billet d'humeur
Lettre ouverte à l'abbé Pierre
Dis-moi, l'abbé, je vais prendre la liberté de te tutoyer, tout comme tu le faisais, y compris avec les grands de ce Monde.
Parce que j'ai à t'adresser un petit coup de gueule.
Il faut que je t'explique, aussi calmement que possible...
Tu sais fort bien qu'il est des moments douloureux dans la vie d'une famille, moments où une « fracture » nous sépare d'un être cher... et nous contraint à nous séparer aussi d'un bien matériel...
Dans le cas présent, il s'agit d'une maison.
D'où ma recherche afin de trouver une association qui puisse débarrasser totalement le domicile... parce que mon épouse et moi, nous ne nous en sentions pas la force.
Et moi de contacter par téléphone une antenne locale d'Emmaüs.
Normal, n'est-ce pas ?
N'ai-je pas entendu maintes fois des gens vanter le boulot des bénévoles de l'association née de ton combat en faveur des plus démunis.
Et moi d'expliquer à mon interlocuteur:
«Tous les descendants de la famille arrivent à un âge où ils n'ont plus guère besoin des biens matériels que contient cette maison. Chacun récupérera les objets qui lui seront chers ou susceptibles de rappeler quelques souvenirs.
Mais tout le reste est à votre disposition.
A savoir l'electro-ménager, les meubles, la vaisselle, deux TV , une impressionnante collection de disques et autres bibelots, du linge, dont une très importante pile de draps « anciens » absolument neufs....
Une cave fort bien remplie avec des bouteilles de Bourgogne pas vraiment récentes.
Ah ! bien sûr, comme pour chaque maison qui a été habitée pendant toute une vie par un couple, on y a accumulé des trucs et des bidules ayant nettement moins d'intérêt...
Si vous voulez venir voir... 5 petits km.
Il suffit de convenir d'un RDV.»
Et sais-tu ce qu'on m'a répondu ?
« Bon, ben... oui, ben, vous nous mettez tout ça dans des cartons, en faisant bien attention aux verres, et on vient vous récupérer ce qui nous semble intéressant. Parce que pour le reste... ben non... vous savez...
- Vous savez quoi ? Que vous faites les difficiles ! »
J'ai été emporté par une colère noire. Une de celles qui ont contribué à donner de toi l'image d'un type aux convictions profondes et humanistes.
J'ai raccroché ! Sèchement... et je me suis abstenu de proférer des jurons ! (Ce qui, avec le recul du temps me surprend énormément!)
Je me suis alors enquis de trouver une autre œuvre, allant dans le même sens que la philosophie initiale des compagnons d'Emmaüs.
Et l'on m'y a accueilli un peu de la même façon, en déclinant toutefois l'offre au prétexte que c'était trop loin pour eux (à peine 30km).
J'avais pas de canne sous la main, mais je crois que si j'en avais possédé une, j'aurais martelé le sol avec une rare violence !
Vraiment écoeuré, j'ai fini par me retourner vers un privé, qui est immédiatement venu « jauger » le potentiel de la maison.
Et qui a sur-le-champ accepté de tout débarrasser sans compensation financière.
Et là, ma colère a redoublé.
Parce que si un professionnel accepte ce marché, c'est qu'il y trouve son compte.
Je trouve parfaitement normal qu'il puisse gagner sa vie au travers de son activité de « débarras »...
Mais j'aurais préféré...
Dis-moi, l'abbé, ne crois-tu pas que la philosophie qui était à la base des « Emmaüs » en a pris un sérieux coup dans la gueule ?
Tiens, ça me remet en mémoire la réflexion de la dame qui m'a livré les cartons que je destinais au « déménagement», et à qui j'ai expliqué ma mésaventure :
« Ah, mon pauvre monsieur, c'est pas la première fois que j'entends votre discours. Vous savez, je vais vous dire. Les Emmaüs ? Ben, ils se sont embourgeoisés ! » sic !
Alors, je te prie de bien vouloir m'excuser d'avoir perturbé la paix céleste à laquelle tu as immensément droit.
Mais il me semblait légitime de ne pas fermer ma gueule !
Bien à toi !
Un pas de plus vers Linux Ubuntu
Mis en oeuvre au tout début 2009 (janvier), mon PC de bureau commençait sérieusement à ramer.
Temps de démarrage de plus en plus long... plantages de plus en plus fréquents...
Et je me plais à le faire savoir!
PS1: demandez donc à mon "élève" Chantal ce qu'elle pense de Ubuntu installé sur sa machine...
PS2: comment se procurer Ubuntu? En dehors du fait qu'on peut le "pêcher " sur Internet, le plus simple est d'acheter une revue chez votre Maison de la Presse la plus proche!
Partant de là, vous aurez deux possibilités:
- soit essayer Ubuntu sans rien installer sur votre machine... vous ne prenez aucun risque. Le seul petit ennui, c'est que le PC va moins vite dans la mesure où il est contraint d'échanger en permanence des données avec le CD.
- soit carrément l'installer à côté de Windows. Au démarrage, vous aurez alors un écran qui vous demandera ce que vous voulez utiliser, Ubuntu ou Windows...
Et vous constaterez alors que votre PC fonctionne nettement plus vite sous Ubuntu!
A vous de voir!
Tous les chemins mènent à Rome...
Dans le même état d'esprit, je crois savoir
que le Trans du 35 a ajouté "la Forêt" à son patronyme, devenant Trans-la-Forêt, afin de se différencier du Trans 53... à 5km de chez nous.
¿ Cómo te llaman ?
¿ Cómo te llamas ?
Allez savoir pourquoi, mais l'autre nuit, alors que je traverse une coutumière et relativement courte insomnie, me reviennent quelques images de mon grand-père maternel, le célébrissime José-Bernardino Duarté, l'immigré espagnol peu scolarisé, devenu casseur de cailloux afin de gagner sa vie en France.
Images illustrées par une courte anecdote extraite des nombreuses histoires qu'il se plaisait à nous raconter, nous autres, ses petits enfants.
Et pourquoi celle-là plus qu'une autre ? Mystère !
Mais elle fait partie des innombrables « fables » qu'il nous narrait au fond du jardin, lui assis sur une chaise hors d'âge, pendant les pauses qu'il s'accordait pour griller une petite cigarette.
Et nous, sur une botte de foin, ou une bassine retournée.

Tels des oisillons affamés, nous n'en perdions pas une miette.
Mais il est temps que je vous fasse partager cette « fable ».
Je ne sais plus quel âge je pouvais bien avoir, mais je me souviens fort bien de l'anecdote.
Elle met en scène deux personnages espagnols, dont la tenue vestimentaire laisse supposer qu'ils ne fréquentent pas le même monde.
Et mon grand-père raconte...
S'adressant au rustre qui se trouve devant lui et qu'il ne connaît pas, le mieux vêtu demande :
« Cómo te llaman ? »
Et l'autre tout naturellement de répondre :
« Me llaman El Tonto ! »
(Que l'on pourrait traduire par : « On m'appelle l'idiot, le simplet...)
C'est alors que le « noble » se rebiffe, cherchant presque à faire la leçon à son interlocuteur .
Cependant, pour les besoins de la bonne compréhension de cette histoire, permettez que je la fournisse maintenant entièrement en français.
« Mais, El Tonto, ce n'est pas ton nom !
- Assurément, réplique alors le rustique malicieux, mais vous ne m'avez pas demandé mon nom, vous m'avez demandé comment ON m'appelle. C'est pourquoi je vous ai fourni mon surnom, et pas mon nom !
Tout au long de ce dialogue, mon grand-père me fit remarquer au moins deux choses :
-
le tutoiement utilisé par «le Noble » envers une personne qu'il semble toiser du haut de sa magnificence.
-
Et le vouvoiement poli du rustique, qui manifestement prend ses distances, semblant vouloir faire comprendre à son interlocuteur : «Nous n'avons pas gardé les vaches ensemble, même si c'est mon lot quotidien ! »
Mais est-il nécessaire que je pointe le plus « Tonto » des personnages de cette histoire...
Je me souviens fort bien des questionnements auxquels me soumit mon grand-père... m'incitant à réfléchir, à observer les nuances, les comportements des personnages mis en scène... sans jamais trancher de façon abrupte, me laissant évoluer au fil de nos échanges,
Tout en nuances... à petites touches.
Pas de discours péremptoire.
Ce grand-père qui aurait tant voulu que je devienne interprète, afin de pouvoir rendre la communication des gens plus facile.
Lui qui s'était mis à étudier l'Esperanto...
Ce grand-père fort malicieux, qui m'avait fait comprendre de façon très amusante une subtilité du langage espagnol, et la différence ô combien pertinente entre « Comment on t'appelle » ( Cómo te llaman ?) Et « comment tu t'appelles ? (Cómo te llamas ? = Quel est ton nom ? »
Est-il par ailleurs nécessaire que je disserte sur la valeur d'un nom par rapport à un sobriquet ?
Quant à la pertinence de la réponse fournie à une question plus ou moins humiliante... je vous laisse juge !
Tout au long de cette histoire, mon aïeul semblait avoir eu un énorme plaisir à savourer la leçon donnée par l'homme du Peuple à celui qui se croyait d'une essence supérieure.
Et ravi de m'avoir fait partager l'une de ses fables morales dont il avait le secret.
Dois-je vous dire que j'attends maintenant ma prochaine insomnie...
Imaginez que me revienne une autre histoire racontée par mon grand-père !
Ah, je ne saurais terminer cette anecdote sans vous avoir dit comment le surnommaient ses collègues entrepreneurs de carrières, autres casseurs de cailloux ?
¿ Cómo lo llamaban? (Comment l'appelaient-ils ?)
Parlant de lui, ils l'appelaient... le philosophe.
Sobriquet peut-être, mais dont je suis très fier!
PS: sur le cliché joint, mon grand-père José Bernardino et l'un de mes cousins, qui adorait faire des grimaces. Mais vous le connaissez déjà; il se prénomme Pascal!
Altruisme, vous avez dit "Altruisme"
Ce sera juste une histoire courte.
De celles qui vous illuminent pour une journée entière.
C'était mercredi dernier.
Sur le camping de Ste Marie sur Ouche où j'ai "planté" ma caravane, je vois sortir du bloc sanitaires un papa et son fils se tenant par la main.
Le gosse me paraît avoir 5 ans tout au plus.
Et durant le court instant où ils passent non loin de moi, je peux entendre une bribe de conversation.
C'est le petiot qui, levant les yeux vers son père, annonce avec un large sourire:
"Elle va être contente, maman, ça va vraiment lui faire plaisir!"
C'est tout ce que j'ai perçu du dialogue.
A propos de quoi s'appliquait ce: "Elle va être contente, maman, ça va vraiment lui faire plaisir!"
Peu importe.
Mais je ne saurais vous dire à quel point j'ai été charmé.
Et combien ma journée s'en est trouvée radieuse.
Qu'un si petit enfant soit en mesure de se projeter ainsi, tout en se réjouissant par avance que sa maman puisse être contente...
Agir en pensant aux autres... et au plaisir qu'on va leur procurer.
Voilà un bien bel exemple d'altruisme!
Tout ça m'a l'air bien L'Ouche
Le Canal de Bourgogne entre Pouilly en Auxois et Dijon, c'est parfois une sorte de goulet où l'ancienne voie ferrée, la route, le canal et son halage essaient de suivre le cours de l'Ouche... (d'où le titre alambiqué!)
Et tout ce petit monde tente de partager le même petit lit ! Pas si facile. 
Exception faite du tronçon entre Pont de Pany et Dijon où l'on aura la joie de pédaler sur du goudron, ce halage n'est malheureusement pas toujours très roulant, avec des passages aux nombreux nids de poules.
Et sur les 58 km de ce parcours, on peut croiser de grosses péniches occupées par des « touristes » pour la plupart anglais...
Mais quand après avoir parcouru quelques méchants kilomètres à vélo et quand l'estomac semble crier famine...
Ah, ces furieuses odeurs de cuisine qui sortent des bateaux et qui viennent vous taquiner !
Elles vous donneraient volontiers envie de demander peut-être pas le gîte, mais au moins le couvert !
Parmi les spectacles amusants de cette année, j'ai découvert un gros matou-marin !
Il semblait régner sur une pénichette... mais donnait fortement l'impression d'avoir envie de retrouver le plancher des vaches... avec ses "gentilles" petites souris !
C'est sans doute la raison pour laquelle sa maîtresse le cramponnait par le collier, tentant de le maintenir à bord.
Et puis des hérons en pagaille... parfois 4 dans la même prairie. Raides comme des piquets avec lesquels on peut les confondre.
D'écluses notables ? Pas vraiment. Elles ont beau être presque toutes habitées, elles ne m'ont pas semblé autant personnalisées que sur d'autres canaux,
Faut-il y voir un lien avec le fait que les gens chargés d'effectuer les manoeuvres d'éclusage (à la main pour la plupart) sont très souvent des vacataires qui gèrent plusieurs biefs, se déplaçant à l'aide d'un scooter?
Je noterai toutefois l'écluse 34S, tenue par des germanophones polyglottes et accueillants, qui proposaient toutes sortes de fritures où l'oignon tenait une place de choix.
Et puis je ne peux résister au plaisir de vous narrer cette rencontre avec un camping-cariste,
Avec lequel je devise gentiment sur ma passion des canaux, et à qui j'explique ma façon de procéder :
« J'installe ma caravane sur un camping d'où je rayonne avec ma voiture qui dépose vélo+bonhomme à l'endroit du canal que j'ai envie de parcourir... »
Et le type s'adresse soudain à son épouse en s'égosillant :
« Maman, Maman, viens voir... le monsieur... il fait tous les canaux de France ! »
Oh, faut pas y aller si vite cher ami...
Mais voilà-t-y pas qu'il commence à me parler du canal du Midi (ben c'est vrai qu'il a travaillé longtemps à la raffinerie de Frontignan).
Et pensant me coller, demande si je savais où le « Midi » se terminait... du côté de Sète.
Ma réponse le sidéra : « Dans l'étang de Thau, à Marseillan, lieu-dit les Onglous ! »
Et me posant d'autres questions sur l'escalier d'écluses de Béziers ou autres détails, il se vit à nouveau apporter les réponses !
« Maman, Maman, mais c'est une véritable encyclopédie, ce type ! Même moi, j'm'en rappelais plus » .
No comment !
C'est le moment d'avoir une petite pensée pour ce pauvre canal du Midi, chef d'oeuvre de Riquet, qui va se voir décapité de tous ses platanes, victimes d'un chancre.
Combien d'années avant qu'il ne retrouve son lustre d'antan ?
Toujours à propos du canal du Midi, j'ai croisé un jour une pénichette dont le port d'attache était Sète ; elle montait vers Pouilly...
Mais quels chemins avait-elle empruntés pour se retrouver sur « le Bourgogne »
C'est alors que me sont revenues les paroles d'une chanson composée par le sétois Brassens « Non, les braves gens n'aiment pas que...
l'on suive une autre route qu'eux ! »
Mais à propos des canaux de France, en y réfléchissant bien, n'ai-je pas déjà à mon actif : le canal du Nivernais, le canal du Centre, le canal du Midi, et maintenant le Bourgogne... sans compter que j'ai déjà entamé le canal de Nantes à Brest... et une partie de la Loire à vélo...
Et à chaque fois dans les deux sens !
Ah, je sais, tout ça n'a rien d'un exploit sportif, mais ce n'est pas ce que je recherche; ma quête est bien ailleurs !
Voyez plutôt la suite... concernant mon dernier parcours, riche en rencontres de toutes sortes...
Départ vers le Nord Ouest, alors que le vent est encore endormi.
Lisse comme un miroir, le canal n'a pas une ride. Une légère brume s'en dégage.
En arrivant pédale basse, les ripatons se font caresser par le sillon d'herbe humide qui file parfois au milieu du halage.
Mais attention aux mollets qui se font agresser par les traîtresses orties si on s'approche un peu trop du bord...
ll faut maintenant vous dire que, lorsque je démarre un trajet « aller » le matin, c'est toujours en pensant au retour, quand j'aurai changé de sens. Parce que très tôt, le vent n'a pas encore pris le temps de se tonifier. Ce qu'il fera tout au fil de la matinée,
N'avez-vous jamais pensé qu'au retour, les muscles fatigués se montreront reconnaissants d'avoir un apport énergétique gratuit, grâce au souffle « vent dans le dos » qui rendra les derniers km presque trop faciles ?
Déjà en montant "brise de face" me parviennent des bouquets d'odeurs qui signalent ce que je vais découvrir.
Il est par exemple très facile de savoir que dans quelques instants on va rencontrer des chevaux ; leur puissant crottin les trahit. Au passage, n'avez-vous jamais remarqué la position tête bêche que prennent souvent deux chevaux, afin de s'émoucher mutuellement ? Bel exemple d'entraide animale, n'est-ce pas ?
Un peu plus loin, je suis presque agressé par le suint aigrelet de quelques moutons paissant une herbe bien grasse. Leur odeur contraste fortement avec les suaves effluves des arbres à papillons tout proches.
Et dans cette région céréalière, je ne peux oublier la paille tout fraîche, que le vent léger fouette malgré tout en emportant quelques petites nuées de poussières odorantes.
J'y ajoute avec plaisir les senteurs du foin étalé « à la galette », qui sent bon comme chez nous.
J'apprécie nettement moins la vase remuée par les péniches, âcre, presque amère...
Avant même d'arriver dans un coude du canal, mes narines sont alertées par des odeurs de soudure à l'arc. C'est alors que je découvre des ouvriers, « entreteneurs » des palplanches métalliques.
L'un d'eux a le corps dans l'eau. Son « pistolet » illumine l'espace d'éclairs agrémentés de crépitements secs,
Quelques 100 mètres plus bas, un ouvrier nettoie les berges. Il est muni d'une pétaradante débroussailleuse qui vrombit ; ce qui dégage une étrange odeur d'herbe fraîche à laquelle se mélange celle du carburant « deux temps » consommé par sa machine.
Et en ce jour où le soleil avait enfin daigné se montrer, je ne saurai oublier la forte odeur dégagée par la crème solaire utilisée par les gens que j'ai pu croiser sur toutes sortes de vélos : en tandem, vélo à trois roues, vélo couché.
Et combien d'autres attelages utilisés par des familles tirant remorque... contenant bagages, enfants ou toutou.
Jamais je n'en avais vu autant que ce jour-là... (mercredi 18 juillet)
Vous parlerai-je aussi des libellules, parfois en nuages, nombreuses comme jamais auparavant ! Effet de la chaleur retrouvée?
Mais tout en pédalant, il m'arrive parfois d'entrer dans une sorte d'essaim, et je ressens comme un léger craquement à chaque impact d'un insecte sur mon corps !
Notons hélas qu'aucune « demoiselle » n'acceptera d'être dans le collimateur de mon appareil photo !
Et puis, je terminerai par cette péniche au nom hollandais... 132 tonnes que disait le panonceau qu'elle arborait. (pas celle du cliché ci-dessous, plus grosse que "ma" péniche d'origine hollandaise qui elle, avait pourtant une taille un peu moins impressionnante que "Prospérité")
Alors que le drapeau à l'avant signale un vent soufflant de babord , elle se pointe nettement en travers de l'écluse et sur la droite de l'entrée. Pas dans l'axe du tout.
Je me dis tout de suite : « Ben ça va être chaud ! »
Heu... Moi, j'aurais sans doute visé plus à gauche afin de tenir compte de la dérive due au vent... M'enfin !
J'suis pas capitaine au long cours, moi... je ne suis qu'un modeste pédaleur !
Mais il faut avouer que ces mastodontes de tôle possèdent une manoeuvrabilité proche de celle d'un pachyderme !
Quoi qu'il en soit, j'assiste à un spectacle haut en couleurs :
Violents coups de gaz, rapides mouvements de rotation imprimés à la barre qui tourne comme une folle, et que l'on n'a sans doute jamais maltraitée de la sorte !
Marche avant !
Marche arrière !
Valse hésitation...
Et ça se met encore plus en travers !
Derrière l'hélice, l'eau est en effervescence... d'une couleur brune inhabituelle.
Et c't'odeur de vieux fuel grillé... Avec un pot d'échappement qui s'affole en crachant une fumée opaque.
Vite envoyées vers l'avant, deux « marinettes » glissent des morceaux de corde tressée pour amortir le choc (pas la place où insérer des ballonnets dont sont munis les pénichettes de location)
Le bateau entre tout de même dans l'écluse, corps tout en travers, raclant et tapant, dans une bruit assourdissant... Pauvre péniche qui gémit face à ces mauvais traitements
Et moi mort de rire (intérieurement) m'adressant à l'une des jeunes femmes qui se trouve à l'avant :
«Ah, la marine d'eau douce, c'est tout un art, n'est-ce pas ? » Et sa réponse qui fuse : « Surtout quand il n'est pas maîtrisé !»
Puis après quelques secondes de méditation:
« Mais qu'est-ce que vous voulez, y'en a qu'aiment ça ! »
Le clou du spectacle va survenir lorsque le capitaine intime l'ordre à l'un de ses gamins :
« Va voir l'éclusier et demande lui où on est !
- Ecluse 27 ! » que répond l'homme aux manivelles et au t-shirt orné du sigle VNF. (Voies Navigables de France)
Tout guilleret, le gamin rapporte alors l'info à son « captain », qui déplie alors fièrement son livre de navigation... montrant ainsi qu'il maîtrise parfaitement la situation !
C'est cela aussi la vie d'un canal.
Avec tous ces gens qui l'animent, de façon cocasse parfois!
Le Bonheur en quelque sorte!
Jeux d'eaux
Cela fait déjà un certain temps que je ne vous ai pas parlé de mes goûts pour les "jeux" d'eaux.
Ceux qui sont propres à m'émerveiller : je veux évoquer bien évidemment les canaux. Car j'avoue illico mon admiration devant le génie humain, lorsqu'il réalise ce que je considère être de véritables chefs d'oeuvre.
Songez qu'à l'époque où ces voies navigables artificielles ont été conçues, il était hors de question d'utiliser niveau laser ou autres GPS !
Quant aux gros engins de chantier...
Chapeau, messieurs !
C'est sans doute aussi pour ces raisons que j'aime entraîner mon VTT vers les halages, là où chacun est obligé de prendre son temps, de vivre au rythme de l'eau, loin du stress dont certains font leur quotidien. Un bonjour par-ci, un signe de main par-là... Echange de quelques mots avec un éclusier, petite conversation avec des plaisanciers sur leur pénichette... ce qui me donne souvent l'occasion de réviser mon anglais scolaire...
Et ainsi coule le temps.
En ce mois de juillet 2012, j'ai donc décidé de « finir » le canal de Bourgogne. Vous savez sans doute que j'ai déjà parcouru le halage entre Migennes et Pouilly en Auxois.
Il me reste donc à faire la partie orientale vers Dijon.
C'est pourquoi j'ai installé ma caravane à Sainte-Marie sur Ouche, qui offre un tout petit terrain de camping au bord du canal, très tranquille...
Sauf qu'en matière de beau temps... ben... je suis logé à la même enseigne que les trois-quarts de la France, et il me faut jongler avec les caprices de la météo.
Aujourd'hui c'est vendredi 13, c'est le jour de l'Epoisses... le matin même, j'ai en effet acheté un délicieux fromage issu de ce village bourguignon!
Poisse ?
Ben ouais, il pleut ! Installé sous mon auvent, je « contemple » la pluie, incessante, tenace.
Et chacun de composer avec... tel cet anglais!
Un pédaleur de canal pénètre sur le camping, trempé jusqu'à la moelle ; les sacoches de son vélo dégoulinent...
Comment le pauvre va-t-il pouvoir trouver des vêtements secs ?
C'est juste à ce moment que je suis surpris par un drôle de phénomène : accumulée lentement sur la toile de mon auvent, une poche d'eau vient de se déverser au sol... dans un bruit de petite cataracte !
La toile n'étant pas très bien tendue... Je comprends aisément que le liquide va s'accumuler inexorablement dans un coin et provoquer un déséquilibre...
jusqu'au moment où la masse augmentant et tiraillant gentiment sur l'un des tendeurs en caoutchouc, la poche d'eau va déverser son contenu sur l'herbe !
Mais je repars bien vite dans mes cogitations fumeuses... Jusqu'à ce que j'en sois à nouveau sorti par le même phénomène.
La pluie m'invitant à jouer, je vais alors accepter sa proposition et m'amuser avec cette eau malicieuse, pour noter l'heure du déversement... Noter encore. Et puis encore.
Observant mes notes, je constate alors que le phénomène se reproduit avec la quasi-régularité d'un métronome : toutes les 4 minutes 30 environ!
Sans le vouloir, je viens de « réaliser » une clepsydre, une horloge à eau... enfin presque... disons plutôt un minuteur permettant de cuire des œufs durs !!! Très durs!
Je décide alors de « perfectionner » mon jeu : je veux en effet obtenir un cliché du phénomène. Alors que la pluie continue de tambouriner sur la toile de l'auvent, je guette...
Appareil photo en main, je guette en effet le moment où la poche va déverser son eau. Non seulement il me faut être patient, mais il me faut aussi cultiver mes réflexes afin d'appuyer pile poil au bon moment ! Un cliché... un autre encore... Et toujours le même éclat de rire lorsque l'eau frappe le sol !
Et puis si je me montrais un poil plus malicieux ?
En me positionnant correctement, je vais maintenant tenter de faire croire que cette eau se déverse... dans un verre !
Ah ! Il me faudra bien quelques tentatives infructueuses avant de trouver le bon cadrage et être prêt à l'instant fatidique. Mais dans la mesure où je crois être un brin tenace et méthodique, je vais enfin obtenir ce que je cherchais.
Pourtant pas de photoshop ou autre logiciel de montage ! L'eau de mon auvent se « déverse » dans le verre !
Ah ! Mais ne vous avais-je pas dit que j'adorais les jeux d'eaux ? Surtout quand il faut « tuer » le temps !
Le mauvais temps !
Les Chênes et l’Ecureuil
Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog, vous avez pu maintes fois suivre les méandres de ma pensée.
Celle qui trahit mon amour des mots, les beaux, les grands, les petits, les gros…
Tous y passent même les tordus, les pas beaux, les tors, les bots, les bossus, les estropiés, les bancals…
Mais, me direz-vous, pourquoi ce long préambule ?
Tout simplement parce que hier, j’ai dû me rendre aux urgences pour l’une de mes proches : pied cabossé suite à une chute.
Une "rime" mal négociée en quelque sorte…
Et comme je sais pertinemment qu’il va me falloir attendre de longs moments, j’emporte avec moi de la "nourriture".
Afin d'occuper mon esprit, je vais donc "bouquiner".
A ce propos, il paraît que le lapin "bouquine" lui aussi... et il ne sait pourtant pas lire!
C'est écrit sur le gros bouquin que j'emporte, intitulé : « Petite encyclopédie pour jouer avec les mots ».
Imposant ouvrage composé d’environ 800 pages dans lequel j’ai trouvé cette citation, due à Boris Vian :
« Et si les mots étaient faits pour jouer ? »
Cela fait bien longtemps que, sans le savoir, j’en ai fait ma devise !
Je suis donc dans la salle d’attente des Urgences.
Autour de moi, des gens plus ou moins esquintés : qui avec un bandeau sur l’œil, qui un pied enveloppé d’une épaisse bande, qui un bras encapuchonné…
Ils n’ont sûrement pas envie de jouer.
Je sors prendre l’air, laissant à mon épouse le soin d’assister sa mère au pied tordu.
Arrive alors toutes sirènes hurlantes une voiture du SAMU 61 qu’accompagnent deux ambulances.
Avec d’infinies précautions, pompiers et secouristes acheminent deux personnes, dont l’une se trouve dans un matelas coquille… L’autre est sous perfusion.
Voyeur involontaire, je n’aime pas assister à ce genre de spectacle.
C’est pourquoi, mon livre sous le bras, je prends la direction du parc.
Bucolique…
Sur ma droite, deux imposants chênes, sans doute plus que centenaires.
Leur robustesse contraste vivement avec les gens qui arrivent ici geignant, claudiquant, boitillant.
Serait-ce une sorte de pied de nez que les chênes adressent sans le vouloir à cet environnement d’estropiés ?
Et comme ma pensée commence à s’évader dans des considérations fumeuses, que vois-je débouler en trombe du bosquet voisin ?
Un écureuil, un tout petit écureuil, bien roux, bien vif, l’œil pétillant de malice.
Il se poste au pied d’un des troncs, s’arrête, repart, et réapparaît de l’autre côté.
J’ai l’impression qu’il veut jouer à cache-cache.
Oui, c’est bien cela : il joue
Voudrait-il faire de moi un compagnon de jeu?
Il retourne derrière le fût, et disparaît.
S’est-il réfugié dans les hautes branches ?
Non, il réapparaît à ma vue, toujours au pied de l’arbre.
Là, il se met à sautiller sur la pelouse, revient vers l'autre tronc...
Il s’arrête, repart tel une balle, s’arrête à nouveau, se dresse sur ses pattes de derrière.
Vif comme l’éclair !
Son jeu va durer ainsi quelques trop courts instants.
Il m’a pourtant sûrement vu, mais ne semble pas craindre le spectateur attentif et amusé que je suis.
Voyeur cette fois nettement moins mal à l’aise, qui soudain se met à comparer l’agilité du petit animal avec le manque de mobilité des nombreux arrivants au service des Urgences.
Après celui des chênes, encore un pied de nez malicieux !
En beaucoup plus alerte !
Vous relatant ma petite aventure au service des estropiés, je viens donc de jouer… jouer avec les mots.
Mais le jeu n’est-il pas synonyme de vie ?
Jeu du corps ou jeu de l’esprit…
Peu importe.
Merci à toi, petit écureuil, du magnifique et réjouissant spectacle que tu m’as offert hier au pied des grands chênes centenaires.
PS: pour le pied de ma belle-mère, plus de peur que de mal. Rien de cassé. Le praticien a détecté une arthrose un peu invalidante... Mais cette brave femme marche tout de même vers ses 92 ans!
Mes godasses à bascule…
Alors que je venais d’envoyer un mail à quelques-uns de mes correspondants modélistes, leur disant que les conditions de la météo étaient favorables pour aller pratiquer le vol de pente…
L’un d’entre eux me demanda :
« Tu dis que tu vas remettre tes godasses à bascule pour rejoindre le site de vol… Mais c’est quoi, tes godasses à bascule ? Je n’ose penser que tu fais un parallèle avec l’expression utilisée pour parler de gens qui ont un peu abusé de la boisson ! »
Il me fallait dès lors fournir une explication, n’est-ce pas ?
Que voici :
J’avais entendu parler de certaines chaussures, dites "chaussures actives" ou "balancing shoes", dont la semelle à la forme un peu particulière aurait, dit-on, un maximum de vertus.
Et v’là-t-y pas qu’un jour, en fouinant chez Aldi ou Lidl... je tombe sur une de ces paires de godasses.
Ah, j’ai pas beaucoup le choix : il en reste une seule boite, contenant un modèle en noir, et de taille…39 ! Juste ma pointure.
Chance inouïe!
Le prix ? Il me semble que c’était dans les 25 €... à peine.
Plus intéressé par le concept que par la « bonne affaire », et aussi par jeu
, vite je me saisis de cette unique paire de
godasses et je passe à la caisse.
Lorsque j’arrive à la maison et que je déballe le paquet, , ma femme éclate de rire !
Ce ne sera que le début d’un certain nombre de moqueries à propos de ces chaussures « spéciales ». Hein Maxence? Et toi, Flo?
Mais…
A part le fait qu’elle nécessitent une petite « prise en main », je veux dire par-là qu’elles sont un peu « déstabilisantes » au début… (d'où le surnom que je leur ai donné: godasses à bascule!) je les trouve très confortables.
Lorsque j’effectue une marche, je n’ai plus du tout mal au dos, comme c’était le cas auparavant au bout de 2 ou 3 kilomètres.
J’ai donc beaucoup utilisé cette première paire… jusqu’à user les semelles devenues « pneus lisses » !
Laissant même appraître les alvéoles "coussin d'air"
J'ai même essayé de les rechaper... sans résultat!
C'est pourquoi, avant de me faire « verbaliser » par la maréchaussée, il me fallait nécessairement en trouver d’autres.
Et là, je dois dire que la recherche n'a pas été fructueuse.
J’ai toutefois eu la chance de tomber sur la pub d’un camion "vente d’outillage"… qui disait en commercialiser… mais dont le stock était épuisé.
Muni des renseignements fournis par le catalogue, je suis alors reparti sur le Net (Google est mon ami ! »)
J'ai consulté de nombreux sites, où l'on proposait ce genre de chaussures... mais à des prix qui me semblaient prohibitifs!
Je suis enfin tombé sur celui-là :
http://www.boutique-tv.com/boutique-tv_s/walk_maxx_chaussures_de_sport_boutique_t.html
Le prix me semblant cette fois raisonnable, j’ai effectué mon e-achat, avec paiement sécurisé.
Quelques jours plus tard, j’ai reçu ma nouvelle paire de godasses à bascules… à la forme un peu différente des premières, puique la semelle comporte une zone plane en son milieu.
Mais tout aussi confortables à l’usage !
Depuis, j’ai trouvé un autre modèle dans un chausse-discount quelconque.
Et je dois avouer que si je ne suis pas en mesure d’attester toutes les vertus dont on les affuble (voir ci-dessous), ces godasses me conviennent fort bien !
Dois-je ajouter que je songe déjà à en acquérir une paire supplémentaire pour le jour où je devrai envisager un remplacement ?
Sportez-vous bien!
Avec, ou sans godasses à bascule!
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Publicité gratuite :
Walk Maxx - Chaussures de sport - en 3 couleurs.

Ces chaussures permettent de vous mettre, à chaque pas, en meilleure forme!
Une chaussure de sport de haute qualité avec sa semelle extérieure innovatrice arrondie qui vous fournit le plaisir de plus de mouvements physiques et qui augmente
quotidiennement votre bien-être:
Mettez tout simplement les chaussures et mettez-vous à courir. Les
chaussures de sport de la nouvelle génération garantissent un confort agréable - lors de l’entraînement ainsi que dans la vie quotidienne. La semelle innovatrice favorise le déroulement correct
du pied et favorise ainsi une bonne tenue, permet de prévenir la cellulite et de renforcer la musculature.
Soit lorsque vous faites les courses, lors d’une promenade ou sur le chemin du bureau, chaque pas permet d’augmenter votre bien-être personnel ; car plus vous vous
déplacez, plus vous faites du bien à votre circulation sanguine, à votre condition physique et votre endurance. Walk-Maxx vous occasionnera certainement un immense plaisir !
Caractéristiques: mes commentaires en rouge
- semelle extérieure novatrice sans aucun doute, voire déstabilisante!
- permet de perdre des kilos là, je me garderai bien d'avancer quoi que ce soit...
- course saine puisqu'on nous le dit, pourquoi pas?
- augmente votre bien-être pour ma part, c'est certain!
- favorise le déroulement correct du pied indéniablement.
PS du 21/01/2012:
ce matin, en naviguant bêtement sur le Net, je tombe sur une boutique eBay, qui vend des Walkmax... à un prix défiant toute concurrence.