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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

billet d'humeur

Lettre ouverte à l'abbé Pierre

17 Août 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 

Dis-moi, l'abbé, je vais prendre la liberté de te tutoyer, tout comme tu le faisais, y compris avec les grands de ce Monde.

 

Parce que j'ai à t'adresser un petit coup de gueule.

 

Il faut que je t'explique, aussi calmement que possible...

 

Tu sais fort bien qu'il est des moments douloureux dans la vie d'une famille, moments où une « fracture » nous sépare d'un être cher... et nous contraint à nous séparer aussi d'un bien matériel...

Dans le cas présent, il s'agit d'une maison.

 

D'où ma recherche afin de trouver une association qui puisse débarrasser totalement le domicile...  parce que mon épouse et moi, nous ne nous en sentions pas la force.

Et moi de contacter par téléphone une antenne locale d'Emmaüs.

Normal, n'est-ce pas ?abbe-pierre.jpeg

N'ai-je pas entendu maintes fois des gens vanter le boulot des bénévoles de l'association née de ton combat en faveur des plus démunis.

Et moi d'expliquer  à mon interlocuteur: 

«Tous les descendants de la famille arrivent à un âge où ils n'ont plus guère besoin des biens matériels que contient cette maison. Chacun récupérera les objets qui lui seront chers ou susceptibles de rappeler quelques souvenirs.

Mais tout le reste est à votre disposition.

A savoir l'electro-ménager, les meubles, la vaisselle, deux TV , une impressionnante collection de disques et autres bibelots, du linge, dont une très importante pile de draps « anciens » absolument neufs....

Une cave fort bien remplie avec des bouteilles de Bourgogne pas vraiment récentes.

Ah ! bien sûr, comme pour chaque maison qui a été habitée pendant toute une vie par un couple, on y a accumulé des trucs et des bidules ayant nettement moins d'intérêt...

Si vous voulez venir voir... 5 petits km.

Il suffit de convenir d'un RDV.»

 

Et sais-tu ce qu'on m'a répondu ?

« Bon, ben... oui, ben, vous nous mettez tout ça dans des cartons, en faisant bien attention aux verres, et on vient vous récupérer ce qui nous semble intéressant. Parce que pour le reste... ben non... vous savez...

- Vous savez quoi ? Que vous faites les difficiles ! »

 

J'ai été emporté par une colère noire. Une de celles qui ont contribué à donner de toi l'image d'un type aux convictions profondes et humanistes.

 

J'ai raccroché ! Sèchement... et je me suis abstenu de proférer des jurons ! (Ce qui, avec le recul du temps me surprend énormément!)

 

Je me suis alors enquis de trouver une autre œuvre, allant dans le même sens que la philosophie initiale des compagnons d'Emmaüs.

Et l'on m'y a accueilli un peu de la même façon, en déclinant toutefois l'offre au prétexte que c'était trop loin pour eux (à peine 30km).

 

J'avais pas de canne sous la main, mais je crois que si j'en avais possédé une, j'aurais martelé le sol avec une rare violence !

 

Vraiment écoeuré, j'ai fini par me retourner vers un privé, qui est immédiatement venu « jauger » le potentiel de la maison.

Et qui a sur-le-champ accepté de tout débarrasser sans compensation financière.

 

Et là, ma colère a redoublé.

Parce que si un professionnel accepte ce marché, c'est qu'il y trouve son compte.

 

Je trouve parfaitement normal qu'il puisse gagner sa vie au travers de son activité de « débarras »...

Mais j'aurais préféré...

 

Dis-moi, l'abbé, ne crois-tu pas que la philosophie qui était à la base des « Emmaüs » en a pris un sérieux coup dans la gueule ?

 

Tiens, ça me remet en mémoire la réflexion de la dame qui m'a livré les cartons que je destinais au « déménagement», et à qui j'ai expliqué ma mésaventure :

« Ah, mon pauvre monsieur, c'est pas la première fois que j'entends votre discours. Vous savez, je vais vous dire. Les Emmaüs ? Ben, ils se sont embourgeoisés ! » sic !

 

Alors, je te prie de bien vouloir m'excuser d'avoir perturbé la paix céleste à laquelle tu as immensément droit.

 

Mais il me semblait légitime de ne pas fermer ma gueule !

 

 

Bien à toi !

 

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Un pas de plus vers Linux Ubuntu

10 Août 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Mis en oeuvre au tout  début  2009 (janvier), mon PC de bureau  commençait sérieusement à ramer.

Temps de démarrage de plus en plus long... plantages de plus en plus fréquents...


J'avais beau faire tout ce que je sais faire pour tenter de le faire galoper... c'était pas gagné d'avance.
Jusqu'à ce je  chope tout dernièrement un adware (logiciel malveillant)  via  mon navigateur Internet nommé Google Chrome. (Et je n'étais pas le seul: confirmation au travers d'une recherche sur le Net)

Tel les morpions,  cet ad-ware , s'accrochait à ma bécane, ralentissant le processus, et il générait des dysfonctionnements importants...
Malgré tout un tas d'outils dits "de désinfection", je ne pouvais me débarrasser de l'intrus!.

Il n'en fallait pas davantage pour prendre la décision:
"Je sauvegarde une nième fois sur d'autres supports ce que je souhaite conserver (photos, documents divers)...  J'écrabouille tout... je ré-installe Windows XP.... et ? et?
J'installe en dual boot  Linux Ubuntu 12.04, comme je l'ai fait sur mon ancien portable!"ubuntu-wallpaper-tlnep-8-1-.jpg
Il faut  dire que je suis très partisan du système  Linux: gratuit, avec tout un tas de logiciels eux aussi gratuits et largement aussi performants que ceux proposés pour Microsoft...
D'une stabilité dans le fonctionnement sans égale... ne nécessitant pas d'anti-virus... avec toutefois un petit bémol sur lequel je reviendrai dans quelques instants.*
J'ai déjà acquis une "petite" expérience avec Linux en utilisant des CD live de Fedora, Debian, Toutoulinux, Mandriva, Slax... 
Pour considérer qu'actuellement mon choix se porte vers deux des nombreuses variantes de Linux: Ubuntu et Mint.

J'ajoute d'ailleurs que je "tourne" déjà  de façon expérimentale avec des clés USB  bootables sur lesquelles sont installés justement  Linux Ubuntu Remix ou   Linux Mint...image-linux-mint.png

Je passerai donc sous silence le temps à remettre Windows en chute avec  les pilotes de toutes sortes qu'il faut ré-installer.

Et quand je compare avec l'installation de Linux, ben y'a pas photo. Ne serait-ce qu'un niveau du temps à lui consacrer!
Il suffit donc de suivre les indications à l'écran...
 
Et, cerise sur le gâteau, Ubuntu m'a trouvé seul tous les pilotes des périphériques, et les a installés sans que j'aie le moindre geste à effectuer!

Depuis?
Sauf quand je suis absolument contraint de passer par Windows*, (mise à jour de mon Nokia ou de mon Inforad Ci,  qui n'ont pas encore d'application pour Linux, ou le transfert de cartes avec Memory Map) ben je travaille avec Linux.
Et mon PC qui a déjà regagné toute la vigueur  de sa jeunesse avec la réinstallation de XP... ben avec Linux, c'est devenu une formule 1... Que dis-je? Un dragster!

Ce texte est rédigé sous Ubuntu. Vous me direz que ça ne se voit pas...
Qu'importe!
Cela fait longtemps que tout le monde m'entend dire:
" Ah si...*  (voir plus haut...)  je fouttrais volontiers Microsoft à la benne!"
C'est donc un pas supplémentaire que j'accomplis vers le logiciel libre.

Et je me plais à le faire savoir!

 

 

ubuntu-logo.pngPS1: demandez donc à mon "élève" Chantal ce qu'elle pense de Ubuntu installé sur sa machine...

 

PS2: comment se procurer Ubuntu? En dehors du fait qu'on peut le "pêcher " sur Internet, le plus simple est d'acheter une revue chez votre Maison de la Presse la plus proche!

Partant de là, vous aurez deux possibilités:

- soit essayer Ubuntu sans rien installer sur votre machine... vous ne prenez aucun risque.  Le seul petit ennui, c'est que le PC va moins vite dans la mesure où il est contraint d'échanger en permanence des données avec le CD.


- soit carrément l'installer à côté de Windows. Au démarrage, vous aurez alors un écran qui vous demandera ce que vous voulez utiliser, Ubuntu ou Windows...

Et vous constaterez alors que votre PC fonctionne nettement plus vite sous Ubuntu!


A vous de voir!

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Tous les chemins mènent à Rome...

30 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

DSCN4022.JPG... mais pas forcément à Bais!
A "bon" Bais...! 
 
Faut que je vous explique:
parce que c'est pas la première fois que ça arrive... mais c'est toujours aussi problématique.
Parfois cocasse, très  souvent désagréable!
Et avec l'utilisation de plus en plus courante des navigateurs GPS, amenant certaines personnes à négliger de consulter une carte...Confus
On risque de voir se multiplier ce genre de mésaventure.

Ben voilà.
Ce soir j'attendais des amis qui viennent chez nous pour la première fois.
Qui tardent.
Quand sonne mon téléphone.
"Bon, on est place de l'église, maintenant, tu peux nous faire un radio-guidage jusqu'à ta demeure?"

Et plus j'explique, plus je me rends compte que y'a comme un défaut.
La pharmacie que Jean-Paul devrait trouver à gauche se situe à droite, la supérette n'affiche pas la bonne enseigne., la place de l'église est vaste.
Tout le contraire de chez moi...

Jusqu'au moment où je finis par poser la question fatidique: DSCN4019
"Mais tu serais pas dans le Bais 35 par hasard? Bais Ille et Vilaine...
- Heu, je sais pas... pourquoi, y'en a deux?
- Donne-moi plutôt des noms de patelins figurant sur les pancartes." 

Je suppose que  vous avez d'ores et déjà compris la situation.
Mes amis se trouvent à 90 km de chez moi! Dans le Bais 35 et non dans le  Bais 53.
Confusion rendue encore plus facile du fait de la simple inversion entre les deux chiffres  53(Mayenne) et 35 (l'Ille et Vilaine voisine)!

D'où cette réflexion que je vous soumets, et à laquelle je pense déjà depuis fort longtemps.

Ne serait-il pas possible d'envisager que notre commune s'appelle...
Bais-sur-Aron, ou bien Bais-sous-Rochard, ou encore Bais-lès-Montaigu... ou Bais-lez-Rochard ou.... Bais-du-Maine.. ou... Bais-en-Cöevrons... ou... Bais-Montesson (voir ci-dessous, "notre" château de Montesson très caractéristique avec son toit-bulbe)
Excellente occasion de se pencher sur la toponymie, n'est-il pas? (Voir PS3 en fin d'article)
 
Montesson journées patrimoine 030Dans le même état d'esprit, je crois savoir  que le  Trans  du 35 a ajouté  "la Forêt" à son patronyme, devenant  Trans-la-Forêt, afin  de se différencier du Trans 53... à 5km de chez nous.
Ah, je vous vois sourire.
Farfelu le gars Munoz!

Si on veut.
Quoi qu'il en soit, rien n'empêche de réfléchir à ma proposition!
D'autant plus  que, sans même évoquer les facteurs de La Poste,  j'ai déjà reçu une longue liste de "jolis" témoignages faisant état de gens qui se sont retrouvés au mauvais Bais ou à l'autre Trans!
Attendre un défunt sur le parvis de l'église qui n'est pas la bonne...
Espérer la venue de la mariée... qui va se pointer à 90km de là...
Ou vouloir effectuer une livraison de paille... dans une ferme de l'autre Bais...
Cela peut s'avérer "amusant"... quand on n'est pas concerné!
 
Car si tous les chemins mènent à Rome... il ne semble pas que toutes les routes mènent à Bais!
A bon port*...
A "bon Bais"!

Bien cordialement
 
*PS1: j'ajouterai malicieusement que le héros de cette "mésaventure",  mon ami Jean-Paul, c'est un bourlingueur des mers, pourfendeur de vagues, marin dans l'âme!
Je me demande si, en plus d'une carte,  je ne vais pas prochainement lui offrir une boussole et un sextant!
 
* PS2: lorsque mon "navigateur" émérite a enfin mis le pied à terre sur le parking devant chez moi, il n'a pu s'empêcher de lâcher ce jeu de mots, dont je vous laisse apprécier toute la subtilité.
"Ben tu vois, pour arriver à Bais,  je me suis fait..." Baiser!" sic!DSCN4021.JPG
  PS3: cette histoire m'amène à me replonger dans le fameux dictionnaire de l'abbé Angot, où l'on découvre  différentes graphies rencontrées par l'historien local au cours des siècles.
Villa Baudiacae (642), Ecclesia Bediscum nomine (889), Homines de Bayes (1230), Prior de Bahies (1231), Parrochia de Bays (1253), Betz (XVIème siècle), Bai (1582), Baies (XVIIème), Bas, Bays... ville de Bais (1821)...
 
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¿ Cómo te llaman ?

21 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

¿ Cómo te llamas ?

 

Allez savoir pourquoi, mais l'autre nuit, alors que je traverse une coutumière et relativement courte insomnie, me reviennent quelques images de mon grand-père maternel, le célébrissime José-Bernardino Duarté, l'immigré espagnol peu scolarisé, devenu casseur de cailloux afin de gagner sa vie en France.

 

Images illustrées par une courte anecdote extraite des nombreuses histoires qu'il se plaisait à nous raconter, nous autres, ses petits enfants.

Et pourquoi celle-là plus qu'une autre ? Mystère !

Mais elle fait partie des innombrables « fables » qu'il nous narrait au fond du jardin, lui assis sur une chaise hors d'âge, pendant les pauses qu'il s'accordait pour griller une petite cigarette.

Et nous, sur une botte de foin, ou une bassine retournée.

Pascal-et-Jose-Duarte.jpg

Tels des oisillons affamés, nous n'en perdions pas une miette.

Mais il est temps que je vous fasse partager cette « fable ».

 

Je ne sais plus quel âge je pouvais bien avoir, mais je me souviens fort bien de l'anecdote.

Elle met en scène deux personnages espagnols, dont la tenue vestimentaire laisse supposer qu'ils ne fréquentent pas le même monde.

Et mon grand-père raconte...

 

S'adressant au rustre qui se trouve devant lui et qu'il ne connaît pas, le mieux vêtu demande :

«  Cómo te llaman ? »

Et l'autre tout naturellement de répondre :

« Me llaman El Tonto ! »

(Que l'on pourrait traduire par : « On m'appelle l'idiot, le simplet...)

 

C'est alors que le « noble » se rebiffe, cherchant presque à faire la leçon à son interlocuteur .

Cependant, pour les besoins de la bonne compréhension de cette histoire, permettez que je la fournisse maintenant entièrement en français.

« Mais, El Tonto, ce n'est pas ton nom !

- Assurément, réplique alors le rustique malicieux, mais vous ne m'avez pas demandé mon nom, vous m'avez demandé comment ON m'appelle. C'est pourquoi je vous ai fourni mon surnom, et pas mon nom !

 

Tout au long de ce dialogue, mon grand-père me fit remarquer au moins deux choses :

  • le tutoiement utilisé par «le Noble » envers une personne qu'il semble toiser du haut de sa magnificence.

  • Et le vouvoiement poli du rustique, qui manifestement prend ses distances, semblant vouloir faire comprendre à son interlocuteur : «Nous n'avons pas gardé les vaches ensemble, même si c'est mon lot quotidien ! »

     

Mais est-il nécessaire que je pointe le plus « Tonto » des personnages de cette histoire...

 

Je me souviens fort bien des questionnements auxquels me soumit mon grand-père... m'incitant à réfléchir, à observer les nuances, les comportements des personnages mis en scène... sans jamais trancher de façon abrupte, me laissant évoluer au fil de nos échanges,

 

Tout en nuances... à petites touches.

Pas de discours péremptoire.

 

Ce grand-père qui aurait tant voulu que je devienne interprète, afin de pouvoir rendre la communication des gens plus facile.

Lui qui s'était mis à étudier l'Esperanto...

 

Ce grand-père fort malicieux, qui m'avait fait comprendre de façon très amusante une subtilité du langage espagnol, et la différence ô combien pertinente entre « Comment on t'appelle » ( Cómo te llaman ?) Et « comment tu t'appelles ? (Cómo te llamas ? = Quel est ton nom ? »

 

Est-il par ailleurs nécessaire que je disserte sur la valeur d'un nom par rapport à un sobriquet ?

Quant à la pertinence de la réponse fournie à une question plus ou moins humiliante... je vous laisse juge !

 

Tout au long de cette histoire, mon aïeul semblait avoir eu un énorme plaisir à savourer la leçon donnée par l'homme du Peuple à celui qui se croyait d'une essence supérieure.

Et ravi de m'avoir fait partager l'une de ses fables morales dont il avait le secret.

 

Dois-je vous dire que j'attends maintenant ma prochaine insomnie...

Imaginez que me revienne une autre histoire racontée par mon grand-père !

 

Ah, je ne saurais terminer cette anecdote sans vous avoir dit comment le surnommaient ses collègues entrepreneurs de carrières, autres casseurs de cailloux ?

¿ Cómo lo llamaban? (Comment l'appelaient-ils ?)

 

Parlant de lui, ils l'appelaient... le philosophe.

Sobriquet peut-être, mais dont je suis très fier!

 

 PS: sur le cliché joint, mon grand-père José Bernardino et l'un de mes cousins, qui adorait faire des grimaces. Mais vous le connaissez déjà; il se prénomme Pascal!

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Altruisme, vous avez dit "Altruisme"

20 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce sera juste une histoire courte.

De celles qui vous illuminent pour une journée entière.

 

C'était mercredi dernier.

Sur le camping de Ste Marie sur Ouche où j'ai "planté" ma caravane, je vois sortir du bloc sanitaires un papa et son fils se tenant par la main.

Le gosse me paraît avoir 5 ans tout au plus.

Et durant le court instant où ils passent  non loin de moi, je peux entendre une bribe de conversation.

 

C'est le petiot qui, levant les yeux vers son père, annonce avec un large sourire:

"Elle va être contente, maman, ça va vraiment lui faire plaisir!"

 

C'est tout ce que j'ai perçu du dialogue.

A propos de quoi s'appliquait  ce: "Elle va être contente, maman, ça va vraiment lui faire plaisir!"

Peu importe.

 

Mais je ne saurais vous dire à quel point j'ai été charmé.

Et combien ma journée s'en est trouvée radieuse.

 

Qu'un si petit enfant  soit en mesure de  se projeter ainsi, tout  en se réjouissant par avance que sa maman  puisse être contente...

 

Agir en pensant  aux autres... et au plaisir qu'on va leur procurer.

 

Voilà un bien bel exemple d'altruisme!

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Tout ça m'a l'air bien L'Ouche

20 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Le Canal de Bourgogne entre Pouilly en Auxois et Dijon, c'est parfois une sorte de goulet où l'ancienne voie ferrée, la route, le canal et son halage essaient de suivre le cours de l'Ouche... (d'où le titre alambiqué!)

Et tout ce petit monde tente de partager le même petit lit ! Pas si  facile. canal-20de-20bourgogne.jpg

Exception faite du tronçon  entre Pont de Pany et Dijon où l'on aura la joie de pédaler  sur du goudron, ce halage n'est malheureusement pas toujours très roulant, avec des passages aux nombreux nids de poules.

Et sur les 58 km de ce parcours, on peut croiser de grosses péniches occupées par des « touristes » pour la plupart anglais... DSCN3994.JPG

Mais quand après avoir parcouru quelques méchants kilomètres à vélo et quand l'estomac semble crier famine...

Ah, ces furieuses odeurs de cuisine qui sortent des bateaux  et qui viennent vous taquiner !

Elles vous donneraient volontiers envie de demander peut-être pas le gîte, mais au moins le couvert !

 

 

 

 

 DSCN3976.JPG

 

 

Parmi les spectacles amusants de cette année, j'ai découvert un gros matou-marin ! 

Il semblait régner sur une pénichette... mais donnait fortement l'impression d'avoir envie de retrouver le plancher des vaches... avec ses "gentilles" petites souris !

C'est sans doute la raison pour laquelle sa maîtresse le cramponnait par le collier, tentant de le maintenir à bord.

 

DSCN3900.JPG

 

 

Et puis des hérons en pagaille... parfois 4 dans la même prairie. Raides comme des piquets avec lesquels on peut les confondre.

 

D'écluses notables ? Pas vraiment. Elles ont beau être presque toutes habitées, elles ne m'ont pas semblé autant personnalisées que sur d'autres canaux,

Faut-il y voir un lien avec le fait que les gens chargés d'effectuer les manoeuvres d'éclusage (à la main pour la plupart)  sont très souvent des vacataires qui gèrent plusieurs biefs, se déplaçant à l'aide d'un scooter?

 

Je noterai toutefois l'écluse 34S, tenue par des germanophones polyglottes et accueillants, qui proposaient toutes sortes de fritures où l'oignon tenait une place de choix.

 

Et puis je ne peux résister au plaisir de vous narrer cette rencontre avec un camping-cariste,

Avec lequel je devise gentiment sur ma passion des canaux, et à qui j'explique ma façon de procéder :

« J'installe ma caravane sur un camping d'où je rayonne avec ma voiture qui dépose vélo+bonhomme à l'endroit du canal que j'ai envie de parcourir... »

Et le type s'adresse soudain à son épouse en s'égosillant :

« Maman, Maman, viens voir... le monsieur... il fait tous les canaux de France ! »

 

Oh, faut pas y aller si vite cher ami...
Mais voilà-t-y pas qu'il commence à me parler du canal du Midi (ben c'est vrai qu'il a travaillé longtemps à la raffinerie de Frontignan).

Et pensant me coller, demande si je savais où le « Midi » se terminait... du côté de Sète.

Ma réponse le sidéra : « Dans l'étang de Thau, à Marseillan, lieu-dit les Onglous ! »

Et me posant d'autres questions sur l'escalier d'écluses de Béziers ou autres détails, il se vit à nouveau apporter les réponses !

« Maman, Maman, mais c'est une véritable encyclopédie, ce type ! Même moi, j'm'en rappelais plus  » .

No comment !

 

C'est le moment d'avoir une petite pensée pour ce pauvre canal du Midi, chef d'oeuvre de Riquet, qui va se voir décapité de tous ses platanes, victimes d'un chancre.

Combien d'années avant qu'il ne retrouve son lustre d'antan ?

 

Toujours à propos du canal du Midi, j'ai croisé un jour une pénichette dont le port d'attache était Sète ; elle montait vers Pouilly...

Mais quels chemins avait-elle empruntés  pour se retrouver sur « le Bourgogne »

C'est alors que me sont revenues les paroles d'une chanson composée par le sétois Brassens « Non, les braves gens n'aiment pas que...

l'on suive une autre route qu'eux ! »

 

Mais à propos des canaux de France, en y réfléchissant bien, n'ai-je pas déjà à mon actif : le canal du Nivernais, le canal du Centre, le canal du Midi, et maintenant le Bourgogne... sans compter que j'ai déjà entamé le canal de Nantes à Brest... et une partie de la Loire à vélo...

Et à chaque fois dans les deux sens !

DSCN3946.JPG

Ah, je sais, tout ça n'a rien d'un exploit sportif, mais ce n'est pas ce que je recherche; ma quête est bien ailleurs !

 

Voyez plutôt la suite... concernant mon dernier parcours, riche en rencontres de toutes sortes...

 

Départ vers le Nord Ouest, alors que le vent est encore endormi.

Lisse comme un miroir, le canal n'a pas une ride. Une légère brume s'en dégage.

En arrivant pédale basse, les ripatons se font caresser par le sillon d'herbe humide qui file parfois  au milieu du halage.

Mais attention aux mollets qui se font agresser par les traîtresses orties si on s'approche un peu trop du bord...

ll faut maintenant vous dire que,  lorsque je démarre un trajet « aller » le matin, c'est toujours en pensant au retour, quand j'aurai changé de sens. Parce que très tôt, le vent n'a pas encore pris le temps de se tonifier. Ce qu'il fera tout au fil de la matinée,

N'avez-vous jamais pensé qu'au retour, les muscles fatigués se montreront reconnaissants d'avoir un apport énergétique gratuit, grâce au souffle « vent dans le dos » qui rendra les derniers km presque trop faciles ?

 

Déjà en montant "brise de face" me parviennent  des bouquets d'odeurs  qui  signalent ce que je vais découvrir.

Il est par exemple très facile de savoir que dans quelques instants on va rencontrer des chevaux ; leur puissant crottin les trahit. Au passage, n'avez-vous jamais remarqué la position tête bêche que prennent souvent deux chevaux, afin de s'émoucher mutuellement ? Bel exemple d'entraide animale, n'est-ce pas ?

 

Un peu plus loin, je suis presque agressé par le suint aigrelet de quelques moutons paissant une herbe bien grasse. Leur odeur contraste fortement avec les suaves effluves des arbres à papillons tout proches. DSCN3916.JPG

 

Et dans cette région céréalière, je ne peux oublier la paille tout fraîche, que le vent léger fouette malgré tout en emportant quelques petites nuées de poussières odorantes. DSCN3996.JPG

 

J'y ajoute avec plaisir les senteurs du foin étalé « à la galette », qui sent bon comme chez nous.

 

J'apprécie nettement moins la vase remuée par les péniches, âcre, presque amère...

 

 

 

  

Avant même d'arriver dans un coude du canal, mes narines sont alertées par des odeurs de soudure à l'arc. C'est alors que je découvre des ouvriers, « entreteneurs » des palplanches métalliques. DSCN3903.JPG

L'un d'eux a le corps dans l'eau. Son « pistolet » illumine l'espace d'éclairs agrémentés de crépitements secs,

 

Quelques 100 mètres plus bas, un ouvrier nettoie les berges. Il est muni d'une pétaradante débroussailleuse qui vrombit ; ce qui dégage une étrange odeur d'herbe fraîche à laquelle se mélange celle du carburant « deux temps » consommé par sa machine.

 

 

 

 

Et en ce jour où le soleil avait enfin daigné se montrer, je ne saurai oublier la forte odeur dégagée par  la crème solaire  utilisée par  les gens que j'ai pu croiser sur toutes sortes de vélos : en tandem, vélo à trois roues, vélo couché.

Et combien d'autres attelages utilisés par des familles tirant remorque... contenant bagages, enfants ou toutou. DSCN3899.JPG

Jamais je n'en avais  vu autant que ce jour-là... (mercredi 18 juillet)

 

Vous parlerai-je aussi des libellules, parfois en nuages, nombreuses comme jamais auparavant ! Effet de la chaleur retrouvée?

Mais tout en pédalant, il m'arrive parfois d'entrer dans une sorte d'essaim, et je ressens comme un léger craquement à chaque impact d'un insecte sur mon corps !

 

Notons hélas qu'aucune « demoiselle » n'acceptera d'être dans le collimateur de mon appareil photo !

 

Et puis, je terminerai par cette péniche au nom hollandais... 132 tonnes que disait le panonceau qu'elle arborait. (pas celle du cliché ci-dessous, plus  grosse que "ma" péniche d'origine hollandaise qui elle, avait   pourtant une taille un peu moins impressionnante que "Prospérité")

 

Alors que le drapeau à l'avant signale un vent soufflant de babord , elle se pointe nettement en travers de l'écluse et sur la droite de l'entrée. Pas dans l'axe du tout.

Je me dis tout de suite : « Ben ça va être chaud ! »

Heu... Moi, j'aurais sans doute visé plus à gauche afin de tenir compte de la dérive due au vent... M'enfin !

J'suis pas capitaine au long cours, moi... je ne suis qu'un modeste pédaleur !

 

Mais il faut avouer que ces mastodontes de tôle possèdent une manoeuvrabilité proche de celle d'un pachyderme ! DSCN3874.JPG

 

Quoi qu'il en soit, j'assiste à un spectacle haut en couleurs :

 

Violents coups de gaz, rapides mouvements de rotation imprimés à  la barre qui tourne comme une folle, et que l'on n'a sans doute jamais maltraitée de la sorte !

Marche avant !

Marche arrière !

Valse hésitation...

Et ça se met encore plus en travers !

Derrière l'hélice, l'eau est en effervescence... d'une couleur brune inhabituelle.

Et c't'odeur de vieux fuel grillé... Avec un pot d'échappement qui s'affole en crachant une fumée opaque.

Vite envoyées vers l'avant, deux « marinettes » glissent des morceaux de corde tressée pour amortir le choc (pas la place où insérer des ballonnets dont sont munis les pénichettes de location)

Le bateau entre tout de même dans l'écluse, corps tout en travers, raclant et tapant, dans une bruit assourdissant... Pauvre péniche qui gémit face à ces mauvais traitements

Et moi mort de rire (intérieurement) m'adressant à l'une des jeunes femmes qui se trouve à l'avant : 

«Ah, la marine d'eau douce, c'est tout un art, n'est-ce pas ? » Et sa réponse qui fuse : « Surtout quand il n'est pas maîtrisé !»

 

Puis après quelques secondes  de méditation:

« Mais qu'est-ce que vous voulez, y'en a qu'aiment ça ! »

 

Le clou du spectacle va survenir  lorsque le capitaine intime l'ordre à l'un de ses gamins :

« Va voir l'éclusier et demande lui où on est ! 

- Ecluse 27 ! » que répond l'homme aux manivelles et au t-shirt orné du sigle VNF. (Voies Navigables de France)

 

Tout guilleret, le gamin rapporte alors l'info à son « captain », qui déplie alors fièrement son livre de navigation... montrant ainsi qu'il maîtrise parfaitement la situation !

 

C'est cela aussi la vie d'un canal.

Avec tous ces gens qui l'animent, de façon cocasse parfois!

 

Le Bonheur en quelque sorte! 

DSCN3926.JPG

 

 

 

 

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Jeux d'eaux

14 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Cela fait déjà un certain temps que je ne vous ai pas parlé de mes goûts pour les "jeux" d'eaux.

Ceux qui sont propres à m'émerveiller : je veux évoquer bien évidemment les canaux. Car j'avoue illico mon admiration devant le génie humain,  lorsqu'il réalise ce que je considère être de véritables chefs d'oeuvre.

Songez qu'à l'époque où ces voies navigables artificielles ont été conçues, il était hors de question d'utiliser niveau laser ou autres GPS !

Quant aux gros engins de chantier...

Chapeau, messieurs !

 

C'est sans doute aussi pour ces raisons que j'aime entraîner mon VTT vers les halages, là où chacun est obligé de prendre son temps, de vivre au rythme de l'eau, loin du stress dont certains font leur quotidien. Un bonjour par-ci, un signe de main par-là... Echange de quelques mots avec un éclusier, petite conversation avec des plaisanciers sur leur pénichette... ce qui me donne souvent l'occasion de réviser mon anglais scolaire...

Et ainsi coule le temps.

En ce mois de juillet 2012, j'ai donc décidé de « finir » le canal de Bourgogne. Vous savez sans doute que j'ai déjà parcouru le halage entre Migennes et Pouilly en Auxois.

Il me reste donc à faire la partie orientale vers Dijon.

C'est pourquoi j'ai installé ma caravane à Sainte-Marie sur Ouche, qui offre un tout petit terrain de camping au bord du canal, très tranquille...

Sauf qu'en matière de beau temps... ben... je suis logé à la même enseigne que les trois-quarts de la France, et il me faut jongler avec les caprices de la météo.

Aujourd'hui c'est vendredi 13, c'est le jour de l'Epoisses... le matin même, j'ai en effet acheté un délicieux fromage issu de ce village bourguignon!

Poisse ?

Ben ouais, il pleut ! Installé sous mon auvent, je « contemple » la pluie, incessante, tenace.

DSCN3930.JPGEt chacun de composer avec... tel cet anglais!

 

 

 

Un pédaleur de canal pénètre sur le camping, trempé jusqu'à la moelle ; les sacoches de son vélo dégoulinent...

 

 

Comment le pauvre va-t-il pouvoir trouver des vêtements secs ?

 

C'est juste à ce moment que je suis surpris par un drôle de phénomène : accumulée lentement sur la toile de mon auvent, une poche d'eau vient de se déverser au sol... dans un bruit de petite cataracte !

La toile n'étant pas très bien tendue... Je comprends aisément que le liquide va s'accumuler inexorablement dans un coin et provoquer un déséquilibre...

DSCN3935.JPG

jusqu'au moment où la masse augmentant et tiraillant gentiment sur l'un des tendeurs en caoutchouc, la poche d'eau va déverser son contenu sur l'herbe !

 

Mais je repars bien vite dans mes cogitations fumeuses... Jusqu'à ce que j'en sois à nouveau sorti par le même phénomène.

La pluie m'invitant à jouer, je vais alors accepter sa proposition et m'amuser avec cette eau malicieuse, pour noter l'heure du déversement... Noter encore. Et puis encore.

Observant mes notes, je constate alors que le phénomène se reproduit avec la quasi-régularité d'un métronome : toutes les 4 minutes 30 environ!

 

 

Sans le vouloir, je viens de « réaliser » une clepsydre, une horloge à eau... enfin presque... disons plutôt un minuteur permettant de cuire des œufs durs !!! Très durs!

 

Je décide alors de « perfectionner » mon jeu : je veux en effet obtenir un cliché du phénomène. Alors que la pluie continue de tambouriner sur la toile de l'auvent, je guette...

Appareil photo en main, je guette en effet le moment où la poche va déverser son eau. Non seulement il me faut être patient, mais il me faut aussi cultiver mes réflexes afin d'appuyer pile poil au bon moment ! Un cliché... un autre encore... Et toujours le même éclat de rire lorsque l'eau frappe le sol !

Et puis si je me montrais un poil plus malicieux ?

DSCN3934.JPGEn me positionnant correctement, je vais maintenant tenter de faire croire que cette eau se déverse... dans un verre !

Ah ! Il me faudra bien quelques tentatives infructueuses avant de trouver le bon cadrage et être prêt à l'instant fatidique. Mais dans la mesure où je crois être un brin tenace et méthodique, je vais enfin obtenir ce que je cherchais.

Pourtant pas de photoshop ou autre logiciel de montage ! L'eau de mon auvent se « déverse » dans le verre !

Ah ! Mais ne vous avais-je pas dit que j'adorais les jeux d'eaux ? Surtout quand il faut « tuer » le temps !

Le mauvais temps !

 

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Les Chênes et l’Ecureuil

4 Juillet 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Si vous êtes  un(e)  habitué(e) de ce blog, vous avez pu  maintes fois suivre  les méandres  de ma pensée.

Celle qui trahit mon amour des mots, les beaux, les grands, les petits, les gros…

Tous y passent même les tordus, les pas beaux, les tors, les bots, les bossus, les estropiés, les bancals…

 

Mais, me direz-vous, pourquoi ce long préambule ?

Tout simplement parce que hier, j’ai dû me rendre aux urgences pour l’une de mes proches : pied cabossé suite à une chute.

Une "rime" mal négociée en quelque sorte…

 

Et comme je sais pertinemment qu’il va me falloir attendre de longs moments, j’emporte avec moi de la "nourriture".

Afin d'occuper mon esprit, je vais donc "bouquiner".Petite encyclopédie pour jouer avec les mots

A ce propos, il paraît que le lapin "bouquine" lui aussi... et il ne sait pourtant pas lire!

C'est écrit sur le gros bouquin que j'emporte, intitulé : « Petite encyclopédie pour jouer avec les mots ».

Imposant ouvrage composé d’environ  800 pages dans lequel j’ai trouvé cette citation, due à Boris Vian :

« Et si les mots étaient faits pour jouer ? »

Cela fait bien longtemps que, sans le savoir,  j’en ai fait ma devise !

 

Je suis donc dans la salle d’attente des Urgences.

Autour de moi, des gens plus ou moins esquintés : qui avec un bandeau sur l’œil, qui un pied enveloppé d’une épaisse bande, qui un bras encapuchonné…

Ils n’ont sûrement pas envie de jouer.

 

Je sors prendre l’air, laissant à mon épouse le soin d’assister sa mère  au pied tordu.

Arrive  alors toutes sirènes hurlantes une voiture du SAMU 61 qu’accompagnent  deux ambulances.

Avec d’infinies précautions, pompiers et secouristes acheminent deux  personnes, dont l’une se trouve dans un matelas coquille… L’autre est sous perfusion.

 

Voyeur involontaire, je n’aime pas assister à ce genre de spectacle.

C’est pourquoi, mon livre sous le bras, je prends la direction du parc.

Bucolique…

Sur ma droite, deux imposants chênes, sans doute plus que centenaires.

Leur robustesse contraste vivement avec  les gens qui arrivent ici geignant, claudiquant, boitillant.

Serait-ce  une sorte de pied de nez  que les chênes adressent sans le vouloir à cet environnement d’estropiés ?

Et comme ma pensée commence à s’évader  dans des considérations fumeuses, que vois-je débouler en trombe du bosquet voisin ?

Un écureuil, un tout petit écureuil, bien roux, bien vif, l’œil pétillant de malice.

Il se poste au pied d’un des troncs, s’arrête, repart, et réapparaît de l’autre côté. ecureuil.jpg

J’ai l’impression qu’il veut jouer à cache-cache.

Oui, c’est bien cela : il joue

Voudrait-il faire de moi un compagnon de jeu?

Il retourne derrière le fût, et disparaît.

S’est-il réfugié dans les hautes branches ?

Non, il réapparaît à ma vue, toujours au pied de l’arbre. 

Là, il se met à sautiller sur la pelouse, revient vers l'autre tronc...

Il s’arrête, repart tel une balle, s’arrête à nouveau, se dresse sur ses pattes de derrière.

Vif comme l’éclair !

Son jeu va durer ainsi  quelques trop courts  instants.

Il m’a pourtant sûrement vu, mais ne semble pas craindre le spectateur attentif et amusé que je suis.

Voyeur cette fois nettement moins mal à l’aise,  qui soudain se met à comparer l’agilité du petit animal avec le manque de mobilité des nombreux arrivants au service des Urgences.

 

Après celui des chênes, encore un  pied de nez malicieux !

En beaucoup plus alerte !

 

Vous relatant  ma petite aventure au service des estropiés, je viens donc de jouer… jouer avec les mots.

 

Mais le jeu n’est-il pas synonyme de vie ?

Jeu du corps  ou jeu de l’esprit…

Peu importe.

 

Merci à toi, petit écureuil, du magnifique et réjouissant spectacle que tu m’as offert  hier au pied des grands chênes centenaires.

 

PS: pour le pied de ma belle-mère, plus de peur que de mal. Rien de cassé. Le praticien a détecté une arthrose un peu invalidante... Mais cette brave femme marche tout de même  vers ses  92 ans!

 

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Mes godasses à bascule…

23 Juin 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Alors que je venais d’envoyer un mail à quelques-uns de mes correspondants modélistes, leur disant que les conditions de la météo étaient favorables pour aller pratiquer le vol de pente…

 

L’un d’entre eux me demanda : 

« Tu dis que tu vas remettre tes godasses à bascule pour rejoindre le site de vol… Mais c’est quoi, tes godasses à bascule ? Je n’ose penser que tu fais un parallèle avec l’expression utilisée pour parler de gens qui ont un peu abusé de la boisson ! »

 

Il me fallait dès lors fournir une explication, n’est-ce pas ?

Que voici :

J’avais entendu parler de certaines chaussures, dites "chaussures actives" ou "balancing shoes",  dont la semelle à la forme un peu particulière aurait, dit-on, un maximum de vertus.

Et v’là-t-y pas qu’un jour, en fouinant chez Aldi ou Lidl... je tombe sur une de ces paires de godasses.

DSCN3809Ah, j’ai pas beaucoup le choix : il en reste une seule  boite, contenant un modèle en noir, et  de taille…39 ! Juste ma pointure.

Chance inouïe!

Le prix ? Il me semble que c’était dans les 25 €...  à peine.

 

Plus intéressé par le concept que par la « bonne affaire », et aussi par jeu,  vite je me saisis de  cette unique paire de godasses et je passe à la caisse.

 

Lorsque j’arrive à la maison et que je déballe le paquet, , ma femme éclate de rire !

Ce ne sera que le début d’un certain nombre de moqueries à propos de ces chaussures « spéciales ». Hein Maxence? Et toi, Flo?

 

Mais…

A part le fait qu’elle nécessitent une petite « prise en main », je veux dire par-là qu’elles sont un peu « déstabilisantes » au début… (d'où le surnom que je leur ai donné: godasses à bascule!)  je les trouve très confortables.

Lorsque j’effectue une marche, je n’ai plus du tout mal au dos, comme c’était le cas auparavant au bout de 2 ou 3 kilomètres.

 

J’ai donc beaucoup utilisé cette première paire… jusqu’à user les semelles devenues « pneus lisses » !DSCN3810.JPG

 

Laissant même appraître les alvéoles "coussin d'air"

J'ai même essayé de les rechaper... sans résultat!

C'est pourquoi, avant de me faire « verbaliser » par la maréchaussée, il me fallait nécessairement  en trouver d’autres.

 

Et là, je dois dire que la recherche n'a pas été fructueuse.

J’ai toutefois eu la chance de tomber sur la pub d’un camion "vente d’outillage"… qui disait en commercialiser… mais dont le stock était épuisé.

 

Muni des renseignements fournis par le catalogue, je suis alors  reparti sur le Net (Google est mon ami ! »)

J'ai  consulté de nombreux sites,  où l'on proposait  ce genre de chaussures... mais à des prix qui me semblaient prohibitifs!

Je suis enfin  tombé sur celui-là :

 

http://www.boutique-tv.com/boutique-tv_s/walk_maxx_chaussures_de_sport_boutique_t.html

 

Le prix me semblant cette fois raisonnable, j’ai  effectué mon e-achat, avec paiement sécurisé.

Quelques jours plus tard, j’ai reçu ma nouvelle paire de godasses à bascules… à la forme un peu différente des premières, puique la semelle  comporte une zone plane en son milieu.

Mais tout aussi confortables à l’usage !

 

Depuis, j’ai trouvé un autre  modèle dans un chausse-discount quelconque.

Et je dois avouer que si je ne suis pas en mesure d’attester toutes les vertus dont on les affuble (voir ci-dessous), ces godasses me conviennent  fort bien !

 

Dois-je ajouter que  je songe déjà à en acquérir une paire supplémentaire pour le jour où je devrai envisager un  remplacement ?

 

Sportez-vous bien!

Avec, ou sans godasses à bascule!

 

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Publicité gratuite :

 

Walk Maxx - Chaussures de sport - en 3 couleurs. 
godasses-a-bascule.jpg
Ces chaussures permettent de vous mettre, à chaque pas, en meilleure forme! 

Une chaussure de sport de haute qualité avec sa semelle extérieure innovatrice arrondie qui vous fournit le plaisir de plus de mouvements physiques et qui augmente quotidiennement votre bien-
être: 

Mettez tout simplement les chaussures et mettez-vous à courir. Les chaussures de sport de la nouvelle génération garantissent un confort agréable - lors de l’entraînement ainsi que dans la vie quotidienne. La semelle innovatrice favorise le déroulement correct du pied et favorise ainsi une bonne tenue, permet de prévenir la cellulite et de renforcer la musculature. 

Soit lorsque vous faites les courses, lors d’une promenade ou sur le chemin du bureau, chaque pas permet d’augmenter votre bien-être personnel ; car plus vous vous déplacez, plus vous faites du bien à votre circulation sanguine, à votre condition physique et votre endurance. Walk-Maxx vous occasionnera certainement un immense plaisir ! 

Caractéristiques:             mes commentaires en rouge

  • semelle extérieure novatrice   sans aucun doute, voire déstabilisante!
  • permet de perdre des kilos    là, je me garderai bien d'avancer quoi que ce soit... 
  • course saine                      puisqu'on nous le dit, pourquoi pas?
  • augmente votre bien-être      pour ma part, c'est certain!
  • favorise le déroulement correct du pied   indéniablement.

 

 

PS du 21/01/2012:

ce matin, en naviguant bêtement sur le Net, je tombe sur une boutique eBay, qui vend des Walkmax... à un prix défiant  toute concurrence.

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=221152941493&var=520123051764#ht_886wt_1157
Ben sur ce coup-là, j'en ai commandé deux paires!
Pour 40,70€, ça mange pas de pain!
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e-commerce or not e-commerce?

31 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Peu après la parution de  mes "Chroniques des années 50 en Mayenne...", j'avais été contacté par quelques libraires à qui des gens avaient demandé un exemplaire. 
Suite à quoi, je leur avais laissé en dépôt quelques bouquins... et nous avions négocié ensemble la part de leur "ristourne".
Et ce matin, afin de faire le point, je passe un petit coup de téléphone par-ci par-là.
Tout semble se dérouler normalement avec toutefois une remarque  déjà formulée, et que j'avais  déjà rapportée  à mon "imprimeur":
"Pas facile de se procurer des ouvrages  hors circuit traditionnel de diffusion..."
Rappelons que j'ai entrepris la publication de ce livre  via une solution  numérique, dont je suis le principal artisan: écriture, choix du format, mise en page, couverture....
Internet permet cette possibilité...  que je n'aurais jamais pu mettre en oeuvre en utilisant le circuit "éditeur classique".
C'est alors qu'une  des "dépositaires"  a ajouté, un peu amère:
"Si tous les auteurs font comme vous, à diffuser par Internet, qu'est-ce qu'on va devenir, nous les libraires?"
That is the  question!!!
 
Je n'ai donc pas été spécialement surpris, mais voici la réponse -un peu agacée- que j'ai été amené à fournir:
"Ce n'est  pas moi qui ai demandé à déposer des livres chez vous.  (deux "petits" exemplaires...) et s'ils vous embarrassent, je passe les récupérer dans la foulée.
Par ailleurs, vous n'ignorez pas le parcours du combattant que doit effectuer celui qui veut éditer un livre via le circuit classique. Faut d'abord qu'un éditeur "ose", et ensuite si tant est qu'il accepte, il vous propose à compte d'auteur. D'où une mise de fonds non négligeable. Ce à quoi je n'étais surtout pas prêt!"
... 
S'écoule un léger temps... une page "blanche"... et la dame de  reprendre:
"Ah ben... va quand même y avoir la fête des mères et la fête des pères, votre bouquin peut intéresser quelques personnes... Vous n'avez qu'à me les laisser  quand même !"  
 
Soit!

Mais en présence de  cette situation, je ne manque pas de me poser quelques questions...
Les commerçants "classiques" doivent affronter  la concurrence d'Internet, et je suis bien conscient de  la difficulté devant laquelle ils sont placés...
Néanmoins,  les choses évoluent, les techniques itou, et les procédés de fabrication s'en trouvent facilités.
N'oublions pas que les copistes ont beaucoup râlé  quand l'imprimerie "moderne" a pointé le bout de son nez avec Gutenberg...
Et le Monde s'est forcément adapté... déjà!
 
Serait-ce à moi  de subir l'ancestralité du système?
Je peux maintenant partager ma prose très facilement... même si le cercle de mes lecteurs peut paraître dérisoire aux "grands éditeurs".
Il y a là une niche dont  certains ont saisi l'opportunité
Loi de l'offre et de la demande, c'est vieux comme le Monde.
Au fil des siècles, des métiers naissent,  d'autres disparaissent! A qui la faute?
 
Le monde du commerce et de la distribution est appelé à subir encore de profonds changements....
Qui doit s'y adapter?
Sans doute les deux mon adjudant: le commerçant tout autant que le client potentiel.

On pourra dès lors le regretter...
Moi le premier, pour qui arpenter les centaines de m² d'un Hyper n'est pas dans ma culture.
Tous ces Hypers qui ont bien souvent ouvert un espace "Média"... avec vente de revues, de livres, concurrençant fortement les petits détaillants.
Mais quand je ne trouve pas ce dont j'ai besoin dans mon environnement propre,  je suis parfois contraint de fréquenter ces monstres de la distribution!

Alors?
Hyper or not Hyper?
e-commerce or not e-commerce?
That is the question!

Il serait toutefois intéressant que le système  "numérique" puisse permettre aux commerçants "classiques"  de s'approvisionner  en livre papier afin de continuer leur vente de détail,  non?
 
Et pardonnez-moi de ne pas même avoir abordé les problèmes que soulève la diffusion des écrits via e-book!!!
Ce propos ne figure pas encore sur mes "tablettes"!
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