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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

billet d'humeur

Se faire usurper sa boîte mail...

22 Février 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

...ben ça n'arrive pas qu'aux autres!


Figurez-vous que lundi soir, je vois arriver  des mails m'informant que certains de mes envois n'ont pu être acheminés.

"Delivery Status Notification (Failure)‏"

Tiens, tiens... je n'ai pourtant rien envoyé à ces gens-là!

Mais je commence à me douter de quelque chose.

 

HUMPE297 penseur bisMes doutes prennent corps lorsque certains de mes correspondants habituels m'écrivent en me disant qu'ils ont reçu un message rédigé en anglais, leur vantant un site Internet qui  vend   du matériel électronique...  Message dont je serais l'auteur.

 

Que nenni!

 

Et la confirmation tombe mardi en fin de matinée, lorsque voulant me connecter à nouveau sur ma messagerie hotmail, j'obtiens  une page m'informant que mon compte a été bloqué, carrément, au motif  que mon trafic a brusquement explosé, avec des "mail delivery device" , surtout  vis à vis de gens  étonnamment muets d'habitude.

Et hotmail suppose que j'ai subi une attaque!

 

Ben.... je fais quoi maintenant?

 

C'est là que, afin de rétablir ma liaison, il m'a fallu suivre à la lettre les consignes  de Hotmail .

 

Et lorsque j'ai enfin  pu déboucher sur ma page d'accueil habituelle...  dans la mesure où je me suis senti un peu coupable, j'ai adressé à tout mon carnet d'adresse le message  que je vous livre en annexe.

 

Je savais que ce genre de "piratage" existait. J'avais moi aussi reçu parfois des messages "louches"... Mais  j'avais toujours  eu jusqu'à présent la chance de passer au travers.

 

Maintenant, je fais partie du lot commun de ceux qui ont subi une "attaque".

 

Désolé....

 

Mais je reste encore  à me demander comment on peut échapper à ce genre d'agression!!!!

 

 

 

--------------------------------------------   Message adressé à mes correspondants -------------------------


Vous avez peut-être reçu un mail bizarre rédigé en anglais dont j'étais apparemment l'auteur...

 Je vous prie de bien vouloir m'en excuser, mais...

Ce matin, hotmail m'a informé que j'avais été victime d'une tentative d'usurpation... piratage... intrusion... bref, je me suis fait attaquer par un site de vente qui voulait proposer sa camelote. Chinois sans doute.

Il m'a fallu montrer patte blanche chez Hotmail, répondre à tout un tas de questions afin de vérifier que "j'étais bien moi".

Ayant enfin obtenu un code d'accès par une adresse de messagerie autre que celle de hotmail bloquée, (merci à mon adresse yahoo), j'ai dû modifier mes paramètres  ainsi que mon mot de passe, afin de pouvoir accéder de nouveau à mon compte.

N'empëche que pour  moi qui ne vais jamais sur des sites sensibles, ben.... ça fout un coup au moral.

Une fois encore, toutes mes excuses pour les désagréments causés, bien involontairement.

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C’est la crise… encore !

24 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 Si vous débarquez sur ce blog pour la première fois, je vous conseille tout d’abord la lecture du texte qui précède, intitulé «En avant pour le changement ! »

 

Moyennant quoi, vous allez pouvoir suivre les méandres de ma pensée.

Or donc vous avez appris qu’il ne m’est plus possible de me faire entretenir mes ratounes, mes gentils chicots, mes pauvres dents, celles qui me permettent de croquer la vie avec enthousiasme…

Hé oui…

Contrairement à nos chères bagnoles, le corps humain n’a non seulement pas le devoir,  mais même pas le droit à un contrôle technique obligatoire ! Un comble !

 

Alors en ces temps de crise et de chômage,  là où la création  d’emplois semble être un véritable problème, le gentil et paisible retraité que je suis va essayer d’apporter quelques suggestions !

 

crisebox-toubib.jpgIl serait bon par exemple de créer une société (une start-up !)  qui  vendrait des « box », vous savez, ces trucs pré-payés que l’on peut offrir, et qui permettent de passer une ou plusieurs nuits  dans un gîte,   un hôtel… ou  un établissement de thalasso. De sauter en parachute, de faire du canyoning.. Que sais-je encore ?

 

En se positionnant sur une niche spécifique, l'un des  thèmes  pourrait être :

Offrez-vous (ou mieux encore :  faites-vous offrir !) 6 jours 5 nuits  dans une résidence à la montagne ou  près  de la mer,  avec soins dentaires  chaque matin, bains de boue l’après-midi. En prime, si vous venez en demi-saison, une visite gratuite chez un ophtalmo agréé par les mutuelles et dégustation de produits locaux.

 

Partant de là, je conseillerais  aussi à quelque auto-entrepreneur  de  monter une agence de voyage qui, en automne ou au printemps, là où il y a moins de monde,  conduirait les gens vers les sites touristiques surchargés en période estivale afin de rentabiliser  les infrastructures hôtelières… et médicales ! Au programme…  soins dentaires, toujours, mais aussi ophtalmo, massages, rhumatologie… Toutes prestations qu’il est difficile –voire impossible – d’obtenir dans nos contrées rurales plus ou moins  sinistrées sur le plan des soins.

 

Et puis, me permettrais-je  de conseiller à certain(e)s Maires de prendre conscience du problème, eux qui sont toujours à la recherche de créations d’emplois afin de développer leur commune. En effet, s’associant à l’office de tourisme, à la chambre de commerce, au syndicat des hôteliers… il leur suffirait de signer un partenariat avec les professionnels de santé qui peuplent leur bassin de vie,  afin d’attirer  tout un tas de patients  (c’est bien le mot !)  qui accepteraient  de partir au soleil lors des périodes « creuses ».

 

Tout le monde y gagnerait ! Y compris  tous ces jeunes diplômés des facs de médecine qui s’entassent paraît-il autour du bassin méditerranéen…. Et qui pour certains ont du mal à faire leur beurre.

Un véritable consensus ! 

C’est pas beau, ça,  comme idée ?

 

Comment dites-vous ? Que j’ai les neurones qui commencent à flétrir ? Ben  c’est pas grave, vous n’avez qu’à ajouter à vos prestations une visite chez un neurologue ou  chez un psychiatre, et comme ça, on aura un contrôle technique absolument parfait, prenant en compte toutes les parties vitales de la mécanique humaine !

 

Vous allez dire que je débloque complètement… Et vous n’aurez pas tort.

 

Cependant, face à cette situation de crise, et avec mes faibles moyens, je n’ai pas l’intention de me taire !

 

La liberté de penser ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Et  en plus,   il paraît que faire fonctionner ses neurones, ça évite  Alzheimer !

 

Alors, que demander de plus ?

 

Bonne santé à tous !

  

PS : Et puis autre idée, que je trouve géniale, mais si,  mais si !!!

Je m’en vais envoyer une petite annonce aux grands quotidiens nationaux ainsi libellée :

  

Couple de retraités encore valides et solvables, dotés d’une bonne moralité, possédant  pour peut-être encore peu de  temps  quelques  petits moyens financiers, cherche villégiature en  zone touristique au printemps.  Objectif : séjourner le temps nécessaire  à une remise en état de la partie bucco-dentaire.

Appréciant la gastronomie et les concerts…

Pouvant participer à  une animation locale au travers d’une activité aéromodéliste ou informatique.

Possibilité d’arriver avec caravane.   Faire offre au 06 86 xx xx xx 

Si pas sérieux, s’abstenir.

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En avant pour le changement

23 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

En ce début d'année 2012, je viens de recevoir  une petite carte de voeux envoyée par  Monsieur Guillaume Garot,  député de ma circonscription électorale. 

Le slogan? "En avant pour le changement!"(sic)

Je viens de lui répondre en ces termes:

 

Monsieur le Député, cher Guillaume...

Vous avez pris le temps de me faire envoyer vos voeux  à l'occasion de la nouvelle année.

Permettez-moi de vous  remercier pour votre sollicitude.

Et puisque nous sommes au tout début d'une année qui promet d'être riche en événements  de toutes sortes, j'aimerais  formuler au moins un souhait.

Motivé par un banal(?)   fait de la vie courante.
Que je vous explique:

Ma femme et moi avions pour habitude de nous faire soigner les dents au cabinet mutualiste de Mayenne.
Choix opéré par conviction, peut-être?

Mais courant décembre, je téléphone afin de prendre un rendez-vous pour "contrôle technique"... Ben à nos âges, c'est qu'il faut veiller à la "mécanique"...

Et voilà-t-y pas que la secrétaire me dit tout de go:
"Ah, ben ça va pas être possible, parce que le docteur Mxxxx qui vous suivait a pris sa retraite!
- Mais il en a parfaitement le droit, cependant...
- Ah, non, y'a pas de cependant, ses deux collègues sont déjà surchargés de travail, ils ne peuvent pas vous incorporer à la liste de leurs clients!!!!
- ????
- C'est comme ça!
- Ah oui? Et comment fait-on???? Parce que si on essaie de se mettre sur les rangs chez un autre praticien, vous connaissez fort bien la réponse!
- Recontactez-nous  fin janvier, on devrait "toucher" une jeune dentiste...
- Ok!" dis-je fort marri!

Aujourd'hui 23 janvier, ayant l'opportunité de passer par Mayenne je m'arrête donc au cabinet mutualiste.
Dès l'entrée, j'avise avec bonheur une nouvelle plaque: Docteur Alma Martin-Gallegos ( je crois me souvenir à peu près), diplômée de la faculté de Madrid.
Bonnard, elle est arrivée!!!

Survient alors  la secrétaire, qui me demande ce que je veux.
"Ben un rendez-vous avec la petite nouvelle! dis-je tout guilleret...
- Ah, non,  ça va pas être possible!
- Ah, bon, mais pourquoi?
- Parce qu'elle ne parle pas suffisamment bien le français!!!
- Mais moi, je parle espagnol, je  suis d'une famille ibérique, je me nomme Munoz (avec tilde sur le n)
- Ah mais ça suffit pas! Faut attendre qu'elle ait satisfait à  son examen de français!!!!
- Et ça peut prendre?
- Ben... on sait pas... re-contactez-nous dans 15 jours/3 semaines... (Le temps sans doute  qu'elle dévore à belles dents "la méthode à 6.000!"  Note humoristique mais désabusée de l'auteur!!!)
- C'est ça! Quand mes chicots seront complètement irréparables et demanderont un travail et  des frais bien supérieurs à ce que cela aurait été  si...
- J'y peux rien, c'est comme ça!!!" ponctue la secrétaire toute désolée...

Et voilà!

Je suis sorti complètement écoeuré!

Alors, Monsieur le Député, mon cher Guillaume, si vous avez un quelconque pouvoir, maintenant, ou dans les mois à venir... pourriez-vous souffler à votre  candidat François H.  qu'il a au moins sur  ce plan  une importante carte à jouer.

S'il ne veut pas qu'on garde une dent contre lui!  (Humour)

Bien cordialement... et tout aussi chaleureusement!

 

Bernard Munoz

 

 

PS: j'aurais pu aussi évoquer le désert médical qui va bientôt toucher nos campagnes, faute de généralistes désireux de s'installer chez les ploucs!!!!

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D'hier à demain...

22 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Hier, je me suis retrouvé face à  quelqu'un qui m'a demandé: "Mais d'où vient votre avatar, ce personnage en culottes courtes derrière lequel vous vous cachez?"

C'est alors que je me suis replongé dans mes souvenirs.

C'était en 1994.  Je suis directeur de l'école du village.... Ecole neuve... Inauguration...  Discours...  Voici ce que j'écrivais à l'époque:

--------------------------------------------------

Au moment  d'occuper une nouvelle école, je suis monté dans le grenier de mes  souvenirs; et les dépoussiérant quelque peu, je me suis aperçu que j'avais déjà vécu un pareil événement, en tant qu’élève.  J'étais au CE2, ou au CM1, je crois; j'habitais une commune dont je représentais la fraction 1/170, et cette minuscule commune avait consenti un gigantesque effort : elle avait investi l'avenir de ses enfants dans un « monumental » groupe scolaire… à deux classes.  Consultant les photos jaunies, quelques détails de l'inauguration me reviennent ; mais en fouillant plus profondément dans ma mémoire, d'autres images surgissent.

 

Lorsque j'étais écolier, le Maître régnait sur un empire dont les bornes atteignaient tout juste l'enceinte de l'école.  Ses jugements étaient indiscutables, tout comme devait l’être son savoir, car il ne semblait jamais consulter la bible qu'était l'unique dictionnaire Petit Larousse de cette classe.  La sévérité du Maître se devait d’être  à la hauteur de sa noble tâche; et lorsque nous avions fait quelque bêtise, il était inutile d'aller nous plaindre auprès de nos parents.

 

frondeurbis.jpgPourtant, je me plaisais à imaginer qu'un autre personnage lui disputait son autorité.  Ce personnage, ne l'avait-on pas enfermé dans une cage grillagée?  De plus, il trônait bien en évidence au milieu de la pièce, son corps de fonte était prolongé par une queue qui montait vers le plafond, puis bifurquait à angle droit avant de disparaître dans le mur.  Il reposait sur quatre pieds dont la forme rappelait les pattes d'un lion, Roi de l’Afrique ! Il était plutôt silencieux, et n’intervenait jamais au  cours des leçons.  Pourtant. il lui arrivait de ronronner bruyamment, lorsqu'on l'avait trop bien nourri.  En effet, il faisait l'objet d'un culte assidu, dont les "vieux" de quatorze ans étaient les grands prêtres.  Ces élèves, qui devaient passer le Certificat d'Etudes, lui préparaient ses repas quotidiens.  Pour le petit déjeuner, il s'ouvrait l'appétit avec du papier froissé, du fagot, et enfin du bois coupé menu à la hachette par les grands, ceux du Certif. Ce cérémonial se déroulait dans le bûcher ; et à l'évocation du mot « bûcher » surgissait l'image de Jeanne d'Arc brûlée vive par la faute de l’infâme évêque Cauchon.  En plat de résistance, mon fauve ingurgitait quelques seaux de charbon. On m'avait bien expliqué que des mineurs descendaient au fond de la terre pour extraire ce combustible.  Mais comment la Nature avait-­elle pu fabriquer de tels boulets, bien lisses, tous identiques, parfois ornés de deux au trois équateurs en leur milieu?

 

Toujours est-il que mon fauve avalait sans sourciller ses différentes rations.  Mais lorsqu'on l'avait un peu trop gavé, il se mettait à ronfler: il en rougissait de plaisir, et rayonnait de bonheur.  C'est alors qu'avait lieu le miracle.  Son corps devenait translucide, et l'on pouvait distinguer tout ce que contenaient ses intestins.  C'était comme quand le Maître, profitant du malheur des autres, saisissait l'opportunité d'un bras cassé pour récupérer les radiographies de la victime : nous pouvions  ainsi  "voir" l'humérus, le radius et le cubitus.  Comme j'aimais ces leçons de sciences!

 

Mon fauve, c'était vraiment le Roi; en classe, il marquait son territoire à l'odeur; parfois à l'aide d'une fumée épaisse et irrespirable; parfois il crottait  sur le parquet quelques braises incandescentes; c'est peut-être pourquoi, nous autres, les « petits », nous ne pouvions pas l'approcher; nous devions, comme au zoo, rester derrière les grilles.

 

Inévitablement, je me prenais à rêver que le royaume de mon fauve figurait sur les cartes de géographie "Vidal-Lablache" qui ornaient les murs de la classe.  Ses territoires, dont l'A.O.F. et l'A.E.F., m'apparaissaient en vert sale et marron délavé qui symbolisaient            mal à mes yeux sa Toute-puissance sur le continent africain.

 

C'est grâce à Tintin, le célèbre compagnon du capitaine Haddock, que j'avais appris à connaître l'Afrique ainsi que  l'existence du Congo… ( et aussi certains jolis jurons tels que Australopithèques, bachibouzouks, ou mille millions de mille sabords!) Mais cela, bien évidemment, à l'insu du Maître; car à cette époque, les albums n'étaient pas en odeur de sainteté dans les écoles ( on ne disait pas encore B.D.); nous faisions donc circuler discrètement "le sceptre d'Ottokar" ou "les 7 boules de cristal", sachant que nous prenions des risques délicieux... En matière de littérature, Victor Hugo était le Maître incontesté, mais son poème "Océana nox" demeurait bien mystérieux pour le jeune enfant que j'étais.  J'y préférais le bon La Fontaine, ou les aventures de l'enfant d'éléphant, au bord du fleuve Limpopo.

 

poele-godin.JPGAu printemps, avec le retour des hirondelles, mon fauve disparaissait de la classe.  Tout comme les cloches partaient pour Rome à Pâques, je m'imaginais qu'il retournait en Afrique afin d'inspecter son royaume, et faire des réserves de chaleur qu'il nous distribuerait à son retour.  Effectuait-il un voyage inverse à celui des oiseaux migrateurs?  Hibernait-il, prenant la place des ours  ou des marmottes ?  Je  n'ai jamais bien su...

 

Ce fauve n'était qu'un banal poêle à charbon, mais il avait pris dans mon imaginaire une place de choix.

 

 

Refermant mon livre de souvenirs, j'étrenne donc une école neuve.  Sommes-nous si nombreux, les instituteurs ayant connu cette expérience deux fois? l'une encore enfant, l'autre à l'âge adulte?

 

Je mesure l'importance de l'événement.

 

Cependant, à l'évocation de ce qu'était l'Ecole il y a quelques décennies, je ne peux me défaire d'une question; les enfants d'aujourd'hui auront-ils, comme moi, connu un "monstre" dans leur scolarité, un "monstre sacré" qui pourrait "faire de l'ombre" au Maître, ou qui permettrait de "s'évader"'?  Je crois, peut-être à tort, qu'ils évoqueront l'informatique et ses multiples développements, que nous commençons à peine à entrevoir: ordinateur corrigeant les "fautes d'orthographe", jouant une symphonie de Beethoven, contenant tous les volumes du Grand Larousse illustré, ou détaillant les tableaux des maîtres de la  peinture...

Et tout cela grâce à la mémoire d'éléphant d'un simple CD ROM, pas plus gros qu'un disque compact.

 

Chaque époque n'aurait-elle pas droit à ses dinosaures?

 

 Monstrueux, non?

 

Bernard Munoz

Texte rédigé en 1994, à l’occasion de l’entrée dans le groupe scolaire neuf

Paru dans le Bulletin Municipal… accompagné de la caricature, due au talent de François Soutif.

http://leszateliersdelatetedebois.wordpress.com/creations/francois-soutif/

 

 

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L'accord du Participe passé

7 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Vaste sujet, et  grosse prise de tête!
Une des plus belles "vacheries" de la langue française.
Qui, avant d'en arriver à l'expliciter,  demandait à l'instit de CM  que j'étais, un énorme travail  d'imprégnation sur les structures de la phrase. (Grammaire implicite d'abord, pour en arriver à la grammaire explicite, celle  qui dit pourquoi ça fonctionne de cette façon...  mais je ne suis pas là pour faire un cours de pédagogie appliquée...)

Les exercices utilisés peuvent être du style:
- De l'actif au passif, 
- Reprise du COD par un pronom personnel (le, la, les, l'...)
- Utilisation du pronom relatif (souvent "que")... TELEFON4jpg

- Autres structures de phrase, (mais essayons de rester simple)

Ces propos seront illustrés par quelques exemples dans  la synthèse jointe en annexe.

Pour ce qui me prenait en effet un bon paquet de leçons dans ma classe de CM, j'ai tenté de synthétiser...
Pas facile..

 

Et pourquoi ça me direz-vous?

Parce que ce matin, j'ai reçu un appel au secours  émanant de mon petit-fils:

"Allo Papy Hot-line?  J'ai un problème à te soumettre, cette fois, c'est à propos de l'accord du participe passé..."

J'ai tenté d'expliquer par téléphone. (C'est bien la première fois que je faisais cours de cette façon.)

Par la suite, j'ai essayé de rédiger une synthèse, que je lui ai envoyée. (Tiens un accord du Participe passé, voir cas  3b ci-dessous!)

Voici donc ce que je peux aussi  vous proposer.

Vous ferez de ce document ce que bon vous semble.
Mais n'hésitez pas à me dire s'il a pu ou non vous rendre service.

L’accord du participe passé (Pp)

 

Considérons trois cas (les plus usités):

1- le participe passé (Pp) est relié directement au mot (ou au pronom qui le remplace) : Exemple : La tarte confectionnée ce matin était excellente.

 

2- Il est utilisé avec l’auxiliaire être, et dans 99.9% des cas, il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet.  Ex : Les tartes (sujet) sont cuites.  Féminin pluriel

 

3-Il est utilisé avec l’auxiliaire avoir… et là, les choses se compliquent.

a-      Les poules ont mangé les graines.  Pas d’accord avec le sujet parce que le Complément d’Objet Direct (COD) se trouve après le participe passé.

b-     Voici les graines que les poules ont mangées.   (structure "pronom relatif")

 

  Le pronom relatif « que » remplace les « graines ». Il se trouve placé avant le participe passé « mangé ». La grammaire française veut que dans ce cas, le participe passé s’accorde, non pas avec le sujet, mais avec le complément d’objet direct (COD).

  Et dans ce cas, le participe passé va fonctionner comme s’il se trouvait à la voix passive, qui utilise toujours  l’auxiliaire être, et donc oblige à effectuer l’accord du Pp avec le  sujet de cette voix.  Cette situation nous ramène forcément  au cas 2

 

Rappel :

Voix active : Les poules ont mangé les graines.  (cas 3a)

 

Voix passive :  Les graines ont été mangées par les poules. (cas 2)

En transformant la phrase active en phrase passive, du point de vue « fonction », le COD devient  sujet de la phrase. (Quant au sujet, il devient  complément d’agent, mais là n’est pas l’essentiel)

 

Quelques structures de phrases identiques au cas 3b :

 

Les poules ont mangé les graines que (mis pour « les graines) les enfants avaient apportées.

La tarte, nous l’avons mangée. Structure "reprise" ou "mise en valeur". (Voix passive : la tarte a été mangée (prise) par nous)

Voici les pages que nous avons écrites.

 

Conseil :

Toujours s’aider de la forme orale  avec le Pp d’un verbe du 3ème groupe (faire, écrire, prendre…), ce qui permet de percevoir à l’oreille si un accord a été fait. Voir l’exemple qui précède : Voici les pages….

 

 

 

 

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Avoir peur sur la route

2 Janvier 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce matin, j'ai éprouvé un "choc"...

Occasionné par cette image "choc" en première page de mon quotidien Ouest France...

Où on nous explique l'histoire d'un jeune couple que le journal qualifie de "miraculés du périph".

 Miraculés du périph 2

Une bille de bois est tombée d'un camion. Lui est indemne et  son épouse s'en tire avec des blessures, mais dont elle se remettra sans doute...

 

Et je ne parle  pas du traumatisme moral...

Parce qu'il ont dû l'un et l'autre éprouver LA peur de leur vie!!!

 

Je n'ai pourtant pu m'empêcher de  me souvenir...

 

Cette  fois où, circulant sur l'autoroutre un soir de novembre... bruine et brouillard...

Je me trouve derrière un camion semi-remorque qui dégage des embruns  brouillant la visibilité...

Je m'apprête à le doubler, lorsque j'ai subitement l'impression de rouler sur un tas de débris...puis mon pare-brise se voit maculé de pustules noires... odeur de caoutchouc grillé... et d'un seul coup, une masse noire gicle sur mon côté droit!

 

En un instant, je viens de comprendre: un pneu de la remorque a éclaté, et la masse noire est vraisemblablement la carcasse métallique du pneu! Voire la bande de roulement!

Sur le moment, je n'ai pas eu le temps d'avoir peur...

Non, j'ai éprouvé  la peur  seulement quand j'ai eu stoppé mon véhicule juste derrière le camion,  qui s'est lui-même arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence... C'est là  que j'ai senti mes jambes flageoler en descendant de voiture.

 

Et puis tout dernièrement... autre méga-trouille.

Lundi 26 décembre 2011 dans l'après-midi,  je rentre chez moi.

Je viens de quitter la forêt de Sillé le Guillaume, j'amorce les virages  situés peu avant Saint Pierre sur Orthe, 500 mètres avant la scierie.

Lorsque je vois déboucher un petit camion qu'utilisent les dépanneurs automobiles. Il semble rouler assez vite.

Et là où la courbe à droite se resserre  brusquement pour lui qui va vers Sillé... je vois...

 

La voiture qu'il transporte se met à bouger, elle danse sur les cahots... puis se met à glisser des roues avant,    qui sont maintenant dans le vide!!!.

Et brusquement je me dis: "Elle est pour nous!!!"

Mais fort heureusement,  la voiture  arrête sa tentative de fugue lorsque son bas de caisse se met à raboter le rebord du plateau.

 

Les roues avant dans  le vide et complètement en travers, la voiture danse encore, comme si elle ricanait de m'avoir joué un bon tour... et elle dépasse d'un bon mètre la gauche du camion.

Instinctivement, j'ai  levé le pied et  me suis rabattu sur  l'accotement à ma droite.

 

Ouf, c'est passé. Miracules-du-periph-3.jpg

 

Dans le rétro, j'ai juste le temps d'apercevoir les feux stop du camion.

A ma droite, mon épouse n'a qu'entrevu la fin de la scène... Tant mieux pour elle!

 

Mais  c'est alors que j'éprouve comme une drôle d'impression.

 

Je me sens vidé, sans jambes... Dans ma poitrine cogne  une grosse boule...à cent à l'heure!

 

Et après?

Je n'aurai même pas le courage de m'arrêter et  d'effectuer un  demi-tour... pour quoi faire d'ailleurs? Et puis je n'aurais peut-être pas été en mesure de me contenir face au conducteur du plateau...

 

J'ai quand même la présence d'esprit d'alerter les automobilistes que je vais croiser afin qu'ils ralentissent à l'approche du camion...

Il a bien dû finir par  s'arrêter, lui!!!...

Il me  semblait en effet très déraisonnable que son conducteur puisse envisager  de poursuivre sa route...  avec la bagnole en travers!

 

 

Suite à cet incident que certains pourront qualifier de mineur, je considère que ma femme et moi, nous sommes aussi des miraculés de la route.

 

Mais il me semble toutefois que les   trouilles dont je viens de vous faire part sont dûes à la négligence,  ou à l'inconscience de certains usagers...

 

Parce que j'aurais pu évoquer une autre  fois où je roulais vers Mayenne, lorsqu'un type venant de Jublains  a grillé un stop et est passé  à toute allure à deux mètres devant mon  capot... là où la route Bais/Mayenne  croise celle de Jublains/la Chapelle au Riboul... A chaque fois que je passe à cet endroit, il y a comme des images qui reviennent.

 

Et si  maintenant je vous avouais que j'éprouve de plus en plus souvent une certaine appréhension avant de prendre le volant?

 

 

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Pourquoi payer une amende à cause du téléphone portable?

31 Décembre 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Pourquoi payer une amende à cause du téléphone portable?

Il est vrai que cette question, je me la suis posée fréquemment!

 

Je veux bien croire que certains ont un impérieux besoin de cette extension qui fait partie de leur travail...

Mais dans ce cas, pourquoi risquer une amende?

 

La loi française autorise  (encore, et pour combien de temps) l'utilisation de kits dits "mains libres".

 

Certains véhicules en sont maintenant équipés dès leur sortie d'usine.

DSCN3321.JPGMais pour  ceux qui n'ont pas cette opportunité?

 

J'ai reçu l'autre jour par mail une pub  qui vantait les mérites d'un kit...

J'ai cliqué...

J'ai noté les caractétristiques... et au vu du prix, je me suis dit que je n'engagerai pas les finances du ménage en faisant venir un tel gadget..

 

Je l'ai reçu... je l'ai essayé...

Et alors?

 

Je me retrouve avec un bidule relativement discret,  que je branche dans la prise allume-cigare de ma bagnole. Pas de fil à traîner...

Bidule qui, une fois l'apparaige bluetooth effectué, se connecte tout seul à mon téléphone portable. (Et grâce à la technologie multipoint, il peut même être appairé à un second mobile!!!)

Ce kit mains libres  est muni d'un haut-parleur  en façade (déconnectable) qui permet de converser tout en roulant. (la petite grille noire sur l'avant) Ne vous attendez tout de même pas à une qualité de son style surround... Mais c'est correct.... 

Au dessus du socle, se trouve la niche pour insérer (et recharger) la petite  oreillette amovible, que l'on peut utiliser avec son tour d'oreille même quand on a quitté le véhicule, puisqu'elle est munie d'une batterie li-on! (Autonomie annoncée: 4-6 h en conversation et 80 heures en mode veille ou stand by...)

 

Le socle est d'autre part équipé latéralement  de deux prises USB (masquées par un cache en caoutchouc) qui  permettent de connecter d'autres appareils tels que le GPS...  On fournit également un câble de charge... compatible avec mon Nokia 5800 lorsque je dois le connecter avec mon PC!!!

 

Ah, je vous vois venir... "Et combien ça t'a coûté ton gadget?"

 

Nettement moins qu'une "prune!!!!

Puisque j'en ai eu pour moins de 20 Euros, port compris! DSCN3325-copie-1.JPG

 

Et là, je me dis: "Faudrait vraiment être couillon pour s'en priver!!!"

 

J'ai acheté le mien chez Zoombits  http://www.zoombits.fr/

http://www.zoombits.fr/pour-la-voiture/kit-mains-libres-bluetooth/kit-automobile-nexxus-drivehybridpro-3en1/20944

 

S'il n'est plus en stock, grâce à un moteur de recherche où l'on tape Nexus drivehybridPro, on peut le trouver ailleurs, par exemple:

 

http://www.mobilefun.co.uk/nexxus-drive-hybrid-bluetooth-headset-and-car-kit-p29685.htm

ou encore ici:

http://www.mobilefun.fr/29685-oreillette-bluetooth-et-kit-voiture-nexxus-drive-hybrid-pro.htm

 

Et maintenant, si  vous avez encore l'audace de risquer une prune et des points en moins sur votre permis... c'est vous qui voyez!

 

 

PS1: Une video à propos de ce Nexus http://www.youtube.com/watch?v=5Hxcn2kVnlw

PS2: la notice qui m'a été fournie étant en anglais, j'en ai fait une adaptation dans un français aussi correct que possible... et  dont  je peux vous faire cadeau... Suffit de demander!

PS3: à ceux qui poseraient la question de savoir quel pourcentage je touche sur les ventes, je m'empresse de répondre que je suis totalement bénévole...

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C’est la 100ème !!!!

20 Décembre 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Vous avez sûrement remarqué qu’on approche de la fin de l’année. Non ?

Voyons. Voyons… Soyez sérieux !

Vous n’avez pas vu qu’on commence à nous (re)bassiner avec des bidules traditionnels tels que les sondages aussi futiles que ceux-ci :

- qui est selon vous la femme marquante de l’année ?

- quel est l’homme le plus sexy de la planète ??? statis11.jpg

 

J’en passe et des meilleures.

Sur les étranges lucarnes de la TV, on nous ramène aussi les sempiternels  bêtisiers…. Les rétrospectives en tous genres.

Bref…  les éternels « marronniers »! 

En somme, rien de bien neuf sous le soleil de décembre !!!

 

Mais comme je baignais naturellement dans cette atmosphère de « retour en arrière »… j’ai eu la curiosité de fourrer mon nez dans  les statistiques de ce blog… oui, oui, la feuille de chou que vous êtes justement en train de lire !

 

Et qu’y ai-je vu ?

 

Ben tout simplement que la gazette rédigée ce  jour constitue une 100ème… 

La  100ème de la rubrique « Billet d’humeur ! »

 

Cent "billets"… pour pas un rond !  Gratos… (rare, en ces temps où tout se monnaie…)

On m’aurait demandé où j’en étais, j’aurais été bien incapable de répondre.

 

Alors pour être complet, je vous livre  l’ensemble des statistiques.

 

Créé le 30/03/2006 sur les conseils de mon cousin Pascal (merci à lui!), ce blog  existe donc depuis 5 ans 6 mois et 21 jours soit, à la date du 20 décembre 2011,  un total de 2091 jours !

Précis, le mec, hein ?

 

STATIS22.jpgDurant ce temps, j’y ai déposé 222 articles divers, soit 1 article tous les 10 jours  environ...

 

Tranquillement…

 

 

Il a vu passer 66.623 visiteurs uniques, pour un total de 144.568 pages lues, ce qui donne quotidiennement  une moyenne approximative  de 40 visiteurs/j  pour 70 pages/j.

Certains diront que c’est modeste…

 

Je vous laisse apprécier.

 

 Mais ma soif de rédiger et de partager m’a permis d’obtenir « en cadeau »  quelques retours, commentaires parfois savoureux, pour lesquels on peut regretter qu’ils ne soient  pas  plus nombreux.. (Allez, amis lecteurs...un p'tit effort....)

 

Voilà, j’en ai fini des statistiques rébarbatives et dont vous n'avez sans doute que faire !

 

Quoi qu’il en soit, à l’aube de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser mes vœux les plus chaleureux !

Encore merci à vous de prendre la peine d’effectuer  de temps en temps un petit détour vers  mes élucubrations !

 

STATIS33.jpg

 

Et puis, soyons un peu fous…

A l’occasion de cette 100ème…  pourquoi ne pas faire sauter... le  champagne !!!

 

(Avec modération, n'est-ce pas?)

 

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Je « suis » mon ombre...

18 Décembre 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Dimanche matin de la mi-décembre.

Le soleil s’est levé dans une atmosphère frisquette.

Pour  la première fois  depuis cet automne finissant,  le thermomètre affiche des degrés vraiment négatifs.

Dans la mesure où le vent se fait discret et qu'aucun nuage n’encombre  l’azur, je décide d’affronter les frimas.

Je m’habille chaudement, je pose sur mes oreilles un bon  casque stéréo, recouvert par ma casquette à rabat… je mets en route Endomondo… j'allume mon MP3 qui entame  "Le Messie de Haendel"... et je pars à pied,  direction les Batailles.

 

fumees.jpgGrimpant la côte vers Trans, je marche en direction du Nord-Est, et je joue avec les rayons du soleil qui se faufilent entre les branches.  Quelques fumées montent avec nonchalance,  et  j’imagine la douce chaleur que doivent diffuser  dans  chacune des maisons les bûches d’une cheminée.

La route présente par-ci par-là quelques jolies plaques de verglas bien luisant.

Arrivé un peu au-dessus du lieu-dit «le Carrefour », je me retourne afin de profiter du spectacle en direction du mont Rochard, puis vers le bourg de Bais tapi dans le creux de son  vallon.

   

C’est à ce moment que je découvre… mon ombre !  Mon double... Un autre moi,  à géométrie variable! Dont la vie est d'une intermittence éphémère, puisque directement tributaire de l'astre  Tout-Puissant!

 

Dans la mesure où j’avais le soleil  de face légèrement sur ma droite, elle me suivait discrètement  (sournoisement?) depuis mon départ.

Mais je suis sur le point d'opérer un virage à plus de 90°…  et c’est moi qui vais maintenant suivre mon ombre…

Je suis mon ombre… mon-ombre.jpg

Je suis…

Du verbe être, ou du verbe suivre ?

Etre,  ou suivre son ombre ? That is the question !

 

Je commence donc  à jouer avec elle, tout en divaguant sur les propos qui précèdent.

Etre à la remorque de son ombre... alors que d'habitude, évitant avec prudence le soleil, les plus paresseux d'entre nous passent même à l'ombre pour ne pas avoir à traîner la leur!
Bref, je ne pensais pas qu'elle était parfois aussi looooongue, mon ombre!!!
Nettement plus grande que moi, c'est certain.

 

 

 

 

 

 

18122011180.jpgJ’aimerais pourtant lui proposer de tenir mon appareil photo à mon double, pour qu’il puisse... "m'immortaliser"  à l'aide d'un cliché!

Qu'au moins l'un de nous deux ne meure pas trop tôt...

Folie, n’est-ce pas ?

 

Je  finis par oublier  mon ombre et  la mettre entre parenthèses(?)  lorsque j’arrive au point culminant de mon périple, un peu en contrebas du château d’eau des Batailles.

Mais pourquoi,  me direz-vous ? Tout simplement parce que je  viens de découvrir au loin  les 5  éoliennes de Crennes, qui se détachent sur la ligne d’horizon avec leurs grandes pales  blanches brassant l’air calmement.

Mon regard va  alors glisser vers le Nord-Ouest… et je  tombe sur celles du Horps…(4+2) 

Puis il va mourir tout à  l’Ouest… pour découvrir  les 3+3  de La Haie Traversaine éclairées par le soleil!

D’un seul coup d’œil,  17 éoliennes s’offrent en spectacle.

 

Au fur et à mesure que je descends la côte, j’abandonne les « moulins à vent » qui disparaissent peu à peu sous l’horizon… pour mieux  reprendre le  dialogue avec… mon ombre.

En m’approchant d’une haie, je voudrais faire en sorte qu’elle me ressemble… qu’elle soit presque de ma taille… 18122011183.jpg

  

C’est à ce moment que je « tombe» sur un talus, où je découvre un  passage de petit gibier… Je ne pensais pas que somnolait en moi une sorte de braconnier-photographe, prêt à poser un collet…

 

 

 

 

 

 

Descente vers le bourg de Bais… où je croise la voiture de madame le Maire et son mari. Echange de quelques propos sur le récent  marché de Noël, le journal municipal à venir, et le site Internet de la commune… 18122011184.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                          

 

18122011185.jpgJ’entre sur le lotissement de la Loirie.

 

Simultanément démarrent dans mes oreilles « Ave verum Corpus» de Mozart et les hurlements de la sirène.

"Ave verum Corpus...   Salut, vrai Corps"... alors que je suis en train de jouer avec mon corps  factice!!!!

 

 

Quelques instants,  et je vois  les pompiers partir avec leur fourgon.

 

 

 

 

Un peu plus loin, je bifurque vers le plan d’eau,  dont les rives réchauffées par les rayons du soleil dissipent une fine brume qu’amplifie le contre-jour.

   

Et puis d’autres longues ombres:  celles que les peupliers  projettent sur l’eau lisse comme un miroir.18122011186.jpg

 

 

  Passage rue Henri Quentin… où je joue un instant  avec les cristaux de givre déposés sur la toiture du vieux lavoir.

  18122011187.jpg

 

L’église…

Quelques rencontres avec des Baidicéen(ne)s connu(e)s… Quelques propos échangés…

Puis  retour au bercail… où mon ombre va traîtreusement  m’abandonner à la porte de la maison.

Et pour cause !

 

Mais je n’ai toujours pas apporté de réponse à ma question :

« Etre,  ou suivre son ombre ? »18122011179.jpg

"Etre,  et survivre à son ombre?"

 

 

 

 

 

Pour tenter de le savoir, il me faudra  effectuer encore  au moins une marche,  en compagnie de mon complice le soleil, dont j’ai absolument besoin, afin de re-donner vie à mon « double »!

 

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Humour et pédagogie…

14 Décembre 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce matin, alors que je somnole  dans mon lit douillet,  mon esprit encore brumeux est interpellé par le témoignage d’une prof s’exprimant sur France Inter.

Elle intervient dans le cadre d’une émission faisant état du moral des troupes de l’Education Nationale. Et je me dis alors que si elle reflète la majorité des personnels… ben y’à de quoi se faire du souci...

Sérieusement!

Parce qu’elle nous explique qu’elle est parfois entrée dans sa classe la peur au ventre, pas spécialement parce que les élèves étaient difficiles, (non, non elle les trouvait plutôt gentils),  mais bien parce que, à ses yeux, elle ne possédait  pas les bons outils qui lui auraient permis de mieux exercer son métier...

Et de décrire sa dépression l'empêchant de remettre les pieds dans une classe...

 

Problème de formation ?

Problème d’adaptation à son boulot ?

Problème de vocation ?

 

Je ne saurais dire…

 

frondeur.jpgJe me suis alors retourné sur mon propre parcours professionnel.

Il m’est arrivé, moi aussi, de me poser certaines questions sur ma pratique quotidienne.

D’avoir aussi l’estomac un peu crispé, comme noué par le trac des comédiens avant d’entrer en scène.

 

Il est vrai que j’ai souvent considéré  mon métier comme comportant une part de « comédie »,  une sorte de spectacle où je devais interpréter ma partition de soliste   sans faire trop de couacs, face à un public qui était là, non pas de son plein gré après avoir payé sa place ou son fauteuil, mais bien parce que les Institutions de la République Française rendaient sa présence quasi obligatoire. Rappelons que, contrairement à une idée bien répandue, ce n'est pas l’Ecole qui est obligatoire, mais bien  l’Instruction, et que l’on peut faire instruire ses enfants autrement que par l’Ecole : parents eux-mêmes, précepteurs, enseignement à distance…

 

Toujours est-il qu’au fil de mes pensées,  je me suis souvenu d’une préoccupation qui me taraudait : comment rendre l’Education (l'Instruction?) attractive, voire ludique, afin de susciter l’adhésion de mes « auditeurs ». Et de les rendre eux-mêmes "acteurs"!

Au cours d'un exercice de  grammaire/conjugaison, on aurait intitulé la consigne: "De la voix passive à la voix active..."

J’avais assez vite  conclu que l’humour pouvait être un des leviers importants.

 

Je me suis alors souvenu d'un entretien (très sérieux, ne vous déplaise...) que j’eus un jour avec l'un de  mes supérieurs hiérarchiques, un inspecteur pourtant pas trop sclérosé, mais qui disait être  à court de sujets pour ses conférences pédagogiques justement. Il se rendait bien  compte que les instits à qui il devait s’adresser  de façon périodique subissaient   son cours… Passivement! (Moi le premier...)

Et donc de lui suggérer activement, avec toute la déférence qui sied à un subalterne vis à vis d'un plus haut gradé:
"Ben...  vous êtes venu dans ma classe, et  vous avez  noté sur mon rapport d'inspection  les bienfaits d’une pédagogie  active,   dont l’humour  est un puissant moteur (je cite !). Vous avez souligné  assez fort ce que cela peut donner en terme d'ambiance et de résultats positifs  chez les élèves.
- Et alors ?  me demanda-t-il.

- Hé, vous n'avez qu'à mettre au programme  de vos conférences Humour et pédagogie... à moins que vous ne préfériez l'inverse, à savoir Pédagogie et humour, ou bien la pédagogie humoristique...

- Ex-cel-lent! jubila-t-il, je n’ai plus qu’à  m'atteler sérieusement au sujet..."

Et qu'en est-il advenu?
Vous devinez la réponse!
Je suppose qu'à l'étage supérieur,  un Mammouth  (ou un enfant de Mammouth…)  n'avait pas dû trouver le sujet  suffisamment… sérieux !

J'en souris encore!

 

Et pour finir sur une "bonne note", je vous invite à visiter ce site:

 

http://video-party.orange.fr/videos/play/7613681/Les-Tetes-a-claques---A-l-ecole/

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