Marcher, goûter, faire voler….
En ce début de septembre où le soleil semble reprendre de la vigueur, je sens des fourmis dans les jambes.
Et à la vue des hirondelles qui tournoient par endroits, j’entreprends un truc un peu fou… rien qu’un peu.
Je sors mon sac à dos.
J’y entrepose une bouteille thermos avec de la boisson fraîche, mon émetteur de radio-commande, une batterie de rechange, un pull…
Je me pose une casquette sur le crâne, et sous le bras gauche, je place mon motoplaneur Electro-Junior.
Lecteur MP3 raccordé à mes écouteurs, avec lecture aléatoire des pistes… et c’est parti.
Objectif ? rejoindre le chemin qui passe au-dessus de Bais et qui suit une courbe de niveau exposée au Sud.
http://www.visugpx.com/?i=1314989602
De là-haut, on jouit d’un spectacle intéressant : la vue embrasse l’horizon depuis le Mont Rochard jusqu’aux collines d’Hardanges.
Premier arrêt dans un herbage près de la Chauvière.
Malher, Symphonie Titan…
Je lance mon modèle, avec le moteur… Accrochage de quelques petites ascendances.
Sur le chemin, un tracteur s’avance lentement. Aux commandes, je reconnais Xavier, le maître des lieux. Je fais atterrir mon modèle. Xavier s’arrête, et nous entamons la discussion.
Habitué de mon blog, il revient malicieusement sur la rencontre que j’ai pu faire récemment avec un de ses collègues… me précisant bien que tous les « paysans » ne sont pas du même acabit ! Et heureusement…
http://bernardino.over-blog.net/article-de-la-solidarite-paysanne-81298781.html
Quelques mots encore. Il repart vers sa ferme, et je relance mon planeur.
Mais la brise n’est pas bien axée, et la portance aléatoire.
Je décide donc de poser afin d’aller voir plus loin.
Passant près de la Chauvière, j’avise sur le sol de toutes petites poires.
J’en ramasse quelques-unes. Elles ont un goût râpeux… et me rappellent le poiré, sorte de cidre où les poires ont remplacé les pommes.
Un peu plus loin, je tombe sur un verger, d’où j’extrais justement deux ou trois pommes rouges. Elles sont sucrées à souhait et me permettent d’étancher la soif.
Je descends maintenant dans le chemin creux qui mène au Vaublin. Sa fraîcheur est bienfaisante.
Par endroits, des bogues de châtaignes pas encore mûres tapissent le sol…
Mendelssohn, Symphonie Ecossaise…
C’est alors que je rencontre madame B. Tout étonnée de me voir sortir du chemin avec un planeur sous le bras.
Je lui explique mon périple.
Elle qui a subi dans sa chair quelques vilaines morsures dues à un « crabe » qu’elle semble avoir maintenant maîtrisé, elle est contente de me voir ainsi trotter allègrement, et me dit que les gens seraient bien inspirés de goûter aux petits plaisirs de la vie.
« Comme vous le faites ! » ajoute-t-elle avec un large sourire. (voir commentaire en fin de texte)
Je reprends la marche.
Passant derrière le hameau La Roche, j’avise un petit pêcher, auquel je chipe un fruit.
Le côté exposé au soleil est tiède et bien mûr.
L’autre face est presque froide, et nettement plus dure à croquer !
Puis je redémarre.
Mozart, Requiem…
De temps à autre, je prélève quelques mûres, dont la saison s’achève.
Mais je me garde bien de succomber au charme des jolies prunelles dont le goût est encore très astringent.
Je débouche enfin dans le champ au-dessus duquel deux buses semblent attendre de jouer avec mon planeur.
Je m’installe confortablement.
Et je lance le modèle.
Beethoven, Symphonie Pastorale
La portance est cette fois nettement meilleure. L’altitude atteinte sera souvent impressionnante.
Tout au long de ce vol, je m’accorde quelques pauses pour me désaltérer,
pour jouir du spectacle, ou tout simplement pour rêvasser.
Je décide enfin d’arrêter ma séance alors que le chrono affiche 1h40minutes.
Et je reprends le chemin du retour.
Schubert, Symphonie « La grande ».
Au détour d’un virage, quelques toutes petites pommes jonchent le sol : je me souviens alors de nos bagarres de gamins avec des lance-pommes, ce qui réveille soudain un douleur bizarre à l’oeil gauche, lui qui avait un jour été victime d’un impact violent.
Quelques mûres encore… Deux ou trois noisettes que je casse à l’aide d’un caillou.
Le mignon calvaire où Maxence prenait
son « petit goûter »…
La source qui génère d’habitude un petit ruisseau à travers le chemin… mais qui semble en mauvaise santé par ces temps de disette pluviale.
Beethoven, concerto pour piano l’Empereur…
Puis le chemin qui descend vers « Les Petits Champs ».
La lumière du soleil qui plonge vers l’Ouest joue avec les branchages et l’ombre nichée au creux du « boyau » de verdure.
Mozart, concerto pour basson.
Puis je débouche dans mon lotissement…
Retour au bercail.
Environ 8 km de marche, 1h40 de vol…
Contrat rempli !!!!
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Pour visualiser mon parcours, l'horaire, les altitudes, un détour vers cet excellent site qu'est visugpx:
http://www.visugpx.com/?i=1314989602
Enregistrement à l'aide de mon Nokia 5800 équipé de Endomondo
---------------------------- Commentaire -------------------------------
J'ai reçu par mail un commentaire d'une de mes lectrices qui écrivait:
" Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?"
Et il a répondu :
"Les Hommes... Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent. Ensuite, ils perdent de l'argent pour retrouver la santé.
En vacances à Digoin
Ben voilà, je suis rentré
chez moi...
Non sans difficultés, suite à un accident mortel qui a bloqué toute circulation du côté de Moulins.
Mais durant ces 13 jours passés sur l'agréable camping de Digoin, j'ai pu tout à loisir
-
visiter des sites touristiques (Cluny, Paray le Monial...),
- pédaler sur les voies vertes le long du canal...la voie ferrée.
- emprunter des petites routes dans la campagne...
- dénicher des coins sympathiques...
- rencontrer des gens fort intéressants.
- savourer la gastronomie locale, et les "liquides" du crû bourguignon...
Cela aura été l'occasion de réaliser également quelques clichés "classiques", et d'autres un peu plus insolites...
Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont rendu ce séjour agréable.
Je pense aux animatrices(teurs) d'ObservaLoire, et en particulier à Monique et Jean-Pierre, responsables du camping "La Chevrette" à Digoin.
http://www.lachevrette.com/
C'est avec plaisir que je retournerai leur rendre visite.
Mais si vous désirez en savoir davantage, rendez-vous sur l'album photos:
https://picasaweb.google.com/Bernardino53/Digoin2011?authuser=0&feat=directlink
Camping car rural
Cela fait quelques jours que j'ai planté ma caravane sur le camping de Digoin, en Bourgogne, à la limite de la région Auvergne.
Avec pour objectif de visiter les environs, et « explorer » à VTT les nombreuses voies vertes aménagées sur d'anciennes voies ferrées, ou le long des canaux.
A ce propos, le camping de Digoin a pour originalité de se trouver sur un ancien « grand bassin » qui a été comblé, et près duquel subsiste une portion de canal utilisée par le club de joutes local. Seuls restent en bout du camping l'ancienne maison éclusière et les vestiges de l'écluse.
Mais ce matin, le ciel est gris, le plafond bas...
Il a d'ailleurs plu une grande partie de la nuit... abondamment!
Et les bassines flottent...
Une « rayon de soleil » vient pourtant vient d'éclairer ma journée.
Avec la vision d'un drôle de caravanier.
Pensez!
Comme véhicule tracteur, il utilise un Hanomag « collector »...
Et comme caravane? une remorque paysanne bâchée!
Le tout en parfait état de marche : pas une trace de rouille, pas une dégoulinure d'huile.
Notre homme vient tout juste de passer devant nous afin de poursuivre son périple !
Un grand salut du bras, le tout accompagné d'un large sourire...
Auquel nous avons bien évidemment répondu.
Puis l'attelage a escaladé le raidillon permettant de sortir du camping, non sans lâcher quelques hoquets accompagnés par quelques gracieuses volutes de fumée.
C'est alors que j'ai pu voir à l'arrière de la remorque deux plaques intéressantes.
La première, « B »... ce qui voudrait dire que notre curieux caravanier est d'origine belge.
La seconde « 30 »... vitesse limite de ce singulier attelage!
Pas d'autoroute, pas de voie rapide.
L'éloge de la lenteur!!!
Escargot de Bourgogne!!!
Ah, comme j'aurais aimé partager quelques instants avec ce caravanier pas comme les autres !
Bonnes vacances, monsieur le poète!
De la solidarité paysanne…
Me promenant ce jour à VTT sur l’ancienne ligne de chemin de fer aménagée en voie verte, j’arrive à la gare de Javron... : Terminus! Tout le monde descend!
Mais, avisant mon fidèle GPS équipé de Mémory Map, je m’aperçois qu’il est possible de poursuivre vers le Nord en direction de l’Orne toute proche.
Je franchis donc la RN 12 et me voici sur une petite route goudronnée. ( voir trait mauve carte ci-dessous)
Je bifurque à droite en direction de la Douanière, et 300 mètres plus loin j’aperçois une bonne dizaine de bovidés gambadant hors de leur prairie.
La majorité de la troupe me laissera passer, sauf deux plus volages que les autres, qui vont donc galoper devant moi.
J’arrive à un carrefour ; les bestioles décident de bifurquer dans le chemin à gauche.
Je décide alors d’aller à droite en direction de Boissé.
Là, je m'adresse à un habitant et je lui explique ma découverte.
« Ah, des vaches blanches ? Je sais ! Elles appartiennent sans doute au maire de Gandelain. Je vais le prévenir. »
Mais la route s’arrête, je suis contraint de faire demi-tour.
Et pour ne pas retrouver le troupeau en vadrouille, je décide de prendre sur ma droite.
Mais, j’ai à peine fait 500 mètres que je re-tombe sur mes deux vaches libertines qui, m’apercevant, se mettent à galoper de plus belle.
Je me dis qu’elles vont bien finir par trouver une entrée de champ dans laquelle elles pourront se réfugier…
Ben non, parce lorsque je rejoins la D3 venant de St Aignan de Couptrain, elles tournent à gauche en direction de Javron.
Là, le problème est nettement plus grave, car la circulation y est plus dense.
D’ailleurs, un premier véhicule arrive à notre rencontre.
Le conducteur de la camionnette me fait signe qu’il va tenter de les obliger à entrer dans le chemin sur ma gauche…
Arrivent derrière moi deux autres véhicules, qui mettent les warnings.
Puis, venant de Javron, un paysan au volant d’un tracteur, bien "au chaud dans sa cabine"....
Je pointe mon doigt en direction des vaches, espérant qu’il va s’arrêter pour nous aider à « ranger » les bestioles…
C’est alors qu’à notre grande surprise, il lève les bras au ciel avec un geste des mains en arrière vers les épaules, comme pour nous signifier :
« Je m’en tape, c’est pas mes vaches ! »
Et il accélère un grand coup, disparaissant derrière le premier virage !
Je m’approche alors d’un break Volvo immatriculé dans le 49.
Son conducteur a tout vu de la scène, et il me dit.
« Oh, je sais, j’ai déjà eu maille à partir avec cet individu… Pas intéressant le bonhomme !
En arrivant à Javron, je vais voir ce que je peux faire. »
Puis d’autres véhicules se pointent, dont un gros camion… faisant fuir les vaches qui escaladent le talus et entrent affolées dans un champ de maïs.
Bon, ben au moins, là, elle sont garées.
Tout le monde reprend la route... En espérant que les vaches ne causeront pas d'accident..
J’arrive à un carrefour en même temps qu’un break R21venant de Chevrigny .
J’aborde le conducteur auquel j’explique la situation… et l’attitude du gus sur son tracteur, qu’il semble connaître !
Mon interlocuteur est apparemment lui aussi paysan, et il me dit : « Je retourne vite fait à la maison, et je téléphone au propriétaire des bêtes, que je connais. »
Juste à ce moment-là, arrive une voiture avec deux personnes âgées, un brin inquiètes, qui nous disent :
« Y’a deux vaches sur la route…
- On sait, on sait… on essaie de solutionner le problème ! »
Et nous nous quittons.
Je reprends alors mon chemin en direction de la gare de Javron…
Mais le cœur n’y est pas, car au fond de moi-même gronde une profonde colère à l’encontre de ce %$£#… de paysan sur son tracteur, dont le sens de la solidarité est sans doute la plus grande( ?) qualité qu’il puisse posséder !!!
PS: en cas d'accident... rencontre d'un auto ou d'une moto avec ces bestioles en divagation, quelle part de responsabilité pourrait incomber à mon paysan qui est resté enfermé dans sa cabine de tracteur?
Vive la photo numérique !
Si vous êtes en mesure de lire ce billet d’humeur, c’est que vous avez accès à un ordinateur ou bien que vous possédez un de ces téléphones et autres tablettes capables de surfer sur le Net.
Et dans ce cas, il m’étonnerait fort que vous ne manipuliez un quelconque moyen de réaliser des clichés… avec la capacité de les reproduire aisément en grand nombre.
Ah, il est bien loin le temps où l’on possédait un seul appareil photo par famille, géré la plupart du temps par le mâle dominant… personnage que l’on retrouvait rarement sur les clichés, dans la mesure où il se trouvait presque toujours derrière le viseur !
Puis sont apparus des appareils moins onéreux, avec des capacités « tous usages ».
J’ai dû obtenir un appareil personnel vers mes 17 ans…
J’utilisais alors des pellicules « noir et blanc »… parce que la « couleur », ça dépassait largement mon budget d’alors…
Ou bien des diapos… tributaires d’un projecteur si on ne réalisait pas un tirage papier.
Et puis, il n’était pas question de mitrailler sans considération. Je réfléchissais avant d’appuyer sur le déclic. « Cette photo vaut-elle vraiment le coup ? »
Autres questions que je ne manquais jamais de me poser: « Que ferai-je de ce cliché une fois développé ? Quelle sera sa destination ? L’offrir à quelqu’un ? Le sortir de temps en temps (seul ou à plusieurs) afin de retrouver les impressions ressenties lors de la prise de vues? Faire en sorte que mes successeurs puissent retrouver une trace du passé et la trombine de leurs ancêtres ? Rêver que la postérité s’en empare ?…
Ou tout simplement s’exprimer par le biais de l’image…»
A l’heure du numérique, je ne suis pas vraiment certain que nous soyons nombreux à partager ces états d’âme.
Parce que nous sommes tous plus ou moins devenus des photophages !
Et hop , un petit déclic par-ci, un petit déclic par-là…Message de type MMS ou mail avec pièce jointe…
Tout dans l’instantanéité…
Mais ces clichés-là seront sans doute éphémères.
Certains d’entre eux auront peut-être une vie un poil plus longue… s’il sont déposés sur des sites de partage comme Picasa Album…
Mais que faire de tous les autres?
Et c’est là que je me pose une sérieuse question.
A quoi sert donc d’accumuler sur un disque dur des centaines, voire des milliers de clichés ?
Pour ma part, j’ai acquis la quasi certitude que ces photos numériques ne « vieilliront » que si elles sont tirées sur papier…
Dans le cas contraire, elles sont condamnées à mourir en même temps que leur support octété et bité…
A ce propos, que faites-vous maintenant de vos premières photos numériques conservées sur des disquettes ? Je suppose que vous ne possédez même plus de lecteur 3 ½ pour les exploiter!!!!
Si je m’en réfère à l’Histoire, la durée de vie de tous les documents, quels qu’ils soient, est intimement liée à la pérennité de leur support. Dont il faudra prendre grand soin… Voir à ce propos les peintures rupestres réalisés par nos glorieux ancêtres.
Nous avons donc la chance de pouvoir exploiter de nombreux documents qui sont parvenus jusqu’à nous : manuscrits, œuvres d’art, peintures sculptures, monuments…
Dont les « supports» ont traversé les siècles avec plus ou moins de bonheur.
Et ce n’est pas l’histoire liée à la pierre de Rosette qui me démentira !
Témoignage qui nous a permis de « comprendre » d’autres types d’expression.
Mais son auteur en avait-il conscience ?
Peu importe.
Avant de conclure, et pour illustrer mon billet, j’aurais aimé avoir le talent de réaliser un dessin humoristique.
On y verrait un type équipé d’un marteau et d’un burin, taillant la pierre pour y inscrire des caractères… ou des visages, et un autre derrière lui en train de vociférer :
« Alors ces 50 exemplaires ? ça va demander encore combien de temps ??? »
Mais en écrivant ces lignes, je laisse moi aussi un document… qui sera sans doute éphémère.
Pour l’heure, j’exploite au maximum les immenses possibilités technologiques… dont la photo numérique est l’une des composantes!
Avec toutes les facilités de duplication possibles… sans marteau et sans burin !!!!
Caméscope de poche HD
Si vous avez suivi mes "aventures" sur ce blog, vous savez déjà que je mêle avec plaisir l'aéromodélisme et les prises de vues aériennes.
J'ai commencé en 1986, avec un lourd Kodak Instamatic... et sa pellicule en cassette.
Décollage, prise d'altitude, cadrage, cliché, atterro, ré-armement du film, re-décollage, re-prise d'altitude...
La "Préhistoire"!
Vous me direz que cela constituait un excellent entraînement pour fignoler les décollages et les atterrissages...
Tout au long des années passées, j'ai donc suivi l'évolution des appareils photographiques... avec "l'explosion du numérique", l'apparition des formidables keycams...
Et j'en suis tout naturellement arrivé à l'objet de ma causerie du jour.
Il s'agit d'un caméscope de poche trouvé chez Lidl.
Marque Silvercrest...
Quelques mots sur ses caractéristiques:
Résolution vidéo Full HD (1920x1080).
Appareil photo 5 millions de pixels.
Ecran orientable 16:9 et tactile (oui oui!!!)
Fourni avec carte mémoire SD 2Go (extensible jusqu'à16Go), cordons divers (dont HDMI), une housse, deux batteries lithium et chargeur. (Possibilité de charger aussi via la prise USB)
Sa forme profilée et son poids minime (102 grammes) se prêtaient à une installation dans mon vecteur favori, à savoir l'Easy Glider.
Il n'en fallait pas davantage pour que je "craque", surtout que je n'investissais pas une fortune. L'engin était proposé pour 99.99€ avec une garantie de...3 ans!
Mes premiers essais se sont avérés faciles, sans même avoir recours à la notice fournie sur livret papier.
(Très bon point à signaler, car de nos jours... une fâcheuse tendance fait émigrer la documentation vers le CD d'accompagnement!)
http://www.service.targa.de/dokumente/63671_SilverCrest_Camcorder_SCA5A1_DE_AT_CH_FR_NL_IT.pdf
On peut lire les prises de vue sur l'écran, mais il est préférable de raccorder le camescope soit à une TV, soit au PC, qui le détecte tel une carte mémoire.
Le traitement des images "photos" est sans souci...
Mais c'est lorsqu'il m'a fallu envisager lecture et/ou montage des films que les ennuis ont commencé.
(Il faut bien se résoudre à éliminer les séquences trop longues et/ou inutiles, n'est-ce pas?)
En effet, la Haute Définition est "pilotée" via un CODEC (COdeur/DECodeur) nommé H264.
Et certains PC ne sont pas en mesure de le gérer en natif.
Configuration de mon PC sous Windows XP SP3:
AMD Athlon(tm) 64x Dual Core Processor 6000+ 3.08GHz, 2 Go de RAM...
Remarquons bien aussi que le format des images fourni par mon camescope est "large" (soit 16:9), par opposition à l'ancien format 4:3, ce qui, en réduisant cette fraction au même dénominateur, fournirait du 16:12....
Avec "mon" Windows XP donc, le lecteur Windows Media Player se montre récalcitrant. Quant à Windows Movie Maker, logiciel basique de montage, il plantait carrément sur ma machine.
Ulead Vidéo Studio7 et Pinnacle9 en faisaient autant... softs pas prévus pour du 16:9... Qu'en est-il des versions plus récentes dont je ne dispose pas encore? Peut-être qu'avec Studio HD15???.
Pourtant plus récent, MovieXone 4 ne s'en tirait pas non plus...
Et Corel video studio Pro X4 en version évaluation figeait mon écran!
Une des premières choses à faire fut donc de récupérer ce fameux Codec via le Net.
http://www.clubic.com/telecharger-fiche26882-combined-community-codec-pack.html
Toujours est-il que l'excellent VLC Media Player lit toujours très correctement les vidéos , et qu'il permet de réaliser des captures d'écran au format natif, à savoir 1920x1080 sans perte de qualité. (environ 3Mo par photo)
Notons qu'un film de 9 minutes issu de la caméra (sans traitement) fournit un lourd fichier de 560Mo. Vive la HD!!!!
J'en déduis donc que la carte fournie (2Go) devrait permettre d'enregistrer environ une demi-heure... (à tester!)
Pour extraire des photos , je me sers également de Virtualdub, lecteur un poil plus compliqué dans son maniement que VLC, mais qui permet de faire un arrêt sur image de façon beaucoup plus précise. (Poids d'un fichier ainsi extrait: 1.3Mo)
http://www.virtualdub-fr.org/telechargement
Et je dois dire que je ne suis pas du tout mécontent de la qualité obtenue. Voir ci-dessous une vue du bourg d'Hambers (53160).
Mais, me direz-vous, c'est quoi ce truc à gauche de l'écran?
Ben, une pale d'hélice repliée, voyons!
Autre exemple: l'album Picasa réalisé avec des photos de Bais.
https://picasaweb.google.com/Bernardino53/VuesDeBaisCameraHauteDefinition?authuser=0&feat=directlink#
Mais n'ayant pas résolu mes problèmes liés à l'exploitation de la vidéo, je suis retourné sur le Net... et j'ai appris un certain nombre de choses.
A savoir que Windows 7 est en mesure de gérer le Codec H264...
J'ai pu le vérifier sur mon netbook équipé de Win7 "basique", même s'il tousse un peu, et fait saccader les images. Mais on ne lui en voudra pas... je ne l'avais pas acheté pour faire du montage vidéo! (L'usage qui lui est principalement dévolu est la gestion de la messagerie lors de mes déplacements)
J'ai toutefois trouvé des softs capables de me rendre service sur mon PC de bureau équipé XP.
J'ai essayé AVS VIDEO CONVERTER 8.0 (shareware), http://www.avs4you.com/ mais je ne m'en suis pas vraiment bien tiré.
Je lui préfère Quick Media Converter
http://quick-media-converter.softonic.fr/
A propos du cliché ci-dessus: je suis en bas à droite, au croisement des allées.
Je règle mon convertisseur sur AVI ---> DivX ---> DivX (AVI) 16:9 (important, car si on laisse en 4:3, on va obtenir des images boudinées comme si elles étaient passées entre les mâchoires d'un étau!).
Ensuite, il faut prendre patience, le temps que le processeur fasse son boulot! (40 minutes pour le fichier de 560Mo)!
J'avoue avoir laissé tomber le format MPEG qui, bien que plus "léger", semble altérer un peu trop la qualité des images obtenues. Mais je n'avais peut-être pas opté pour les bons choix...? Pas facile d'y voir clair dans ces logiciels, tant les options proposées sont nombreuses!!!
Pour info, ce même film de 9 minutes transformé en AVI me revient à 178 Mo...
Une fois mes fichiers convertis , il m'est alors possible de procéder au montage... de préférence avec un logiciel qui découpe lui-même les séquences, ça me fait moins de boulot!.
Le château de Montesson (53160) Bais
Et maintenant??? Ben...y'a quand même des heures à passer!
Parce que le temps consacré au montage, c'est le prix à payer si on ne veut pas "raser" les spectateurs avec des films trop longs.
C'est ainsi que, afin d'éviter "le rasage", je m'efforce de faire "court", et j'insère des commentaires ou autres "titres" afin d'agrémenter la vidéo!
Mais ne tirez pas sur la pianiste, il fait ce qu'il peut...!
Toujours est-il que, même si j'ai dû galérer au niveau "montage vidéo", (rassurez-vous, je galère encore!) je ne regrette surtout pas mon achat.
Et ce n'est pas mon copain Manu qui me démentira... lui qui peste d'avoir raté la promo Lidl!!!
Je lui ai donc conseillé trois options:
- soit il est patient et attend une nouvelle promo...
- soit il fait un tour chez Medion, avec la référence MD 86427 Seule la marque change.
- soit il va voir du côté de chez Toshiba, dont la la série Camiléo propose des appareils semblables au mien: http://www.toshiba-multimedia.com/eu/camileo-camcorders/s20/
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Vidéo pas encore "travaillée" afin de ne pas trop perdre en qualité, mais forcément moins bonne que ce qui sort de la caméra et ce, en raison d'au moins deux facteurs: ma conversion, puis la compression chez l'hébergeur....
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PS: j'ai téléchargé une version "évaluation" de Avid Pinnacle Studio 15.
Qui digère sans problème les vidéos HD issues de la caméra.
http://www.avid.com/FR/products/family/Studio
Mais... lorsque j'ai ensuite créé mon film en AVI, il est "redescendu" de 1980 à 720 pixels....
Dommage.
Et je ne suis pas certain qu'on puisse éviter cela...
Fallait-il alors choisir MPEG4 au lieu de AVI?
Je vais encore consacrer du temps à explorer ce logiciel!!!
Comme quoi, filmer, c'est rien... Suffit d'appuyer sur un bouton.
Mais c'est après que cela devient..... ¤$%ù@#...
http://www.youtube.com/watch?v=JXef3yCMUIQ
Narines au vent…
Hier, comme j’aime à le faire fréquemment, j’ai enfourché mon vélo afin de parcourir quelques kilomètres dans mon bocage. Direction Trans.
La plupart du temps, c’est l’œil qui se régale, et mon nez semble parfois se montrer jaloux.
Mais ce jour-là, mes organes olfactifs en ont eu pour leur argent.
Cela a commencé dans un chemin vers « Les Etangs », du côté de « Cuissebelle ».
Les feuilles sur le sol avaient macéré dans l’eau généreusement fournie par les dernières pluies, et sous l’effet de la chaleur revenue, elles dégageaient une drôle d’odeur…
Un peu plus loin, je tombe sur deux coulemelles, discrètes à l’odorat.
Quelques centaines de mètres encore, et les résineux accaparent l’espace olfactif…
Je débouche à un carrefour. Et une odeur de vase arrive au premier plan… nauséeuse.
Puis de très nombreux kilomètres s’enchaînent sans aucune autre impression nasale marquante.
C’est au pied du Montaigu que je vais retrouver des senteurs.
Celles de crottins abandonnés par les chevaux des randonneurs équestres.
A nouveau des résineux qui, sous la caresse du soleil encore pointé vers l’Est, m’adressent leur message de bienvenue.
Mais au bout d’une centaine de mètres, je suis agressé par une odeur caractéristique : un champignon que j’identifie comme étant le célébrissime « Phallus puant »…
Pédalons un peu plus vite afin de fuir rapidement cet endroit !
Puis, peu après le « Carrefour des pommiers », je me trouve devant un passage qui s’avère souvent difficile ; endroit où, après chaque épisode pluvieux, l’eau s’accumule en grandes flaques. Aujourd'hui, la terre y est molle, mes pneus s’y enfoncent… et favorisent sans doute l’émission de senteurs grasses.
C’est en retrouvant le sol dur que j’aperçois le long de la haie une... « guignette », sorte de
bâton ayant la forme d’un « Y » majuscule.
Me revient alors à l’esprit l’image insolite de ce pêcheur près d’une écluse du canal « Nantes à Brest » : il avait tout simplement « béquillé » son vélo à l’aide d’un tel
accessoire !
J'en profite pour l'imiter... plus par jeu que par nécessité!
Le chemin grimpe un peu. Les rayons du soleil se faufilent entre les interstices de la haie, ce qui provoque au sol de grosses taches lumineuses contrastant avec l’ombre du « tunnel ».
Dans le pré voisin, des vaches alanguies… mais je n’avais pas eu besoin de les voir : j’avais deviné leur présence bien avant !
J’arrive à la Haute Beucherie.
Ce sont maintenant quelques chevaux qui me gratifient de leur lourde senteur d’urine.
Un salut des habitants, qui viennent de tondre leur pelouse. Mais je l’aurais deviné les yeux fermés !!! L’herbe fraîche ne dégage-t-elle pas une odeur caractéristique ?
Je m’engouffre alors dans le petit chemin en descente… et le ruisselet manifeste discrètement sa présence à la fois sonore et odorante.
Qui a dit que l’eau était inodore ? Je peux vous assurer que je reconnaîtrais celle-là entre mille !!!
Afin de faire durer le plaisir, je maintiens une légère pression sur les freins.
Et avant même que je ne débouche en pleine lumière à la Beltière, une suave odeur de troncs fraîchement sciés remontait déjà dans le chemin.
Sur ma gauche, je jouis maintenant d’un vaste panorama, allant du Montaigu aux collines d’Hardanges.
Je m’arrête pour profiter à nouveau du spectacle…
A partir de là, ce ne sera plus que de la descente jusqu’à mon domicile…
A gauche, en direction du Bois-Mabon, ce sont des blés sur pied.
Sitôt le carrefour franchi, c’est de la paille qui m’offre ses
effluves, différentes de celles des céréales non coupées…
Nuance me direz-vous ? Que nenni : la différence est notable.
Puis des gigantesques thuyas… odeur de térébinthe…
Quelques clichés.
Et je me laisse glisser jusqu’au lavoir très fleuri de la rue Henri Quentin.
Retour au bercail.
Fin du voyage olfactif ?
Non, pas tout à fait... ma femme mitonne un plat dont elle a le secret!!!
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http://www.archive-host.com/files/1135942/975d26f4e4c058099b0f3ac3508f6d31a4449ecd/odeurs.kml
http://www.archive-host.com/files/1135870/975d26f4e4c058099b0f3ac3508f6d31a4449ecd/odeurs.gpx
Mes compagnons de route
Lorsque je pars pédaler, j'utilise bien évidemment… un vélo !
Fidèle compagnon qui me permet de parcourir quelques dizaines de km à chaque sortie.
Mais qui me cause parfois des petits soucis lorsqu'il est victime de crevaisons. Car l'utilisation de chambres dites "increvables" ne met pas à l'abri face à de grosses épines...
Autres tracas...
lorsque, suite à de méchants passages de chaîne entre le petit
plateau et le pied de pédalier... mon coursier nécessite périodiquement un réglage du débattement de la fameuse fourchette. Mon précédent bicycle s'était montré parfaitement
fiable sur le sujet. Je me demande si je ne devrai pas un jour bloquer la vis avec du frein filet.
Mais est-ce donc pour toutes ces raisons que je possède une sacoche de selle dans laquelle on trouve quelques clés, tournevis et bombe «anti-crevaison » ?
Quoi qu’il en soit, mon vélo m’emmène partout avec bonheur… et si certains trouvent
qu’il est souvent la vedette des clichés que je réalise, je vous dois une courte explication.
Car, parmi mes compagnons de route figure bien évidemment l’appareil photo numérique.
Cependant, lorsqu’on part seul… comment s’auto-portraitiser ?
Le trépied flexible ! En voilà une invention qu’elle est belle ! Permettant de
fixer l’appareil sur des supports tels que branches, palissades… ou simplement à même le sol. Ce qui, lorsque j’effectue le cadrage à 4 pattes sous l’œil malicieux de certains
touristes, génère des situations cocasses !
Et le vélo dans tout ça ? C’est lui qui, avec ses deux roues et son cadre… me donne le cadre ! Le cadre du cliché, bien sûr !!! Lorsqu’il apparaît en entier dans le viseur, je peux alors courir me positionner près de lui…
Autre indispensable compagnon : le bidon avec de la boisson. Pour ma part, j’utilise des bouteilles thermos métalliques qui conservent la boisson à bonne température. Achetés en promo 6 Euros pièce dans une grande surface, ces récipients m’offrent à la demande une capacité variant entre 0.35 et 0.5l…
Si je dois effectuer des parcours urbains ou routiers, et surtout des promenades sur des chemins caillouteux, je porte le plus souvent possible un casque qui protègera ma tête en cas de chute. Classique, me direz-vous. Mais vous remarquerez qu’il arbore mon nom ainsi qu’un numéro de téléphone à contacter si besoin est … Tout ça dans la logique « ICE : In Case of Emergency »
http://fr.wikipedia.org/wiki/In_Case_of_Emergency
Autre compagnon de route : le compteur !
Ah, ce fameux compteur, qui indique le nombre de kilomètres, la vitesse
instantanée et plusieurs autres données. Il faut bien évidemment le paramétrer en fonction du diamètre de la roue afin d’obtenir des résultats
cohérents… jusqu’au jour où l’on s’aperçoit que ce dernier déraille complètement !
Figurez-vous que ce compteur sans fil n’a pas apprécié la proximité de mon téléphone portable. Brouillage des ondes entre le capteur sur la fourche et le récepteur sur le guidon. C’est ainsi que j’ai vu s’afficher des vitesses faramineuses !!! Je suis donc tout bonnement revenu au classique compteur filaire, bien plus fiable.
Parce que même si mon téléphone s’est brouillé avec mon compteur, je tiens à le conserver sur moi : toujours utile en cas de « dépannage » nécessaire !
Et puis, vous aurez sans doute remarqué un gadget dont je ne me sépare jamais : le GPS !
Qu’ils soit du style Pocket Pc ou Smartphone, il ne me quitte jamais.
Le premier (HP Travel Companion) utilise
un logiciel nommé MémoryMap. Le second (Nokia Xpress Music 5800) est doté de View Ranger.
Pour les deux, j’ai acquis des cartes au 1/25.000ème qui me fournissent avec une grande précision tous les détails concernant ma position, le dénivelé, le nombre de km parcourus… et plein d’autres détails dont je raffole.
En arrière-plan du smartphone Nokia fonctionne Endomondo, qui enregistre ma trace, et qui gère mes « performances » via Internet.
Je peux ainsi revoir mes trajets en les revisionnant sur Google Maps… savoir combien de km j’ai pu effectuer par jour, par mois, par semaine…
Vous pourrez toujours considérer que tout cela fait figure de gadget, mais ces données informatiques permettent quand même de s’évader les jours de pluie, tout en restant bien au sec devant son écran d’ordinateur!!!
Qu’ai-je bien pu oublier parmi mes compagnons de route ?
Ah, si : le rétroviseur !
Lorsqu’on est un modeste pédaleur dans mon genre, le « danger » vient de l’arrière ! Parce que tout le monde (ou presque) roule plus vite que moi…
Et puis, outre son aspect sécuritaire, le
rétro permet de m’amuser en réalisant des clichés plus ou moins insolites !!!
Autres compagnons lors de mes sorties?
L’esprit d’observation, le culte de la lenteur, le respect de mon environnement : faune, flore, autres usagers…
Mais ça, vous le saviez déjà !
Près du Canal de Nantes à Brest
Si vous avez déjà consulté mon blog, vous ne serez pas surpris d'apprendre que j’adore pédaler le long des voies navigables.
Chacun semble y prendre son temps… et surtout…on y fait parfois des rencontres rares !
En ce début juillet 2011, je disposais d’un grosse dizaine de jours, et je ne souhaitais pas faire trop de km en voiture.
Après consultation de quelques sites Internet, j’ai jeté mon dévolu sur une portion du Canal de Nantes à Brest… direction Malestroit dans le Morbihan.
Cette petite ville offre au regard du promeneur de vieilles maisons à colombages qui valent le détour..
Et pour un modeste pédaleur dans mon genre, de nombreux circuits sont aménagés : j’ai particulièrement apprécié la voie verte « récupérée » d’une ancienne ligne de chemin de fer.
Parcours très roulant, qui permet même à des pratiquants du skate ou du « ski à roulettes » de s’adonner à leur activité
favorite.
J’ajoute que le balisage y est remarquable, et que l’on trouve de place en place des abris, avec tables pour pique-niquer ainsi que de très confortables sanitaires.
Au cours de mon bref séjour, j’ai eu le plaisir d’effectuer de curieuses rencontres…plus ou moins insolites… surtout sur le halage.
Partout, j’ai croisé des vélos, avec ou sans remorques... Des familles entières...
Des promeneurs solitaires … Des cavaliers... et aussi deux ânes qui attendaient sagement leur(s) propriétaires(s)!
Vers Montertelot, j’ai été charmé par une charrette que tirait un cheval nain : il promenait deux fillettes rieuses…
Près de St Congard, aux portes d’une écluse abondamment fleurie comme toutes les autres, je tombe un jour sur deux Anglais ; ils se déplacent à l’aide d’un très joli petit bateau en bois vernis; si petit, qu’il n’y a pas la place pour y dormir... Mais l’écluse est sans éclusier...
«Only the dog !!!!»
Seul le chien les accueille. Ils prennent cependant leur mal en patience. L'un des navigateurs ne tient-il pas un gros bouquin à la main???...
Il a tout son temps… « Wait and see» … me dit-il!
Ah, le flegme britannique.
Un matin où il bruine à Malestroit... un couple abrité sous la toile d’un petit bateau tue le temps en se livrant à une partie de scrabble.
Il me semble alors que chacun utilise « son » bateau en fonction de ses envies et/ou de ses moyens.
Le plus bel exemple m’a été offert lorsque j’ai croisé un convoi de trois embarcations totalement différentes. (cliché
ci-dessous).
En tête du cortège se trouvait une classique péniche de location. Juste derrière, un petit catamaran tout rouge de construction personnelle promenait un couple plus très jeune. Et tentant de doubler les deux premiers sans trop faire de vagues, un puissant bateau de mer muni d'un gros moteur hors-bord. Obligé de ralentir, car les vagues inhabituelles qu'il générait auraient peut-être envhai le petit catamaran!
Trois façons bien différentes de naviguer… Mais parmi ces navigateurs, lesquels éprouvaient le plus de plaisir ????
A chacun sa réponse.
Naviguer, c’est bien joli, mais le soir, à l’étape, que peut-on faire ?
C’est ainsi qu’à la fin d’une journée ensoleillée, près du camping j’entends binious et bombardes : des vacanciers ont accolé leurs deux pénichettes de location... et certains soufflent dans leurs instruments... alors que les autres dansent sur le quai.
Faut bien se dégourdir les jambes quand on a passé plusieurs heures sur un bateau... N'est-ce pas?…
En revanche, la marche ou le vélo, ça creuse ! Il est donc nécessaire de se restaurer convenablement.
C’est ainsi qu’un midi, près de la mairie de Malestroit, je découvre quelques vélos adossés le long d'un mur en L, et des jeunes filles tentant de se mettre à l'abri... un camping gaz à même le trottoir... en train de faire chauffer leur repas! Faut dire que ce jour-là, le vent et la bruine étaient au rendez-vous !
Mais parmi ceux qui marchent ou pédalent, certains choisissent la solution de facilité
La preuve, où un autre midi, des randonneurs sont installés à la table voisine de la nôtre ; ils s’offrent le restaurant : trois pédaleurs (français et anglais), et un marcheur qui ne peut masquer son origine canadienne, « trahi » par son accent. Ils évoquent le canal du Midi, les chemins de Compostelle. Aux pieds du Canadien se trouve un lourd sac à dos, d'où pend sur l'arrière une jolie coquille Saint Jacques, entourée par… deux godasses crocs !
Ah ! marcher, c’est bien, mais c’est sûrement moins difficile de se faire dorer au soleil sur le pont d’un bateau…
J’en veux pour preuve le réjouissant spectacle offert par cette pénichette remplie de « grâces » plus proches des femmes de la Renaissance que des mannequins actuels... et qui « embaumaient » la crème solaire.
Mais le canal réserve encore bien d’autres surprises.
Il suffit de savoir observer, s’arrêter, prendre son temps…
Pour découvrir qu’un des nombreux pêcheurs fréquentant les rives de l'Oust avait mis son vélo sur béquille… utilisant une longue guignette en bois dont la fourche maintenait la barre de cadre. Et pourtant, notre taquineur de poisson semblait équipé d’un matériel de pêche super sophistiqué !
Plus rare est le spectacle offert par le camping de Roc Saint André, où l’on peut louer, pour y passer la nuit, une magnifique caravane de collection. La plus ancienne datant de 1932…
Mais il m’arrive aussi d’être moi-même l’objet du spectacle… C’est ce qu’a dû penser cet Anglais, qui, à Josselin, était mort de rire en me voyant à 4 pattes sur le trottoir afin de cadrer mon appareil photo en retardateur ! Il n’a bien évidemment pas raté l’occasion de me photographier... pour me proposer ensuite de me tirer le portrait en compagnie de mon épouse…
Sous l’imposante silhouette du château des Rohan, la restauration d’une péniche entreprise par deux Ecossais m’a
fortement impressionné. Transformée en hôtel « croisière de luxe », elle était
accostée à Josselin… et faisait l’objet de nombreux commentaires.
Et que dire enfin de ce spectacle insolite d’une nonne à vélo, tenant son chapelet dans la main droite… Et cette autre, marchant d’un pas alerte, chapelet dans le dos…
Cherchaient-elles le chemin du Paradis ?
Toujours est-il qu’en 8 jours, j’ai parcouru environ 300 de km de halage, voies
vertes ou chemins de campagne, que j’ai apprécié les écluses fleuries…
Mais, n’ayant effectué que la portion entre Redon et les portes de Rohan… il me reste encore une imposante partie du canal à « visiter »…
Ce sera pour une prochaine fois !!!
Avec toujours autant de plaisir… du moins, je l’espère !!!!
Le poète ferrailleur
J'avais fait atterrir ma caravane à Malestroit. (56)
Objectif(s)?
Pédaler le long du canal de Nantes à Brest...
... Et plus, si affinités.
Un matin, je m'arrête plus longuement à la Maison du Tourisme, et parmi l'abondante documentation, je découvre un curieux prospectus, proposant d'aller rendre visite au poète-ferrailleur.
C'est à Lizio.... quelques 15km en voiture...
Sitôt dit, sitôt fait!!!
Avant même d'arriver, on aperçoit une tour, sorte de phare placé là peut-être afin de guider les "navigateurs" errants.
Et puis on "débarque"...
Dans un univers....
Heu...
Comment définir cet univers?
Tiens, c'est bête, mais mon vocabulaire se trouve curieusement piégé.
Quels adjectifs pourrais-je utiliser pour parler de ce monde fantastique?
Aucun.
Je préfère vous inviter à effectuer vous-même la visite.
Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas.
Et si vous pensez être trop loin de ce "Jardin extraordinaire", Internet vous permettra quand même de rêver.
(pensez à cliquer sur les liens proposant des vidéos!!!)
Merci Monsieur Coudray!!!