billet d'humeur
L'agriculture nouvelle est arrivée
A l'heure où le salon de l'agriculture vient tout juste de fermer ses portes et où le quotidien Ouest-France annonce que de nombreux postes sont à pourvoir dans cette filière, ne serait-ce qu'au niveau des nouvelles technologies...
A l'heure où les drones font une entrée fracassante et presque délirante dans le milieu agricole, je cite:
Une trentaine d'agriculteurs de Loire-Atlantique ont testé cet hiver l'utilisation du drone pour fertiliser les plantes au plus près de leurs besoins. En évitant les excès d'engrais les agriculteurs limitent les fuites d'azote dans les cours d'eau, sources de pollution par les nitrates. En évitant une sous-fertilisation, ils peuvent augmenter les rendements.
Dois-je vous avouer que j'ai fait une découverte qui risque de révolutionner l'agriculture?Figurez-vous que l'autre jour, je "poireautais" en plein brouillard dans un champ qui avait vu une récolte de maïs. Tout ça, parce que je surveillais le montage d'une éolienne qui avait poussé comme une asperge.
Et sans un radis en poche... je tombe sur... Voyez plutôt:
Au beau milieu de mon champ, une étiquette provenant d'un emballage ayant contenu tout ce qu'il faut pour mitonner une délicieuse tarte à l'échalote.
Préparation 15 minutes, cuisson 30 minutes. Préparation pour 6 personnes.
En détaillant un peu ce qui reste lisible, je comprends que ce lambeau de papier vient de Mespaul, dans le Finistère...
Et juste un petit coup d'annuaire inversé pour trouver:
SELLDIS (SARL) zone artisanale Garenne 29420 MESPAUL
Mais, et c'est là que je m'interroge:
Comment ce bidule est-il arrivé jusque chez nous?
Au beau milieu d'un champ...
Et pourquoi?
C'est vrai que je m'ennuie un peu en attendant que les techniciens soulèvent les pales afin de les installer tout là-haut.
C'est vrai que la notion du temps m'est alors un peu secondaire.
Et c'est sans doute pour toutes ces (bonnes?) raisons que dans mon esprit un peu trop prompt à imaginer des chimères, je me dis que peut-être, nous tenons là un domaine d'investigation qui pourrait s'avérer générateur d'emplois.
Et comment me direz-vous?
Ben, c'est tout simple: imaginez que l'agriculteur ait "semé" l'emballage et son contenu, afin de faire pousser un "package" prêt à récolter, et contenant tous les ingrédients nécessaires pour préparer une délicieuse tarte à l'échalote?
Mais si, mais si... ça doit pouvoir être possible... avec des EGM (traduisez: Emballages Génétiquement Modifiés).
Ben moi j'vous l'dis: je vais remonter assez souvent dans le champ pour observer comment pousse "ma" tarte.
Et si ça marche, je dépose un brevet.
Et je me fais un "blé" d'enfer avec cette découverte propre à révolutionner la production agricole.
Et je deviens un "légume" de la finance.
Et le pouvoir que me fournit ma nouvelle richesse me permet de faire faire une course à l'échalote à tous ceux qui ne m'ont pas accordé de crédit!
Imaginez pourtant que ma trouvaille soit en mesure de fournir des aliments à l'ensemble de la planète.
Vous dites?
Que je délire complètement???
Que je risque de ne récolter que des nèfles.
Ah! vous avez sans doute raison.
J'ai vraisemblalbement eu tort de ramener ma fraise...
Mais c'est pas une raison pour me balancer une tarte!
Même à l'échalote!
Vous avez dit : « Evaluer ? »
Découvert samedi 14 février dans mon quotidien "préféré", cet article à propos des "notes" à l'école.
Noter?
Fort bien!
Mais noter comment, pour quoi, pour qui et pourquoi?
J'ai souvent mené cette réflexion, seul, ou en compagnie de mes collègues.
Sans vraiment trouver une solution "lisible" par tous.
Puis-je penser que cette démarche contribuait à faire de moi l'instituteur "original" qu'évoqua un jour un de mes anciens élèves?
Toujours est-il que, dans un ouvrage qui verra peut-être le jour, et qui devrait s'intituler "Chroniques d'un instituteur original", j'y ai consacré un long chapitre.
Que je vous livre "brut de fonderie".
Chapitre qui n'apporte pas de réponses, mais qui se veut juste être un témoignage.
Voir ci-dessous.
Vous avez dit "EVALUER"?
Toute action pédagogique ne peut occulter cet épineux problème : évaluer !
Evaluer bien entendu les « productions » des élèves, mais aussi évaluer la prestation de l’enseignant.
Parce que, me direz-vous, c’est bien joli de prôner une pédagogie ludique, récréative et jubilatoire… Mais quelle en est son efficacité ?
Il est bien évident que cette dimension ne doit jamais être perdue de vue.
Commençons donc par la pratique au quotidien.
Vous avez tous connu comme moi les fameuses notes qui venaient "fleurir" la marge.
S’il est relativement facile de noter 4 opérations, ou un problème… cela devient beaucoup plus délicat à propos d’une rédaction par exemple.
J’avoue avoir toujours été perturbé lorsque je mettais un « zéro » en dictée. La « bulle » ne se justifiant à mes yeux que pour un travail non rendu.
C’est pourquoi j’ai essayé divers systèmes de "notation", ou d'évaluation, dont l’un utilisait des graphiques. La moins bonne performance au test se voyant positionner en bas de la courbe, la meilleure tout en haut. Et partant de là, j’appliquais une échelle de zéro à 20.
Mais c’était assez compliqué à mettre en oeuvre.
J’ai aussi tâté du système d’appréciation à base de lettres… sans être davantage convaincu.
Avec ce souci permanent qui me conduisait à penser que tout système de notation doit être lisible par tous ceux à qui il est destiné.
Mais au fait, pour qui « note-t-on ? »
En premier lieu sans doute pour les élèves, qui souhaitent savoir ce que vaut leur travail… et c’est légitime… même si j’avais tout naturellement tendance à préférer l’émulation plutôt que la compétition.
Pour les parents ensuite… avec les mêmes aspirations que leurs chères têtes blondes.
Et pour l’enseignant enfin, qui doit juger de l’efficacité de son enseignement…
Reste à savoir si l’exercice utilisé en tant que test est en adéquation avec la situation !
Que signifie en effet un exercice complètement raté au niveau d’une classe ?
Qu’il était trop difficile ? Que ma propre leçon était elle-même ratée ?
Allez savoir !
Mais j’ai quitté l’école (juin 2000) toujours en recherche d’un système d’évaluation qui puisse être satisfaisant pour tous ses utilisateurs…
En revanche, l’équipe pédagogique dont je faisais partie disposait d’éléments très fiables, ne suscitant pas de doutes quant à leur interprétation !
Les documents que le principal du Collège nous transmettait suite aux évaluations des élèves de 6ème.
Nous passions de longs moments à compiler, comparer, soupeser les résultats… que le principal commentait lui-même d’ailleurs.
Et il nous disait combien nos élèves ne lui posaient guère de problèmes.
Et enfin, dans ce processus d’évaluation à deux niveaux, chaque enseignant sait bien qu’il va recevoir périodiquement la visite d’un inspecteur.
Moment souvent redouté… générateur de stress, même si on est persuadé que l’on fait son travail avec le maximum de conscience professionnelle.
C’est ainsi que j’ai été plusieurs fois inspecté dans ma carrière.
Et que cela s’est toujours bien passé.
J’étais donc moi-même noté par mon supérieur hiérarchique, qui justifiait sa note au travers d’un long rapport, que je devais renvoyer signé pour approbation.
Rappelons qu’au-delà de la satisfaction personnelle d’obtenir « une bonne note », cette dernière est synonyme de changement d’échelon, donc de promotion, avec à la clé une augmentation de salaire !
C’est aussi à la suite d’inspections que l’on m’a proposé de devenir Conseiller Pédagogique… ou bien de prendre la direction d’une école plus importante.
Rien que les circonstances qui m’ont conduit à prendre la direction de l’école de Bais mériteraient un chapitre à elles seules !
Mais j’ai toujours décliné l’offre ; pour au moins trois raisons.
-
La première, c’est que je me plaisais bien à Bais…
-
La seconde, c’est que je me voyais mal me passer de mes complices les élèves. En effet, un Conseiller Pédagogique n’a plus de classe à gérer.
-
Et enfin la troisième : je ne souhaitais pas atteindre ce que je pourrais appeler mon degré d’incompétence.
A ce propos, je me souviens fort bien d’un longue discussion avec un inspecteur, qui avait trouvé de « bons » arguments en vue de me faire accéder au poste de conseiller pédagogique… « avec une rémunération plus intéressante ! » avait-il dit…
Mais il était resté sans voix, lorsque je lui avais asséné :
« Monsieur l’inspecteur, j’ai bien suivi votre argumentaire, mais je préfère être comme vous dites un bon instituteur qu’un piètre conseiller pédagogique ! »
Avais-je sous-évalué mes capacités ?
Peu importe.
Je suis resté instituteur carrément rural... peut-être original...
J’ai exercé un métier passionnant.
Et je ne regrette absolument rien !
Une Ferrari ? C'est hors de prix !
Ah, les bagnoles !
Y'a des gens qui sont prêts à dépenser des fortunes pour s'acheter la voiture de leurs rêves.
Et je ne parle pas des Dinky Toys, non, non…
Des vraies bagnoles échelle 1...
Je peux comprendre...
Cependant, pour moi, la bagnole, c'est ni plus ni moins qu'un utilitaire, qui doit répondre à mon cahier des charges, et qui doit aussi entrer dans l'enveloppe budgétaire que je consens à lui accorder.
Mais où j'me marre, c'est quand je lis dans la presse qu'un ancien transporteur niortais a pu accumuler une centaine de véhicules… pas pour voyager, non, non !
Même pas pour se rendre à son boulot. (*voir fin de l'article)
Rien que pour son plaisir !
On nous dit aussi que ces véhicules rares et chers sont restés sous la poussière pendant des décennies…
Qu'on vient de les retrouver…
Qu'on va les mettre en vente…
Que parmi ces voitures figure une Ferrari...
Ouais...
Accumuler à ce point, ça me paraît déjà suspect… même s'il s'agit d'oeuvres d'art.
Car je n'ai toujours pas compris à quel(s) besoin(s) cela pouvait bien correspondre.
Néanmoins, pour en revenir à la belle Ferrari de 1961, je vous livre le prix auquel elle s'est « envolée » :
14,2 millions d'Euros !
Mazette !!!
Sans compter les frais, ce qui porte le prix du jouet à 16,3 millions !
Presque 970 années de salaire au SMIC !!!
Soit pratiquement un millénaire de labeur!!!
Moi, rien qu'avec le « virgule trois millions », j'en aurais plus que suffisamment pour me faire des petits plaisirs.
Parce que ce « virgule trois » ça représente quand même 300.000€.
De quoi déjà acheter presque une dizaine de véhicules neufs !
Rien qu'un seul me suffirait, et le reste des sous me permettrait de sillonner la France pour découvrir des paysages, rencontrer des gens, goûter aux spécialités locales, assister à des concerts…
Vous me direz que tout ça est bien matérialiste, très « Terre à terre » !
Ma foi...
Et puis je rigole(?) en pensant à la façon dont l'acheteur va pouvoir s'acquitter de sa dette.
Avec sa carte bleue ?
Faut p'tête pas rêver !
En signant un chèque ?
Y'aura pas assez de place pour écrire la somme en toutes lettres !
Ben…
J'aurais fort envie de proposer à ce richissime acheteur (anonyme, bien évidemment) de contacter Bernardette afin de lui échanger ses pièces jaunes.
Livraison du magot avec une ribambelle de camions 38 tonnes !!!
Pensez tout de même que si on s'amusait à payer rien qu'en pièces de 0.50€ pesant 7.8 grammes chacune, cela représenterait 2089 tonnes en menue monnaie!!!
Et puis on compte tout ça « à la main » ! Comme oncle Picsou !
Vous allez me dire que je perds complètement la boule.
Mais comment réagir autrement face à une telle monstruosité ?
Tout ça dépasse mon entendement.
Et j'ai vraiment l'impression qu'on marche sur la tête dans un monde complètement déboussolé !
Tiens, à propos de marcher la tête en bas, et regarder le Monde à l'envers, je préfère retourner écouter tonton Georges.
Gearges Brassens qui interprétait cette chanson dont les paroles se terminent ainsi :
"Mais en homme prudent et perspicace
Pour l'avenir j'ai tout prévu.
Je vais apprendre demain à me tenir sur les mains
J'irai pas très vite bien sûr mais je n'userai plus de chaussures.
Je verrai le monde de bas en haut c'est peut-être plus rigolo.
Je n'y perdrai rien par surcroît:
Il est pas drôle à l'endroit."
A quoi ça serre?
Ser...vice compris!
Et puis quelques jours plus tard, dans la rubrique y'a d'l'Ubu... je découvre:, en guise de SAV...
Poliment incorrect ou impoliment correct ?
Que je vous raconte :
Tout ça parce que dans mon quotidien préféré, je suis tombé hier sur un article évoquant la politesse.
Figurez-vous que l'autre jour, je m'en vais -comme je le fais souvent- rendre visite à ma petite boulangère.
Mais avant d'entrer dans la boutique, je croise quelques personnes que je salue « à ma façon » (vous verrez comment d'ici quelques lignes) et avec lesquelles je papote un peu.
Arrive alors un monsieur, un poil plus âgé que moi, et afin de le saluer, comme je l'ai fait précédemment, je retire mon gant droit et j'ôte ma casquette,
Ce qui me vaut de sa part la réflexion suivante, accompagnée d'un grand éclat de rire :
« Ben dites-donc, vous, vous avez été élevé à l'ancienne ! »
Seul reste à rire le monsieur auteur de ces paroles.
Et il ajoute : « Ah, ben moi, j'enlève pas mon chapeau, il fait trop froid... »
Je reste un peu circonspect, mais tout est dit dès le début de cette réplique...
Ah, ben MOI! Je... personnellement... tout seul...
Je me permets cependant d'ajouter mon grain de sel :
« Je ne sais comment je dois interpréter votre expression à l'ancienne, mais je remercie mes parents de m'avoir inculqué un certain nombre de pratiques…
C'est pas à mon âge que je vais changer!
Il est maintenant trop tard ! »
Le monsieur a continué son chemin, nous laissant sur le trottoir sans qu'aucun d'entre nous n'ajoute de commentaire.
Je suis ensuite entré dans la boulangerie et, fidèle à mon habitude, j'ai dit :
« Bonjour m'sieurs-dames... »
Seule la boulangère a répondu par un « Bonjour monsieur ! »
Les bras chargés de baguettes et de viennoiseries, une cliente s'apprêtait à sortir.
Je me suis alors permis de lui ouvrir la porte. Normal, non ?
J'attends cependant encore son « Merci... »
Et alors ?
Ben je me fiche de passer pour un extra-terrestre, un dinosaure, un vieux con réac, un original, ou un je-ne-sais-quoi...
Mais c'est pas demain que je vais croiser des gens sans « m'occuper » d'eux.
Je continuerai à me soucier de mon « environnement »… au sens le plus large du terme.
Même si cela (vous?) fait sourire !
Seule question qui me préoccupe malicieusement :
Suis-je donc si poliment incorrect... ou impoliment correct ?
Est-ce que, par hasard, mes pratiques dérangent ?
Peu importe, mais en reprenant les mots de mon ami Alain-le-Chérancéen, j'ajoute même que j'assume mes « grognements de vieux grincheux !!! »
Salut à vous !
Meilleurs voeux 2015
Les photos jointes ont été réalisées ce matin du premier janvier 2015.
Vol du Dream Surfer... Caméra Möbius sur le nez...
Puis une petite marche de 3 km autour du Montaigu.
Faisait pas bien chaud.
Le givre avait décoré la nature.
Quelques feuilles... une bogue de châtaigne, une fougère...
Mon numérique n'a pu rester insensible au charme des paillettes!
Féérique!
Et puis, démarrer l'année en pratiquant trois des activités qui me réjouissent pleinement...
Vol, marche, photo...
Manquait plus que le VTT... et quelques autres "bricoles" parmi mes nombreux hobbies!
L'utopie... de la vie Auchan
Dans l'article précédent, je vous avais narré mon incursion dans une très grand magasin.
Noël oblige... ou presque!
Suite à quoi, mon esprit toujours effervescent en était arrivé à phosphorer sans doute un peu trop!
Parce que dans cette gigantesque caverne d'Ali Baba...
J'avais donc imaginé...
Et comme j'aime bien partager, j'en avais fait part à l'enseigne, via l'option "Nous contacter".
Et qu'est-ce que je leur avais proposé?
Ben... Voyez plutôt:
Rappel de votre demande initiale :
Motif d'insatisfaction : Bonjour
Hier, j'étais comme "perdu" dans ce magasin...
L'allée centrale est d'une longueur impressionnante.
Du plafond pendent d'innombrables pancartes censées indiquer ce que chaque rayon contient.
Ouais, j'aimerais savoir combien de clients s'y réfèrent.
Mais, au siècle du « tout communicant » j'aurais plutôt une suggestion à formuler : et pourquoi monsieur Auchan ne créerait-il pas une « appli» pour smartphone qui servirait de guide aux clients ?
Sur mon écran, je tape : « Chocolats », et j'entends alors une voix qui me dit : « Avancez sur 20 mètres, contournez le rayon des casseroles. Virez à gauche face au papier hygiénique, puis à droite? Vous êtes arrivé à destination !»
Ce serait bonnard, non ?
A vous lire.
Bernard Munoz
Suite à quoi, je viens de recevoir le message suivant:(Copier/coller)
Bonjour Monsieur MUNOZ,
Nous avons pris bonne note de votre remarque certes interessante mais un peu difficile à réaliser. Nous la transmettons à notre centrale toute idée nouvelle pouvant améliorer notre fonctionnement étant la bienvenue
A très bientôt chez Auchan et sur www.Auchan.fr,
L'équipe DIRECTION
AUCHAN LE MANS
J'ai donc cliqué sur "Répondre à ce message", et j'ai rédigé:
Bonjour
et merci pour votre réponse, qu'il n'était peut-être pas nécessaire de prendre au tout premier degré.
Mais un peu d'humour ne nuit pas au dialogue, n'est-ce pas?
Et puis quand on voit le progrès technologique avancer à grands pas... on peut se prendre à rêver.
Et enfin, de façon tout à fait immodeste (
) je souris en ajoutant ces lignes:
Les précurseurs sont des gens incompris.
Ou encore:
Les précurseurs ont le tort d'avoir raison... beaucoup trôt tôt.
Qui sait si dans quelque temps on ne verra pas fleurir ma proposition qui s'avère actuellement utopique?
Sur ce, je vous souhaite une très agréable journée!
Mais, cela m'est revenu tel un boomerang: (copier/coller)
Nous sommes desoles de vous informer que votre message n a pas
pu etre remis a un ou plusieurs de ses destinataires.
Ceci est un message automatique genere par le serveur mwinf5d14.orange.fr.
Merci de ne pas y repondre.
This is the mail system at host mwinf5d14.orange.fr.
I'm sorry to have to inform you that your message could not
be delivered to one or more recipients.
The mail system
<noreply@auchan.fr>: host auchan.fr[207.126.147.10] said: 550
5.7.1 Bonne journe x4si6207921wjf.110 - gsmtp
Comme quoi, même au siècle du "tout communicant" , ben la communication n'est pas si facile.
Bof...
Dans la mesure où la météo me le permettra, le campagnard que je suis partira faire une virée dans les chemins creux, ce qu'on pourrait également appeler "faire un tour... aux champs"!
De l'homo erectus à l'homo connectus ?
A chaque fois que mon esprit n'est plus accaparé par des tâches bassement matérielles, une info parue les jours passés dans les médias n'a cessé de me trotter par la tête.
Et je me suis souvenu,
Le Lycée, la classe de Sciences Expérimentales, les cours de philo.
On nous posait un problème, on en débattait... oralement.
Le prof apportait les connaissances nécessaires en faisant référence à Platon, Diogène, Aristote…
Et ensuite ?
Ben il nous dictait une phrase, la ponctuant de la traditionnelle formule :
« C'est le sujet de votre nouvelle dissertation. Copies à me rendre pour le ... »
Quelques jours plus tard, il relevait les copies, leur accordait une note. Il évaluait...
Tout comme le fait la personne chargée d'un examen, pouvant être à l'origine du précieux sésame... ou du recalage!
J'avais en horreur ces dissertations…
Mais aujourd'hui, je me suis imposé le sujet à moi-même ! Curieux, n'est-ce pas ?
« Ne plus apprendre à écrire avec un stylo, mais avec un clavier. En Finlande, dès la rentrée 2016, l’écriture cursive (dite aussi "en attaché", à l'aide d'un crayon ou d'un stylo) ne sera plus enseignée aux élèves du primaire. Les cours d’écriture seront remplacés par de la dactylographie, discipline jugée plus utile.
Développez.»
Je ne vais certes pas me livrer au schéma classique de la dissert'.
Mais cette info m'interpelle et bouscule carrément mes mécanismes de pensée.
Moi, qui ai passé une bonne partie de ma vie dans des classes… élève, puis instit'.
Moi qui ai maudit le porte-plume agressif aux doigts du gamin que j'étais en raison de sa base métallique.
Moi qui ai enseigné à des enfants de CP comment calligraphier aussi proprement que possible.
Moi qui, enfin, ai découvert les bienfaits du traitement de texte…
Ben moi, je m'interroge.
Au nom de quels principes va-t-on zigouiller l'écriture manuscrite à l'école primaire?
Parce que c'est du temps « perdu » dans les apprentissages fondamentaux?
Parce que cela représente une contrainte tant au niveau des enseignants que des élèves ?
Parce que… c'est ringard d'écrire à la main ?
Alors, vive le modernisme!
Se profile pourtant au-dessus de nos têtes une véritable épée de Damoclès, qui ne tient que par un minuscule fil...
Un fil électrique.
Que deviendrait en effet notre société si tout à coup l'électricité venait à manquer ?
Plus d'ordinateurs, plus de tablettes, plus de smartphones…
Plus de paiements bancaires par carte bleue…
Plus d'ascenseurs...
Plus de soins dans les hôpitaux...
Plus rien !
Vous comprenez dès lors que l'homme déconnecté de sa perfusion informatique serait devenu carrément infirme, impotent, moribond!
Et puis, ne plus noter furtivement une adresse, un N° de téléphone…
N'envoyer des condoléances ou une carte d'anniversaire que par message virtuel…
Ne plus être en mesure d'écrire à la main sur le sable de la plage ou sur un morceau de papier :
« Je t'aime »... « Gros bisous »...
Non merci, c'est pas pour moi !
Mais suite à cette info, j'ai parcouru de nombreuses pages… sur le Net (ben oui, faut quand même vivre avec son temps!)
Pour apprendre qu'aux USA les dirigeants des grandes entreprises informatiques envoient leurs enfants dans des écoles… traditionnelles !
Où même si on utilise un génial tableau interactif, on apprendrait encore à écrire avec la main, où on enseignerait encore le calcul mental, où on demanderait encore aux élèves d'apprendre des textes, des poésies…
Curieux, non ?
Loin de moi pourtant l'idée de me caler sur des pratiques pédagogiques ancestrales. Je pense que mes anciens élèves pourraient témoigner sur le sujet…
Par ailleurs, je ne suis pas le dernier, loin s'en faut, à utiliser les nouveaux moyens « branchés », « connectés »....
Mais je me dis : « Jusqu'où faut-il ne pas aller ? »
Si je pouvais donc me permettre de donner un conseil à ceux qui sont chargés de prendre des décisions à la place du bon peuple…
Si je pouvais dire à ces gens qui ont reçu mandat de nous représenter…
J'aurais envie de leur dire :
« Hâtez-vous… mais lentement »
Dans une société où priment l'immédiateté, le « tout-de-suite », le « sur-le-champ », le « dare-dare »
Ayez la sagesse de prendre votre temps.
Laissez les Finlandais et autres Etas-Uniens expérimenter leurs méthodes pédagogiques ainsi que leurs contenus.
J'ai encore en mémoire la réforme des maths modernes, ou l'apprentissage de la lecture par la méthode globale… dont on a constaté au bout de très peu de temps les ravages que cela pouvait entraîner.
Tout comme pour mon prof de philosophie, il sera toujours temps d'évaluer les « bienfaits(?) » consécutifs à la suppression de l'écriture cursive à l'école primaire.
A moins qu'il n'y ait une volonté réelle ou inconsciente de nous faire gentiment passer du stade homo erectus à celui d'homo connectus…
Mais ceci est une autre histoire !
Qui demanderait de nombreux développements sur ce que représente la trace laissée par l'Homme tout au long de l'Histoire,
Qui demanderait de savantes études quant à l'usage de la main et la fabrication des outils qui n'en sont que ses prolongements… intellectuels!
Moi, je veux bien être un homo erectus, de temps à autre connectus…
Mais surtout pas rien qu'un homo connectus !
J'ai pas un disque dur à la place du cerveau. (Même s'il s'agirait d'un SSD!)
Et encore moins un micro-processeur quad core ( donc à 4 coeurs) bardé de barrettes de RAM à la place de mon seul et unique coeur…
PS : précisons que si ce texte a été rédigé sur ordinateur, il convient tout de même que je vous rassure:
Je sais encore me servir d'un outil
ancestral qu'on appelle le crayon.
Bien voir... et être vu! Crotte alors!
Vous savez toutes et tous à quel point j'aime arpenter les chemins de notre bocage.
A pied ou à VTT.
Lorsque je suis un point moins courageux, je fais une courte marche dans mon petit village.
Et ce matin, j'ai entrepris de filer vers l'ouest, direction Carrefour Contact...
Mais vous savez aussi sans doute que j'ai toujours l'oeil qui traîne...
"Bien voir!"
A ce propos, sur l'avenue de Normandie, je suis tombé face à un panneau publicitaire qui...
Mais voyez plutôt:
Bien voir et être vu!
Notre sécurité passe par là...
Mais là où est placé le panneau, et avec son papier quelque peu bouchonné, il me semble difficile d'en tirer profit.
BIEN VOIR, c'est une chose.
ETRE VU, c'en est une autre.
Mais ne dénigrons pas cette campagne d'information en direction des usagers de la route.
Je continue ma virée, et je passe par le plan d'eau.
Là, je constate que la remise en état des berges semble terminée.
Et toujours méditant sur la pertinence de bien voir et être vu... mon regard tombe sur...
Bien fraîche, presque encore fumante.
Ce genre de rencontre a le don de me foutre en pétard!
Tolèrerait-on qu'un être humain dépose ses excréments là où bon lui semble???
Et pourquoi l'accepter d'un animal?
Bref, j'ai pesté... et j'ai poursuivi ma marche, en faisant bien attention où je mettais les pieds.
Et puis après avoir traversé le bourg, j'ai attaqué la légère grimpette qui caractérise la rue de Oy-Mittelberg.
Mais tout en regardant autour de moi le plus attentivement possible afin de ne pas effectuer une rencontre trop "glissante", j'ai fini par m'arrêter devant quelques trémières.
Jolies trémières qui ont donné une seconde floraison.
C'est alors qu'en contemplant ces fleurs gracieuses, je me suis dit qu'il serait préférable que les possesseurs de canidés sèment des graines de trémières.
Ce serait nettement mieux que des crottes de chien!!!
Pas vrai?
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PS1: je voudrais juste signaler que je rencontre parfois des propriétaires d'animaux qui ont la délicatesse de se promener avec un sac plastique afin d'éliminer toutes traces gênantes pour autrui.
Qu'ils en soient remerciés et félicités!
PS2: Arrêté municipal ville de Royan (extraits)
Des sacs pour ramasser les déjections canines sont mis, gratuitement, à votre disposition à l'accueil de l'Hôtel de Ville, à l'office du tourisme à l'annexe de la poste du Parc.
Par ailleurs, 47 "toutounet" (distributeurs gratuits de sacs), ont été installées en différents endroits de la ville :
Garder nos rues et nos trottoirs propres, c’est non seulement respecter autrui mais aussi participer à l’image de notre ville. N’oublions pas que l’entretien et le nettoyage de nos rues et trottoirs a un coût et que celui-ci est acquitté par le contribuable.
Enfin, la Ville de Royan rappelle que par un arrêté en date du 25 avril 2002 tout contrevenant s’expose à une amende.
Article I : il est fait obligation aux personnes accompagnées d’un chien de procéder immédiatement, par tout moyen approprié, au ramassage des déjections que cet animal abandonne sur toute partie de la voie publique y compris dans les caniveaux ainsi que dans les squares, parcs, jardins et espaces publics.
Article II : Monsieur le Directeur Général des Services de la Mairie, Monsieur le Commissaire de Police, Monsieur le Commandant de Gendarmerie et Tous Agents de la Force Publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
PS3: Arrêté Ville de Paris:
http://www.paris.fr/pratique/proprete-des-rues/proprete-canine/p1301




























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