tranches de vie
Musée vivant de l'école à Laval
Que je vous raconte...
Vous en saurez davantage dans quelque temps, mais j'ai deux compères qui se sont mis en tête de faire "un petit quelque chose" à propos de l'Ecole, en "utilisant" le vieil instit que je suis... Sorte de spectacle dont je ne connais moi-même presque rien.
Sauf que pour "planter le décor", mes deux acolytes ont pensé qu'il serait bon de rendre visite au Musée situé à Laval.
C'est pourquoi, en ce début d'année 2019, nous avons tous les trois débarqué dans la cour de cette ancienne école... à laquelle se rattache un souvenir personnel.
Figurez-vous qu'en janvier 1965... élève de l'Ecole Normale, j'y débutais un stage d'un mois dans la classe de Marcel Hareau, maître d'application chargé du Cours Préparatoire. 53 ans d'écart!!! Une paille...
Toujours est-il que mon ami Gérard a expliqué ce qu'il avait l'intention de faire, et ce dont il aurait besoin... On lui a répondu que le Musée pouvait mettre à disposition des documents, du matériel...
Et pendant ce temps-là, je me suis extrait du petit groupe afin de fouiner dans ce merveilleux capharnaüm aux odeurs très particulières.
Je ne vous ferai pas l'inventaire de tous les souvenirs qui sont remontés à la surface... il me faudrait un livre entier...
D'autant plus que, comme le soulignait malicieusement mon grand-père Duarté: "Tu es entré à l'asile des petits à l'âge de deux ans... Et tu n'as jamais su faire autre chose que d'être à l'école..."
C'est vrai... C'est sans doute pourquoi je suis comme une sorte de mémoire vivante d'un monde ayant peut-être pris fin avec le siècle précédent.
Combien d'objets ont réveillé en moi...
Pêle mêle...
La boîte servant à arroser le parquet afin de "fixer" la poussière...
La craie de section carrée extraite des carrières, et celle moulée en plâtre... Les gravures Rossignol... les cartes de géographie avec l'AOF et l'AEF... le Tonkin... Les Terres Australes...
Les différents appareils de projection... le duplicateur à alcool... la blouse grise... les buvards... les bons points... l'ardoise et son crayon d'ardoise...
Non, non... j'arrête là!
Mais je ne peux passer sous silence les agressifs porte-plumes trempés dans les encriers de porcelaine contenant le fameux liquide violet...
Et puis... et puis... J'ai subrepticement demandé si, par hasard, le Musée ne disposerait pas d'un manuel d'apprentissage à la lecture.... intitulé..
Le voyage de Macoco!
Et pourquoi celui-là plus qu'un autre? Oh, tout simplement parce que lors de mon arrivée à Bais, on m'a chargé d'un CP/CE1... avec l'obligation d'utiliser cette méthode de lecture... Dont le fil conducteur est Macoco, petit enfant noir qui parcourt le monde en compagnie du pilote Emile...
Et on m'en a présenté un exemplaire!!!
Souvenirs, souvenirs...
Au risque de passer pour bavard (mais j'assume)... je ne peux terminer ce rapide exposé sans vous conseiller de rendre visite à ce musée... Il est animé par quelques bénévoles passionné(e)s... qui recherchent un autre local que celui occupé actuellement... parce la Mairie de Laval souhaite reprendre possession de "ses biens" au plus tôt.
Je trouve très regrettable (et je pèse mes mots!) que les instances dirigeantes n'aient pas l'envie de soutenir cet important travail de mémoire.
Le point commun de tous les petits Français est assurément l'Ecole... et je ne me résous pas à penser qu'un jour tous les documents rassemblés ici puissent disparaître faute d'un "repreneur".
En attendant, si l'Histoire de l'Ecole vous intéresse, allez faire une visite rue de Bel Air.
Le détour en vaut vraiment la peine!
PS à l'adresse des Maires du département: si vous avez des locaux disponibles... n'hésitez pas à vous manifester!
Laval by night
Je connais certains pères Noël qui essaient d'offrir des cadeaux originaux.
Ce fut encore le cas cette année où nous découvrîmes une enveloppe contenant deux tickets...
https://www.laval53000.fr/la-mayenne-la-riviere/le-vallis-guidonis/
Jeudi 3 janvier 2019... il est 19h45... et nous montons à bord.
Installation vers l'avant du navire près d'un couple qui nous apprendra être de Mayenne.
Ambiance feutrée... Accueil par le capitaine...
Qui nous explique en quoi consiste la croisière... tout en mentionnant qu'il arrivera parfois qu'on soit dérangé par un bruit étrange: c'est l'hélice d'étrave qui, située perpendiculairement à l'hélice propulsive, permet d'orienter le nez afin de viser juste pour entrer dans les écluses...
Et puis imperceptiblement, Vallis Guidonis se met à glisser gentiment à la surface de l'eau.
Direction Nord, vers Changé.
Apéritif accompagné de toasts... tout en admirant les lumières aux reflets colorés à la surface de l'eau...
Passage sous le grand viaduc de chemin de fer... avec les commentaires avertis du commandant de bord.
Et la promenade se poursuit jusqu'à ce nous entrions dans une écluse...
Grondement de la fameuse hélice d'étrave... arrêt... et nous nous élevons de quelques mètres... Sortie du sas...
Tout en continuant notre excellent repas.
Projecteurs braqués vers les rives... notre guide commente: les inondations dont peuvent être victimes les riverains, de curieuses constructions, des bateaux hollandais ou britanniques... le halage, la Loire à vélo, la vélofrancette...
Et les nombreux oiseaux perchés dans les branches... bien à l'abri de leurs éventuels prédateurs!
Quand nous arrivons à Changé, "Vallis Guidonis" effectue un demi-tour afin de reprendre le fil de l'eau...
Ecluses à nouveau... manoeuvres des ventelles et des portes effectuées par l'un des membres d'équipage.
Pendant ce temps, le guide s'installe au poste de pilotage... situé tout à l'avant.
A ce propos, j'ai toujours été frappé par le fait que certains bateaux "d'eau douce" maintiennent la tradition du poste de commande tout à l'arrière... ce qu'imposait autrefois la manipulation de la lourde barre du gouvernail tout à la force des muscles... Mais je peux vous assurer que, moi qui ai parcouru avec mon VTT de nombreux kilomètres le long de différents canaux, j'ai parfois assisté à des spectacles fort cocasses lorsque le marinier tentait de faire entrer son embarcation dans une écluse, alors qu'il ne voit rien sur l'avant... et que le vent s'amuse parfois à contrarier son joujou en le poussant de travers... Tout en sachant que la marge est très étroite entre la largeur de l'écluse et celle de la "péniche". (Voir cliché ci-dessous)

Fermons la parenthèse.
Au cours de la promenade, je sors à plusieurs reprises pour observer le capitaine... et prendre quelques clichés pas déformés par le reflet sur les vitres...
Et le détail qui fait toute la différence?... le porte-clés.
Ce n'est pas la première fois que je le remarque entre les mains des possesseurs de bateaux... mais imaginez que suite à une maladresse cet indispensable accessoire tombe à l'eau? Coulera, coulera pas? Non... observez bien le flotteur! Fort utile pour repêcher le bidule, n'est-ce pas?
Et puis, me direz-vous, est ce que ce bateau peut naviguer tout le temps?
Non... si le cours de la rivière est trop bas, il est facile d'imaginer qu'il va racler le fond.
Mais s'il est trop élevé... il va buter sa tête contre le tablier de certains ponts... construits sans se préoccuper du tirant d'air de certaines bateaux! D'où la présence de gabarits... comme on en trouve sur les routes et autoroutes.
Re-traversée de Laval, magnifiquement illuminée...
Basilique d'Avesnières... Un peu d'histoire...

Demi-tour... Passage devant l'unique bateau-lavoir encore en état... et classé monument historique.
http://www.laval-tourisme.com/activites/patrimoine/musees/le-bateau-lavoir-saint-julien-234390
Passage sous le vieux pont... et arrêt un peu plus loin afin d'admirer les jets d'eau lumineux.
Et puis retour à la case départ... avec un dernier coup d'oeil aux illuminations...
"Vous êtes arrivés à destination!"
On regagne alors la terre ferme, sous le regard amusé du capitaine! Pédagogue averti...
A l'issue de cette visite nocturne... Je me permettrai juste de mentionner le fait suivant. Pourquoi ne pas envisager maintenant la même excursion, mais de jour?
Ce doit être tout aussi intéressant, même si nous n'aurons pas les "lumières de la ville!"
Merci aux deux complices du père Noël (ils se reconnaîtront, n'est-ce pas Florence et Olivier?)
Datif? ou Accusatif?
Il est des matins, comme ça, où on ne pense à rien de spécial.
Mais il va suffire d'un détail pour mettre en oeuvre la machine à remonter le temps.
Figurez-vous que mon regard "tombe" sur la quatrième de couverture du magazine envoyé par ma mutuelle santé.
Et qu'y vois-je?
Tout simplement ça:
"Ben quoi, me demanderez-vous? Qu'y a-t-il d'extraordinaire à propos de cette page?"
Si ça ne vous rappelle rien, pour moi, c'est synonyme de visites chez l'ophtalmo...
Vous savez, ce tableau blanc avec des lettres toutes petites en haut... et un gros ZU en bas...
Mais au-delà de ce ZU... dans ma petite tête s'est mise en route une gentille chansonnette:
Que l'on peut trouver sur le Net ainsi que le prouve la vidéo qui suit:
Chez moi, c'était sans la musique. Mais très scandé...

Scories de mon instruction aux langues... sans doute!
Et immédiatement après ce lancinant aus bei mit nach seit von zu
Un souvenir du gosse que j'étais aux alentours de ma dixième année.
On m'avait mis en pension dans l'honorable Collège de Château-Gontier, qui arborait au fronton de son portail:
Université de France. Rien que ça, Mazette.
J'étais le seul de mon espèce parmi les pensionnaires à fréquenter la classe de monsieur Le Naour... au CM2.
Et quand pour quelque raison que ce soit, le brave homme était absent... je devais m'enquiller toutes les heures de permanence dans cette grande salle aussi longue qu'un jour sans pain.
C'est la raison pour laquelle, afin de me trouver une occupation, les pions me confiaient le cahier d'absence que je trimballais de classe en classe... où j'étais la plupart du temps fort bien accueilli.
Sauf... sauf... lorsque je frappais à la porte de monsieur Guérin.
Je me souviens de ma toute première rencontre avec ce professeur émérite et distingué.
Je toque timidement la lourde porte en bois...
Et derrière, j'entends comme une "gueulante" à laquelle je n'attribue aucune signification...
Deuxième tentative.... Re-gueulante...
Quelques secondes... et s'ouvrant à la vitesse de l'éclair, la porte me donne en spectacle un énergumène gesticulant et vociférant des trucs incompréhensibles.
Fou-rire sur les gradins...
Et moi, apeuré, de me demander ce qui se passait. 
J'ai fini par comprendre, que "Toto Guérin" enseignait l'allemand... Qu'il ne s'exprimait qu'en allemand...
Et qu'il m'avait balancé un puissant "Herrein" pour me signifier d'entrer.
Bien que pas forcément ravi d'aller frapper à sa porte, j'ai vécu plus sereinement les autres "Herrein"!
Et puis, l'année suivante, je suis entré en sixième...
Petit-fils d'Espagnols... J'aurais voulu choisir espagnol en première langue... mais ce tout petit collège ne pouvait se permettre le luxe de proposer un tel choix.
C'est alors que, face à cette situation, mon père avait tranché tout net:
"Bon, tu feras pas espagnol, mon fils... Mais faut qu'on se réconcilie avec les Allemands. C'est pas parce qu'ils ont fait péter mon char sur une mine par deux fois... Tu feras allemand première langue, mon fils..."
"Oui, p'pa..." 
Il paraît que je n'ai pas été un mauvais élève... Mais j'ai subi ce matraquage linguistique... issu d'une méthode pédagogique "musclée".
Caractérisée par la récitation automatique d'un certain nombre de listes mnémotechniques...
Parmi lesquelles figurait la chansonnette
durch - für -ohne - gegen - um - wider.
Prépositions qui gouvernent l'accusatif
Et l'inévitable litanie des prépositions qui gouvernent le datif, à savoir:
aus bei mit nach seit von zu

Ich hatte etwas zu sagen! 
Problèmes de clés...
Vous savez sans doute que pour connecter son PC ou sa tablette avec une box, il est nécessaire d'utiliser une clé de sécurité... appelée parfois clé WEP.
Sauf que l'autre jour, ayant récemment fait l'acquisition d'une tablette neuve, une de mes copines avait reçu la visite d'une de ses propres copines... et que cette dernière n'avait pu effectuer la manoeuvre d'appairement au wifi.
Appelé à la rescousse, je me suis alors rendu sur les "lieux du crime", pour m'apercevoir très rapidement que la brillante(?) dépanneuse avait utilisé, non pas la clé wep, mais le N° de série de la box!!!
Autre scénario:
Quand un moteur refait son apparition
Il était une fois...
Faisons fonctionner la machine à remonter le temps.
Nous sommes en 1985. J'ai conçu un petit modèle... inspiré à la fois d'un Chipmunk et d'un Zlin... Je l'ai nommé Zliny.
Lorsque je le fais évoluer sur la piste des Ailes du Maine, cet avion ne laisse pas les spectateurs indifférents.
De par sa silhouette? Sa décoration? le bruit de son moteur?
Tiens, justement, parlons-en du moteur!
A l'époque, je rédige des articles pour la revue MRA. Et quand je touche quelques "piges", il m'arrive de les investir dans du nouveau matériel. C'est sans doute dans de telles circonstances que j'ai dû débarquer au Mans chez Kayser, rue Montoise , ou bien chez Le Guellec, Radio Maquettes... afin d'acquérir un moteur 4 temps (Four Strokes en anglais, d'où sa dénomination FS). Presque un luxe pour l'époque.
Moteur à la cylindrée de 6.5cm3 et au bruit feutré, que j'ai greffé sur ma nouvelle cellule.
Le modèle volait si bien que chez Air Loisirs on envisagea d'en sortir un kit que chacun pourrait acheter, construire, et faire voler. Je ne sais plus pour quelles raisons le projet tomba à l'eau... mais quelques anecdotes sont bien ancrées dans ma mémoire.
La première se rapporte au fameux moteur. Ma femme m'accompagnait souvent sur le terrain. Et me voyant piloter un modèle qu'elle ne connaissait pas encore, elle s'exclama: "Il est à toi cet avion? Mais, dis-moi, il est équipé d'un moteur 4 temps? Tu ne m'en avais rien dit, hein, petit cachotier!!!"
La seconde est moins drôle... puisque avant même que j'aie eu le temps de prendre des photos et dessiner une esquisse de plan pour en faire un article... mon bel avion rencontra la trajectoire d'un concurrent... et qu'il termina ainsi sa trop brève carrière.
L'histoire ne s'arrête cependant pas là... Car ce modèle m'avait tellement plu, que je décidai d'en reconstruire un... mais un tout petit peu plus gros.
Que je dénommai Atoll... Allez savoir pourquoi. Il aurait pu s'appeler Zliny aussi... M'enfin!
Né en 1988, celui-là eut davantage de chance, puisqu'il profita d'une longue carrière, fut l'objet d'un article...
Quelques 20 ans plus tard, on me demanda s'il n'était pas à vendre... et comme mon atelier commençait à se faire trop petit et que j'avais pratiquement abandonné les moteurs thermiques au profit des électriques... je le cédai à un camarade de club.
C'est alors que germa une idée "saugrenue" dans la tête de mon copain Stéphane.
Reprendre ce modèle pour encore l'agrandir. découper les pièces à l'aide d'un outil numérique... Ce "brain storming" donna naissance à un Zliny de 2.50m d'envergure, propulsé par un moteur à essence.
Et puis pourquoi ne pas revenir aux sources? Et proposer aux membres de notre club un "petit"' Zliny aux cotes de son ancêtre? Mais je laisserai Stéphane vous raconter tout cela!
Toujours est-il que l'autre jour, en fouinant dans mon capharnaüm, je retombe sur mon fameux moteur 4 temps! Et que cette trouvaille régénère tous les souvenirs évoqués précédemment!
Crasseux comme pas, gommé à l'huile de ricin, il n'avait guère bonne mine!
Je décidai alors de le laisser macérer dans un mélange destiné à le débarrasser de sa gangue... Passage à la brosse métallique fine...
Confection d'un support grâce à ma petite imprimante 3D.
Et mon moteur OS 40 FS va se retrouver sur une étagère du salon...
Où il me rappellera une foule de souvenirs!
Dardo Modelhob
Il était une fois...
Cela pourrait débuter ainsi. Parce que notre ami Stéphane Jetman avait décidé de fêter son demi-siècle.
Ce fut donc hier soir l'occasion de re-croiser bon nombre de copains modélistes que les hasards de la vie avaient éloignés de mes rencontres.
Je me suis trouvé à table à côté de deux "jeunots", dont je ne vous donnerai que les prénoms: Olivier et Laurent...
Et sont revenues à la surface de nombreuses anecdotes concernant tel ou tel pilote, tel ou tel modèle... Mon Virus faisant partie de ceux-là...
Et puis un autre planeur qui semble-t-il avait laissé des traces chez mes voisins.
Je veux parler du Dardo.
Produit par la firme espagnole Modelhob... Fuselage fibre, ailes polystyrène coffré... Au look sans doute inspiré du Dassel germanique avec ses ailes en flèches...D'ailleurs, si l'on traduit Dardo en français... cela donne ne donne-t-il pas "Flèche"?
Bref, la conversation allait bon train, lorsque j'ai balancé mon pavé dans la mare:
"Hé, les gars, un Dardo? J'en ai un exemplaire qui dort sur mes étagères depuis pas mal d'années?
- Non?
- Si!
- Et dans quel état il se trouve?
- Volable... Je vous enverrai des photos...vous pourrez juger par vous-mêmes."
Si j'en crois les annotations que porte mon modèle, il est sorti de mes ateliers en juillet 87.
Grande visite en décembre 96 avec ré-entoilage au film adhésif...
Lorsque j'ai fait glisser la verrière (maintenue en place grâce à une scie à métaux), je me suis marré en découvrant les servos!
De taille respectable: un pour la profondeur, un pour chacun des ailerons... parce que j'avais dû virer le système de renvoi initialement prévu... Faut dire qu'à une certaine époque, ces fichus servos coûtaient la peau des fesses, et qu'on faisait tout notre possible pour n'en utiliser que le minimum syndical. Hein Laurent, lorsque tu as acheté ceux qui devaient équiper ton Virus?
Les plus perspicaces d'entre vous auront également remarqué un quatrième servo actionnant à la fois la dérive et.... le crochet de remorquage!
Ben voilà... l'anniversaire de notre ami Stéphane m'a permis d'exhumer un modèle vieux de 31 ans...
Un de ces modèles "vintage" qui ne déparerait sans doute pas lors de la rencontre vol de pente à Millau.
Tout comme le Kilt, alors produit par Coopaéro, et dont mon ami Félix recherche vainement un exemplaire... Si vous avez ça dans vos "tiroirs"...
Bref...
Bon anniversaire, Stéphane, et grand merci pour ces délicieux moments.
PS: faudra que je vous parle un jour de mon Alpha Multiplex, né en juillet 1976... et qui pourrait reprendre l'air en lui changeant uniquement récepteur et batterie... pour le mettre au goût du jour! Mais pour lequel je possède encore une radio en 27MHz!
Vous avez dit illectronisme?
Si vous n'avez jamais entendu parler d'illectronisme, vous ignorez par conséquent la signification de ce nouveau mot. Il va donc vous falloir attendre un peu et aller plus loin dans la lecture de mon billet du jour.
Plantons le décor.
Cela fait déjà un bon moment que j'ai constaté une anomalie à propos de ma connexion internet. Rien à signaler pour le débit descendant qui flirte toujours avec les 25 Mbps.
Mais pour le montant, lui qui oscillait entre 3 et 4 Mbps, ben il est descendu à 0.7Mbps. Et ne retrouve plus le taux qui était le sien. Là où je mettais 5 minutes pour envoyer un fichier lourd, il me faut maintenant environ 25 à 30 minutes.
Ce que constatant, je décide d'appeler l'assistance Orange.
"Tuuut, tuuut...
Si c'est pour **** tapez 1
Si c'est pour ### tapez 2"
Si c'est pour....
Pour qu'au final une voix de synthèse me dise que tous les opérateurs sont occupés et qu'il conviendra de renouveler ma requête.
Bon! Changeons de stratégie. J'opte alors pour le "chat". Pas le gentil minet, non, le "tchatte", à savoir une conversation en direct par Internet avec une charmante personne.
Là, c'est beaucoup mieux, puisque j'obtiens une connexion quasi instantanément.
"Bonjour, je suis Sonia, que puis-je faire pour vous?"
J'explique... tout en m'empressant d'ajouter que j'ai déjà fait tout le tintouin qu'on nous demande de faire à chaque fois qu'on s'adresse à l'assistance: brancher débrancher, rallumer....
Et dans la foulée, afin que mon interlocutrice ne me prenne pas pour une bille, j'ajoute:
"Dans la mesure où je ne pense pas être de ceux qui sont atteints d'illectronisme, inutile de m'embobiner avec des arguments qui ne tiennent pas la route!"
Et sur l'écran du dialogue, que vois-je soudain apparaître?
Une série de points d'exclamation.
La suite de notre échange me permettra de comprendre que la gentille Sonia ignore tout de la signification d'illectronisme.
Je crois alors venu le moment de vous fournir la traduction:
L'illectronisme est un néologisme, traduction de information-illiteracy, qui transpose le concept d'illettrisme dans le domaine de l'informatique : il s'agit d'un manque ou d'une absence totale de connaissance des clés nécessaires à l'utilisation et à la création des ressources électroniques.
Finissons-en avec mon recours chez Orange:
"Votre ligne est normale... Un technicien vous appellera dans l'après-midi de demain."
J'attends de pied ferme et avec beaucoup d'impatience pour voir ce que ce spécialiste me donnera comme arguments convaincants.
Mais à propos d'illectronisme...
Combien de gens vont se trouver de plus en plus handicapés face à cette galopante course aux nouvelles technologies?
Plus de guichets...
On ferme la Poste.
On ferme la gare.
On ferme la perception...
On ferme........
Circulez, y'a rien à voir! Veuillez formuler vos demandes via Internet!
Il est des jours où le septuagénaire pas encore trop déconnecté que je suis voit le peu de cheveux qui lui restent sur la tête se hérisser face à tout ça!
Et c'est sûrement pas fini...
Va y avoir du boulot pour éviter que la fracture numérique ne s'accroisse!
Et c'est le vieil instit' que je suis qui parle!
Souvenirs du Midi

Monument historique volant
Un monument historique, ça vole?
Ben, à en croire certaines personnes, certes oui!
Et pourquoi aborder aujourd'hui un tel sujet?
Le hasard, chers amis, le hasard!
Je finissais de prendre mon repas sur la terrasse lorsque mon système auditif est attiré par un ronronnement de moteurs... Oui, oui, deux moteurs à pistons qui tournent à l'unisson produisent des phénomènes de résonances caractéristiques.
Scrutant attentivement le ciel, je finis par apercevoir un avion à l'allure très particulière. Une gros ventre sur lequel on a greffé deux queues.
Je saute sur le premier appareil photo venu; mais toutefois équipé d'un zoom!
Et j'essaie de mettre l'oiseau dans ma boîte à images.
L'engin vient grosso modo du Nord-Ouest...
Sur Flight Radar 24... aucune trace
Je pense pouvoir identifier la bestiole comme étant un Noratlas... mais ça resterait à vérifier.
Vite, un petit tour vers un moteur de recherche... et je trouve, à propos du Noratlas:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nord_2501 Gérer
Et encore:
https://noratlas-de-provence.com/
Avec le calendrier suivant:
C'est alors que ma lanterne semble s'éclairer, et je formule l'hypothèse suivante:
Ce bimoteur serait bien un Noratlas... Le seul au monde encore en état de vol, et classé Monument Historique.
Il pourrait en effet venir du meeting de Jersey et se rendre à Issoire...
Si vous avez des pistes...
Au théâtre
J’ai horreur d’attendre… j’ai horreur des salles d’attente...
Et pourtant.
Un type comme moi toujours aux aguets devrait apprécier ce lieu clos qui offre d’étranges situations.
Une sorte de théâtre, commedia dell’arte, où les acteurs jouent un rôle souvent très naturel.
Acte 1, scène 1
Hier après-midi, j’entre dans la salle d’attente du cabinet médical.
J’adresse un bonjour aux personnes présentes.
En face de moi, une maman avec son bébé sur les genoux.
Le bambin est très souriant, joueur.
Il me regarde, fait des mimiques, me tend son doudou, puis le retire brusquement.
Parfois, il demande : « A boi... » (c’est vrai que nous sommes en période de canicule)
Et sa mère lui tend un récipient muni d’une paille.
De temps à autre, elle sort un brumisateur en bombe, et le gamin se délecte à chaque jet.
Puis il taquine sa mère, lui pince le nez, se retourne, me sourit…
Le jeu dure ainsi un bon moment…
Acte 2 scène 1
Arrive un couple visiblement âgé.
Qui adresse un bonjour poli, et qui s’assoit.
Quelques instants.
Et la dame me demande :
« Vous avez rendez-vous ?
- Oui.
A quelle heure ?
- Moins le quart. »
S’adressant alors à son mari :
« T’as vu, il est d'jà moins dix ! »
Acte 2 scène 2
L’homme entre alors en jeu, et jette à sa femme, sur un ton qui n'admet pas la réplique :
« Té tâ ! »
Je comprends alors qu’il lui intime l’ordre de se taire. (Tais-toi! En patois mayennais)
Et à chaque fois qu’elle cherche à démarrer une phrase, elle a droit au fatidique et insistant.
« Té tâ ! »
Acte 2 scène 3
Soudain, la femme clame :
« Faut qu’je vas pisseux !
- Mais t’as d’jà fait avant d’veni’ !
- Ouais, mais j’ai cor’ envie ! »
Elle se lève, prend la direction des toilettes…
Face à cette situation pour le moins inattendue… autant burlesque que douloureuse…
avec la jeune maman située en face de moi, nous échangeons un sourire discret, voire complice.
Quand survient l’un des deux médecins qui me demande d’entrer dans son cabinet.
Le rideau vient de tomber.
Unité de temps, unité d’action, unité de lieu.
Comme dans le théâtre classique.
En un espace de temps très court, je viens en effet d’observer au moins deux âges de la vie.
Son tout début, avec ce bébé rieur, qui ne demandait qu’à échanger et jouer. Ouvert à la vie!
Et puis ces deux personnes âgées, à l’hiver de leur séjour terrestre, enfermées dans leur lourd quotidien qui me semblait fort pénible à vivre.
J’ai revu par la suite les deux actes de ma pièce.
Et plusieurs fois.
Mais je revenais systématiquement à l’acte 1…
Plein d’espoir… lui !













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