photo et poesie
Bergeronnette qui frappe à la porte
Lundi 8 juin 2020... Je dois me rendre à la clinique Saint Léonard de Trélazé afin d'effectuer des radios de mon épaule gauche. Et muni de mes résultats... grimper au quatrième étage consulter le chirurgien qui a posé ma prothèse il y a un an pratiquement jour pour jour...
Et pendant que j'attends patiemment mon tour... j'entends des cliquetis sur la vitre... Un petit oiseau prend son élan, vient buter contre le carreau, retombe... reprend son souffle et recommence.
Un patient qui est là me dit alors:
"C'est une bergeronnette... mais pourquoi ce manège? A quoi joue-t-elle?"
J'avoue humblement ne pas avoir de réponse à fournir! Plusieurs fois, le petit oiseau viendra ainsi frapper à la porte! Souhaitait-il prendre rendez-vous pour se faire examiner une épaule? J'en doute!
Mais cet épisode m'a rappelé un souvenir.
Alors que chaque mercredi matin je me rendais à l'école pour y dépoter de la paperasse administrative liée à mon rôle de directeur... Alors que je me trouvais seul dans l'établissement totalement silencieux, je fus surpris d'entendre frapper à la porte.
"Entrez!"
Et personne n'entra.
La scène se répéta... se répéta... sans que je comprenne quoi que ce soit!
Jusqu'à ce que je découvre un jour que le responsable était un corvidé qui frappait violemment du bec contre une porte d'entrée. Se mirait-il dedans? Croyait-il qu'il s'agissait d'un rival?
Le "jeu" dura ainsi plusieurs semaines... où l'on retrouvait systématiquement le bas des vitres souillé par le volatile...
Et puis un jour... plus rien!
Je n'ai jamais eu d'explication à ce phénomène... Pas plus que je n'en ai à fournir concernant ce petit oiseau, que la présence de deux humains juste derrière la vitre ne semblait pas effaroucher...
Ce qui m'a permis de prendre quelques clichés!
PS: parmi les retours que j'ai pu avoir suite à la parution de ce billet, il est une hypothèse qui revient souvent.
Le fait que cet oiseau ne soit pas "effrayé" par l'humain tendrait à valider sa fréquentation des appuis de fenêtres sur lesquels des gens lui donnent à manger... Ventre affamé ferait disparaître toute méfiance???
Confinement J 26
Confiné... Confiné...
Au 26ème jour de ce confinement dont on ignore totalement la date de sortie...
Moi qui suis un campagnard heureux de vivre à côté des prés et de leurs occupants à 4 pattes.
Moi qui ai le droit de m'échapper dans un rayon de 1 km autour de ma maison...
J'ai profité du soleil estival pour me glisser dans les chemins creux de notre joli bocage.
Mais au tout début de ma sortie, je suis allé déposer des supports de visières chez un proche voisin qui travaille au CHS de Mayenne. Ma maigre contribution dans la lutte contre l'envahisseur.

Et puis à la sortie de la résidence Baudiaca, j'ai tourné à droite en direction de la Turpinère... Passage devant la croix celte, et virage à gauche pour attaquer la montée. Et encore à gauche vers la Haute Brosse.
Je passe devant la cache que j'ai déposée au creux des racines d'un chêne... vérifier qu'elle est en bon état, et rappeler que les instances du géocaching interdisent actuellement toute activité afin de respecter les consignes de confinement.
En vue de la Chauvière, je tourne très légèrement à droite pour parvenir au terminal de la sortie du jour: une autre croix... enfouie dans la végétation, et que l'on distingue à peine...
Demi-tour... Je croise Maryvonne et Michel les habitants de la Brosse, puis une autre couple, ainsi que deux joggeurs qui courent alors que leur smartphone connecté à une enceinte bluetooth gueule une musique "fracassante". Est-ce bien nécessaire pour pratiquer de l'exercice physique?
Toute cette partie du chemin suit grosso-modo une courbe de niveau... Mais au bout, je pique à droite pour entamer la descente...
Et arriver à l'emplacement du land art.
Oeuvre évolutive mise en place par deux artistes locales qui résident à une centaine de mètres de chez moi.
Des branchettes portent la date des jours de confinement... Le temps...

Et on a même droit à une devinette.
Chaque visiteur peut s'il le souhaite laisser un petit mot sur un papier inséré dans une sachet de plastique... Y'a même le crayon!
Quelques clichés, et une vidéo que je déposerai en rentrant sur Facebook...
https://www.facebook.com/bernard.munoz.73345/videos/2567072443549261/
Mais une heure, ça passe très vite... Surtout si, ayant prévu de viser les 5 km, on s'arrête pour échanger même rapidement à distance deux trois mots avec les quelques personnes croisées... et faire une pause photo...
Je reprends donc mon chemin, à l'ombre... en me disant que je suis tout de même un privilégié...
Et je rentre chez moi dans les délais impartis... 4.680km en 58 minutes... Mais je suis persuadé que l'appli Endomondo n'a pas été fiable dans la gestion arrêt/reprise automatique du chrono...
N'empêche... J'ai pris l'air... J'ai pu bénéficier du chant des oiseaux...
Que demander de plus en ces temps où d'autres rugissent comme des lions en cage dans un appartement exigu?
Portez-vous bien et soyez prudents!
La "Libération" finira forcément par arriver un jour!
Le confinement vu par mon appareil photo
Confiné? Vous avez confiné?
"Et alors? que m'a dit mon appareil photo... ça voudrait dire que je suis bloqué moi aussi?
- Ben... euh... tu veux sortir?
- Sûrement, j'ai peut-être des trucs à voir... et à te faire voir... Tout en restant dans le périmètre de ta demeure! Parce que moi, j'ai pas droit à la dérogation du "un km" pour exercices physiques...
- Ah, bon... Si tu insistes!"
Alors nous sommes sortis tous les deux.
Et en regardant du côté ouest... la lune, le clocher de l'église.
"Tu crois pas que ça serait marrant de faire quelques prises de vue, là?"
Je me suis exécuté... en essayant de cadrer/zoomer au mieux. Et ça a donné:
"Tu pourrais pas me montrer le clocher d'un peu plus près?
- Si tu insistes!"
"Regarde donc sur le toit de ton voisin... et ça, c'est pas intéressant?
- Mais si, mais si!"
Et clic!
"Retourne-toi, et admire ce cerisier chez ton autre voisin..."
"Maintenant, tu lèves la tête... D'accord, tes moulins ne tournent pas vite, mais essaie de les prendre en contre-jour!"
Là encore, j'ai obtempéré...
"Fais le tour de ta maison, observe, en haut, en bas... tu vas voir, y'a des trucs.. Tiens, par exemple... le parterre de fleurs..."
"As-tu remarqué que les tulipes dorment encore? Reviens-y dans quelques minutes, elles devraient ouvrir leurs paupières.
C'est ce que j'ai fait, et j'ai pu les "toucher", en plein coeur...
"Remonte un peu vers la haie... Ne me dis pas qu'il n'y a rien à voir..."
Ben... si tu le dis...
"Et dans ta pelouse, là... le pissenlit... Cueille-le, et joue avec les rayons du solei!
- OK... je vais faire..."
"Alors? Ne me dis pas qu'il n'y a rien à voir!
- Ouais, mais tu crois que ç'est si intéressant que ça?
- Qu'est-ce que tu en as à faire? Tu crains d'encaisser les critiques? Mais ce que les autres en pensent... voyons, c'est pas ton problème. On a fait un bout de chemin ensemble. On s'est fait plaisir. Y'a que ça qui compte.
Et si tu te retournais?... Une dernière galéjade pour la route... Route qui sera très courte, et qui ne risque donc pas de trouer tes chaussettes!"
J'ai pris une dernière photo.... Je suis rentré à la maison avec ma petite cueillette.
Tout en me posant la question de savoir si je ne commençais pas à délirer sous les effets du confinement.
"Voyons Bernard, sois sérieux! Un appareil photo, ça cause pas!"
Je me demande quand même si le mien... Allez savoir!
L'art de la céramique
C'est la belle nuit de Noël...
Chez nous, le père Noël a déposé quelques cadeaux au pied du sapin.
Parmi lesquels ces très jolis mugs en céramique...
Les deux aux tons verts pour mon épouse, les gris pour moi...
"Mais, me direz-vous, où se les était-il procurés?"
Enfin... voyons!
Ne savez-vous pas que la compagne de notre fils s'est installée à Evron, rue de la Fontaine, et qu'elle crée des pièces uniques? Reconnaissables entre autres grâce à sa signature siglée...
Toujours est-il que ce cadeau nous a vraiment fait plaisir.
Avant de conclure, je voudrais juste vous rapporter une petite anecdote...
Sophie nous racontant, lors du réveillon, qu'il y a quelques jours, elle a vu "débarquer" dans son atelier-boutique deux dames... fort intéressées par ses productions. Semblant (de plus) être fines connaisseuses en matière de céramique.
Et au fil de la conversation, elle apprend que les visiteuses ont eu connaissance de cet atelier via Instagram...
Qu'elles ont ont fait le déplacement de Paris vers Evron exclusivement pour "l'atelier de Sophie"... d'où elles sont reparties avec quelques pièces dans les bagages... non sans avoir mentionné: "On reviendra!"![]()
A l'occasion, n'hésitez pas à faire comme les dames évoquées ci-dessus.
Poussez la porte de son atelier, qu'elle se fera une joie de vous faire visiter!😊
Complètement givré...
Lorsque ce matin, après avoir levé les paupières de ma maison... j'ai collé le nez au carreau, j'ai vu... pas plus loin que le bout de mon nez... ou presque!
Le brouillard avait tout pris dans ses filets.

Et comme le thermomètre jouait à qui ferait le plus froid, tout ce petit monde était complètement givré.
Givré? Il fallait assurément l'être pour s'aventurer au bout du balcon, transformé pour l'heure en véritable patinoire!
Mais quand on aime... n'est-ce pas?
Je me suis donc amusé à prendre quelques clichés...
En faisant bien attention à ne pas me retrouver dans les décors!
J'ai même poussé la témérité(?) jusqu'à descendre sur la rue afin de rendre visite à ma petite rose trémière jaune... intrépide, qui ne veut pas mourir avec cet automne finissant.
Aurait-elle l'intention de jouer les roses de Noël?
Et puis remontant l'allée qui contourne la maison, un clic par-ci, un clic par-là...
Et après avoir effectué ma cueillette, je suis rapidement rentré me mettre au chaud!
Non sans avoir remercié les araignées sans lesquelles je n'aurais pas eu le loisir d'admirer les oeuvres!
Brouillard sur Bais
En ce dimanche matin où le vent semblait avoir pris des vacances... Un brouillard épais noyait tout ce qui lui tombait sous la main.
Puis, petit à petit, j'ai commencé à voir un peu plus loin, et encore un peu plus loin.
Mais la crasse s'accrochait avec ténacité sur le bois de Mirebeau...
Pourtant, dans la mesure où le processus de "décrassage" s'amorçait lentement, après avoir enfourné deux modèles dans la voiture, j'ai quand même tenté une escapade vers le Montaigu.
Sauf que, pas vraiment surpris de la situation, je me suis arrêté prématurément au chemin de la Beslière afin de réaliser quelques clichés. Parce que j'avais pris la précaution d'emporter un numérique.
Le bourg de Bais apparaissait englué dans une ouate mollasse.
Seul le château de Montesson pouvait se vanter d'être un peu sous le soleil...
Avec ces quelques clichés "dans la poche", je suis tout de même allé jusqu'en haut... pour me rendre vraiment compte que l'on n'y voyait goutte, et qu'il aurait été suicidaire de faire évoluer un modèle que la masse brouillardeuse risquait d'avaler en un instant.
J'ai donc pris encore quelques photos..
Puis je suis redescendu me mettre au chaud.
Peut-être que dans l'après-midi?![]()
Escargot de Bourgogne...
Juste pour le plaisir.
Avisant sur mon talus un escargot qui s'échinait à grimper la côte... je me suis dit que mon vieux copain Lagapette serait peut-être content d'assister également au spectacle.
Je suis allé le chercher, et je l'ai posé dans l'herbe.
Il est inutile de préciser que j'ai soufflé à l'oreille de l'escargot qu'il pouvait sans problème "caresser" mon copain... Et, à ma grande surprise, c'est ce qu'il a fait.![]()
D'où les images qui suivent!
Ah, j'en entends qui se disent: "Mais comment peut-il perdre son temps de la sorte?"
C'est pas grave...
Faut rester ZEN... et profiter au maximum de tout spectacle qui se présente! Si futile soit-il...
Et c'est pas Lagapette qui me démentira!![]()
Escargot de Bourgogne...
Juste pour le plaisir.
Avisant sur mon talus un escargot qui s'échinait à grimper la côte... je me suis dit que mon vieux copain Lagapette serait peut-être content d'assister également au spectacle.
Je suis allé le chercher, et je l'ai posé dans l'herbe.
Il est inutile de préciser que j'ai soufflé à l'oreille de l'escargot qu'il pouvait sans problème "caresser" mon copain... Et, à ma grande surprise, c'est ce qu'il a fait.
D'où les images qui suivent!
Ah, j'en entends qui se disent: "Mais comment peut-il perdre son temps de la sorte?"
C'est pas grave...
Faut rester ZEN... et profiter au maximum de tout spectacle qui se présente! Si futile soit-il...
Et c'est pas Lagapette qui me démentira!![]()
Escargot de Bourgogne...
Juste pour le plaisir.
Avisant sur mon talus un escargot qui s'échinait à grimper la côte... je me suis dit que mon vieux copain Lagapette serait peut-être content d'assister également au spectacle.
Je suis allé le chercher, et je l'ai posé dans l'herbe.
Il est inutile de préciser que j'ai soufflé à l'oreille de l'escargot qu'il pouvait sans problème "caresser" mon copain... Et, à ma grande surprise, c'est ce qu'il a fait.![]()
D'où les images qui suivent!
Ah, j'en entends qui se disent: "Mais comment peut-il perdre son temps de la sorte?"
C'est pas grave...
Faut rester ZEN... et profiter au maximum de tout spectacle qui se présente! Si futile soit-il...
Et c'est pas Lagapette qui me démentira!![]()
Parfums d'automne
Oui, je sais... nous ne sommes que le 19 septembre, et c'est l'été, du moins sur le calendrier.
Mais... venant de l'Est, une bise acide souffle avec hargne.
Elle vous pénètre rien qu'à l'entendre hurler dans les branchages.
Et ce vent turbulent ne permet pas de faire voler quoi que ce soit. Je serais bien aller me camoufler dans les chemins creux avec mon VTT... mais lorsque je lui ai rendu visite tout dernièrement, mon chirurgien m'a fait les gros yeux! "Une chute aurait des conséquences..."
Bref... je suis quand même parti vers le Montaigu, où j'ai entrepris une marche. En prenant bien soin de rester à couvert le plus souvent possible. Au-dessus de moi, les arbres gémissaient; ils se tordaient sous les rafales. Mais moi, au creux du chemin, je ne sentais pratiquement rien.
Et déjà, tout annonçait l'automne... la fraîcheur de l'atmosphère, la lumière moins incisive, et les couleurs d'où le vert s'estompe peu à peu.
Ce qui m'a donné l'occasion de sortir mon smartphone afin de réaliser quelques clichés...
Avec des fougères, des ronces, ou de petites fleurs anodines. (cliquer sur les photos pour les afficher en plus grand)
Au sol sont déjà tombées quelques bogues de châtaignier, inutilisables, mais la récolte semble prometteuse.
Empruntant momentanément un morceau de route, je constate que les maïs sont coupés... Là, c'est sûr, l'automne approche!
Et puis en ayant pris tout mon temps, je termine ma boucle avec une pause sur le banc près du parking.
Au loin, j'aperçois l'étang de Gué de Selle, la dolomie de Neau...
Et je reste là les pieds ballants, l'esprit vagabond, tout en offrant à mes ripatons le jeu de la balançoire!
Lorsqu'une rafale emporte tout sur son passage, avec des feuilles devenues soudain complètement folles.
C'est alors que j'ai commencé à réciter, vieux souvenir d'école, un extrait du poème rédigé par Anna de Noailles:
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
L'automne, un poème d'Anna de Noailles
Voici venu le froid radieux de septembre : Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ; Mais la maison a l'air sévère, ce matin, Et le laisse dehors qui sanglote au jardin. Comme toutes les

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