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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50
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C’est pas juste !

8 Janvier 2011 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Pourquoi ce cri à l’injustice ?

Ben… il faut que je vous explique…

V’là-t-y pas qu’en juillet, ma femme achète une paire de gants en caoutchouc de marque Mxxx.

Et juste avant de mettre l’emballage dans le bac «papiers destinés au recyclage», j’avise un encart selon lequel, en se connectant au Net, on pouvait participer à un jeu gratuit.

Je m’en vais donc sur le site, je joue… et on me dit que je participerai à un tirage au sort..

Et puis je reçois  ce courriel :

Bonjour Bernard,
Vous venez de vous inscrire sur le site www.mxxx.fr.
Munissez vous dès à présent du ou des codes jeu pour participer au grand jeu "Ma maison" et tentez de vous offrir votre maison grâce aux 200 000 € offerts par Mxxx.
Voici le rappel de vos identifiants :
Login : ***********

Mot de passe : **************
A bientôt sur mxxx.fr !
L'équipe Mxxx

 

Et dans la foulée, cet autre courriel :

Jeu 22 juillet 2010, 9h 04min 32s

Bravo, vous avez gagné !

Vous avez gagné une paire de gants Mxxx !
Vous recevrez votre lot à l'adresse confirmée dans le formulaire du jeu, dans un délai approximatif de 6 à 8 semaines à compter de votre date de participation.
L'équipe Mxxx
Homme-decu.jpg

Ben vous me croirez si voulez : nous sommes début janvier, donc nettement après les 8 semaines pendant lesquelles on me demandait de patienter,  et malgré plusieurs rappels de ma part chez Mxxx, je n’ai toujours rien reçu !

Pourtant, à chaque fois, j'avais   pris des gants pour leur écrire,   aux gens des gants Mxxx…

C’est pas juste !

 

Tiens, puisque je crie à l’injustice.

Figurez-vous que depuis une semaine, je reçois par la Poste un quotidien au nom très catholique.

Mais ce qui m’étonne, c’est que je là, je n’ai rien demandé.

Alors je me suis rendu sur le site de «La +++++»  et j’ai fini par envoyer le  courriel ci-dessous :

Service des abonnés...
 N’ayant pas trouvé dans
« nous contacter » une rubrique concernant ma requête, je finis par m’adresser à votre service abonnés.

Mais le «hic»,   c’est que   je ne suis pas abonné !
Quelqu'un m'aurait-il fait un cadeau à Noël en m'abonnant
  à l'insu de mon plein gré??? Mesure de charité... chrétienne?
Ou alors stratégie publicitaire de votre part afin d'hameçonner un futur lecteur? Technique identique à celle utilisée par C****+,  qui nous refile gratos un mois  de TV en clair ???
Cela peut paraître  sympathique...
Mais…
Depuis quelques jours, je reçois en effet un N° de «La  +++++ »!!! A l'adresse mentionnée en annexe. (Vous devriez bien retrouver ma trace dans vos archives...) Adresse que vous avez dû pêcher dans un des nombreux fichiers qui circulent ici ou là...  A moins que tout simplement un logiciel aspirateur de pages blanches ou jaunes...  Yapuka faire un mailing...
Mais c'est pas trop la peine de vous fatiguer à m'envoyer votre publication... j'suis pas vraiment intéressé par ce type de gazette. Que l'on reconnaît pourtant  comme un média de qualité.
Mais c'est pas tout à fait  ma philosophie. J'ai été élevé dans un milieu où la religion n'était  pas au centre des préoccupations lorsqu'il était question de gagner notre pain quotidien.
Mon grand-père, un homme  très  tolérant, apprenait l'Espéranto. Il  lisait "La libre pensée"…
Moi, ce serait plutôt "Le Canard Enchaîné". Mais comme ce titre ne fait pas partie du groupe Bayard-Presse...
Par conséquent, après m'avoir répondu sur les raisons de cet abonnement « sauvage », ce que vous ne manquerez pas de faire... vous pourrez utilement effacer mon adresse mail de vos fichiers… ainsi que mon adresse postale
A vous lire.

Et en ce 8 janvier 2011 ? Ben…je n’ai toujours rien reçu du service abonnés. (Aux abonnés ... absents... Tuuut... Tuuut... Tuuut...)

C’est pas juste.

Et puis, pour en remettre une couche, alors que là encore je n’avais rien demandé, v’là-t-y  pas que ce matin, je reçois une offre d’abonnement «privilège» à l’hebdomadaire "M******e" , celui qui se pare  de la dame au bonnet phrygien.

Avec la même adresse que celle utilisée par «La  +++++ »

J’ai encore rien demandé, moi !!!

Néanmoins,  je commence à m’inquiéter de savoir si ce serait  pas «les gants» qui auraient refilé mon adresse à ces journaux !

M’enfin !

Moi, je voudrais simplement qu’on m’envoie ma paire de gants en caoutchouc ! Celle que j'ai gagnée...

 

Franchement, c’est pas juste.


 

 

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Electro Trainer Graupner

27 Décembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

BILD0097

Le père Noël m'a apporté un nouveau joujou.

Il s'agit de l'Electro Trainer ci-contre.

Réf: ELECTRO TRAINER S RR, Graupner 370179544100

 

Dans la mesure où il savait que je suis actuellement très paresseux, il a fait en sorte que je reçoive le kit presque prêt à voler.

Provenance: Copaéro:

http://www.copaero.fr/electro-trainer-graupner-p-4243.html
 

Dans un magnifique carton  fort bien agencé, j'ai donc trouvé le modèle quasiment assemblé: servos et tringleries en place. (5 servos C231). Avec une paire de flotteurs, un gouvernail marin, et tout ce qu'il faut pour passer en hydravion rapidement.

Puisque nous en sommes à l'inventaire, notons  que le kit contient une pièce en plastique destinée à recevoir un caméra Flycam One... pas mal, non?

 

Que me restait-il donc à faire?

Vérifier les collages... et me rendre compte qu'il était nécessaire de fignoler la partie fixe de la dérive avec un poil de cyano...

Insérer le stabilo et raccorder la petite corde à piano avec le servo de profondeur.

Mettre l'hélice (10x5) et son cône sur l'axe moteur.

Constater que les pièces qui emprisonnent les longerons d'aile sont collées comme le feraient des cochons: elles n'affleurent pas l'intrados: j'aurais sûrement fait mieux!

J'en ai un peu bavé lorsqu'il a fallu mettre en place le train principal en corde à piano dans la pièce plastique déjà collée au fuselage. J'aurais préféré  la  fixer moi-même avec deux vis s'enfonçant dans un petit bloc de CTP. Ce qui m'aurait permis de retirer ce train facilement lors de mes périgrinations estivales.

M'enfin... jamais content le mec, hein? BILD0121.JPG

Et qu'y avait-il encore d'autre à réaliser avant d'aller voler?

Charger la batterie fournie avec le petit chargeur/équilibreur  également inclus dans le kit. (Via l'une des deux prises d'équilibrage dont il est doté, ce chargeur basique pourra être utilisé soit  pour  des accus en 2s,  soit des  3S )

Brancher les prises des servos à un récepteur,  régler la course des gaz, vérifier le sens de débattement des gouvernes...

Et puis c'est tout!!!!

Ah, si j'ai oublié de préciser qu'il m'a fallu confectionner des rallonges pour les servos d'aile: racho, M. Graupner, c'est pas avec ce que vous avez laissé dépasser que j'aurais pu atteindre le récepteur!!!

A noter que j'ai pas tout compris le curieux système de programmation du contrôleur... mais comme cela fonctionnait, je n'ai pas poussé les investigations plus loin!!!

 

Combien de temps ai-je consacré à l'assemblage? Je n'ai pas mesuré, mais cela a été très court.

J'ai passé bien  davantage de temps à essayer  de personnaliser la bestiole.  Le modèle arrive en effet tout blanc, avec quelques adhésifs Graupner déjà collés: j'ai trouvé ça plutôt fade. C'est pourquoi j'ai réalisé les bidules rouges incurvés que l'on voit en bout d'ailes et sur les empennages. (Machine à découper le vynile de marque Stika que possède le Club).

A noter que Graupner propose  maintenant pour son Trainer une planche d'adhésifs un peu plus colorée:

http://www.graupner.de/fr/newsdetail/9c960fad-827c-4391-82c6-9b77c1726cc6

 

Vérification du centrage (70mm derrière le bord d'attaque à l'emplanture)... Avec le matériel fourni, tout tombe impec!

Passage sur la balance:  913 grammes avec l'accu 2S   en 1600 mA.

 

Reçu samedi matin 25  décembre, le modèle a effectué son premier vol en début d'après-midi du dimanche 26.

 

Mais juste avant de  mettre le moteur en route et d'aligner mon Trainer sur la piste, petit retour en arrière avec les données  fournies par  Graupner:

 

   Caractéristiques techniques
Envergure, env. 1200 mm
Longueur hors tout, env. 950 mm
Profil de l'aile HQ 3,0/12
Profil du stabilisateur NACA 009
Surface de l'aile, env. 21,1 dm²
Surface du stabilisateur, env. 5,2 dm²
Surface totale, env. 26,3 dm²
Charge alaire, env. 38 g/dm²
Poids en ordre de vol, env. 1000 g 

 

Avec ses 913grammes, mon modèle pèse donc moins lourd qu'annoncé, et  il est  pourtant équipé du servo de largage... que j'essaierai plus tard.

 

9544_trainer_S_.jpg

On vole?

J'ai aligné face au vent. A noter que la roulette de queue couplée avec le volet de dérive est fort pratique pour taxier au sol. J'ai mis les gaz progressivement, et le modèle a décollé sans aucun problème. Je n'ai pas même eu à retoucher le moindre trim!!!! Et l'amplitude  débattement des gouvernes est impeccable. Là, je dis chapeau monsieur Graupner.

 

(Pour info, je suis retourné lire la page 34 de la notice, et l'on trouve:

Ailerons=24mm vers le haut, 12mm vers le bas

Profondeur=10mm dans chaque sens

Direction= 25mm dans chaque sens...  et  j'avais rien vérifié!!!)

 

Notons au passage que le moteur fourni est identique à celui qui équipe l'Electro Junior (que je possède également) Il s'agit du Compact 345  version 7.4V  Best Nr 7738.S  KV de 1500, masse 105 grammes.

Et en vol???...le Trainer s'est montré d'une docilité exemplaire. Il obéit au doigt et à l'oeil, appréciant un peu de dérive dans les virages, mais sans que cela soit obligatoire.

Le décrochage survient très tard, et n'est absolument pas méchant.

Le plané est fort sympathique. Vous me direz qu'à la charge alaire avec laquelle il évolue, il est normal que mon modèle se comporte ainsi.

Et si on tente de le remuer?

Ben là non plus, on n'est pas déçu.

Manche plein pot, ça monte allègrement, et on peut attaquer une boucle sans prise de vitesse.  Tonneau pas même barriqué! Vol dos où il faut à peine soutenir à la profondeur.

Le dièdre modeste est bien calculé: il procure un peu d'autostabilitié, mais ne fait pas dégénérer le vol par un disgrâcieux  roulis hollandais à la moindre rafale.

J'ai tenté et réussi le looping inverse... Fastoche.

Et puis au bout de 11 minutes, l'accu a commencé à manifester un peu de faiblesse. Quand il aura subi quelques cycles charge/décharge, peut-être tiendra-t-il un peu plus longtemps? 

Retour vers la planète, et atterro trois points, les doigts dans le nez!

 

Que dire au vu de ce premier vol?

Ce modèle me semble correspondre tout à fait à son  cahier des charges.

Et que si vous en devenez un jour l'heureux propriétaire, il ne devrait pas vous décevoir.

Graupner a réalisé là un modèle au look sympathique, doté d'un domaine de vol apparemment très large.

A mettre entre toutes les mains.

Ou bien au contraire de ce qu'on dit en cette période de fêtes: "A consommer sans modération!"

 

--------------------------------------  Addendum ------------------------------------- 

 

En complément, il est possible de consulter l'album photos ici:  http://bernardino.over-blog.net/album-1786970.html

 

Ou encore, le même  album chez Picasa, cette fois avec des commentaires (ce que ne permet apparemment pas Overblog):

 http://picasaweb.google.com/Bernardino53/ElectroTrainerGraupner?feat=directlink
 

Et pour terminer,  cet autre test de l'Electro  Trainer, issu de la version "à construire" : http://www.modelisme.com/Aero-/-Avions/elektro-trainer-s-montage-et-essai-en-vol.html

 

 

Post Scriptum:

Juste pour compléter ma prose: ce matin 2 janvier,  je suis sorti  avec ce joli modèle afin d'inaugurer l'année 2011, et je lui ai collé un accu 2250mAh en 3S.  Cent grammes de plus...
Si j'ai effectivement gagné en pêche (presque trop!), j'ai perdu en souplesse d'utilisation. La course  sur le manche n'est pas assez étendue pour avoir un dosage progressif...

 

Accu-rhino-2150.jpgQuelques jours plus tard....

Dans la mesure où je trouve la puissance suffisante en 2S, j'ai  acheté des accus de ce type:
http://www.hobbycity.com/hobbyking/store/uh_viewItem.asp?idProduct=9312
 
J'ai gagné  un poil en autonomie par rapport au 1600 fourni dans la boîte, sans pour autant augmenter de façon drastique la masse du modèle prêt au vol.
Peut-être qu'en utilisation "hydro"... le passage à un accu plus pêchu est nécessaire. Mais c'est pas maintenant que je vais l'équiper de flotteurs!!! On attendra les beaux jours!...

 

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A Ernestine Chasseboeuf

27 Décembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

  Ernestine.jpg

Bernardino Dumontaigu

53160 Bais

 

à Ernestine Chasseboeuf

49320  Coutures

 

 

 

Chère Ernestine

 

 

Vous me connaissez pas, mais depuis que mes enfants m’ont offert pour ce Noël « Cent coups de sang d’Ernestine », je vous connais maintenant un peu; c’est pourquoi je ne doute pas que vous me permettrez cette familiarité.

J’ai donc  pris beaucoup de plaisir à dévorer vos lettres. Bien davantage que si j’avais mangé des petits LU, bu du Coca, ou mangé  du « Chaussée aux moines », fromage qui est fabriqué  à Craon, près de chez moi en Mayenne!

Vos coups de gueule pour la défense de l’environnement sont courageux. (Je sais pas si Noël Mamère aura apprécié). J’ai bien aimé aussi vos courriers  dans lesquels vous réclamez la gratuité  « bibliothécaire », ainsi que ceux où vous faites la chasse à la malbouffe.

Je bave d’envie devant vos talents de rimeuse, et vos poèmes sont l’expression d’une poésie rurale que l’on ne trouve plus guère que chez  les troglodytes.

Vous dites avoir arrêté de tirer sur la cigarette… Cependant, tout comme certains « fument la moquette», je pense que vous avez dû au moins une fois dans votre vie fumer de « l’Oulipo », tant sont fréquentes vos références à ce courant dont Raymond Queneau est une figure de proue.

Concernant vos autres goûts littéraires, vous semblez avoir quelque tendresse pour un gars de chez vous, « un pays » comme vous dites…un certain Joachim du Bellay. Il était pas troglo pourtant ? J’y vois là comme une trace de chauvinisme. C’est vrai que vous  parlez beaucoup plus souvent de votre ami le poète Jules Mougin…. Je voudrais pas vous offenser (faut que je reste pacifiste), mais je suis vexé parce que  vous avez oublié quelqu’un d’important qu’habitait pas loin de chez vous: hé oui,  en vous installant au volant de votre Vicomtesse, vous auriez pu faire une soixantaine de km et  aller voir à la Devinière, du côté de Chinon,  où a vécu  un bonhomme nommé Rabelais.

Vos évoquez  souvent votre machine à écrire contre laquelle vous pestez. Une fois, c’est pour nous dire que la touche voisine du « M » ne fonctionne plus, ce qui vous oblige à rédiger un texte sans jamais  utiliser la lettre « N ». Je crois me souvenir que ceci est un « exercice de style » Oulipien  nommé Lipogramme…

Une autre fois, vous râlez parce que  le « q » ne s’imprime qu’en rouge. C’est vrai que je  suis pas là pour évoquer ma vie, mais  cela me rappelle ma vieille Japy, atteinte de la même affection. Sachez donc que, à cause de ce « q » rouge,  j’ai eu concomitamment  une très forte crise hémorroïdaire,  dont je garde un cuisant souvenir.

 

Je voudrais également vous dire que moi aussi je collectionne des points pour gagner des cadeaux. Je mange beaucoup de camembert « Bons Mayennais »  (53470 Martigné). Mais dans la liste des cadeaux, il n’y pas de carafe comme celle que vous cherchez…  Pas de carillon Westminster  non plus. Moi, j’espère bientôt arriver aux 150 points qui me permettront d’obtenir un joli ballon. (Faudra quand même que j’envoie  5.10€ avec un chèque de La Poste, où il n’y a plus de place pour écrire les chiffres.)

J’aime bien aussi faire des mots croisés : ceux du Canard, c’est vrai qu’ils sont durs !

J’écoute aussi très souvent le jeu des mille francs, quand les piles de mon poste sont pas déchargées.

Voyez, nous possédons de nombreux points communs.

Parce que moi aussi, dans le temps, j’avais écrit à « Monsieur Je positive », lorsque j’avais refusé d’acheter un caméscope que le vendeur voulait enlever de son socle à coups de marteau parce qu’il retrouvait plus les clés du cadenas. Une autre fois,  j’avais envoyé une lettre chez Garbit, quand j’avais trouvé un pansement dans du taboulé Royal acheté au Supermarché local… (mais le directeur m’avait renvoyé une gentille lettre,  et un colis contenant trois boîtes d’un kilo, avec ses excuses ! J’en avais fait  généreusement  cadeau à mes voisins.)

 

Si j’avais su, à l’époque, j’aurais dû faire comme vous : envoyer  mes courriers chez Belin (pas celui des gâteaux secs, mais l’autre, celui qui édite des livres !) Peut-être que j’aurais eu la chance de me voir éditer. Je vais toutefois réfléchir à la chose, parce que pas loin de chez moi il y a l’imprimerie Floch à Mayenne, avenue Gutenberg…

 

De la fenêtre près de laquelle je vous écris, je vois mon voisin qui est en train de trier des patates. Il me parle souvent de la Bintje, mais il préfère la Belle de Fontenay, parce que ça évoque la dame aux chapeaux et le concours Miss France.   Sauf que maintenant, il ne sait plus très bien à quels seins se vouer, parce que la concurrence est rude aussi dans le domaine des Miss.

En pianotant sur mon clavier, je viens d’apprendre par Wikipédia que vous aviez quitté la planète Terre.  Cette nouvelle m’attriste profondément. Sans doute pas autant que vous.

 

En espérant que vos cartilages ne vous font plus souffrir.

 

J’espère que cette lettre vous trouvera de même.

 

Bernardino

 

PS1 : faudra faire la commission au directeur de l’imprimerie slovène qui a imprimé le livre que le « c » devant un « t », ça s'écrit pas comme il l'a fait. Ernestine-c-deforme.jpg

 

 

 

PS2 : je vais chercher dans mon grenier, afin de voir si je ne retrouve pas un exemplaire du livre « Les deux orphelines ». Je crois que j’en ai un, avec couverture rouge, que l’on m’avait donné en prix quand j’étais à l’école primaire. Si je le retrouve, j’irai voir la dame de la Poste. J’espère qu’elle ne me prendra pas trop cher en timbres pour un envoi… « Outre Tombe » !

 

 

 

 

 

http://clo.p.pagesperso-orange.fr/Chasseboeuf/Index.htm

 

 

 

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Le patois Mayennais

20 Décembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

EUN' BON COUP D'CIT'

Pour écouter ce texte, cliquer ici: link 

A tandis que l'pér' Zidor y faochait l'bié, sa bonn' fom' a rel'vait les randins. A n'en feusait des javelles ô sa faocille et les meutait sus les yens que leu gâs, le p'tit Meunuel. y couchait d'vant lé. L'feurmier y s'arrêtit d'faôche'.

 

 

« Dis don, la patronne ? T'as t'y point envie d'bèr' un coup ? Ma, j'eu teulement seu que je n'pieux pus creuche' ; appeul'don l'petit Meunuel qu'y nous apporte à bèr'.

 

 

- « Meunuel ! que jupit la feurmièr , va don qû'ri' l'cit'. Ton pér il' a seu.

- Euyou qu'tu l'as queuché ?

- Amont la hâ, ao pied d'l'eumouss', à coûté d'l'échayer, d'sour eun' brassée d'bié pou qu'y seuje à l'abri du sola. »

 

 

L'pér' Zidor qu'avait bourde' d'faôche' y prit la piérr' dans son coye' et s'mit à affûte' sa faô pendant c'temps-là.

 

 

Pis, y sortit sa touine de sa poucheute... et y s'servit eun' bonn' prise qu'y r'nifia en deux fa, à gaoch' pis à drèt' dans ses deux trous d'nez. L'gars Meunuel qu'avait couru à grand' pattées, rarivit ô la carafe qu'i donnit à sa mér'. La patronne a'servit eun' grand'verrèe d'cit' à son bonome, pis côr' eun' aôt' qu'il avalit à grandes goulées, y secouit l'vérr' et l'donnit à sa bonn' fome ; a'remplit à son tour pour lé, pis à meutie' pour le p'tit Meunuel.

   

 

  L'pér'Zidor, y s'torchit les moustaches ô l'dos d'sa main drèt', y s'lichit ô la langue et y dit :

 

 

« Çà feu du bien par euyou qu'ça passe ! Çà vaô mieux que de r'cevar un coup d'pieud dans l'cul pari ! ! !... Min, c'est pas tout ça. Fao point s'endormi' su' l'ouvreuge si on vieut fini' à d'souèr'. »

 

Et y se r'mirant teurtous à travaille'.

 

 

 Texte extrait de l'ouvrage collectif  "Parlers et traditions du Bas-Maine et du Haut -Anjou,   Le Patois Mayennais" édité par le Cercle Jules Ferry en 1980

Avec l'aimable autorisation de son  président.

  Le 21/12/2010

 

Cet ouvrage est  en vente librairie Siloë à Laval. 

 

 

 

 

 

 

 

Voir ci-contre---------->>>>

UN BON COUP DE CIDRE

(Voici  mon interprétation ...) 

Tandis que le père Isidore fauchait le blé, sa femme relevait les andains(1). Elle en faisait des javelles(2) avec sa faucille et les mettait sur les liens (ficelle de lieuse) que leur fils, le petit Manuel, couchait devant elle. Le fermier s'arrêta de faucher.

 

« Dis-donc, la patronne? Tu n'aurais pas envie de boire un coup? Moi, j'ai tellement soif que je ne peux même plus cracher; appelle donc le petit Manuel afin qu'il nous apporte à boire.

  

- Manuel! Appela la fermière, va donc chercher le cidre. Ton père a soif.

- Où est-ce que tu l'as caché?

- Le long de la haie, au pied d'un émousse, près de l'échalier, sous une brassée de blé pour qu'il soit à l'abri du soleil. »

 

Le père Isidore, qui avait arrêté de faucher, sortit sa pierre à aiguiser de son étui de corne (attaché à la ceinture) et il se mit à affûter sa faux, pendant ce temps-là. 

 

Puis, il sortit sa blague à tabac de sa pochette... et il se servit une bonne prise qu'il renifla en deux fois, à gauche puis à droite, dans ses deux trous de nez. Le gars Manuel, qui avait couru à grandes jambes, ar riva avec la carafe qu'il tendit à sa mère. La patronne servit un grand verre de cidre à son homme, puis encore un autre qu'il avala à grandes gorgées. Il secoua le verre et le donna à sa femme; elle remplit à son tour un verre pour elle, puis à moitié pour le petit Manuel.

 

Le père Isidore s'essuya les moustaches avec le dos de sa main droite, il se lécha les lèvres avec sa langue et il dit:

 

« Ça fait du bien par où ça passe! Ça vaut mieux que de recevoir un coup de pied au derrière, pardi!!! Mais c'est pas tout ça. Il ne faut pas s'endormir sur l'ouvrage si on veut finir ce soir. »

 

 

   Et ils se remirent tous à travailler.  

     

 

(1) L'andain est une bande continue de fourrage laissée sur le sol après le passage d'une faucheuse http://fr.wikipedia.org/wiki/Andain

 

(2)Une javelle: quantité de céréales que le moissonneur coupe en un coup de faux, et qu'il met en petits tas sur le sillon avant le liage.

Le-patois-mayennais.jpg

 

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Annie soit qui mal y pense!

19 Décembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Je suppose que vous avez tous vécu la frénésie qui précède les fêtes de Noël.

 

Cette « fièvre acheteuse » qui s’empare d’un bon nombre d’entre nous.

Ben,  cette année, l'intensité de la fièvre  n’est pas retombée.

 

Plantons le décor.

Je me trouve dans une parfumerie en compagnie de mon épouse prénommée  Annie. (Détail important pour la suite de l'histoire... vous verrez!)

Et un p’tit coup de vaporisateur par-ci, et une p’tit coup de vaporisateur par-là.

« Madame...Voulez-vous tester cet autre  parfum ? Il est tout nouveau…Il connaît un grand succès… »

Et un p’tit bâtonnet trempé dans une fiole vient déposer délicatement ses senteurs  au creux du poignet d’Annie.

Et puis encore un autre…

 

Pour tout vous dire, cette "douce"  séance aux parfums envoûtants  me  « saoule » …

 

Quand enfin ma femme  a arrêté ses choix… passage obligé par la case "caisse"  où l'on fait fumer la carte bleue; puis on nous invite  à nous présenter devant le stand « emballage ».

Une charmante dame engage alors  la conversation. Je lui fais compliment de sa dextérité à confectionner les paquets; ce à quoi elle répond que c'est bien normal, après  presque 50 ans de vie commerçante... Et, qu'elle a toujours plaisir à filer un coup de main à sa fille au moment des... coups de chauffe!

Ayant posé le bolduc final sur premier paquet,  que je destine à mon épouse, la dame demande.

« Je le marque comment celui-là ? »

Et moi de répondre tout naturellement: « On lui met... Annie ! »

C’est alors que je vois la paqueteuse s’emparer d’un stylo, et de tracer avec conscience un « i » majuscule au dos du petit paquet! En insistant bien sur le point du "i"! Qu'elle arrondit savamment... 

 

Moi j’avais dit : « On lui met Annie !"

Et tout à coup, je pige... avec délices!

Mais pour vous faire partager mon plaisir, je vais  devoir reprendre la blouse grise du "hussard noir de la république!" que j'ai été durant quelques décennies.....

Ah!...la pédagogie... Chassez le naturel....

C'est pourquoi,   afin d'éclairer votre lanterne, je vais me permettre   une petite leçon  de phonétique grammaticale. Que voici:

Dans le patois mayennais, les articles  "un" ou "une" avaient une prononciation quasi identique, qui se traduisait indifférement par "heunne"... surtout devant une voyelle.   Avec certaines nuances suivant les cantons,  où cela pouvait  même tirer vers le hanne...

Ainsi donc: heunne ou hanne  berbis, heunne ou hanne   egneau... (Une brebis, un agneau)

(Parlers et traditions du Bas-Maine et du Haut-Anjou, Le patois mayennais, JARRETIERE.jpgCercle Jules-Ferry Laval, Imprimé par  Guillotte à Laval, édition de 1979)

  « On lui met Annie !"

« On lui met hanne  i ! »

 "On lui met donc...   un  i..."  Ben voyons!

 

Pour les paquets suivants, j’ai bien pris soin de préciser les prénoms, en les épelant.

La paqueteuse, dont l'oreille avait sans doute été familiarisée au patois local dès son enfance,  ben... elle a  dû se demander pourquoi une telle insistance de ma part.

   

Mais dans ma petite tête de garnement espiègle dansait cette   coquine devise, que je me répétais avec délices :

« Annie soit qui mal y pense ! »  

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Plaisirs de la neige

9 Décembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Hier, il a beaucoup neigé sur Bais.

Et ce matin, le soleil resplendit dans  un ciel sans nuage.

 

Vite, je fais chausser les skis à mon petit MiniMag. DSCN1058

Prudent, je vérifie les fixations, les élastiques amortisseurs, que je double.

J'emporte avec moi un second accu de propulsion, des élastiques de rechange, la tirette pour effectuer l'opération, les lunettes de soleil, des gants, un tournevis et deux mini-caméras...

Je pense que j'ai tout prévu... ou presque... Mais attendez plutôt la suite!

 

J'effectue à pied le petit kilomètre qui m'anène dans la prairie située entre les Brosses et la Chauvière.

  La couche de  neige est moins importante que je ne l'espérais...

Mais apparemment suffisante quand même...

Je branche le moteur, je mets en route la caméra, je teste les gouvernes, après quoi  je fais décoller mon modèle.

 

Mais avec ce vent de Nord-Est, mon Mini-Mag évolue  en plein dans les turbulences qui viennent de la ferme Les Batailles située en amont.

 

Premier constat: mes accus Lipo n'apprécient guère ce froid vif. En effet, mon modèle n'a pas sa pêche habituelle, et il me faut voler plein gaz. Alors que d'habitude "plein pot" signifie montée à la verticale.

Ne m'avait-on pas dit que ce type d'accu n'aimait pas les températures négatives?... voilà qui est confirmé!

 

Quelques tours  au-dessus du village...

  Passage près du pilote... afin de s'auto-filmer! 

  Et je me présente pour effectuer un "touch and go". (atterrissage  et redécollage dans la foulée)

  Le modèle commence à glisser sur la neige... quand soudain le ski gauche accroche une herbe qui dépassait un peu trop... et ... Minimag-ski-casse.jpg

 

Ben c'est fini!

 Il me faut redescendre à l'atelier pour recoller la spatule.

 Dommage.

 

M'enfin, vous aurez quand même quelques vues ici:

 http://picasaweb.google.com/Bernardino53/BaisSousLaNeige?feat=directlink

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Les douces saveurs de mon enfance

16 Novembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

 Après plusieurs longs jours d'intempéries, j'ai profité du soleil matinal pour faire prendre l'air à mon VTT.

Je suis parti en direction de Champgenêteux, avec l'intention de m'offrir un circuit de 15 km... ce que je juge suffisant pour la remise en forme.

Curieusement, la trêve imposée par la météo ne semble pas avoir affecté ma condition physique. J'avale la grimpette sans trop d'effort, et cela me surprend.

C'est pourquoi devant l'église de Champgenêteux, je décide une modification du parcours: au lieu de tourner à droite vers Trans, je bifurque à gauche vers la Chapelle au Riboul.

Le ciel est d'un bleu rare dans nos contrées. Arrivé sur un point haut, je peux bénéficier d'un panorama grandiose en direction de Mayenne. La ville semble étrangement sous les nuages et dans la brume.Jublains.jpg

J'en aurai confirmation un peu plus tard....

 

Et c'est là qu'égoïstement je savoure encore davantage mon plaisir.

Sous les rayons du soleil, le moindre talus se met à « fumer », les toitures en font autant. Et chaque contrejour est un délice.

En vue de la Chapelle au Riboul, j'emprunte l'ancienne voie ferrée maintenant dédiée aux randonneurs de tous poils. Sous la voûte des arbres,  mes roues s'enfoncent dans un véritable tapis de feuilles mortes aux couleurs très diverses, et cela produit un curieux chuintement.

Par endroits, les branches qui étaient enrobées de givre se délestent, et une multitude de gouttes froides me chatouillent le cou. Brrrrrr..........

Je passe devant le centre équestre, d'où émanent de puissantes odeurs.

Quelques kilomètres encore, puis j'abandonne l'ex- voie ferrée.Virage à gauche.

Je franchis un petit pont sur l'Aron. Je laisse sur ma droite le château de la Cour (XVIème siècle), et je remonte vers le bourg de Grazay.

Je croise alors la D35, et la plupart des véhicules venant de Mayenne ont les phares allumés... Là-bas à l'ouest, ils sont effectivement dans la brume, et moi je bénéficie d'un soleil resplendissant!

C'est alors que des cris caractéristiques me parviennent. Quelques dizaines de mètres, et je découvre une cour de récréation fort animée. Voilà qui réveille en moi bien des souvenirs; rappelons que j'ai "fréquenté" l'école... bien au-delà de mes années Lycée!!!

Je longe maintenant le château de Grazay-le-Bois..contrejour.jpg. son parc... ses arbres imposants.

 

 

 

 

 

Et j'arrive à l'orée du petit bois de la Guesnerie.

Le spectacle est magnifique...

Les rayons du soleil jouent avec un voile de brume qui se faufile entre les branches des arbres.

Je m'arrête pour prendre quelques clichés.

Et je savoure l'instant présent.

Longuement.

 

Au loin, le clocher de Jublains-la-gallo-romaine égrène ses onze coups.

 

Continuant mon chemin, je vire à droite sur la D129 vers le hameau de Doucé et sa petite chapelle. Arrêt, pour admirer.

Puis direction le chemin de traverse qui va me ramener vers les Trouaillères, le point le plus bas de mon périple.

 

J'entame alors une série de montées et de descentes; ce que mes jambes semblent  trouver de plus en plus difficile.

 

  

Mais dans un virage près du Bois-Cabot, j'aperçois un petit pommier sur ma gauche.

Providentiel!

Il est vrai que je commence à avoir soif et faim.

Je m'arrête alors pour « croquer la pomme ».

Au toucher, ces jolis fruits rouges pleins de rosée et de givre sont d'une fraîcheur indicible.

Et dès la première bouchée, c'est une bouffée de souvenirs qui remontent immédiatement à la surface!

Exactement le même goût que « les pommes de la Mauguinière! »

Celles dont le toucher, la saveur, les senteurs sont gravés à jamais en moi.

Etonnantes sensations.

Pommes-dans-l-arbre.jpgCela me fait exécuter un bond en arrière de presque 60 ans, du temps où je fréquentais le CE1 à l'école de Chérancé et où, devant  accomplir 1 km entre mon domicile du Moulin Neuf et le bourg, je longeais le verger de la Mauguinière 4 fois par jour...

Les mêmes pommes!

Je suis comme un gamin...

Je n'ai pas de mots pour décrire...

 

Après m'être quelque peu retapé, je remonte en selle. Je passe devant l'exploitation de la carrière...

Un autre dure montée...  descente... re-montée...

Et j'arrive dans le bourg d'Hambers.

Des parents attendent leurs enfants à la porte de l'école.

Le clocher leur distribue généreusement ses douze coups de midi.

Et puis, de bien tentants fumets   me parviennent aux narines: ici, une envoûtante odeur  de frites; là, on dirait un civet; un peu plus loin, l'aigrelet oignon frit...

Et dire que j'ai l'estomac dans les talons!

 

Je sors d'Hambers, j'attaque maintenant la côte de Beausoleil.

Mais il se trouve que mes pauvres jambes sont dépourvues de tonus.

Encore quelques efforts.

Je longe maintenant le château de Montesson et ses douves.

J'entre dans Bais, le pittoresque  lavoir de la rue Henri Quentin, la place de l'église.

Virage à droite, puis immédiatement à gauche sur la rue de Oy-Mittelberg.

Petit plateau/grand pignon... et le compteur affiche péniblement 8 km/h...

La maison est en vue.

Depuis la cour, je sens comme une odeur de sauce au vin... Miam!!!

 

Une grande rasade d'eau.

Un "ouf" de soulagement.

Et je peux attaquer mon repas.

 

Je suis à la fois crevé, et ravi de mon parcours.

Mais cette fois, j'ai présumé de mes forces...

 

« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans » disait le poète.

 

Ben... je me demande si ça n'est pas le cas, même beaucoup plus tard!

 

 

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Reportage en photos:

 

http://picasaweb.google.com/Bernardino53/PetitesPommesDeMonEnfance?feat=directlink

 

Le parcours avec Endomondo:

 

  http://www.endomondo.com/workouts/goBtUW8RfIk

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Mon Prodij n'est pas mort!!!

15 Novembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Il y a de cela quelques temps, je vous ai raconté comment j’avais  "englouti" mon Prodij du côté de Carolles. (Plouf  et snif!!!)
C’était en mars 2007.

 Je n'ai pu sauver des eaux  que l'aile, méchamment "beugnée", gorgée de flotte, et que mes copains disaient irréparable.

http://bernardino.over-blog.net/article-6059423.html
P0008598.JPG
Mais j'ai  toujours  gardé la nostalgie de ce modèle qui m'allait bien, et avec lequel je m'éclatais...  avant que je ne l'éclate sur une défaillance de l'accu réception.

Que faire pourtant d'une voilure  "destroyed", si d'autre part on n'a plus  de fuselage?

Ben un jour je me suis quand même   mis en tête de réparer l'épave, par défi... et par dépit. Et en bout d'aile, j'ai ajouté des winglets...  du plus bel effet!
La voilure,  dans laquelle sont maintenant insérés deux servos, pèse la bagatelle de 417 grammes !!!
(Le site du fabricant Aeromod indique 330 grammes pour l'aile "nue".)

J’ai donc fini par  greffer l’aile réparée du Prodij sur un fuselage de Diamant…  devenu ProDiaJ...

http://bernardino.over-blog.net/article-6221898.html

Pas trop mécontent du résultat obtenu.

Et j’ai remisé l’aile de Prodij dans un coin…

 

Mais hier, avisant mon aile qui apparaît comme neuve,  et toujours nostalgique des formidables qualités du Prodij,  j’ai tenté une autre greffe.

J’ai donc posé   cette lourde voilure  sur un fuselage qui n'était pas moins lourd... celui du Bella, équipé électrique avec une batterie Lipo 2250 en 3S.
 
14112010052.jpgMise sur la balance... et c'est là que le bât blesse.
J'obtiens 1050 grammes.
Ce qui fait une charge alaire conséquente...

Je sais que certains utilisateurs de Prodij ont ballasté leur modèle afin de le faire "foncer"... Mais n’avais-je pas été un peu trop présomptueux ?

Profitant d’un bon petit  vent de Sud Ouest, je me suis rendu au lieudit La Roche, là où il ne reste plus que quelques ridicules mètres carrés pour décoller et… surtout  atterrir.

Le vent est un poil travers. Modèle au bout du bras, je le tâte un peu… et je me décide à pousser.

Il part bien droit, pas même un trim à régler.

Puis il s’élève gentiment… Afin de savoir où j’en suis, et au cas où… je mets le moteur en marche. Et là, ça grimpe plus qu’allègrement. Rassurant…

 

Au bout de quelques minutes, le soleil se dégage d’un nuage. Et je l’ai pile poil en face.

Je glisse alors ma casquette de travers, et bien qu’équipé de lunettes solaires, je dois piloter en fermant parfois un œil. 14112010049.jpg

On sent bien que le modèle est calé sur sa trajectoire, mais si on tente de le ralentir, même volets baissés, il ne tarde pas à manifester son caractère chatouilleux dû à une charge alaire déraisonnable. C’est ainsi qu’au cours d’une boucle un peu trop serrée, il  a fini par me gratifier d’un  magnifique(?) déclenché.

Par contre, là où ça devient  intéressant, c’est que les prises de vitesse sont impressionnantes, et les tonneaux passent en un éclair.

Je me suis amusé comme un petit fou pendant quarante minutes, sans toucher au moteur.  Et j'ai dû jongler avec le soleil qui,  jouant à cache-cache avec les nuages, baissait  graduellement sur l’horizon.

Puis il a fallu atterrir.  Cela devenait moins drôle!!!

Je m’y suis d'ailleurs pris à trois fois… parce que ce bougre de modèle a du mal à se ralentir, et si on le « freine » un peu trop, on sent bien que le décrochage est imminent…

 

Bref, j’ai réussi à poser.

 

14112010051.jpgSuite à ce vol tonique, et cerise sur le gâteau, j’ai  eu droit à un flamboyant coucher de soleil, difficile à décrire, mais de ceux qui laissent un très agréable souvenir.

 

J’ai alors emprunté le chemin creux qui ramène à la voiture. Et tout au long du parcours, j’ai revécu  les différentes aventures  offertes par mon petit  Prodij ( … et ce qu’il en reste !)

 

Compagnon fidèle...

 

... il est de ceux  qu’on n’aime pas voir  mourir !!!

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Perdre la tête pour une souris…

11 Novembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 C’était hier… une agréable sortie pédestre autour du Montaigu.

En solitaire...

De retour au parking, je  m’assois sur un banc.

Face à moi, la plaine d’Evron, à perte de vue. Au loin, des  fumées grimpent  avec nonchalance vers de gros  nuages gris  à travers lesquels filtrent quelques  paresseux rayons de soleil.

A sol, selon que la zone est éclairée ou pas, les contrastes sont saisissants.

Sous le faisceau lumineux, les arbres prennent des couleurs dans les tons où l’ocre domine.

Avec des ombres qui s’étiiiii…rent...

Magnifique spectacle sur grand écran panoramique... Et comme bande son?

Je sors  mon smartphone, et je choisis Beethoven, 3ème symphonie, dite "Héroïque"  (la  symphonie N° 6 "Pastorale" aurait mieux convenu,  mais je ne l'ai pas encore mise en mémoire de l'appareil.)

Pas de vent, aucun bruit parasite, une nature quasiment endormie.

Rien que pour moi, ou presque.

Et là, je contemple…  et je rêve...

La tête presque vide… mes pensées  perdues vers  la ligne d’horizon d’où se détache la silhouette facilement  reconnaissable de Sainte-Suzanne la médiévale.

                                       "Rêveries d'un promeneur solitaire."...

 

Soudain, un petit lapin pointe le bout de son nez sur le rebord du talus. C’est alors qu'il   m’aperçoit:  il fait immédiatement demi-tour, me laissant comme dernière image celle du  toupet blanc de sa queue…

 

Combien de temps suis-je donc  resté là ?

Je ne me souviens plus… et cela n’a d’ailleurs aucune importance.

 

Je reprends ma voiture afin de  redescendre vers Bais… et mes pensées vagabondent encore.

 

Juste en arrivant au premier lotissement du bourg, je me demande ce que peut bien faire ce chaton au milieu de la route. L'imprudent! 

Je ralentis, et soudain, je me rends compte  que ce fils de félin  joue avec un petit rongeur. CHATSOUR.jpg

Et un coup de patte par-ci, et un autre par-là… le matou est toujours au milieu de la chaussée, inconscient du danger.

Je suis maintenant carrément à l’arrêt,  et le spectacle se déroule juste devant mon capot.

Utilisant ses pattes comme des crosses  de  hockey, Minet tente de guider la trajectoire de son palet vivant.

Cela ne semble pourtant pas aller dans la direction souhaitée.

La bestiole part à droite, mais un vif coup de patte la ramène au milieu de la route

Elle essaie une escapade à gauche… Nouvelle correction de trajectoire…

 

Quand enfin semblant  trouver une esquive,  du plus vite que ses petites pattes le lui permettent, le rongeur file à toute allure vers le fossé situé à ma droite.

Le chaton se montre alors surpris, mais il  rattrape  aisément sa proie.

Les deux animaux ont  maintenant quitté le  milieu de la  chaussée, et je peux enfin repartir.

 

Mais ce jeune chat  m’a fait penser à ses enfants  qui, poursuivant le ballon dont ils perdent le contrôle, giclent sur  la chaussée au mépris du danger,   focalisés qu’ils sont par l’objet de leur jeu… ou de leur désir?

 

Pauvre Minet ! Lui aussi avait perdu la raison…

Une mignonne "petite souris "  lui avait sans doute  fait tourner la tête… au risque pour lui d’en perdre la Vie!

Il avait "craqué" pour une créature très "croquante"  à son goût!

Peut-être était-ce sa première « conquête » ?  Celle qui rend fou et imprudent…

Je ne sais pas.

 

Il paraîtrait  pourtant que chez les humains on puisse trouver aussi ce genre de situation.

Perdre la tête pour une « souris »…


Mais, à ce stade de mon récit, je commence à me demander si ce n'est pas moi qui aurais perdu la tête?

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Lille est une ville cosmopolite... Marché de Wazemmes

6 Novembre 2010 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Cela faisait longtemps que j'entendais ma fille me dire tout le bonheur qu'elle avait de se promener au milieu du marché de Wazemmes à Lille.

Profitant d'un récent séjour chez les Chtis, je décide donc un matin d'aller explorer cette fameuse caverne d'Ali Baba.

Mais emprunter les autoroutes ou  autres échangeurs est un exercice que je n'aime guère; heureusement que le navigateur GPS me facilite grandement la vie.

Vous me direz que j'aurais pu laisser ma bagnole aux portes de Lille et utiliser le métro, comme je le fis une fois lors de la grande braderie. Mais le rustique que je suis hésite à s'engouffrer sous terre... Plan-de-Lille.JPG

Il faut alors se résoudre à circuler dans les rues de cette grouillante mégalopole, puis tenter de trouver une place de parking.

Je finis par débarquer place de Sébastopol, derrière le Théâtre.

Le temps d'aller prendre mon ticket, j'aperçois là un groupe d'hommes jeunes qui bavardent près d'un arbuste où sont accrochés sacs et musettes... Mais j'y reviendrai tout à l'heure.

Accompagné de mon épouse, je commence alors à déambuler dans les rues qui conduisent à Wazemmes.

Et je suis immédiatement frappé par le nombre de personnes qui font la manche: là, une femme âgée au visage buriné, plus loin c'est un homme accompagné d'une fillette qui quémande quelque pièce. Au détour d'une rue, un jeune couple avec deux bergers allemands...

Puis, nous finissons par déboucher sur la place où règne une animation assez indescriptible.

De l'Afrique, dont je ne connais que quelques villes marocaines, j'ai retrouvé à Wazemmes cette même ambiance de souk, avec un subtil mélange de gens issus du Maghreb et de l'Afrique noire... et de l'Europe! Marche-de-Wazemmes.jpeg

Au milieu de senteurs exotiques, ici on peut trouver absolument tout. Du bouton pression au téléphone dernier cri,  en passant par les tissus très colorés vendus au mètre, les olives ou les ustensiles de cuisine.

Et puis, si votre mobile est bloqué, vous n'aurez que l'embarras du choix pour faire sauter le verrou... à des tarifs défiant toute concurrence!!!

De même que vous pourrez trouver des chaussures pour 5 Euros, un jeans à 10 Euros...

Etonnante tour de Babel où la langue française semble minoritaire, voire « accessoire »...

Après une bonne heure passée sur cette « place de la Nouvelles Aventure » -la bien nommée!-, nous filons vers le centre de Lille où le spectacle des façades flamandes nous charme toujours autant.

Arrêt place de Strasbourg, au restaurant « La tête de Boeuf », puis retour à la voiture.

C'est là que je retrouve mon petit groupe de « bavards », musettes toujours pendues aux arbustes.

Ils semblent d'ailleurs vouloir se rendre utiles, signalant les places devenues libres à l'intention des automobilistes qui viennent d'entrer sur ce parking, guidant la manoeuvre d'un autre conducteur qui éprouve des difficultés à se garer, gêné qu'il est par un véhicule arrêté hors des emplacements...

Avec un large sourire qui se veut charmeur, l'un des hommes m'aborde: « Fini prom'nad'? »

La conversation s'engage. Mais à son accent et à son français dont sont exclus les mots tels que articles, pronoms personnels, verbes conjugués, je comprends qu'il n'a rien d'un Chti pur jus!

Aurait-il pourtant vu le film qui vante les qualités d'accueil de ces gens du Nord? J'en doute!

Je finis par lui demander sa nationalité.

Et il me répond: « Kosovar »

 

J'aurais bien voulu connaître les raisons pour lesquelles il était arrivé dans ce qui lui semblait être un Eldorado. Qu'espérait-il? Etait-il là en transit avant de gagner Calais, puis l'Angleterre?

Il a fini par me faire comprendre que, si je lui glissais une piécette...

Ce que j'ai fait.

« Merci beaucoup, bonne journée! » m'a-t-il lancé en faisant l'agent de ville afin de me faciliter la sortie du parking.


 Tout au long de sa riche histoire, Lille a accueilli des Polonais, des Italiens, des Espagnols...   des Africains...  et actuellement  ce sont  des Européens de l'Est qui arrivent...

  Nous sommes donc là en présence d'une  vraie  ville cosmopolite!

Impression que l'on perçoit d'autant mieux si  l'on se trouve sur le  pittoresque  marché de Wazemmes!

 

Avec ses richesses... et sa misère toute proche!

 

 

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Liens vers Marché de Wazemmes:

http://www.qype.fr/place/155159-Le-marche-de-Wazemmes-Lille/photos

 

http://www.cityvox.fr/visiter_lille/marche-de-wazemmes_50185/PhotosLieu

 

Copyright  photo du marché:   http://www.lilletourism.com/

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