billet d'humeur
Drones pas vraiment drôles...
Rencontrant tout dernièrement un monsieur qui s'intéresse à mes "bidouilles", je suis abordé en ces termes:
"On a pensé à vous l'autre jour, quand il a été question des drones au-dessus des centrales nucléaires...
- Ah bon, et pourquoi?
- Je suppose que vous en avez un...
- Ben non, je ne suis pas attiré...
- Heu... pourquoi donc?
- Tout simplement parce que ces engins ont une forme de vol qui ne correpond pas à ma philosophie. Même si je vous accorde le fait qu'ils sont très pratiques pour effectuer des prises de vue aériennes... non, non, pas intéressé. Même si c'est la mode!"
Le monsieur a eu l'air très très étonné.
Je voudrais toutefois revenir sur la notion de drone.
La définition "officielle" accorde le nom de drone à tout engin volant effectuant une mission sans pilote à bord.
Pour prendre un exemple de sinistre mémoire, les V1 nazis chargés de bombarder Londres étaient donc... des drones.
Et dans les armées actuelles, que croyez-vous qu'on développe avec une certaine frénésie?
Sauf que dans l'imagerie populaire, un drone est un engin muni d'au moins 4 hélices se mouvant dans le plan horizontal. Hélices entraînées par des moteurs électriques.
On peut acquérir ce genre de jouet pour quelques dizaines d'Euros.
Equipés de gyroscopes en tous genres, ils sont de plus en plus faciles à piloter: nul besoin d'apprentissage.
Si on monte en gamme, on trouve des engins à la charge utile intéressante(?), et dont on peut programmer entièrement le vol, avec retour automatique "à la maison".
On leur entre les coordonnées des points de passage... et le bidule accomplit sa "mission" tout seul en se calant sur les satellites GPS, sans même que le "pilote" n'intervienne!
Ben moi, c'est pas ça qui m'intéresse.
De plus, les "multirotors" (ainsi devrait-on les appeler) sont des engins qui me vrillent les oreilles avec le bruit de leurs hélices.
Pour ma part, j'utilise des motoplaneurs équipés eux aussi d'un moteur électrique... et si je pouvais m'en passer...
Mais cela me permet d'envoyer mon modèle en altitude afin de le faire jouer ensuite avec les courants ascendants ou les oiseaux.
Moteur coupé... calmement... en silence...
Et ça plane pour moi!
Cela ne m'empêche toutefois pas d'embarquer une caméra... Mais j'ai toujours mon "oiseau" à portée de vue... Et je ne le fais pas survoler des zones interdites.
Je m'efforce d'avoir un comportement responsable, contrairement à certains crétins qui envoient leurs engins à des distances ou des altitudes répréhensibles.
Le jour où un avion de ligne se "bouffera" un tel engin, on en reparlera.
Mais malgré tout ça, mon interlocuteur est revenu avec insistance sur le "raid" effectué par des drones au-dessus des centrales nucléaires.
"Quel est votre avis sur le sujet?" m'a-t-il demandé...
Je n'ai bien évidemment pas les compétences pour répondre.
Mais au travers de ce que j'ai pu apprendre, je crois pouvoir dire que ces "missions" ne sont pas l'oeuvre de "rigolos" ou de gens isolés.
Elles semblent répondre à une organisation très coordonnée... structurée...
"Mais qui se cache derrière?"
Je n'en ai aucune idée...
"Dans quel but?"
Les Pouvoirs Publics sont eux-mêmes bien embarrassés pour répondre...
Mais, si j'en crois un ingénieur en génie nucléaire qui s'exprimait dernièrement "dans le poste", son hypothèse serait la suivante (voir lien en fin d'article):
La mission de ces drones serait d'effectuer une cartographie précise des installations nucléaires grâce à des caméras infra-rouge.
Pas pour savoir où se trouve le réacteur protégé par une respectable épaisseur de béton... mais pour savoir où sont les transformateurs.
"Ah, bon? Et pourquoi?"
Toujours d'après ce spécialiste, Il suffirait que lors d'une période de froid intense on "bombarde" -ne serait-ce que quelques centrales- afin de détruire leurs transfos, pour que la totalité du réseau électrique national s'écroule complètement.
La France serait alors totalement plongée "dans le noir".
Paralysée...
Plus de téléphone, plus d'informatique, plus de feux tricolores, plus de plaques de cuisson, plus de TGV, plus de chauffage... Plus rien!
Bref, l'apocalypse...
Effrayant, n'est-il pas?
Reste cependant une toute dernière question, et pas la moindre: à qui profiterait le crime?
Et là, notre "ingénieur-spécialiste" n'a pas apporté la moindre réponse...
Frelon asiatique
Il y a quelques jours, je rencontre mon ami Michel "paysan retraité", et apiculteur amateur de son état, qui me dit:
"Si tu en as le temps, monte-donc à la Brosse un de ces jours, et n'oublie pas de prendre un appareil photo, je te montrerai le carnage que font les frelons asiatiques au niveau de mes ruches."
Ce que j'ai donc fait en soirée.
Michel m'a d'abord mis sur la table les deux types de frelon, l'européen, et l'asiatique.
A gauche de chaque cliché l'européen, et à droite l'asiatique aux pattes jaunes. Côté pile et côté face.
.
Filmer un frelon asiatique
Cette histoire de frelon asiatique m'a interpellé.
Parce que hier soir j'avais bien réussi à saisir furtivement quelques photos, mais il me manquait le moment précis où le prédateur se saisit d'une abeille.
Bien décidé à ne pas revenir bredouille, je suis donc remonté à La Brosse ce matin avec un matériel différent.
A savoir que j'ai emporté une caméra Mobius, je l'ai installée sur un trépied le plus près possible d'une ruche. (Attention Bernard à ne pas affoler les abeilles, sinon...)
J'ai relié la caméra à un émetteur vidéo (celui que j'utilise sur mes modèles réduits), avec retransmission sans fil vers un écran de contrôle.
Mais je me suis sans doute un peu trop approché de l'entrée, ce qui m'a valu une piqûre sur la joue. Sans gravité.
Et puis j'ai attendu.
La photo animalière demande un peu (beaucoup?) de patience... et les clichés se "méritent"... n'est-ce pas?
Contrairement à mon attente, ma première "visiteuse" a été la poule qui cohabite dans l'enclos.
Un peu trop intéressée par le matériel vidéo à mon goût!
Mais, alors qu'ils étaient si nombreux hier soir, ces fichus frelons ont mis du temps à réapparaître.
Quand est arrivé le premier, j'ai activé la caméra, et j'ai laissé faire.
J'ai ainsi filmé pendant environ 20 minutes... durant lesquelles il ne se passe souvent rien d'intéressant... sauf à un moment donné où l'on "saisit" très bien la capture d'une abeille.
Pour pouvoir ensuite réaliser un montage aussi clair que possible, il m'a fallu utiliser VLC que j'ai fait défiler très très ralenti, pour en extraire 26 "captures" ... d'écran que j'ai utilisées pour en faire un gif animé...
Malheureusement, le poids de ce fichier dépasse très nettement la limite autorisée sur le site qui héberge mon blog.
Je me suis alors remis à l'ouvrage... pour en tirer un film.
Malheureusement encore la qualité des images est nettement moins bonne, mais vous aurez quand même tout loisir de détailler la séquence.
Et dire qu'on n'a toujours pas trouvé l'endroit où nichent ces fichus frelons!
Peu de temps après la mise en ligne de ce document, mon ami Jean-Paul m'a fait parvenir ce message:
Bonjour Bernard,
Une vidéo pour contenter le modéliste aéronautique qui s'inquiète des ravages causés par les frelons asiatiques :
https://www.youtube.com/watch?v=KTkQ2fJfXyU
Bien amicalement,
Vive la société de consommation
On peut se promener sur son VTT et observer le milieu dans lequel on se trouve, c'est pas antinomique.
Or donc, je suis parti hier en direction de Sainte Gemmes le Robert.
J'ai ensuite emprunté la liaison verte qui va vers Evron.
Là, attiré par une odeur aigrelette, je me suis arrêté au pied d'un petit poirier sauvage...
Et j'ai consommé!
Gratuitement.
Un peu plus loin, aguiché par les couleurs de la haie, je me suis à nouveau arrêté pour déguster des mûres, qui côtoyaient de jolies prunelles.
J'ai donc encore consommé... gratuitement.
Il faut dire que tout le long de cette voie verte aménagée récemment, on eu l'heureuse initiative de planter des arbres à fruits.
Je me souviens fort bien y avoir fait une cure de prunes il n'y a pas si longtemps...
Quant aux noisetiers, ils sont maintenant "vides". Seuls les écureuils pourront "consommer", s'ils ont fait des réserves
Mais j'ai remarqué aussi de nombreux néfliers.
Inutile d'y porter la dent, prunelles et nèfles sont actuellement immangeables. Elles devront subir les premières gelées pour envisager de les croquer, à moins d'avoir un penchant curieux vers les goûts astringents, qui vous laissent la bouche comme un paillasson!
Plus loin, des noyers, pas encore à maturité non plus.
Il faudra donc se montrer patient avant de consommer!
De même que pour les châtaignes aux jolies bogues épineuses.
Au détour du chemin, je tombe sur des chardons-cotons...
Les fleurs de couleur violette ont laissé place à des sortes de bulles floconneuses.
Là, ça se mange pas, mais bonjour quand le vent s'amusera à disséminer toutes ces graines!
Et puis je suis arrivé dans la zone artisanale route de Mézangers, que j'ai empruntée "par l'arrière".
Bercé par les odeurs indéfinissables des entreprises "chimiques", je tombe sur... un des symboles de la société de consommation.
Un entrepôt, avec plein de machines agricoles plus ou moins rouillées.
Drôle de spectacle que ces carcasses alignées apparemment par marques.
Puis j'arrive à Mézangers, où je tombe... sur un autre tracteur, destiné à "la casse"!
Consommez, consommez, braves gens!
Longeant le plan d'eau de Gué de Selle, je remarque un seul "bronzeur" étalé sur le sable...
Plus loin, un pêcheur super-équipé se bat avec la notice de son détecteur de touches.
Un consommateur pas très bien averti!
Poursuivant mon chemin, j'arrive à Jublains, la ville romaine, qui s'orne de drapeaux indiquant "les Romains dans la ville".
En fait de Romains, je n'en verrai qu'un seul, près du Musée: mais un Romain tout en métal!
J'aurai pourtant la possibilité de constater qu'à Jublains, on fouille encore.
J'enfourche à nouveau mon VTT, pour m'arrêter devant l'église, et y rencontrer un dieu barbu... crachant de l'eau!
Et je repars, direction Hambers.
Là, sur le bord de la route, un gentil pommier s'offre à moi.
Je chaparde quelques fruits, que je consomme encore gratuitement... et je rentre à Bais avec 40 km au compteur.
J'ai consommé de l'énergie, certes.
Mais j'ai fait une jolie promenade, en prenant tout mon temps.
Là réside aussi le privilège des "consommateurs" dans mon genre!
Quand pensez-vous?
On va encore me dire que j'ai l'esprit un peu tordu...
Mais le vieil "instit" que je suis (qui a tout de même fini sa carrière en tant que professeur
des écoles, ça fait chic, n'est-ce pas?), ben ce vieux pédag prend toujours autant de plaisir quand (1) les gens "trébuchent".
Au sens propre comme au sens figuré!
Comment expliquer autrement le succès des bêtisiers que l'on rediffuse périodiquement sur les chaînes de télé?
Ne me dites pas que vous n'avez jamais lorgné de ce côté-là sur Youtube, Daylimotion ou autre!
Plus les gens se "cassent la figure", et plus le bon peuple rigole. Pas vrai?
Ce matin, je suis donc "tombé" sans me faire aucun mal sur la "chute orthographique" d'un correspondant de presse.
Alors qu'il interrogeait un directeur d'école quant à la façon dont seraient gérées les activités péri-scolaires, et sans même s'aider phonétiquement de la liaison, il a traduit orthographiquement sa question de la manière suivante:
"Quand est-il des temps d'activités périscolaires...."
Ce qui me fait irrémédiablement penser à la réplique que je fis lorsque, se piquant pourtant de tâter l'orthographe avec qualité, l'un de mes correspondants m'écrivit un jour:
"Quand pensez-vous?"
Et je lui répondis alors:
"Quand est-ce que je pense? Ben... tout le temps, sauf peut-être quand je dors profondément! Et encore!!!"
Quoi qu'il en soit, et quel que soit le niveau en orthographe du correspondant que j'évoque, et afin d'occuper utilement ses loisirs, j'aurais peut-être une suggestion à lui faire:
Si par hasard, et sans même qu'il y ait obligation de se rendre à CAEN (2), les activités péri-scolaires de sa commune prévoyaient des "ateliers pédagogiques spécifiques en parallèle" parmi lesquels des séquences "dictées", ou exercices de Bled, peut-être serait-il bien inspiré d'aller s'y inscrire.
"Dans le temps", quand j'étais môme, on proposait bien des cours du soir, n'est-ce pas?
Alors moi, malicieusement, de vous poser cette question:
Qu'en pensez-vous?
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(1) Pour en savoir davantage sur ces fichus homophones...
http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-1/exercice-francais-628.php
(2) Quand le grand Devos joue (volontairement) avec les mots
http://www.dailymotion.com/video/xaytoc_raymond-devos-ou-et-quand_fun
(3) Et à propos d'orthographe encore, vous aurez remarqué(?) que je n'ai pas chipoté sur le "S" qui traîne à la fin de matins, dans l'expression cinq mercredis matins, où matin prend la valeur d'un adverbe invariable.
http://grammaire.reverso.net/4_2_16_les_noms_de_jour_et_de_mois.shtml
(4) Ne voyez dans mes propos qu'une malicieuse réaction d'un attardé galopin à l'esprit frondeur, et qui n'est pas non plus le dernier à "coquiller" ses textes avec des trébuchements orthographiques!
PS: Suite à mon billet d'humeur, l'un de mes correspondants m'a immédiatement envoyé la photo ci-dessous.
Rentré scolaire des professeurs des écoles stagiaires 2014/2015 en Haute-Garonne.
Sûr qu'avec des exemples comme celui-là, il faut s'attendre au pire quant un niveau orthographique de mes jeunes collègues!
Mais personne n'est à l'abri d'un co(q)uille...
Eloge de la vie ordinaire


Montée historique du Montaigu
Pour ceux qui se souviennent...
Il y a fort longtemps de cela, les communes de Bais-Hambers accueillaient une course de côte destinée aux voitures, motos et side-cars.
La première édition dut avoir lieu au début des années 70.
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Lors du week-end de Pentecôte, voire quelques jours avant, le bourg de Bais s'animait alors, et on entendait parfois même la nuit des pilotes qui venaient s'entraîner à la lueur des phares.
Certains garages prêtés par des particuliers offraient aux mécanos amateurs un atelier provisoire qui permettait d'effectuer les derniers réglages, voire même de réparer quelques "bobos" émanant d'une sortie de route inopinée.
Tout ça dans un bruit un peu inhabituel pour notre calme bourgade qui se trouvait parfumée à l'odeur caractérisque que diffuse l'huile de ricin.
C'était aussi l'époque où, grâce aux buvettes disséminées sur le parcours, les cafés de Bais et d'Hambers réalisaient un chiffre d'affaire très substantiel en 3 jours.
Et puis cette épreuve a pris fin... remplacée plus tard par une course de brouettes!
Haute en couleurs, certes, mais nettement moins "pétaradante"!
Ce dimanche 13 juillet 2014, je me suis donc posté près de l'ancienne ligne de départ.
Et j'ai retrouvé quelques sensations enfouies dans ma mémoire.
Parmi lesquelles le bruit déchirant de certains échappements contrastant avec celui beaucoup plus sourd des grosses allemandes.
L'odeur du ricin... même si elle était un peu moins présente qu'autrefois.
Et puis tous les spectateurs passionnés, la plupart revêtus de leur combinaison, avec le casque à la main.
J'ai bien évidemment croisé beaucoup de monde... dont une ancienne élève, motarde passionnée... N'est-ce pas Annie?
Et Anthony, dont le papa était fier de me dire que son fils courait avec une BMW numérotée 125.
C'est d'ailleurs lui qui m'a expliqué que les compteurs de vitesse avaient été masqués à la demande des organisateurs:
On ne fait pas la course! Aujourd'hui, pas de temps à battre; on "monte" pour se faire plaisir.
Mais à chaque fois revenait le nom de Guy Coulon, le local de l'étape, dont l'ombre planait sur le circuit! Le "sorcier d'Oisilly"...
http://www.montaigu.ovh.org/pages/14.html
J'ai donc moi aussi pris plaisir à contempler ces vieilles mécaniques entretenues avec amour par des fanas de moto.
A qui le "starter" rappelait gentiment avant de "lâcher" chaque pilote qu'il devait se montrer prudent, particulièrement sur une portion de circuit entachée d'huile...
Ah, les fuites d'huile!
J'ai ainsi pu observer quelques "jolies" adaptations personnelles de réceptacle sous le carter afin de ne pas badigeonner la route.
Et puis la pluie est venue s'inviter au spectacle, m'incitant à rentrer chez moi alors que je n'avais pas vu les pittoresques side-cars (surnommés crapauds je crois) engins très spectaculaires avec leur "singe" gesticulant dans le panier!
Bonne route, les gars, prenez le maximum de plaisir.
Et prudence au guidon!
PS1:Davantage d'infos ici:
http://www.montaigu.ovh.org/pages/0.html
PS2: à noter que le 27 juillet 2014 se déroulera la première montée historique destinée aux voitures cette fois.
Lipogramme véritablement facile
Ce matin, le ciel est sombre, avec des nuages gris très bas.
Les carreaux transparents de ma cuisine sont noyés de pluie.
Je n'irai donc pas m'adonner aux plaisirs de la marche ou de la bicyclette.
C'est certain.
Et pourtant j'aurais eu le désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser aux touches noires reliées à mon ordinateur pour écrire quelques mots, quelques sottises.
Mais non
Pas d'inspiration !
Je me sens un peu triste de rester sur une page blanche d'écran d'ordinateur.
« Attitude peu coutumière » me diront celles et ceux qui me connaissent,
Et pourtant !
C'est au repas de midi que j'obtiendrai un sujet cocasse.
Prononçant je ne sais plus quelles paroles(*), je déclenche un énorme rire chez mon épouse.
Je mettais le petit noir sur les brûleurs de la gazinière, mais ce n'est pas ainsi que je c'était exprimé !
« Et pourquoi donc cela a-t-il déclenché un rire presque sarcastique chez ta moitié ? »
Oh, je peux bien le dire maintenant.
Quand on prend de l'âge, la carcasse s'use, et certaines parties du corps sont dans l'obligation d'être échangées.
/http%3A%2F%2Fwww.traveltodentist.com%2Fimages%2Ffr%2Fnumerotation_dentaire.jpg)
Il en en est ainsi de mes dents 11 et 12, qui sont l'objet de maintenance pour obtenir à terme deux jolis implants.
Mais pour l'instant, je suis « décoré » par un trou béant en lieu et place des mes ratounes, ce qui perturbe au moins ma prononciation. Sans parler du reste !
Et tout ça, sans rire !!! Au risque de laisser passer un sourire édenté dont je ne suis guère heureux!
Mes lettres à problèmes sont donc les consonnes labiodentales, celles qui nécessitent un rapprochement des dents et des organes labiés.
http://www.forum.exionnaire.com/phonetique-3518-les-types-de-consonnes
Je laisse à chacun le loisir d'aller se documenter sur ces labiodentales, que je n'écrirai et ne prononcerai point !
Ce qui m'aura tout de même donné le loisir de rédiger un petit texte lipogramme dont seront exclues les lettres me posant problème.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lipogramme
Loin de moi l'idée de me mesurer à un certain Georges Pérec, qui rédigea un bouquin entier sans que la lettre « E » n'apparaisse.
Très joli exercice de style dont je ne me sens pas capable !
Mais à l'aide des quelques indices que j'ai proposés…
Quelles sont les lettres que j'ai consciemment éliminées de ma prose tant orale qu'écrite?
PS1 : certaines « têtes blondes » ayant séjourné dans ma classe ont sans doute encore en mémoire ces jeux de lettres que je leur proposais... dont le lipogramme ou le tautogramme…
Jeux auxquels ils s'adonnaient sans rechigner, bien au contraire, puisqu'ils en redemandaient !
PS2: Solution du jeu quelques lignes plus bas... mais essayez quand même de relire le texte...
Les lettres supprimées sont le "V" et le "F"
Solution évidemment très facile, maintenant que j'ai donné la réponse.
Elle était pourtant contenue dans mon titre:
Lipogramme véritablement facile
(*) je viens de mettre le café à chauffer
Le texte aurait donc dû se présenter ainsi:
Ce matin, le ciel est vraiment sombre, avec un plafond très bas.
Les vitres du vélux de ma cuisine sont noyées de pluie.
Je n'irai donc pas faire de la marche ou du VTT.
C'est évident!
Et pourtant j'avais un fort désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser au clavier de mon ordinateur pour écrire quelques fantaisies, quelques vaines facéties...
Au lieu de:
Ce matin, le ciel est sombre, avec des nuages gris très bas.
Les carreaux transparents de ma cuisine sont noyés de pluie.
Je n'irai donc pas m'adonner aux plaisirs de la marche ou de la bicyclette.
C'est certain.
Et pourtant j'aurais eu le désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser aux touches noires reliées à mon ordinateur pour écrire quelques mots, quelques sottises...
Ravitaillement par les corbeaux...
Ce matin, j'étais chez ma coiffeuse préférée.

Vous avez dit "Conscience professionnelle"?
Hier, je suis allé à Laval consulter en vue de me faire poser deux implants dentaires.
Mon rendez-vous était prévu à 18h15... mais le praticien avait un certain retard.
Et puis mon tour est arrivé.
J'étais apparemment le dernier "client".
J'ai pu échanger très librement avec ce spécialiste fort abordable sur les différents points liés à la pose d'implants dentaires.


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