa...
Pas le plus petit morceau de tissu de verre + résine époxy!
 
C'est pas beau ça?
 
Allez.
Bon vol mon gars!
Mais  puis-je me permettre de te donner quelques conseils?
 
 
En un premier temps, change donc de GPS, essaie d'en trouver un à jour, qui précise bien qu'à l'endroit où tu as voulu passer,  il existe une maison, ma maison...
 
Et puis quand tu seras un peu plus "grand",  que tu auras pris un peu de plomb dans la cervelle (et pas 36 chandelles!)  n'en profite pas pour venir bouffer les cerises de mon voisin... il risquerait de ne plus y en avoir assez pour moi!
Ou alors tu t'occupes de celles qui sont dans les hautes branches, et tu me laisses celles qui sont à portée de mes petites mains...
N'est-ce pas?
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Sur la façon d'éduquer les enfants...

13 Mai 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie

Que je vous raconte...

J'habite dans un charmant village, un petit coin tranquille nommé résidence des Petits Champs, au-dessus de laquelle se trouve la résidence Baudiaca.

De ce fait, ma maison est en contrebas... et on peut donc ausculter sa toiture sans besoin d'échelle.

 

La toiture de ma maison, et le bosquet attenant.

La toiture de ma maison, et le bosquet attenant.

En y regardant de plus près, on peut même y découvrir quelques cailloux arrivés là on ne sait trop comment...

 

Exemples de projectiles ayant atterri chez moi...
Exemples de projectiles ayant atterri chez moi...
Exemples de projectiles ayant atterri chez moi...

Exemples de projectiles ayant atterri chez moi...

Sauf que moi,  je sais...

Figurez-vous que  déjà par le passé, ma noble demeure avait subi l'attaque de malandrins qui trouvaient très plaisant de balancer d'en haut quelques cailloux ou autres branchages disponibles à proximité.

Après avoir réussi à mettre la main sur les fautifs... j'avais retrouvé ma petite quiétude...

Jusqu'à ce que ces derniers jours, je me retrouve à nouveau avec des cailloux sur ma terrasse, des branches au devant de ma porte... et qu'hier,  alors que je me trouvais dans mon atelier, je perçoive nettement des bruits de choc contre les murs.

Je sors précipitemment, et je vois déguerpir une bande de gamins qui escaladent le talus en direction de Baudiaca.

Le vieux bonhomme que je suis s'empare d'un long bâton dont sa terrasse a hérité au même titre que les cailloux, et tel le père Fouettard, je prends en chasse les malandrins.

Qui courent plus vite que moi, forcément!

Le père Fouettard muni de son bâton

Le père Fouettard muni de son bâton

Et qui s'éparpillent dans le lotissement.

Mais ayant choisi de "courser" une gamine plus lente que les autres,   je parviens avec quelque retard jusqu'à la porte de sa maison.

Toujours muni de mon bâton et fort essouflé... je sonne.

La maman m'ouvre.

J'explique le pourquoi de ma venue.

La dame appelle sa fille qui fond en larmes.

"C'est pas moi, j'ai rien jeté!

- Ben tant pis, tu n'as pas fait ton boulot. Tu aurais dû dire à tes copains que ce n'était pas bien Tu vas commencer par t'excuser auprès du monsieur!"

Après quoi, j'ai demandé si je pouvais "embarquer" la gamine afin qu'elle me conduise vers le domicile des autres compères.

Seconde maison.

Accueil presque similaire, avec remontée de bretelles.

 

Troisième maison...

Je suis accueilli à la porte du garage, par une dame tout sourire.  Ben voyons!

Et qui, avant même que j'aie expliqué quoi que ce soit,  me dit tout de go:

"Ben il est monté dans sa chambre, il ne veut pas descendre."

Et moi, furibard:

"Mais  c'est ça toute l'autorité que vous avez sur vos enfants???"

Au fond du garage,  le père, passif, les mains dans les poches, qui ne décoince pas un mot.

J'ajoute alors:

"Mais qu'est-ce que vous avez l'intention de faire?

- Ben j'sais pas... on.. on lui dira... on lui  dira que c'est pas bien..

- Et c'est tout?

- Ben... Heu... "

 

Devant une telle "connerie", j'ai tourné les talons...   sans oublier de préciser que si je chopais un autre de ces loustics, c'était mon pied au cul illico... et que je mettais en place  dès aujourd'hui un dispositif capable d'identifier les éventuels contrevenants.

 

Je ne sais pas si ma démarche aura un effet positif...

Mais ne  vous avais-je pas laissé entendre en préambule  qu'il existait plusieurs façons "d'éduquer" les enfants?... 

La bonne...

Et la moins bonne.

Je vous laisse choisir celle qui vous semble la plus pertinente!

 

 

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Quand c'est l'heure du thé...

11 Mai 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Humour et modélisme, #Tranches de vie

En ce matin  de mai  particulièrement "chaleureux", je suis monté une première fois vers le Montaigu, où j'ai lancé mon Solius.

Au second vol, j'ai mis en route la caméra Mobius arrimée sur ma casquette...

Quand c'est l'heure du thé...
Quand c'est l'heure du thé...

Et puis j'y suis retourné cet après-midi... afin de tester le stabilisateur de vol acheté chez Hobby King.

http://www.hobbyking.com/hobbyking/store/__38543__OrangeRX_RX3S_3_Axis_Flight_Stabilizer_V2_V2_1_firmware_V_tail_Delta_AUX_.html

http://www.hobbyking.com/hobbyking/store/__38543__OrangeRX_RX3S_3_Axis_Flight_Stabilizer_V2_V2_1_firmware_V_tail_Delta_AUX_.html

Et là, y'a pas photo: le vol est nettement plus stable, plus fluide...

Il me faut également signaler que durant quelques minutes, mon planeur a partagé une ascendance avec un oiseau échassier, qui me faisait penser à une cigogne. Mais ce n'était certainement pas un héron, reconnaissable à son cou  replié quand il vole.

Et pendant que je faisais évoluer mon modèle, j'entends soudain des pas derrière moi.

Je me retourne furtivement, et je vois un monsieur  en tenue estivale, lunettes de Mickey relevées, short, chaussures et chaussettes de ville...qui entame la conversation.

A  son accent, je comprends qu'il n'est pas Français.

Je lui demande d'où il vient: "Irlande..." me dit-il fièrement

Puis  au cours de nos échanges dans un franco-anglais assez hilarant, il me dit avoir quand même eu peur. 

M'expliquant (Je vous fournis directement la traduction, vaut mieux!): "Je croyais que c'était un vrai planeur, et je me disais que le pilote était en bien mauvaise posture à une altitude aussi faible!"

 

Quand c'est l'heure du thé...

Il m'explique également que tout près de chez lui se trouve un club de modélisme, et qu'il trouve nettement plus sympathique le bruit émis par mon moteur électrique... ajoutant que les moteurs thermiques  lui pètent les oreilles... "Et je ne parle pas des mini-réacteurs, dit-il, c'est affolant."

Au loin, il aperçoit une tache blanche sur l'horizon, me demandant de quoi il s'agissait.

"C'est la Dolomie Française, carrière qui produit des ingrédients pour le ciment.

- Ils travaillent pour Lafarge?" me questionne-t-il alors. (Ce qui prouve qu'il avait compris ce que je lui disais)

Puis regardant sa montre, il me fait:

"Ah! Désolé de vous quitter, mais c'est l'heure du thé!".

Un bref coup d'oeil en direction de ma tocante digitale, qui  affiche 16h58!!!

Quelques instants plus tard, je fais atterrir mon modèle, et je vais me réfugier à l'ombre afin de profiter de la tranquillité du site.

 

Quand c'est l'heure du thé...
Quand c'est l'heure du thé...

J'aperçois  soudain mon Irlandais  qui sort de son mini-camping-car... et  le voilà qui se met à  secouer  violemment  deux arbustes.

Quid?

C'est en le voyant revenir avec ce qui paraît  être un filet dans les mains  que je saisis  soudain le but de la manoeuvre: il a l'intention d'installer un hamac.

Sacré bonhomme!

 

J'effectue un second vol...

Atterrissage... démontage et rangement du modèle dans le coffre de toit.

Et lorsque je passe devant lui en voiture, il lève une main amicale pour me dire au revoir.

 

Good bye, mister  Irish man!

Have fun in France...

 

Toujours est-il que des rencontres comme celle-là, moi, j'en redemande!

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J'vous connais !

31 Décembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

Que je vous raconte.

Il fait un froid sec sous le soleil d'hiver,

Peu ou pas de vent : même l'éolienne de La Roche est immobile. C'est dire !

Je décide alors de filer au Montaigu, mon Dream Surfer « sous le bras »... vous savez bien, ce motoplaneur équipé d'une petite caméra qui peut varier les plans et que je peux commander depuis mon émetteur.

Le parking, et ma voiture, facilement reconnaissable avec sa caisse de toit!

Le parking, et ma voiture, facilement reconnaissable avec sa caisse de toit!

Décollage du parking.

Et mon petit modèle diffuse le cri suraigu de son hélice dans le silence du Montaigu, jusqu'à ce que je coupe le moteur.

Le Dream Surfer plane en silence… et filme.

La Chapelle Saint Michel, Hambers et ses éoliennes.

La Chapelle Saint Michel, Hambers et ses éoliennes.

Arrive un monsieur.

Il porte un trépied pliant qu'il tient derrière son dos.

« Je peux vous observer ? J'espère que je ne vous dérange pas ?

- Non, non... »

Il reste un moment sans parler, observe mon modèle qui filme les environs, puis il finit par me dire :

« Mais j'vous connais !

- Ah bon ? Moi, j'ai pas l'impression, mais comment me connaissez-vous ?

- Ben par votre blog !

- Vraiment ? »

Et lui d'expliquer :

« J'aime me promener au Montaigu, j'y viens assez souvent... Et un jour que je cherchais un schéma de balade dans le coin, j'ai tapé des trucs sur Google, qui m'a proposé d'entrer dans votre blog.

- Ah, c'est donc ça !

- En plus,  quand je vous ai aperçu tout à l'heure, habillé de rouge et noir… j'ai tout de suite compris que je tenais-là le bonhomme dont je lis les écrits avec un énorme plaisir !

J'ai même acheté votre bouquin sur les années 50! »

A droite, l'ombre du modèle prêt à se poser. Au fond, le p'tit bonhomme en rouge!

A droite, l'ombre du modèle prêt à se poser. Au fond, le p'tit bonhomme en rouge!

Moi, un peu embarrassé… (mais flatté tout de même ! Chut, gardez ça pour vous!)

« Ravi d'apprendre que… Pourrais-je savoir ce qui vous attire dans ma prose ? »

 

Et le monsieur de poursuivre : 

« Je me retrouve pleinement dans ce que vous faites. Vous avez une approche de la Nature qui correspond à la mienne. Je suis capable de m'asseoir sur mon tabouret pliant pendant de très longues minutes en espérant voir surgir du bois une biche, un lapin…

Je suis capable de m'arrêter devant un tout petit coquelicot qui pousse là de façon incongrue. Je suis capable de regarder les nuages se déformer au fil du vent.

J'aime me promener dans les chemins creux. J'adore flâner le long du halage de la Mayenne, à pied, ou à vélo. D'ailleurs, j'ai mon VTT dans la voiture. J'ai hésité à le sortir, et aujourd'hui, finalement, je suis parti à pied…

Et puis j'adore vos billets d'humeur ! »

 

Pendant que je pilote, ma petite tête engendre des idées confuses : 

« Tu vois Bernard, où te mène ton goût pour l'écriture, ta manie de la mise en scène, ton narcissisme en quelque sorte.»

Puis je demande à mon interlocuteur de se reculer quelque peu afin que je puisse atterrir mon Dream Surfer sans faire prendre de risques.

 

Arrive alors un jeune homme à VTT.

Qui commence à poser lui aussi des questions sur le moteur, le matériau utilisé, les batteries, la caméra...

Au fil de la conversation, mon marcheur me dit avoir mis en chantier une réplique de gabarre comme celles qui naviguaient sur la Loire, et qu'il compte la radio-commander avec… un ensemble Robbe qui date des années 70 !

Pour du vintage, ça c'est du vintage !

 

La discussion à trois se poursuit longuement.

 

Je refais un vol. Toujours filmant.

Vue vers le mont Rochard

Vue vers le mont Rochard

Atterrissage… autres questions.

Puis mon jeune vététiste finit par nous remercier d'avoir pu discuter avec des personnes plus âgées que lui, exprimant le grand plaisir qu'il avait à tirer profit de leur expérience.

Il enfourche son bicycle afin de redescendre vers Bais, et disparaît au détour du  bois de sapins.

 

Mon marcheur regarde sa montre, et juge qu'il est temps pour lui aussi de rentrer à la maison… St Georges sur Erve…

Il remonte dans sa voiture.

 

Je remballe mon matériel, et je prends le chemin du retour.

 

Voilà comment on peut passer un bien bel après-midi au soleil d'hiver.

             Simplement.

                         Naturellement.

 

 

 

J'vous connais !
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Pas pleurer

29 Décembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

 

Pas pleurer...

Je viens de terminer...  Que dis-je? Je viens de dévorer un roman... en quelques heures... 280 pages...
Un roman intitulé "Pas pleurer". (Lydie Salvayre, Editions du Seuil)
 
Mais c'est pas parce qu'il a été couronné Goncourt 2014...  J'ai horreur des modes!
 
Non, c'est parce qu'il évoque des "choses" que je suis sans doute en mesure d'appréhender un peu  plus fort que les Français de souche.
Parce que tous mes ancêtres sont issus de la belle Espagne.
Maternels comme paternels.
 
 

Pas pleurer...

 
 
 
 
15:55
 
À : Munoz Florence, Jacques MUNOZ, CHEVREUIL marie jo Philippe, Mireille MUNOZ new, Pascal Duarté, Michel Duarté, Jean-Louis Duarté
 
 
 
 
 
Bonjour à tous
 
Je viens de terminer... en quelques heures... 280 pages...
La lecture d'un roman... moi qui ne suis pas fan du genre.
Un roman intitulé "Pas pleurer".
Commencé hier en fin d'après-midi.
Bouclé aujourd'hui à 14h30.
 
C'est pas parce qu'il a été Goncourt 2014...
 
Non, c'est parce qu'il évoque des choses que nous autres, nous sommes en mesure d'appréhender sans doute encore plus fort que les Français de souche.
 
Je ne vous dirai pas.
Je ne vous décrirai pas.
Mais à la lecture de certains passages, je me suis retrouvé quelques grosses dizaines d'années en arrière.
Je n'ai pas lu les mots.
Je les ai ENTENDUS.
Je n'ai pas traduit les mots.
Je les ai intégrés.
Je n'ai pas imaginé.
J'ai vécu certaines scènes.
 
Et j'ai revu en particulier le grand-père Duarté dire tout le mépris qu'il avait envers le clergé espagnol...
Comme certains personnages de ce livre.
 
Oui, j'ai "vivi" des moments émouvants, avec des néologismes dont pouvait faire preuve la grand-mère Antonia.
Confitura de pomas...
Le tout ponctué de jolis jurons comme on sait les mitonner en Espagne.
Madre mia, coño, y me caga en Dios...
 
Je n'ai jamais formulé le moindre conseil quant aux lectures que chacun peut faire.
Ni dans mon blog, ni oralement... jamais!
Mais aujourd'hui, je déroge à la règle.
Volontairement.
 
Si vous en avez la possibilité, prenez ce livre, parcourez-le... et je serais bien étonné que vous n'alliez au bout sans avoir une pensée pour  nos ascendants ibères...
 
Hasta luego.
Mon grand-père José-Bernardino Duarté, ma mère Marietta, ma grand-mère Antonia  née Sanchez

Mon grand-père José-Bernardino Duarté, ma mère Marietta, ma grand-mère Antonia née Sanchez

Parce que j'ai encore en bouche la saveur du dominical lapin au riz, à la murciana... (recette issue de la province de Murcie)

 

J'ai encore le souvenir âcre des cigarillos fumés en fin de repas par les hommes.

Je salive encore au simple mot mantecados.

Et je revois la bouteille d'anisette "Anis del Mono".

Tous ces repas au cours desquels ressurgissaient  les zébrures qui avaient fissuré la belle unité des Républicains.

Mais où tout le monde s'accordait pour dire, espérer, rêver, que demain serait un jour meilleur.

Avec une figure emblématique qu'était la tía Catalina, la soeur de ma grand-mère Antonia, qui à l'hiver de sa vie, allongée sur son lit d'hôpital, avait encore la fougue de brandir le poing fermé en scandant:   No pasarán...‏

 

Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...

Devant moi, une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"! Sur le cliché ancien, au premier plan...

Mais à propos de ce roman...
Je ne vous dirai pas.
Je ne vous décrirai pas.
Même si à la lecture de certains passages, je me suis retrouvé quelques grosses dizaines d'années en arrière.
Parce que je n'ai pas lu les mots.
Je les ai ENTENDUS.
Je n'ai pas traduit les mots.
Je les ai INGERES.
Je n'ai pas imaginé certaines scènes.
Je les ai VECUES.
 
Et j'ai revu en particulier mon  grand-père maternel José-Bernardino Duarté dire tout le mépris qu'il avait envers le clergé espagnol...
Comme certains personnages de ce livre.
Avec les mêmes arguments.
 
 
Photohèque pour la plupart des documents de cet article: Pascal Duarté

Photohèque pour la plupart des documents de cet article: Pascal Duarté

Oui, à la lecture de ce roman, j'ai "vivi" des moments émouvants.
Ravivés par des néologismes dont pouvait également faire preuve ma grand-mère Antonia.  Comme quand elle écrivait sur ses pots de confitures:
Confitura de pomas...  alors qu'elle aurait dû  écrire: mermelada de manzanas.
Ma grand-mère Antonia qui, à l'image de Montsé, avait fabriqué un étonnant sabir composé de mots espagnols francisés, à moins que ce ne soit l'inverse.
Madre mia! 
Qué barbaridad!

 

 

Car  au détour de certaines pages du roman, j'ai déniché de biens  jolis jurons comme on sait les mitonner en Espagne.
Madre mia, coño, hijo de puta, me caga en Dios...
Pour ne citer que ceux-là!
 
 
Pas pleurer
Je n'ai jamais formulé le moindre conseil quant aux lectures que chacun peut faire. Jamais poussé les gens à lire tel ouvrage plutôt que tel autre.
Ni sur ce  blog, ni oralement... jamais!
Mais aujourd'hui, je déroge à la règle.
Volontairement.
 
 
Pas pleurer
Si vous en avez la possibilité, prenez ce livre, parcourez-le... et je serais bien étonné que vous n'alliez au bout sans avoir une petite pensée pour  mes ascendants ibères...
Même si vos racines sont ailleurs!
 
Hasta luego.
 
PS: il est toutefois dommage qu'on n'ait pas cru bon de fournir aux lecteurs uniquement francophones un lexique avec la traduction de plusieurs passages. Parce que certains d'entre eux sont savoureux! Et parfois même difficiles à traduire en français! Pour ma part, tout au long de ma lecture, et parce que j'ai la chance de baragouiner un peu d'espagnol,  j'ai inséré des annotations au crayon à papier afin que mon épouse puisse éprouver le même plaisir que le mien...  
de manera que ella pueda comprender, captar el significado de las palabras!
 
Je suppose que vous avez "comprendi!"
Pas pleurer
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Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

9 Décembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

En cette période d'avant Noël, c'est fou de voir combien les gens peuvent être atteints de la « fièvre acheteuse ».

Et je n'y échappe pas !

 

Du fond de ma campagne, il m'arrive d'être contraint de quitter mes champs pour aller vers la ville, là où je serai en mesure de passer commande au bonhomme Noël afin de répondre aux lettres qu'il a reçues.

Hier, je suis donc parti en compagnie de mon épouse vers une enseigne qui prône la vie « Auchan ». Normal, pour un rat des champs !

Je dois dire que j'ai été agréablement surpris par le peu de monde (relatif) croisé dans les allées…

 

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

Et à chaque fois que je l'ai pu, je me suis installé sur un des bancs présents dans la galerie marchande… observant les gens qui passent, attendant patiemment que ma « mère Noël » visite les nombreuses boutiques de cette caverne d'Ali Baba.

 

Pour m'entendre un fois interpeller :

« Pardon monsieur, où sont les toilettes dans ce coin ? »

Et moi de répondre malicieusement:

« Pour le petit coin vous voulez dire? C'est sur juste en face de vous. »

Mais je peux comprendre ce visiteur, noyé par le flot de pancartes dont l'abondance brouille la vue au point qu'aucune d'elles ne soit « visible ».

 

Ou bien, alors que j'étais assis sur un autre banc :

« Pardon, monsieur, le sac sur votre gauche, il est à vous ?

- Heu, non. Pourquoi ?…

- Parce que ma femme a oublié le sien, et on le cherche partout ! »

Vérification faite, c'était bien l'objet convoité… et fort heureusement, il renfermait la totalité de son contenu initial.

L'épouse arrive, fort essoufflée, se rend compte immédiatement  qu'on a retrouvé son petit trésor, et dit :

« Je viens de croiser une dame qui avait le même sac, et je lui ai demandé où elle l'avait trouvé… J'ai cru comprendre que je l'avais un peu froissée. Mais Ouf ! Merci monsieur d'avoir surveillé notre sac."

Ben, à vrai dire, ma chère dame, je ne l'avais même pas remarqué ! 

 

J'ai également eu tout loisir d'observer les gens qu'attiraient des sortes de bornes interactives, qui proposaient de jouer… et gagner des lots.

Mais auparavant, il fallait entrer son nom, son adresse, son mail et son N° de téléphone.

Ah, la belle trouvaille bien lucrative, qui permet de se constituer à très bon compte un joli fichier de clients potentiels qu'on pourra relancer via le Net ou le téléphone.

Fichier que l'on pourra également revendre à d'autres organismes intéressés.

Busines is busines !

Et moi dans tout ça ? Ben... j'ai pas jugé utile de « jouer ».

 

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

Quand enfin nous sommes entrés dans le magasin-titre…

 

Et là, sitôt les « portiques » franchis, j'ai éprouvé comme un malaise.

L'allée centrale est d'une longueur impressionnante.

(Entre la porte Nord et la porte Sud de la galerie marchande, Google Earth donne 352 mètres...)

Du plafond pendent d'innombrables pancartes censées indiquer ce que chaque rayon contient.

Ouais, j'aimerais savoir combien de clients s'y réfèrent.

Mais, au siècle du « tout communicant » j'aurais plutôt une suggestion à formuler : et pourquoi monsieur Auchan ne créerait-il pas une « appli » pour smartphone qui servirait de guide aux clients ?

Sur mon écran, je tape : « Chocolats », et j'entends alors une voix qui me dit : « Avancez sur 20 mètres, contournez le rayon des casseroles. Virez à gauche face au papier hygiénique, puis à droite… Vous êtes arrivé à destination ! »

On pourrait même envisager que chaque chariot soit muni d'un écran et qu'une flèche vous indique le moment opportun pour tourner, jusqu'au "Vous êtes arrivé à destination!

Ce serait bonnard, non ?

 

Bref, j'ai poussé le chariot… avancé, reculé, tourné à droite, tourné à gauche...

 

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

 

Et j'étais comme dans un auto-cuiseur : pressuré, pressurisé, oppressé… N'ayant qu'une hâte : sortir !

 

La pression monte!

La pression monte!

Quand l'heure de la délivrance a fini par sonner.

J'ai alors remonté la galerie marchande, où j'ai croisé le père Noël en compagnie de son fidèle renne.

Tous les deux gonflés à bloc !

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

En me disant tout bas :

« Dans le temps, les commerces s'installaient au plus près de leur clientèle potentielle.

Maintenant, afin d'effectuer leurs achats, ce sont les clients qui font le déplacement vers les commerces situés dans des conglomérats à l'extérieur des villes.

Et il est même des personnes pour s'étonner que le centre des villes devienne un désert commercial…

Allons donc ! »

 

C'est à cet instant précis que du fond d'une boutique, j'ai vu une dame faire coucou à un passant. Elle a traversé ses rayons, et au moment de franchir les portiques, s'est consciencieusement pliée afin de passer inaperçue au regard des capteurs qui comptabilisent le taux d'entrée et de sortie.

Je rappelle que ce « mouchard » est là pour  faire un ratio par rapport aux achats effectués.

La dame a bisouillé la personne rencontrée, a papoté quelque peu… et tout aussi souplement qu'elle l'avait fait pour sortir incognito, elle a de nouveau courbé l'échine pour retrouver sa place de vendeuse.

En guise de soumission?

Ah... la belle époque que nous vivons !

 

Je me suis ensuite dirigé vers la sortie, la fort bien nommée « Porte des Chimères ! »*

 

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

Et puis sur le tourniquet qui donne le tournis, ce dernier message :

A bientôt !


 

Heu… je crains fort que ce ne soit pas avant l'année prochaine quand même…

Parce que le rat « Auchan » des vrais champs que je suis ne souhaite guère rendre visite aux rats des villes… ou de leurs zones commerciales !

Et malgré la fatigue engendrée par ce brouhaha, j'avais encore le loisir de me livrer à une dernière boutade :

Moi qui étais crevé, usé, éreinté… je n'avais absolument pas l'intention de mourir... Auchan d'honneur !


 

Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…

*Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. Elle est généralement décrite comme un hybride avec une tête de lion, un corps (et une autre tête) de chèvre, et une queue de serpent.

Fille de Typhon et d'Échidna, elle ravageait la région de Lycie (en Asie mineure), quand le héros Bellérophon reçut du roi Iobatès l'ordre de la tuer. Il y parvint en chevauchant le cheval ailé Pégase.

La symbolique de la chimère est vaste et son nom a été repris pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux ainsi que les rêves ou les fantasmes et les utopies impossibles.

 

 

 

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Soleil d'automne, où es-tu?

26 Novembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Tranches de vie

Après avoir connu un septembre et un octobre plutôt favorables, nous abordions novembre avec des conditions nettement moins clémentes.

Il suffisait de constater mes statistiques sur Endomondo pour voir à quel point j'avais pu me montrer paresseux.

La faute au temps gris, à la pluie... et sans doute aussi à un certain manque de motivation de ma part.

Mais dis-moi, soleil, où es-tu?

Il s'avère tout de même que cet après-midi, j'ai fini par enfourcher mon VTT électrique afin de voir si je n'avais pas tout à fait perdu l'usage de mes jambes.

Mais de gros nuages d'un gris presque noir traînaient lourdement en raclant l'horizon, rendant l'atmosphère peu sereine...

Dans de telles conditions, à quoi bon prendre l'appareil photo?

Dans la montée  vers Champgnêteux, les phares des voitures lançaient une lumière blafarde.

Mon éclairage à LED était là -en principe- pour que les conducteurs me voient...

Puis direction Hambers, Le Tay.

Ensuite à droite, vers la Guinebaudière...

Au carrefour, je prends tout droit, Grazay.

Par places m'arrivent des odeurs de bois brûlé... douces senteurs émanant des cheminées avec des nuances diverses.

Sauf à un endroit, où je me suis fait carrément agresser par l'âcreté de matières plastiques qu'on cramait!

Direction Jublains, via la charmante Chapelle de Doucé...

Et petit à petit... je rêve?

Mais non! Le soleil a dû entendre ma complainte.

Les nuages daignent peu à peu m'offrir quelques petits arpents de ciel bleu.

Lentement, timidement...

Jusqu'à ce que le paysage qui me semblait atrocement lugubre prenne des tons chauds.

Des couleurs tentantes, de celles qui me font stopper pour effectuer quelques clichés.

Sans numérique, ce sera donc mon smartphone qui sera mis à contribution...

 

 

 

Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?

Quelques kilomètres...

Et le soleil se montre encore un peu plus vaillant.

Autres clichés sur le bord de la route.

 

Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?

J'arrive au petit pont du Consent.

C'est un chêne majestueux qui m'offre l'occasion d'effectuer une autre pause...

Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?

Et puis soudain, je prends un flash dans les yeux!

J'ai le soleil pile derrière moi, et il tape comme un malade sur mon rétroviseur!

Soleil d'automne, où es-tu?

J'enfourche à nouveau mon fier coursier, et dans la grimpette menant au moulin de Lingé, mes narines sont tentées soit par les relents de fumier, soit par l'odeur aigrelette des choux du champ voisin...

J'arrive à Hambers.

La quiétude du plan d'eau est troublée par les rugissements d'une tronçonneuse.

Une halte pour se désaltérer, et je file maintenant vers Bais.

Sur ma droite, j'aperçois la masse du Montaigu qui s'obscurcit à nouveau.

Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?

Passage devant le château de Montesson, toujours aussi majestueux...

Soleil d'automne, où es-tu?

Et retour à la maison...

Pour assister à un magnifique feu d'artifice.

 

 

Soleil d'automne, où es-tu?
Soleil d'automne, où es-tu?

Comme quoi, contrairement à ce que j'avais pu craindre, le soleil est toujours là!

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Rencontres en Cantabrie

1 Novembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

Que je vous raconte...

Je suis tout dernièrement parti faire un tour en Espagne par le biais d'un voyage organisé.

Ce type de déplacement où on monte dans le car et où il suffit de se laisser guider.

Certains se récrieront face à ce genre de loisir, mais cela n'a pas que des inconvénients... loin s'en faut.

Le point de chute se situait à Isla, dans la province de Cantabrie.

Avec des paysages qui ne ressemblent en rien aux clichés qu'on peut se faire de l'Espagne aride.

Et comme notre hôtel avait presque les pieds dans l'eau... certains voyageurs en ont profité pour faire trempette...  en  se mouillant plus que prévu!

Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie

Mais je voudrais simplement revenir sur trois moments très particuliers.

Le premier se situe au monastère de santo Toribio de Liebana.

De nombreux cars ont déversé leurs pélerins.

Et sur le parvis, j'entends soudain une femme espagnole d'un certain âge, qui parle fort... très fort!

Son smartphone collé à l'oreille, elle tonne ses paroles, comme si elle voulait que le monde entier l'entende!

Jusqu'à ce qu'elle se fasse rappeler à l'ordre par une de ses congénères* qui lui signifie fermement que le groupe auquel elles appartiennent a disparu dans le sanctuaire! (*la dame à la canne près de la pancarte verte)

Allô,  diga , oiga,   dígame, ... Jesus?  Aquí Maria-Dolores... bueno!
Allô,  diga , oiga,   dígame, ... Jesus?  Aquí Maria-Dolores... bueno!

Allô, diga , oiga, dígame, ... Jesus? Aquí Maria-Dolores... bueno!

La deuxième séquence se déroule au restaurant à Potès, où nous avons pu déguster l'apéritif local, le Tostaniego... et à la fin du repas, on nous a proposé d'acheter quelques bouteilles.

http://www.vamosacantabria.com/vino-dulce-tostaniego/

 

 

Vin doux naturel. En apéritif ou en accompagnement de  desserts. Elaboré avec des raisins blancs de variété " Jerez " .
Vin doux naturel. En apéritif ou en accompagnement de  desserts. Elaboré avec des raisins blancs de variété " Jerez " .

Vin doux naturel. En apéritif ou en accompagnement de desserts. Elaboré avec des raisins blancs de variété " Jerez " .

Mais les échanges avec la vendeuse sont parfois difficiles.

C'est alors qu'on vient faire appel au petit-fils d'immigrés espagnols que je suis...

Il me reste en effet quelques bribes, mais cela doit être un curieux sabir loin des normes officielles de la langue locale.

¡qué barbaridad!  

Mais il faut aussi avouer que je n'ai plus gère pratiqué  cette langue après être  parti dans  le Sud-Mayenne loin de mes grands-parents.

N'empêche qu'il doit y avoir encore quelques (bons?) restes, ce qui m'a au moins permis de me faire comprendre.

J'aide donc les protagonistes à échanger... et comme  le commerce prend fin, je salue la vendeuse pour me diriger vers le car...

Sauf qu'elle me rappelle gentiment, me tend une bouteille tout en me disant:

"Esta botella, es para el traductor ... Muchas gracias!"

"Cette bouteille, c'est pour le traducteur... Merci beaucoup!"

Et elle me fait la bise.

Sympa, non?

Rencontres en Cantabrie

 

Et enfin, troisième séquence.

Nous sommes sur le site du cap Mayor et de son phare  près de Santander.

Nos touristes se dirigent vers la petite boutique de souvenirs tenue par un homme qui semble avoir la soixantaine... Enfermé dans une cage de verre.

Là encore, certaines personnes éprouvent des difficultés pour se faire comprendre.

A nouveau, on fait appel à mes services.

J'explique, je traduis, je cherche mes mots, je bafouille...

Mais  au final, tout le monde semble satisfait.

Le cap Mayor, son phare et sa boutique de souvenirs.
Le cap Mayor, son phare et sa boutique de souvenirs.

Le cap Mayor, son phare et sa boutique de souvenirs.

Alors que tous les passagers s'apprêtent à remonter dans le car, le vendeur me rappelle, et me demande de choisir une carte postale... pour me remercier, dit-il, d'avoir joué l'interprète.

Je lui réponds que c'est gentil, mais que...

Il insiste.

Je m'exécute, et il me demande alors pourquoi je "baragouine" sa langue.

Je lui explique simplement que je m'appelle Muñoz.

Et que mes grands-parents... Que mes  grands-oncles, la guerre d'Espagne...

 

Je le sens alors très ému, et il me prie de choisir une autre carte.

Il me tend sa main, me prend la mienne qu'il enserre chaudement dans ses deux grosses paluches...

Ajoutant être particulièrement content de rencontrer un "compatriote" dont les ancêtres...

 

Voilà...

J'aurais pu vous raconter mes différentes visites,  ma dégustation d'olives, d'anchois ou de langouste... les paysages spendides, la mer, la montagne...

 

Sauf  que  ce programme compose  le menu classique proposé par tous les tours opérators.

 

Mais aucun d'entre eux n'aura  au programme MES rencontres.

Car elles sont uniques et très chaleureuses...

Et j'en suis particulièrement heureux.

 

Soyez assurés qu'elles figureront en bonne place dans mes souvenirs de la Cantabrie!

 

Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie
Rencontres en Cantabrie
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Mon nouveau VTT: la saga continue!

15 Mai 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

Ce mercredi 14 mai, invité par le gentil soleil qui daigne se montrer, j'enfourche mon VTT, pour effectuer une sortie vers Mézangers.

Sauf que... ça démarre bien mal.

Alors qu'il se trouve  "béquillé" devant ma noble demeure, mon fier coursier s'avachit lourdement sur la pelouse.

Devant le stade, je perds ma sacoche de selle.

En attaquant le raidillon  de la Caillardière... je fais sauter la chaîne qui sort du petit plateau...

Quelques grosses difficultés pour remettre tout ça en place!

Mais c'est quand même pas mal pour un début, non?

Les mains un peu "cambouissées", j'attaque enfin la grimpée finale vers le parking du Montaigu.

 

 

Mon nouveau VTT: la saga continue!

D'où je découvre un panorama fort sympathique en direction de Neau.

Mon nouveau VTT: la saga continue!
Mon nouveau VTT: la saga continue!

Et où je m'offre quelques minutes de repos, avant de plonger dans la descente.

Virage à gauche afin d'emprunter le chemin qui me conduira vers le circuit Etiveau.

 

Mon nouveau VTT: la saga continue!

Fichu circuit, dans lequel je rencontre des conditions très difficiles.

(Pas étonnant après toutes les pluies que nous avons connues)

Je serai même contraint  de franchir certains longs passages boueux  à pied!

Et, comble de malchance, au beau milieu d'une traversée "merdique",  ma fichue sacoche de selle se détache à nouveau!

Je finis donc  par la ligoter carrément avec mon anti-vol!

(J'ai remédié depuis au problème)

Mon nouveau VTT: la saga continue!
Mon nouveau VTT: la saga continue!

J'arrive enfin à Villeneuve, puis Etiveau, où je vais pouvoir rouler sur du bitume.

Peu après la Moulinière, je bifurque à gauche... et dans une ferme, je suis accueilli par un tigre... qui monte la garde, fièrement installé sur le capot d'une vieille guimbarde.

Mais rassurez-vous, ce fauve n'est en fait qu'une peluche!

Puis le goudron  disparaît à nouveau pour m'offrir encore de la boue, des flaques, des ornières, sur une distance que je trouve infiniment longue, et pénible!

Je débouche à Rame.

Commençant à étouffer sous mes vêtements, je décide alors de faire halte et de me déhousser quelque peu.

Mais mon sac à dos qui contient la poche à eau étant vraiment étroit, j'aurai de nombreuses difficultés à y enfourner ma polaire noire!

Virage à droite direction Mézangers.

Rue des Juifs, l'église, le château des Rochers, virage à droite vers Bahay.

Je retrouve boue, flaques, gadoue.

J'en ai assez pour aujourd'hui. 

Ma décision est prise: je ferai fi du bois d'Hermet et de son circuit "La pierre,  l'eau, la forêt et le feu..."

Je finirai mon parcours en privilégiant le bitume!

 

Longue traversée du bois d'Hermet. Tranquille... sur du goudron!

Carrefour du Consent... Filons vers Hambers.

Sur ma droite, j'aperçois la pancarte indiquant le joli circuit "la pierrel'eau, la forêt, le feu"...  Vous savez bien, celui que je ne voulais plus emprunter!

 

 

Mon nouveau VTT: la saga continue!

Dans les longs faux-plats qui conduisent vers le moulin de Lingé, je suis très heureux de faire appel à mon assistance électrique.

Un tour du plan d'eau à Hambers... Puis la cassante côte de la Bolinière/Les Planchettes...

Et je suis de retour à Bais, avec 32.3km au compteur.

Bien qu'ayant souvent fait appel à l'aide électrique dans les passages boueux ou en montée, je n'ai perdu que 2 barres.

Mon VTT est plein de boue... Et il n'est pas le seul!

Mais je procéderai à son  nettoyage après le repas...

Et c'est là que je vais avoir une jolie surprise!

Parce que sur la roue avant, bien fichée dans le pneu...

Devinez quoi...

Ben... Une magnifique épine me nargue avec toute sa splendeur.

Je mets un peu d'eau autour, pour voir: pas une seule bulle!

Cependant, je ne ferai pas comme avant-hier: cette fois,  je me garde de l'extraire!

Et à titre "préventif"(?) j'injecte toutefois une petite dose de mousse, vous savez, de cette jolie mousse qui reste encore dans la bombe essayée deux jours auparavant.

Et je guette...

 

 

Mon nouveau VTT: la saga continue!

Le lendemain matin? (Donc jeudi)

Ben mon pneu semble encore gonflé à bloc!

 

N'empêche.

J'ai commandé un flacon de liquide "Joe's No-Flats Super Sealant" dont on dit le plus grand bien un peu partout sur le Net.

Produit également recommandé par mon voisin Dominique, grand Vététiste devant l'Eternel, et qui m'a dit:

"Moi, après injection du bidule, je ne retire jamais les épines! Et quand je change mes pneus, il n'est pas rare que je découvre une bonne dizaine de cochonneries qui m'auraient empoisonné l'existence si je ne l'avais pas utilisé  pour traiter mes chambres à air."

Tout est dit!

 

Voilà pour la saga du jour...

 

La suite au prochain numéro.

 

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Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem

17 Avril 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

Vous n'ignorez pas à quel point j'aime me fondre dans la nature, que ce soit à pied, ou à VTT.

Mais lorsqu'on arrive à un âge où les mollets se font moins ardents,  et que le palpitant mérite d'être ménagé, on se pose alors la question de savoir comment il serait possible de continuer à se faire quelques menus plaisirs.

C'est pourquoi, depuis un bon moment déjà, je lorgnais du côté des VAE, les fameux Vélos à Assistance Electrique.

L'un d'entre eux m'avait d'ailleurs tapé dans l'oeil: c'était à Châtillon en Bazois, au   bord  du canal de Nivernais. J'avais eu le loisir de converser avec son heureux propriétaire, qui ne tarissait pas d'éloges sur sa monture.

Et j'allais souvent sur Internet pour voir... admirer... espérer...

Jusqu'à ce que mon épouse me glisse un jour à l'oreille: "Bernard, si ce vélo te tente, n'attends pas que tu ne puisses plus être en mesure de l'utiliser!"

Bingo, le père Noël venait de parler.

Retour sur le Net, afin de trouver un magasin spécialisé, pas très loin de chez moi... c'est plus facile lors de la maintenance!

Je me suis donc rendu au Mans, chez e-cycle:  http://www.ecycle.fr/

Ecycle - Magasin de vélo électrique - 7 boulevard Paul Chantrel - 72000 Le Mans - 02 43 23 25 17

J'ai défini mon cahier des charges, à savoir que je voulais un VTT électrique (j'insiste sur l'aspect VTT), qui me permettrait de continuer à pratiquer dans les chemins creux du bocage.

Tenant compte de mes désirs,  le vendeur m'a fait essayer deux modèles... mais il a vite compris que mon choix était déjà fait.

Ce serait  un BH Emotion NEO Xtrem.

Non seulement parce qu'il me semblait performant, mais aussi parce que je le trouvais très esthétique!

 

 

 

Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem

Suite à quoi on m'a demandé une petite demi-heure d'attente, le temps nécessaire au montage de la version adaptée à ma taille

Puis je me suis fendu d'un chèque  (rondouillard...), et je suis reparti avec ce beau jouet accroché au porte-vélo de ma voiture.

Mais c'est quoi, ce VTT dont tu sembles être tombé sous le charme?

Voici ce qu'en dit le descriptif récupéré sur le Net: 

Le vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem 2014 est LA nouveauté dans le monde des vélos électriques.
Depuis 2014 une nouvelle taille est disponible pour les personnes de moins d'1m65, la taille SM !
C'est un vrai VTT électrique avec un moteur d'une puissance de 350W qui a été bridé en 250W pour que le vélo NEO reste homologué dans la catégorie VAE , il garde tout de meme le couple impressionnant du moteur 350W et permet ainsi des poussées supérieures à tout ce que vous avez pu connaître en 250W, le moteur est pour le coup très silencieux et assure une grande douceur de fonctionnement si on le désire.
En effet depuis le tableau de bord amovible qui sert d'antivol sur le vélo, vous pouvez choisir  4 niveaux d'assistance et un mode boost avec un rapport de 1:3!
L'autre nouveauté sur ce vélo électrique est la batterie Samsung 36V/9Ah complètement intégrée dans le cadre du vélo et qui reste amovible si l'on n'a pas forcément la prise de courant à proximité.
Le velo BHEmotion NEO est aussi équipé de la fonction régénération qui permet de recharger la batterie du vélo au freinage et dans les descentes!
Bien sûr il est aussi doté d'une partie cycle VTT Haut de gamme avec sa fourche Suntour XCT MLO , son pédalier et dérailleur 27 vitesses Alivio , des pneus Continental Explorer increvables et des freins à disque avant et arrière.
 
Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem
Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem
Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem

Et alors, me direz-vous, tu en penses quoi de ton VTT?

Bien sûr, j'apprends encore à le connaître...

Mais je dois vous le dire tout net: après 4 sorties en sa compagnie,  j'en suis très satisfait.

Même si j'ai connu quelques difficultés pour ramener le compteur journalier à zéro... car la notice est un poil faiblarde sur ce point.

J'ai fini par trouver la solution: alors qu'on se trouve en mode "Trip", maintenir l'appui sur la touche "-" (moins) et presser la touche "ON".

 

A part ça... rien que du bonheur.

 

Et souvent cette autre  question me revient, récurrente  pour les véhicules électriques: "Quid de l'autonomie?" (voir PS2)

Je vous en dirai sans doute davantage d'ici quelque temps, quand la batterie aura fini de se rôder, mais sachez que ce matin, en étant raisonnable sur l'aide, je n'ai perdu  la première barre du graphe que vers 16km... 

 

 

 

Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem

Quand  je suis revenu à la maison avec presque 25km au compteur,  le graphe n'avait pas encore bougé: toujours 4 barres.

Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem

Concernant donc la propulsion électrique, il est bien évident que plus on tape dans l'assistance, plus on réduit l'autonomie.

Et pourtant chez nous, c'est loin d'être plat... Ouvrez le lien ci-dessous afin de visualiser mon parcours...

http://www.visugpx.com/?i=1397728163

 

Cela semble donc se présenter plutôt de façon positive! Non?

Ah, j'ai toute de même omis de signaler que ce VTT me paraît nettement plus "roulant" que mon précédent... bien qu'il pèse quelques kg de plus.

Cela vient peut-être du fait que la partie cycle est de haute facture, avec ses freins à disques assistés par système hydraulique.

Un must!

 

Demain?

Ben, si la météo se montre clémente, devinez ce que j'ai l'intention de faire...

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PS1: pour répondre à un de mes correspondants, ce vélo électrique nécessite un appui sur les pédales. Car ce n'est ni une mobylette, ni un quad.

Si pas appui, pas de moteur...

Le moteur apporte son aide, certes non négligeable, mais il ne fait pas tout le boulot...

Qu'on se le dise!

PS2: trouvé tout dernièrement sur le Net, ce lien  à partir duquel on peut se livrer à bon nombre de simulations... dont la consommation!

Fort intéressant.

http://www.montveloelectrique.fr/Autonomie.html

 

 

 

 

 

Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem
Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem
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