tranches de vie
La question du jour
La récente actualité nous offre une fois de plus l'image d'un Monde où les gens semblent davantage utiliser leur énergie pour se diviser, se déchirer...
C'est alors que je repense à la philosophie développée par un aviateur-écrivain, humaniste avant tout.
Que peut-on dire aux hommes pour qu'ils s'unissent et non pas se divisent?
C'est sans doute de cette manière que l'on pourrait résumer l'oeuvre de Saint Exupéry...
A méditer.
PS: S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
- Dessine-moi un mouton...
De la Mitrie près Bais à la Mitterie près Lille
Quand un rat des champs s'en va rendre visite aux rats des villes.
Ainsi pourrait débuter une fable aux allures "modernes"!
Pensez que moi, le rustique, vivant pas loin d'un hameau nommé la Mitrie, je suis "monté" vers les Hauts de France afin de rendre visite à mes enfants. Qui habitent nouvellement un quartier nommé la Mitterie. Situé à Lomme dans la banlieue de Lille.
C'était pour moi l'occasion de re-découvrir une partie de la mégalopole lilloise, ses monuments...
Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille - Wikipédia
Simple chapelle à l'origine, Notre-Dame-de-la-Treille se voit conférer le titre de basilique mineure par le pape Pie X en 1904. Le , après plusieurs décennies d'activisme des milieux catholique...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame-de-la-Treille
Et puis c'était aussi l'occasion de "marcher" dans les rues en effectuant un parcours à thème avec le géocaching en parallèle.
J'ai donc pu ajouter quelques jolies découvertes... pas simplement matérielles.
Que je vous raconte: Je suis dans le parc du Rossignol... Je cherche... Je cherche. Quand un homme assis sur un banc me demande: "Vous avez perdu quelque chose?
- Oh, pas vraiment..."
Et moi alors de lui expliquer le but de mes manoeuvres.
Son regard s'illumine, et il me dit: "Je peux chercher avec vous?"
Nous avons trouvé...
Et alors que je remplissais le logbook, il me fait part de son intention: devenir géocacheur.
Ou bien cette autre anecdote: je longe la voie d'eau, et j'aperçois la boîte convoitée, juste accrochée par un aimant à la rambarde métallique. Je la récupère... sous l'oeil intrigué de deux jeunes gens. Là encore, j'explique...
Et nous entamons la conversation, jusqu'à ce qu'ils me disent être de futurs adeptes de géocaching. Et, au moment de nous séparer, l'un d'eux me lance:
"Mais vous avez parcouru déjà pas mal de kilomètres à pied... Tenez, prenez ce gâteau au chocolat, ça vous donnera des forces pour continuer vos recherches"...
Ou encore... A la gare d'eau... Où je suis trop petit pour attraper la boîte insérée dans un trou au milieu des briques... Où ma canne selfie va m'aider...
Mais pour replacer le tout en hauteur... Je demande alors l'aide d'un passant plus grand que moi, qui se fait un plaisir, à qui j'explique... Et toc, encore un que j'aurai contaminé!
Petites rencontres.... Mais grands plaisirs fort peu onéreux.
Ou bien encore.
Parc Vauban, je cherche...autour d'un plancher de bois situé en haut des escaliers.
Quand déboulent trois gamines qui me demandent si par hasard je n'aurais pas égaré...
"Non, non, je n'ai rien perdu..."
J'explique. Et la question tombe à nouveau: "On peut chercher avec vous?"
Mais en bas, les mamans commencent à se demander ce que les fillettes peuvent bien "bricoler" en compagnie d'un vieux monsieur. Je leur conseille alors de descendre afin qu'elles expliquent. Et les voilà qui remontent en trombe:
"Nos mamans sont d'accord, elles trouvent ça génial!"
Sauf que nos recherches ont été vaines. J'étais presque davantage déçu pour elles.
Nous sommes revenus tout au bas des marches. Nous avons longuement échangé. Et je suis persuadé que là encore j'ai fait des adeptes.
Mais il commençait à se faire tard... et Il a bien fallu que je songe à quitter la forteresse.
Pas facile. Quand j'entends derrière moi un gamin me demander:
"Monsieur, on voudrait sortir, S'il vous plaît, aidez-nous!"
Eux aussi cherchaient une issue. J'ai donné une hypothèse, que le gamin a traduite en espagnol pour l'adulte qui faisait partie du trio! J'ai donc continué à converser dans la langue de Cervantes au pays des Chtis. Etonnant, non?
J'ai ensuite enfilé la longue avenue Vauban, afin de m'engouffrer dans la bouche de métro à Cormontaigne.
Là, j'ai été particulièrement fier de pouvoir maîtriser les automates distribuant les tickets... Hé, rat des champs vous disais-je!
Et durant le trajet qui me conduisait vers Mitterie... j'ai eu le plaisir d'avoir juste devant moi une maman et ses enfants qui ont entamé une chanson en canon, à mi-voix.
Vous me direz qu'ils n'ont pas dû gêner grand-monde, au vu de tous ces voyageurs connectés à leur smartphone via les écouteurs dans leurs oreilles.
Voilà... j'aurais encore bien d'autres anecdotes à raconter... Mais il me plaît de vous laisser sur votre faim.
Santé à toutes et à tous!
Les embarras de... Bais
Juste pour "rire" un peu...
Je voulais me rendre au Montaigu.
Sauf que devant moi se trouvait un gros camion, qui s'engagea... alors qu'un autre venait en face.
Bilan des courses?
Celui qui était normalement prioritaire a fini par mettre ses roues droites sur le trottoir... et avançant pas à pas... s'il n'avait été vivement alerté par les gens qui sortaient de la sépulture, il aurait emporté les enseignes du bar "le Rochard"!
Et le panneau "Ouest-France" avec! Qu'il a fallu vite fait reculer!
Heureusement, personne ne se trouvait sur le trottoir!
Mais face à ce mastodonte... J'imagine malgré tout la tête des gens sortant de la pharmacie . 
Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien dans nos campagnes?
Pris dans la nasse
Ah! Que peut bien cacher ce titre de la part d'un individu non pêcheur?
Episode pourtant très ponctuel dans ma vie de Baidicéen.
Figurez-vous que, des gens ayant trouvé que cela circulait un peu vite dans le bourg, on a décidé d'apporter quelques aménagement supplémentaires. A savoir, mise en place d'un "plateau ralentisseur".
Mais ces fichus travaux imposaient un coupure de la circulation... deux jours durant.
La population locale avait été avisée par voie de presse... des panneaux annonçaient ladite coupure et "proposaient" une déviation à chaque bout de la rue.
Mais vous connaissez tous le tempérament "joueur" du Français moyen.
Et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai vu débouler pendant deux jours une quantité industrielle de véhicules toutes tailles confondues.
Si paisible en temps normal, mon gentil lotissement n'avait jamais connu une telle animation!
J'ai donc pu pendant deux jours m'amuser(?) comme un petit fou.
Avec des automobilistes qui, bien que prévenus, et arrivant de Mayenne pour prendre la direction du Mans, se sont retrouvés "coincés" au bas de la rue Oy-Mittelberg.
Et que fait-on alors? Ben on tourne à gauche afin de tenter une sortie de la souricière...
Pour explorer à droite: cul de sac!
Pour explorer tour droit: cul de sac.
Pour virer à gauche vers le haut du lotissement, et redescendre en trombe... au point qu'à certains moments, c'était un encombrement pas possible au petit carrefour!
Et que dire de ceux qui arrivaient tout excités devant chez moi... qui pestaient au volant. Marche arrière brutale et redémarrage sur les chapeaux de roues.
J'ai alors cru bon de mettre ma propre signalisation.
Mais l'effet dissuasif tant attendu s'avéra quelque peu stérile...
Mardi matin, dernier jour des travaux, je me suis rendu sur le chantier...
Pour entendre un ouvrier fort mécontent: pensez que, enfreignant de nuit toutes les interdictions, un poids lourd avait totalement défoncé un regard qui venait d'étre réaménagé!
J'ai également vu des gens affolés sonner à ma porte en me disant:
"Monsieur, monsieur, aidez-nous! On est complètement pris au piège... on voudrait aller..."
J'ai à chaque fois répondu poliment à ces braves automobilistes que s'ils avaient suivi les consignes, ils n'en seraient pas là...
Et j'ai enchaîné, toujours avec le sourire, pour leur proposer une voie de sortie.
Ces désagréments ont toutefois satisfait des gens qui ont été tranquilles pendant deux jours.
L'un des riverains proches des travaux ne me disait-il pas:
"Ah, ben moi, si ça avait pu durer encore!
Imaginez: pas de camions bruyants, pas de mobylettes pétaradantes!
Une rue piétonne pour nous tout seuls!"
Pas sûr quand même que cela ait rendu service à tout le monde.
Parce que j'ai aussi vu des gens qui, pour se rendre à leur travail dans le haut du bourg, avaient été contraints de laisser leur véhicule sur le parking de l'église.
Comme quoi, on vérifie une fois de plus le vieil adage qui dit que c'est pas facile de contenter tout son monde!
Quelques clichés réalisés durant le chantier
Le corbeau et le renard en patois mayennais
Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez cette fable célèbre entre toutes.
Le corbeau et le renard...
Que voici tout de même en version originale:
LE CORBEAU ET LE RENARD
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Texte ô combien célèbre, qui fut mijoté à toutes les sauces.
Tout autant en argot qu'en divers patois locaux.
J'en veux pour preuve cette version, dite en patois du Bas-Maine, trouvée ici: http://granna.kazeo.com/le-corbeau-et-le-renard-en-patoi-mayennais-a121050368
Mais pourquoi évoquer cette fable?
Tout simplement parce que hier, je me suis retrouvé dans un repas réunissant des gens aux cheveux blancs... et que l'on m'a offert quelques textes dénichés dans le fond d'un grenier. (merci Nicole et Gérard)
Cinq copies rédigées par un ancien instituteur nommé Abel Royer, qui participa en son temps à la rédaction de divers ouvrages sur le patois mayennais, dont celui-ci:
Mais, pour honorer le don, je devais "réciter" l'un des textes.
Ce que je fis sans rechigner, bien sûr.
Et sur ma gauche... je savais qu'un certain Michel R. connaissait une autre version patoisante de ce texte.
Ce qui fut pour moi l'occasion de le mettre à contribution... sauf qu'il cala vers la fin... et termina son texte avec la version "officielle". Promis, juré, il réviserait sa leçon pour une prochaine prestation.
Mais à la relecture de cette fable offerte hier, je ne peux m'empêcher de savourer certaines expressions, ou tournures de verbes.
Ainsi:
Dans la peucq', al aveu un bio fourmeuge
Qu'a serreu bin dur pour point qu'i cheuge.
Traduction:
"Dans le bec, la coâ (le corbeau en patois) elle avait un beau fromage
Qu'elle serrait bien dur pour ne pas qu'il tombe!"
Qu'il tombe... qu'i cheuge!
le quelque peu désuet verbe choir, conjugué ici au subjonctif présent! Savoureux.
Ce même verbe que l'on retrouve un peu plus loin:
"Le renard, qui n'attendeu que d'le vâr cheulli...
Le renard, qui n'attendait que de le voir chu..." donc un participe passé.
Jolies survivances d'un temps où les patoisants utilisaient également le passé simple d'un façon délicieuse.
"Il s'appervechit..." Il s'approcha...
"I c'mencit..." il commença...
"La coâ s'redeursit..." le corbeau se redressa...
"Le bolo tombit..." le fromage tomba...
'I s'dépéchi..."
Vous dire que je me régale en relisant ces textes serait peut-être un joyeux euphémisme!
Vous souhaitant tout le plaisir qui est le mien.
Bonne lecture!
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En prime, quelques autres versions...
http://www.chblog.com/post/2005/12/20/268-le-corbeau-et-le-renard
https://www.youtube.com/watch?v=9aMYvI3D57A
La lune est ronde
La lune est ronde...
Et certain(e)s redoutent cette période qui semblerait agir sur la qualité du sommeil... et sur les marées! Bien évidemment.
Ce soir, je suis sorti afin de juger la rotondité de notre satellite... qui se trouvait dans l'axe de mon arbre à vent.
Quelques clichés.
Bonne nuit malgré tout!
Quand je monte au sommet d'une éolienne
Si vous avez suivi ce blog depuis un certain temps, vous savez que j'ai passé de nombreuses heures sur le chantier de construction du parc éolien de Trans/Courcité.
Que j'ai eu la chance d'entrer en contact avec ses responsables... qui, sans doute en remerciement des clichés réalisés, m'ont invité à l'inauguration.
Et, cerise sur le gâteau, on m'avait offert un bon me permettant d'aller jusqu'en haut de la nacelle.
Départ ce vendredi matin en compagnie de mon binôme Michel... mais le temps semble s'obscurcir... Des nuages rampants "dégueulent" des pentes du mont Rochard
Arrivée sur le chantier... salutations d'usage.
Et je fais la connaissance de Sabine Brousse avec laquelle j'ai échangé de nombreux courriels.
On me briefe sur les modalités, signature de quelques documents. Puis vient le moment de se harnacher comme il convient. Pire qu'un pilote de chasse avant un vol.
La taille des mousquetons est impressionnante... Et tout l'attirail qu'on nous met sur le dos commence à peser.
Et puis on me propose d'entrer dans la cabine d'ascenseur, une peu étroite, conçue pour deux personnes de taille pas trop importante.
Fermeture des portes... vérifications d'usage... et c'est parti pour sept minutes vers la dernière plateforme.
Il reste quelques marches à escalader pour se retrouver au coeur de la nacelle.
Il y règne une douce chaleur. Et je peux contempler les entrailles du monstre qui, extérieurement semble d'une simplicité et d'une pureté des formes en opposition à la complexité de l'intérieur.
Explications... questions de ma part... et par un petit trou, j'aperçois le hub soutenant les trois pales.
Puis mon accompagnateur ouvre les deux trappes... Nous montons chacun sur une traverse, et j'ai maintenant le torse hors de la nacelle.
Drôle d'impression que de savoir le sol 100 mètres plus bas... sol que malheureusement je n'aperçois pas du tout: la brume ayant envahi la contrée.
Dommage.
Mon guide me propose de réaliser quelques clichés. Pour ce faire, il sort complètement de la "boîte", s'empare de mon appareil photo que je maintenais attaché afin de lui éviter une chute fatale, et s'arrimant de crochet en crochet, il se dirige vers le gros radiateur.
D'où il effectue quelques prises de vue.
Il est temps maintenant d'envisager la descente.
C'est alors que je croise mon compère Michel qui vient d'arriver dans la nacelle.
Juste un petit mot sur les importantes mesures de sécurité qu'impose l'utilisation d'une éolienne.
C'est arrimage obligatoire, avec des ustensiles capables de soulever bien plus qu'un être humain... C'est obligation d'exercer une pression sur le bouton "marche" dans l'ascenseur, sinon, il s'arrête.
Ce sont des trappes à différents étages, comme dans les moulins à vent d'antan.
Et puis cet outil minuscule comparé au reste, ce cliquet anti-retour accroché à l'ensemble du harnais, qui se bloque en cas de chute à partir de l'échelle... et dont il faut apprendre le maniement. L'insérer dans le rail situé au milieu de l'échelle, le faire glisser...
Et puis c'est la descente.
J'y serais pourtant bien resté encore un peu plus longtemps, là-haut... Pour évoquer tout un tas de problèmes sur le serrage des "petits" boulons par exemple!
Ou la torsade de fils qui descend vers le sol... pour laquelle la nacelle n'a que trois tours à sa disposition sinon, ça va se tortiller un max.
Mais je ne peux pas non plus abuser de la patience des gens. D'autres attendent leur tour pour la visite.
Au sol, je vais retrouver les enfants de quelques écoles.
Et l'après-midi, j'assisterai à l'inauguration officielle en présence des élus et de madame la sous-préfète.
Voilà... Je suis rentré chez moi avec plein d'images... De magnifiques souvenirs...
Et avec toutefois un (petit) regret: ne pas avoir pu admirer le paysage à partir de cette magnifique tour d'observation qu'est une éolienne.
Vive l'amitié franco-espagnole
Cela faisait longtemps que j'avais envie de faire un tour en Andalousie...
Mais le temps passait... et l'espoir demeurait!
Jusqu'à ce que l'on décide avec mon épouse de mettre cette virée à notre programme.
Septembre 2017... Décollage de Nantes-Atlantique... direction Séville. Et son très gracieux pont qui enjambe le Guadalquivir.
Où à la descente de l'avion, nous retrouvons avec grand plaisir la charmante Lucie, la guide qui nous avait accompagnés à la fin d'un précédent périple au Portugal.
Française définitivement installée chez les sévillans, et dont les compétences sont au top!
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Andalucie. Visites guidées et expériences originales à Séville.
savoir plus Les Véritable carrefour culturel, Séville offre aux voyageurs curieux une identité riche et colorée. Lors de visites guidées privées, partons ensemble à la rencontre des sites qu...
Et puis arrive la visite de Madrid... avec repas prévu au Musée du Jambon.
La salle dans laquelle nous allons prendre notre repas nécessite une descente vers le sous-sol.
Juste à côté de notre groupe se trouve une bande joyeuse qui s'exprime avec une certaine verve. Mon vis à vis français commence à vouloir entamer des échanges avec nos voisins... mais cette fichue langue, quand on ne la connaît pas... c'est difficile.
Il s'adresse à moi, et me demande de traduire. Ce que je fais avec plaisir. J'apprends alors que le monsieur en bleu fête son mariage avec la dame vêtue de rouge.
Dont il parle en disant:
"Mi muñeca, mi muñequita..." (ma poupée, ma petite poupée)
Je communique aussitôt l'information à la troupe de Français.
Et comme Lucie a initié tout ce petit monde au flamenco pendant les trajets dans le car, voilà-t-y pas que commencent des clapements de mains très cadencés afin de manifester notre joie envers les convives de la noce.
Surprise totale des Espagnols... qui me demandent. J'explique alors.
Le monsieur se lève, et trinque à la santé de l'amitié franco-espagnole.
Sauf que je lui lance gentiment.
"Moi, je préfère votre vin sans gaz..."
Nous échangeons alors quelques propos sur l'aspect "naturel" des ingrédients composant leur breuvage fait de vin additionné de limonade. Et j'ajoute malicieusement que le gaz est sûrement moins naturel que le vin... (bien que?)
Il traduit en direction de ses convives. Eclats de rires. Et il me confie alors qu'en effet, mieux vaut boire le vin pur.
Ajoutant que pour son coeur, il ne dédaigne pas déguster un petit whisky: "C'est bon pour mes artères également! Et ça fluidifie le sang!"
Il finit par me demander pourquoi je parle (baragouine...) espagnol (presque?) sans accent français.
Je lui réponds que, en raison de mes origines, j'ai entendu "causer" espagnol durant mon enfance... mais que je n'ai pas eu la chance d'étudier la langue au Lycée.
"Et d'où est donc originaire ta famille? questionne-t-il.
- Provincia de Murcia!
- La mía también! (Ma famille aussi!)
- El Puerto Lumbreras!
- No me digas! Ne me dis pas! Je suis né à 20 km de cette ville."
Je ne vous décris pas alors le délire! Le voilà qui se lève, m'enlace...et me montre comment enchevêtrer nos bras afin de lier notre amitié!
Et comme il a fallu poser à plusieurs reprises afin que les nombreux photographes officient, nous avons dû refaire le plein de nos verres!
C'était la grande joie dans ce restaurant, où nos amis espagnols ont bénéficié d'un plat à base de "garbanzos" (il était d'ailleurs étonné que je connaisse comment on disait pois-chiches...) alors que nous avons eu droit à de la banale purée...
Mes compagnons de voyage ont fini par me demander si je n'allais pas terminer la journée avec les "noceux"... que j'ai quittés à regrets.
Mais pour la suite du voyage, on m'a souvent rappelé cet épisode inattendu, qui a réjoui tout le monde!
C'est pourquoi je trinque à l'amitié franco-espagnole!
Mais sans gaz dans le vin!
L'arbre à vent nouveau est arrivé
Lors de mes mes précédentes interventions, je vous ai présenté un bidule sorti tout droit de mon imagination que certain(e)s disent fertile.
Il s'agissait d'un arbre à vent.
Quelle ne fut pas ma surprise de trouver un concept similaire implanté sur un rond-point lors de ma récente escapade en Andalousie!
Le mien est nettement plus modeste, puisque je n'utilise qu'un seul mât.
Et ses composants me semblent plus variés.
N'empêche qu'à mon retour, j'ai constaté que mon bel arbre avait été durement secoué par les vents qui avaient soufflé durant mon absence
.
J'ai donc dû procéder à une maintenance relativement importante. Ce qui tombait presque à propos, puisque les petits roulements à billes que j'avais commandés étaient arrivés.
Je vous livre donc le résultat de mes "travaux".
C'est presque du son et lumière, dans la mesure où certaines roues "claquettent" sur leur axe quand les rafales se montrent un peu plus virulentes.
Comme vous pouvez le constater, le "gamin" qui sommeille en moi continue de se livrer à certaines facéties.
Et comme le dit mon Très Brave Voisin:
"Tu es en quelque sorte notre facteur Cheval"...
A vous de juger!












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