photo et poesie
Rencontre avec un âne
La météo annonçait pour l'après-midi des températures presque caniculaires.
Alors autant pédaler le matin, pendant qu'il fait encore relativement frais.
J'enfourche donc mon VTT "électronique" et je pars direction La Beslière...
C'est en grimpant le raidillon que ma chaîne décide bêtement de sauter au moment où je passe "petit plateau".
GRRRRR!!!!!! Voilà qui commence bien mal.
Mains toutes noircies, et dépannage effectué, je me glisse dans le chemin creux qui monte jusqu'à la Haute Beucherie.
Je vais ainsi cheminer à l'ombre un bon moment... pratiquement jusqu'au pied du Montaigu.
Peu de temps après le carrefour des pommiers, j'effectue un virage à gauche toute, pour descendre le sympathique circuit "Etiveau".
Certains passages s'avèrent plus qu'agressifs en raison de l'étroitesse de ce chemin bordé de ronces, qui ne demandent qu'à gentiment "caresser " les avant-bras...
Au bout de ma descente, je rejoins la route qui me conduit à Sainte Gemmes, où je tourne à droite afin de prendre la liaison qui me conduira vers l'étang de Gué de Selle.
Dans cette portion de chemin récemment aménagée, on a eu l'excellente idée de replanter certaines haies avec... des pruniers!
Evidemment, je m'arrête et je déguste!
C'est alors que je vois déboucher du virage tout proche, un équipage insolite.
Pensez donc: un homme, accompagné de son âne.
Un âne aux longs poils, une âne du Poitou, comme ceux que j'ai pu admirer sur l'île de Ré...
Sauf qu'ici, il ne porte pas de culotte.
Son propriétaire s'arrête, nous échangeons sur nos différents moyens de déplacement: lui à propos de son âne, moi à propos de mon VTT.
Et pendant ce temps, que fait notre âne?
Ben, dans la mesure où il a les prunes à hauteur du museau, il en profite pour faire une halte gourmande!
Et quand "en haut" il n'en trouve plus, il avale celles qui jonchent le sol!!!
Avant de quitter les lieux, je fais provision de quelques prunes que je glisse dans mon sac à dos, et direction Mézangers.
Je longe l'étang sur sa droite, pour passer devant la petite plage déjà bien fréquentée à cette heure. Qu'est-ce que ça va être cet après-midi!
Je retrouve la route goudronnée... pour passer devant le manoir de la grande Coudrière.
Puis à nouveau le couvert de la forêt où il fait encore relativement frais.
Se présente ensuite le hameau de Chellé.
La suite de mon parcours m'amène tout droit à Hambers, où je me désaltère près du plan d'eau.
Quelques prunes en guise de carburant, puis je me glisse à nouveau dans un sentier ombragé, où je rencontre des passages encore bien délicats!
Nouvel arrêt pour se désaltérer et prendre quelques photos.
Et je retrouve la route goudronnée au niveau de "Marche".
Il ne me reste plus qu'à effectuer les derniers kilomètres vers Bais, avec un vent de face assez soutenu... qui me contraint à utiliser l'assistance électrique.
Sauf que, à l'heure où je range mon vélo dans son garage, qui pourra me dire où se trouve mon âne?
A-t-il bien digéré ses prunes?
En ce qui me concerne, pas de problème!
Parce que moi, j'ai craché les noyaux!
Pas lui!!!
Ombres au sol et buse en vol
Par ce jour de printemps où le soleil brillait avec générosité, je suis sorti en compagnie de quelques modèles afin de tâter des manches.
Premier vol avec l'Electro Trainer, qui évolue gentiment dans une atmosphère où le vent est quasiment absent. Au loin, les éoliennes peinent à bouger leurs pales.
Mais dans la mesure où les ascendances semblent bien présentes, je sors ensuite mon Electro Junior... qui accroche quelques bonnes "bulles" prolongeant ainsi délicieusement le vol.
Suit une longue séance de repos, assis dans l'herbe... à rêvasser.
Et je lance mon 3ème modèle, à savoir l'Easy Glider pro... que j'ai équipé de la caméra Mobius. Celle-ci est fixée sur un support en alu, lui-même maintenu à l'extrados de l'aile gauche avec un système d'écrou noyé dans le matériau, mais suffisamment loin du fuselage pour que les images ne soient pas "polluées" par l'hélice en rotation.
A noter que ce déséquilbre au niveau des masses ne perturbe pas le vol... ce que je craignais pourtant un peu.
Je m'amuse ainsi à faire passer mon modèle près de moi, en espérant justement que la caméra enregistrera des ombres...
Ce que je ne découvrirai qu'au moment de visionner les films. Bien sûr.
Mais en cours de vol, alors que mon modèle tournicote dans une ascendance, je vois apparaître une buse.
Du sol, il est difficile de positionner le planeur de telle sorte que la caméra ait l'oiseau dans son champ.
Et c'est en visionnant mes images que je vais avoir la bonne surprise!
D'abord, un très fugitif passage...
Et puis deux ou trois tours plus tard... oh, miracle, l'oiseau est capté par l'objectif!
Sans l'ombre... d'un doute!!!/http%3A%2F%2Fwebmail1m.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Flangue.gif)
Là, je jubile.
Mais tout ça, vous l'aurez compris, je ne le découvrirai que devant mon écran d'ordinateur!
Auparavant, il aura fallu atterrir le modèle... soleil dans le dos... toujours pour obtenir l'ombre.
Et sur le cliché ci-dessous, on voit très nettement la proéminence de la caméra sur l'aile gauche, ainsi que les ailerons relevés en guise d'aérofreins.
Ma foi, il est des jours où, sans que j'abuse... "l'ombre" de petits riens suffise à vous remplir de joie./http%3A%2F%2Fwebmail1m.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fcomplice.gif)
Séquence très détaillée ici:
http://bernardino.over-blog.net/2014/04/croisement-d-une-buse-en-vol.html
Ou bien deux vidéos ci-dessous:
Si vous pouvez enregistrer et visionner avec VLC, utilisez la touche "moins" afin d'obtenir un effet ralenti.
Autre essai de vidéo chez Youtube...
Bais et ses Batailles
La commune de Bais possède un lieu-dit nommé Les Batailles.
Ce qui semblerait être un lointain souvenir lié à la Guerre de Cent Ans.
Mais jamais je n'avais fait décoller un de mes modèles à partir de ce coin-là.
Voilà donc un oubli réparé, ce qui nous donne des images inhabituelles, où l'aspect village-rue de notre commune est nettement moins visible.
Rappelons que les habitations s'articulent autour de la D35 suivant un axe quasiment Est/Ouest. La route départementale 35 est un axe routier secondaire reliant Sillé le Guillaume et Mayenne.
Concernant les cultures, vous pourrez remarquer que les champs sont décorés de curieux tracés, invisibles du sol!
Et puis l'objectif "grand angle" de ma caméra Mobius "bombe" parfois le paysage, donnant à la Terre une rotondité exagérée!
Mais l'oeil embarqué saisit des images dont le bipède cloué au sol ne peut bénéficier.
C'est ainsi que le regard de mon "oiseau" embrasse les éoliennes de Bais Hambers, ou celles de Trans.
Et comme les images insolites font partie de mon univers, je ne résiste pas au plaisir de vous donner le décollage, avec l'ombre du modèle au sol, ainsi que la séquence atterrissage...
Avec ce nouveau "reportage", la photothèque de notre village s'enrichit à nouveau.
Grâce à l'un de mes "drones" de modèles!
Et aux petites caméras embarquées, bien sûr!
Toutes les photos ici:
https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/BaisVuDesBatailles?authuser=0&feat=directlink
ou là:
Quand le jaune envahit le bocage
Pour ce samedi de début avril, la météo annonçait une fenêtre avec du vent de Sud-Ouest.
Ce qui, vous l'aurez compris, m'a fait sortir de ma tannière.
Motoplaneur Solius "sous le bras", je suis donc monté à La Roche.
Le ciel est bas, gris... Au loin, de gros nuages noirs semblent bousculer l'horizon.
Qu'à cela ne tienne: "mon" vent est très bien axé, pas très fort, mais suffisant.
Afin de franchir la zone de turbulence et d'assurer l'envol, je mets un coup de moteur... vite stoppé dès que la zone de portance est atteinte.
Vont rapidement rejoindre mon modèle deux buses, qui s'amusent comme des folles en grimpant au maximum, pour se laisser tomber comme un caillou et rouvrir brutalement les ailes.
On dirait qu'elles jouent aux montagnes russes!
Mais jamais elles ne sembleront préoccupées par l'intrusion de mon planeur dans leur territoire.
Quelques gouttes viennent "pustuler" mes verres de lunettes, puis elles s'estompent.
Cela fait une bonne demi-heure que "mon oiseau" est en l'air, lorsque j'entends des voix.
Deux cavalières apparaissent à gauche sur le chemin de randonnée longeant l'herbage dans sa partie Sud.
Elles papotent joyeusement, ce qui a pour effet d'attirer les jeunes bovidés séjournant dans ce pré. Et ils vont ainsi accompagner les promeneuses tout à l'extrémité du champ... d'où je ne les verrai plus.
Jusqu'à ce que tout à coup, j'entende un bruit de cavalcade derrière moi.
Ah, les vaches!
Je me retrouve entouré par un lot de spectatrices, dont je ne sais comment me débarrasser.
Et moi de les invectiver:
"Mais fichez-moi le camp! Voyons?
Comment voulez-vous que je fasse atterrir mon planeur maintenant que vous êtes toutes là?"
Et puis, grosse surprise... L'une d'elles aurait-elle compris mon message pour le transmettre à ses consoeurs?
Toujours est-il que, aussi rapidement qu'elles étaient venues, elles se sont enfuies pour disparaître derrière la butte.
Ouf!
Le compteur de mon émetteur affiche maintenant 50 minutes.
Une trouée de soleil éclaire les colzas en contrebas.
Ce qui leur donne un aspect nettement plus agréable que le jaune-rouille parsemant le bocage... là où des produits "naturels" ont été pulvérisés afin de se débarrasser des herbes non utiles... (C'est pas comme ça qu'on dit?)
Et alors que le ciel s'obscurcit à nouveau, je vois apparaître une nuée d'oiseaux marins (des mouettes, des goélands?) qui enroulent joyeusement une ascendance dont je me fais un plaisir de profiter également.
Arrive un moment où il est raisonnable d'en sortir, parce que la vue a ses limites.
Et en redescendant, mon planeur aura droit à une petite séance d'acrobaties... comme les buses!
Le vol se poursuit, mais déjà au loin, je perçois des "rayées" sombres et obliques.
A n'en pas douter, c'est la pluie qui arrive, cette fois "pour de bon".
Mais j'ai déjà une heure de vol, et je décide sagement de faire atterrir le brave Solius.
Face au vent, aérofreins sortis.... Bzzzzz... et mon planeur rejoint sagement le plancher des vaches.... qui ne sont plus là!
Encore quelques gouttes, un peu plus grosses.
Je redescends à la voiture et je démonte le Solius pour le ranger dans le coffre.
C'est alors que je vois débouler mes "copines", qui s'amassent derrière la clôture!
Les gouttes se font maintenant nettement plus grosses, et plus drues...
Mais, si vous êtes fidèle(s) de ce blog, vous savez bien: quand je fais voler à la Roche... c'est que la pluie ne va pas tarder!
Pas bien grave!
Parce que j'ai largement profité de la petite fenêtre que me promettait la météo!
Ainsi que du jaune des colzas et de leurs cousins les pissenlits!
PS: dimanche après-midi, le scénario se présente de la même façon. Et hop! Je retourne à La Roche pour ajouter encore une heure à mon carnet de vol!
Tout dans la dentelle
Bais mon village vu du ciel
Cela fait bien longtemps que j'ai eu l'idée d'embarquer un appareil photo dans mes modèles réduits.
C'était au début des années "80", avec un Kodak Instamatic, lourd, encombrant, qui nécessitait un décollage, une montée... puis un atterrissage, un réarmement manuel... pour chaque photo!
Avec un résultat souvent désastreux.
Et tel monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je "jouais" avec des drones(*)... à mon insu!!!
Cependant, au fil des ans, la technologie a fait un bond considérable, permettant au plus grand nombre de photographier d'en-haut, avec un coût minime... et une qualité photographique assez exceptionnelle.
En cette veille de printemps, je suis donc allé au chemin de la Beslière.
Caméra Mobius posée sur le dos de mon fidèle Easy Glider...
http://bernardino.over-blog.net/2014/02/filmer-avec-deux-keycams.html
Il faisait beau, et le soleil couchant étirait les ombres au sol.
Vous me ferez remarquer que j'ai déjà proposé des images de Bais.... en faisant décoller mon modèle de différents endroits.
Mais je suis toujours étonné par la qualité obtenue à partir d'une mini caméra, qui pèse moins de 40 grammes, et que l'on peut acquérir pour une somme comprise entre 55 et 90 Euros, selon qu'on l'achète à Hong-Kong ou en France.(**)
Et j'ai encore grand plaisir à vous faire partager ces prises de vues.
Avec toutefois une idée en tête...
Car la prolifération de ce qu'on appelle les "drones" ne va-t-elle pas conduire le législateur à prendre des mesures draconiennes afin de limiter les abus:
atteinte à la vie privée, droit à l'image, mise en danger d'autrui...
Pour ma part, ce sont des points sur lesquels je m'efforce d'être le plus "clean" possible...
Mais...
Et puis je ne fais pas commerce de mes clichés.... ce que d'autres utilisateurs ne se privent pas de faire, en enfreignant (parfois) la loi.
Bref, le débat est ouvert... et il me faut quand même revenir sur Terre.
Car tout vol "normal" doit se terminer par un atterrissage aussi conventionnel que possible.
Ce qui m'a valu le plaisir de poser mon modèle sur une bande herbeuse de quelques m².
Un atterrissage digne des pilotes de l'Aéronavale qui atterrissent sur le pont exigu d'un porte-avions.
Exercice réservé à des pilotes chevronnés!
Et puis je suis rentré chez moi afin de visionner le film d'où j'ai extrait la plupart des clichés illustrant cet article.
Jusqu'à ma prochaine sortie... avec ou sans drone!
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(*) Un drone (de l'anglais « faux-bourdon » ; sigle militaire : UAV, Unmanned Aerial Vehicle) est un aérodyne sans pilote embarqué et télécommandé qui emporte une charge utile, destinée à des missions de surveillance, de renseignement, d'exploration, de combat, ou de transport.
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(**)A noter que les clichés de cet article ont été allégés à l'aide de Fileminimizer Pictures afin de ne pas "plomber" la lecture avec des pages lentes à s'ouvrir.
"Poids" avant traitement: environ 3Mo...
Après traitement... 0.1Mo
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Et enfin... Si vous faites un détour par le site Internet de la Mairie, vous pourrez constater qu'un certain nombre de mes clichés ont été utilisés pour illustrer quelques pages:
http://www.bais.mairie53.fr/index.php?page=article&typer=3&menu=2
Autrans vu du ciel
Quand la brume s'étire sous le Montaigu
L'autre matin, apercevant le soleil qui pointait le bout de son nez, je décide d'aller au Montaigu faire voler un de mes modèles.
Mais en arrivant au sommet de la Beslière, je me demande si je vais pouvoir réaliser mon projet.
Parce que d'immenses langues de brume s'accrochent à la végétation, léchant le sol avec lenteur...
Et curieusement d'autres flottent à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol, noyant le sommet des éoliennes.
Ben, si je ne peux pas jouer des pouces en pilotant, je jouerai peut-être de l'index en appuyant sur le déclic de mon appareil numérique qui m'accompagne partout!
Et lorsque je débouche sur le parking situé en contrebas de la chapelle Saint Michel, j'ai le plaisir de découvrir un spectacle féerique.
Une brume langoureuse rampe le long du sol, se déplaçant de façon imperceptible.
Au loin, je devine la masse sombre de la basilique d'Evron, et sur la gauche le château d'eau proche de la fromagerie Bel (là où l'on fabrique les rondelles rouges des petits "Vache qui rit")
Et un peu plus à droite, la carcasse de l'usine "Dolomie" qui dresse son imposante silhouette au-dessus de Neau.
En tournant légèrement mon regard vers la droite, j'aperçois tout au loin le village gallo-romain de Jublains, mis en lumière par une "rayée de soleil".
Gentil soleil, qui tente d'insérer ses rayons au travers de la masse ouateuse...
Le spectacle est très changeant.
Et par moments, je me trouve pris moi-même dans un brouillard dense qui semble me pénétrer jusqu'aux os.
Combien de temps suis-je resté à contempler ce spectacle?
Aucune idée.
Jusqu'à ce que, enfin, le soleil gagne la partie et s'établisse de façon stable sur notre bocage.
J'ai alors sorti mon petit avion, et je l'ai envoyé en l'air.
Mais dans mes yeux se superposaient deux images: celle de mon modèle radio-commandé, qu'il ne fallait pas perdre de vue, et celle de la campagne enjolivée par la brume.
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Et pendant que mon avion flottait doucement dans les airs avec pour toile de fond ce bocage que j'aime tant, j'ai repensé à ma rencontre de dimanche dernier.
Tout récemment donc, alors que sur ce même Montaigu je faisais évoluer un modèle, j'entends derrière moi:
"Tiens, est-ce qu'on peut quand même faire la bise à notre ami Bernard sans déranger son pilotage?"
Et avant même que je ne réponde, j'ai reçu un délicat "poutou" sur la joue droite, et j'ai découvert... Elsa! La gentille Zaza!
Une ancienne élève accompagnée de sa mère.
Zaza qui a eu ensuite ce mot étonnant:
"Alors Bernard , en pleine séance de relaxation?"
Et subitement, j'ai un doute.
Dans la brume de mes souvenirs...
M'a-t-elle dit "relaxation" ou plutôt... "méditation"?/http%3A%2F%2Fwebmail1m.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Fanimes%2Fgene.gif)
Mais quel que soit le vocable utilisé, il me semble qu'elle avait visé juste!
Les feuilles dans le vent...
Dans la mesure où le soleil jouait à cache-cache avec les nuages, mais qu'il pointait malgré tout le bout de son nez, j'ai chaussé mes godasses et je suis parti pour arpenter le bocage.
Un vent frisquet soufflait en rafales rageuses.
Il hurlait comme s'il cherchait à épouvanter son monde.
Et il arrachait les dernières feuilles qui tentaient avec courage de se cramponner aux branches.
Tant que je me suis trouvé protégé au creux des chemins, il ne m'a pas gêné.
Mais lorsque je me suis trouvé à découvert... ce fut un brusque changement!
En arrivant au plan d'eau, je pus assister à un spectacle "sympathique": les bourrasques faisaient s'envoler des nuées de feuilles qui tourbillonnaient frénétiquement.
Vite, l'appareil photo.
C'est alors que je me suis souvenu d'un poème rédigé par Anna de Noailles.
Et plus particulièrement les vers suivants:
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
Le poème dans son entier:
Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
Comme toutes les voix de l'été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l'eau même a froid.
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux
S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer
Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...
Gentils coquelicots, mesdames...
Empruntant le chemin qui vient d'être aménagé pour les techniciens chargés de la maintenance à l'éolienne de La Roche, je suis passé près d'un champ qui arborait de magnifiques coquelicots.
Avant d'aller lancer mon planeur sur la pente, j'ai "capturé" quelques clichés à l'aide mon smartphone.
Puis j'ai envoyé le bouquet à ma "tribu"
Ce qui m'a valu la réponse suivante, émanant de ma petite soeur Mireille:
J'adore les coquelicots! je suis capable de m'arrêter sur le bas-côté pour voir ce beau rouge vif. L'autre jour en passant dans un petit village, il y en avait des immenses, très gros et d'un rouge très vif! Ce devait être des pavots! Mais quelle beauté. J'en planterai prochainement dans ma nouvelle résidence!.
Ou ces deux autres commentaires:
- C'est vrai qu'on n'en voit plus tellement.
Quelle chance tu as d'en avoir comme ça!
C'est vraiment très beau!
Marie-Jo
- Ben par chez moi, y'en a plus beaucoup des coquelicots.../...

























































