tranches de vie
Alpha-Bais
Qui se souvient de cette émission, diffusée une fois par an à la fin juin?
A la réalisation, on trouvait Guy Lahellec, passionné de vidéo.
Les acteurs? De jeunes enfants issus de l'école publique de Bais: CM1, CM2, classe de perfectionnement.
Epoque où l'école était complètement "éclatée" en différents ateliers un après-midi par semaine.
Nous y prenions tous un grand plaisir, et n'avions pas forcément l'imression d'être des novateurs... Mais les principes de notre démarche étaient de faire l'école autrement.
Proposer à tous les élèves des clés afin de s'épanouir.
L'un des membres de l'équipe vient de quitter la planète...
Mais, comme il le souhaitait en préambule d'une de ces "émissions", les "bobines" et autres cassettes vont reprendre du service.
Yann Lahellec m'a proposé de me confier une copie de ce qu'il a pour l'intant réussi à transférer sur support numérique... infime partie d'un travail colossal.
C'est ainsi que je suis devenu dépositaire d'un stock de vidéos...
- 7 émissions de Alpha-Bais: années 1983 à 1989
- école de Bais à la récré le 28 juin 1983
- école de Bais classe de Guy Lahellec 1977
- Ecole de Bais Musée Tatin Aérodrome de Laval Entrammes
Chaque fichier représente environ 2Go pour presque 1h45 de spectacle.
En accord avec Yann, je peux toutefois mettre ces documents à la disposition de celles et ceux qui le désirent
La totalité des actuelles archives pèse plus de 12 Go... impossible à envoyer... difficile à déposer sur un serveur.
N'ayant pas actuellement trouvé d'autre solution, je vous propose de venir me voir avec un support numérique adéquat: clé USB, disque dur externe.
Moyennant quoi je vous transférerai ce qui vous intéresse. Mais ayez la gentillesse de téléphoner auparavant...
Ou alors envisager une soirée "rencontre" où chacun arriverait avec son matériel afin de dupliquer les documents?
Je suis ouvert à toute suggestion.
Encore un grand merci à Yann, qui pense proposer dans quelque temps d'autres "émissions" ainsi que des reportages sur le Bais-Brouettes-show... et peut-être des surprises!
Le banc des instits: Bernard Munoz, Annie Munoz, Marinette Lahellec, Jeanine Bondiguel, Gilbert Jubin Ecole Rue des Alpes Mancelles
PS: Yann a proposé que les vidéos soient en téléchargement directement au secrétariat de la mairie. Ce qui est donc maintenant possible.
http://www.bais.mairie53.fr/archives---souvenirs-d-ecole
Voici la liste des documents disponibles:
École publique de Bais – Autres documents
01. École de Bais à la récré - 28 juin 83 (310 Mo)
02. École de Bais au Musée Robert Tatin & Aérodrome de Laval en 1983 (747 Mo)
03. École de Bais - Classe de Guy – 1977 (325 Mo)
04. École de Bais - Voyage scolaire au Mont St Michel & St Malo – 1988 (439 Mo)
05. Randonnée CM1 du 13 au 17 juin 1988 à Saint-Léonard-des-bois (569 Mo)
06. Randonnée CM1 du 26 au 30 juin 1989 à Saint-Léonard-des-bois (1,08 Go)
Archives de Bais
01. Bal masqué à Bais - 19 février 1983 (284 Mo)
02. Jumelage Bais - Oy-Mittelberg - 16 septembre 1983 (1,18 Go)
03. Rallye de voitures anciennes à Bais - 29 mai 1983 (188 Mo)
04. Rallye pédestre au bois du Tay - 24 juin 1984 (869 Mo)
05. Soirée Victor Vivier & Marc et Véronique - 16 mai 1981 (2,07 Go)
Émission audio-visuelle Alpha-Bais
Alpha-Bais 1983 (1,41 Go)
Alpha-Bais 1984 (1,34 Go)
Alpha-Bais 1985 (1,70 Go)
Alpha-Bais 1986 (1,65 Go)
Alpha-Bais 1987 (1,69 Go)
Alpha-Bais 1988 (1,62 Go)
Alpha-Bais 1989 (1,63 Go)
Toutes ces vidéos sont au format compressé .avi et peuvent être lues grâce au logiciel libre VLC.
École publique de Bais – Autres documents
01. École de Bais à la récré - 28 juin 83 (310 Mo)
02. École de Bais au Musée Robert Tatin & Aérodrome de Laval en 1983 (747 Mo)
03. École de Bais - Classe de Guy – 1977 (325 Mo)
04. École de Bais - Voyage scolaire au Mont St Michel & St Malo – 1988 (439 Mo)
05. Randonnée CM1 du 13 au 17 juin 1988 à Saint-Léonard-des-bois (569 Mo)
06. Randonnée CM1 du 26 au 30 juin 1989 à Saint-Léonard-des-bois (1,08 Go)
Archives de Bais
01. Bal masqué à Bais - 19 février 1983 (284 Mo)
02. Jumelage Bais - Oy-Mittelberg - 16 septembre 1983 (1,18 Go)
03. Rallye de voitures anciennes à Bais - 29 mai 1983 (188 Mo)
04. Rallye pédestre au bois du Tay - 24 juin 1984 (869 Mo)
05. Soirée Victor Vivier & Marc et Véronique - 16 mai 1981 (2,07 Go)
Émission audio-visuelle Alpha-Bais
Alpha-Bais 1983 (1,41 Go)
Alpha-Bais 1984 (1,34 Go)
Alpha-Bais 1985 (1,70 Go)
Alpha-Bais 1986 (1,65 Go)
Alpha-Bais 1987 (1,69 Go)
Alpha-Bais 1988 (1,62 Go)
Alpha-Bais 1989 (1,63 Go)
Toutes ces vidéos sont au format compressé .avi et peuvent être lues grâce au logiciel libre VLC.
J'aime la galette...
...J'aime la galette
Savez-vous comment?
Quand elle est bien faite...
C'est sans doute ce que j'aurais pu chantonner l'autre soir, où, revenant de chez mon fils, j'entends un drôle de bruit... et quelques secondes plus tard j'éprouve l'étrange sensation que la direction se comporte bizarrement.
Je stoppe mon véhicule sur le parking d'une entreprise de travaux agricoles.
Et je me dirige sans sourciller vers la roue avant gauche... que je ne suis pas surpris de trouver complètement à plat!
Quelques jurons afin de bien entamer la galère qui s'annonce.
Parce qu'l fait nuit... et qu'il va donc me falloir effectuer le dépannage à la simple lueur d'une lampe LED.
C'est alors que je vois sortir du magasin quelques beaux gaillards, qui me demandent...
J'ai juste à leur montrer mon pneu.
"Filez-nous la galette qui est dans le coffre..." me lance l'un d'eux!
La "galette", ainsi nomme-t-on parfois la roue de secours d'une dimension moindre que la roue d'origine: elle est là pour dépannage uniquement.
Et pendant que je plonge dans mon coffre à la recherche de la galette, du cric, de la manivelle... je me retrouve soudain éclairé presque comme en plein jour.
L'un des compères s'est prestement installé au volant d'un tracteur stationné près du hangar, et tous phares allumés, il éclaire ses compagons dont l'un tourne la manivelle du cric, l'autre desserre les écrous...
Bref, en deux temps trois mouvements...
Et une fois que la roue est sortie de son emplacement, on découvre un trou de presque un centimètre de diamètre!
Ah, c'est sûr, le pneu a dû se dégonfler en un rien de temps.
Aussi vite qu'ils avaient démonté, mes gaillards installent la galette... et pour les quelques kilomètres qui me restent à parcourir afin de rentrer chez moi, ils me souhaitent bonne route.
"Comment vous remercier...
- Ben vous avez eu de la chance que ce soit vendredi soir: on fête toujours la fin de la semaine, c'est pourquoi on était encore là... Mais si vous voulez nous faire plaisir...
- Offrez-nous l'apéro la semaine prochaine!" lance alors un des compères.
Je prends note de leurs souhaits, et je leur promets donc de revenir avec une bouteille de boisson anisée... Breuvage qui "blanchit" si on y ajoute de l'eau...
Samedi matin... je file chez mon garagiste et je lui montre le pneu.
"Ben, pour que ça fasse un trou pareil, vous avez sûrement chopé une bout de ferraille... et pas un petit!"
Tentative de réparation par l'extérieur avec un mèche... Résultat peu probant.
Il faut démonter le pneu et utiliser un "rustine" interne.
La réparation est effectuée en une petite demi-heure.
Mais, imaginez que cette crevaison se soit produite en pleine campagne... sans lumière ou presque...
Et puis est-ce que mes petits bras auraient été en mesure de desserrer les écrous?
Bref, je m'en tire à bon compte... et j'aime maintenant encore davantage la "galette"... si... si!!!
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PS: suite à ma mésaventure, j'ai reçu ce simple mail:
Ben dis donc, ils sont sympas dans ta campagne 
Il est en effet très réconfortant de rencontrer des gens pour qui solidarité n'est pas un vain mot.
Merci messieurs!!!
Quand je retrouve Gué de Selle et le Montaigu
En ce joli matin de début septembre, j'ai enfourché mon VTT dès potron-minet.
Cela me laisse en effet davantage de temps avant midi... pour muser, flâner, rêver.
J'ai décidé de partir en direction du mont Rochard, pour redescendre vers Sainte Gemmes le Robert, et pénétrer dans l'agglomération à la vitesse pharaonique de 43 km/h!
Puis à la sortie du village, direction la liaison aménagée conduisant vers Gué de Selle.
Au passage, je remarque un arbre au squelette famélique...
Il contraste bizarrement avec la végétation luxuriante qui l'entoure.
Est-ce la raison pour laquelle je me suis rué sur les mûres omniprésentes dans les haies?
Mais un peu plus loin, je suis particulèrement déçu de ne plus trouver aucune prune le long de cette voie...
Hier, c'était dimanche, et je suppose que les pruniers ont dû être dépouillés de leurs derniers fruits!
Je parviens à l'étang du Gué de Selle, fort calme en cette fin d'été.
Seuls cinq ou six pêcheurs taquinent le poisson, et je croise quelques petits groupes de marcheurs...
Après avoir longé le centre équestre, je pénètre dans la forêt, puis j'entre dans le hameau de Chellé.
Un petit kilomètre, et je vire à droite, direction le Montaigu.
Auparavant, il aura fallu se "farcir" la côte de la Mare...
Je grimpe ensuite jusqu'à la Chapelle, point culminant de mon périple, d'où mon regard embrasse le paysage. Sous la caresse des rayons du soleil d'Est, je distingue au loin Hambers, Jublains, Mayenne...
Puis je redescends afin d'emprunter le sentier qui passe au carrefour des Pommiers.
Une agréable odeur de pins fraîchement coupés flotte dans l'atmosphère.
Le carrefour des Pommiers
Je poursuis ma balade dans ce ce chemin qui ressemble parfois à un véritable boyau...
Le chemin creux typique du bocage mayennais.
Puis je grignote encore quelques mûres, avant de me glisser dans le chemin qui descend à la Beltière.
Dès sa sortie, je retrouve la lumière et je vois alors s'ouvrir vers l'Ouest un vaste panorama verdoyant.
L'entrée dans Bais s'effectue par une jolie descente, qui va m'amener à faire le tour du plan d'eau... totalement désert à cette heure.
Sous les saules du plan d'eau de Bais
Et enfin, retour au bercail après une virée de 33.4km.
Je n'ai perdu qu'une barre du graphe de la batterie.
Faut tout de même dire que, même si chez nous c'est loin d'être plat, cela n'a rien à voir avec mes récentes escapades auvergnates!
Mais notre bocage vaut quand même bien qu'on lui consacre quelques commentaires, n'est-ce pas?
Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente
Ayant effectué la grimpette en VTT vers la station du Lioran, j'étais passé plusieurs fois au pied du télésiège de Rombière.
Je m'étais mis dans la tête de l'emprunter un jour… mais pas tout seul !
Il était évident qu'un planeur m'accompagnerait lors de l'ascension, n'est-ce pas…
Et dans la mesure où en ce mercredi 12 août il faisait très chaud dans la vallée, j'étais quasiment certain de trouver un peu de fraîcheur si je prenais un poil d'altitude.
A l'aide de deux tendeurs, j'ai donc ficelé mon Solius dans ses housses à bulles… Dans le sac à dos, j'ai enfourné l'émetteur, un pull, un coupe-vent, l'appareil photo, et une petite bouteille d'eau.
Je me suis pointé à la station de départ, tout en demandant à la dame qui la gérait s'il y avait le moindre inconvénient à ce que…
« Pas de problème, mon bon monsieur !
Je vais même arrêter le siège afin que vous puissiez vous installer sans encombre… et vous serez accueilli là-haut pas ma collègue. »
Ce qu'elle fit promptement.
A peine étais-je embarqué qu'un klaxon tonitruant résonnait… doublé d'un coup de téléphone :
« Je t'envoie un monsieur avec un avion. Siège 14… tu l'arrêtes pour qu'il descende tranquillement ! »
Puis s'adressant à moi :
« Rappelez-vous : dernière descente à 17 heures… sinon, c'est à pied. Bonne montée et bon vol ! »
Quelques instants plus tard, j'étais arrivé là-haut, avec accueil tout aussi aimable de l'autre dame, qui prit la précaution d'arrêter le défilement des sièges.
Reste à escalader un petit raidillon caillouteux… et je découvre la station du Lioran enchâssée dans un écrin de verdure.
Un peu plus à droite, j'aperçois le téléphérique qui, au départ de Super Lioran emmène les voyageurs vers le Plomb du Cantal.
J'assemble mon planeur, puis je fais un tour d'horizon.
Vers le Puy Mary, des parapentes semblent tenir l'air dans une sorte de « cheminée » thermique.
Allez, on lance.
Dès le départ, la portance est sympathique, et le gain d'altitude conséquent.
Mon modèle passe en sifflant dans un décor de rêve.
Vingt minutes de vol, déjà.
Je pose afin de me désaltérer.
Je reste contemplatif un long moment.
Puis je m'apprête à installer la caméra sur l'aile du planeur.
Mais ? Les herbes penchent à l'inverse de tout à l'heure… Mes parapentistes sont très bas dans la vallée opposée !
Ah, l'aérologie de montagne et ses subtilités…
Je lance donc côté opposé. Mais mon modèle se retrouve très vite dans la position d'un poisson prisonnier d'un bocal et qui vient à la surface rechercher l'oxygène.
Situation inconfortable s'il en est.
Je préfère donc abréger l'expérience et grâce au moteur électrique, je ramène mon oiseau pas très loin de mes pieds… sur le chemin de Compostelle !!!
L'air est devenu subitement assez froid… et comme l'heure avance, je remets mon attirail en position « descente du télésiège »
Quelques centaines de mètres me permettent d'atteindre la station « haute »… où la dame stoppe une fois encore la machine.
Et c'est reparti vers le bas.
Au milieu du parcours, les sièges s'arrêtent.
Juste à ma droite et au même niveau, des « voyageurs ascendants ».
Mais dans la mesure où les câbles sont pris d'oscillations verticales, avec un mouvement en opposition à celui de mes voisins, quand je suis en haut, ils se trouvent plus bas que moi, et inversement, de façon alternative. Mal de mer en vue !
Nos sièges sont également animés d'un balancement d'avant en arrière, ce qui fait dire à une gamine :
« Ben, j'savais pas qu'on avait aussi droit à un tour de balançoire ! »
Et inévitablement… la référence au film Les Bronzés font du ski: « Quand te reverrai-je, pays merveilleux ? »
Puis la descente reprend.
Je survole des chevaux…
Et puis j'arrive en bas, où je suis accueilli par un :
« Alors ? Ça a bien volé ?
- Pas trop mal… c'était génial… j'en ai pris plein les yeux !
- Au revoir monsieur, bonne soirée !
- De même pour vous, madame ! »
De retour au camping, j'ai raconté mon périple à mon épouse, qui n'avait pas voulu me suivre.
Mais j'ai cru comprendre qu'elle émettait maintenant quelques petits regrets !!!
Sauf peut-être au niveau de l'épisode « balançoire », qu'elle n'aurait sans doute pas apprécié !
Y'a pas que les facteurs !
Il était un temps encore pas si lointain où les facteurs desservaient les campagnes avec pour seul moyen de locomotion le vélocipède.
Maintenant qu'on les désigne sous le gentil vocable de « préposés », ils quadrillent la ruralité avec des petites voitures jaunes.
Quelques « privilégiés » ont toutefois été équipés de véhicules électriques… dont le « facteur » qui passe chez moi et qui, vantant les qualités de sa bicyclette jaune, escalade joyeusement les pentes de mon village.
Je partage avec lui un moyen de locomotion identique… un VTT à Assistance Electrique, qui me procure de bien belles e-Motions !
(Voir autres articles de ce blog)
Cependant, il en est une dont je me serais volontiers passé.
Figurez-vous qu'hier, empruntant le circuit « VTT » n° 1 du côté de Chalinargues, je m'apprête à traverser un hameau.
D'une cour de ferme, je vois alors surgir un chien, qui se met à aboyer, me laisse passer, continue d'aboyer...
Jusqu'à ce que tout à coup, je sente des crocs qui, tel un étau, se referment brutalement au bas du mollet gauche.
Suite à quoi, je profère je ne sais trop quels jurons, tout en maudissant ce sale clébard de m'avoir ainsi agressé.
Le fermier redescend précipitamment de son champ, alpague le chien et lui fiche une rouste mémorable.
Sa femme sort de la cour, et me demande ce qui s'est passé.
Mais elle comprend vite.
Tous deux se confondent en excuses, et me demandent d'entrer à la maison.
Là, ils vont me désinfecter les plaies - heureusement superficielles-, m'offrir une boisson fraîche, se re-confondre en excuses.
Et lorsque j'ai enfin repris mes esprits, ils me donnent leurs coordonnées au cas où…
Ma virée prend dès lors une tout autre tournure, et je n'ai qu'un objectif : rentrer au camping le plus tôt possible.
C'est donc la première fois que je me fais agresser par un chien… et je repense à la phrase du fermier :
« J'comprends pas… Y'a pas 5 minutes, trois cyclistes sont passés, et mon chien n'a pas bronché... »
Ajoutant avec un semblant de pointe d'humour :
« Doit y avoir chez vous quelque chose qui ne lui a pas plu... »
Ben voyons !
Mais cette petite phrase n'a cessé de me trotter dans la cervelle… jusqu'à ce que ma femme me dise.
« Te souviens-tu quand nous campions à Cahors… certains soirs tu faisais évoluer un petit modèle électrique… et les chiens des alentours se mettaient à hurler... »
Mais c'est vrai !!!
Poussant la réflexion un peu plus loin, nous nous sommes alors posé la question de savoir si ces fichus moteurs électriques n'émettraient pas des ultra-sons qui perturbent les chiens…
Hypothèse actuellement sans réponse.
Mais mon mollet se moque bien de l'existence des ultra ou des infra-sons… lui !
Une chose est toutefois certaine : lorsque juché sur mon vélo j'apercevrai prochainement un chien, je couperai prudemment l'assistance électrique !!!
Sait-on jamais ?
Vol de pente col du Redondet
Mon séjour dans le Cantal ne s'est pas borné à la pratique du VTT électrique, même si cette activité m'a procuré bien des plaisirs.
Parce que je suis monté plusieurs fois au col du Redondet pour faire évoluer mes modèles en vol de pente.
Ce col est situé juste en-dessous du Puy Mary et permet via le Pas de Peyrol un passage vers la vallée de Mandailles.
Le site a ainsi la particularité de permettre des vols soit d'un côté, soit de l'autre.
Lorsqu'on arrive, on « renifle » le vent, et après avoir assemblé son modèle, on jette au trou.
Par ailleurs, j'ai toujours constaté une meilleure portance côté « Mandailles ».
Je trouve en effet le rendement un peu plus faiblard lorsque la portance remonte le cirque du Falgoux.
http://www.ooings.com/index.php?pg=voler&bl=detailsPenteBloc&rst=France_15_39
Cependant, la fréquentation des modélistes doit être assez rare : je n'ai en effet jamais rencontré d'autres pratiquants.
Sauf l'autre jour, où j'ai vu arriver des parapentistes, qui souhaitaient effectuer des baptêmes de l'air en biplace.
Le vent leur semblait parfois un peu fort… et j'ai été très été étonné de constater qu'ils ne possédaient pas le moindre anémomètre afin d'évaluer avec précision la vitesse du vent !
Par contre, les randonneurs sont eux très nombreux à franchir le portillon clôturant la pâture, et qu'il convient de refermer convenablement après son passage…
Emanant de néophytes, les questions fusent alors.
C'est ainsi que j'ai été « confronté » à un groupe de jeunes à la bonne humeur communicative.
J'ai souvent pris plaisir à répondre aux interrogations par des boutades… du style :
« Comment voyez-vous les ascendances ? »
Et moi de rétorquer :
« Ben c'est facile : j'ai des lunettes spéciales !!! »
Ou encore :
« A quand remontent vos premières expériences du pilotage ? »
Et moi toujours malicieux :
« Oh, peut-être à l'époque du volcanisme… ou des dinosaures ! »
Bref, les échanges ont été joyeux.
Et puis, comme ils avaient constaté que je disposais d'une mini-caméra installée sur la visière de ma casquette, ils ont fini par me demander :
« Et on pourrait pas voir les vidéos ?
- Ben non, je n'ai pas apporté ce qu'il fallait pour les lire sur la pente…
- Dommage ! Vous pourriez pas les déposer sur Internet ?
- Oui, c'est possible, mais vous attendrez que je sois rentré chez moi, là où la liaison sera plus efficace que le wifi du camping ! »
Alors, amis randonneurs qui m'avez croisé sur le col du Redondet, envoyez-moi via mon blog un petit message, et je vous dirai comment récupérer les fichiers au moyen de wetransfer par exemple.
A moins que le courage me prenne et que je monte une petite vidéo que je déposerai chez Daylimotion ou Youtube.
Au plaisir d'une prochaine rencontre !
Toi l'Auvergnat...
Mon titre ne vous révélera rien pour l'instant… Il vous suffira juste d'être un peu patient, n'est-ce pas ?
Cela fait donc déjà quelque temps que je séjourne dans le Cantal, sans objectif particulier si ce n'est d'y passer de bons moments.
Et je dois dire que je ne suis pas déçu. Pour plusieurs raisons d'ailleurs.
Au premier rang desquelles je voudrais une fois de plus dire tout le bonheur que j'ai de posséder un vélo à électrons !
En effet, ce fier coursier me permet de quitter la vallée et d'escalader les pentes qui vont me conduire sur les planèzes.
Où il m'est possible de « renifler » toutes les senteurs qui s'offrent à moi.
Cela va de la forêt de feuillus en passant par les pinèdes.
Sans oublier la palette qu'offre le regain des foins en partant de l'herbe fraîchement coupée pour finir avec la blondeur de l'herbe vraiment sèche. Avec toutes les tonalités intermédiaires.
Levant parfois les yeux vers le ciel, j'admire les harmonieuses spirales décrites par les oiseaux de proie.
Ce qui me contraint à stopper ma bécane… béatement.
Quant aux différents paysages…
Si vous ne connaissez pas la région du Puy Mary, c'est un manque qu'il vous faudra combler au plus vite.
D'autant plus qu'on y fait parfois de bien belles rencontres.
Dimanche matin…
Je suis parti en direction de Farges.
Puis Chavagnac.
C'est dans cette portion de circuit que je m'arrête.
D'une part pour me désaltérer, et d'autre part afin de faire le point sur l'itinéraire que je vais prendre pour rentrer au camping.
Je vois alors sortir un homme, qui me dit spontanément bonjour.
Je lui réponds, et il me demande :
« Seriez-vous perdu ?
- Non, non…
- Mais si je peux vous être utile…
- C'est très gentil à vous, mais je vous assure…
- Même pas un peu d'eau fraîche ?
- Ah, c'est pas de refus ! »
Il me fait signe de monter vers sa cour
Je lui tends ma bouteille… qu'il refuse en me disant :
« Mais non, entrez donc... »
Et me voilà introduit dans sa maison qui, comme bon nombre des bâtisses ce cette région, arbore au-dessus de la porte sa date de construction : 1861.
Et là, je me trouve plongé fin du 19ème siècle.
Au sol de grandes dalles disjointes.
Une vaste cheminée dont la fumée a patiné les murs ainsi que le mobilier.
A part le grand écran plat de 140cm… rien n'a dû vraiment changer.
Sa femme me remplit la bouteille.
J'adresse mes plus vifs remerciements.
Et nous entamons la conversation.
La pluie, le beau temps, la rudesse de l'hiver dernier qui les a bloqués chez eux plusieurs jours durant.
Et mon hôte de me demander :
« Vous allez où comme ça ?
- Ben je vais rentrer à Murat.
- Mais vous allez jamais y être rendu pour midi !
- Vous croyez ?
- Je crois que ça va pas être facile, d'autant plus que si vous passez par Fortuniès, ça continue de grimper. »
Et là, arrive la phrase qui va me scotcher.
« Dites-moi, vous voulez pas manger un petit quelque chose ? Ça vous donnerait des forces pour continuer votre chemin... »
Quelque peu hébété par une telle proposition, j'ai décliné poliment l'offre.
Et le monsieur d'ajouter :
« Ben si vous repassez par là, et que vous avez besoin, arrêtez-vous... »
J'ai salué mes interlocuteurs.
J'ai enfourché mon VTT.
Mais depuis un certain temps déjà trottait dans ma cervelle la chanson de Brassens :
« Toi l'Auvergnat qui sans façon... »
En ces temps où certains déplorent un égoïsme galopant, je me suis dit qu'il était extraordinaire de rencontrer des gens prêts à vous offrir l'hospitalité… sans idée de spéculer ou d'en tirer un quelconque profit.
Oui… Toi l'Auvergnat.
Quand tu mourras.
Quand le croque-mort t'emportera.
Qu'il te conduise
A travers ciel
Au Père Eternel !
Un peu de bon sens, que diable!
Cette simple réflexion parce que l'autre jour, mon voisin de camping me dit :
« C'est quoi ce truc là-haut ? Je pense que c'est un phare ? »
Et moi, très étonné :
« Un phare ? Au milieu d'un camping en plein Cantal, dans le fin-fond de la vallée ?
- Ben ouais, » que surenchérit mon interlocuteur.
J'ai essayé de lui faire comprendre que ce qu'il prenait pour un phare, ce n'était rien d'autre que le tubage en inox issu de la chaufferie. Ce dernier envoyait des éclats sous les effets du soleil couchant.
Mais dans la mesure où il n'a pas voulu en démordre et qu'il est du Finistère, ce breton qui, tel un marin aperçoit des phares partout se voit affublé du sobriquet l'Amiral !
Autre tétouinerie, toujours sur le même camping.
Cramponné au guidon de son scooter Piaggio, un Belge se fait pousser dans la légère descente qui mène à l'accueil… tout en injectant des coups de démarreur.
Son engin refuse obstinément de pétarader.
Lorsque je reviens une ou deux heures plus tard, je retrouve mon Belge accompagné de deux bonshommes. Tout ce petit monde essaie de déloger la batterie bien encastrée dans un recoin du carénage.
Et le pilote d'affirmer avec conviction :
« C'est un problème électrique, la batterie est à plat... »
Sauf que je relate aux témoins la séance « poussette »…
« Non, non, c'est la batterie.. » insiste l'entêté.
Un autre campeur arrive avec des câbles, qu'il branche sur la batterie d'une voiture.
A près quelques hoquets du Piaggio, son démarreur cale, impuissant.
J'ajoute alors :
« Voyez que c'est pas la batterie, puisque même avec celle de la voiture -pourtant bien chargée- votre scooter ne veut rien savoir...Vous avez noyé le moteur.
- Ah que non ! me rétorque mon Belge... Si j'vous dis qu'c'est la batterie. »
Et les aide-mécanos autour de moi d'ajouter timidement :
« Ben, le monsieur doit avoir raison, parce que en plus, ça pue l'essence un max…
- Non, non...C'est... »
Vous connaissez la suite.
Quelque peu agacé, j'ai abandonné le groupe, et zut ! Je suis parti prendre l'apéro, laissant mon Belge emmouscailler encore un peu davantage les gens qui daignaient lui porter assistance.
Ne me demandez pas ce qu'il est devenu…
Et enfin cette troisième anecdote.
J'arrive sur un camping, je dételle ma caravane, je baisse les béquilles… puis je m'en vais brancher mon fil à la borne électrique.
Je vois alors surgir un grand escogriffe d'Allemand qui, dans un sabir de français guttural tente de m'expliquer :
« Avant qu't'arrives, j'avais du courant ! Maintenant qu't'es là, j'ai plus de courant ! »
Comme chez moi ça fonctionne, je permute les prises, puis les câbles… et ça fonctionne toujours chez moi, pas chez lui
Je tente alors de lui faire comprendre que la coïncidence de mon arrivée n'a sûrement rien à voir avec ses ennuis.
« Non, non ! Avant qu't'arrives, j'avais du courant ! Maintenant qu't'es là, j'ai plus de courant ! »
J'avance alors timidement que, parfois, sans le faire exprès, on peut actionner le disjoncteur de la caravane, très souvent placé dans la penderie.
« Non, non ! Avant qu't'arrives, j'avais du courant ! Maintenant qu't'es là, j'ai plus de courant ! »
Agacé, je m'apprête à descendre vers sa caravane pour aller vérifier moi-même que le fichu disjoncteur…
Il s'interpose… me balance des « Ruhe...Ruhe... » (Du calme !)
C'est alors que je vois sa femme sortir de la caravane, pointant la lampe extérieure qui vient de se rallumer.
Comme par enchantement, le courant était revenu !
Ce qu'elle a pu dire à son furieux ?
Je n'en sais rien.
Mais à coup sûr, elle a ré-enclenché le p'tit bouton noir dans la penderie
Est-ce utile de préciser que, à l'issue de cet incident dont je n'étais aucunement responsable, je n'ai pas eu droit au moindre mot d'excuse ?
Mais si mes trois tétouins avaient fait preuve d'un peu de bon sens… hein ?
Ben, vous n'auriez pas eu droit à ces petites tranches de vie qui pimentent la vie des campeurs!
Et pas rien qu'eux !
Mais que diable, un peu de bon sens n'a jamais fait de mal à personne, n'est-ce pas?
Quel merveilleux métier!
Quel merveilleux métier !
C'est encore et toujours ce que je me dis lorsque j'évoque toutes les anecdotes accumulées au long de ma carrière d'enseignant… même plusieurs années après avoir quitté les bancs de l'école.
Cependant, il risque de ne pas y avoir les mêmes souvenirs joyeux chez tout le monde.
Mais lisez plutôt...
Comme vous le savez déjà si vous êtes habitué(e) de ce blog, je nourris une dévorante passion pour l'aéromodélisme.
De ce fait, je n'oublie jamais d'emporter dans mon grand coffre de toit quelques modèles afin de les faire évoluer sur tous terrains.
L'autre soir, au bout du camping de Murat, je vois approcher deux gamins et leur mère.
Qui me bombardent de questions sur mon modèle, sa caméra embarquée…
Et la maman de me dire :
« N'auriez-vous pas été enseignant par hasard ?
- Si… Pourquoi ?
- Ben à la façon dont vous faites partager votre activité… votre passion… avec des images très parlantes pour les enfants… Avec en permanence, au travers des questions que vous leur posez, le souci de savoir s'ils ont compris ce que vous dites…
- Ah… déformation professionnelle sans doute…
- Peut-être, mais… »
Puis après quelques autres échanges évoquant les méthodes pédagogiques, le fait que j'avais mis en place au sein de l'école un atelier modélisme (j'y reviendrai un peu plus loin...), la jeune femme, apparemment très gênée, me demande :
« Et vous avez fait le même métier toute votre vie ?
- Oui, pourquoi ?
- Ben… je suis professeur des écoles… Et… J'avoue… comment dire ? Je ne me sens pas à ma place dans cette institution qu'est l'Education Nationale. J'envisage de bifurquer vers un autre métier… et abandonner le Mammouth… (cf le ministre Claude Allègre).
Faut aussi vous dire que je suis très admirative devant votre fougue encore juvénile pour évoquer ce métier d'enseignant que vous semblez avoir exercé avec passion... »
Fin ce ce premier acte… que je perçois toutefois avec une profonde tristesse vis à vis de cette jeune femme.
Parce que, même si cela fait déjà 15 ans que j'ai quitté ma classe, ce métier d'enseignant me procure encore bien des satisfactions.
Jugez plutôt :
Nous déambulons dans les rues de Salers.
S'approche un grand gaillard qui nous dit :
« Bonjour Madame et Monsieur Munoz ! »
Et moi immédiatement :
« Salut Vincent... Vincent… Vincent… Ah, zut, j'ai oublié ton nom de famille. »
Le jeune homme me donne alors la première syllabe, et toc… tout est recadré.
Il nous présente sa femme, ses trois enfants, et le voilà parti à évoquer ses souvenirs.
« Ah, le CP avec madame Munoz…
Et le CM avec monsieur Munoz… »
Puis s'adressant à moi :
« J'étais pas un bon élève, hein ? Mais qu'est-ce que j'aimais le mardi après-midi, quand l'école était complètement éclatée en différents ateliers.
Moi, j'avais choisi l'aéromodélisme. Ben… vous me croirez si vous voulez, mais le modélisme, ça a beaucoup aidé les manuels comme moi à surmonter pas mal de difficultés… et même encore maintenant.
Et puis il faut que je vous dise : j'ai déménagé plusieurs fois depuis que j'ai quitté l'école… Mais mon « avion » me suis partout. Bien emballé… Je fais attention à ne pas lui casser la moindre nervure… J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. »
Les trois enfants sont là, bouche bée, écoutant leur père avec grand intérêt…
Et moi, je prends encore une fois conscience de ce que ma façon d'enseigner a pu « marquer » certains élèves.
Elèves que je retrouve toujours avec grand plaisir.
Comme ce fut le cas l'autre jour à Aurillac.
Où je savais dénicher Florian.
Qui tient avec sa jeune épouse un restaurant nommé… la Table des Matières.
Restaurant sur les étagères duquel figurent d'anciens manuels que les instit's Munoz leur ont procuré quand l'établissement a ouvert.
Et Florian d'évoquer son passage dans notre école.
Et de dire avec une certaine fierté à ses clients installés en terrasse :
« Voyez, j'ai le grand plaisir aujourd'hui de servir ma maîtresse de CP et mon maître de CM2... »
Voilà…
Souhaitant presque occulter la première anecdote qui me peine, je préfère plutôt me tourner vers les deux dernières.
A elles seules, ne suffiraient-elles pas à justifier pleinement le titre de ma rubrique du jour ?
Quel merveilleux métier que celui d'enseignant!
A propos de "la Table des Matières" où nous avons magnifiquement déjeuné, vous pouvez toujours dire que vous venez de ma part… mais n'oubliez pas de réserver !
In-dis-pen-sable !
http://www.restaurant-latabledesmatieres-aurillac.com/








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