photo et poesie
Camping car rural
Cela fait quelques jours que j'ai planté ma caravane sur le camping de Digoin, en Bourgogne, à la limite de la région Auvergne.
Avec pour objectif de visiter les environs, et « explorer » à VTT les nombreuses voies vertes aménagées sur d'anciennes voies ferrées, ou le long des canaux.
A ce propos, le camping de Digoin a pour originalité de se trouver sur un ancien « grand bassin » qui a été comblé, et près duquel subsiste une portion de canal utilisée par le club de joutes local. Seuls restent en bout du camping l'ancienne maison éclusière et les vestiges de l'écluse.
Mais ce matin, le ciel est gris, le plafond bas...
Il a d'ailleurs plu une grande partie de la nuit... abondamment!
Et les bassines flottent...
Une « rayon de soleil » vient pourtant vient d'éclairer ma journée.
Avec la vision d'un drôle de caravanier.
Pensez!
Comme véhicule tracteur, il utilise un Hanomag « collector »...
Et comme caravane? une remorque paysanne bâchée!
Le tout en parfait état de marche : pas une trace de rouille, pas une dégoulinure d'huile.
Notre homme vient tout juste de passer devant nous afin de poursuivre son périple !
Un grand salut du bras, le tout accompagné d'un large sourire...
Auquel nous avons bien évidemment répondu.
Puis l'attelage a escaladé le raidillon permettant de sortir du camping, non sans lâcher quelques hoquets accompagnés par quelques gracieuses volutes de fumée.
C'est alors que j'ai pu voir à l'arrière de la remorque deux plaques intéressantes.
La première, « B »... ce qui voudrait dire que notre curieux caravanier est d'origine belge.
La seconde « 30 »... vitesse limite de ce singulier attelage!
Pas d'autoroute, pas de voie rapide.
L'éloge de la lenteur!!!
Escargot de Bourgogne!!!
Ah, comme j'aurais aimé partager quelques instants avec ce caravanier pas comme les autres !
Bonnes vacances, monsieur le poète!
Lire et délire
A l'intention de ceux qui savent lire...
et de celles qui savent délire!
Alors, qu'est-ce qu'on pourrait lire dans le genre délires?
Délire, des lires... c'est vite dit, d'autant plus que des lires,
même dans les tirelires d'Italie, on n’en trouve plus!
Délire, délire... c'est tout le contraire de lire,
tout comme dégoût est le contraire de goût...
tout comme démis est le contraire de mis...
tout comme décent est le contraire de cent...
tout comme défaut est le contraire de faux...
C'est pas faux?
J'ai pas raison?
tout comme début est le contraire de but...
et tout comme défini est le contraire de fini...
- C’est pas déjà fini?
- Si, ..jà!!!
NB: à propos de ce texte, quelqu'un m'a dit un jour que je frisais le "delirium tremens". Rassurez-vous, il n'en est rien. Pas plus delirium très mince que très
épais...
Complètement givré...
Mais une bise aigre et glaciale venant de l'Est n'incitait pas à la promenade champêtre...
Dans ces conditions, il n'était pas possible de faire voler un modèle réduit de façon raisonnable.
Je suis donc sorti, muni de mon appareil photo. Car il fallait être complètement "givré" pour oser mettre son nez dehors ce matin-là.
J’ai pourtant rencontré de bien curieuses images. Car le givre avait gainé
toutes les branches, avec une étonnante diversité. Et même des végétaux parmi les plus biscornus s'étaient parés pour l'occasion.Autres images étonnantes offertes par ces petits"oiseaux de glace", transis de froid, blottis les uns contre les autres. Ou cet autre petit "oiseau" de glace perché au sommet d’un poteau!
Au détour d’une haie, tiens, comme dans un western: un poteau prisonnier d'un lasso de barbelés...
Et puis ces petites fleurs blanches de printemps au bout des branches???... Ne nous méprenons pas! C'est du givre!
En visionnant certains clichés effectués lors de mon safari, je sens encore le vent qui me transperce... Et les barbelés m’apparaissent encore plus "raides" que lorsqu'ils sont nus!
Curieusement, les tiges et les branches semblent toutes immobiles, et pourtant elles vibraient sous les rafales. Quant au troupeau, il cherchait à se protéger du vent, tentant de trouver un refuge au milieu du bosquet.
Dans ces conditions difficiles, il n’était pas aisé de cadrer correctement. J’étais particulièrement malhabile, à cause de ce vent froid qui générait de grosses larmes tourbillonnant derrière les verres de lunettes....
...à cause de mes doigts raidis par le gel malgré les gants de laine...
...à cause de la buée qui s'accumulait sur les carreaux...
Soumis également à de rudes épreuves, mon appareil photo a fini lui aussi par capituler: accus vides! Eux non plus n'aiment pas les grands froids. J’en avais pourtant d’autres, tapis bien au chaud dans l’une de mes poches… mais je n’ai pas eu le courage de les sortir.

Je suis donc rentré, la carte mémoire bien remplie, et je me suis planté devant le feu de cheminée.
Puis j’ai transféré les clichés sur mon ordinateur. Pour découvrir sur l’écran… ce que mes yeux n’avaient pas vraiment eu le temps d’apprécier.
J’ai eu froid, mais il fallait être là au bon moment, pour profiter pleinement de cette éphémère féerie. Et je ne regrette surtout pas ma sortie.
Ne méritait-elle pas d'être vécue?
Photos à voir ici:
http://picasaweb.google.fr/Bernardino53/GivreSurLesBranches?feat=directlink
Patrouille REVA
La patrouille REVA photographiée au meeting d'Evian en juin 2004. Très spectaculaire! Des vols pleins de poésie

Son site:
http://perso.wanadoo.fr/patrouille.reva/

Onyx Moon
C'était jeudi 6 avril.
Mon Onyx a rendez-vous avec la Lune...
Mais la lune ne sait pas et mon Onyx l'attend!
Merci à Michel Roger pour ces clichés réalisés dans un ciel d'une limpidité rare par chez nous!



