tranches de vie
Résonance et harmonie
S'émouvoir d'un paysage, d'une mélodie, prendre le temps d'écouter et non d'interrompre, accepter de laisser l'autre vous transformer si sa résonance fait écho à la vôtre, découvrir et s'ouvrir...
La résonance est le concert des âmes.
Cette démarche éminemment individuelle peut servir de dynamique à une société tout entière.
Philippe LEMOINE
Merci à l'auteur de ces lignes.
Parce que ce matin, il m'a permis d'entrer en résonance.
Il m'a donné envie de m'ouvrir... afin d'effectuer quelques clichés anodins.![]()
Sans pour autant aller bien loin...
Non... Juste au bas de mon lotissement.![]()
PS... si vous aviez des doutes sur 1N ou 2N
-
1.Augmentation de la durée ou de l'intensité des sons, des vibrations.Caisse de résonance.
-
2.AU FIGURÉ•LITTÉRAIREEffet de ce qui se répercute (dans l'esprit…).La résonance d'une œuvre.
synonymes : écho, retentissement
Julie North et la linogravure
J'avais reçu un carton d'invitation afin d'assister au vernissage d'une exposition.
Je me suis donc rendu dans les locaux de la caisse locale de Crédit Mutuel où j'ai pu rencontrer l'artiste Julie North.
Ayant apporté du matériel, elle nous a expliqué sa méthode de travail qui consiste à reproduire un dessin en relief sur une sorte de lino. Le tout étant réalisé "en négatif".
Si vous voulez voir en détail la chaîne de "fabrication", il vous sera possible de visionner une vidéo dont le lien figure en fin d'article..
Et vous verrez que l'un des principaux outils se nomme la gouge, avec laquelle on va "creuser" le lino...
Lorsque ce long travail de précision est terminé, on va procéder à l'encrage d'une rouleau...
Rouleau qui va déposer ensuite son encre sur la matrice.
Matrice qui va recevoir le papier destiné au tirage.
A ce stade, il faut exercer une pression régulière afin que l'encrage s'effectue aussi régulièrement que possible. Utilisation d'une rondelle munie d'une feuille de bambou, cuillère en bois... doucement, patiemment...
Après quoi... on peut (enfin!) admirer le fruit de son travail...
Pour des surfaces plus importantes, il peut s'avérer utile d'utiliser une presse à vis... et se faire aider par une jeune admiratrice!
Le peu de temps disponible a contraint l'artiste à ne nous présenter que des réalisations en noir et blanc. Mais elle a détaillé le long processus lorsqu'il s'agit de produire des oeuvres utilisant davantage de couleurs... pour lesquelles il faut toujours commencer par la plus claire et terminer par la plus foncée.
Au cours de la discussion qui a suivi, Julie North nous a expliqué qu'elle pouvait recevoir des visiteurs ou bien un groupe d'environ quatre personnes afin d'animer un atelier.
Elle réside à la Biochère sur la commune de Saint Pierre sur Orthe.
Contacts via son site Internet ou par mail. Voir ci-dessous.
Mais pour l'heure, cette exposition est accessible à tout public, dans les locaux du Crédit Mutuel de Bais jusqu'au 28 mars 2019.
Pour découvrir un peu plus cette artiste, vous pouvez faire un détour via son site Internet... rédigé dans la langue de Shakespeare. Hier soir, on aurait d'ailleurs pu perfectionner sa pratique de l'anglais dans la mesure où de nombreux invités étaient des britanniques... qui, si j'en juge par leur densité dans certaines communes voisines. semblent apprécier notre région!
Merci à Julie North de nous avoir initiés à son art!
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Julie North, Printmaker, Yorkshire| linocut, drypoint, wix.com
Hand-pulled linocut prints and drypoint prints
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Démonstration d'un oiseau en linogravure avec l'artiste Anne Pargny
L'artiste du mois d'Avril 2016, Anne Pargny réalise dans cette vidéo un oiseau en utilisant la technique de la linogravure. Matériel utilisé : - plaque de linoléum : http://bit.ly/1S8UKRQ - ...
Démarchage téléphonique : florilège
C’est la plupart du temps au moment des repas que retentissent les appels téléphoniques où l’on va me proposer des trucs et des bidules dont je n’ai que faire.
Cependant, loin de me courroucer, ces appels sont pour moi des sujets de divertissement… dont je vous livre un florilège.
L’autre jour, ça sonne. S’affiche un numéro que je ne connais pas, mais comme j’ai l’esprit joueur, je décroche.
« Allô monsieur Munoz ?
- Oui.
- Bonjour… Je suis la secrétaire de madame Irma, la voyante qui...
- Heu, que je lui dis, votre patronne n’est pas une bonne voyante ! »
Et à l’autre au bout du fil, sur un ton furibard :
« Mais comment pouvez-vous dire ça ?![]()
- Ben… Si elle était si voyante que ça, dans sa boule de cristal, elle aurait vu que je ne crois pas à toutes vos balivernes, et cela vous aurait évité de perdre votre temps.... Au revoir Madame ! »
Et boum, je raccroche !
Une autre fois :
Même entame de dialogue à propos d’un voyante (encore!)… Je suis la secrétaire… et gna gna gna et gna gna gna…
Et pendant que je lui laisse débiter son chapelet, moi, goguenard, je balance à tout-va des « Ouiiii, ouuuuiii »… en modulant ma voix de façon ironique, jusqu’à ce que, avec une exaspération non feinte, elle me jette:
« Mais enfin monsieur, qu’est-ce que vous avez à me dire tout le temps OUI OUI OUI? »
Et moi, d’un calme olympien, de répondre :
« Mais madame, d’abord on garde son sang-froid, on se calme… et vous remarquerez que je reste poli, j’aurais pu… Au revoir madame ! »
Et boum, je raccroche !
Dans le domaine de l’habitat maintenant, dont nous sommes abreuvés :
« Allo, monsieur Minouse ? Je m’appelle Jean-François. (Et moi j’suis le pape François! NDR) C’est pour vous dire que vous allez recevoir votre certificat pour payer moins d’impôts…
- Ben non, j’vais rien recevoir !
- Ah, pourquoi ?
- Ben parce que je n’ai rien demandé… Au revoir monsieur ! »
Et boum, je raccroche !
Variante dans mes réponses :
« Je ne suis pas propriétaire du logement que j’habite ! »
Ce qui est totalement faux, mais qui a le don de générer cette réponse :
« Ah, excusez-moi… Au revoir monsieur ! »
Ce stratagème fonctionne à tous les coups.
A propos de je ne sais plus quelle offre tout aussi inutile que les autres, je décroche, et je commence :
« Allô, was sagen-sie ?
- Pardon, monsieur, je ne vous comprends pas !
- Allô, was wollen-sie ?
- S’il vous plaît, monsieur, parlez français…
- Ich verstehe nicht !
- Euh… je ne vous comprends pas !
- WAS SAGEN-SIE ?(avec une grosse voix en détachant les syllabes) Donnerwetter !!! »
Jusqu’à ce que mon interlocutrice se fende d’un poli :
« Désolé, monsieur, mais je ne vous ai pas compris. Au revoir, monsieur ! »
Et cette fois c’est elle qui raccroche. Dommage, j’aurais bien joué encore un petit peu…
Allez, une toute dernière pour la route :
« Allô, monsieur Munoz ?
- Oui, bonjour.
- Je vous téléphone…
- Oui, je vois bien que vous me téléphonez… Qu’est-ce que vous avez à me vendre ?
- Rien du tout…
- Bon, alors, je rectifie : qu’allez-vous me proposer ?
- C’est à propos de votre assurance habitation, une complémentaire… »
Et là, je coupe :
« En ce cas, veuillez déjà me dire où je suis assuré, et si vous êtes si bien informé, me dire ce qui, dans le contrat, justifierait un complément d’assurance... »
A l’autre bout du fil, je perçois très nettement que mon interlocuteur éprouve un grand sentiment de solitude. Le prompteur qui défile sur son écran d’ordinateur ne dispose pas de cette rubrique.
Je le laisse mariner quelque temps, et je reprends :
« Y’a pas ça dans votre questionnaire, hein ? »
Un temps encore, et j’ajoute :
« Ben… C’est tout ce que vous avez à me dire ? En ce cas, monsieur, permettez-moi de vous souhaiter une bonne fin de journée ! »
J’aurais également pu vous narrer les nombreuses fois où l’on m’a appelé pour me signaler que j’avais gagné un cadeau... Avec mon indéfectible réponse :
« Mademoiselle, c’est très gentil à vous, mais je n’en ai pas besoin ! Alors… Permettez-moi de vous l’offrir ! »
Confusion garantie.
Ah, si ! Face à une demoiselle qui insistait lourdement afin que j’accepte son cadeau, j’ai fini pas lui glisser :
« Ce cadeau, vous pouvez vous le mettre dans la partie la plus charnue de votre noble personne ! »
Ah… je sais… Sur le fond, c’était d’un goujaterie sans nom ; mais sur la forme, admirez le style !
Parce que jamais je ne me suis emporté…
J’ai en effet remarqué avec malice qu’il était très facile de déstabiliser les gens qui m’appellent.![]()
Alors, si vous aussi vous voulez vous amuser...
Dialogue surréaliste
Que je vous raconte !
Pour la troisième ou la quatrième fois en une demi-heure, mon téléphone sonne en affichant un numéro inconnu. Sûrement encore des gens qui proposent diagnostic thermique, travaux d'isolation, panneaux solaires, placements, ou je ne sais quoi encore,
Un peu agacé, je décroche… mais cette fois j’ai décidé d’adopter une stratégie quelque peu décalée.
Rien au bout du fil. Alors je commence à chantonner « Allô ! » sur différents tons comme pour des vocalises… jusqu’à ce qu’une voix féminine finisse par se signaler !
« Allô, monsieur Minose !
- Himself…
- Je me présente... »
Et là, avant même que la jeune femme ne décline l’identité qu’elle a choisi de prendre… je la coupe en lui demandant :
« Ah, qu’est-ce que vous allez me proposer ?
- Heu… rien…
- Ben alors pourquoi me contactez-vous ? »
S’ensuit une tirade dans laquelle surgissent des sigles et des bidules.
Là encore, je lui coupe la parole.
« Madame, connaissez-vous Bloctel ?
(Pour info: https://www.economie.gouv.fr/particuliers/bloctel-liste-opposition-demarchage-telephonique )
- Ah, oui, c’est notre voisin !!!
- Ravi. Vous lui souhaiterez bien le bonjour de ma part !
- Heu, mais s’il vous plait, laissez-moi parler !
- Non, j’ai envie de m’amuser… Je chronomètre le temps que vous mettrez avant de me raccrocher au nez…
- Mais monsieur…
- Non, non… ça tourne, ça tourne, vous perdez votre temps, et votre argent. Parce que je suppose que vous êtes rémunérée au rendement !
- Pas vraiment !
- Ah bon ? On vous paie pour bavarder de tout et de rien avec les rigolards dans mon genre qui n’en ont rien à battre de vos éventuelles propositions !
- Non, c’est pas ça, je voudrais vous dire que dans le cadre d’une défiscalisation…
- Ah, vous allez me donner des sous ?
- Non, non…
- Ah c’est dommage, l’autre jour, j’ai une de vos collègues qui m’a dit que j’étais l’heureux gagnant…
- Non, non, y’a rien à gagner.
- Ah ben alors vous ne m’intéressez pas… »
La jeune femme finit par placer :
« Etes-vous propriétaire de votre maison ? »
Et moi, goguenard :
« Ah, vous avez pas de pot ! Votre fichier doit être obsolète !
- Pardon ?
- Oui, obsolète ! »
Et là, un blanc. Mon interlocutrice semble ignorer le sens du mot obsolète…
Je reprends la main :
« Bon, alors, revenons à nos moutons.
- Mais j’vous parle pas de moutons !
- Ben de quoi me parlez-vous, alors ? Le compteur tourne… Et vous n’obtiendrez de ma part absolument rien du tout. Ni rendez-vous, ni quoi que ce soit… par contre, je peux vous réciter une fable de La Fontaine ? »
Et là, semblant enfin se demander si c’est du lard ou du cochon, la jeune femme finit par me dire :
« Ben, je crois qu’on n’arrivera pas à s’entendre !
- Ah, enfin… Mais j’ai tout mon temps, vous savez ! »
Et semblant vouloir mettre un terme à notre joute oratoire sans avoir trop perdu la face, elle conclut :
« Merci monsieur Minose pour votre accueil. Je vous souhaite une bonne soirée !
- Moi pareillement ! »
J’aurais voulu être petite souris pour observer les mimiques de la demoiselle.
Mais pour une fois, j’avoue avoir passé un excellent moment,
Elle ? Allez savoir si ça ne lui a pas offert une sorte de récréation ?
Cueilleur d'images
Les gens ont souvent besoin d'étiquettes pour qualifier leurs semblables. N'avez-vous pas remarqué?
Et si je vous dis ça, c'est parce que...
C'est parce que j'ai eu le courage(?) de me lever tôt ce lundi 21 janvier, à cause de l'éclipse de lune...
Que le compte-rendu déposé sur mon blog a suscité la curiosité d'une journaliste de Ouest-France...
Qu'elle a souhaité me rencontrer.
Or donc, elle a effectué le déplacement depuis la capitale mayennaise pour faire un brin de causette avec un baidicéen sans doute bizarre.
Visiblement davantage intéressée par mon côté preneur d'images... elle a toutefois convenu que, en raison de mes nombreuses activités, j'étais une sorte de "représentant multi-carte".
Et lorsqu'elle m'a posé la question de savoir si je me considérais comme photographe, j'ai "sobrement"(en suis-capable?) répondu que non.
D'ailleurs je n'utilise que du matériel "basique" à la portée de tout individu.
"Alors, comment pourrait-on vous qualifier?"
Ce à quoi j'ai dû répondre un truc dans le genre: "Un capteur d'images..."
Il aurait sans doute été préférable que je dise "Cueilleur d'images"... Cueilleur, tout comme celui qui grappille dans la nature quelques fleurs dont il "déguste" la beauté et le parfum.
Je ne sais si l'étiquette en question correspond à ce que vous me colleriez sur le dos, mais en ce qui me concerne, je l'adopterais très volontiers.
Coquetterie, me direz-vous?
Sans doute... mais à l'évocation de ce mot, je ne peux m'empêcher de revivre un souvenir personnel. J'avais rencontré un jour un personnage un peu hors norme. Il se nommait Julien Derouet. (*) Son parcours avait été d'une richesse incroyable. Il avait tâté divers moyens d'expression. Et sur ces derniers jours, il avait pris des cours de peinture.
Suite à quoi sans doute, sous la sonnette d'entrée de sa maison, il avait glissé dans la petite fente un malicieux clin d'oeil:
"Julien Derouet Aquarelliste!"
Et après avoir "cueilli" plus de 90 printemps, tout en n'oubliant pas d'emporter avec lui ses couleurs et ses pinceaux, un matin, il s'est discrètement éclipsé(...!) pour aller peindre les nuages.
Fin de mon billet du jour, signé:
Bernardino... Cueilleur d'images
Vous avez dit "QR Code"?
En cet après-midi au ciel incertain... et afin de compléter ma galerie de personnages jaunes autour de Montsûrs, je décide de partir à l'assaut des toutes nouvelles caches publiées dans le chemin des Ifs.
Je gare mon véhicule à l'endroit préconisé par le poseur de caches (owner en anglais... propriétaire)... et tout en cheminant vers la N°3... je me rends compte que j'ai oublié chez moi les coordonnées de la cache mystère "Ferme du Buron"... Va falloir que je trouve une solution quand même.
J'arrive au point que m'indique le descriptif de cette cache, je fourre mes mains dans les racines, et j'en sors la boîte convoitée...
Juste au moment où je vois deux personnes sortir du virage...
A l'expression de leur visage, je comprends vite qu'elles se demandent à quel "jeu" je me livre.
C'est pourquoi je préfère devancer leurs éventuelles questions.
J'explique... je montre sur mon smartphone ce qu'affiche l'appli cgeo...
Et constatant que je ne les importune pas trop... je me hasarde à leur proposer:
"Pourrais-je maintenant vous demander un petit service?
- Ben ça dépend en quoi ça consiste...
- Avez-vous un téléphone portable?
- Oui!
- J'aurais besoin que vous preniez une photo...
- Mais pourquoi donc?"
Et là, je commence à exposer mon plan:
La dame prend une photo du qr code concernant la mystère du Buron... ce que j'affiche sur mon propre smartphone.
Puis j'utilise leur Samsung afin que son lecteur de QR code livre le secret, avec les coordonnées de cette "Mystère".
Sauf que... au moment de faire fonctionner mon appareil pour photographier lui-même les coordonnées... on s'aperçoit qu'il refuse obstinément de me livrer la solution en raison des nombreux reflets sur la vitre.
Et là, je vais me trouver face à des gens d'une amabilité surprenante... La dame allant jusqu'à planquer son smartphone à l'intérieur de son vêtement pour tout mettre à l'ombre... mais le bidule est toujours troublé... à cause des rayures de la doublure!
Bref... après de nombreuses tentatives, le lecteur de QR Code finit par livrer son secret... et je vois affiché en clair...
Youpi!
Je me confonds en excuses... je leur adresse un grand merci... et nous poursuivons notre chemin jusqu'à un croisement... Mes comparses filant tout droit, et moi tournant à gauche vers la cache N°2

J'arrive donc sur site... où je trouve aisément mon objectif... sauf que... le poseur avait écrit:
IMPORTANT : Pour trouver les coordonnées finales de cette cache bonus, vous devrez posséder les indices présents dans la cache 2 et 3 de la série Chemin des Ifs. A vous de les découvrir.
Et que je n'ai rien remarqué qui puisse me fournir les indices. (Mais vous verrez plus loin!)
Je décide alors d'envoyer un message à kangxi, le poseur de ces caches... Puis je rebrousse chemin.
C'est alors que j'aperçois dans l'herbe...
Un papier dégoulinant de flotte... après la magnifique averse qui est tombée juste avant que je n'entame mon périple...
Mais? Mais... on y voit les coordonnées de "Chemin des Ifs 2 et 3", avec le petit coup de pouce fourni par le poseur!
Qui a bien pu perdre ce document? Pour moi, la réponse est claire: il ne peut s'agir que du team "Les Fouilloux",

ceux qui sont passés la veille en pleine nuit afin de scorer un FTF (First To Find) fort prisé par certains géocacheurs: être les premiers.
Je glisse ce papier dans ma poche... et je réfléchis à la stratégie envisageable afin de pourvoir dénicher la bonus... sans posséder ses coordonnées.
Me fiant alors à mon intuition, et après avoir examiné la photo "spoiler" concernant l'emplacement de cette cache, je prends le chemin qui descend vers les Petits IFS... et je scrute la haie... tantôt à gauche, tantôt à droite, jusqu'à ce que j'aperçoive enfin ce qui me semble être l'objet de mes recherches!
J'escalade le talus... et là? Bingo!
J'ouvre la boîte, je déroule le logbook... NON? Personne n'y a inscrit son passage!
Tout guilleret... je retourne alors vers la voiture... je me désaltère... et au loin, je vois réapparaître mes complices de tout à l'heure... qui, m'ayant rejoint, me demandent si la "chasse au trésor" a été bonne... Oh, que oui! Et j'explique.
Mais au moment de partir vers la mystère "Ferme du Buron", deux événements...
L'owner de ces caches répond gentiment à mon message:
"J ai vu tes questions. Les indices sont présents sur les logbooks. Je te donne un indice : QR CODE. Bonne chance."
Décidément, on est encore en plein "QR code party"! Mais j'ai fait sans eux sur ce coup-là!
Et presque au même moment, une alerte retentit sur mon smartphone pour signaler l'apparition d'une nouvelle cache à Mayenne!
Chaque chose en son temps! Parce que j'en ai encore une à dénicher sur Montsûrs!
Muni des coordonnées dont l'histoire me fait encore marrer, je m'en vais à pied vers "Le Buron", où je déniche facilement le petit tube noir dans le lierre... Retour à la voiture... Consultation de la page "Welcome to Mayenne"... distante d'à peine 20 km..
Je décide alors de m'y rendre...
Pour découvrir que cette nouvelle cache... ben je suis tout bonnement le premier à la dénicher!
Et si je devais conclure?
Ben je dirais que j'ai bénéficié d'une chance insolente... pour la Bonus, trouvée au flair.
Chance insolente encore pour la "Welcome to Mayenne".
Chance insolente encore une fois pour avoir rencontré des gens d'une patience infinie sans lesquels j'aurais fait chou blanc sur la Mystère...
Comme quoi, le géocaching, c'est pas simplement dénicher des boîtes... c'est aussi faire de belles découvertes... humaines!
Etonnante rencontre
Géocaching... vous savez, la recherche de petites boîtes dissimulées un peu partout...
Je me trouve à Evron... où, après avoir déniché la N°5 qui vient tout juste de paraître, je me dirige vers la N°4 située sur le parking de l'école de musique.
Je descends de voiture... Je commence à chercher...
Surgit un groupe d'adolescentes dont l'une d'entre elles me lance: "Vous faites du géocaching, m'sieur? Bonne chasse aux boîtes..."
Et le groupe disparaît précipitamment dans l'auditorium.
Smartphone à la main, je me remets alors le nez dans la végétation, lorsque j'entends derrière moi:
"Vous avez perdu quelque chose?
- Heu... non... pas vraiment..."
Il ne me reste plus qu'à expliquer.
Et au fil de la conversation, cet octogénaire m'apprend qu'il réside à Evron depuis quelques années seulement. Qu'auparavant il tenait une ferme à Voutré... Mais qu'il est originaire de Montreuil le Chétif... Et il finit par me dire qu'il n'a pas vraiment choisi son métier... Ses parents étaient agriculteurs... son père est entré dans la Résistance... arrêté par les Nazis... transféré au camp de concentration de Buchenwald... et qu'il ne l'a jamais revu vivant.
"Même que si vous allez au Mémorial de la déportation à Mayenne, vous verrez la photo de mon père en entrant à gauche... Jules Lottin."
http://memoiredeguerre.free.fr/deportation/53/deportes53jo.htm
Lottin Jules. Né le 10 janvier 1896 à Averton (53). Il est déporté de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le KL Buchenwald. (Matricule: 41713). Il est décédé le 15 mai 1945 avant le rapatriement à Linz.
Après un tel témoignage, je n'avais plus guère envie de chercher une boîte sans importance.
Mais c'était faire fi de la suite.
Alors que je remonte en voiture, mon smartphone sonne:
"Tu serais pas à Evron, par hasard?"
C'est mon ami Félix qui rencontre quelques problèmes pour finaliser sa cache "Mystère" et qui souhaiterait un petit coup de pouce.
" Bouge pas, j'arrive!" me dit-il.
Je le vois en effet débouler quelques petites minutes plus tard.
Je suis bien obligé de fouiner sous la bâche... parce que cette cache, c'est Félix qui l'a posée...
Et un peu plus tard, je me retrouve chez mon ami, devant l'écran de Google Earth afin de fignoler les coordonnées de cette Mystery à paraître.
Tout en bidouillant sur l'ordinateur... je prends conscience de la futilité du géocaching... en me disant que c'est tout de même grâce à cette activité fort banale que j'ai pu croiser la route d'un monsieur qui avait tant de choses à transmettre... un témoignage profond, d'une authenticité émouvante, sincère. Sans aucune trace d'animosité.
Que dire après tout ça?
Ben... que des rencontres comme celle d'aujourd'hui... ça vaut toutes les géocaches que j'ai pu trouver.
Merci infiniment, monsieur le fils de Déporté.
Que votre parole continue son oeuvre de mémoire.
Pour en savoir un peu plus:
https://lesdeportesdesarthe.wordpress.com/grunberg-richard-wladimir/
Musée vivant de l'école à Laval
Que je vous raconte...
Vous en saurez davantage dans quelque temps, mais j'ai deux compères qui se sont mis en tête de faire "un petit quelque chose" à propos de l'Ecole, en "utilisant" le vieil instit que je suis... Sorte de spectacle dont je ne connais moi-même presque rien.
Sauf que pour "planter le décor", mes deux acolytes ont pensé qu'il serait bon de rendre visite au Musée situé à Laval.
C'est pourquoi, en ce début d'année 2019, nous avons tous les trois débarqué dans la cour de cette ancienne école... à laquelle se rattache un souvenir personnel.
Figurez-vous qu'en janvier 1965... élève de l'Ecole Normale, j'y débutais un stage d'un mois dans la classe de Marcel Hareau, maître d'application chargé du Cours Préparatoire. 53 ans d'écart!!! Une paille...
Toujours est-il que mon ami Gérard a expliqué ce qu'il avait l'intention de faire, et ce dont il aurait besoin... On lui a répondu que le Musée pouvait mettre à disposition des documents, du matériel...
Et pendant ce temps-là, je me suis extrait du petit groupe afin de fouiner dans ce merveilleux capharnaüm aux odeurs très particulières.
Je ne vous ferai pas l'inventaire de tous les souvenirs qui sont remontés à la surface... il me faudrait un livre entier...
D'autant plus que, comme le soulignait malicieusement mon grand-père Duarté: "Tu es entré à l'asile des petits à l'âge de deux ans... Et tu n'as jamais su faire autre chose que d'être à l'école..."
C'est vrai... C'est sans doute pourquoi je suis comme une sorte de mémoire vivante d'un monde ayant peut-être pris fin avec le siècle précédent.
Combien d'objets ont réveillé en moi...
Pêle mêle...
La boîte servant à arroser le parquet afin de "fixer" la poussière...
La craie de section carrée extraite des carrières, et celle moulée en plâtre... Les gravures Rossignol... les cartes de géographie avec l'AOF et l'AEF... le Tonkin... Les Terres Australes...
Les différents appareils de projection... le duplicateur à alcool... la blouse grise... les buvards... les bons points... l'ardoise et son crayon d'ardoise...
Non, non... j'arrête là!
Mais je ne peux passer sous silence les agressifs porte-plumes trempés dans les encriers de porcelaine contenant le fameux liquide violet...
Et puis... et puis... J'ai subrepticement demandé si, par hasard, le Musée ne disposerait pas d'un manuel d'apprentissage à la lecture.... intitulé..
Le voyage de Macoco!
Et pourquoi celui-là plus qu'un autre? Oh, tout simplement parce que lors de mon arrivée à Bais, on m'a chargé d'un CP/CE1... avec l'obligation d'utiliser cette méthode de lecture... Dont le fil conducteur est Macoco, petit enfant noir qui parcourt le monde en compagnie du pilote Emile...
Et on m'en a présenté un exemplaire!!!
Souvenirs, souvenirs...
Au risque de passer pour bavard (mais j'assume)... je ne peux terminer ce rapide exposé sans vous conseiller de rendre visite à ce musée... Il est animé par quelques bénévoles passionné(e)s... qui recherchent un autre local que celui occupé actuellement... parce la Mairie de Laval souhaite reprendre possession de "ses biens" au plus tôt.
Je trouve très regrettable (et je pèse mes mots!) que les instances dirigeantes n'aient pas l'envie de soutenir cet important travail de mémoire.
Le point commun de tous les petits Français est assurément l'Ecole... et je ne me résous pas à penser qu'un jour tous les documents rassemblés ici puissent disparaître faute d'un "repreneur".
En attendant, si l'Histoire de l'Ecole vous intéresse, allez faire une visite rue de Bel Air.
Le détour en vaut vraiment la peine!
PS à l'adresse des Maires du département: si vous avez des locaux disponibles... n'hésitez pas à vous manifester!
Laval by night
Je connais certains pères Noël qui essaient d'offrir des cadeaux originaux.
Ce fut encore le cas cette année où nous découvrîmes une enveloppe contenant deux tickets...
https://www.laval53000.fr/la-mayenne-la-riviere/le-vallis-guidonis/
Jeudi 3 janvier 2019... il est 19h45... et nous montons à bord.
Installation vers l'avant du navire près d'un couple qui nous apprendra être de Mayenne.
Ambiance feutrée... Accueil par le capitaine...
Qui nous explique en quoi consiste la croisière... tout en mentionnant qu'il arrivera parfois qu'on soit dérangé par un bruit étrange: c'est l'hélice d'étrave qui, située perpendiculairement à l'hélice propulsive, permet d'orienter le nez afin de viser juste pour entrer dans les écluses...
Et puis imperceptiblement, Vallis Guidonis se met à glisser gentiment à la surface de l'eau.
Direction Nord, vers Changé.
Apéritif accompagné de toasts... tout en admirant les lumières aux reflets colorés à la surface de l'eau...
Passage sous le grand viaduc de chemin de fer... avec les commentaires avertis du commandant de bord.
Et la promenade se poursuit jusqu'à ce nous entrions dans une écluse...
Grondement de la fameuse hélice d'étrave... arrêt... et nous nous élevons de quelques mètres... Sortie du sas...
Tout en continuant notre excellent repas.
Projecteurs braqués vers les rives... notre guide commente: les inondations dont peuvent être victimes les riverains, de curieuses constructions, des bateaux hollandais ou britanniques... le halage, la Loire à vélo, la vélofrancette...
Et les nombreux oiseaux perchés dans les branches... bien à l'abri de leurs éventuels prédateurs!
Quand nous arrivons à Changé, "Vallis Guidonis" effectue un demi-tour afin de reprendre le fil de l'eau...
Ecluses à nouveau... manoeuvres des ventelles et des portes effectuées par l'un des membres d'équipage.
Pendant ce temps, le guide s'installe au poste de pilotage... situé tout à l'avant.
A ce propos, j'ai toujours été frappé par le fait que certains bateaux "d'eau douce" maintiennent la tradition du poste de commande tout à l'arrière... ce qu'imposait autrefois la manipulation de la lourde barre du gouvernail tout à la force des muscles... Mais je peux vous assurer que, moi qui ai parcouru avec mon VTT de nombreux kilomètres le long de différents canaux, j'ai parfois assisté à des spectacles fort cocasses lorsque le marinier tentait de faire entrer son embarcation dans une écluse, alors qu'il ne voit rien sur l'avant... et que le vent s'amuse parfois à contrarier son joujou en le poussant de travers... Tout en sachant que la marge est très étroite entre la largeur de l'écluse et celle de la "péniche". (Voir cliché ci-dessous)

Fermons la parenthèse.
Au cours de la promenade, je sors à plusieurs reprises pour observer le capitaine... et prendre quelques clichés pas déformés par le reflet sur les vitres...
Et le détail qui fait toute la différence?... le porte-clés.
Ce n'est pas la première fois que je le remarque entre les mains des possesseurs de bateaux... mais imaginez que suite à une maladresse cet indispensable accessoire tombe à l'eau? Coulera, coulera pas? Non... observez bien le flotteur! Fort utile pour repêcher le bidule, n'est-ce pas?
Et puis, me direz-vous, est ce que ce bateau peut naviguer tout le temps?
Non... si le cours de la rivière est trop bas, il est facile d'imaginer qu'il va racler le fond.
Mais s'il est trop élevé... il va buter sa tête contre le tablier de certains ponts... construits sans se préoccuper du tirant d'air de certaines bateaux! D'où la présence de gabarits... comme on en trouve sur les routes et autoroutes.
Re-traversée de Laval, magnifiquement illuminée...
Basilique d'Avesnières... Un peu d'histoire...

Demi-tour... Passage devant l'unique bateau-lavoir encore en état... et classé monument historique.
http://www.laval-tourisme.com/activites/patrimoine/musees/le-bateau-lavoir-saint-julien-234390
Passage sous le vieux pont... et arrêt un peu plus loin afin d'admirer les jets d'eau lumineux.
Et puis retour à la case départ... avec un dernier coup d'oeil aux illuminations...
"Vous êtes arrivés à destination!"
On regagne alors la terre ferme, sous le regard amusé du capitaine! Pédagogue averti...
A l'issue de cette visite nocturne... Je me permettrai juste de mentionner le fait suivant. Pourquoi ne pas envisager maintenant la même excursion, mais de jour?
Ce doit être tout aussi intéressant, même si nous n'aurons pas les "lumières de la ville!"
Merci aux deux complices du père Noël (ils se reconnaîtront, n'est-ce pas Florence et Olivier?)
Datif? ou Accusatif?
Il est des matins, comme ça, où on ne pense à rien de spécial.
Mais il va suffire d'un détail pour mettre en oeuvre la machine à remonter le temps.
Figurez-vous que mon regard "tombe" sur la quatrième de couverture du magazine envoyé par ma mutuelle santé.
Et qu'y vois-je?
Tout simplement ça:
"Ben quoi, me demanderez-vous? Qu'y a-t-il d'extraordinaire à propos de cette page?"
Si ça ne vous rappelle rien, pour moi, c'est synonyme de visites chez l'ophtalmo...
Vous savez, ce tableau blanc avec des lettres toutes petites en haut... et un gros ZU en bas...
Mais au-delà de ce ZU... dans ma petite tête s'est mise en route une gentille chansonnette:
Que l'on peut trouver sur le Net ainsi que le prouve la vidéo qui suit:
Chez moi, c'était sans la musique. Mais très scandé...

Scories de mon instruction aux langues... sans doute!
Et immédiatement après ce lancinant aus bei mit nach seit von zu
Un souvenir du gosse que j'étais aux alentours de ma dixième année.
On m'avait mis en pension dans l'honorable Collège de Château-Gontier, qui arborait au fronton de son portail:
Université de France. Rien que ça, Mazette.
J'étais le seul de mon espèce parmi les pensionnaires à fréquenter la classe de monsieur Le Naour... au CM2.
Et quand pour quelque raison que ce soit, le brave homme était absent... je devais m'enquiller toutes les heures de permanence dans cette grande salle aussi longue qu'un jour sans pain.
C'est la raison pour laquelle, afin de me trouver une occupation, les pions me confiaient le cahier d'absence que je trimballais de classe en classe... où j'étais la plupart du temps fort bien accueilli.
Sauf... sauf... lorsque je frappais à la porte de monsieur Guérin.
Je me souviens de ma toute première rencontre avec ce professeur émérite et distingué.
Je toque timidement la lourde porte en bois...
Et derrière, j'entends comme une "gueulante" à laquelle je n'attribue aucune signification...
Deuxième tentative.... Re-gueulante...
Quelques secondes... et s'ouvrant à la vitesse de l'éclair, la porte me donne en spectacle un énergumène gesticulant et vociférant des trucs incompréhensibles.
Fou-rire sur les gradins...
Et moi, apeuré, de me demander ce qui se passait. 
J'ai fini par comprendre, que "Toto Guérin" enseignait l'allemand... Qu'il ne s'exprimait qu'en allemand...
Et qu'il m'avait balancé un puissant "Herrein" pour me signifier d'entrer.
Bien que pas forcément ravi d'aller frapper à sa porte, j'ai vécu plus sereinement les autres "Herrein"!
Et puis, l'année suivante, je suis entré en sixième...
Petit-fils d'Espagnols... J'aurais voulu choisir espagnol en première langue... mais ce tout petit collège ne pouvait se permettre le luxe de proposer un tel choix.
C'est alors que, face à cette situation, mon père avait tranché tout net:
"Bon, tu feras pas espagnol, mon fils... Mais faut qu'on se réconcilie avec les Allemands. C'est pas parce qu'ils ont fait péter mon char sur une mine par deux fois... Tu feras allemand première langue, mon fils..."
"Oui, p'pa..." 
Il paraît que je n'ai pas été un mauvais élève... Mais j'ai subi ce matraquage linguistique... issu d'une méthode pédagogique "musclée".
Caractérisée par la récitation automatique d'un certain nombre de listes mnémotechniques...
Parmi lesquelles figurait la chansonnette
durch - für -ohne - gegen - um - wider.
Prépositions qui gouvernent l'accusatif
Et l'inévitable litanie des prépositions qui gouvernent le datif, à savoir:
aus bei mit nach seit von zu

Ich hatte etwas zu sagen! 










































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