billet d'humeur
Quand ça vouzoune dans les lavandes
Ah! le verbe vouzouner... Vous allez sans doute me dire que vous ne connaissez pas.
Bien évidemment, si vous n'avez pas la moindre connaissance du patois mayennais, ce mot ne vous dira rien du tout.
Alors, ne voudriez-vous pas que je vous fournisse un synonyme issu de la langue "officielle" utilisée par Molière? Je vous propose par exemple le verbe bruire. Et après un rapide détour via un dictionnaire, voici ce qu'on peut trouver:
Synonymes de Bruire (Verbe) :
Vous choisirez parmi ces verbes celui qui semblera correspondre à l'idée que vous vous faites d'insectes oeuvrant dans les lavandes...
Il en est cependant qui sont nettement moins bruyants... accomplissant leur prélèvement avec grâce... tout en pollinisant si besoin est...
Et puis il en est d'autres que seul un oeil averti peut discerner dans la végétation... Pour exemple:
Vous ne voyez rien? Un bâtonnet penché à 45° sur l'image...
Besoin d'un peu d'aide?
Que voici:
Il s'agit tout simplement d'un phasme, que j'ai "sorti" du buisson pour le déposer sur l'allée afin que vous puissiez le détailler... Et je l'ai remis ensuite à sa place.
Voici donc ce que peut nous offrir la Nature lorsqu'on a l'opportunité de lui consacrer un peu de temps!
Vive les robots tondeurs!
Si vous avez feuilleté les pages de ce blog, vous avez pu lire que je suis « l’heureux ? » possesseur d’un robot de tonte
Ce qui me vaut parfois des courriels… où certaines personnes n’hésitent pas à me demander conseil… ou retour d’expérience.
Auparavant, je me dois de préciser quelques détails qui ont leur importance.
A savoir qu’il existe grosso-modo deux types de machines :
- celles qui fonctionnent avec tonte programmée à heure fixe un certain nombre de fois par semaine. Elles ont pour la plupart un déplacement aléatoire. A savoir que si elles arrivent devant le fil qui délimite le tour de leur parcelle, elles vont « ricocher » pour repartir dans un autre sens. De ce fait, elles passeront sans doute plusieurs fois sur des zones déjà tondues. Temps de travail forcément plus long que le second type.
- celles qui mémorisent le terrain, et qui vont le « quadriller » de façon « intelligente ». Elles sont équipées d’une électronique parfois sophistiquée, souvent gérable via le smartphone (wifi ou bluetooth), voire à distance importante grâce à une carte SIM. C’est ainsi que même en Espagne, j’ai pu savoir si mon robot tondait, s’il était bloqué par un obstacle ; je pouvais également connaître la date qu’il avait lui-même programmée pour sa prochaine tonte en fonction de la météo (sachant que son logiciel interne est capable de la prendre en compte).

Mais, revers de la médaille, cette « jolie » sophistication est parfois source de nombreux maux. C’est donc bien là leur talon d’Achille. Tout comme cela semble avoir été le cas pour mon propre robot.
Il s’agit d’un Indego 1200. De marque Bosch, donc en principe affublé d’une solide réputation de sérieux. Appareil appartenant au second type… Avec lequel j’avais envie de jouer… Conçu pour 1200m² alors que j’en ai à peine 300 à tondre… Donc en principe à l’aise et pas sujet au burn-out !
Hélas ! J’ai vite compris lorsque je l’ai rapporté pour la première fois chez Leroy-Merlin, où mon interlocuteur m’accueille avec un tonitruant :
« On fait plus !
- On fait plus quoi ??? la marque Bosch ?
- Non, non ! On fait plus ce modèle... »
Mon joli robot est donc tombé en panne sérieuse trois fois en moins de 3 ans… Garantie? cette fois devenue inopérante… je vais devoir passer à la caisse!!!
Je passe alors sur les différents échanges triangulaires entre le SAV Leroy-Merlin, le SAV Bosch… et moi!
Les longues tractations… Pour m’entendre enfin dire que c’était encore la carte-mère…. Qu’elle était facturée 600€ HT, et hors main d’oeuvre…
Je râle... poliment tout de même.
Et je finis par obtenir un premier rabais, à savoir que je vais tout de même devoir débourser « uniquement » 290€… Et puis... J'ai quelque temps plus tard la surprise d'apprendre par le responsablme jardinage que Leroy-Merlin m'accorde un geste commercial , en me proposant de prendre à sa charge 30 % de la facture.
Mais déposé 15 jours avant le confinement Covid, le robot ne me revient toujours pas. Réparation pas même entamée ! ET puis u jour on me dit qu'il est sur l'établi pour remontage... Et Puis... Et puis...
Mon robot doit sans doute être aussi complexe qu'un Airbus A 380!![]()

Je continue d'attendre... aussi patiemment que possible.
Quand, suite à une belle obstination des membres du SAV mayennais auprès de chez Bosch… Je finis par récupérer ma machine, 3 mois et demi après son dépôt à Saint Berthevin…
Avec cette très bonne surprise: Bosch m’annonce que, exceptionnellement… on me faisait cadeau de la remise en état.![]()
Si je devais dès lors apporter une conclusion à ma petite histoire…. Je dirais que j’ai vite compris: ce joli jouet avait sans doute été mis en vente un peu trop hâtivement, même s'il n'était pas abouti ! Des tels exemples se rencontrent également à propos de certaines voitures pour lesquelles le constructeur a voulu prendre place très rapidement sur le marché face à ses concurrents, avec pour corollaire des bagnoles qui n’en finissent pas de tomber en panne !
Le nombre de robots tondeurs disponibles à la vente s’est largement étendu depuis mon achat.
Les constructeurs ont également appris à maîtriser la technologie. (Qu’en est-il des distributeurs locaux?)
Et il me serait malgré tout possible d’en trouver maintenant dans des magasins nettement plus proches de mon domicile... Ou bien via Internet... Des modèles chinois à bas coût garantis 5 ans... mais quid du SAV? (Vous me direz que, au vu de mon expérience...
)
Il n’en reste pas moins vrai que d’après les témoignages recueillis, des marques ont plus la cote que d’autres… Et les vendeurs de Leroy-Merlin m’ont confirmé que Husqvarna par exemple, ou Worx… pour ne citer que celles-là…
Un dernier détail : bien vérifier que la batterie est facilement accessible et interchangeable sans retour au SAV… Car les accus Li-on ont -en principe- une estimation de vie comprise entre 2 et 5 ans…
Voilà pour le témoignage que je peux apporter.
Bonne tonte à tous ! (Quand le robot fonctionne
)
Bergeronnette qui frappe à la porte
Lundi 8 juin 2020... Je dois me rendre à la clinique Saint Léonard de Trélazé afin d'effectuer des radios de mon épaule gauche. Et muni de mes résultats... grimper au quatrième étage consulter le chirurgien qui a posé ma prothèse il y a un an pratiquement jour pour jour...
Et pendant que j'attends patiemment mon tour... j'entends des cliquetis sur la vitre... Un petit oiseau prend son élan, vient buter contre le carreau, retombe... reprend son souffle et recommence.
Un patient qui est là me dit alors:
"C'est une bergeronnette... mais pourquoi ce manège? A quoi joue-t-elle?"
J'avoue humblement ne pas avoir de réponse à fournir! Plusieurs fois, le petit oiseau viendra ainsi frapper à la porte! Souhaitait-il prendre rendez-vous pour se faire examiner une épaule? J'en doute!
Mais cet épisode m'a rappelé un souvenir.
Alors que chaque mercredi matin je me rendais à l'école pour y dépoter de la paperasse administrative liée à mon rôle de directeur... Alors que je me trouvais seul dans l'établissement totalement silencieux, je fus surpris d'entendre frapper à la porte.
"Entrez!"
Et personne n'entra.
La scène se répéta... se répéta... sans que je comprenne quoi que ce soit!
Jusqu'à ce que je découvre un jour que le responsable était un corvidé qui frappait violemment du bec contre une porte d'entrée. Se mirait-il dedans? Croyait-il qu'il s'agissait d'un rival?
Le "jeu" dura ainsi plusieurs semaines... où l'on retrouvait systématiquement le bas des vitres souillé par le volatile...
Et puis un jour... plus rien!
Je n'ai jamais eu d'explication à ce phénomène... Pas plus que je n'en ai à fournir concernant ce petit oiseau, que la présence de deux humains juste derrière la vitre ne semblait pas effaroucher...
Ce qui m'a permis de prendre quelques clichés!
PS: parmi les retours que j'ai pu avoir suite à la parution de ce billet, il est une hypothèse qui revient souvent.
Le fait que cet oiseau ne soit pas "effrayé" par l'humain tendrait à valider sa fréquentation des appuis de fenêtres sur lesquels des gens lui donnent à manger... Ventre affamé ferait disparaître toute méfiance???
Et si on découvrait la Mayenne?
Et si on découvrait la Mayenne?
Cette question m'est soudain apparue il y a peu... Lorsque, me promenant au Montaigu après avoir effectué un petit vol au pied de la butte, je suis allé rendre visite à la chapelle saint Michel.
Où 4 personnes assises sur un banc semblaient savourer leur plaisir de se trouver là.... Allez savoir pourquoi, nous avons engagé la conversation. Au cours de laquelle j'ai fini par apprendre que leur camping-car était stationné tout en bas sur l'aire aménagée près du plan d'eau d'Hambers. (voir carte en fin d'article)
"Est-ce indiscret de vous demander d'où vous venez?
- Oh, non! Vous voyez là-bas la tache blanche ... c'est la carrière de Neau... le village que nous habitons!
Mais comme nous sommes contraints de rester dans un rayon de 100km.... Nous avons décidé de passer le week-end dans les magnifiques chemins creux du bocage... que nous (re)découvrons!"
Quelques instants plus tard, je suis redescendu au parking... où je trouve un jeune couple attablé apparemment pour le petit-déjeuner (il est 11 heures!) et qui boit le soleil avec gourmandise.
Je leur lance un: "Vous faites plaisir à voir!"
Une fois encore, la conversation s'engage. Et j'apprends qu'ils ont sommairement aménagé un fourgon en camping-car... dans lequel ils ont passé la nuit. Et d'ajouter:
"Hier soir, nous sommes montés à la chapelle, et nous sommes restés très longtemps après la tombée de la nuit à admirer, dans le calme.
- Est-ce indiscret de vous demander d'où vous venez?
- Oh non... Château-Gontier. Mais les fameux 100km... et comme nous ne connaissions pas le Nord du département... Ben on peut vous dire qu'on n'est absolument pas déçus!"
En voilà encore deux que les circonstances particulières ont amené à découvrir leur environnement proche!
Ce havre de paix que je crois connaître pas trop mal, et que j'apprécie avec beaucoup de bonheur.
Je ne manque d'ailleurs jamais une occasion de m'y offrir une petite promenade... tout comme j'ai pu le faire ce matin.
Direction Hambers, puis Jublains, la ville romaine riche d'un patrimoine que beaucoup nous envieraient.
https://www.mayenne-tourisme.com/faisons-connaissance/les-incontournables/jublains/
J'ai rendu visite au soldat... que je n'avais pas revu depuis plus de 2 mois!
Puis j'ai fait demi-tour pour repartir vers Bais... avec un petit vent de Nord-Est aux 3/4 défavorable... Mais l'assistance électrique est venue compenser mes carences pédalistiques!
Un petit arrêt au plan d'eau d'Hambers, afin de refaire le plein de ma gourde...
Un autre arrêt au château de Montesson... dont le toit bulbe mérite le détour...
Et puis après un petit crochet vers Les Brosses où l'on m'a offert un café, puis une barquette de fraises bio qui sortaient tout juste de la cueillette, je suis rentré chez moi avec presque 25 km au compteur.
Petits plaisirs d'un Mayennais bon teint...
Qui vous lance donc cette invitation:
Et si vous veniez découvrir la Mayenne?
Déconfinement J2
Ah... ce déconfinement, synonyme de déconfiture pour certains.
Nous l'attendions tous avec plus ou moins d'impatience... et il est arrivé!
Dans le recoin de mon sous-sol, y'en avait un qui l'attendait aussi... Je veux parler de mon VTT équipé d'électrons. Lui qui se languissait depuis plusieurs semaines!!! Et qui me faisait la gueule à chaque fois que je passais près de lui.
Il aura tout de même dû patienter une journée supplémentaire avant que je ne lui fasse prendre l'air.
Vous auriez vu son sourire! Il faisait plaisir à voir.
C'est pas qu'il avait le moral complètement à zéro, mais il a bien fallu que je le regonfle un peu... Quelques coups de pompe, et la pression est remontée.
Et puis je suis parti en direction de La Brosse... Un longue côte assez raide à monter... ce qui me permet de comprendre combien l'assistance se montre efficace. Tiens... les cerises de la Haute-Brosse sont déjà mûres. L'échelle est d'ailleurs de sortie.
Je quitte alors le goudron pour un virage à gauche en direction de la Chauvière... sauf que je me retrouve devant un amas de branchages et une cordelette bleue tendue en travers du chemin... Point signalé 1 sur la carte.
Un peu plus loin, j'entame une descente vers le Vaublin, traversée de la route qui mène à Villaines... Petite grimpette vers La Roche. Et juste au moment de m'engouffrer dans le tunnel verdoyant, ce panneau avec coquille St Jacques qui m'indique être sur un chemin de Compostelle.
Looongue descente dans ce boyau étroit... Typique de notre bocage mayennais.
Et je freine, afin de faire durer le plaisir!
En sortant du côté de chez MBA, je reprends la route qui monte vers les Batailles.
Mais cette fois, je ne suis plus à l'abri du vent qui me cingle le visage. Aigre bise de Nord-Est, que je dois combattre en utilisant le maximum d'électrons.
Je passe le point haut... et j'entame à nouveau une descente fort sympathique... sans oublier de réaliser un petit cliché: fières digitales et gentil coquelicot...
Deux cents mètres de goudron, et hop, je me faufile à nouveau dans un chemin verdoyant... pour redescendre vers Bais... M'arrêter à la croix celtique pour un petit cliché souvenir...
Passer devant le "land art" qui a évolué tout au long du confinement... avec maintenant une inscription sur le tronc d'arbre isolé "C FINI"
Lorsque je parviens à l'entrée de la ruelle de la Chapelle, je tourne à droite vers le centre bourg.
Sur la place ou sur les trottoirs, nombreux sont les gens qui portent un masque tout en discutant à distance respectable avec leurs vis à vis.
Rue Henri Quentin, son lavoir et ses chicanes...
A droite toute... Puis à gauche vers le plan d'eau... Où, suite à l'arrêté préfectoral, des barrières interdisant son accès avaient été posées... Mais cette fois, déconfinement oblige... on a le droit de faire le tour.
Sortie par la station d'épuration, avenue de Normandie... Et retour à la maison.
Mon application endomondo semble avoir "dérapé" entre les km 4 et 5... une longue ligne anormalement droite trahit sa défaillance. Quoi qu'il en soit, le kilométrage semble à peu près cohérent.
C'est ainsi que j'ai dû effectuer environ 12 km... pour le plaisir de retrouver MON bocage et ses chemins creux. Ainsi que mon vélo, bien sûr!!!
Et puis je ne souhaitais pas casser ma mécanique corporelle... plus toute jeune. Pour un reprise, je préférais y aller tout en douceur.
On fera peut-être un peu plus long la prochaine fois... Parce que je désire également rendre visite à mon soldat romain... Vous savez bien, celui qui se trouve tout à côté du Musée de Jublains. Lui aussi doit se demander pourquoi je le boude! Je lui expliquerai... mais pas en latin... parce que j'ai oublié les cours de monsieur Neveu... J'utiliserai le français. Il n'aura qu'à faire l'effort de traduire... Si besoin est, je lui prêterai volontiers mon dictionnaire Gaffiot!!!![]()
A la prochaine!
PS: le soir même de la parution.... je reçois un appel téléphonique émanant de quelqu'un qui semble fort bien connaître le "climat" très particulier qui règne autour du hameau de la Chauvière.
Et pour illustrer mon propos, j'emprunterai à La Fontaine la fable "Le cochet, le chat et le souriceau..."
Je me suis donc apparemment trouvé en présence d'un chat... que le fabuliste évoque en ces termes:
" ...ce doucet est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite,
Contre toute ta parenté
D'un malin vouloir est porté. »
Et de conclure:
Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.
Dont acte!
Déconfinement J1
Tout comme bon nombre de gens, cela faisait déjà un certain temps que je lorgnais cette date!
Et, quelle que soit la météo, je m'étais promis... de faire un "pèlerinage" au Montaigu.
En milieu de matinée, je me suis donc installé au volant... déjà très content de ne plus avoir à remplir de "laisser-passer" sans la restriction d'une heure... et du fameux rayon de un kilomètre autour du domicile.
Et puis j'ai pris la route...
Mais je n'étais vraisemblablement pas le seul à être "déconfiné". Un méchant vent d'Est balayait la campagne. Des feuilles jonchaient la route. J'ai même ramassé une petite branche qui est venue percuter le pare-brise en descendant la côte du Bois-Mabon.
Arrivé à l'endroit où je stationne habituellement en vue de faire évoluer mes modèles, je constate que l'herbe a bien poussé... et mon véhicule braille comme un sauvage: "Attention obstacle"... aussi bien à l'avant qu'à l'arrière!
Mais comme je n'ai pas de motoplaneur dans le coffre... because le vent, je repars en direction du parking... où les branches d'arbres gémissent sous les rafales.
Empruntant le petit raccourci à gauche de la pinède, je suis un protégé des rafales. Mais ça hurle un max!
Arrivé au sommet, je constate que là encore l'herbe a poussé! Elle n'est plus rase comme à son habitude. Elle n'a pas eu droit, elle non plus, d'accéder aux services de son coiffeur!
En contrebas, dans la parcelle aux biques... les fougères ont atteint une hauteur respectable, ce qui ne manquera pas de me gêner lors des atterrissages quand j'utiliserai le vent d'Ouest.
Je me planque alors bien à l'abri du vent, côté porte d'entrée, et je devise...
Et je me remémore le joli(?) temps où j'étais pensionnaire au bahut de Château-Gontier. De longues semaines enfermé entre quatre murs... Où les seules sorties "officielles" étaient encadrées par un pion... Epoque au cours de laquelle j'étais très heureux de pouvoir chiner un billet de sortie pour aller chez Clanchin me faire couper les cheveux, ou chez Ouin-ouin le réparateur de godasses! Tout prétexte était bon à prendre pour s'évader du confinement généré par le pensionnat.
Et puis j'ai pris le chemin du retour...
En me disant que malgré tout, deux mois ça passe assez vite...
Et que les réflexes acquis durant cette parenthèse ne vont pas me quitter de si tôt.
La prudence est encore de mise!
Confinement... Autour de la maison...
Depuis combien de jours? Depuis combien de temps? "Dis quand reviendras-tu?..."
https://www.youtube.com/watch?v=nUE80DTNxK4
Il paraît qu'en ce quarante-huitième jour de confinement la sortie se profile... Oh, à petits pas... Mais...
Et pendant tout ce temps... Tout ce temps dont chacun d'entre nous dispose, parfois en accusant un mal-être profond. Tout ce temps que certains considèrent comme perdu...
Tout le monde me dit que j'ai la chance de pouvoir m'occuper d'un rien, voire de ne rien faire sans jamais donner l'impression de m'ennuyer.
Héritage familial sans doute... car notre grand-père Duarté savait nous intéresser à tout. Observer, sentir, toucher, écouter, admirer, réfléchir...
En ouvrant les volets ce matin, j'ai aperçu un ciel ensoleillé... Et sortant de la maison pour aller quérir mon journal dans la boîte aux lettres... j'ai laissé traîner mon regard... vers cet iris.
Un peu plus loin, dans le talus, des marguerites... comme des oeufs sur le plat... façon étoilée...
Juste à côté, un assemblage de fleurs mauves... pervenches piquetant la verdure.
Dans le parterre du pignon Est... des giroflées aux tons de rouille... côtoyant des tulipes finissantes après avoir éclaté de santé...
J'arrive au coin du mur... et sur le rebord du bac... un escargot... Serait-ce l'un de ceux qui hier tendrement s'enlaçaient sans se lasser... sans se soucier de la distanciation sociale toujours en vigueur? (Tiens, voilà que j'allitère allègrement! Effet pervers du confinement? Allez savoir?)
Et puis levant la tête... quelques moulins... créations parfaitement inutiles... objets improductifs à souhait... mais qui m'offrent un spectacle varié par leurs démarrages aléatoires, leurs arrêts, leurs rotations brutales sous l'effet d'un coup de vent...
Quand soudain le coq qui réside non loin se met à pousser un tonique cocorico auquel cet univers de silence confère une étonnante puissance.
J'approche de la boîte aux lettres, et au sol... une drôle de construction qui n'était pas là hier...
Une colonie de fourmis s'est éveillée à l'intérieur d'un parpaing utilisé pour établir le seuil d'entrée... Confinement? Ralentissement de l'activité "économique"? Les fourmis ne connaissent pas!
Provenant des arbustes voisins, un chant d'oiseau enivrant... presque autant que l'odeur dégagée par les fleurs blanches du seringat, le jasmin des poètes...
Je récupère mon journal, et remontant doucement le plan incliné qui me ramène à la porte d'entrée, je jette un oeil vers la droite... en direction de l'Est... Pour prendre un grand coup de flash dont je me détourne brusquement...
Préférant jeter mon regard vers cette petite rose qui tarde à éclore.
Mais, elle aussi, elle semble prendre son temps. Ce temps qui depuis plusieurs semaines ne me paraît pas être le même.
Ce temps "parenthèse" qui nous incite à percevoir la vie sous un autre angle...
Et s'il fallait déceler alors un aspect positif concernant cette saloperie de virus?
Prenez patience, à l'instar de mes escargots ou de ma rose.
Profitez du temps qui passe... même à propos de ce qui vous semblera n'être que futilités...
Car ces futilités font partie des plaisirs de la vie.
Portez vous bien!
Confinement... pandémie... et littérature
J'ai reçu ce matin copie de ce qui suit...
"Voici ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Madame de Grignan
Jeudi, le 30ème d'avril de 1687
"Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements.
Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoie à nos repas qu'il nous fait livrer. Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille "Le Menteur", dont on dit le plus grand bien.
Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
Heureusement, je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette, nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos, « Les animaux malades de la peste» « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »".
Je vous envoie deux drôles de masques; c’est la grand'mode. Tout le monde en porte à Versailles. C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer.
Je vous embrasse, ma bonne, ainsi que Pauline.
Sauf que dès le début, j'ai senti que ça clochait...
https://www.baskulture.com/article/quand-madame-de-svign-tait-confine-paris-3024
Joli pastiche donc ...
Doté de quelques gentils anachronismes, puisque Mazarin était mort depuis déjà deux décennies. Et Vatel en 1671.
Sans compter la date de sortie de la pièce "Le menteur"... très antérieure à la prétendue date de rédaction du document.
Ceci étant dit, je me suis bien amusé à lire ce texte rédigé à la manière de...
Exercice auquel se livraient avec grand plaisir mes élèves de CM2... dont madame de Sévigné fut justement l'héroïne en 1996... 300 ans après son décès.
Cf le chapitre qui lui est dédié dans mon recueil "Chroniques d'un instituteur original"
PS: Ah... si les gens pouvaient se montrer un peu plus curieux et ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on leur demande de relayer via les réseaux dits "sociaux"!
Confinement: fin des promenades
Ayant fortuitement appris hier qu'il semblait interdit d'utiliser les chemins qui partent des ruelles de Bais pour se fondre dans la nature...
Je me suis documenté via la Mairie.
Qui m'a envoyé copie de l'arrêté préfectoral en date du 15 avril 2020... et que chacun pourra consulter en suivant ce lien:
Où l'on peut effectivement lire:
Je me vois donc dans l'obligation de mettre un terme à mes sorties bucoliques. Et je prie instamment les agents de la force publique de m'être ainsi fourvoyé
De ce fait, vous n'aurez plus le loisir de lire le compte-rendu de mes tribulations.
Je me contenterai d'arpenter sagement les rues de mon village. Où je risque d'ailleurs de croiser davantage de monde que dans le petit chemin de La Haute Brosse.![]()
Et, comme me disait malicieusement au téléphone mon amie Clara:
"En somme, on est condamnés à faire le trottoir!" Et elle est partie dans un rire étrange qui devait masquer à la fois son incrédulité et sa colère.
Terminons toutefois sur une note d'humour:
Confinement J29 Vaugroux
Ainsi passe le temps...
Et nous ne sommes pas près de voir le bout du tunnel.
Sauf que dans mon cas, j'aime bien me glisser dans les "tunnels" que nous offre notre joli bocage mayennais.
C'est ainsi qu'hier après-midi je suis parti en direction de Vaugroux... fermette qui se trouve sur la route menant vers "Les Ruisseaux". (Voir en bas à droite de la carte)
J'ai alors "descendu" mon lotissement, pour virer à gauche et atteindre la place du Rochard, au bas de laquelle se trouve un des nombreux lavoirs autrefois installés le long de la rivière Aron.
J'escalade ensuite le raidillon pour prendre à gauche en direction de la Hamonnière. Et là où s'arrête le goudron, je tourne à droite pour m'engouffrer dans ce chemin étroit et ombragé.
Pentu, exigu, caillouteux et comme le disent les gens d'ici... sourceux!
Il est vrai qu'en temps "normal", ce sentier ressemble davantage à un mini cours d'eau alimenté par une multitude de "sourcettes" qui pointent leur nez entre les pierres. Avec une source mère un peu plus haut...
Lorsqu'atteignant le chemin dit des Ruisseaux, je débouche enfin à l'air libre, pour réaliser un petit selfie... Et tournant le dos à la direction "Vaugroux" je file vers l'Ouest.
Ce qui me permettra de bénéficier de vues sur le bourg de Bais... bien différentes de celles que m'offre le "balcon" de la Chauvière.
Et là, je décide de faire demi-tour, pour reprendre le chemin creux, dans la descente cette fois.
Il y fait presque frais. Sur ma droite, à peine perceptible, le gazouillis de l'eau.
Puis je poursuis mon chemin en direction de ce quartier que les habitants du village ont surnommé "La Russie". Est-ce dû au fait que les maisons sont accolées à la colline, dos au Sud... ouvertures au Nord... L'ubac... il faut bien reconnaître que lors d'hivers rigoureux, la neige et le verglas y ont perduré plus longtemps qu'à l'adret ensoleillé, rive droite de l'Aron.
Il n'empêche que ce coin un peu oublié de Bais offre des perspectives intéressantes..
Un petit bout de chemin le long de l'Aron pour quelques clichés entre des jardins dont certains semblent à l'abandon...
Et retour au pied de la place du Rochard, avec virage à droite en direction de l'ancienne école. Imposant bâtiment érigé par la République au début du siècle dernier... avec sans doute la volonté ostentatoire de marquer son territoire face à l'enseignement catholique très florissant dans nos régions.
Bâtiment que je connais fort bien pour y avoir exercé mon métier jusqu'en 1994... date à laquelle nous avons investi le groupe scolaire neuf. Bâtiment doté de 3 logements de fonction... quittant en 1988 celui que j'occupais pour rejoindre mon pavillon neuf.
Je bifurque ensuite vers la résidence "les Lilas"... où j'aperçois Delphine, une ancienne élève réduite au chômage technique en raison des mesures de confinement... Delphine avec laquelle j'échange quelques propos, et qui met à profit cette trêve pour venir épauler sa maman âgée.
Un peu plus loin, c'est le couple du haut des Lilas qui m'interpelle. "Tu as tes papiers?
- Oui René... je suis discipliné!" Et son épouse Jocelyne de rire... Là encore, et à bonne distance, échange de quelques badineries.
Mon crédit temps n'étant pas épuisé, j'en profite pour emprunter le chemin à droite... et faire demi-tour au bout d'une centaine de mètres, afin de revenir chez moi dans les délais impartis.
Au final, mon logiciel Endomondo me crédite de 3.820km... effectués à la moyenne de 5.64km/h... Heu, là encore, j'ai comme l'impression qu'il s'est mélangé les crayons dans la gestion du chronométrage en gommant certaines pauses...
Mais l'essentiel est que je sois sorti... J'ai pris l'air... et cela me donne aussi la possibilité de vous faire partager ma promenade.
Bon confinement! Et gardons espoir... On finira par bien par voir le bout du tunnel...
/image%2F0552751%2F20200617%2Fob_66ca01_insectes00005.jpg)
/image%2F0552751%2F20200617%2Fob_a2706b_insectes00012.jpg)










/https%3A%2F%2Fscontent-iad3-1.xx.fbcdn.net%2Fv%2Ft15.5256-10%2Fp200x200%2F103212796_2619413788315126_6103586108297757838_n.jpg%3F_nc_cat%3D100%26_nc_sid%3D1055be%26_nc_ohc%3DJHSDgaPxN2IAX97glj9%26_nc_ht%3Dscontent-iad3-1.xx%26oh%3D9bdc8c98b0a2a307327e7afa81d1679a%26oe%3D5F1016ED%23width%3D200%26height%3D355)

/image%2F0552751%2F20200609%2Fob_2e0756_image1a.jpg)
/image%2F0552751%2F20200609%2Fob_faf2d6_image1.jpg)









































