La société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne lance un appel pour rechercher et identifier les cabanes de cantonnier dans le département. Celle de Sainte-Gemmes, restaurée par le conseil général, est située au lieu-dit la Poterie, à environ 3 km en direction de Bais.
La maisonnette témoigne d'une époque encore proche où elle servait d'abri aux cantonniers, et dont l'emploi fut institutionnalisé le 16 novembre 1811, par le décret de Napoléon.
Communément appelées cabanes de cantonnier, souvent bâties par l'utilisateur, elles permettaient à celui-ci de se protéger des intempéries et d'y ranger ses outils. Celle de la Poterie, d'une surface de 4 m2, était équipée d'une cheminée pour que l'ouvrier puisse y préparer ses repas et se réchauffer l'hiver.
« Très souvent construites au bord des routes et des chemins, elles ne demandent qu'à revivre comme témoin d'une époque. À notre connaissance, celle de Sainte-Gemmes-le-Robert est la seule connue dans la Mayenne, explique Gervais Barré, membre du conseil d'administration de la société d'archéologie et d'histoire. Nous aimerions retrouver ces petites cahutes pour en faire l'inventaire, comme nous l'avons fait pour les chapelles, dont 850 sur les 1 200 que compte le département sont dans nos bases de données. »
tranches de vie
Le petit gardon de l'Aron
Suite à mon précédent billet de (mauvaise) humeur, un lecteur qui se voulait anonyme a tenté de glisser subrepticement une enveloppe dans ma boîte aux lettres.
Il se reconnaîtra, bien évidemment!
Mais dans la mesure où sa Mercedes ne passe pas inaperçue, et que je l'ai vu faire, j'ai pensé qu'il ne dédaignerait pas de prendre un petit café en ma compagnie.
Il venait me confier des photocopies issues d'un Bulletin Municipal... paru en décembre 1994!
Ces deux pages pleines d'humour se suffisent à elles-mêmes.
Et de ce fait, je n'ajouterai aucun commentaire à leur propos!
La seule question que je me pose, c'est à propos de l'auteur de ces lignes... bien que...
Parce que j'ai tout de même ma petite idée sur le sujet, hein René?
Connaissez-vous Albert Dubout?
Ah, ce Dubout!
Un drôle de dessinateur qui agrémenta mes années Lycée.
Et pourquoi donc ce matin évoquer ce facétieux personnage?
Tout simplement, parce que, me rendant le plus sérieusement du monde en mairie afin d'effectuer mon devoir de citoyen, je suis tombé sur une image qui m'a rappelé Dubout.
Lui, le spécialiste des tuyaux de poêle raccordés avec des morceaux de ficelle, il avait dû passer dans mon village incognito.
La preuve! Dites-moi donc où débouche cette gouttière?
Directement sur une plaque de fonte.
Avec la même logique d'échappement que pour cette cheminée de locomotive!
Les dessins de Dubout, moi, j'adore.
Et sa logique déjantée, j'en redemande!
Je me remémore avec bonheur l'année 2002, où je me rendis à Palavas les Flots pour visiter le musée qui lui est dédié.
Où avant même d'y pénétrer, on est mis dans m'ambiance.
Ce fut aussi l'occasion pour moi d'acquérir un ouvrage, que je compulse de temps à autre.
Ouvrage qui se trouve juste à côté des deux volumes "Gargantua et Pantagruel"... écrits par un certain François Rabelais, un autre de mes "dadas", deux gros bouquins illustrés par... Albert Dubout bien sûr...
Les arbres, si divers...
En ce jour ayant débuté par une gelée fort nuisible au niveau des arbres fruitiers, j'ai enfourché mon VTT en pensant à eux.
Certes, le long du parcours que j'avais décidé d'emprunter, je savais que je ne trouverais pas forcément toutes sortes d'essences... Mais c'était à ma manière une sorte d'hommage que je voulais leur rendre à tous...
Y compris par le premier trouvé sur mon chemin... Sec, sec, sec...
Un peu plus loin, ce drôle de tronc auquel on ne comprend pas grand'chose.
Et puis je pénètre dans Mézangers, à l'endroit précis où j'ai crevé l'autre jour..
Près de l'étang, je m'arrête pour refaire le plein de mon bidon, puis je longe la jetée... Pour admirer de petits arbres isolés sur leur île.
Je m'enfonce ensuite dans une végétation plus dense, pour y trouver, là encore, des troncs curieux... Parallèles, ou traumatisés.
Dans certains cas, il ne reste que des vestiges... troncs carrément sciés à la base suite à la terrible tempête dont a été victime la forêt.
Continuant sur cette longue allée, je découvre encore des bizarreries...
Encore, et encore... des trucs tarabiscotés...
Et puis au coeur d'une cépée, je m'amuse à me "selfier"... bien que dans l'ombre, et les pieds au fond du tronc!
J'arrive enfin sur le parking, où gisent d'innombrables troncs que les bûcherons ont amassé là, afin sans doute de les acheminer plus tard vers les scieries. Voire au broyage...
Certains résineux montrent encore leurs plaies non cicatrisées, et continuent de saigner leur résine...
Récupérant la route goudronnée, je file alors vers le manoir de la Grande Coudrière, où, juste en face l'allée... se dressent des troncs alignés comme à la parade.
Quelques arbres encore,
J'arrive enfin à Hambers, où m'accueille le coquet plan d'eau fréquenté par de nombreux pêcheurs...
Une halte pour refaire le plein du bidon, me désaltérer, et emprunter la route qui me ramènera chez moi.
Parcours de 32km, effectué "gentiment" en puisant dans la batterie lorsque mes jambes gourdes ont du mal à traîner la masse de ce VTT avec ses 21 kilos.
Je n'ai tout de même pas été trop gourmand puisque je n'ai perdu qu'une barre sur 5; c'était au 23ème kilomètre.
Et voilà.
.
Cela faisait longtemps que j'avais envie de prendre des clichés sur le thème des arbres, témoins de mes passages, et que j'avais déjà remarqués pour leurs allures parfois bizarres.
J'ai donc aujourd'hui rempli ma mission... jusqu'à la prochaine sortie, dont je n'ai pas encore arrêté le sujet!
Ce Béluga, quel drôle d'avion!
Mercredi 12 avril... c'est la saint Jules. Mais aucun rapport avec ce qui va suivre! Et toc.
En fait, je suis assis sur mon banc devant la maison, et je prends ma dose de soleil. Quand, levant le nez vers les nuages (totalement absents ce jour-là!), j'aperçois quelques traînées blanches sillonnant le ciel.
Et sur ma gauche... un avion filant vers le Sud-Ouest... apparemment volant à une altitude nettement inférieure à celle de ses congénères...
Et puis cette forme bizarre... un fuselage qui semble d'une hauteur supérieure à la normale...
Dans ma petite tête de "spotter", une idée germe immédiatement: "Ne serait-ce pas un...?"
Je me rentre bien vite afin d'aller consulter sur mon ordinateur un site que j'affectionne particulièrement.
Et là, bingo: il s'agit bien d'un Béluga.
Passant très légèrement à l'Est de Bais, volant à environ à 7000 mètres d'altitude.
Appareil aux formes facilement reconnaissables, avec un fuselage très haut sur lequel le soleil se reflète fort bien.
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F-GSTC - Airbus A300-608ST Beluga - Airbus Transport International - Flightradar24
F-GSTC / FGSTC (Airbus Transport International) - Aircraft info, flight history, flight schedule and flight playback
"Mon" Beluga N° 3 vient donc de Hambourg et il se rend à Saint Nazaire.
Que transporte-t-il?
Si j'en crois les renseignements glanés ici et là, son ventre doit contenir un fuselage d'Airbus.
http://www.airbus.com/aircraftfamilies/freighter/beluga/
En effet, les différents éléments constituant ces avions sont construits un peu partout en Europe, pour être rapatriés finalement sur le site d'assemblage.
Si le coeur vous en dit, vous pourrez aller consulter cette page qui vous détaillera l'aventure "Béluga"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_A300-600ST
Vous pourrez également reproduire le vol de "mon" Béluga ce 12 avril en cliquant ici:
https://www.flightradar24.com/data/aircraft/f-gstc#d0a1662
Plaisir futile qui fut le mien ce jour-là...
Plaisir gratuit de savoir que, dans le ciel au-dessus de ma tête, passe un des maillons de l'aventure aéronautique.
PS: j'évoquais un jour avec une personne le fameux site flight radar, et je disais tout mon contentement d'observer la carte et d'identifier les avions qui sillonnaient le ciel au-dessus de Bais. Ou d'ailleurs...
Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre dire:
"Bof! Je trouve ça d'un niaiserie sans nom..."
Inutile de vous dire que notre conversation fut très rapidement close!
Increvable qu'ils disaient...
J'étais parti ce matin, fier comme Artaban, avec la ferme intention de profiter du soleil printannier.
Mon VTT électronique m'aide à escalader la côte de la Ligerie.
Passage devant la petite maison du cantonnier.
Puis on bascule vers Sainte Gemmes le Robert, où je passe comme une flèche devant le panneau indiquant la vitesse: 41 km/h.
Quand je pense que le vainqueur du dernier Paris/Roubaix l'a emporté avec une moyenne de 45.2km/h, sur un parcours où les pavés vous cassent un bonhomme...
Bref.
Je bifurque à droite pour emprunter la liaison vers Mézangers... où, atteignant tout juste les premières maisons... je me rends compte que la roue arrière me fait zigzaguer.
Le diagnostic est vite effectué!
Faut quand même savoir que mes chambres à air sont équipées d'un liquide dit "Anti crevaison", m'ayant jusqu'alors rendu service.
Mais devant la grosseur de l'intruse...
Je sors alors ma bombe miracle.
Et après avoir bien suivi le mode d'emploi, j'injecte.
Le pneu se regonfle impeccable!
Et comme on me dit qu'il vaut mieux laisser (provisoirement) la responsable de cette crevaison, je repars, confiant, mais pas trop quand même.
Tout se passe bien jusqu'à 200 mètres du plan d'eau de Gué de Selle, où d'un seul coup, je me retrouve sur la jante!
Je crois avoir compris que l'épine a déserté le pneu, et que, ce faisant, le liquide n'a pu obstruer la fuite!
C'est là que le téléphone portable, capable d'enregistrer le parcours, se révèle également utile pour téléphoner!
"Allo? Michel?
-Oui!
- Je suis bloqué à Gué de Selle suite à une crevaison! Tu peux venir me chercher?"
J'ai donc attendu quelques minutes que mon dépanneur me récupère.
Installation de ma bécane sur le porte-vélos, avec retour à Bais, guère triomphant... et pour cause.
Si je devais toutefois faire un commentaire à propos de mon VTT électrique, je crois que le système "entraînement par la roue arrière" implique un montage/démontage assez complexe, qui me pose problème à chaque crevaison.
C'est la raison pour laquelle mon choix se porterait aujourd'hui vers un VTT avec moteur au pédalier.
Mais je n'ai guère envie d'investir dans un nouveau coursier! Increvable!
Dealer? Mais je leur ai dit, Chef!
Entamons ce gai propos par un calembour... ça ne peut pas faire de mal.
Que je vous raconte quand même.
Christophe, le responsable de la supérette locale, ne m'avait-il pas proposé de mettre aux caisses quelques exemplaires de mes publications? Avec ce clin d'oeil: "Nous sommes là aussi pour promouvoir les produits locaux!"
Ce qui fut fait promptement
Avec périodiquement, ce petit rappel: "Stock épuisé, vous pourriez m'approvisionner s'il vous plaît?"
Ce dimanche matin donc, je m'apprêtais à effectuer ma mission, mais auparavant, il me fallait m'arrêter à la boulangerie prendre du pain.
Je descends de voiture, et je "tombe" sur Jean-Michel, un gendarme qui me dit:
"Ah, faut que je vous prenne un bouquin..."
Et moi de répondre:
"Mais j'en ai dans la voiture
- Chic! Avec une dédicace bien sûr!"
Penché sur le capot de ma bagnole, je rédige... et j'encaisse la monnaie.
Arrive Philippe, qui apostrophe:
"Tiens le voilà parti à dealer dans le bourg. Il va proposer son opuscule à tous les passants!"
S'engage alors une conversation où la blague va bon train à propos du deal (d'où mon titre).
Ce même Philippe me disant:
"Es-tu là demain en fin de matinée, parce que non seulement je veux ton bouquin dédicacé, mais je veux aussi la photo où l'on voit mon gamin tout crotté lors d'un concours de planeurs (chapitre intitulé "Droit au but", page 149)"
S'approche alors une dame qui, intriguée de voir ces bonshommes échanger de la monnaie et se passer le bouquin de mains en mains, finit par me dire:
"Ah, il est rigolo le dessin de la couverture..."
Et mes deux compères de lui expliquer alors en quelle occasion était née cette caricature, qu'elle correspondait à l'esprit du bonhomme... bref, tous les deux ponctuant que le "original" était amplement justifié.
"Ah, ben, laissez-moi juste le temps d'aller retirer de l'argent au distributeur tout proche, et je reviens pour vous en acheter un moi aussi!"
Et le deal, alors? ben ça continue donc de "trafiquer" sur le bord du trottoir, sous la haute surveillance d'un gendarme!
Je me repenche sur le capot de la voiture, pour une nouvelle dédicace:
"A Marie..." Qui m'explique alors qu'elle connaît bien les instits qui oeuvraient à Jublains...
Echange de souvenirs.
Et je peux enfin traverser la rue pour me rendre à la boulangerie.
Où m'accueille une ancienne parente d'élève:
"Ah, je l'ai acheté ton bouquin. Je me suis bien marré! D'autant plus que dans un des chapitres, j'ai reconnu mon neveu Richard... Mais j'ai pas de dédicace, moi! Faudra combler cette lacune...
- Pas de problème, on va arranger ça."
Et la boulangère d'ajouter:
"Mais moi, je l'ai pas encore acheté, votre livre. Je peux en avoir un aussi?"
Retour à la voiture.
Rédaction d'une autre dédicace...
Et voilà!
J'ai quand même fini par remplir ma mission en approvisionnant la supérette, et je suis rentré à la maison, tout content de mes rencontres.
C'est ainsi qu'un dimanche des Rameaux, j'ai dealé au vu et au su de tout le monde, sous le regard bienveillant d'un membre de la maréchaussée, apparemment pour le plus grand plaisir de mes concitoyens!
Et du mien, pardi! 
Le choc...
Tiens, mon papier du jour va rassurer celles et ceux qui m'ont croisé ces derniers temps en me disant qu'ils se languissent de voir arriver de nouveaux sujets sur le blog.
J'aurais pu, mais le sujet aurait peut-être été trop mince, évoquer ma rencontre de ce Jeudi 16 mars...
Où je vois arriver à la maison un octogénaire qui, il y a deux semaines, m'avait dit:
"Vous avez causé dans le poste... et j'ai eu envie de vous acheter "Chroniques de l'instituteur original..."
Et puis il est revenu quelque temps plus tard pour acquérir "Les années 50".
Et qui revient une autre fois! Encore...
Ou encore hier en fin d'après-midi.
J'étais allé sur le Montaigu faire voler un modèle.
Mais comme il ne faisait pas bien chaud, j'ai abdiqué au bout de 20 minutes.
Le temps de faire une petite photo, puis je descends au parking.
Où je commence à ranger mon matériel...
Passe une voiture...
Qui freine, recule, s'arrête....
Un homme en descend.
"Ouais, ça tombe bien... Je voulais justement vous voir. Pourriez pas me réserver un livre?
- Oh, mais... Je peux même vous le fournir tout de suite... Parce que c'est souvent qu'on me fait ce coup-là. Alors, au cas où... maintenant, j'en ai toujours dans la voiture.
- Chouette... j'peux avoir une dédicace aussi?"
Et c'est ainsi que, pour la toute première fois, j'ai vendu un bouquin tout là-haut sur le site de mes exploits.
Avec dédicace à l'appui.
Etonnant, non?
Et puis hier soir encore, au cours de l'AG du Crédit Mutuel, où je rencontre plein de gens qui évoquent mon passage à France Bleu Mayenne.
Et d'autres qui me demandent s'ils ne pourraient pas obtenir un livre...
Vous connaissez la suite... J'ai donc encore vendu des bouquins. Avec des échanges souvent très chaleureux de gens qui me disent tout leur plaisir...
Et puis ce matin...
Où je m'en vais donner les vidéos réalisées hier soir à l'un des responsables de la troupe théâtrale qui a joué une petite pièce au cours de cette AG. (Partenariat/échange avec le Crédit Mutuel sous la houlette de Créavenir)
Nous montons dans le bureau. Branchement de mon disque dur externe...
Et lorsque je me retourne...
Que vois-je?
Non?
Accroché au mur, un planeur Isba. (Maison en bois dans la Russie, mais aussi anagramme du nom de Bais où j'habite)
Modèle que j'avais conçu tout en bois afin qu'il puisse ne pas se faire percer les entoilages comme sur le D-UN
Modèle que de nombreux élèves ont construit dans ma classe de CM1/CM2
Et celui-là? Sorti N°12 dans la chaîne de production année scolaire 86/87
Et mon ancien élève de me confier:
"Ah, ça... il ne m'a jamais quitté. A chacun de mes déménagements, il m'a suivi."
Vous allez me dire que je suis un peu trop fleur bleue.
Mais j'ai éprouvé un choc. Vraiment!
Comment un simple assemblage de bouts de bois peut-il faire l'objet d'autant de... de quoi, d'ailleurs?
Les mots me manquent.
Et mon interlocuteur l'a bien senti.
"J'ai comme l'impression que vous êtes troublé"...
- Ben... Euh... oui... Qu'un fichu zinzin en balsa puisse encore survivre trente ans après..
- Ouais, mais j'y tiens beaucoup, même s'il il a pris des gnons lors des différents transports...
- N'empêche, tu ne peux pas savoir..."
J'avais déjà eu des témoignages de "gamins" devenus adultes qui m'avaient confié le rapport vivace qu'ils entretenaient avec ces "petits avions", l'entraide qui en découlait lors de la construction: les forts en maths n'étaient pas forcément les forts en découpe/collage/lecture de plans. D'où un regard différent sur "l'autre".
Je pourrais longuement disserter sur le sujet.
Pardonnez-moi d'avoir été sentimental. (Trop peut-être?)
Mais j'avais besoin ce matin d'exprimer mon vécu.
Et de partager aussi cette joie de pleinement "comprendre", quelques décennies plus tard, l'importance d'une activité que je pensais parfois "annexe".
Me permettrais-je d'ajouter que je souhaite à tous les enseignants du monde de pouvoir connaître eux aussi ce genre de "choc"! 
Les Lutins Gourmands
Que je vous raconte.
Après avoir trimbalé le chariot à commissions dans toutes les allées de notre supérette locale, je dois forcément me diriger vers un point incontournable : la caisse !
Où l’hôtesse accueille notre couple par le traditionnel message de bienvenue, enseigné lors des séances de formation qu’on leur accorde.
Et après lui avoir répondu par un bonjour amusé que j’accompagne d’un sourire, je commence à déverser les achats sur le tapis roulant.
Quand, avisant la grande diversité de nos tablettes au chocolat, elle commente:
«Ah, je vois qu’il y a des gourmands par ici ! »
Et moi, avec le plus grand sérieux :
« Mais détrompez-vous ! Ces tablettes ne sont pas pour nous ! »
- Ah, bon ? »
Laissant passer la surprise, j’enchaîne avec la phrase qui tue :
« Ces tablettes, ce sont nos Lutins qui vont les manger,
- Les Lutins ?
- Mais oui. Avant d’aller nous coucher, nous laissons quelques morceaux de chocolat sur la table. Et quand passent nos Lutins, Les Lutins Gourmands, ben ils les dégustent. Voilà tout !»
La jeune femme ne sait si elle doit éclater de rire ou me demander d’être un peu plus sérieux.
Et moi d’enfoncer le clou encore un peu :
« Même que certains matins, alors que le linge attendait son repassage dans une corbeille, on se retrouve avec une pile prête à ranger dans les armoires ! C’est leur façon à eux, les Lutins, de montrer leur gratitude ! »
Cette fois l’hôtesse éclate d’un rire bien franc,
« Ah, comme j’aimerais avoir plus souvent des clients dans votre genre ! Cela agrémenterait les journées !
Merci pour ces quelques joyeux moments !
A la prochaine ! »
Et moi, tel un gamin en culottes courtes amusé par ses propres bonimenteries, de pousser gaillardement le chariot vers la voiture qui nous attendait sur le parking.

Cette facétie me remet en mémoire le joyeux temps où, comme me le rappelait tout dernièrement Charline, «Ah, M’sieur, ça vannait dur dans votre classe, et dans les deux sens ! Mais toujours avec respect ! »
Et donc de revisionner la blague que j’utilisais, souvent lors de l’entrée en classe.
Que je vous explique :
Les élèves de service récupéraient les cahiers, empilés ouverts à la page que je devais vérifier. Après quoi, ayant gribouillé un « vu » à l’encre verte, ou apposé une note, je les entassais fermés, prêts à être redistribués le matin.
Cahiers ouverts : à corriger. Cahiers fermés : à distribuer. Simple comme un bonjour.
Combien de fois ai-je entamé la journée de classe par cette boutade où, avisant une ou deux piles fermées :
« Tiens, mes Lutins sont passés cette nuit, ils ont corrigé mes cahiers! Va encore falloir que je leur laisse quelques caranougats(1) sur le bureau afin de les remercier du travail qu’ils ont effectué à ma place… Sinon, ils risquent de se fatiguer à bosser sans contrepartie ! »
Bien sûr mes « zèbres » n’étaient pas dupes, mais cela permettait de démarrer joyeusement une longue journée de classe.
J’ai même toujours eu l’impression que cette potion magique avait une faculté bienfaisante !
Alors si ça fonctionnait en classe, pourquoi pas au super-marché, n’est-ce pas ?
(1) Voir http://bernardino.over-blog.net/tag/chroniques%20d'un%20instituteur%20original/
La cabane du cantonnier
On m'a gentiment fait remarquer à plusieurs reprises que je me montrais moins bavard sur ce blog depuis quelque temps.
Mais c'est qu'on ne peut pas être partout... le "métier" d'éditeur indépendant est parfois dévoreur de temps. Même pour un instit' original qui effectue la livraison de ses bouquins chez les particuliers!
Toujours est-il que j'avais mis de côté un sujet que je me propose de vous livrer aujourd'hui.
Je veux évoquer la petite maison du cantonnier.
Elle est située à la sortie d'un virage que je connais trop bien, puisque c'est là que je me suis "gamellé" avec mon VTT électrique le 13 janvier 2016, chute aux conséquences que certains connaissent bien.
Dois-je cependant préciser que cette toute petite "maison" est souvent prise pour une chapelle.
Pourtant, le seul lien qu'elle puisse avoir avec la religion se trouve dans une niche... discrète.
Mais à part ça, elle n'a rien de très "catholique".
Je m'empresse d'ajouter que, en raison des travaux de réfection du remblai effectués à l'automne dernier, cet édifice a été "démonté" pour être reconstruit à l'identique quelques mètres en retrait.
Comme neuf!
http://bernardino.over-blog.net/2016/10/le-virage-et-la-brume.html
A l'intérieur, on trouve une petite cheminée, que les ouvriers utilisaient pour réchauffer leurs repas, et par la même occasion se procurer un peu de chaleur.
Un vieux vélo a été posé contre le mur, avec une grosse chaîne et un cadenas afin qu'on ne puisse pas le dérober.
En haut du mur, quelques vieilles photographies fort intéressantes, mais que l'on a du mal à détailler quand il nous manque de précieux centimètres... dommage.
C'est en fouinant via le Net que je suis tombé sur un article paru dans le journal Ouest-France, où l'on nous apprend que ces cabanes de cantonnier deviennent rares... (Voir ci-dessous)
C'est sans doute la raison pour laquelle on a préservé celle de la Poterie.
A son propos, je trouve dommage que, extérieurement, rien ne signale le petit édifice à la curiosité des passants.
Saluons donc le travail effectué par la Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne qui cherche à recenser, voire restaurer ces vestiges du passé.
Contact: tél. 02 43 53 64 55, Gervais Barré tél. 02 43 90 63 23.
Auriez-vous connaissance d'une telle cabane?
Alors n'hésitez surtout pas pas à la signaler!

















































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