Quand les grillons s'en mêlent...
Un 8 mai de printemps, avec un vent discret venant du Sud-Ouest.
C'est le moment de partir avec l'Electro Junior sous le bras en direction de la pente dite "La Roche".
Tout le long du chemin creux qui conduit au site de vol, les oiseaux s'égosillent et me rappellent qu'ils sont heureux de chanter pour moi.
Par endroits, les acacias en fleurs lancent des effluves aux saveurs de miel.
Après un petit kilomètre de marche, je débouche au-dessus de la Cossonnière.
Je m'installe dans le maigre espace resté en herbe, à gauche du bosquet. (Tout le reste est semé en blé...)
Vérification des gouvernes, et hop, je lance mon modèle le nez pointé vers le Montaigu.
La portance est intéressante, malgré ce vent faible. Jamais mon anémomètre ne dépassera 9km/h...
Les ascendances sont pourtant faciles à détecter. Souvent balisées par des oiseaux tels les corbeaux criards, les buses qui décrivent de jolis cercles ou les nuées d'hirondelles qui virevoltent en tous sens.
Au loin, le coucou lance sa complainte.
Ai-je quelques pièces dans ma poche? Car la croyance locale affirme que si l'on entend le coucou alors qu'on a des sous dans son porte-monnaie, on sera riche pour le restant de l'année...
La situation est bucolique.
Le bonheur en quelque sorte...
Telle est bien ma richesse!
Mais très vite, mes pauvres oreilles vont devoir supporter bien davantage que la douce caresse du vent.
Montez un peu le son de mes vidéos, et vous comprendrez qu'au delà du froufroutement généré par le vent dans le micro, vous allez trouver l'environnement un peu agressif.
Car je suis entouré d'une multitude d'insectes qui chantent bruyamment toute leur joie.
En effet, les agressives stridulations des grillons finissent par devenir lancinantes.
Jamais, je ne les avais entendus de la sorte.
Crin...Crin... Crin ... Crin...Crin... Crin...
Et au bout d'une demi-heure de vol, je fais atterrir mon planeur dans l'herbe un peu folle.
Je me déplace alors de quelques mètres afin de récupérer mon oiseau. C'est alors que sur mon passage, les grillons se taisent... très momentanément, pour reprendre de plus belle une fois que je suis revenu près de mon émetteur.
Quelques photos... une vidéo panoramique.
Le tout en utilisant mon smartphone Nokia.
Mais au fait, ce dernier est équipé d'un lecteur audio.
Je fais alors défiler le menu, et je m'arrête sur... Mozart ... Concerto pour violon N° 3 ... (le violon, autre forme de crincrin!)
Allongé dans l'herbe, la tête dans les nuages, je déguste la musique... mais les crincrins des bestioles parviennent quand même à traverser la barrière de mes écouteurs!
Tant pis, je relance mon planeur...
Une autre demi-heure de vol... et la musique s'arrête.
Nouvel atterrissage. Quelques mètres à nouveau afin de récupérer mon modèle.
Et je choisis cette fois Berlioz... "Harold en Italie". Cette musique, au moins, elle déménage!
Ben elle ne réussira pas davantage à couvrir la voix des grillons!!!
Tant pis!
Je positionne alors mon Nokia en mode vidéo... je mets en route, et je lance mon modèle.
Piloter d'une seule main et tenter de cadrer un planeur soumis aux caprices du vent; voilà bien un exercice de style!
Au bout de quelques secondes, je stoppe le film... et je me concentre enfin rien que sur le pilotage... avec Berlioz dans les oreilles.
Encore une petite demi-heure de vol..
Atterrissage.
Quelques longues minutes encore vautré dans l'herbe, parmi les genêts, les marguerites, et les trèfles.
Puis je décide de rentrer.
Mais au passage, je ne manque pas de cueillir quelques fleurs d'églantines... que j'offrirai à mon épouse dès mon retour à la maison.
Un dernier petit coucou à mes amis les grillons (les cigales du Nord!), à qui je laisse le soin de sonoriser longtemps encore ce joli coin de campagne mayennaise.
Crin...Crin... Crin ... Crin...Crin... Crin...
PS: au niveau des vidéos; mon Nokia les sort au format MP4. Lorsque j'ai voulu les retravailler, afin de couper ce qui pouvait l'être, ajouter un titre... aucun de mes logiciels de montage ne les a acceptées... "Codecs non valides" qu'ils disaient!
J'ai tout juste réussi à les convertir dans un format que Dailymotion a fini par accepter... mais ô surprise, on dirait maintenant que les images défilent en accéléré!!!!
PS2: j'y suis retourné ce lundi 9 mai... Avec un modèle différent... un bel Onyx... et ma nouvelle camera keycam Haute Définition, reçue le matin même... dont je vous reparlerai sans doute d'ici peu... Car elle fournit des images de bonne qualité. Voir celle-ci extraite de la vidéo au moment du lancer:
PS3: ce mardi 10 mai, effectuant ma quasi quotidienne marche, que vois-je traverser la route?
Je vous le donne en mille:
un grillon!!!!
Que je me suis empressé de prendre en photo...
J'ai ensuite attendu qu'il finisse de traverser. Et quand j'ai été certain qu'il ne se ferait pas écrabouiller par une voiture, j'ai poursuivi mon chemin.
L’horreur est humaine…
Si vous exercez une responsabilité au sein d’une association de quelque nature que ce soit, vous savez que vous aurez tôt ou tard à intervenir face à du public.
C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles la structure dont je fais partie propose à ses adhérents des heures de formation sur différents thèmes.
Et je me suis tout naturellement inscrit un jour afin de suivre le cycle « Prise de parole en public ».
Je peux vous assurer que ça aide… mais ça ne fait pas tout… vous verrez !
Depuis quelque temps, nous préparons une réunion au cours de laquelle sera présenté un diaporama.
Et pour mettre toutes les chances de notre côté, nous prenons soin d’effectuer des essais « live » une semaine auparavant.
Le jour venu, toute la partie technique est installée,
vérifiée.
Nous avons également pris la précaution de disposer d’un second vidéo-projecteur.
Hé ! On ne fait pas dans l’amateurisme, n’est-ce pas ?
Avec le même souci, j’ai préparé mon « discours de bienvenue ».
Que j’ai répété chez moi… devant mon ordinateur… en faisant bien attention à ne pas dire un mot pour un autre.
Et le soir convenu, je me retrouve au pupitre… devant une salle composée d’environ 350 personnes.
« Bonsoir mesdames… bonsoir mesdemoiselles… bonsoir messieurs. »
Tout s’enchaîne parfaitement selon les usages et les rites locaux.
Je poursuis :
« J’ai également grand plaisir à accueillir Madame P . Maire de Bais, ainsi que Madame M. Conseillère Générale du canton, qui nous font l’ho…… »
Et allez donc savoir pourquoi, mes yeux sont en avance sur mes paroles, ma pensée semble hésiter, il ne faut pas que je me plante… Mais ma langue fourche, et avec application, je dis :
« J’ai également grand plaisir à accueillir Mme P. Maire de Bais, ainsi que madame M. Conseillère Générale du canton, qui nous font l’horreur de… »
…qui nous font l’horreur !…
Et merde!
Je me retrouve désarçonné, dans la même situation qu’un cavalier effectuant un steeple-chase, alors que son cheval vient juste de se dérober devant l’obstacle.
Inutile de dire que la salle éclate de rire.
Et moi, déshonoré, tout con…fus…
Bien évidemment, je me perds en plates excuses, et tout en prenant la chose avec le sourire, je tente de me ressaisir.
Je recommence donc ma phrase:
« J’ai également grand plaisir à accueillir Madame P. Maire de Bais, ainsi que Madame M, Conseillère Générale du canton, qui nous font l’honneur…… »
En appuyant bien sur chacune des syllabes du mot honneur.
"Voyez, cette fois, je l'ai dit très correctement! N'est-ce pas?"
Rires à nouveau...
A la fin de mon speech, je propose aux deux élues de prendre la parole, comme je le fais habituellement. Mais je m’attends pourtant au pire !
C’est alors qu’avec le plus grand naturel, elles ne manquent pas, l’une comme l’autre, de me chambrer gentiment à propos de mon horrible erreur.
L'humour a fait passer la pilule....
Vous pouvez pourtant constater que l’on peut avoir préparé consciencieusement sa soirée, personne n’est à l’abri d’un impondérable ou d’un obstacle que l’on ne va pas franchir correctement.
Le lendemain de ma funeste bourde, j’ai croisé dans mon village plein de gens ayant assisté à la réunion.
Tous m’ont accueilli avec un large sourire !
Y compris les deux dames qui m’ont dit en substance : «C'était pas grave. Votre erreur a au moins eu pour effet de « détendre l’atmosphère »…
Je m’en serais passé bien volontiers.
Ai-je besoin de vous expliquer pourquoi j’avais intitulé ma rubrique :
L’horreur est humaine…
Mais au-delà de cette remarque... que peut bien cacher un lapsus?
Lapsus Linguae:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapsus
Symphonie pastorale
Ce lundi après-midi, je décide de filer à pied vers le Montaigu.
Sur mon téléphone Nokia 5800, je mets en route deux applications:
- Endomondo, qui va m’enregistrer le parcours,
- et le lecteur audio…
Pour m’accompagner, je choisis Beethoven, l’étonnante Symphonie n° 6 « Pastorale » aux 5 mouvements.
Musique « champêtre ».
1. Éveil d'impressions agréables en arrivant à la campagne
2. Scène au bord du ruisseau
3. Joyeuse assemblée de paysans
4. Tonnerre - Orage
5. Chant pastoral. Sentiments joyeux et reconnaissants après l'orage
Au milieu du du 2ème mouvement, je rencontre deux promeneurs. Partis de Vaugroux, ils m'expliquent leur parcours via l'Hermangerie, la Basse-Beucherie, les Ormeaux...
Andante molto grosso.
Dans le 3ème mouvement, je longe un champ qui a été parfumé… au lisier !... Lourdes senteurs...
Allegro...
J’attaque le raidillon au pied de la Caillardière… Un peu plus haut, franchissant la barrière de mes écouteurs, les rafales d’un pivert. Nous sommes au 4ème mouvement : Tonnerre, orage…
L’oiseau semble situé dans le petit bois à gauche. Courtes rafales…
Trrrrr Trrrrr Trrrrr
Je m’approche du talus, et je vois soudain une boule verte s'envoler vers le cœur du bosquet…
Vivace...
Je bifurque alors à droite en direction du refuge, où
les pensionnaires du Foyer Blanche
Neige sont en train de collationner.
Dans la montée qui va au parking débute le 5ème mouvement.
Chant pastoral…
Allegretto...
Puis je débouche dans le virage d’où je peux maintenant embrasser tout le paysage sur la plaine d’Evron.
Arrivé au parking, je m’assois sur un banc…
Que pourrais-je maintenant programmer ?
Mozart ! Concerto pour clarinette...
Adagio...
Assis sur mon banc... le regard perdu vers l’horizon, je savoure.
Je voudrais pouvoir revenir avec un souvenir visuel.
C’est alors que je sors le stylet du Nokia afin de prendre une vidéo. Mais l’appareil bippe: « batterie faible »… Le GPS, plus le lecteur audio, plus le bluetooth que j'ai oublé de déconnecter... Tout ce petit monde a tapé généreusement dans la batterie, qui ne devait pas être pleine lors de mon départ...
C’est à ce moment qu’arrive la voiture de Pierre G... accompagné de son épouse. Je m’approche de la portière… On discute. La pluie, le beau temps, la santé, les travaux d'élagage sur le Montaigu...
Puis ils repartent…
Je reste encore un peu afin de profiter du panorama… et de Mozart.
Comme enfin rassasié du spectacle, je reprends mon cheminement.
Quand soudain, mon Nokia « bippe » à nouveau: batterie faible.
Scherzando...
Je sors l’appareil de ma poche… et je m’aperçois que j'ai perdu son stylet.
Demi-tour pour quelques centaines de mètres...
Sans trop de difficulté, je retrouve le fugitif tapi dans l'herbe, à l'endroit même où je me trouvais près de la portière.
Mais devant l'insistance de mon bidule qui piaille « batterie faible », je suis contraint de tout éteindre: je vais devoir me passer de musique...
Qu’à cela ne tienne ! Car dans le chemin creux, ce sont les oiseaux qui prennent le relais, continuant à
leur manière la symphonie pastorale.
Allegro vivace….
Peu après le carrefour des pommiers, je dois contourner d’importantes flaques d’eau générées par les dernières pluies.
Plus loin, quelques arbres aux branches cassées obstruent presque le passage.
Graduellement, mes narines sont titillées par l’odeur de plantes qui évoquent l'huile solaire... et la plage en été!
Curieux, non ?
Suite de montées et de descentes courtes.
Petit à petit, la vue se dégage en direction du Montaigu.
Toujours sur ma gauche, j’aperçois un chêne orné d’innombrables gros points noirs. Sans doute irrités par mon intrusion dans leur territoire, des corbeaux criards s’éparpillent soudain, avant de revenir se poser prestement sur les branches quittées quelques instants auparavant.
J’arrive à la Haute Beucherie. J’y rencontre ses occupants anglais assis à leur terrasse, un « mug » à la main. Mais bien sûr , c’est l’heure du thé !!!!
Ils jouissent d’une vue imprenable vers Jublains, Mayenne, le bois du Tay, les collines d'Hardanges... et contemplent leurs chevaux qui paissent en contrebas.
Largo...
Ils me saluent chaleureusement en agitant leur bras libre, accompagnés qu’ils sont par leurs chiens qui aboient joyeusement.
Je plonge alors dans le chemin couvert.
A ma droite, le ruisselet gazouille joyeusement sur les cailloux.
Tiens, un autre pivert.
Staccato...
Dans la cour de la Beslière, une poule en liberté s'ébroue au bord d'un talus poussiéreux. Puis elle s'éloigne et se trémousse à nouveau, dégageant un nuage de poussière d'autant plus impressionnant que son effet est accentué par le contre-jour.
Avec pour musique de fond celle d'un coq tonitruant qui s'égosille non loin de là.
Allegro con brio...
J’aperçois le bulbe du château de Montesson…
Virage à droite.. Descente vers le lotissement du Montaigu.
Rue Henri Quentin et son lavoir, l'église...
Retour à la maison…
11 km...
D’une promenade pastorale…
Si une hirondelle ne fait pas le printemps….
Vous connaissez tous ce vieux proverbe qui affirme :
« Une hirondelle ne fait pas le printemps. »
En ce vendredi 1er avril, nous étions partis ma femme et moi faire une virée à pied, direction les Grandes Batailles.
L’air est doux, la brise fort calme.
En arrivant du côté des Tertres, nous avisons un agriculteur qui entretient la haie d’une de ses parcelles.
Nous engageons la conversation. Quelques banalités d’usage, sur la pluie, le beau temps…
Et justement, l’homme de la terre nous annonce :
« Ben ça y est, les hirondelles sont revenues. Ce matin, elles avaient retrouvé leurs nids dans mon étable… »
Et immédiatement resurgit dans ma mémoire le vol de ces bolides qui entraient en trombe dans les étables de mon enfance. Avec une précision diabolique, elles franchissaient la porte et finissaient leur course folle pile poil au nid où les attendaient souvent leurs oisillons avides de becquées.
« Au revoir, bonne journée à vous ! nous dit le paysan
- Egalement. »
Et nous poursuivons notre promenade.
Mais si une hirondelle ne fait pas le printemps… on peut tout de même
penser qu’elle l’annonce.
Figurez-vous que le lendemain samedi, je m’en vais seul du côté de La Roche avec la ferme intention de faire évoluer un de mes planeurs en vol de pente.
Arrivé dans la cour, je descends de ma voiture et je salue les occupants du lieu.
C’est alors qu’un marmot d’à peine deux ans pointe son petit doigt vers le ciel. En ce qui le concerne, ce n’est pas le sens du vent qui l’intéresse, lui… Ni la course des nuages.
Mais qu’a-t-il donc bien pu remarquer ?
Je lève le museau, et là, que vois-je ?
Un magnifique Vé, composé d’une bonne quinzaine de volatiles.
A la vision du cou bien allongé vers l’avant, on pourrait penser qu’il s’agit là de cigognes.
Poussés par un bon flux de Sud , les oiseaux filent droit vers le Nord.
Le gamin balbutie quelques paroles que je ne peux décrypter. Ses frères et sa mère arrivent…
Et la maman d’expliquer :
« Ces oiseaux s’en vont sans doute en Alsace, au pays des cigognes. »
J’ai mis mon planeur sous le bras… Je me suis glissé dans le chemin creux qui mène au site de vol.
Et tout au long du petit kilomètre que je dois consacrer à la marche avant de lancer mon planeur vers l’azur, je me suis dit :
« Si une hirondelle ne fait pas le printemps…. Peut-être qu’un vol de migrateurs ??? »
PS: un de mes correspondants me dit qu'il s'agirait
sans doute d'un vol composé de grues cendrées.
Sans doute a-t-il raison.
Quoi qu'il en soit, des oiseaux migrateurs qui remontent vers le Nord... ça doit quand même annoncer le printemps, non?
Vous avez dit : « Atrabilaire » ?
S’il est une pratique que je trouve « passionnante », c’est celle qui consiste à m’envoyer un appel téléphonique, surtout au moment du repas, avec en arrière-plan une démarche commerciale.
Voilà-t-y pas que l’autre midi, j’avais à peine entamé mon entrée chaude, la sonnerie retentit, ligne France Télécom.
« Bonjour, je me présente : je suis Jérôme ZZZZ de la société Bidule-Solar… »
J’interromps poliment mon interlocuteur pour lui dire que s’il a un produit à me vendre, c’est surtout pas le moment.
Le type se rebiffe quelque peu, et m’assure que non, il n’a rien à vendre.
Il continue donc son exposé… mais la tournure de ses propos m’amène à penser que son intention est au moins de me caser un rendez-vous avec un de ses commerciaux.
Je réitère mon refus…
Le type hausse la voix…
Moi aussi.
Et, sur un ton qui ne semble pas admettre la réplique, il finit par me lâcher :
« Mais enfin, Monsieur, vous allez me laisser parler oui ou non ? »
C’est alors que je lui ai asséné vertement :
« Ah, ça, c’est la meilleure ! Vous venez m’importuner au moment du repas… et en plus je me fais engueuler ! Monsieur, nous n’avons plus rien à nous dire ! »
Et j’ai sèchement raccroché.
Je suppose qu’au centre d’appel, mon histoire a dû circuler, pour signifier que du côté de Bais, il y avait un vieillard atrabilaire qu’il valait mieux ne pas réveiller… surtout
au moment des repas.
Suite à quoi, j’ai pu continuer mon entrée, tranquille.
Elle avait juste eu le temps de tiédir.
Et figurez-vous que le même jour, en soirée, juste au début du repas, le combiné de la ligne Internet se met en branle.
« Bonsoir monsieur. Je m’appelle Sophie YYYYY… de la société Bidule-Solar…
- !!!!
(Tiens, c'est les mêmes. Mais changement de stratégie notable...)
- Suite aux nombreuses implantations de panneaux solaires que nous avons effectuées dans votre commune, j’aimerais savoir si…
- Non, mademoiselle, je n’ai pas l’intention de vous faire savoir…
- Vous êtes bien propriétaire de votre pavillon sis au 9 résidence des…
- Non !
- Vous n’êtes pas propriétaire ?
- Non !
- Ah ??? Bon… Au revoir monsieur.»
Je n’ai pas eu besoin de me montrer atrabilaire.
Cette fois, il m’a juste suffi de mentir afin de me débarrasser aisément d’un(e) importun(e).
J’aimerais toutefois faire remarquer que j’ai demandé à plusieurs reprises de figurer en liste orange, celle où en principe on est à l’abri des démarches commerciales.
Comme vous pouvez le constater, c’est d’une efficacité remarquable !
Alors, je n’ai plus guère que 3 solutions :
- passer en liste rouge… mais cela ne me tente guère
- me montrer atrabilaire lorsqu’on m’appelle…
- ou bien éprouver le délicieux sentiment que procure le mensonge!
Cela vaut peut-être mieux en effet que de faire monter la tension…
Vous avez dit « Savoir vivre » ?
Pourquoi donc ce matin aborder un sujet qui ne semble pas soulever l’enthousiasme des foules ?
Pour deux très petits détails de la vie quotidienne.
Scènes de la vie courante.
La première, c’était hier soir.
Je dois assister à une réunion… Arrive une femme que je connais, elle s’avance vers moi, et avant même qu’elle ne me tende la main, j’ôte ma casquette.
Elle esquisse un sourire.
Survient une seconde femme. La scène se renouvelle. Et voilà les deux dames en train de me « charrier » gentiment… surprises qu’elles sont de ma réaction.
Ce à quoi je réponds que, tout petit, mes parents m’ont inculqué un certain nombre de préceptes, des règles du savoir vivre qu’ils qualifiaient d’élémentaires. Et que je n’ai pas l’intention de déroger.
Mais elles me demandent de ne pas me méprendre, et disent apprécier mon geste.
Second épisode, ce matin.
Je descends dans le bourg, afin de proposer à certains commerces ou administrations des affichettes concernant une animation locale…
A chaque fois, je présente ma démarche… jusqu’au moment où j’entre dans…
Non je ne vous dirai pas où… cela risquerait de revenir aux oreilles de celui qui m’a aimablement reçu. Tout comme cela pourrait compromettre son plan de carrière!
L’homme est assis derrière son bureau.
Il est visiblement occupé à manier une grande paire de ciseaux avec laquelle il... se taille soigneusement les ongles!
Absorbé par une tâche qui requiert apparemment une attention très soutenue.
Est-ce que je le dérange ?
Visiblement, il ne me connaît pas. Je décline donc mon identité, et la raison pour laquelle j’effectue ma démarche.
Mon interlocuteur ne se départit pas de son « boulot »…
Quand il daigne enfin jeter un œil sur l’affiche… il pose avec nonchalance la pointe de ses ciseaux sur le bas de mon feuillet... et lève un œil furtif afin de parcourir très rapidement mon papier.
Mais très vite, il reprend son labeur de manucure.
Devant son peu d’intérêt, je lui précise alors que s’il ne veut pas de mes documents, je ne serais pas vexé…
Mais, à ma grande surprise, il me coupe la parole (toujours avec ses ciseaux à la main) pour me dire :
« Bon, ben, j’vais l’afficher toute de suite! Au moins, ça sera fait !»
Je dois avouer que j’avais une envie folle de me marrer, de lui dire à quel point il aurait irrité mes parents s’ils avaient été témoins de cette scène.
Mais j’ai essayé de rester digne.
N’empêche…
Suis-je un vieux con pétri de vieilles manières ?
Mes principes sont-ils carrément démodés ?
Tant pis, je continuerai de laisser le haut du trottoir aux gens plus âgés que moi…
Je continuerai de maintenir la porte ouverte dans les magasins le temps que les personnes qui me suivent puissent effectuer leur manœuvre.
Je continuerai de m'arrêter en bagnole pour laisser passer les piétons(1)…
Je continuerai…
Même si je dois passer pour un vieux schnock !
(1) mon père, qui m'a initié aux subtilités de la conduite automobile, ne disait-il pas: " Bernard, savoir conduire, c'est avant tout savoir SE conduire."
Près d'un demi-siècle plus tard, je pense avec force qu'il avait bigrement raison!
Le cri du cœur
Il fait doux. Le soleil rit dans un ciel sans nuages.
Après être monté à pied jusqu'aux « Grandes Batailles » j'en termine avec mon parcours.
Environ 7km.
Il est quasiment midi.
Je suis revenu dans le centre bourg où j’ai donc presque terminé ma promenande.
Mais une surprise m'attend.
Juste devant moi, tenant son petit-fils par la main, une Mamie sort de la boulangerie.
Même si je ne prête pas attention, je suis obligé de capter leurs paroles.
Et là, j’entends le gamin, âgé d'environ 5 ans, qui s'adresse à sa grand-mère:
(Veuillez dès à présent noter que les points de suspension dans le dialogue sont à prendre comme des périodes de silence, plus ou moins longues...)
« Dis, mamie, tu fumes, hein ?
- Oh, oui, mon chéri… mais… pas beaucoup !
- Oui, mais… tu fumes…
- D’accord, mais beaucoup moins que je n’aie pu le faire… tu sais.
- Peut-être, Mamie. Mais Maman, elle m’a dit que même pas beaucoup, c’était quand même dangereux.
- Ah, c’est vrai…elle a raison, mais pour le peu que…"
Il ne la laisse pas continuer, et lui coupe gentiment la parole.
" Et Maman, elle, ben… elle a arrêté de fumer…
- Je sais…Je sais… Elle a eu du mérite. »
Silence… puis le gamin reprend :
« Tu sais, Mamie, j’aimerais bien que tu arrêtes de fumer… ça me ferait rudement plaisir ! »
C’est à ce moment qu’ils se sont tous les deux engouffrés sous un porche, et qu’ils ont disparu…
Complètement « givré »
Pour ce lundi matin 31 janvier, la météo annonçait un soleil radieux dans une atmosphère plutôt frisquette.
Mais le brouillard tarde à se lever.
On devine pourtant le Grand Réchauffeur… qui éprouve toutes les peines du monde à s’extirper de la gangue brumeuse…
Il faudra attendre vers 10h30 pour qu’à l'issue de son duel il puisse enfin prendre le dessus.
Vite, je chausse mes godillots, et je décide de faire le grand tour des « Batailles » en virant à gauche dès la sortie de mon lotissement.
Cheminant au fond du boyau qui
gravit la colline, je suis émerveillé par les rayons du soleil jouant avec les paillettes de givre déposées sur les branches. A la moindre brise,
elles se détachent et virevoltent en scintillant… Nombreuses sont celles qui finissent leur course sur
mon blouson rouge, tout saupoudré de blanc…
J’arrive au croisement du « Carrefour ». Je vire à gauche en direction des « Batailles ». Le bourg de Bais est tout en bas, pelotonné dans son cocon de ouate que le soleil caresse paresseusement.
Féérique.
Les arbres sont comme agrémentés au sucre glace. On aurait presque envie de les croquer.
Je consulte alors mon téléphone équipé de Endomondo, petit logiciel qui permet d’enregistrer le parcours, puis de le visualiser sur l’écran du PC, d’établir des statistiques....
Distance 2 kilomètres, temps 23 minutes, vitesse 5.8km/h…
Juste à cet instant, la sonnerie retentit...
C’est Manu, qui a besoin d’un renseignement modéliste.
« T’es où ? questionne-t-il ? (Vous aurez remarqué qu’avec ces fichus portables, on ne dit plus Allo, mais T’es où ?)
- Sur la route qui monte vers la Batailles.
- Par ce temps-là, mais t’es complètement givré !
- Tu crois pas si bien dire, Manu… Le spectacle est magique… »
Arrivé presque au point culminant de mon périple, j’aperçois deux faisans qui tentent de se cacher parmi des « chaumes » de maïs. Ils partent en courant, puis finissent par décoller tout en volant au ras du sol, et disparaissent au contour d’une haie.
Un peu plus loin… deux « sicots » de maïs semblent bouger… Quelques dizaines
de mètres encore, et soudain je vois un lièvre détaler à toute allure vers le bas du champ. Trahi par ses oreilles !
Je parviens au chemin du « Tertre ».
Là encore, la végétation est comme nimbée de blanc, et mon regard se perd vers le Nord en direction des collines de Crennes.
Un voiture se profile au loin. Lorsqu’elle me croise, une main s’agite derrière le pare-brise afin de me saluer.
Puis je retrouve le silence. Qui va juste être rompu
par un quadriréacteur laissant derrière lui un long sillage blanc dans le ciel tout bleu. Il pique droit vers le Sud… vers des pays plus
chauds.
Et à nouveau le silence.
Descendant vers la Noë Fèvre, j’aperçois le gros chien qui vient à ma rencontre en aboyant. Il gambade autour de moi, comme à chacun de mes passages.
Une camionnette apparaît au détour d'un virage... Tiens, c’est Vincent, qui revient d’une visite dans ses herbages: il m’adresse un signe de main.
Près de la Chauvière, un petit cheval semble comme pétrifié par le froid.
Je passe devant un minuscule calvaire de granite… Et au croisement de la Loirie, je
découvre un gobelet « Mac Do » qu’une main facétieuse( non non, ce n'est pas la mienne!) a posé sur un piquet de
bois… « A moi la fraîcheur » clame-t-il "innocemment" sous l’oeil complaisant des bovidés !!!
Plaisanterie facile, puisqu’il fait moins trois degrés !!!
Au bas de la descente, je tourne vers la supérette Shoppi. Tiens, une antique Dauphine fait le plein
d’essence. Ma première voiture
achetée d’occasion au sortir de l’Ecole Normale ! Elle était rouge... Souvenirs, souvenirs...
Rue des Anciens Combattants…Foyer Blanche-Neige… Le silence est soudain troublé par le rapide cliquetis que provoque un bec de pivert. Plusieurs autres brèves rafales… Saccadées....
Sur ma droite, le chateau de Montesson extrait à grand peine sa masse sombre des brumes qui flottent encore sur l'horizon...
Puis j’arrive à la pale du plan d’eau pris par les glaces. La pancarte indiquant la direction de la piscine me sourit malicieusement… Ouais, c’est pas vraiment la saison, ce serait plutôt celle du patinage !
Je débouche à l’entrée du stade, et je bifurque vers la rue Henri Quentin.
C’est là que je croise « P’tit Georges ».
Il a quelques années de moins que moi…et il se promettait de bien profiter de sa retraite. C’était sans compter sur une attaque cérébrale qui l’a condamné au fauteuil électrique. Je le salue, il me répond par quelques mots inintelligibles.
C’est alors que j’éprouve comme un sentiment
d’injustice, et je savoure bien davantage la chance qui est la mienne de pouvoir encore trotter dans
mon bocage.
Quelques dizaines de mètres…
Le lavoir installé sur l’Aron… où l’eau glougloute en s’engouffrant sous le petit pont de pierre.
Passage près du porche de l’église. Un petit coucou à Sabrina et Johann du restaurant le « Lion d’Or »…
Puis la rue de Oy, et retour au bercail.
Etais-je si givré que cela d’avoir entrepris cette sortie ?
Pour ma part, je ne le pense pas.
J’en ai pris plein les yeux… et je souhaite à chacun de pouvoir bénéficier de plaisirs aussi simples.
Le Pocket PC qui ne voulait pas mourir
En décembre 2004, sur les conseils avisés d’un ami, j’ai acquis chez Aldi un Pocket PC de marque Medion. (voir la boîte ci-dessous)
Tel un gamin à qui on vient d’offrir un nouveau joujou, je découvrais ce petit appareil aux performances étonnantes, bien supérieures à ce que je pouvais envisager lorsque, emporté par le « Plan Informatique Pour Tous » que l’Education Nationale initiait en 1985, j’ai mis mon p’tit doigt dans l’engrenage des bits et des octets…
Mon Pocket se comportait à la manière d’un micro ordinateur de poche, avec quasiment les mêmes fonctions qu’un grand.
Et en plus, il intégrait un agréable système de navigation par GPS : Medion Navigator 4.
Mais v’là-t-y pas qu’un jour, mon appareil a commencé à donner des signes de fatigue : les contacts de la prise située tout au bas sont devenus aléatoires, jusqu’à ce je ne puisse ni le connecter au PC ni recharger sa batterie.
L'appareil était encore sous garantie, et comme une entité Medion se trouve à 50km de chez moi, j’ai fait le déplacement afin qu’on puisse procéder au remplacement de la carte mère.
Mais il m’a fallu ensuite ré-installer tous les programmes (je
n’avais bien pas saisi à l’époque tous les bienfaits du système Backup dont mon appareil était doté).
Quelque temps plus tard, j’ai installé Carto Explorer : logiciel qui propose des cartes au 1/25.000ème. Impeccable pour pratiquer la randonnée, enregistrer sa trace, visionner tout ça sur le PC…
Quelques longs mois d’heureuse utilisation…
Puis à nouveau, cette fichue prise… Mais nous sommes au-delà des 3 ans de la garantie offerte par Aldi.
Que faire ? La cartographie de Medion Navigator étant devenue obsolète et sa mise à jour d’un prix déraisonnable, le remplacement de la carte mère trop onéreux, je préfère acheter un autre Pocket PC. Je jette mon dévolu sur un HP Rx 5720.
Je me décide alors à ouvrir le boîtier de mon Medion malade… je triture tout ça, et je finis par rétablir un contact… uniquement pour la recharge, pas pour la connexion avec le PC. Tant pis, j’effectuerai la synchronisation via la liaison infra-rouge. Lente, très lente... Mais c'est mieux que rien!
Quelque temps plus tard, je découvre Memory Map, un logiciel encore plus intéressant que Carto Explorer. Je teste une version évaluation, puis j’achète la licence.
Mon petit Medion va continuer d'être le témoin de nombreuses autres sorties autour de Bais, sur le halage de la Mayenne, le long de quelques canaux (Nivernais, Bourgogne, canal du Midi…)
Mais, graduellement, la batterie interne va donner des signes de fatigue : elle ne tient plus la charge. Un petit tour sur le Net, où je dégotte une batterie de rechange à un prix raisonnable.
C’est reparti pour un tour !
Et puis… un jour, plus moyen de recharger la batterie… la prise a encore rendu l’âme. Phénomène récurrent sur cet appareil et ses clones Mio 168/Yakumo Delta 300. Voir les nombreux forums qui en font état !
A nouveau, j’ouvre le boîtier. Et à l’aide d’un simple contrôleur universel, je parviens à déterminer l’emplacement d’un + et d’un - où je pourrais envoyer du jus.
Quelques soudures, installation d’une prise comme celles que j’utilise sur mes modèles réduits… et grâce à mes chargeurs spécifiques pour les accus Lipo, je peux maintenant regonfler l’accu interne… et lui greffer en parallèle une autre batterie qui va doubler l’autonomie !
J’ai encore sauvé mon Pocket…
Et de nouveau fixé sur le guidon de mon VTT, il m’accompagne dans mes sorties à travers bois et chemins creux…
Jusqu’à ce que l’autre jour, sur la fin d’une virée dans le bois d’Hermet, l’écran commence à clignoter… et tout à coup le rétro-éclairage disparaît totalement.
« Là, c’est fichu ! » me dis-je.
De retour à l’atelier, je branche le chargeur, qui m’indique « Low battery ». Il a détecté une tension inférieure à 3 volts, seuil au-dessous duquel un élément de batterie Lipo est considéré comme « burned ».
Tant pis, je branche en parallèle un accu que je pense être sain… et pftttt ! un gros panache de fumée, une odeur insupportable… Merdre, j’ai fait un court circuit.
Je démonte le boîtier… pour constater qu’une partie de la platine est noircie. De
nombreux composants font la gueule !
Cette fois… mon Pocket est réellement mort de chez mort.
Avec d’immenses regrets, je le remise dans une petite boîte… et je le laisse dormir en paix. Il a bien mérité son repos…
Jusqu’à ce qu’hier… je rouvre la boîte…
Nous avons tant de souvenirs communs !
Pris de remords, je teste la batterie… qui ne débite rien au-delà de la prise. Apparemment, un des composants situé sur la plaquette a fondu.
C’est alors que je me tourne vers l’ancienne batterie. Je la branche… rien !
Je trifouille : rien !
J’avise alors le curseur On/Off, celui qui permet d’effectuer un hard reset…je le manipule… et là, que vois-je ?
L’écran vient de se rallumer !!!! Sur un « joli » fond bleu comme quand Windows 95 plantait! Je me retrouve avec quelques lignes rédigées en anglais… dont l’une indique « Reboot ».
J'ai dû entrer dans le BIOS!!!!
Allons-y donc pour « Reboot »… l’écran s’éteint, se rallume, hésite… et
ô, miracle !
J’arrive sur la page d’accueil « Medion ». Puis « Aligner l’écran »…
Quelques secondes encore... Et le message s'affiche: "Réinitialisation terminée"!
J'ai une folle envie de rire, de sauter au plafond... Une joie indicible... !
C’est alors que bien vite je tente la procédure de « Backup » afin de récupérer les programmes initialement installés.
Et alors !
Ben ça marche !!! Y compris la connexion Wifi grâce à la carte SDIO Spectec! (Voir ci-contre)
J’ai donc re-soudé deux fils afin de pouvoir ré-alimenter et recharger ma batterie.. la "vieille"....
J’ai ré-installé le support sur mon guidon, et nous allons repartir tous les 3 (mon Pocket PC, mon VTT et moi!) vers de nouveaux horizons !
Pour combien de temps encore ?
Cela n’a guère d’importance…
Mais quand je vous disais que mon petit Pocket ne voulait pas mourir !!!!
Reportage en images sur l'album: http://bernardino.over-blog.net/album-1806857.html
PS1: si par hasard vous avez un petit frère jumeau de mon Medion ppc95000, un Mio 168 ou un Yakumo Delta 300... ne le jetez pas. Je veux bien le récupérer afin de "m'amuser" à lui redonner vie!
PS2, ces quelques commentaires reçus en privé:
- Ah, c'est une histoire "fumante"! - Toujours admiratif devant tes récits, et content de voir que tu es dans le développement durable... recyclage et réparation sont les mammelles d'un comportement éco-logique. - Belle leçon de vitalité.. .Un peu dérangeante et politiquement incorrecte dans ce monde consumériste ;o)
Pupitre pour MPX 3030 et 4000
On me dit que la précision est nettement supérieure quand on pilote avec un pupitre, lorsque chaque main repose sur des sortes
d'oreilles disposées de part et d'autre de
l'émetteur. (photo de gauche)
Oui mais voilà: j'ai essayé, et je ne peux m'habituer.
Alors je continue de piloter avec la méthode "pouces dessus".
(Illustration ci-contre à droite)
Mais à force de suspendre mon émetteur par son point d'ancrage central, la pièce en plastique qui se trouve au centre de gravité a fini par se rompre. J'ai donc réalisé une première réparation de fortune... et il m'a fallu bien vite re-penser à autre chose.
J'ai alors fait appel à des membres de listes "modélisme", j'ai fouiné sur le Net... et je n'ai rien trouvé qui me convienne.
Je possédais une jolie plaque d'alu venant des rebuts d'un artisan local poseur de fenêtres (MPS, à savoir Menuiserie
Pottier/Saudubray; merci Erik!).
Premier avantage: cela ne m'a absolument rien coûté.
J'ai ensuite confectionné des gabarits en carton.
Puis, par la méthode des essais et des erreurs, ou par le tâtonnement expérimental, j'ai affiné les formes et les proportions.
J'ai alors décalqué tout ça sur la tôle, et j'ai découpé à la scie sauteuse cet alu de 1.8mm d'épaisseur.
Quelques trous sur le fond, à savoir:
- ménager le passage pour la protubérance centrale, par la découpe d'un grand U.
- puis percer les petits rectangles qui reçoivent les deux ergots des articulations de la poignée. (On sera dès lors contraint de laisser cette poignée ouverte, voir cliché ci-dessous)
Quand on pose l'émetteur là-dedans, il est déjà bien calé, et ne peut plus bouger!
La partie de "plaisir" a commencé avec le pliage de la tôle... Je n'étais pas vraiment outillé pour ça... Passons donc rapidement sur cet épisode désagréable!
Ensuite, j'ai percé la fenêtre de la partie supérieure, celle qui me permet d'accéder aux boutons de programmation, sans avoir à
sortir l'émetteur de son support.
Fignolage à la lime douce...
Pour la suspension, vous remarquerez que j'ai effectué plusieurs trous: ce qui m'autorise à utiliser mon autre émetteur MPX (série 3010) dont le centrage est différent du fait d'un batterie plus légère.
Bien faire attention à ce que les mouvements nécessaires au pilotage ne soient pas entravés: les pouces posés sur les manches ainsi que les mains pour l'accès aux différents inters. Penser à ébarber, et poncer les arêtes qui pourraient griffer la peau.
Brossage de l'alu à la ponceuse vibrante (grain 120).
Pose d'une bande de mousse adhésive à l'arrière de mon gadget pour le confort des abdominaux. Aménagement facultatif... surtout pour ceux qui sont déjà dotés d'une "bouée" naturelle... Ce que les mauvaises langues appellent cal de comptoir ou abdominaux Kronenbourg!
Et voilà...
Pas d'assemblage, pas de vis, rien!
Tout d'une seule pièce...
De plus, l'émetteur a nettement moins tendance à se promener latéralement du fait des ancrages maintenant espacés, et
non en un point unique...
Me permettrais-je d'ajouter que je pense avoir allié ergonomie et esthétique? Il n'est tout de même pas vilain, mon gadget? J'ai vu plus moche! Et plus encombrant!
Alors si vous possédez un émetteur d'une autre marque, vous pourrez toujours adapter ma technique... et ceux qui pilotent en pupitre n'auront aucune difficulté à y ajouter les fameuses oreilles!
Bons vols!
Le détail en photos ici:
http://bernardino.over-blog.net/album-1796333.html
PS: notre camarade Manu vous propose un autre style de pupitre. Il nous en a fait la brillante démonstration lors de la rencontre vol en salle du 13 février 2011... Cela semble à la fois efficace et confortable!
PS2: Mon voisin faisait construire une véranda... J'ai pu ainsi récupérer de la tôle d'alu, et je me suis remis à l'ouvrage afin d'améliorer le concept. Mon nouveau pupitre est maintenant composé de deux pièces, ce qui facilite grandement le pliage! Celles-ci sont assemblées par trois boulons+écrous; le bidule est donc démontable et moins encombrant si on doit partir en voyage.. La fenêtre donnant accès aux boutons de programmation est plus grande... J'en ai profité pour modifier aussi la version 1.
Et puis ma nouvelle tôle me plaît mieux....
Petits détails me direz-vous... mais qui rendent la vie plus agréable!