billet d'humeur
FFAM DGAC et autres instances administratives
Abeille mégachile
Alors que j'étais accoudé au balcon en train de savourer une soirée paisible, je vois arriver un insecte porteur d'un morceau de feuille. Ce dernier s'immisce par un trou dans une jardinière à l'abandon... et disparaît.
J'attends un peu, et ne voyant rien ressortir, je tente de soulever délicatement la touffe d'herbes, pour découvrir...
Ma bestiole en train d'oeuvrer.
Juste le temps de prendre quelques clichés, et je referme..
Ma curiosité naturelle m'incite à me tourner vers Internet afin de me documenter sur le sujet. Pour apprendre que je me trouve face à une sorte d'abeille coupeuse de feuilles, connue sous le nom de mégachile...
Après avoir lu un certain nombre d'articles concernant cette abeille, je retiendrai particulièrement ce qu'en dit Wikipédia dont j'extrais ce passage: "Elles sont qualifiées d'abeilles « coupeuses de feuilles » parce que de nombreuses espèces de mégachiles découpent des fragments réguliers, ovales ou arrondis de certaines feuilles ou fleurs pour construire le nid dans lequel elles déposeront leurs œufs."
Un détail: "Les nids sont généralement composés d'une seule et longue série de cellules, construites de façon séquentielle, du fond de la galerie vers l'extérieur."
En y regardant de plus près, on peut effectivement voir une sorte de boyau marron...
Je vais laisser ce joli monde tranquille pendant un certain temps. Mais je ne vous cache pas que j'irai périodiquement observer l'évolution du phénomène.
Petit-fils d'immigrés... et fier de l'être!
En ces temps troublés où l'on a pu entendre certaines formes de discours, je ne peux m'empêcher de regarder en arrière...
Vous avez vu le nom que je porte? Muñoz... avec un bidule bizarre au-dessus du n.
C'est pas bien Français tout ça, n'est-ce pas?
Je voudrais simplement rappeler que mes ancêtres ont été "embauchés" par des Français en raison de la Première Guerre Mondiale. Les forces vives du pays étaient envasées dans les tranchées. Et on manquait cruellement de bras dans de nombreux domaines. C'est la raison pour laquelle les Muñoz, les Duarté, les Sanchez, les Martinez, les Gomez, les Hidalgo, les Soto et autres Gonzalez... sont arrivés en France afin de pallier la main d'oeuvre défaillante. Récoltes dans le Sud de la France assurées par des bras étrangers...
Et puis, et puis, considérant que la République les traitait plus "noblement" que leur pays d'origine, ils ont choisi de s'installer sur le sol des Gaulois.
Nos "ancêtres les Gaulois!" Ah, ça me faisait bien rire lorsque je devais aborder le livre d'Histoire et son catéchisme républicain... illustré par ses figures marquantes comme a pu le faire le christianisme avec ses saints. Imagerie d'Epinal...
L'instituteur public que j'ai été n'a cependant jamais oublié ce qu'il doit à ses ancêtres, ainsi qu'à la République Française.
Il serait bon que les xénophobes de tous poils se souviennent...
Lorsqu'en effet on examine la liste des Français d'origine étrangère, il faut bien admettre que ces gens venus d'ailleurs ont pesé, et continuent de peser lourdement et avec bonheur, sur l'économie, la culture, le sport...
Prélevé sur le site du Nouvel Obs:
Rien qu’en littérature, par exemple, se côtoient des gens comme Guillaume Apollinaire (né en Italie), Tahar Ben Jelloun (Maroc), Andrée Chedid (Egypte), Gao Xingjian (né en Chine, naturalisé en 1997 et prix Nobel de littérature en 2000), ou encore Milan Kundera (Tchécoslovaquie).
Mais tous les domaines figurent dans ce volumineux dictionnaire : arts et spectacles (Serge Gainsbourg, Yves Montand, Charles Aznavour, Pablo Picasso*, Marc Chagall...), politique (Léon Gambetta, Robert Schuman, Manuel Valls…), médias (Françoise Giroud, Christine Ockrent, Antoine Sfeir…), sport (Raymond Kopa, Tony Parker, Abdellatif Benazzi, Nikola Karabatic…), économie (Marcel Bich, Mercedes Erra, Carlos Ghosn…), mode (Karl Lagerfeld, Pierre Cardin…), sciences (Marie Curie, Georges Charpak, Emile Paperniek…).
* A propos de Picasso: "Pourquoi, en 1940, alors qu’il est célébré dans le monde entier, sa demande de naturalisation française est-elle refusée ?"
Je me permets donc de clamer haut et fort que je suis Petit-fils d'immigrés... et fier de l'être!😊
J'en resterai là de mon plaidoyer...
Pour laisser l'avant-dernier mot à Fernand Reynaud: "j'aime pas les étrangers"
Et le tout dernier à Jacques Brel
"L'humour est la forme la plus saine de la lucidité"
Vintage cars
Mon ami Félix possède une jolie MG blanche avec laquelle nous partons de temps autre faire du géocaching.
Sauf que "la vieille dame" est parfois capricieuse.
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C'est la raison pour laquelle il a fallu lui trouver un spécialiste.
Lui devant, et moi derrière avec mon Scénic, nous nous sommes rendus à Montreuil le Gast...
Et là, devant le garage, nous avons pu découvrir un certain nombre d'autres vieilles dames qui nécessitaient sans doute une cure de rajeunissement.
Etait-ce le cas de ce véhicule qui a fait plusieurs fois le Tour de France dans la caravane publicitaire, vantant les mérites d'un vin... Mais un jour il a dû prendre sa retraite. Loi Evin? Autre raison?
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Un peu plus loin une Austin Healey rouge...
Dans le garage, une Porsche, moteur arrière... qui me rappelle les VW Cox
Ou bien encore, sur le pont...
Et puis une autre voiture rouge, une Triumph. C'est écrit sur le capot avant.
Face à ces "reliques", je n'ai pu m'empêcher de penser à mes cousins Duarté, amateurs de belles et vielles voitures, qui participent activement à "Le Mans Classic"...
Une affiche mentionnant l'événement trônait d'ailleurs sur un mur.
Après avoir expliqué les symptômes de sa MG (en particulier au niveau de la consommation essence), Félix l'a laissée entre les mains du docteur "Labielle"... On ira la récupérer lorsqu'elle aura obtenu son bon de sortie!
La mémoire...
Pourquoi vous parler mémoire aujourd'hui?
Veuillez patienter un peu, et vous comprendrez!
Toujours est-il que chaque mardi je suis "célibataire". Parce que ma moitié bénéficie d'une animation de 10h30 à 16h30... atelier mémoire... et comme je n'ai pas envie de me faire la popote, je "traîne" de resto en resto. Mais pas n'importe lesquels.
J'adore fréquenter les établissements "populaires" où je croise le monde ouvrier.
Il suffit d'observer, d'écouter... pour découvrir des personnages hauts en couleur. Un petit monde fort sympathique avec lequel il m'arrive parfois d'échanger... mais ce n'est guère facile de s'immiscer dans un groupe déjà constituté
Mardi dernier donc, c'était la première fois que j'entrais au Bréen, situé dans la commune de Brée, forcément.
C'est au moment où j'allais prendre place que je vois entrer un groupe avec des tenues un peu blanches... plâtriers sans doute.
Et l'un d'entre eux de m'apostropher:
"Ah, monsieur Munoz! Ben vous ne changez pas!"
Là, je suis en panne... il me faut secouer mes méninges afin de retrouver l'identité de ce jeune homme, que j'ai forcément eu en classe.
Après échange de quelques propos anodins... nous nous installons chacun dans une salle différente.
Mais tout au long de mon repas, entre les frites et le fromage, je cherche, je cherche... jusqu'à ce que...
Tout à coup.... bien sûr, ce doit être! Je tiens alors un nom et un prénom!
Fier de cette lumineuse idée, et juste avant de passer au comptoir pour régler ma note, je m'en vais rencontrer mon "petit élève" pour lui avouer que sur le moment, je ne l'avais pas identifié, mais je lui proposais maintenant Sébastien J....
Et lui de rebondir:
"Ouah, la mémoire, hé!"
Dommage que je ne puisse traduire l'intonation.
Mais il semblait ravi que j'aie pu me souvenir... Faut quand même rappeler qu'un rapide calcul permet de comprendre combien j'ai pu croiser de têtes blondes tout au long des années où j'ai exercé... ça fait plus de 700! Allez vous souvenir de tout ce joli monde...
Mais là... mes neurones (ou ce qu'il en reste!) s'étaient montré quelque peu performants
Et mon Sébastien de s'adresser alors à ses collègues de travail: "Hé oui, monsieur Munoz a été mon maître de CM2!"
Je pense qu'il ne semble ne pas en garder un trop mauvais souvenir!!! non?
Lundi de pente côte du Montaigu
Pente.... côte.... du Montaigu!
Hé oui, si je veux aller aller au Montaigu, il me faut gravir une côte.... même un lundi de Pentecôte!
J'ai donc enfourché mon VTTe, et arrivé tout là-haut, je me suis installé sur un banc afin de profiter du panorama.
En redescendant, j'ai croisé un papa qui tenait par la main un bambin haut comme trois crêpes, et qui avait bien du mal à mettre un pied devant l'autre tandis que son frère aîné poussait péniblement un petit vélo...
Un peu plus bas... quelques digitales.
Sur la gauche, des petites chèvres tentent de remettre la surface en herbe, mais la fougère aigre est difficile à combattre.
Descente jusqu'au Hameau de Montaigu, celui de La Mare. Et à peine ai-je entamé la portion qui mène à la Duchetière qu'il me faut zigzaguer entre de gros cailloux emportés jusque sur la route, sans doute suite à un violent orage!
Jusqu'au bas du vallon, les herbes des bas-côtés sont couchées et pleines de débris végétaux. Quant au plan d'eau, il est couleur marron indéfinissable.
Avant de virer à droite direction Hambers... chacun porte sa croix, n'est-ce pas?
Hambers; son petit étang, calme.
Je prends ensuite la direction de Champgenêteux pour tourner à droite vers Le Tertre. Ce sera le seul chemin non goudronné que j'emprunterai... D'habitude fort sec, il est aujourd'hui boueux à souhait, et j'ai quelques difficultés à rester en équilibre sur mon destrier. Reprise du bitume au niveau du Foyer Les Bleuets.
Avant d'arriver à Bais, je "crochette" vers le château de Montesson.
Tour du plan d'eau local où des plantes aux fleurs jaunes attirent mon regard.
Et retour à la base avec presque 17 km au compteur.
Petit sortie... certes, mais suffisante pour aujourd'hui!
Il faut savoir ménager sa monture!
Casque à pointe ou pas?
09 mai 2024... Jeudi de l'Ascension.
Je profite d'une météo clémente afin de prendre ma dose de pilotage tôt le matin. Ce sera mon gentil Gemini qui fera les frais(?) de l'opération!
Dans l'après-midi, je décide d'effectuer une virée à VTTe... et je pars en direction de Doucé Airport en empruntant la D35 pas encombrée de camions en ce jour férié.
Du haut de la côte située après Ecures, j'aperçois des véhicules stationnés sur notre modélodrome. Et lorsque je mets pied à terre, je découvre quelques vieilles(?) connaissances.
Dont deux "jeunots" auxquels j'ai appris à piloter: Stéphane, actuel président de notre club, et Olivier.
Ce dernier pourrait vous raconter tout son parcours professionnel dont il dit lui-même qu'il a été profondément marqué par l'aéromodélisme.
C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles il tente actuellement d'initier son fils à la pratique du pilotage.
Si bien que nous pouvons ainsi "admirer" trois générations de pilotes réunies sur le terrain.
Par la suite, Olivier nous offrira un très joli vol avec son hélicoptère de 25kg équipé d'un réacteur. (Onéreux jouet pas à la portée du premier venu)
Et puis, et puis... Olivier me lance:
"Le Baron, hein, tu connais? Je ne vais pas te re-raconter tout ce qu'on a pu échanger sur le sujet! Ben tu vois, j'ai eu plaisir à en recontruire un de taille normale... 30 ans après... et un autre plus gros... 6kg, moteur électrique... Tu ne partiras pas du terrain sans l'avoir piloté... j'exige... mais si, mais si!"
Et moi qui étais venu les mains dans les poches, mais simplement coiffé d'un casque sans pointe... je réponds: "Heu, ben, Olivier... c'est gentil, mais j'sais plus piloter ces trucs-là! Moi..."
Ce qui déclenche un immense rire dans l'assistance.
Je me suis donc retrouvé avec un émetteur entre les mains... Et un casque de cycliste sur la tête!
J'ai pu effectuer plusieurs passages très bas... et Olivier m'a prévenu: "Maintenant que tu as les manettes... tu te débrouilles pour faire l'atterrissage!"
J'avoue que j'étais un peu stressé, et que je n'ai pas entièrement réussi la manoeuvre, le Baron sortant de la piste après quelques dizaines de mètres. (Mais il ne possède pas de roulette de queue... Belle excuse, n'est-ce pas?)
Après quoi, je suis remonté sur mon VTTe afin de retourner chez moi!
Mais je n'ai pas pu m'empêcher de galéjer une fois encore, avec le montage ci-dessous:
(J'ai 10 ans, je vais à l'école...
J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai
Mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver
Que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze(?) ans
Que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré...)
La formation des enseignants
Le courrier des lecteurs du quotidien Ouest France m'a donné envie de vous faire partager ce qui suit:
Si je peux faire référence à ma propre expérience...
J'ai passé le (difficile) concours d'entrée à l'Ecole Normale de Laval en septembre 1964.
Ayant été reçu, j'ai intégré l'Ecole en classe de 4ème année. Le patron de la boîte se nommait Jean Repusseau, un homme haut en couleurs, exigeant s'il en est...
Durant cette année de formation, j'ai reçu un enseignement très dense... Ponctué par trois séjours dans des classes d'application.
Rentrée 1965... une année de stage en situation (nommée suppléance dirigée), ponctuée par le diplôme de CFEN (Certficat Fin Ecole Normale)
Muni de ce bagage, j'ai été envoyé dans un village du Nord-est mayennais... en compagnie de mon épouse... et nous y avons fait toute notre carrière.
Je ne suis donc titulaire ni d'un DEUG, ni d'une maîtrise, ni d'un Master.
Mais j'ai eu très rapidement la certitude qu'on m'avait judicieusement fourni une caisse à outils, avec des trucs sans doute basiques, mais qui permettaient déjà de "bricoler" sans trop de risques.
J'ai fait en sorte de compléter petit à petit ma caisse personnelle avec d'autres outils, aussi performants que possible.
Et si je me fie aux retours que j'ai pu avoir, je peux penser que je n'ai pas été un mauvais artisan.
Alors? Un master? Pourquoi pas!
Mais j'aimerais qu'il s'agisse d'un master en pédagogie!
Avec stages pratiques dans des classes... en alternance avec la théorie.
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