Easy Glider clé d'aile améliorée
Tout comme moi sans doute, les possesseurs d'Easy Glider première génération doivent trouver le montage
des ailes un peu casse-pied!
Je m'explique: faire passer le fil des servos d'ailerons par l'ouverture pratiquée dans le fuselage, récupérer ces prises à l'avant, les enquiller dans le récepteur...
Et puis cette grande clé d'aile/longeron d'un mètre de long...
Alors, pour pallier ces inconvénients, mon Easy Glider se promène tout monté dans le coffre de ma voiture. Pratique, n'est-ce pas? On arrive sur le lieu de vol, on allume l'émetteur, on
branche la réception, et hop, c'est parti...
Mais... toute médaille a son revers!
Lorsqu'il est ainsi tout assemblé, j'ai fini par le cabosser en passant les portes, en le sortant du coffre...
C'est pourquoi j'ai maintes fois accroché soit la dérive, soit le stab, soit une aile... avec des dégâts minimes, certes... mais qui contribuent à défraîchir le "bel" aspect de
l'Elapor!
Je l'ai donc abimé plus "facilement" lors des manipulations "au sol" qu'en utilisation "vol"!!!!
Un comble!!!!
Alors que j'avais déjà rendu les empennages démontables afin de faciliter le transport, je me suis à nouveau mis au travail.
A savoir que j'ai adapté un système d'encliquetage
automatique des prises, une partie restant dans le fuselage, l'autre étant insérée dans l'emplanture de chaque aile.
Signalons que, sans doute conscient du problème, Multiplex a équipé l'Easy Glider "nouveau" d'un système
ressemblant, sauf que ses prises sont disposées horizontalement...
J'ai opté pour le vertical!
Il m'a fallu toutefois aménager l'emplanture de chaque demi-aile. Le travail aurait sans doute été plus facile et plus soigné si j'avais envisagé la chose avant assemblage des deux
demi-coquilles du fuselage...
M'enfin... y'a que le résultat qui compte, et quand tout ça est en place, l'esthétique(?) ne semble pas trop en souffrir!
Et puis j'ai coupé l'embarrassant
tube/longeron noir en deux morceaux de 50cm. Ils sont solidarisés par un manchon central de 12 cm en fibre, (Voir tube en blanc sur la photo),
que j'ai inséré à force pour moitié dans l'aile droite dont il reste solidaire.
Il entre plus facilement dans la gauche du fait que j'ai alésé un chouïa: tube noir sur lequel j'ai enroulé du papier de verre.
Les deux moitiés de ce tube noir ont reçu une très fine pellicule de scotch afin d'augmenter un tout petit peu leur diamètre, ce qui leur évite de sortir seules et de
les perdre pendant le transport.
Mais tout le système est encore amovible, et ne m'empêche pas, si je le souhaite, d'insérer une tige filetée de 7mm sur 1 m de long afin de ballaster pour les jours venteux à la
pente.
Des images valant mieux que de longs discours, voir le "roman photos" ici:
http://bernardino.over-blog.net/album-1559521.html
Mais en savourant le confort qu'elles procurent, je me demande bien pourquoi je n'ai pas fait ces
modifs beaucoup plus tôt!!!
Assan 2.4GHz intérieur du boîtier MPX4000
La bidouille décrite ci-dessous permet de conserver les deux modules à l'intérieur du boîtier... pourtant déjà bien
rempli de l'émetteur 4000.
En utilisant un inverseur bipolaire à verrouillage, nul besoin d'ouvrir le boîtier afin d'interchanger les prises... De plus, le verrouillage évite une fausse manoeuvre en vol qui risquerait de
se traduire par une catastrophe si on changeait par inadvertance le mode d'émission...
A noter qu'en réalité, sur la nappe de fils issue du module Assan, on trouve le plus(rouge) entre le noir et le signal... Mais pour mon schéma, cela ne me rendait pas service.

Bons vols
intérieur du boîtier MPX4000
par Bernardino
Minimag à skis
Vite fait, j'ai réalisé des skis adaptables sur le Minimag.
Et je suis sorti à pied vers les collinettes situées à 800 mètres de chez moi.
Ah, comme j'aurais voulu prendre des clichés de ce petit modèle en vol... mais tout seul, c'est pas facile.
J'ai quand même tenté le coup, tout en pilotant.
Emetteur dans la main gauche et Nikon Coolpix dans la main droite... Visée au jugé et à la sauvette...
A ma grande surprise, j'ai obtenu une vue à peu près potable... mais loin, loin...
J'ai enchaîné les atterrissages et les décollages; l'herbage est d'ailleurs zébré de longues glissades...
Parfois, je suis arrivé à l'atterro pas assez cabré et un peu trop lentement: entre les traces des skis, l'hélice a laissé des stries parallèles sur la nappe, jusqu'à ce que le modèle finisse par lever la queue et enfourne le nez dans la poudreuse... sans dommage.
Une randonneuse est passée dans le chemin voisin. Elle s'est arrêtée, a regardé, a posé quelques questions...
J'en ai profité pour lui demander si elle accepterait de prendre quelques photos avec mon appareil.
Elle a dit que c'était pas facile de viser ce moucheron... elle a fait ce qu'elle a pu... et a immortalisé un décollage.
Puis elle est repartie.Merci à elle.
J'ai vidé plusieurs accus... et j'ai abondamment rayé la nappe neigeuse du pré devenu aérodrome improvisé....
Vive la neige!!!!
Autres photos dans l'album consacré au Minimag...
http://bernardino.over-blog.net/album-1543090.html
Meilleurs voeux 2010
Je suis allé au Montaigu, où j'ai fait voler mon fidèle MiniMag... qui a a ainsi étrenné son équipement radio en 2.4Ghz... cadeau du "père" Noël.
Mais dans la mesure où le vent frisquet de Nordet griffait les oreilles, je me suis contenté avec 10 minutes de vol.
Et "fort bien-aise" (en patois mayennais, on dit "fort beunèze") je suis rentré à Bais.
Je me suis alors réchauffé en allumant un pétillant feu de cheminée.
Au moment du repas, je me suis fait un plaisir de finir les "restes" du réveillon.Suite à quoi j'ai l'impression d'avoir débuté l'année de façon fort satisfaisante.
Ce qui me donne l'occasion de formuler un souhait: Que chacun puisse accéder à ces menus plaisirs.
Meilleurs voeux à tous les lecteurs de ce blog, connus et inconnus, que j'espère toutefois rencontrer un jour autrement que par le biais virtuel d'Internet, mais de manière bien réelle et concrète.
Bernard
ASSAN 2.4GHZ X8D Notice
Module Assan X8D
Lexique:
Binding: accouplement, appairement...
Tx: émetteur
Rx récepteur
Note à propos des émetteurs Multiplex 3010/3030 et 4000
La fiche sur laquelle s'enquille le module
d'origine est brochée comme suit, de haut en bas, émetteur ouvert et antenne dirigée vers le haut:
rien,
rien,
noir/moins,
rouge/plus,
rien,
signal/orange
1.Instructions sur le module X8 2,4GHz
2. Installation
Step 1 Installation dans l'émetteur... blabla.
Step 2-2 blabla...
Step 3 Installer l'antenne sur l'émetteur...
Step 4 Sélectionner le mode de transmission Allumer l'émetteur, et sélectionner
le mode PPM. Note: le signal du module ASSAN X8 2,4GHZ n'utilise que le mode PPM, à l'exclusion du PCM,
2.2.Installation du récepteur
Step 1: sélectionner la position appropriée dans le modèle.
L'antenne du récepteur ne doit pas être obstruée ou recouverte de métal, carbone, matériaux fibreux ou conducteurs, ou encore faisant écran...
Step 2: fixer le récepteur
Step 3: connecter
A noter que tous les « - » sont en haut du boîtier récepteur X8R
3.Utilisation du Système X8 2,4GHZ
Binding, ou appairement
Le module émission et le récepteur doivent être appairés (couplés?)
Assurez-vous que l'installation a été correctement et complètement exécutée, que l'émetteur est bien en mode PPM. Alors on peut commencer le « binding »
-
Insérez la prise « binding » dans les plots « signal » du récepteur: elle ponte le plot 1 et le plot 3.
-
Allumez l'émetteur, La LED du module émission passe au rouge. Actionner complètement le manche correspondant à la voie 2. (Soit gauche-droite, soit haut-bas selon l'attribution des manches sur l'émetteur). La LED rouge du module émetteur clignote alors rapidement et cela bippe, ce qui signifie que le module attend un signal du récepteur.
Si le "binding" ne démarre pas, vérifiez que le neutre n'a pas été décalé de manière importante sur le Tx; vérifiez également que la course n'est pas limitée par "dual rate" ou autre dispositif. Pour comparer: on se trouve dans le même cas que lorsqu'on étalonne une manette de jeu pour simulateur: il faut disposer de toute la course. -
Allumez la partie réception, la LED du récepteur se met aussi à clignoter,
-
Après quelques secondes, le système va se connecter automatiquement. Les 2 LED vont passer au vert et les bip du Tx cessent.
-
Débranchez le cordon « binding » et rangez-le en lieu sûr... pour un éventuel futur usage.
-
Le « binding » est terminé. Il n'y aura plus besoin d'effectuer cette opération entre les deux membres de ce couple Tx et Rx.
-
Si l'on souhaite utiliser ce récepteur avec un autre module émission, il faut impérativement ré-appairer ce Rx: ayant déjà été « couplé », il doit forcément « divorcer » de son ancien module émission! Il suffit simplement de reprendre la procédure ci-dessus.
Note1:
la durée du « binding » peut parfois atteindre une douzaine de secondes.
Le module émission peut se révéler polygame! A savoir qu'il peut "épouser" plusieurs récepteurs... après "binding", bien évidemment.
Note2:
Et enfin expliquons la présence du condensateur accompagnant le Rx:
Sur un modèle possédant de nombreux servos, ces derniers peuvent faire un appel important de courant: il se peut alors que le récepteur se trouve sous-alimenté en énergie, et il
risque de "décrocher", d'où une perte de liaison momentanée avec l'émetteur. Pour pallier cet inconvéneient, on peut utiliser un condensateur 4700µf branché sur une voie
quelconque du Rx ou sur un cordon en Y si toutes les prises sont déjà utilisées. Ce dispositif permet d'éviter la chute brutale de tension due à un appel de courant
provenant de plusieurs servos actionnés simultanément.
Signalons que la plupart des nouveaux RX 9 voies ont la possibilité de leur de brancher deux alimentations séparées, éliminant de ce fait le problème de décrochage.
Autre solution: la double alimentation: une batterie pour le Rx et une autre pour les servos...
Baron à skis
Oh, pas des tonnes!
Tout juste ce qu'il faut pour que je puisse envisager de faire décoller mon Baron sur le tapis neigeux, le modèle ayant troqué ses roues contre des skis.
Le passage de l'option "roues" à l'option "skis " s'éxécute en moins de cinq minutes, dans la mesure où l'axe des roues est également celui utilisé pour l'articulation des skis.
Ces derniers doivent adopter en l'air exactement la même incidence, sous peine de vol dissymétrique; et à l'atterrissage, ils se doivent d'être cabrés, sinon la spatule va "enfourner"... avec risque de capotage et passage sur le dos.
L'astuce? L'avant du ski est tiré vers le haut grâce à un élastique qui traverse un tube laiton. Voir photo.
Tout ce système constitue un amortisseur très efficace...
Je me suis rendu à pied dans un herbage situé 500 mètres derrière chez moi...
Branchement de la batterie, vérification des gouvernes et du moteur électrique...
Et après, il suffit de mettre mi-gaz et laisser glisser longuement le modèle sur la neige avant de tirer doucement sur le manche.
Ensuite, les "touch and go" s'enchaînent avec plaisir...
Et comme le soleil a pointé son nez, j'ai passé quelques dizaines de minutes fort agréables!!!
Dommage qu'il ne neige pas plus souvent dans nos contrées...
Il faut positiver!
Et hier, ma femme est tombée sur le double d'un courrier... qu'elle a relu avec apparemment beaucoup de plaisir.
En fait, je cherchais un camescope... je me suis rendu dans une grande surface.
Et de retour chez moi, j'ai rédigé ce texte, envoyé au directeur du magasin.
Je n'ai bien évidemment pas reçu de réponse...
Peut-être direz-vous que la scène décrite vous paraît invraisemblable, et pourtant!
Bonne lecture!
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Monsieur le Directeur,
Positivement alléché par la publicité qui fleurit actuellement sur de nombreux panneaux publicitaires, je me rends dans votre magasin ce jeudi 30
mai, il est 20h10. Un vendeur butine autour des client(e)s, affairé qu'il est à tenter de répondre à toutes les questions. I1 finit par me demander ce que je cherche et je lui fais part de mon
désir d'acquérir un caméscope. "Je suis à vous tout de suite..." Le temps passe, je réitère ma demande, une fois, deux fois. I1 me répond toujours très positivement.
Vers 20h45, enfin, il m'annonce que quelqu'un " a paumé les clefs," qu'il est désolé, et qu'il va faire quelque chose. Je le presse de s'agiter, 1ui demande s'il peut me satisfaire. Oh, surprise, il n'y a plus l'objet que je convoite (marque Orion).
"Prenons celui d'à-côté !" Pour quelques centaines de francs, on ne va pas chipoter, n'est-ce pas ?"
Il n'y en a plus également. (Qui vient de parler de prix d'appel? hein? pas moi m'sieur!)
Je suis positivement déçu. Je lui fais part de mon mécontentement, et il me dit de patienter. I1 revient alors avec ... un tournevis, et tente de faire sauter le cadenas! Quel spectacle ! L'outil se tord, et moi aussi, mais de rire. II repart, puis réapparaît, un gros marteau et un burin dans les mains... Commence alors une séance digne des plus vils malfrats! Je positive encore plus! Je ne savais pas que vos vendeurs possédaient un bac professionnel. Quel magnifique souci de satisfaire la clientèle !
Mais le caméscope se tord de douleur. Comment accepterais-je un appareil de ce prix ayant subi un tel traitement: je refuse l'achat.
Dois-je vous dire combien j'ai été positivement surpris d'un spectacle aussi réjouissant, et les clients encore présents dans le magasin?... je préfère passer sous silence.
J'ai donc passé une soirée positivement hilarante, et je vous remercie de ces quelques bons moments, offerts gracieusement, du moins je l'espère, car je ne pense pas vous devoir quoi que ce soit. On n'a pas tous les jours la possibilité de se distraire à si bon compte.
Je vous adresse tous mes voeux, les plus positifs pour la vente de vos appareils, et je souhaite bonne chance à celui qui achètera le beau caméscope Orion que votre vendeur a si positivement bousculé sur son socle.
Positivement vôtre, et mes amitiés à votre si brillant vendeur. (Je lui souhaite une rapide promotion au sein de votre excellente grande surface.)
B. Munoz
30 mai 1991
Internet ? La meilleure, et la pire des choses !
Figurez-vous que mon voisin Michel me téléphone hier soir pour me dire :
« Je viens de recevoir une pièce jointe, et je ne parviens pas à l’ouvrir. Elle porte une extension docx… Tu ne pourrais pas m’aider ? »
Je file alors chez lui pour tenter de le dépanner… en pestant contre la diversité des formats de fichiers!
Il s’agit là d’un texte réalisé avec Word 2007… mais notre ami ne fonctionne qu’avec la suite bureautique Open Office gratuite… en version 2.5, et celle-ci ne prend pas en compte les nouvelles facéties de Microsoft.
Je file sur le Net pour trouver vite une solution… proposée par Microsoft (ben voyons !) si on possède sa suite logicielle 97/2003, mais elle n’est pas présente sur le micro-ordinateur de mon cher voisin…
Il faut dire que celui-ci est président départemental d’une association importante, et qu’il ne veut pas installer de logiciels piratés sur le micro qu’on lui a confié… Attitude fort respectable.
On se retourne alors vers le convertisseur en ligne zamzar… qui
accepte de faire le boulot, en nous avertissant que la conversion nous parviendra… sous 48 heures...
Mais Michel a un besoin urgent du fichier.
Soudain, je tilte en pensant au fait que Open Office version 3 prend en compte les docx…
Je tape alors sur Google : Télécharger OpenOffice gratuit… Une page s’ouvre, je clique rapidement (trop ?) sur le premier lien venu http://www.openoffice-gratuit.com/
Le téléchargement débute… puis au moment d’installer, un message me parvient en disant qu’il est nécessaire d’envoyer un SMS à 3 Euros afin d’obtenir... la clé de déverrouillage!
Heu ???? Pour un logiciel libre de droits et en principe gratuit???
Je flaire comme un piège, et je referme prudemment… pour aller voir
un peu plus loin et ouvrir le site officiel Open Office : http://fr.openoffice.org/
Où je peux télécharger sans souci l’application souhaitée.
Vous remarquerez au passage que les deux adresses Internet sont très voisines.
Si vous allez faire un tour sur leurs pages d’accueil, vous verrez aussi que le mimétisme est sidérant.
Mais en bas de page de celui qui se targue d'être « gratuit », vous verrez les références d'une société basée… au Chili !!!
Cherchez l'erreur...
Ce qui me choque dans tout ça, c’est que des gens puissent
faire du beurre à partir de logiciels que leurs concepteurs ont voulu gratuits !!! Ou alors je n'ai pas tout compris...
Bref...
J’ai dépanné Michel…
Par la suite, j’ai parcouru d’autres sites et forums… où j’ai appris que la pratique était fort courante.
Et qu’il fallait bien sûr se méfier des usurpations d’identité…
Puis j’ai envoyé un mail au webmaster Open Office pour lui faire part de ma déconvenue, et lui demander s’il n’y avait rien à faire.
Alors, suite à cette nouvelle expérience, quelle est mon opinion sur l'utilisation d'Internet ?
Ce que je pensais déjà : à savoir qu'on peut y trouver le meilleur, et rapidement.
Mais que sans même chercher, on peut aussi y trouver le pire… rien que dans sa messagerie. Où l’on est à même de se faire "blouser" au travers de diverses pratiques : spams, phishings, fakes et autres hoaxs…
Que de pièges en perspectives !
Mais pour autant, je ne pense pas abandonner l’usage du Net.
Moi qui pensais être vigilant… je ne le serai jamais assez…
Si le sujet vous intéresse, voici un lien vers un très intéressant dossier, et vraiment gratuit !!!
http://www.01net.com/editorial/394663/dejouez-les-pieges-du-web/
Bonne lecture, et bon Internet !
Post Scriptum:
Un lecteur vient de me faire parvenir le commentaire suivant, que je livre à votre sagacité.
En fait ils font payer le prix d'un
SMS le fait d'avoir un miroir de téléchargement.
C'est pas vraiment de l'arnaque, mais limite par chez nous qui avons une connectivité correcte. Plus utile pour ceux qui sont au Chili ou en Amérique du sud, là ou le backbone n'est
pas forcément terrible entre le sud et le reste du monde...
De quel bois je me chauffe ?
Il est aux environs de 20 heures.
Assis confortablement près de ma cheminée, je sirote tranquillement ma tasse de café.
Quand le téléphone sonne.
Je décroche nonchalamment.
Et j’entends une "douce" voix féminine qui débite à toute allure son baratin, me disant qu’elle s’appelle… euh, j’ai oublié !
Qu’elle représente la société Electricité-Machin-Chose…
Que dans le cadre des économies d’énergies et de la préservation de la
Planète… et de… et encore de…
J'écoute... d'une oreille fort distraite...
Blablabla et blablabla…
Quand soudain arrive la question fatale :
« Comment êtes-vous chauffé ? »
Et moi de répondre gouailleur :
«
Ben… correctement voyons ! »
Et pour cause : j’ai le cul presque dans la cheminée !!! (Mais la dame du téléphone ne le sait pas...)
C’est alors que, semblant agacée, la gentille demoiselle m’apostrophe:
« Mais monsieur, soyez sérieux ! »
- Ben, j’ vous assure, j’ suis correctement chauffé… Là où je suis, vraiment, je vous assure... Si vous étiez à ma place...
A moins que vous ne me demandiez quelle méthode de chauffage j’utilise…
Auquel cas, il eût sans doute été préférable de me poser la question différemment ! »
Je sens la demoiselle quelque peu énervée… Elle semble comme sur des charbons ardents...
C'est que je l'ai sans doute échauffée avec mon dialogue
décalé...
Elle me balance alors sèchement:
«Monsieur! J’ai comme l’impression que vous ne voulez pas me parler!!!…
- Mais si, moi, j’veux bien causer, mais exprimez-vous
correctement…
Alors reprenons : vous souhaitez savoir... de quel bois je me chauffe ? »
Ah, ah,
ah!!!
Je perçois comme un flou dans la belle assurance de mon interlocutrice… Sa flamme vacille...
Et elle reste un très court instant sans paroles. (le logiciel qui défile sur son écran ne prend pas en compte ce genre de situation!!!)
.../...
Pour la suite du dialogue?
A l’accoutumée, je fais savoir à mes correspondants qu’ils m’importunent, et je leur souhaite le bonsoir, poliment, mais
fermement.
Et là ?
Vous me croirez si vous voulez, mais c’est elle qui a rompu le combat. Elle m’a adressé un « Au revoir… » fulminant comme des braises.
Ce à quoi
j’ai interrogé, sur le ton de la badinerie: « Au revoir ?
Heu...
Non, mademoiselle, ce n’est pas nécessaire… Je préfèrerais… Adieu ! »
Je n'avais pourtant pas l'intention de jeter de l'huile sur le feu!!!!
J’ai raccroché…
Elle aussi.
Mais pour les besoins( ?) de son enquête, avait-elle eu au moins le temps de savoir de quel bois je me chauffe ?
J’ai repris ma tasse de café. Sans avoir besoin de la (ré)chauffer !
Vous aurez compris que mon breuvage avait à peine eu le temps de refroidir.
« Je suis un banc de pierre que grise l’Océan… »
« Je suis un banc de pierre que grise l’Océan… »
Si j’étais un peu poète, j’écrirais des alexandrins, comme la phrase qui précède : douze pieds, hémistiche, rimes…
J’ai « vaguement » entendu parler d’un certain Victor Hugo.
Mais je ne suis pas poète. Je ne suis qu’un banc de pierre, installé sur la falaise de la Grande Côte, à Saint Palais sur Mer.
Vers ma gauche, les pittoresques cabanes sur pilotis avec leurs carrelets.
Devant moi, le spectacle des vagues qui viennent se briser sur les rochers, et qui arrosent les quelques pêcheurs de bars installés en contrebas.
Tout au loin se dresse le majestueux phare de Cordouan qui monte la garde à l’entrée de la Gironde.
Cela fait plusieurs années que je réside à cet endroit, mais je suis toujours aussi sensible au charme des cargos et autres méthaniers qui empruntent le chenal à quelques encablures.
Très souvent, des promeneurs viennent me tenir compagnie, et c’est pourquoi je suis au courant de nombreuses confidences. Mais ne comptez pas sur moi pour les divulguer : motus et bouche cousue !
Vous me direz que j’ai bien de la chance de me trouver dans un endroit aussi idyllique…
Ce serait donc la vie rêvée…
Mais il faut pourtant que je vous fasse part de quelques désagréments.
Juste à ma gauche se tient un bosquet, que les nombreux toutous naviguant sur le chemin réservé aux piétons ont pris l’habitude d’arroser fort copieusement.
Ah, les toutous ! Des grands, des petits; des gros des maigres; des à poils, des tondus,
Qui batifolent souvent au bout d’une longue laisse que leurs maîtres dévident à loisir.
Et que je te lève la patte pour une petite pissette !
Et que je m’accroupisse pour un petit caca.
Tout ce petit monde semblant confondre avec allégresse les trottoirs et les… crottoirs !
Faut dire que pendant les opérations de délestage, les « maîtres » semblent curieusement avoir le regard qui s’évade vers le ciel, comme s’ils ne souhaitaient pas voir…
« Loin des yeux, loin du cœur », dit-on chez vous, les humains. Pas vrai ?
Ben moi, tout ça me donne des hauts de cœur, des nausées.
Parce qu’entre les crottes et l’urine… J’vous dis pas l’odeur.
Et si encore les pépères ou les mémères à leurs toutous ramassaient les déjections ? Que nenni !
Est-il besoin d’ajouter que le long de cette magnifique promenade, mes collègues bancs sont tout aussi incommodés que moi ?
Nous avons toutefois un avantage sur vous, les bipèdes: nos pieds étant rivés au sol, nous ne risquons pas d'écraser un étron.... Même du pied gauche!!!.... (Vous dites pourtant que ça porte bonheur, non?)
Je vais quand même vous faire une confidence : j’attends avec impatience que tout ce petit monde rentre dans ses foyers. Et j’aspire à ce qu’un gros coup de vent me balance des embruns bien salés afin de purifier les environs.
Et puis je passerai l’hiver tranquille…
Mais dès que la saison estivale pointera son nez…
Comme je sais que vous êtes sensibles à la poésie, avant de vous quitter, je voudrais vous faire part d’un texte qu’un de mes « locataires » d'un soir semblait ravi de réciter en pareilles circonstances. Ecrit par un poète belge nommé Pierre Coran disait-il.
C’est vrai, vaut mieux prendre tout ça avec humour, n’est-ce pas ?
Au plaisir !
Crottin canin
Sur les trottoirs,
Les cabots trottent,
Les cabots trottent,
Trottent les chiens.
Sur les trottoirs,
Les cabots crottent ,
Les cabots crottent ,
Crottent les chiens
Et je slalome
Suivez le guide !
Entre boudins et pyramides.
Pierre Coran