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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

billet d'humeur

Quand l'honnêteté n'est pas un vain mot...

9 Août 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce vendredi 9 août

 

J'accroche les vélos derrière la voiture, et nous partons en direction de Biches, à quelques km au sud de Châtillon en Bazois.

Le parcours le long du canal « Nivernais » est fort sympathique.

Arrivée au port de Châtillon.

Nous nous installons à une table nouvellement aménagée.

Les prunes dans les arbres voisins sont encore très vertes.

Quelques photos...

Quand l'honnêteté n'est pas un vain mot...
Quand l'honnêteté n'est pas un vain mot...
Quand l'honnêteté n'est pas un vain mot...

Mais immédiatement nos regards sont attirés par de drôles de vélos... dont un grand bi !

Arrêt... et la discussion s'engage avec un couple de Hollandais qui nous vante les charmes de la Bourgogne.

Nous expliquant les difficultés auxquelles ils ont dû faire face afin de monter leur petite entreprise de locations de vélos.

Echange d'adresses mail...

« Au plaisir ! »

 

www.velotouri.com

www.velotouri.com

Je suis presque arrivé au terme de la promenade.

Mais c'est là qu'un plan me semble intéressant à mettre dans la boîte à images.

Je m'arrête...

Heu... où ai-je donc pu ranger mon appareil numérique ?

En un éclair, je revois la scène...

Mais c'est bien sûr !

Je suis absolument certain d'avoir laissé mon Panasonic Lumix sur la table à Châtillon.

Aux dires de mon épouse, il paraît que j'ai alors accéléré tous mes mouvements afin de remonter au plus vite les vélos sur la voiture.

Et sans trop d'espoir, je mets le cap sur Châtillon.

J'arrive devant le banc fatidique.

Une bande de cyclistes s'y trouve.

« Vous n'auriez pas trouvé un appareil photo?

- Euh, non ! On vient juste d'arriver... Mais demandez plutôt à l'éclusier ! »

Je préfère aller directement chez mes loueurs hollandais.

 

J'ai à peine le temps de descendre de voiture que j'entends : 

« Ah, caméra ! »

Et je vois l'homme se diriger rapidement vers sa boutique, pour en ressortir avec ?

Mon appareil photo !

In-croy-able !!!

 

C'est alors qu'il m'explique : 

« Un ami à nous est passé juste après votre départ de la table... Où il a trouvé un appareil photo.

Il est venu nous voir avec, en nous demandant si... par hasard...

J'ai visionné quelques clichés, et je lui ai tout de suite dit que je connaissais le propriétaire !

C'est alors qu'il m'a confié l'appareil !

Et voilà, je suis très heureux de vous le remettre !»

 

Comme vous pouvez facilement l'imaginer, en l'espace de quelques minutes, j'ai vécu des moments intenses, allant du désespoir total de retrouver mon numérique, à la douce folie de l'avoir miraculeusement récupéré !

 

Me permettrais-je toutefois d'ajouter que, en me rendant ce « jouet » témoin de mes virées, mon interlocuteur hollandais m'a dit :

« Ici, pas de criminalité ! Tout le monde est honnête ! »

 

Ayant bien du mal à maîtriser mes émotions, je l'ai chaleureusement remercié, en lui demandant de transmettre également tous mes remerciements à son ami.

 

Dois-je vous dire que je retournerai prochainement à Châtillon ?

Parce que j'irai voir ces Hollandais.

Et je ne viendrai pas les mains vides !

 

Car la probité est une vertu que l'on doit respecter...

et encourager, n'est-il pas ?

 

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Le merle (analphabète) et le chien...

3 Août 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Alors que je pédalais dans les alentours de Decize, je tombe sur cette image insolite: un merle (apparemment) posé juste au-dessus d'une pancarte suffisamment explicite!

 
Je ne pouvais rater si belle occasion!
 
Et clac, dans la boîte!
 
Attention, chien en liberté.
S'il se montre, jetez vous sur le sol et attendez du secours.
S'il n'arrive pas, courage!
 
Mais  peut-être que le merle ne sait pas lire?
Allez savoir....
Posé juste là où il fallait!

Posé juste là où il fallait!

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L'encre verte ou "éloge de l'erreur"

23 Juin 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Je viens de  découvrir une publication intitulée: "Eloge de l'erreur"... (Laurent Degos, Editions "Le pommier")

http://www.editions-lepommier.fr/ouvrage.asp?IDLivre=615

Suite à quoi j'ai eu envie de consulter le brouillon de ma prochaine publication.

Un petit(?) livre qui devrait paraître en 2014... et qui s'intitulera "Chroniques d'un instituteur original".

Mais à ce stade de mes confidences, il est nécessaire que je vous explique pourquoi "original", n'est-ce pas?

Voici donc l'ébauche du chapitre qui devrait voir le jour dans mon livre de souvenirs:

--------------------------------------------------------

 

Certain(e)s de mes élèves m'ont souvent dit qu'ils m'attribuaient ce "titre"... original...

Sans doute à cause de ma pratique pédagogique...
Et  parmi les choses « originales » qui suscitaient quelques questions, figure... l’encre verte.

Vous savez tous que « dans le temps », les élèves utilisaient une plume d’acier, qu’il fallait tremper dans un encrier de porcelaine rempli d’encre de couleur violette.

J’ai pour ma part connu cette pratique au début de ma carrière.

Petit à petit, la plume fut supplantée par le stylo à bille, voire le stylo plume, puis le stylo feutre.

Ce qui permettait de sortir d’une certaine uniformité en disposant d’une palette de couleurs un peu plus variées.

 

C’est dans ces mêmes moments que j’ai dû opérer un changement radical.

Vous savez fort bien que le Maître avait l’usage exclusif du rouge, avec lequel il notait, annotait, raturait, soulignait… sanctionnait…

Bien qu’ayant été ce qu’on appelle un bon élève, avais-je été moi-même traumatisé par cette encre rouge ?

Je ne saurai répondre.

Toujours est-il que je décidai un jour d’abandonner le rouge, et d’opter pour le stylo vert.

Pourquoi le vert ?

Cette question m’a été posée de très nombreuses fois tout au long de mes années d’exercice.

C’est vrai que je le trouve moins agressif.

A mes yeux, même si le rouge est une couleur chaude, il symbolise aussi l’interdiction ou la sanction. Au hasard, je prendrai l’exemple du feu tricolore rouge, ou encore celui du fameux carton rouge des footballeurs, synonyme d’expulsion.

 

J’annotais donc les cahiers en vert.

Expliquant à mes élèves que le vert était pour moi la couleur de l’espoir, et qu’elle permettait de ne pas se sentir sanctionné, mais qu’elle incitait à corriger le tir afin d’améliorer les choses.

Le discours n’eut guère de mal à passer je pense.

Mais puisque j’aborde le douloureux problème sur la façon de « corriger »… il me faut évoquer LE monument de l’école, cette pratique à la fois décriée et emblématique du système scolaire… cet exercice qui pouvait recaler un postulant au Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires.

 

Je veux bien évidemment parler de la dictée

 

Ah, la dictée !

Cinq « fautes », et adieu le certif !

 

 

Le diplôme du "Certif'" obtenu par ma mère

Le diplôme du "Certif'" obtenu par ma mère

J’avais pour ma part aménagé l’exercice.

Je proposais assez souvent des dictées «commentées», à savoir que lorsqu’ils pressentaient une difficulté, certains élèves levaient la main… c’est alors que, sans donner la réponse, ils mettaient leurs petits camarades en éveil, leur rappelant une éventuelle règle de grammaire, leur suggérant de vérifier dans le dictionnaire, ou bien de recourir à une fiche mémento que nous élaborions à la demande de chacun, spécifique à chaque « cas ». Cette forme de dictée avait ainsi pour but de les rendre actifs, et de mettre en place des mécanismes qui, à terme, devaient devenir réflexes.

 

Et puis, je trouvais carrément inutile de faire poursuivre les pauvres malheureux qui s’essoufflaient au bout de quelques lignes dont mon stylo vert aurait eu à pâtir.

 

Je les faisais débrayer avant les autres. Ce qui me vaut aujourd’hui le plaisir de vous transmettre ce que l’un des élèves m’a laissé sur le livre d’or le jour de mon départ à la retraite:

« Merci de m’avoir racourcie les dictées, surtout que cela ne changeais pas la note et que la correction était surtout plus courte. alors cela arrangeais tout le monde » sic ! en français dans le texte !

 

 

L'encre verte ou "éloge de l'erreur"

Et pour en terminer avec l’exercice dictée… j’eus souvent droit à cette autre question : «M’sieur, pourquoi que dans la marge vous mettez pas notre nombre de fautes, mais que vous écrivez erreurs ?»

Ah, ça me direz-vous, pourquoi donc cette coquetterie?

J’ai systématiquement retourné la question à l’envoyeur, que j’aiguillais parfois sur les raisons de mon choix.

 

En fait, le mot « faute » évoque pour moi comme un pêché, une sorte de tache…

 

J’y préfère le mot « erreur », car on peut toujours corriger une erreur, et elle ne me paraît pas punissable. Elle est source de rebondissement, de prise en compte de ses lacunes. Elle fait partie d’une démarche intellectuelle…

D’ailleurs, qui n’a jamais procédé par la méthode des essais et des erreurs ?

 

Que ceux-là lèvent la main !

 

Et s’ils sont capables de me le prouver, je leur cède bien volontiers un gros paquet de Caranougats!

Ces fameuses friandises qui, elles aussi,  ont sans doute contribué à faire de moi, un "instituteur original!"

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Ben mon vieux!

18 Juin 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Il est des expressions toutes faites que l'on sort comme ça, très machinalement...

Pour marquer l'étonnement, la surprise, la joie... que sais-je encore?

Voilà-t-y pas qu'hier je me trouve en présence d'un jeune homme avec lequel j'ai conversé quelque peu.

Et au bout de notre échange, il se propose de me recontacter.

Il sort son agenda, commence à noter, mais avant qu'il ait fini, je lui fournis  une carte de visite confectionnée par mes soins.

 

Ben mon vieux!

Ce que voyant, mon interlocuteur s'exclame:

"Ben mon vieux!"

 

Puis se ravisant illico:

"Heu, c'est pas ça que je voulais dire...

Je voulais dire que...

Ben, je ne m'attendais pas à ce qu'un personne de votre génération..."

 
Homo erectus  informaticus technologicus

Homo erectus informaticus technologicus

Je n'ai toujours pas réagi... mais je déguste mon plaisir  de le  voir ainsi s'accrocher aux branches afin de sortir de ce mauvais pas.

"... Ben oui, enchaîne-t-il, c'est pas souvent qu'on voit quelqu'un de votre tranche d'âge (il n'a sans doute pas voulu dire un vieux, cette fois!)  oui, oui, c'est pas souvent qu'on voit quelqu'un de votre tranche d'âge être au parfum des nouvelles technologies!"

 

Et poursuivant:

"Se faire une carte de visite avec un QR Code renvoyant vers son blog... ça, non! J'avoue être un peu bluffé."

 

Et moi dans tout ça?

A la fois flatté et amusé par son attitude, je l'ai laissé se dépatouiller encore quelque temps dans ses explications...

J'ai tout de même fini par conclure:

"Mais vous voyez bien que l'âge ne fait rien à l'affaire, n'est-ce pas?

- Tout à fait!" m'a-t-il alors répondu, apparemment soulagé que je le prenne avec humour!

 

"Ben mon vieux!"

Expression banale voulant souvent traduire un quelconque étonnement.

Hé!

J'ai pourtant l'impression que mon gentil jeune homme y regardera à deux fois avant de prononcer à nouveau cette boutade!

Vous ne croyez pas?

 

 

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Les plaisirs d'ici-bas

13 Juin 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Faut que j'vous raconte,

Il m'arrive de faire le pied de grue dans les super-marchés.

Et rien qu'à la lecture de ces simples mots, vous aurez déjà compris que j'ai horreur de ça !

Pousser le chariot, s'arrêter ici et là, revenir en arrière, repasser devant un rayon déjà visité...

Bref, ça m'ennuie profondément... mais il faut néanmoins participer un tant soit peu aux courses du ménage en accompagnant madame dans le temple de la consommation.

 

Il est 11h30... toutes les caisses affichent des files assez impressionnantes.

Juste à côté de nous, un couple septuagénaire tente de trouver une place...

Et la dame de dire : 

« Ah, vous aussi vous cherchez ?

Encore eût-il fallu que les caissières fussent plus rapides, n'est-il pas ?

Mais les pauvres, elles font ce qu'elles peuvent...»

 

Tiens, me dis-je, madame-ma-voisine-d'infortune manie l'imparfait du subjonctif avec une certaine gouaille.

Et ce n'est pas pour me déplaire !

Je reprends donc la phrase de mon interlocutrice:

"Encore eût-il fallu que les caissières fussent plus rapides, et surtout qu'elles le pussent!" (du verbe pouvoir)

Tout en maniant donc moi aussi cette conjugaison quelque peu désuète, j'ai embringué  la conversation avec ce couple aux allures très... comment dire ? A la tenue vestimentaire assez artiste dirons-nous! Pas banale, mais classe toute de même!

Lui, élégant feutre sur le chef.

Elle, un peu gironde, robe longue noire non moins élégante, avec quelques sobres bijoux pour agrémenter la tenue.

Ils proposent qu'on prenne la file de droite, et eux celle de gauche.

Chapeau bas... mais après vous!

Chapeau bas... mais après vous!

Faut-il y voir une malicieuse tendance politique?

S'engagent alors comme des paris pour savoir qui sortira vainqueur de la course.

Eux, ou nous ? La Droite ou la Gauche ?

Sur ces entrefaites arrivent deux jeunes gens, qui n'ont en main que trois ou quatre sachets de chips, à moins que ce ne soient  de banales  friandises.

Ce que voyant, la dame leur lance : 

« Si ça vous chante, passez donc devant nous, comme ça vous ne pourrez pas dire que tous les vieux sont des schnoks ! »

Et, proposant avec malice cette course à handicap, qui la désavantage par rapport à nous, elle éclate de rire !

Dans le chariot de mes voisins, au milieu de leurs courses, j'aperçois le dernier numéro du « Canard Enchaîné »...

Faut bien  alimenter l'esprit aussi!

Mais leur file semble avancer un peu plus vite que la nôtre.

Quelques échanges oraux plus tard et tapotages de codes sur le terminal des cartes bancaires...

« Ben voilà, on est les premiers ! dit la dame, ravie.

- Oui, réponds-je alors en levant les yeux au Ciel, mais c'est pas grave, parce que Là-haut, les premiers seront les derniers, n'est-ce pas ?

- Oh là, cher monsieur, permettez-moi d'en douter, parce que rien ne vous dit que Là-haut, comme vous dites... si d'ailleurs il y a un « Là-haut »... (re-éclat de rires)

Parce que moi, pour l'instant, je me contente des plaisirs d'Ici-bas ! »

Et son mari d'opiner du chef en signe d'acquiescement.

 

Les voilà qui disparaissent bientôt tout au bout de la galerie, non sans nous avoir gratifiés au préalable d'un fort courtois :

« Bonne journée à vous, Ici-bas, et même Là-haut si ça vous chante ! »

 

Ah, que n'ai-je plus souvent l'occasion de rencontrer ici-bas des gens de cet acabit !

 

-----------------------------

Ici-bas: http://fr.wiktionary.org/wiki/ici-bas

 

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Ma boîte aux lettres... boîte à malices !

1 Juin 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

« Ah, me direz-vous, qu'est-ce qu'il peut y avoir d'intéressant à disserter sur un boîte aux lettres ? »

Faut que je vous raconte,

Hier soir, c'était la fête des voisins.

Nous nous trouvions un grosse dizaine de familles en haut du lotissement, à profiter du répit que la météo avait bien voulu nous accorder.

Chacun apporte son panier et met tout sur la table, à disposition des autres convives.

Ce qui permet de picorer au gré de ses envies.

Le papillon d'invitation glissé dans les boîtes aux lettres de la Résidence des Petits Champs

Le papillon d'invitation glissé dans les boîtes aux lettres de la Résidence des Petits Champs

Moment fort convivial, qui s'est prolongé fort tard.

Mais au cours de la conversation, l'une des organisatrices évoque la distribution des papillons... et ajoute :

« Moi, y'a une boîte aux lettres que j'aime bien, c'est celle du n°9 ! »

Et les autres de questionner :

« Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a donc de particulier, cette boîte ?

- Vous ne l'avez jamais vue ? Allez-y faire un tour, et vous comprendrez !»

Le problème étant posé, il me faut donc revenir sur cette boîte.

Véritable boîte à malices.

Qui intrigue, perturbe, amuse...

Boite à première vue banale... Mais...
Boite à première vue banale... Mais...

Boite à première vue banale... Mais...

Mais demandez donc au facteur habituel, ou au livreur de journaux, ce qu'ils en pensent de cette boîte ! Eux qui n'ont même pas à descendre de voiture pour effectuer leur livraison !

Et puis, elle est rouge, ce qui la singularise de toutes les autres, n'est-il pas ?

Ensuite, elle est équipée d'un gadget sur lequel je voudrais revenir.

Figurez-vous qu'il y a de cela quelques bonnes années, je regardais une émission de TV enfantine en compagnie de mon petit-fils qui, avisant une boîte « US Mail » me dit :

« Elles sont chouettes leurs boîtes aux lettres ! Les Américains, ils savent tout de suite si on a déposé des trucs dedans ! »

Il n'en fallait pas davantage pour déclencher un projet.

C'est ainsi que nous nous mîmes à l'ouvrage afin de « bricoler » la boîte de chez nous.

Tâtonnement expérimental, méthode des essais et des erreurs afin de trouver le bon compromis. Et réalisation du bidule !

Ah, il y a du courrier dans la boîte!

Ah, il y a du courrier dans la boîte!

Le mécanisme est fort simple : dès qu'on pousse l'opercule afin de glisser du courrier, cela libère le bras qui, sous l'effet de la masselotte en plomb redresse le tout !

Si bien que de ma baie vitrée, je sais tout de suite si je dois descendre récupérer mes envois ou si je peux rester au chaud.

 

Vous me direz qu'après la mise en service, j'ai observé quelques préposés qui se demandaient bien quel était ce truc démoniaque, et qui, croyant avoir fait une bêtise, tentaient de remettre tout cela à l'horizontale, soit en tordant le petit bout de métal soit en l'insérant dans le morceau de tube.

 

Appuyez sur le volet mobile...  et  le bras se redressera!

Appuyez sur le volet mobile... et le bras se redressera!

Toujours est-il que l'une des participantes à la fête des voisins ne put s'empêcher de glisser cette remarque :

« Ah, ça , c'est bien l'invention d'un type paresseux, qui n'a pas envie de se mouiller inutilement surtout s'il n'y a rien dans sa boîte ! »

 

Paresseux, peut-être, mais sans doute un poil ingénieux quand même, non ?

Voire même peut-être malicieux !

 

Comme quoi, l'esprit créatif d'un paresseux et de son petit-fils est parfois source de discussions, n'est-ce pas ?

 

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Ne rien faire, c’est un travail intérieur!

18 Mai 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Sur ce promontoire qu'est le Montaigu, j'aime à ne rien faire.

Ne rien faire d'autre... qu'observer la Nature.

...Ou bien prendre plaisir à faire évoluer des planeurs modèles réduits.

 

C'était le cas hier après-midi.

Ne rien faire, c’est un travail intérieur!

Alors que je suis sur le parking côté Sud, mon émetteur entre les mains, casquette vissée sur la tête, j'aperçois un homme qui se dirige lentement vers moi. Il pointe parfois mon planeur qui, à la manière d'une buse,  trace des cercles sous un gros nuage noir.

Puis il m'adresse la parole :

«  Alors, votre modèle, il emporte une caméra aujourd'hui ?»

Tiens, l'homme semble me connaître.

« Non, non, pas cette fois-ci... »

Et il enchaîne : 

« Mais je vous connais, je suis un fidèle de votre blog... »

Ah, voilà qui éclaire un peu ma lanterne. Mais si peu!.

Et à petites bribes, il me fournit des éléments qui vont me permettre de l'identifier.

Mais c'est bien sûr !

Il s'agit de... non, non, je ne vous le dirai pas.

Sachez simplement que nous portons le même prénom, que nous avons eu un parcours professionnel assez semblable... et que... et que...

Mais nous ne nous sommes jamais rencontrés "physiquement".

 

La portance devenant faiblarde, je fais atterrir mon oiseau, et nous finissons tous les deux assis sur le banc le plus proche.

Regards parallèles droit devant nous, en direction de la plaine d'Evron.

Magnifique, calme...

Ne rien faire, c’est un travail intérieur!

« Je suis venu au Montaigu aujourd'hui parce que j'avais envie de prendre des clichés ; je pense que la luminosité va changer en fonction des nuages. Et avec les champs de colza au loin... »

 

Tiens, là encore un point commun : l'homme est amateur de photo.

Mais n'est-il venu que pour faire de la photo? N'est-il pas venu là afin de "trouver" autre chose?

Peu importe.

(Le lendemain, il me fera partager son album,  dans lequel j'ai puisé les clichés illustrant cet article. Merci Bernard !)

 

Ne rien faire, c’est un travail intérieur!

La conversation va bon train.

Il évoque mes « Chroniques des années 50... »

Et s'épanche sur ses propres souvenirs.

Mais pudiquement, sobrement, à la manière des Mayennais dont nous vantons le caractère.

 

Et nous savourons tous les deux le temps présent.

 

Mais le ciel s'obscurcit graduellement. Quelques gouttes... Un éclair... L'orage s'approche.

 

Nous décidons alors de mettre un terme à notre entretien, en nous réjouissant d'avoir pu concrétiser une rencontre, une vraie, sans le truchement de la machine informatique

 

Et je redescends vers Bais.

 

Mais mon esprit vagabonde.

Evidemment, il n'a rien d'autre à faire!

Ah! Ne rien faire....

Je ne peux alors m'empêcher de faire référence à un bonhomme aux contours étranges, un certain Albert Cossery. Vous comprendre pourquoi d'ici peu..

 

Fin du premier acte.

Le rideau tombe.

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Ce matin, lever de rideau : le soleil est là, guilleret, mais frisquet.

Une nuit est passée(*), au cours de laquelle je me suis inévitablement replongé dans mes pensées de la veille,

Et si je retournais  à la rencontre de  Albert Cossery ?

Cet aristocrate de la plume qui écrivait:

(*) Le sommeil permet de penser d’une autre manière, en se situant hors du monde.

 

Je tombe alors sur une page Internet rapportant un entretien que l'auteur avait accordé à la revue « Le Magazine Littéraire »

 

Je lis, et je relis...

 

Tout en relisant, je picore... ça et là.

Prélevant un certain nombre d'aphorismes qui font parfois l'éloge de la paresse.

Ah! Ne rien faire...

 

Je vous laisse donc découvrir ci-dessous le  petit florilège élaboré à partir des "sentences" d'Albert Cossery...

Florilège que je ne manquerai pas de reprendre prochainement, lorsque, assis sur mon banc du Montaigu, face au bocage Mayennais... je serai en train de ne rien faire!

Seul, ou accompagné!

Et cela me permettra peut-être  d'ajouter un nouvel acte à ma pièce de théâtre...

Qui se joue sur l'immense scène  du grand théâtre de la Vie !

 

"Pour moi, la vie c’est formidable et j’ai la chance de pouvoir la poursuivre."

Albert Cossery.

 

Ne rien faire, c’est un travail intérieur!

Quelques pensées d'Albert Cossery:

 

En Orient, chacun élabore sa propre philosophie de la vie, sa propre sagesse, parce qu’on prend le temps de regarder le monde passer.

 

Lorsqu’on a découvert l’imposture dans laquelle vit le monde, la seule révolte possible c’est la dérision.

On ne peut pas écouter un ministre sans rire...

 

Pour moi, c’est essentiel de pouvoir se lever et d’aller dans la rue pour observer le spectacle du monde.

 

Quand nous étions jeunes, avec mes frères, nous ne cherchions pas à « gagner de l’argent », mais à en « trouver », là où il y en avait.

 

La vraie richesse, c’est de pouvoir vivre sans travailler.

J’aimerais qu’après avoir lu un de mes livres, les gens n’aillent pas travailler le lendemain, qu’ils comprennent que l’ambition de vivre est suffisante, que nulle autre ambition ne vaut !

 

Je n’ai jamais été l’esclave de rien ni de personne. C’est la possession qui vous rend esclave.

 

Ne rien faire, c’est un travail intérieur. L’oisiveté est indispensable à la réflexion.

 

Le principal, c’est d’être vivant : c’est la seule fierté dont on peut se prévaloir!

Pour moi, la vie c’est formidable et j’ai la chance de pouvoir la poursuivre.

 

Albert Cossery.

 

http://www.magazine-litteraire.com/actualite/hommage/albert-cossery-egyptien-saint-germain-24-06-2008-35310

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Quand je m'éclate...

14 Mai 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Juste une petite histoire, pour "rigoler"... ou pour "s'éclater"!

Après avoir connu des déboires avec Windows8 de mon PC portable...  V'là-t-y pas que c'est la mécanique qui déraille!

Hier après-midi, mon PC de bureau (sous XP) m'a gratifié soudain de couleurs psychédéliques... avant de partir complètement en vrille.

Je n'ai pas mis longtemps à comprendre que la carte graphique venait de lâcher.

J'ai allongé l'engin sur la table d'opération, et j'ai ouvert afin de procéder à une autopsie...

Là, j'ai vu!

Quand je m'éclate...

Trois condensateurs sur 4 sont explosés par le haut.

Réf:  FZ 87 1500 6.3V

 

Ce qui donne sans doute maintenant une explication à la mini-détonation entendue ce dimanche midi, et pour laquelle toutes les personnes présentes étaient d'accord: le bruit semblait trouver son origine du côté de mon ordinateur.

Mais pas de fumée, pas d'odeur électrique, le PC qui continue de fonctionner... jusqu'à ce lundi après-midi.

 

J'ai mis l'engin sur la table d'opération, et j'ai ouvert afin de procéder à une autopsie...

 

Là, j'ai vu!

Trois condensateurs sur 4 sont explosés par le haut.

Réf:  FZ 87 1500 6.3V

 

Ce qui donne sans doute maintenant une explication à la mini-détonation entendue ce dimanche midi, et pour laquelle toutes les personnes présentes étaient d'accord pour localiser son origine du côté de mon ordinateur.

Mais pas de fumée, pas d'odeur électrique, le PC qui continue de fonctionner... jusqu'à ce lundi après-midi.

 

Un petit tour sur Internet  a confirmé la panne et sa fréquence assez courante.

http://phoenixordi.e-monsite.com/pages/reparations/cartes-graphique/reparation-d-une-carte-graphique-condensateur-hs.html

 

 

Ce mardi matin, j'ai donc "couru" vers Mayenne où j'ai acheté une autre carte, puis j'ai effectué le remplacement, et ça re-fonctionne.

 

Moi qui n'aime pas jeter et dont l'une des devises est "Faire durer", je me pose juste une petite question: est-il envisageable de remplacer ces condensateurs? 

 

Plus par jeu ou par plaisir que par nécessité, bien sûr...

Mais n'y a-t-il pas eu d'autres dégâts collatéraux nettement moins visibles qui rendraient le remplacement complètement utopique!

Quand je m'éclate...
Quand je m'éclate...Quand je m'éclate...
Quand je m'éclate...

Un petit tour sur Internet  a confirmé la panne et sa fréquence assez courante.

http://phoenixordi.e-monsite.com/pages/reparations/cartes-graphique/reparation-d-une-carte-graphique-condensateur-hs.html

 

Ce mardi matin, j'ai donc "couru" vers Mayenne où j'ai acheté une autre carte, puis j'ai effectué le remplacement, et ça re-fonctionne.

 

Moi qui n'aime pas jeter et dont l'une des devises est "Faire durer", je me pose juste une petite question: est-il envisageable de remplacer ces condensateurs? 

 

Plus par jeu ou par plaisir que par nécessité, bien sûr...

Mais n'y a-t-il pas eu d'autres dégâts collatéraux nettement moins visibles qui rendraient le remplacement complètement utopique?

 

That is the question!

 
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A quoi je joue la nuit...‏

5 Avril 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Hello!


Cette nuit, vers les 3 heures du matin, je me suis réveillé.
Et pour passer le temps, je me suis amusé à trouver des mots bizarres... et à jouer avec eux.
Jouer avec les mots... vous savez à quel point  je peux  être intoxiqué par ce genre de divertissement! 

L'un des mots qui s'est présenté à moi était effectivment bizarre, et il  m'a donné l'occasion d'échafauder une petite histoire...
Car là encore, vous savez pertinemment  que j'adore raconter des histoires!
Il vous faudra cependant attendre la fin de ce récit pour découvrir le mot mystère,  en rouge tout au bas de ce texte.
Non, non, on ne triche pas en sautant des lignes!!! C'est pas de jeu!
Voici donc mon délire nocturne.
Il met en scène un couple de  bouchers-charcutiers.
Ils se nomment Arnaud Nolant   et Rolande Nolant.  
Ne trouvez-vous pas que ça "sonne" bien?
Mais retenez bien leur nom: Nolant.

Et un jour, ils ont le bonheur d'avoir un fils, qu'ils prénomment sans  trop savoir pourquoi,  Guy.  Guy Nolant: ça sonne déjà mieux à l'oreille que pour les parents, n'est-ce pas?

Mais au fur et à mesure que le petit Guy grandit,  Arnaud et Rolande  prennent conscience  que leur enfant n'est pas vraiment attiré par la bidoche, les rôtis, les tripes et autres abats... parque qu'il a horreur du sang.
Gênant quand on veut être boucher.

D'où leur souci de savoir s'ils pourront  un jour  transmettre leur boutique à leur fils Guy.
Jusqu'au jour où... et il fallait s'en douter... Le gentil Guy leur fait part de ses projets d'adulte: il ne sera pas, comme papa et maman,  boucher-charcutier.

C'est donc la mort dans l'âme que  les parents vont devoir continuer leur métier sans leur fils Guy... sans Guy  Nolant..
Sans Guy Nolant.
sanguinolent-copie-1.JPG
Ah, ah!
 sanguinolent! 

Ne riez pas trop fort, vous risqueriez de me réveiller, car  je suis déjà rendormi!
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PS1: mais n'allez pas penser que Guy deviendra chirurgien! Je vous rappelle que la vue du sang le met fort mal à l'aise!
C'est pourquoi le bloc opératoire sera nettement mieux... sans Guy Nolant!

PS2: je n'ai rien gagné à rédiger cette histoire, je suis resté sans gain... et peut-être aussi sanguin!
PS3: et si la nuit je ne dors pas vraiment, je me contente d'être somnolant... voire même  fignolant!


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Comment fabriquer un stylet pour smartphone

28 Mars 2013 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Les écrans tactiles, c'est bien, mais...

Et quand  je suis parti à la neige, avec des gants "normaux" au bout des mains... ben, sur les pistes... ça marche pas!

Ou alors, il faut acheter  des gants spéciaux, munis d'un embout capable de faire défiler les différentes pages de l'écran. (Voir ci-dessous)gants-tactiles--1-.JPG

Mais, bien qu'étant assez pratiques, ces gants rendent la précision fort aléatoire.

De retour dans mes foyers, j'ai donc cherché autre chose...

Parce que en ce qui me concerne, et bien que ne possédant pas des gros boudins au bout de mes bras, il arrive parfois que j'aie  des difficultés à pointer les cases du clavier tactile de mon Samsung.

Et je me disais qu'un stylet serait sans doute le bienvenu.

Je me suis donc rendu un jour dans un magasin spécialisé, et l'on m'a montré des trucs et des bidules, dont je trouvais le prix quelque peur prohibitif.

J'ai donc différé l'achat, etje me suis  retourné vers le Net, pour  tomber sur des sites où l'on vendait ce genre de gadget à 3 francs six sous...

Mais ça venait de très loin, de ces pays de l'Est où l'on évoque le soleil levant.

Fouinant encore un peu plus,  j'ai découvert que des petits malins avaient fabriqué eux-mêmes l'outil.

Ah, voilà que ça devenait excitant pour  les neurones du Mac Gyver qui sommeille en moi!

L'un de ces bidouilleurs avait même bricolé un truc semblant fonctionner, mais je trouvais sa solution un peu compliquée. De plus, il utilisait des morceaux d'éponge métallique à récurer... Bonjour l'écran!

La plupart   des autres bidouilleurs avaient utilisé du coton tige et une bande de papier alu à usage ménager.

Mais je touvais l'aspect du produit fini quelque peu inesthétique.

Pour pallier cet inconvénient, d'autres enfournaient ce coton tige dans le corps d'un stylo bille genre Bic...

Et soudain, je suis  tombé sur une autre site où l'on utilisait un brin d'antenne d'émetteur  pour radio-commande.gants-tactiles.JPG

Ah, ben ça, j'avais sous la main!

Et  partout cependant, on nous expliquait qu'il  suffisait de deux éléments :

- un bidule préhensible par la main,  capable de conduire l'électricité statique.

- un"palpeur" légèrement humide, pour faire croire à l'écran qu'il s'agit bien d'un doigt humain.

 

C'est alors que j'ai avisé un morceau de tube laiton au diamètre suffisamment étroit.  (sinon, autant utiliser ses doigts... et vous savez ce que je leur reproche)

J'y ai enfilé un mince fragment d'éponge, que j'ai ensuite subrepticement porté à la langue.

 

La suite?

 

Je vous laisse découvrir à partir de la vidéo...

L'outil est sans doute perfectible.
On doit aussi pouvoir faire encore plus petit avec un diamètre plus fin.
Mais déjà comme il est là, et en fonction de son prix de revient...
Je vais tout de suite en confectionner un autre,  qui sera relié au guidon de mon VTT par un fil  kevlar...
Et puis encore un autre...

Have fun!

PS: avisant qu'il suffisait de trouver un bidule anti-statique au bout de mon stylet, ben, à la place de l'éponge j'ai enfilé un petit morceau de ces lingettes destinées à nettoyer les écrans plats.
Et alors?  Ben ça marche!
gants-ecrans-tactiles.JPG
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