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Quand je passe un examen... IRM

9 Novembre 2017 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Tranches de vie

Contrairement à mon copain René qui revoit périodiquement en rêve les examens vachards qu’il a subis durant ses études de médecine, moi... rien ! Aucun souvenir des différents examens rencontrés au cours de ma scolarité ou même plus tard.

Mais puisqu’on évoque tout à la fois les examens et la médecine, faut que vous raconte.

Avec un petit flashback pour ceux qui n’auraient pas suivi ce blog attentivement.

Le 16 janvier 2016, une traîtresse plaque de verglas nous fait effectuer, moi et mon VTT électrique, un magnifique vol plané… avec atterrissage sur l’épaule gauche, digne d’un avion de brousse.

Rien de cassé… mais déclenchement d’une capsulite rétractile. Celles et ceux qui ont connu savent les douleurs que cela représente.

Mon toubib suit l’évolution du phénomène, jusqu’à ce que dernièrement, le spécialiste des articulations constate une régression au niveau amplitude des mouvements, et une douleur constante.

Et on fait quoi ?

« Ben, je vous propose…

- Proposez, proposez…

- Un examen IRM ! Suite à quoi on pourra peut-être y voir plus clair.

- OK... »

Or donc, ce jeudi 8 novembre 2017, je me présente au bureau des entrées du Centre Hospitalier du Nord Mayenne…

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Quand je passe un examen... IRM

Où à chaque secrétariat, on me demande invariablement ma date de naissance ainsi que mon domicile.

Ce qui fait que, pendant un temps, je me suis demandé s’il n’y avait pas une erreur. Ne m’aurait-on pas fait venir pour un test de mémoire ?

Mais non…

Au bureau IRM, je signe un papier, et on m’ouvre une petite cabine.

« Avez-vous un stimulateur cardiaque, ou quelque autre plaque métallique ?  Veuillez retirer chemise, t-shirts, chaussures, ceinture. Pensez à vider vos poches... »

Tiens , c’est comme le passage à l’aéroport, sauf qu’on ne me demande pas si j’ai quelque chose à déclarer.

Une fois que je me trouve en tenue légère, on me fait entrer dans la salle où se trouve l’appareil.

Et là, deux détails me frappent.

L’un visuel, car au plafond resplendit un magnifique paysage Tahiti-esque, avec cocotiers, eau vert-émeraude… L’invitation au voyage, en quelque sorte, comme à l’aéroport, voyons.

Quand je passe un examen... IRM
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L’autre sonore, car mes oreilles sont tambourinées par une musique énergique, énergisante, énervante… NRJ… la station des d’jeunes !

 

On me prie ensuite de bien vouloir m’allonger, et l’opératrice me demande :

« C’est pour l’épaule gauche?

- Oui, oui. »

On me cale avec des coussins, on me sangle. Et je sens ma main gauche à laquelle on imprime  un mouvement de rotation afin de lui  plaquer le dos sur la couche.

La fin de la manoeuvre  me tire un sursaut,  accompagné d’une vilaine grimace.

Ce que voyant, la dame acquiesce en disant : « Effectivement, c’est à gauche que ça se passe. »

Puis juste avant qu’on ne m’enfourne dans le tunnel, on glisse dans ma main droite une petite poire en caoutchouc avec cette recommandation :

« Si besoin, appuyez dessus ! 

Et vous ne bougez pas, surtout quand l’appareil fait du bruit. »

Ben question bruit, c’est vrai que j’ai été servi !

Des grondements sourds et variés comme si j’étais au centre de la terre.

Et dans ce fichu tunnel, ils résonnent terriblement… au point qu’il m’est difficile d’entendre NRJ !

Quand au cours de l’examen, me parviennent ces paroles :

«Monsieur Munoz, vous m’entendez ? 

- Oui, Oui…

-Vous m’entendez ? 

- Oui, oui !

- C’est presque fini. Ça va ?

- Oui, oui ! »

C’est alors que je comprends mieux l’intensité très sonore de l’accompagnement musical.

 

Puis j’ai encore droit à des grondements, comme si la Terre subissait un profond séisme.

Et moi, toujours avec ma poire dans la main droite, de me dire :

« Crois-tu que si tu appuies dessus, ça va faire pouët-pouët à l’autre bout ? »

 

Moins drôle est le fait que dans la situation actuelle, je me trouve avec une démangeaison qui pointe sur l’aile du nez. J’ai beau activer les narines ou la bouche de façon fébrile, grimacer tant et plus ! Rien n’y fait… Bof, on attendra.

 

Et quand enfin,on m’annonce :

« C’est fini ! »

Je n’ai plus qu’à me rhabiller… passer par le service « encaissement » afin de m’acquitter d’une dette…

Et attendre que les résultats de mon examen soient transmis au médecin spécialiste.

Examen pour lequel j’espère même obtenir une mention !

Hein René ?

 

 

 

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