billet d'humeur
Politesse...
Ce matin, une histoire très courte.
Figurez-vous qu'en ce lundi de Pentecôte, je vois trois gamins arriver à la porte de la maison.
Ils me saluent, et presque en choeur:
"On vient s'excuser pour l'autre jour..."
Mais, me direz-vous, qu'avaient-ils donc commis comme délit?
Il font partie du petit groupe de gamins qui jouent habituellement dans la haie derrière chez moi.
Certains y ont entrepris la construction d'une cabane, alors que d'autres avaient trouvé sans doute plus marrant de balancer sur ma pelouse tout un tas de vieilles branches déglinguées.
Suite à quoi, j'avais croisé un jour une maman du lotissement, et je lui avais fait part de mon léger désagrément...
Le message a dû être transmis...
D'où la visite de mes petits repentants!
A qui j'ai dit tout le bien que je pensais de leur démarche, et à qui j'ai offert quelques bonbons...
Faut-il aussi que j'évoque ce que je pense de la
façon dont leurs parents les éduquent?
Je suppose que vous avez compris ce que je veux dire...
Il est encore des gens qui savent enseigner la politesse et les "bonnes manières"!
La rédaction
De récents événements m’ont conduit à « redescendre » du côté de Château-Gontier, et d’y retrouver d’anciens profs du Lycée : Liliane et Pierre Neveu, qui enseignaient le français tous les deux, alors que Pierre avait ajouté le latin à sa valise pédagogique…
Nous avons bien entendu évoqué quelques souvenirs communs. Du style:
"Traduisez en latin: Le train de marchandises s’arrête à la gare de Chemazé !
- Mais M’sieur, du temps des Romains, y’avait pas de train…
- Débrouillez-vous, nous disait-il avec malice, trouvez un néologisme, une périphrase… »
C’est dans cet esprit que j’ai « subi » leurs cours !
Et il doit m’en rester quelque chose !
Nous avons échangé nos adresses électroniques, afin de poursuivre notre conversation via Internet.
A quel moment ai-je évoqué « La rédaction » ? Mystère !
Mais j’ai promis à mes « Maîtres » de leur faire part d’un de mes souvenirs du joli temps où j’étais pensionnaire
au vénérable « bahut » situé juste à côté de la chapelle du Géneteil, dont le directeur était
Monsieur Cruizziat.
En quelle classe étais-je ? Je dirais 6ème... 5ème ... mais peu importe.
Toujours est-il qu’un midi, en sortant du réfectoire, un de mes copains me dit qu’il n’avait pas été très inspiré par le dernier sujet de "rédac' ", qui nous demandait de traiter un rêve…un cauchemar... Je ne sais plus avec précision, mais ponctué du traditionnel:" Racontez… »
Et moi quelque peu inquiet de lui demander : « C’est pour quand ? ».
Mon sang ne fit qu’un tour lorsque tomba le verdict : « Mais, malheureux, c’est pour le cours de français de c’t’aprèm’ ! »
Aïe… aïe… aïe… Voilà qui ne faisait pas mon affaire.
J’avais dû négliger mon cahier de textes; ou bien, préoccupé par l’état de santé rémanent de ma mère, je devais avoir occulté une partie de mes obligations scolaires.
Le cauchemar tout éveillé!!!
Mais, malgré une situation quelque peu tendue, j’envisageai très vite qu’il me restait une planche de salut.
Nous autres les internes, ne disposions-nous pas d’une « petite étude » entre 13h30 et 13h55, juste avant la reprise des cours ?
C’est alors que je me mis furieusement au travail, en rédigeant sans brouillon, directement « au propre ».
(Vous me direz qu’en fonction de la médiocre qualité de ma calligraphie, la différence devait être minime !)
En délayant un peu, il ne me fut pas trop difficile d’atteindre le fatidique nombre de lignes imposé par le minimum syndical !
Je me souviens fort bien avoir décrit un rêve qui se terminait brutalement :
Mon frère Jacky venait de me réveiller en sursaut, en me balançant de violents coups de polochons sur la tête!
Et le moment venu, je rendis ma copie… à la fois fier d’avoir rempli mon "devoir", mais quelque peu honteux d’avoir bâclé le boulot…ce qui apparemment ne me ressemblait guère.
Puis j’attendis le retour des copies corrigées, avec plus ou moins de sérénité.
Mais comme dans tout bon feuilleton, nous devons être en présence de rebondissements.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, s’adressant à l’ensemble de la classe, le prof se mit à… vanter les mérites de ma rédaction !
« Style bref, haché, sans détails superflus, haletant… exactement ce que l’on ressent dans un mauvais rêve. Excellent devoir ! »
"Style haché, sans fioritures!"
Et pour cause: je n'avais pas vraiment eu le temps de fignoler le travail!!
Et ce style devait davantage traduire le stress éprouvé au moment de la rédaction... car je voulais absolument éviter le
zéro que j'aurais naturellement mérité pour devoir non rendu!
Je me vis donc attribuer la meilleure note...
J'étais fort content de mon coup!
Mais par la suite, il me fallut affronter les sarcasmes de mes petits copains, qui criaient à l’injustice.
« Ouais, c’est dégueulasse, tu fais un truc n’importe comment, et nous, on s’est fait ch…r à raconter un machin qui tienne la route, et toi… »
Bref, ce fut un beau tollé dès la sortie du cours.
Mais ne vous ai-je pas encore dit que j’aimais la rédaction ?
C’était un exercice qui ne me posait guère de problème.
Cet épisode de « la rédac’» eut-il comme chef d’orchestre madame ou monsieur Neveu ?
Je ne saurais le dire..
Mais plus d’un demi siècle plus tard, je me plais à citer mon cousin Pascal, qui clame très haut à mon intention, sur un ton fataliste:
« Bah, de toutes façons, c’est dans tes gènes, t’y peux rien… c’est comme ça…
Hé… on aimerait quand même bien -nous aussi- avoir hérité de ta mère Marietta ! »
Faut-il préciser que si elle rédigeait joliment, ma mère calligraphiait également de façon fort esthétique… ce que malheureusement elle ne m’a pas transmis. (voir ci-dessus)
Mais avec un « bon » traitement de texte, maintenant, je n’ai plus aucun problème !
QR Code... qu'est-ce que c'est?
A moins que vous ne soyez initié, je vous vois en train de plisser du
nez, et
vous gratter la tête.... tout en grommelant:"
"QR Code, quès ako?"
Vous connaissez le code barre (plus très barbare!) que l'on trouve maintenant partout, et vous savez que ce code barre contient un certain nombre d'informations qu'un lecteur optique va pouvoir décoder... voir ce qui se passe à la caisse de votre supermarché.
Le code barre ci-contre correspond aux références de mon bouquin "Chroniques des années 50 en Mayenne"
Mais vous n'avez peut-être pas encore remarqué cet autre code qui se présente sous forme d'un carré composé d'autres petits carrés juxtaposés.
Alors, ce QR Code, qu'est-ce que c'est?
.
J'avoue avoir été un certain temps à me demander ce que pouvait donc être ce QR Code, que l'on voit fleurir de plus en plus souvent, et surtout à quoi il pouvait bien servir...
Le QR Code (QR pour Quick Reponse= réponse rapide) est un code barre à 2 dimensions qui permet de stocker des informations numériques en bien plus grand nombre que son homologue à barres.
Il peut s'agir de texte, d'adresses de site web, de cartes de visites, de références quelconques...
Pour le déchiffrer, il faut bien évidemment posséder un appareil capable de communiquer avec ces petits carrés...
Et où cela devient fort intéressant, c'est qu'un téléphone mobile équipé d'un appareil photo sur lequel on a installé un logiciel idoine va "décoder" ce code...
Mais pour quoi faire?
C'est ainsi que je suis parti à la recherche d'autres infos sur le Net, et j'en ai appris un peu plus...
J'ai ensuite cherché à savoir si mon téléphone portable était compatible... Réponse positive.
Allons donc voir plus loin!
C'est alors que je suis allé récupérer sur Internet un logiciel apte à lire ces fameux QR Codes. En ce qui me concerne, j'ai opté pour NeoReader. get.neoreader.com
Et après?
Au hasard de mes lectures, je suis tout simplement tombé sur un magazine, qui arborait au coin d'une publicité un de ces QR Codes. J'ai ouvert Neo Reader... qui a fait la mise au point sur les carrés, puis m'a proposé d'ouvrir une adresse Internet... Plus besoin de taper l'URL!
Je me suis amusé avec d'autres QR Codes trouvés çà et là... Puis j'ai eu envie de créer mes propres carrés magiques.
Un petit tour sur un moteur de recherche, et j'ai accédé à un site qui proposait de faire le travail en ligne.
http://www.code-qr.net/creer-un-code-qr.php
ou encore (liste infinie....)
http://www.123qr.com/#
Je vous livre alors le QR Code que j'ai créé, et qui permet à tout un chacun d'accéder directement à... ce blog que vous êtes en train de
lire!
Et puis, me direz-vous, c'est quoi le QR Code vert en début d'article? C'est tout simplement... ma carte de visite! Avec tout ce qui figure habituellement sur un bristol: nom, prénom, adresse, téléphone, site Internet...
Essayez, vous verrez...
Et après, me demanderez-vous encore?
Gadget, tout ça!!!
Ben... je me dis que les dé veloppements de ce gadget peuvent peut-être s'avérer intéressants... pour payer directement sans carte bleue (il paraît que c'est déjà "monnaie courante" en Asie!), ou transporter son propre dossier médical, acheminer des colis, suivre une commande, questionner son compte en banque...
Que sais-je encore ?
Mais les publicitaires semblent déjà utiliser le filon, eux qui disposent m
aintenant au bas de leurs pubs un petit carré incitant les Internautes à visiter leur site
web!
Rien que pour l'exemple: ma femme vient de recevoir ce matin un courrier sur lequel figure dans l'angle supérieur droit... un QR Code.
On m'a également signalé qu'on en trouve parfois sur les timbres de La Poste..
Voyez qu'on n'a pas fini d'en voir de ces petits carrés "magiques"!
Bon gré, mal gré...
En visite à la Ferté Alais
L'autre samedi, j'étais à Etampes pour le mariage d'une nièce.
Pour la nuit, j'ai réservé une chambre au gîte "le Clos du Séquoïa" à D'huison-Longueville (je vous le recommande!)
http://closdusequoia.com/index.php
Et dimanche matin, c'était "quartier libre"!
La bonne aubaine! Parce que pas très loin se trouve le repaire de l'Amicale Jean-Baptiste Salis.
J'en ai donc profité pour effectuer les quelques km me séparant du plateau de Cerny... sur lequel soufflait une bise glaciale.
Vous comprendrez que même dans les hangars dont les tôles scandaient le rythme des rafales, il ne faisait vraiment pas chaud. Observez bien ma femme sur l'un des
clichés dans le diaporama que je vous propose en fin d'article.
Et pour vous en convaincre, cette remarque de la dame à l'accueil:
"Vous ferez bien attention en sortant du hangar avant d'entrer dans celui où se trouve le B17; le vent s'est engouffré dans la porte, et j'ai failli
décoller!"
Ou encore cette autre réflexion alors que, musant dans la boutique, j'ai rencontré un pilote, engoncé dans sa veste de vol,
qui m'a déclaré:
"Ben aujourd'hui, c'est pas la peine d'aller se faire secouer, d'autant plus que le vent est plein travers. Soyons prudents!"
Nous avons poursuivi notre conversation en évoquant la Shuttleworth Collection, ou Duxford... voire Hendon.... autres lieux mythiques que j'ai pu visiter par le
passé, lorsque notre club de modélisme effectuait des échanges avec celui de Hertford en Grande Bretagne.
Voici donc un petit reportage, sans prétention, avec des clichés pris en fonction de mes coups de coeur...
N'oubliez pas d'ouvrir en haut à droite l'onglet "Options" et cochez "Afficher les commentaires."
Vous aurez ainsi droit au nom du modèle et à quelques remarques.
La taille des bonshommes donne aussi l'échelle... entre le Pitts (ci-dessous) , et le B17 (plus haut)!
A propos du B17, visionnant le cliché où je lève les yeux énamourés vers Pink Lady, un ami me fit ce commentaire:
"Mais pourquoi que tu regardes sous les jupes des filles?" Référence à Souchon peut-être?
Album chez Flickr, avec liens vers d'autres sites fournissant des détails sur les avions:
http://flic.kr/s/aHsjyYiCLd
http://www.flickr.com//photos/22950196@N08/sets/72157629472646076/show/
Et si vous voulez en savoir un peu plus sur ce lieu incontournable pour tous les passionnés d'aviation:
http://www.lescasquesdecuir.com/index.php
http://memorial.flight.free.fr/
Have fun!
Vendredi 13
Etes-vous paraskevidékatriaphobe?
Qués ako? me demanderez-vous.
Voilà qui justifie effectivement un minimum d'explication(s)!
Alors que ce matin j'écoutais ma station de radio préférée, j'ai entendu une charmante journaliste évoquer cette
paraskevidékatriaphobie. (A prononcer 10 fois de suite, et de plus en plus vite sans dérailler!)
Heureusement qu'elle venait de dire juste avant qu'il s'agissait de la peur qu'éprouvent certains à propos du
vendredi 13.
Hé oui, nous sommes un vendredi 13.
Synonyme de jour de chance pour les uns.... Générateur d'intenses trouilles pour les autres.
Bref, une magnifique invention pour faire un buzz... mais aussi générer des revenus.
Mais à qui profite donc "le crime"?
Ben je vous laisse deviner.
Mais il va sans dire que les nombreuses officines proposant des tickets de toutes sortes se frottent les
mains!
Un reportage donnait la parole à une vendeuse de morpions et autres grattotrucs qui expliquait que ce jour-là,
elle devait impérativement recourir à au moins une personne supplémentaire, dans le but de réduire la file d'attente devant son guichet.
Et qui sera donc le gagnant dans tout ça?
Surtout pas moi, parce que je ne donne jamais le moindre kopeck à la FdJ.
Mais si le coeur vous en dit, et que vous n'êtes pas paraskevidékatriaphobe, rendez vous le plus vite possible chez votre
marchand de bonheur!
Pour en savoir un peu plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vendredi_treize
Ah! les bagnoles!!!!
Acte 1
Vous ai-je expliqué que depuis quelque temps mon Avensis émettait comme un cognement de métal sur l'avant droit???
Pas tout le temps, c'était en fonction du régime moteur.
Sur les conseils de mon garagiste "préféré", elle est donc restée au garage depuis vendredi soir.
Et ce lundi matin, je l'ai conduite en consultation chez mon mécano...
Fin de matinée, je m'en vais voir...
Et on m'annonce:
"Ben... C'est le compresseur de la clim... Y'en a sans doute pour un paquet de sous... j'attends une réponse de mon fournisseur!"
Zut alors! Moi qui vantais partout les qualités de robustesse de ma Toyota, va me falloir revoir tout ça à la baisse...
Et puis je commence à me demander si, quelle que soit la voiture, il ne m'arrivera pas des pépins (voir avec ma Laguna1 pour laquelle la liste était fort
longue!)
Ah, les bagnoles, c'est vraiment pas des rentes!
Bref, je roule maintenant avec un véhicule de courtoisie, une jolie petite Nissan Micra blanche, qui totalise 6800km au compteur.
Ben ça me change un peu... mais au moins, ça roule!
Sans faire trop de bruits métalliques.
Acte2
Nous sommes jeudi.
N'ayant aucune(s) nouvelle(s) de mon véhicule, je m'en vais faire une "petite" marche du côté des Batailles.
Au retour, je m'arrête chez mon garagiste "préféré".
J'entre dans l'atelier, où j'aperçois ma bagnole un peu en vrac.
Dialogue:
"Et ma bagnole?
-Ben.. Euh...
-Quoi?
-Euh...Ben...
-???
-On n'a pas la bonne pièce. Y se sont gourés dans le filtre..
-Et alors?
-Ben... Euh...
-Mais encore?
-Euh... Ben... Au mieux demain soir (vendredi)"
Et merde!!!!!
Disposer d'une charrette de remplacement, c'est pas mal!
Mais quand on n'est pas fichu de lui enfourner un modèle réduit de taille raisonnable parce qu'elle est trop petite... (Le fuselage de l'Easy Glider ne rentre pas dans le
coffre!!!!)
Ou bien qu'on n'a pas la possibilité de mettre son VTT sur la boule afin d'aller pédaler ailleurs qu'à
Bais...
Ben ça fout les boules!
Et je parle pas de la facture qu'il va falloir quand
même payer!!!
Putain de bagnole...
La prochaine fois, j'achète une Skoda ou un Kia...! Sept ans de garantie!!!
Mais on trouvera bien un moyen pour me dire que la pièce qui vient de lâcher, ben, c'est normal... Elle est usée... Et ça, ça fait pas partie de la garantie..
Bof!!!
Bernardino, pas content.
Ben.. Euh...
Vous l'aviez senti?
Non??? C'est pas vrai!?!?!.....
Acte 3
vendredi soir... je viens tout juste de récupérer ma bagnole.
Une semaine d'aventures se termine.
Les imprévus du VTT
Cela faisait un moment que j'avais ce projet en tête...
Mixer un parcours sur l'ex-voie ferrée et le halage de la Mayenne... en un mot, passer de l'un à l'autre!
C'est ainsi qu'hier, j'ai enfin concrétisé mes désirs. (Voir ci-dessous l'enregistrement de la trace en provenance de mon GPS...) mais de façon "inopinément
pimentée", comme vous allez pouvoir le constater!
Ayant effectué le trajet Bais-Mayenne en voiture, j'arrive au carrefour de la Peyennière, où je "débarque" mon VTT. (Petit drapeau rouge ci-dessus.)
Je mets alors cap au sud, en direction de Laval.
Rapidement, les longues lignes droites monotones finissent par me lasser.
Consultant la carte de mon smartphone, (un excellent outil au 1/25.000ème géré par le logiciel ViewRanger), je réalise que la vallée de la Mayenne est joignable à quelques km; j'effectue alors une "sortie de rail" pour emprunter la route.
Je reviens vers le bourg de Commer, que je traverse lentement.
Et afin de me désaltérer, je fais une courte pause devant le parvis de l'église dont le clocher est en réfection.
Puis je bifurque vers la D509... Légère descente...
En haut de la côte des Chevries, je croise la N162 Mayenne/Laval (gros trait rouge situé à droite de la vue ci-dessus): traversée rendue périlleuse en raison de l'important trafic... et direction Bois-Livet. A ma droite La Touche, un peu plus loin à gauche, La Loyère.
Au fond se profile le clocher de Contest, rive droite de la Mayenne.
Après avoir effectué quelques hectomètres sur un chemin goudronné descendant, j'arrive dans la cour de la ferme Bois Livet, qui me semble abandonnée.
Un coup d'oeil vers la gauche, là où près du calvaire je devrais trouver un chemin menant vers le halage... Regardez bien: il est matérialisé par un trait noir sur la carte!
Nippe, c'est bouché.
Ce serait pourtant bien étonnant qu'il n'y ait pas d'accès à la rivière si proche!
Un coup d'oeil vers la droite... où j'aperçois un chemin de terre, avec des traces de roues laissées par les tracteurs.
J'opte donc pour cette unique solution... et j'arrive au ruisseau signalé (pointillés bleus) sur ma carte... mais le chemin tourne... vers la droite, et non vers la gauche comme j'aurais pu le supposer.
Tant pis... je m'avance dans le champ en face, que je longe sur une trentaine de mètres en serrant à gauche... pour enfin buter sur une clôture composée de trois rangs de barbelés!
Et non loin de moi, comme pour me faire la nique, des cyclistes pédalent allègrement sur le halage.
Je peste, je rage...
Mais j'en suis déjà à13km, et je n'ai surtout pas envie de faire demi- tour, si près de mon objectif.
C'est alors que je prends la décision de hisser mon VTT par dessus la clôture.
"Mon p'tit Bernard, à défaut d'entretenir tes muscles des jambes, tu vas faire travailler tes gentils biscottos! Comme Popeye!!!!", me dis-je en riant aux éclats!!!
Mais la roue arrière s'accroche dans les ronces, une pédale se prend dans le fil de fer, et dans la mesure où je suis en contrebas du vélo, je manque partir plusieurs fois à la renverse!
Après une bonne suée, je me retrouve maintenant contraint de faire rouler ma monture "à la main", afin de franchir tout un "broussis" de genêts et
d'épines... (Manquerait plus que je crève un pneu maintenant!)
Je finis par arriver dans une zone herbeuse... mais séparée du halage par une imposante clôture en fil de fer...
Décidément!!!
Quand on est dans la m...!
Il va me falloir marcher un petit moment pour -enfin- trouver une barrière métallique... dont le système d'ouverture n'a pas dû fonctionner depuis un bon bout
de temps! (Point bleu ci-dessous)
Je me déguise alors en serrurier, et ayant enfin réussi à débloquer le mécanisme, je peux avec soulagement enfourcher ma bécane et rouler tranquillement vers l'écluse de Grenoux.
Ouf!!!
Fin de mes soucis?
La remontée vers Mayenne ne sera en effet que pur plaisir.
J'aurai l'occasion de croiser bon nombre de marcheurs ou de cyclistes, admirer quelques canards, dire bonjour à des pêcheurs.
Près d'une frayère, une jeune fille caresse un cheval nain, avec lequel elle semble dialoguer...
Arrivée à l'écluse de Saint Baudelle, passage devant le restaurant Beaurivage... je continue ma remontée pour enfin bifurquer à droite.
La Motte, La Peyennière... et je retrouve ma voiture.
Sauf que j'ai envie d'en faire un peu plus. Je repars alors sur le récent tracé qui longe la déviation, pour arriver avenue Gutenberg... et sa piste cyclable très roulante.
Passage sur le parking du centre culturel "Le Grand Nord" construit à l'emplacement de la gare de triage. C'est là que je retouve l'ex-voie ferrée, qui va me ramener à la voiture.
Mon compteur indique 26 kilomètres, d'un parcours très varié, puisque j'aurai tour à tour emprunté différents terrains.
Du citadin au très très rural... avec les aléas qu'il m'a fallu affronter!
Mais j'aime bien ce genre d'imprévus...
D'ailleurs, sans eux, aurais-je eu envie de vous raconter mon périple?
PS: Certains diront qu'il faut être un peu fou pour entreprendre des trucs comme ça à mon âge...
Mais que voulez-vous? On ne se refait pas!
Pour revoir ce parcours en détail:
http://www.visugpx.com/?i=1332574280
Passer le curseur sur le trait rouge du graphique...
Changer la vue : carte, satellite...
Accent circonflexe sous Linux Mint
Je vous faisais part hier de mes difficultés avec Linux Mint qui ne voulait pas très bien digérer l'accent circonflexe... le tréma ou la cédille.
J'ai fini par trouver une solution, qui fonctionne chez moi.
Que voici:
Pour l'accent circonflexe sous Mint 12 :
Outils Système
Paramètres Système
Keybord
Agencement Keyboard Layout
Avec la touche « + » ajouter "French"
French que l'on fait monter sur la première ligne
Vérifier ensuite avec le clavier symbolisé en bas à gauche...
Et le circonflexe semble passer, la preuve, je ne suis pourtant pas en forêt !
Dans la forêt... près d'un cédille... drôle de façon de voir les choses... même sous Firefox... ou Overblog!!!
Ubuntu, Mint et autres Linux
Toujours curieux de savoir et d'apprendre... cela fait déjà un certain temps que j'explore les autres distributions permettant de faire tourner un
ordinateur... en essayant "d'oublier" Microsoft Windows!
Le "vieux portable" qu'utilise parfois mon épouse est équipé en dual boot Win XP/Ubuntu 11.10. (Une fenêtre s'affiche au démarrage pour me demander quelle distribution je souhaite démarrer: Linux ou Windows)
Et je dois dire que, sur une même machine, Linux est nettement plus rapide que son concurrent
hégémoniaque!
Parallèlement, je fais tourner une Framakey Ubuntu Remix bootable. Là encore, les résultats sont
étonnants, et Linux
galope nettement mieux!
Actuellement, je "travaille" sur mon petit E-book doté à l'origine de Windows7... mais que je peux faire booter sur une clé équipée de Linux Mint 12. (voir
pièce jointe: copie d'écran)
Je trouve tout ça pas mal... Mais ce fichu Mint semble ne pas aimer certains caractères, entre autres l'accent circonflexe! (observez bien dans ce
texte par exemple: fenêtre !) Je suis contraint pour le moment d'ouvrir LibreOffice et
d'insérer un caractère spécial... Puis copier coller...Et ce n'est pas forcément la bonne fonte!!!!
A ce propos, je me demande si je n'aurais pas à paramétrer les caractères graphiques quelque part (Occidental UTF8 ou je ne sais quoi!)*voir note en bas de page!
Bref, je m'instruis... et je suis de plus en plus persuadé que pour un utilisateur lambda, Linux est tout à fait performant.
Sauf que certains softs spécifiques ne tournent que sous windows... Je citerai au hasard Memory Map, ou la mise à jour de mon Inforad Ci (aide à la conduite/radars
routiers)... Mais dès lors, n'est-on pas sorti de l'utilisation courante?
N'empêche que la solution offerte par une clé bootable est bigrement intéressante.
Je propose donc actuellement deux options:
- Fabriquer sa clé Ubuntu Framakey Remix, gratuite....il suffit d'acheter une clé de 4Go minimum; ou bien si on a peur de tout casser, que l'on
peut acquérir prête à l'emploi pour une vingtaine d'Euros
http://framakey.org/Pack/Framakey-Ubuntu
- Fabriquer sa propre clé bootable à l'aide de l'un des deux softs ci-dessous
* Le plus simple est à mes yeux Lili USB creator
http://framakey.org/Portables/LiliUSBCreatorPortable
Et là, on peut opter pour différentes versions de Linux: Ubuntu, Mint, Debian, Fedora, Suse...
* Le second est un poil plus compliqué: Unetbootin. Mais sans plus
http://framakey.org/Portables/PortableUnetbootin
Vous remarquerez que mes liens transitent tous -ou presque- via Framasoft, LE site des logiciels libres!
Là où l'on peut télécharger une quantité impressionnante de logiciels gratuits, dont une suite bureautique tout aussi
performante que celle proposée par windows. Plus besoin d'acheter Word, Excel, Power Point.... Libre Office fait largement aussi bien.
En résumé, pour les gens curieux (dont je pense faire partie) et ceux qui ne veulent pas risquer de "casser leur bécane" (dont je fais aussi partie!), la solution
des clés bootables est intéressante. D'autant plus que la plupart du temps, les solutions que je vous propose permettent une gestion "permanente", c'est à dire que les données, l'historique
Internet, les favoris... sont enregistrés sur la clé quand on quitte l'application, contrairement aux CD Live pour lesquels ces données s'envolent lorsqu'on éteint son ordinateur.
Voili voilou un petit tour d'horizon faisant état de mes bidouilles.
Et vive le logiciel libre!
PS: en consultant le texte rédigé le lendemain, vous aurez ma solution à ce problème d'accent!
http://bernardino.over-blog.net/article-accent-circonflexe-sous-linux-mint-102126722.html
Are you british ?
Vous vous demandez bien ce que je vais encore raconter suite à ce titre?
Figurez-vous qu'aujourd’hui, le soleil printanier m’incite à mettre mon vélo « au cul de la chââârte », comme on dit d’par cheux nous en Mayenne.
Et je file vers l’écluse de Corçu, entre Mayenne et Laval.
Pas très loin de la fromagerie Vaubernier, celle où l'on fabrique les "Bons Mayennais"...
C'est là que je range ma voiture à l’ombre avant d'entamer le trajet vers la descente, l’aval.
A l’écluse des Communes, je m’arrête un bon moment afin d’admirer les travaux en cours. La société Eiffage est en train d’installer une turbine de conception récente, présentant de nets avantages par rapport à celles qui avaient été positionnées dans les années 60.
Elles continueront de produire une électricité « renouvelable ». (voir en fin de page)
Puis je continue ma descente… et je rencontre tour à tour des promeneurs à pied, à vélo, à cheval.
De nombreuses fois, j’ai le plaisir de voir des agents du Conseil Général qui entretiennent joliment cette voie verte. D’autres s’affairent à graisser les engrenages et les mécanismes d’une écluse…
Ayant dépassé le pont de Rochefort, je croise deux couples, appareils photo à la main. Un je-ne-sais-quoi me fait supposer qu’ils sont Anglais.
Et j’arrive enfin à la Maignannerie, où d’autres ouvriers équipent également cette écluse d'une turbine "moderne".
Tout en me désaltérant, je détaille les importants aménagements provisoires qu’il a fallu réaliser afin de pouvoir travailler « au sec ».
C’est là que je fais demi-tour : dans ce sens, j’aurai l’aide procurée par la légère brise ; elle favorisera ma « remontée ».
Je double les promeneurs déjà rencontrés… et j’arrive dans le dos d’un groupe de 4 personnes… qui ne m’ont pas entendu.
Je freine un peu : le léger bruit émis par les patins les fait se retourner.
« Oh… exkiousez-nous ! » dit une dame.
Mais je les reconnais ! J’en suis sûr maintenant : ce sont mes anglais de tout à l’heure !
Et moi de répondre : « No matter ! » (Pas de souci)
- OoOoOooh, s'exclame l’autre dame en modulant les "O".... are you british ?
- No! I’am french ! »
Cela suffit pour engager le dialogue.
Au cours duquel je leur demande les raisons de leur présence en Mayenne… Mi-mars, c’est un peu tôt pour des touristes… non ?
C’est alors l’un des hommes qui va me fournir la réponse, dans un français fort correct.
« Quand j’étais plus jeune, je prenais tous les ans le ferry pour débarquer à Saint Malo avec mon vélo, ma toile de tente… et je me rendais aux « 24 heures du Mans », à bicyclette. Je prenais les petites routes, et je passais systématiquement sur le pont de Rochefort… J’avais dit à ma femme : C’est tellement beau, qu’un jour on s’installera là-bas !
Nous avons réalisé notre rêve; ça y est : nous avons une maison ici !
- Mais encore ?
- Le climat is so fine, les gens sont tellement gentils. Et puis il y a La Guinguette, où on mange si bien !!! »
(La Guinguette, pont de rochefort à Montflours, 02 43 68 75 08.)
Il est vrai que les rondeurs dont est doté notre homme fournissent de lui l'image d’un gourmand, à défaut d’être gourmet !
Voilà ! Vous savez maintenant pourquoi mes anglais se sont installés chez nous.
Intéressant, n’est-il pas ?
Mais, bien que je ne sois toujours pas british...cela valait-il le coup d'en faire un fromage, même s'agissant de "Bons Mayennais!"