tranches de vie
J'vous connais !
Que je vous raconte.
Il fait un froid sec sous le soleil d'hiver,
Peu ou pas de vent : même l'éolienne de La Roche est immobile. C'est dire !
Je décide alors de filer au Montaigu, mon Dream Surfer « sous le bras »... vous savez bien, ce motoplaneur équipé d'une petite caméra qui peut varier les plans et que je peux commander depuis mon émetteur.
Décollage du parking.
Et mon petit modèle diffuse le cri suraigu de son hélice dans le silence du Montaigu, jusqu'à ce que je coupe le moteur.
Le Dream Surfer plane en silence… et filme.
Arrive un monsieur.
Il porte un trépied pliant qu'il tient derrière son dos.
« Je peux vous observer ? J'espère que je ne vous dérange pas ?
- Non, non... »
Il reste un moment sans parler, observe mon modèle qui filme les environs, puis il finit par me dire :
« Mais j'vous connais !
- Ah bon ? Moi, j'ai pas l'impression, mais comment me connaissez-vous ?
- Ben par votre blog !
- Vraiment ? »
Et lui d'expliquer :
« J'aime me promener au Montaigu, j'y viens assez souvent... Et un jour que je cherchais un schéma de balade dans le coin, j'ai tapé des trucs sur Google, qui m'a proposé d'entrer dans votre blog.
- Ah, c'est donc ça !
- En plus, quand je vous ai aperçu tout à l'heure, habillé de rouge et noir… j'ai tout de suite compris que je tenais-là le bonhomme dont je lis les écrits avec un énorme plaisir !
J'ai même acheté votre bouquin sur les années 50! »
Moi, un peu embarrassé… (mais flatté tout de même ! Chut, gardez ça pour vous!)
« Ravi d'apprendre que… Pourrais-je savoir ce qui vous attire dans ma prose ? »
Et le monsieur de poursuivre :
« Je me retrouve pleinement dans ce que vous faites. Vous avez une approche de la Nature qui correspond à la mienne. Je suis capable de m'asseoir sur mon tabouret pliant pendant de très longues minutes en espérant voir surgir du bois une biche, un lapin…
Je suis capable de m'arrêter devant un tout petit coquelicot qui pousse là de façon incongrue. Je suis capable de regarder les nuages se déformer au fil du vent.
J'aime me promener dans les chemins creux. J'adore flâner le long du halage de la Mayenne, à pied, ou à vélo. D'ailleurs, j'ai mon VTT dans la voiture. J'ai hésité à le sortir, et aujourd'hui, finalement, je suis parti à pied…
Et puis j'adore vos billets d'humeur ! »
Pendant que je pilote, ma petite tête engendre des idées confuses :
« Tu vois Bernard, où te mène ton goût pour l'écriture, ta manie de la mise en scène, ton narcissisme en quelque sorte.»
Puis je demande à mon interlocuteur de se reculer quelque peu afin que je puisse atterrir mon Dream Surfer sans faire prendre de risques.
Arrive alors un jeune homme à VTT.
Qui commence à poser lui aussi des questions sur le moteur, le matériau utilisé, les batteries, la caméra...
Au fil de la conversation, mon marcheur me dit avoir mis en chantier une réplique de gabarre comme celles qui naviguaient sur la Loire, et qu'il compte la radio-commander avec… un ensemble Robbe qui date des années 70 !
Pour du vintage, ça c'est du vintage !
La discussion à trois se poursuit longuement.
Je refais un vol. Toujours filmant.
Atterrissage… autres questions.
Puis mon jeune vététiste finit par nous remercier d'avoir pu discuter avec des personnes plus âgées que lui, exprimant le grand plaisir qu'il avait à tirer profit de leur expérience.
Il enfourche son bicycle afin de redescendre vers Bais, et disparaît au détour du bois de sapins.
Mon marcheur regarde sa montre, et juge qu'il est temps pour lui aussi de rentrer à la maison… St Georges sur Erve…
Il remonte dans sa voiture.
Je remballe mon matériel, et je prends le chemin du retour.
Voilà comment on peut passer un bien bel après-midi au soleil d'hiver.
Simplement.
Naturellement.
Pas pleurer
Pas pleurer...
an intitulé "Pas pleurer". (Lydie Salvayre, Editions du Seuil)Pas pleurer...
Parce que j'ai encore en bouche la saveur du dominical lapin au riz, à la murciana... (recette issue de la province de Murcie)
J'ai encore le souvenir âcre des cigarillos fumés en fin de repas par les hommes.
Je salive encore au simple mot mantecados.
Et je revois la bouteille d'anisette "Anis del Mono".
Tous ces repas au cours desquels ressurgissaient les zébrures qui avaient fissuré la belle unité des Républicains.
Mais où tout le monde s'accordait pour dire, espérer, rêver, que demain serait un jour meilleur.
Avec une figure emblématique qu'était la tía Catalina, la soeur de ma grand-mère Antonia, qui à l'hiver de sa vie, allongée sur son lit d'hôpital, avait encore la fougue de brandir le poing fermé en scandant: No pasarán...
Devant moi, une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"! Sur le cliché ancien, au premier plan...
Quand un rat des champs se prend pour le rat des villes…
En cette période d'avant Noël, c'est fou de voir combien les gens peuvent être atteints de la « fièvre acheteuse ».
Et je n'y échappe pas !
Du fond de ma campagne, il m'arrive d'être contraint de quitter mes champs pour aller vers la ville, là où je serai en mesure de passer commande au bonhomme Noël afin de répondre aux lettres qu'il a reçues.
Hier, je suis donc parti en compagnie de mon épouse vers une enseigne qui prône la vie « Auchan ». Normal, pour un rat des champs !
Je dois dire que j'ai été agréablement surpris par le peu de monde (relatif) croisé dans les allées…
Et à chaque fois que je l'ai pu, je me suis installé sur un des bancs présents dans la galerie marchande… observant les gens qui passent, attendant patiemment que ma « mère Noël » visite les nombreuses boutiques de cette caverne d'Ali Baba.
Pour m'entendre un fois interpeller :
« Pardon monsieur, où sont les toilettes dans ce coin ? »
Et moi de répondre malicieusement:
« Pour le petit coin vous voulez dire? C'est sur juste en face de vous. »
Mais je peux comprendre ce visiteur, noyé par le flot de pancartes dont l'abondance brouille la vue au point qu'aucune d'elles ne soit « visible ».
Ou bien, alors que j'étais assis sur un autre banc :
« Pardon, monsieur, le sac sur votre gauche, il est à vous ?
- Heu, non. Pourquoi ?…
- Parce que ma femme a oublié le sien, et on le cherche partout ! »
Vérification faite, c'était bien l'objet convoité… et fort heureusement, il renfermait la totalité de son contenu initial.
L'épouse arrive, fort essoufflée, se rend compte immédiatement qu'on a retrouvé son petit trésor, et dit :
« Je viens de croiser une dame qui avait le même sac, et je lui ai demandé où elle l'avait trouvé… J'ai cru comprendre que je l'avais un peu froissée. Mais Ouf ! Merci monsieur d'avoir surveillé notre sac."
Ben, à vrai dire, ma chère dame, je ne l'avais même pas remarqué !
J'ai également eu tout loisir d'observer les gens qu'attiraient des sortes de bornes interactives, qui proposaient de jouer… et gagner des lots.
Mais auparavant, il fallait entrer son nom, son adresse, son mail et son N° de téléphone.
Ah, la belle trouvaille bien lucrative, qui permet de se constituer à très bon compte un joli fichier de clients potentiels qu'on pourra relancer via le Net ou le téléphone.
Fichier que l'on pourra également revendre à d'autres organismes intéressés.
Busines is busines !
Et moi dans tout ça ? Ben... j'ai pas jugé utile de « jouer ».
Quand enfin nous sommes entrés dans le magasin-titre…
Et là, sitôt les « portiques » franchis, j'ai éprouvé comme un malaise.
L'allée centrale est d'une longueur impressionnante.
(Entre la porte Nord et la porte Sud de la galerie marchande, Google Earth donne 352 mètres...)
Du plafond pendent d'innombrables pancartes censées indiquer ce que chaque rayon contient.
Ouais, j'aimerais savoir combien de clients s'y réfèrent.
Mais, au siècle du « tout communicant » j'aurais plutôt une suggestion à formuler : et pourquoi monsieur Auchan ne créerait-il pas une « appli » pour smartphone qui servirait de guide aux clients ?
Sur mon écran, je tape : « Chocolats », et j'entends alors une voix qui me dit : « Avancez sur 20 mètres, contournez le rayon des casseroles. Virez à gauche face au papier hygiénique, puis à droite… Vous êtes arrivé à destination ! »
On pourrait même envisager que chaque chariot soit muni d'un écran et qu'une flèche vous indique le moment opportun pour tourner, jusqu'au "Vous êtes arrivé à destination!
Ce serait bonnard, non ?
Bref, j'ai poussé le chariot… avancé, reculé, tourné à droite, tourné à gauche...
Et j'étais comme dans un auto-cuiseur : pressuré, pressurisé, oppressé… N'ayant qu'une hâte : sortir !
Quand l'heure de la délivrance a fini par sonner.
J'ai alors remonté la galerie marchande, où j'ai croisé le père Noël en compagnie de son fidèle renne.
Tous les deux gonflés à bloc !
En me disant tout bas :
« Dans le temps, les commerces s'installaient au plus près de leur clientèle potentielle.
Maintenant, afin d'effectuer leurs achats, ce sont les clients qui font le déplacement vers les commerces situés dans des conglomérats à l'extérieur des villes.
Et il est même des personnes pour s'étonner que le centre des villes devienne un désert commercial…
Allons donc ! »
C'est à cet instant précis que du fond d'une boutique, j'ai vu une dame faire coucou à un passant. Elle a traversé ses rayons, et au moment de franchir les portiques, s'est consciencieusement pliée afin de passer inaperçue au regard des capteurs qui comptabilisent le taux d'entrée et de sortie.
Je rappelle que ce « mouchard » est là pour faire un ratio par rapport aux achats effectués.
La dame a bisouillé la personne rencontrée, a papoté quelque peu… et tout aussi souplement qu'elle l'avait fait pour sortir incognito, elle a de nouveau courbé l'échine pour retrouver sa place de vendeuse.
En guise de soumission?
Ah... la belle époque que nous vivons !
Je me suis ensuite dirigé vers la sortie, la fort bien nommée « Porte des Chimères ! »*
Et puis sur le tourniquet qui donne le tournis, ce dernier message :
A bientôt !
Heu… je crains fort que ce ne soit pas avant l'année prochaine quand même…
Parce que le rat « Auchan » des vrais champs que je suis ne souhaite guère rendre visite aux rats des villes… ou de leurs zones commerciales !
Et malgré la fatigue engendrée par ce brouhaha, j'avais encore le loisir de me livrer à une dernière boutade :
Moi qui étais crevé, usé, éreinté… je n'avais absolument pas l'intention de mourir... Auchan d'honneur !
*Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. Elle est généralement décrite comme un hybride avec une tête de lion, un corps (et une autre tête) de chèvre, et une queue de serpent.
Fille de Typhon et d'Échidna, elle ravageait la région de Lycie (en Asie mineure), quand le héros Bellérophon reçut du roi Iobatès l'ordre de la tuer. Il y parvint en chevauchant le cheval ailé Pégase.
La symbolique de la chimère est vaste et son nom a été repris pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux ainsi que les rêves ou les fantasmes et les utopies impossibles.
Soleil d'automne, où es-tu?
Après avoir connu un septembre et un octobre plutôt favorables, nous abordions novembre avec des conditions nettement moins clémentes.
Il suffisait de constater mes statistiques sur Endomondo pour voir à quel point j'avais pu me montrer paresseux.
La faute au temps gris, à la pluie... et sans doute aussi à un certain manque de motivation de ma part.
Mais dis-moi, soleil, où es-tu?
Il s'avère tout de même que cet après-midi, j'ai fini par enfourcher mon VTT électrique afin de voir si je n'avais pas tout à fait perdu l'usage de mes jambes.
Mais de gros nuages d'un gris presque noir traînaient lourdement en raclant l'horizon, rendant l'atmosphère peu sereine...
Dans de telles conditions, à quoi bon prendre l'appareil photo?
Dans la montée vers Champgnêteux, les phares des voitures lançaient une lumière blafarde.
Mon éclairage à LED était là -en principe- pour que les conducteurs me voient...
Puis direction Hambers, Le Tay.
Ensuite à droite, vers la Guinebaudière...
Au carrefour, je prends tout droit, Grazay.
Par places m'arrivent des odeurs de bois brûlé... douces senteurs émanant des cheminées avec des nuances diverses.
Sauf à un endroit, où je me suis fait carrément agresser par l'âcreté de matières plastiques qu'on cramait!
Direction Jublains, via la charmante Chapelle de Doucé...
Et petit à petit... je rêve?
Mais non! Le soleil a dû entendre ma complainte.
Les nuages daignent peu à peu m'offrir quelques petits arpents de ciel bleu.
Lentement, timidement...
Jusqu'à ce que le paysage qui me semblait atrocement lugubre prenne des tons chauds.
Des couleurs tentantes, de celles qui me font stopper pour effectuer quelques clichés.
Sans numérique, ce sera donc mon smartphone qui sera mis à contribution...
Quelques kilomètres...
Et le soleil se montre encore un peu plus vaillant.
Autres clichés sur le bord de la route.
J'arrive au petit pont du Consent.
C'est un chêne majestueux qui m'offre l'occasion d'effectuer une autre pause...
Et puis soudain, je prends un flash dans les yeux!
J'ai le soleil pile derrière moi, et il tape comme un malade sur mon rétroviseur!
J'enfourche à nouveau mon fier coursier, et dans la grimpette menant au moulin de Lingé, mes narines sont tentées soit par les relents de fumier, soit par l'odeur aigrelette des choux du champ voisin...
J'arrive à Hambers.
La quiétude du plan d'eau est troublée par les rugissements d'une tronçonneuse.
Une halte pour se désaltérer, et je file maintenant vers Bais.
Sur ma droite, j'aperçois la masse du Montaigu qui s'obscurcit à nouveau.
Passage devant le château de Montesson, toujours aussi majestueux...
Et retour à la maison...
Pour assister à un magnifique feu d'artifice.
Comme quoi, contrairement à ce que j'avais pu craindre, le soleil est toujours là!
Rencontres en Cantabrie
Que je vous raconte...
Je suis tout dernièrement parti faire un tour en Espagne par le biais d'un voyage organisé.
Ce type de déplacement où on monte dans le car et où il suffit de se laisser guider.
Certains se récrieront face à ce genre de loisir, mais cela n'a pas que des inconvénients... loin s'en faut.
Le point de chute se situait à Isla, dans la province de Cantabrie.
Avec des paysages qui ne ressemblent en rien aux clichés qu'on peut se faire de l'Espagne aride.
Et comme notre hôtel avait presque les pieds dans l'eau... certains voyageurs en ont profité pour faire trempette... en se mouillant plus que prévu!
Mais je voudrais simplement revenir sur trois moments très particuliers.
Le premier se situe au monastère de santo Toribio de Liebana.
De nombreux cars ont déversé leurs pélerins.
Et sur le parvis, j'entends soudain une femme espagnole d'un certain âge, qui parle fort... très fort!
Son smartphone collé à l'oreille, elle tonne ses paroles, comme si elle voulait que le monde entier l'entende!
Jusqu'à ce qu'elle se fasse rappeler à l'ordre par une de ses congénères* qui lui signifie fermement que le groupe auquel elles appartiennent a disparu dans le sanctuaire! (*la dame à la canne près de la pancarte verte)
La deuxième séquence se déroule au restaurant à Potès, où nous avons pu déguster l'apéritif local, le Tostaniego... et à la fin du repas, on nous a proposé d'acheter quelques bouteilles.
http://www.vamosacantabria.com/vino-dulce-tostaniego/
Vin doux naturel. En apéritif ou en accompagnement de desserts. Elaboré avec des raisins blancs de variété " Jerez " .
Mais les échanges avec la vendeuse sont parfois difficiles.
C'est alors qu'on vient faire appel au petit-fils d'immigrés espagnols que je suis...
Il me reste en effet quelques bribes, mais cela doit être un curieux sabir loin des normes officielles de la langue locale.
¡qué barbaridad!
Mais il faut aussi avouer que je n'ai plus gère pratiqué cette langue après être parti dans le Sud-Mayenne loin de mes grands-parents.
N'empêche qu'il doit y avoir encore quelques (bons?) restes, ce qui m'a au moins permis de me faire comprendre.
J'aide donc les protagonistes à échanger... et comme le commerce prend fin, je salue la vendeuse pour me diriger vers le car...
Sauf qu'elle me rappelle gentiment, me tend une bouteille tout en me disant:
"Esta botella, es para el traductor ... Muchas gracias!"
"Cette bouteille, c'est pour le traducteur... Merci beaucoup!"
Et elle me fait la bise.
Sympa, non?
Et enfin, troisième séquence.
Nous sommes sur le site du cap Mayor et de son phare près de Santander.
Nos touristes se dirigent vers la petite boutique de souvenirs tenue par un homme qui semble avoir la soixantaine... Enfermé dans une cage de verre.
Là encore, certaines personnes éprouvent des difficultés pour se faire comprendre.
A nouveau, on fait appel à mes services.
J'explique, je traduis, je cherche mes mots, je bafouille...
Mais au final, tout le monde semble satisfait.
Alors que tous les passagers s'apprêtent à remonter dans le car, le vendeur me rappelle, et me demande de choisir une carte postale... pour me remercier, dit-il, d'avoir joué l'interprète.
Je lui réponds que c'est gentil, mais que...
Il insiste.
Je m'exécute, et il me demande alors pourquoi je "baragouine" sa langue.
Je lui explique simplement que je m'appelle Muñoz.
Et que mes grands-parents... Que mes grands-oncles, la guerre d'Espagne...
Je le sens alors très ému, et il me prie de choisir une autre carte.
Il me tend sa main, me prend la mienne qu'il enserre chaudement dans ses deux grosses paluches...
Ajoutant être particulièrement content de rencontrer un "compatriote" dont les ancêtres...
Voilà...
J'aurais pu vous raconter mes différentes visites, ma dégustation d'olives, d'anchois ou de langouste... les paysages spendides, la mer, la montagne...
Sauf que ce programme compose le menu classique proposé par tous les tours opérators.
Mais aucun d'entre eux n'aura au programme MES rencontres.
Car elles sont uniques et très chaleureuses...
Et j'en suis particulièrement heureux.
Soyez assurés qu'elles figureront en bonne place dans mes souvenirs de la Cantabrie!
Mon nouveau VTT: la saga continue!
Ce mercredi 14 mai, invité par le gentil soleil qui daigne se montrer, j'enfourche mon VTT, pour effectuer une sortie vers Mézangers.
Sauf que... ça démarre bien mal.
Alors qu'il se trouve "béquillé" devant ma noble demeure, mon fier coursier s'avachit lourdement sur la pelouse.
Devant le stade, je perds ma sacoche de selle.
En attaquant le raidillon de la Caillardière... je fais sauter la chaîne qui sort du petit plateau...
Quelques grosses difficultés pour remettre tout ça en place!
Mais c'est quand même pas mal pour un début, non?
Les mains un peu "cambouissées", j'attaque enfin la grimpée finale vers le parking du Montaigu.
D'où je découvre un panorama fort sympathique en direction de Neau.
Et où je m'offre quelques minutes de repos, avant de plonger dans la descente.
Virage à gauche afin d'emprunter le chemin qui me conduira vers le circuit Etiveau.
Fichu circuit, dans lequel je rencontre des conditions très difficiles.
(Pas étonnant après toutes les pluies que nous avons connues)
Je serai même contraint de franchir certains longs passages boueux à pied!
Et, comble de malchance, au beau milieu d'une traversée "merdique", ma fichue sacoche de selle se détache à nouveau!
Je finis donc par la ligoter carrément avec mon anti-vol!
(J'ai remédié depuis au problème)
J'arrive enfin à Villeneuve, puis Etiveau, où je vais pouvoir rouler sur du bitume.
Peu après la Moulinière, je bifurque à gauche... et dans une ferme, je suis accueilli par un tigre... qui monte la garde, fièrement installé sur le capot d'une vieille guimbarde.
Mais rassurez-vous, ce fauve n'est en fait qu'une peluche!
Puis le goudron disparaît à nouveau pour m'offrir encore de la boue, des flaques, des ornières, sur une distance que je trouve infiniment longue, et pénible!
Je débouche à Rame.
Commençant à étouffer sous mes vêtements, je décide alors de faire halte et de me déhousser quelque peu.
Mais mon sac à dos qui contient la poche à eau étant vraiment étroit, j'aurai de nombreuses difficultés à y enfourner ma polaire noire!
Virage à droite direction Mézangers.
Rue des Juifs, l'église, le château des Rochers, virage à droite vers Bahay.
Je retrouve boue, flaques, gadoue.
J'en ai assez pour aujourd'hui.
Ma décision est prise: je ferai fi du bois d'Hermet et de son circuit "La pierre, l'eau, la forêt et le feu..."
Je finirai mon parcours en privilégiant le bitume!
Longue traversée du bois d'Hermet. Tranquille... sur du goudron!
Carrefour du Consent... Filons vers Hambers.
Sur ma droite, j'aperçois la pancarte indiquant le joli circuit "la pierre, l'eau, la forêt, le feu"... Vous savez bien, celui que je ne voulais plus emprunter!
Dans les longs faux-plats qui conduisent vers le moulin de Lingé, je suis très heureux de faire appel à mon assistance électrique.
Un tour du plan d'eau à Hambers... Puis la cassante côte de la Bolinière/Les Planchettes...
Et je suis de retour à Bais, avec 32.3km au compteur.
Bien qu'ayant souvent fait appel à l'aide électrique dans les passages boueux ou en montée, je n'ai perdu que 2 barres.
Mon VTT est plein de boue... Et il n'est pas le seul!
Mais je procéderai à son nettoyage après le repas...
Et c'est là que je vais avoir une jolie surprise!
Parce que sur la roue avant, bien fichée dans le pneu...
Devinez quoi...
Ben... Une magnifique épine me nargue avec toute sa splendeur.
Je mets un peu d'eau autour, pour voir: pas une seule bulle!
Cependant, je ne ferai pas comme avant-hier: cette fois, je me garde de l'extraire!
Et à titre "préventif"(?) j'injecte toutefois une petite dose de mousse, vous savez, de cette jolie mousse qui reste encore dans la bombe essayée deux jours auparavant.
Et je guette...
Le lendemain matin? (Donc jeudi)
Ben mon pneu semble encore gonflé à bloc!
N'empêche.
J'ai commandé un flacon de liquide "Joe's No-Flats Super Sealant" dont on dit le plus grand bien un peu partout sur le Net.
Produit également recommandé par mon voisin Dominique, grand Vététiste devant l'Eternel, et qui m'a dit:
"Moi, après injection du bidule, je ne retire jamais les épines! Et quand je change mes pneus, il n'est pas rare que je découvre une bonne dizaine de cochonneries qui m'auraient empoisonné l'existence si je ne l'avais pas utilisé pour traiter mes chambres à air."
Tout est dit!
Voilà pour la saga du jour...
La suite au prochain numéro.
Vélo électrique BH Emotion NEO Xtrem
Vous n'ignorez pas à quel point j'aime me fondre dans la nature, que ce soit à pied, ou à VTT.
Mais lorsqu'on arrive à un âge où les mollets se font moins ardents, et que le palpitant mérite d'être ménagé, on se pose alors la question de savoir comment il serait possible de continuer à se faire quelques menus plaisirs.
C'est pourquoi, depuis un bon moment déjà, je lorgnais du côté des VAE, les fameux Vélos à Assistance Electrique.
L'un d'entre eux m'avait d'ailleurs tapé dans l'oeil: c'était à Châtillon en Bazois, au bord du canal de Nivernais. J'avais eu le loisir de converser avec son heureux propriétaire, qui ne tarissait pas d'éloges sur sa monture.
Et j'allais souvent sur Internet pour voir... admirer... espérer...
Jusqu'à ce que mon épouse me glisse un jour à l'oreille: "Bernard, si ce vélo te tente, n'attends pas que tu ne puisses plus être en mesure de l'utiliser!"
Bingo, le père Noël venait de parler.
Retour sur le Net, afin de trouver un magasin spécialisé, pas très loin de chez moi... c'est plus facile lors de la maintenance!
Je me suis donc rendu au Mans, chez e-cycle: http://www.ecycle.fr/
Ecycle - Magasin de vélo électrique - 7 boulevard Paul Chantrel - 72000 Le Mans - 02 43 23 25 17
J'ai défini mon cahier des charges, à savoir que je voulais un VTT électrique (j'insiste sur l'aspect VTT), qui me permettrait de continuer à pratiquer dans les chemins creux du bocage.
Tenant compte de mes désirs, le vendeur m'a fait essayer deux modèles... mais il a vite compris que mon choix était déjà fait.
Ce serait un BH Emotion NEO Xtrem.
Non seulement parce qu'il me semblait performant, mais aussi parce que je le trouvais très esthétique!
Suite à quoi on m'a demandé une petite demi-heure d'attente, le temps nécessaire au montage de la version adaptée à ma taille.
Puis je me suis fendu d'un chèque (rondouillard...), et je suis reparti avec ce beau jouet accroché au porte-vélo de ma voiture.
Mais c'est quoi, ce VTT dont tu sembles être tombé sous le charme?
Voici ce qu'en dit le descriptif récupéré sur le Net:
C'est un vrai VTT électrique avec un moteur d'une puissance de 350W qui a été bridé en 250W pour que le vélo NEO reste homologué dans la catégorie VAE , il garde tout de meme le couple impressionnant du moteur 350W et permet ainsi des poussées supérieures à tout ce que vous avez pu connaître en 250W, le moteur est pour le coup très silencieux et assure une grande douceur de fonctionnement si on le désire.
En effet depuis le tableau de bord amovible qui sert d'antivol sur le vélo, vous pouvez choisir 4 niveaux d'assistance et un mode boost avec un rapport de 1:3!
L'autre nouveauté sur ce vélo électrique est la batterie Samsung 36V/9Ah complètement intégrée dans le cadre du vélo et qui reste amovible si l'on n'a pas forcément la prise de courant à proximité.
Le velo BHEmotion NEO est aussi équipé de la fonction régénération qui permet de recharger la batterie du vélo au freinage et dans les descentes!
Bien sûr il est aussi doté d'une partie cycle VTT Haut de gamme avec sa fourche Suntour XCT MLO , son pédalier et dérailleur 27 vitesses Alivio , des pneus Continental Explorer increvables et des freins à disque avant et arrière.
Et alors, me direz-vous, tu en penses quoi de ton VTT?
Bien sûr, j'apprends encore à le connaître...
Mais je dois vous le dire tout net: après 4 sorties en sa compagnie, j'en suis très satisfait.
Même si j'ai connu quelques difficultés pour ramener le compteur journalier à zéro... car la notice est un poil faiblarde sur ce point.
J'ai fini par trouver la solution: alors qu'on se trouve en mode "Trip", maintenir l'appui sur la touche "-" (moins) et presser la touche "ON".
A part ça... rien que du bonheur.
Et souvent cette autre question me revient, récurrente pour les véhicules électriques: "Quid de l'autonomie?" (voir PS2)
Je vous en dirai sans doute davantage d'ici quelque temps, quand la batterie aura fini de se rôder, mais sachez que ce matin, en étant raisonnable sur l'aide, je n'ai perdu la première barre du graphe que vers 16km...
Quand je suis revenu à la maison avec presque 25km au compteur, le graphe n'avait pas encore bougé: toujours 4 barres.
Concernant donc la propulsion électrique, il est bien évident que plus on tape dans l'assistance, plus on réduit l'autonomie.
Et pourtant chez nous, c'est loin d'être plat... Ouvrez le lien ci-dessous afin de visualiser mon parcours...
http://www.visugpx.com/?i=1397728163
Cela semble donc se présenter plutôt de façon positive! Non?
Ah, j'ai toute de même omis de signaler que ce VTT me paraît nettement plus "roulant" que mon précédent... bien qu'il pèse quelques kg de plus.
Cela vient peut-être du fait que la partie cycle est de haute facture, avec ses freins à disques assistés par système hydraulique.
Un must!
Demain?
Ben, si la météo se montre clémente, devinez ce que j'ai l'intention de faire...
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PS1: pour répondre à un de mes correspondants, ce vélo électrique nécessite un appui sur les pédales. Car ce n'est ni une mobylette, ni un quad.
Si pas appui, pas de moteur...
Le moteur apporte son aide, certes non négligeable, mais il ne fait pas tout le boulot...
Qu'on se le dise!
PS2: trouvé tout dernièrement sur le Net, ce lien à partir duquel on peut se livrer à bon nombre de simulations... dont la consommation!
Fort intéressant.
http://www.montveloelectrique.fr/Autonomie.html
Déchirure
Par ce joli matin de printemps, je voudrais revenir sur une très courte scène à laquelle j'ai pu assister hier après-midi.
Mayenne.
Pont face à la rue Saint-Martin.
Je suis au volant de ma voiture, à l'arrêt devant le feu.
J'ai mis le clignotant à droite en vue de tourner vers le quai de la République,
C'est alors que j'avise une jeune femme...
M'adressant à mon épouse, je lui glisse :
« Dis-moi, on dirait qu'elle a beaucoup de chagrin, la dame sur le trottoir...
-Oh, oui," me répond-elle.
La femme se prend en effet le visage dans les mains, s'essuie les yeux, et son buste est pris de brusques soubresauts traduisant de profonds sanglots,
Le feu passe au vert. J'aperçois alors à une vingtaine de mètres un jeune homme, bien campé sur ses deux pieds,
Plaqué devant lui, un enfant... 4... 5 ans ?
L'homme a le visage complètement fermé. Glacial.
Celui qui semble être le père de ce gosse a posé les deux mains à plat sur la poitrine du garçonnet, et il le maintient ainsi bien serré contre lui.
Pour le protéger ?
Pour l'empêcher de galoper vers la jeune femme?
Mais son attitude m'inspire la réflexion suivante :
« Pas touche, il est à moi, ce gosse ! »
Quant au marmot, il est là, impassible, cloué au sol.
Mais je ne suis pas près d'oublier son regard, lui qui paraissait complètement « absent », ne comprenant sans doute pas totalement ce qui se passait.
Je suppose que la jeune femme était sa maman.
Tout comme je suppose que se déroulait devant nous un drame de la séparation, le déchirement d'un couple, avec pour enjeu un gamin qui ne demandait rien à personne.
Cette nuit, je me suis réveillé à plusieurs reprises.
J'ai revu la scène...
Et le regard de ce pauvre gosse m'obsédait.
A l'encre de tes doigts...
Tiens, j'en connais qui vont dire une nouvelle fois:
"Notre Mac Gyver local a encore frappé!"
Figurez-vous qu'aujourd'hui je dois imprimer un bon stock de documents, dont la qualité finale est moins importante que d'habitude.
Pour ce faire, je me tourne alors vers mon ancienne imprimante HP Photosmart C4380...
Et là... ben... je me retrouve avec de grandes rayures au travers des aplats noirs!
Zut! La noire est vide, et je n'en ai pas d'avance.
Mais cela m'embête bigrement de vider mon Epson SX425W dont je vous ai déjà raconté l'histoire. (Si je ne m'abuse...)
http://bernardino.over-blog.net/search/si%20je%20m%27abuse/
Soudain, une idée./http%3A%2F%2Fwebmail1j.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fsmile.gif)
Et si????
Je m'en vais fouiner dans mon tiroir à malices pour en extraire... un blister en plastique contenant... des recharges destinées à un stylo plume.
Trente recharges pour 1.50€...
Un coup de cutter pour en ouvrir une... Un petit coup de piston pour en aspirer l'encre...
Puis j'enlève l'adhésif qui obture partiellement le dessus de ma cartouche HP...
Et enfin, par l'un des trous ainsi libérés, j'injecte le produit.
Je rebouche...
Je ré-insère la cartouche 350 dans son logement sur le chariot mobile...
Et je retourne dans LibreOffice pour réaliser un document avec des aplats noirs conséquents. Très conséquents!
On verra ce que l'on verra! Qui peut le plus peut le moins... n'est-ce pas?
Est-il besoin que j'ajoute un quelconque commentaire au cliché ci-dessus?
Si je dois donc résumer la situation:
Je sais déjà que, devant le coût prohibitif des consommables, certains procèdent eux-mêmes au remplissage de leurs cartouches.
Je n'ai donc rien inventé.
Par ailleurs, j'aimais bien le système HP où l'on repart avec une tête d'écriture neuve à chaque changement de cartouche (le système en est solidaire, et facilement accessible)
Et si cela se bouche, on peut aisément nettoyer le tamis.
J'ai donc rechargé ma "350" pour une somme dérisoire!
Je me suis certes noirci... un peu les doigts.
Mais j'ai remis en chute ma vieille imprimante. (achat le 15/12/2008)
Et je verrai bien quelle sera la tenue dans le temps de ma nouvelle bidouille!!!
"Sépia" ça qui m'effraie!/http%3A%2F%2Fwebmail1j.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fsmile.gif)
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La sépia ou encre de seiche est un liquide noir sécrété par la seiche (les calmars peuvent aussi secréter ce liquide).
A en rester muet... d'admiration!
Hello...
Que je vous raconte.
Ce matin, après être passé chez le toubib très tôt pour cause de crève générale, je m'en vais chercher mes médocs à la pharmacie...
Et j'en profite pour aller juste en face chez Fabienne Rouland récupérer une baguette.
Au moment de me servir, Fabienne me dit:
"Ben c'est curieux... Vous avez causé dans le poste ce matin...
Vous aviez une voix normale.
Qu'est-ce qui vous arrive?"
Et moi de tenter d'expliquer -avec ce qui me reste de volume sonore- que je me paie une "magnifique" extinction de voix due à une saloperie de microbe qui traîne partout (laryngo, pharyngo, trachéo... bidule-ite qu'il a dit le docteur.)
Et d'ajouter (tout bas) que cette (re?) diffusion devait être une séquence enregistrée... que l'on avait dû sortir des archives...
Mais c'est quand même le genre d'histoire qui vous laisserait volontiers complètement coi!
A vous en couper la chique!!!!
Ou muet... d'étonnement....![]()
Mais l'enregistrement, c'est tout de même une sorte de "mise en boîte" qui permet d'avoir plusieurs cordes (vocales) à son arc!![]()
Même quand les vraies cordes vocales ne vibrent plus!
Je suis donc retourné dans mes archives et j'ai retrouvé l'enregistrement de cette séquence.
C'était le mercredi 29 mai 2013 à 7h10, sur le stade de foot derrière le foyer Blanche Neige.
Gauthier Paturo me mettait son micro sous le nez et je répondais à ses questions tout en pilotant le fidèle MiniMag!
http://www.francebleu.fr/patrimoine/vie-commune/vie-commune-54
En prime: vous trouverez ci-dessous un petit montage vidéo accompagnant la séquence audio réalisée le 29 mai.







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