Le piquet
Il y a de cela quelques "bonnes années", la piste de notre club était tracée au beau milieu d'un herbage. Ainsi n'était-il pas rare de jouer les cow-boys avant ou pendant une séance de vol, car les gentils ruminants qui partageaient le pré que nous louions semblaient irrésistiblement attirés par nos modèles réduits.
Vous me direz que pendant la semaine, afin de protéger une zone à peu près respectable, nous posions une clôture électrique pour délimiter notre territoire. Mais les "sales" bêtes finissaient parfois par abattre les piquets... et laissaient de "grassieux" souvenirs de leur passage. Ces épisodes, nous les rencontroins bien évidemment à l'époque où les bovidés vont paître.
Mais je connais quelques enragés humains qui sont capables de braver les intempéries afin d'ingurgiter leur dose de vol... sinon, c'est l'état de manque assuré.
Je veux vous entretenir d'une de ces fois où... il y a quelques lustres...
C'est l'hiver, il gèle à pierre fendre.
Je rumine dans mon atelier, n'osant braver la froidure.
La sonnette... un homme encagoulé vient me proposer une sortie "vol". Vraiment, je ne suis pas "chaud" ! Il réussit pourtant à me convaincre, et nous voilà partis chacun avec un modèle vers la lieu de nos exploits aéromodélistiques. Rituellement, notre premier boulot est de sortir les piquets de terre, afin de "coucher" la clôture électrique.
Chacun par un bout, nous procédons méthodiquement à l'arrachage des fichus piquets... et pas même une vache pour nous regarder.
Arrivés comme par hasard en même temps à l'angle de la piste, nous nous faisons des politesses, mon compagnon et moi, pour savoir qui aurait l'honneur de s'occuper de l'ultime et dernier piquet. LE piquet "majeur", LE symbolique, celui que nous avons fabriqué en tube de 4 cm de diamètre, inséré dans une cornière, elle-même plantée dans le sol.
Pourquoi tant de précautions ? Nous avions remarqué qu'à l'angle de la piste, les bestioles venaient souvent se frotter, et qu'elles finissaient par mettre par terre notre réseau de fil; et une fois les fils par terre, à elles la liberté,:et une bouse par-ci, et une bouse par-là. .. notre piste était devenue un "bousodrome". Avec LE piquet nous avions trouvé LA parade !
Michel, le plus costaud des deux, essaie de retirer le piquet "majeur". En vain. J'essaie : pas mieux !
Eh oui ! Le sol gelé a emprisonné LE fameux piquet. Comment dégeler la terre? En la réchauffant bien sûr! L'homme est décidément plein de ressources naturelles ! Lequel des deux souffla à l'autre: "Y'a qu'à uriner* dessus ! A 37°, ça devrait faire fondre la glace !"
*(je ne suis pas sûr que ce verbe ait été celui que.. . mais la bienséance m'oblige à surveiller mon langage...)
Il fallait être fou, ou particulièrement courageux, pour sortir son appendice par un froid pareil. Chacun notre tour, et de façon pudique, nous abreuvons donc notre piquet majeur... deux doses... En vain ! Même quelques ultimes gouttes ne parvinrent pas à débloquer la situation.
"On a du carburant !" tonna l'un des comparses. Ce n'était plus d'urine que l'on parlait!
Et une grande rasade de méthanol + huile fut versée au pied du piquet. On y craqua une allumette, avec la satisfaction béate de celui qui se dit : "Rira bien qui rira le dernier!"
Quelques litres de carburant furent ainsi consommés. Toujours en vain !
L'un des deux propose même, dans un ultime effort, de satisfaire à des besoins (sur)naturels. En vain à nouveau.
LE piquet nous narguait, là, au bout de notre piste.
Mais la sagesse nous enjoignit de ne pas tenter un vol. Chacun sait que, s'il n'y a qu'un obstacle, aussi minime soit-il, c'est là qu'on se le paye !
Nous décidâmes sagement de remettre:
- notre partie de vol à un autre jour
- et les autres piquets dans leurs trous respectifs, non sans mal d'ailleurs.
C'est ainsi que nous rentrâmes, fort marris, "la queue entre les pattes'... mais avec une grande satisfaction : celle de n'avoir rien cassé ce jour-là !
On se console comme on peut, non ?
Orange amère... suite (et fin?)
Suite du feuilleton débuté avec "le connard à l'Orange"
Samedi matin 31 janvier, mon camarade Manu m'appelle pour me dire qu'il a fait jouer ses contacts chez Orange; objectif: tenter d'accélérer le mouvement, ajoutant, promis juré, que l'on doit m'appeler lundi.
Merci à lui.
Lundi 2 février, 8h45.
Un charmante dame m'appelle, me dit qu'elle a pris connaissance de la situation, que je fais malheureusement partie des nombreux possesseurs de cartes SIM non activées. Qu'elle s'occupe personnellement du dossier, et que sous 72 heures maximum, ma carte sera opérationnelle.
Merci Madame.
Ce même lundi, 13h15.
Un monsieur prénommé Dominique se présente comme collaborateur de Orange/FT.
Chouette, n'est-ce pas?
Lui:
"Vous êtes avec un contrat 8Mo +......
Moi:
- Ah, non... je viens de passer à 18Mo avec formule Everywhere!
Lui:
- Ah bon, je ne le vois sur votre profil client...
Moi
- Ah si... Même que ma carte SIM n'est toujours pas activée...
Lui
- Ah bon?
Moi, mort de rire
- A ce que je vois, la communication interne laisse vraiment à désirer dans les quartiers d'Orange! Vous me téléphonez pour activer ma carte?
Lui
- Ah non, moi je viens vous proposer la télévision gratuite.
Moi
- Alors va falloir que je vous dise à quel point je ne suis pas intéressé par cette offre! Que j'ai déjà déclinée...
Lui
- Mais c'est gratuit!
Moi
- Sauf que je dois aller chercher le décodeur en agence et laisser un chèque de caution de 49 Euros.
Lui
- Non, je peux vous faire envoyer le boîtier gratuitement.
Moi
- Mais la caution?
Lui:
- Ah ben faut quand même faire le chèque...
Moi
- Et puis il me faudra(it) deux boîtiers CPL parce que ma livebox est très loin de mon TV.
Lui:
- Euh?
Moi:
- Ouais, bon, on n'insiste pas: je ne suis pas intéressé par cette offre!
Lui:
- Dommage. Je vous souhaite au nom d'Orange une agréable journée...
Moi:
- Au revoir Monsieur"
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La suite ci dessous:
Hier mercredi 4 février, je m'aperçois que ma carte Huawei Internet Everywhere détecte par moments le réseau Orange.
J'essaie de connecter: en vain.
Pourtant, à un moment, je vois s'allumer l'indicateur SMS, me signalant la réception de deux messages. Je réussis à les ouvrir, et je découvre enfin mon N° en 06 lié à la carte USIM.
Ah, y'a du mieux... Mais c'est pas encore parfait.
Je tente alors de joindre l'assistance... débordée, et on me donne RDV pour ce jeudi matin.
Ce jeudi matin donc, j'allume mon PC portable, afin de tenter une nouvelle connexion.
Le bazar trouve le réseau... puis annonce encore et toujours "Echec!"
C'est alors que je me souviens avec consulté des forums, où l'on parlait d'un paramétrage erroné.
Je vais donc vérifier ces fameux paramètres... Les seuls que je n'ai pas modifiés sont ceux concernant APN. A l'écran, le mien est "orange-home.ie"
Sur le site Internet, on dit d'essayer trois bidules.
Le premier qui me tend la main est "orange.fr"
Je le glisse dans la fenêtre dédiée, je relance la connexion, et ô miracle! ça marche!
Je me marre!!!
Car un type de l'assistance doit me téléphoner ce jour entre 11heures et midi...
Et de fait:
Vers 11h45, j'ai une dame de l'assistance à qui je signale que j'ai enfin débourré le bazar tout seul comme un grand. Ce sur quoi, dans un grand éclat de rire, elle m'a dit: "Bravo! Je vais proposer à mes patrons de vous embaucher, vous nous rendriez grand service!"
Si c'est pas de l'humour, ça lui ressemble, non?
Mais quand je pense que cette histoire a débuté le 21 janvier pour se terminer le 5 février, et que la notice décrit une mise en oeuvre idyllique... où rien n'est à paramétrer. Si, si!!!
Il y a des jours où j'aurais envie de faire la peau... d'Orange. Amèrement!
Un zeste, ça va, mais trop c'est trop!!!
Bof... il me semble toutefois que suis maintenant au bout de mes peines!
Enfin, je l'espère!
Recette du "conard" à l'Orange
Mi-janvier, je reçois d'Orange un mail me faisant miroiter une offre alléchante. Réservée aux clients fidèles de la marque (Un petit coup de flatterie en passant, ça c'est un bon procédé commercial!)
Intéressé, je téléphone, j'obtiens un conseiller, qui me donne tous les renseignements nécessaires, et je souscris à Internet Everywhere qui permet, grâce à un PC portable, de se connecter au Net "où je veux et quand je veux!"
Quelque temps plus tard, dans un courrier daté du 20 janvier, je reçois ma clé USB 3G+... sans la carte SIM nécessaire au fonctionnement du bidule.
Je retéléphone: je "tombe" sur une charmante hôtesse qui ne semble pas connaître l'offre (récente, il est vrai, puisqu'en date du 15 janvier 09) mais elle me renvoie vers un interlocuteur qui, lui, semble savoir... et qui me dit que c'est normal, que la carte SIM me parviendra par un autre colis. (Z'auraient pt'êt pu l'écrire quelque part, non?)
Effectivement, je la reçois le lendemain.
Je m'empresse de l'insérer dans la clé USB... J'effectue l'installation... et contrairement à ce qui aurait dû se passer, j'obtiens un message selon lequel je n'ai pas de réseau disponible.
Pensant qu'effectivement le 3G ne passe pas à Bais, je m'en vais à Mayenne... où mon bazar ne détecte aucun réseau!!! (Pas même un GSM, alors que mon téléphone portable se comporte correctement par rapport aux réseaux!)
Lundi 26, je téléphone au 3900, qui finit par me dire que bizarrement, ma carte n'est pas activée, qu'il me faut obtenir un N° de téléphone propre à cette carte, qu'on aurait dû m'envoyer un SMS avec les renseignements idoines, et on me renvoie au 3970...
Qui me dit : "C'est pas moi, c'est eux! Faut téléphoner au 3900"...
"-Euh, j'en viens!!!
- Ah bon," que me dit la dame...
Je finis par téléphoner je sais plus où, et je "tombe" sur une nana à l'accent "exotique" qui commence à me donner la liste de ce que contient mon colis, et qui enchaîne en relisant toute la notice d'installation!
Je tente de l'arrêter, en lui disant que je sais lire, que j'ai quelque expérience en informatique, que le problème n'est pas là... et que...et que... mais elle continue!
Je me fâche.
Elle dit que ça sert à rien.
Ouais mais moi je lui dis que ça me soulage... elle me demande de patienter, et elle finit par me trouver un type qui dit qu'on va s'occuper de mon cas, et qu'on va me rappeler mardi 27 entre 11 et 12h.
Je suis fidèle au rendez-vous... et on me dit que c'est pas normal (Ah bon?) Que c'est pas à moi d'appeler, mais qu'on va me rappeler sous 48 heures.
C'était mercredi 28...
Nous sommes jeudi 29 Janvier
J'attends.
Comme quoi, y'a pas que chez les autres FAI qu'on prend les enfants du bon Dieu pour des connards (sauvages?)
Merci Orange!
PS1:
Agacé par mes problèmes, j'ai à nouveau décroché mon téléphone ce jeudi. Allo, 3900?
Je suis "tombé" sur une jeune dame, fort polie... mais dont les compétences laissent vraisemblablement à désirer.
Elle m'a raconté tout un tas de salades, m'a demandé de patienter, s'est renseignée auprès de sa collègue... M'a dit de" désactiver mes autres connexions qui entraient en conflit avec "Everywhere"... et a court d'arguments, ma affirmé que si mon bazar ne fonctionnait pas, c'était normal, j'avais qu'à me rendre dans une zone où le 3G passait. Et toc!!!! J'a raccroché sèchement.
Je suis donc allé à l'agence France Télécom de Mayenne. Affluence record. En attendant mon tour, j'ai eu la chance d'entamer la discussion avec un type de la maison (commercial d'une autre agence), à qui j'ai expliqué mon cas.
Qui m'a dit:" La fille au téléphone, elle n'y connaît rien. Si le 3G ne passe pas, vous vous connecterez en GSM, ce sera moins rapide, mais... Et puis votre carte, l'agence peut vous l'activer... Vous verrez, c'est trois fois rien..."
Quand mon tour est arrivé, j'ai sorti mon PC, ma clé 3G, et j'ai demandé à ce que l'on me fasse fonctionner le bazar.
Un jeunot qui vendait du portable, et qui entendait mes doléances s'est approché de son collègue, pour lui soufller quelques mots à l'oreille, lui suggérant d'aller consulter la dernière note de service à propos de mon abonnement. J'ai demandé une photocopie, que je recopie in extenso:
Des clients ayant commandé des offres everywhere (formule, Net ou option) ont reçus des cartes SIM qui ne sont pas activées.(*en gras dans le texte!)
Les commandes concernées sont bien identifiées, elles sont en cours de traitement.
Demandez au client de patienter.
Surtout, ne lui remettez pas une nouvelle carte SIM en boutique, elle ne fonctionnerait pas avec l'offre everywhere du client.
Ben voilà!
Mon entrevue avec les vendeurs de la boutique a duré quelque peu, et les clients continuaient de s'amonceler...
J'ai souhaité bon courage à ces employés de travailler dans une telle pétaudière, et j'ai quitté le magasin assez satisfait de ma prestation!
Maintenant?
Je vais attendre l'activation de ma carte, mais je vais écrire au PéDéGé de la boîte France Télécom pour lui faire part de mes remarques, et lui demander un geste commercial, en lui signalant qu'un double de mon courrrier s'en va chez "60 millions de consommateurs".
Affaire à suivre.
Tel est pris...
II est des télépilotes qui suscitent un certain engouement par leur pilotage, leurs constructions, leurs facéties... la liste pourrait être bien longue.
Parfois, sur les pentes, ne connaissant même pas le nom des bonshommes, on les définit en faisant appel à la description de leur planeur, à la "qualité" de leur pilotage, voire à leur aspect physique. C'était sur le Ménez, en 1983, je crois. Nous vîmes arriver un jour un Roitelet acro, suivi de son propriétaire. Mais le dernier nommé fit l'unanimité de par sa froideur et son apparent refus de communiquer avec la bande des habituels fêlés fréquentant le site. Disons plus abruptement qu'il ne nous sembla pas sympathique - très subjectif tout ça ! - Et dans ces cas-là, on ne peut pas dire que le groupe auquel le personnage est confronté soit enclin à la générosité.
Ce Roitelet, pourtant, il ne volait pas mal du tout, ma foi. Quant à son propriétaire, il faisait preuve d'une régularité de métronome : il arrivait tous les jours à la même heure, vérifiait que sa fréquence était libre, volait, posait, puis repartait sans avoir prononcé le moindre mot. Certains de mes collègues avaient même avancé l'hypothèse que notre homme était forcément étranger puisqu'il ne parlait pas : il ignorait le fançais, évident, non? Les plus affreux affirmaient qu'il était assurément muet !
Ah ! Mais j'ai oublié un détail : notre héros possédait un magnifique pupitre en plexiglas, de forme très aérodynamique, avec quelques autocollants par-ci par-là. Ah ! ce pupitre à l'intérieur duquel était douillettement entreposé l'émetteur, le tout suspendu au cou de son heureux propriétaire par une splendide bretelle ! Qu'est-ce qu'il a pu nous faire causer ! Et c'est ainsi que nous avions baptisé son possesseur comme étant "l'Homme au Pupitre"... Mais je me demande si ce n'était pas là une marque évidente de notre jalousie.
Au 15 août tous les ans,
là-haut, c'était la fête folklorique, avec des milliers de
visiteurs, et on ne peut pas prendre sa dose de drogue védépiste. Alors, au camping, en état de manque, on s'ennuie ; le désoeuvrement aidant, les langues fonctionnent admirablement. Je ne sais
plus dans la tête de quel infâme germa soudain une idée "géniale". Et si on en fabriquait un, de pupitre ? Mais pas n'importe lequel... Et il faudrait qu'il ait ceci, qu'on lui mette cela... De
fil en aiguille, nous mîmes notre projet à exécution. Quelqu'un jeta son dévolu sur une caisse ayant contenu des bouteilles de Perrier. Une magnifique ficelle bien dégoûtante servit de bretelle.
Un autre apporta un trèfle à quatre feuilles que l'on colla sur notre pupitre avec cette mention écrite juste au-dessus : ANTI-CRASH. On découpa un trou sur le dessus de la caisse pour y
déposer un verre avec sa paille. Le tout se trouva affublé d'une manche à air montée sur un tube télescopique (le tissu provenait d'un rideau subtilisé dans une caravane, pardon Colette
!).
Enfin, ce pupitre, il avait fière allure ! C'est alors qu'un idiot de service suggéra ce qui suit : "Demain, nous montons à la pente, l'un d'entre nous se colle le bidule au cou et se place pour piloter juste à côté de l'Autre !".
Approuvé à l'unanimité !
Le lendemain donc, notre cohorte arrive au Ménez, fébrile. Chouette, notre "victime" est déjà là. Les appareils photos sont vérifiés une dernière fois, car il conviendra d'immortaliser cet instant, fleuron de l'humour gaulois. Notre pupitre va bientôt faire son apparition... Quand le Roitelet se présente à l'atterrissage, glisse sur le sol, et s'arrête, impeccablement posé.
Notre homme va nonchalamment récupérer son oiseau... et remonte dans sa voiture !!!
Ce fut la dernière fois qu'il vint faire du vol de pente au Ménez, car jamais nous ne le revîmes.
Bien involontairement, sans doute, il ne nous permit pas de mener notre blague à son terme.
Y aurait-il eu un traître, parmi nous, qui l'aurait mis au courant de nos manigances ?
Tel fut pris qui croyait prendre.
Complètement givré...
Mais une bise aigre et glaciale venant de l'Est n'incitait pas à la promenade champêtre...
Dans ces conditions, il n'était pas possible de faire voler un modèle réduit de façon raisonnable.
Je suis donc sorti, muni de mon appareil photo. Car il fallait être complètement "givré" pour oser mettre son nez dehors ce matin-là.
J’ai pourtant rencontré de bien curieuses images. Car le givre avait gainé
toutes les branches, avec une étonnante diversité. Et même des végétaux parmi les plus biscornus s'étaient parés pour l'occasion.Autres images étonnantes offertes par ces petits"oiseaux de glace", transis de froid, blottis les uns contre les autres. Ou cet autre petit "oiseau" de glace perché au sommet d’un poteau!
Au détour d’une haie, tiens, comme dans un western: un poteau prisonnier d'un lasso de barbelés...
Et puis ces petites fleurs blanches de printemps au bout des branches???... Ne nous méprenons pas! C'est du givre!
En visionnant certains clichés effectués lors de mon safari, je sens encore le vent qui me transperce... Et les barbelés m’apparaissent encore plus "raides" que lorsqu'ils sont nus!
Curieusement, les tiges et les branches semblent toutes immobiles, et pourtant elles vibraient sous les rafales. Quant au troupeau, il cherchait à se protéger du vent, tentant de trouver un refuge au milieu du bosquet.
Dans ces conditions difficiles, il n’était pas aisé de cadrer correctement. J’étais particulièrement malhabile, à cause de ce vent froid qui générait de grosses larmes tourbillonnant derrière les verres de lunettes....
...à cause de mes doigts raidis par le gel malgré les gants de laine...
...à cause de la buée qui s'accumulait sur les carreaux...
Soumis également à de rudes épreuves, mon appareil photo a fini lui aussi par capituler: accus vides! Eux non plus n'aiment pas les grands froids. J’en avais pourtant d’autres, tapis bien au chaud dans l’une de mes poches… mais je n’ai pas eu le courage de les sortir.

Je suis donc rentré, la carte mémoire bien remplie, et je me suis planté devant le feu de cheminée.
Puis j’ai transféré les clichés sur mon ordinateur. Pour découvrir sur l’écran… ce que mes yeux n’avaient pas vraiment eu le temps d’apprécier.
J’ai eu froid, mais il fallait être là au bon moment, pour profiter pleinement de cette éphémère féerie. Et je ne regrette surtout pas ma sortie.
Ne méritait-elle pas d'être vécue?
Photos à voir ici:
http://picasaweb.google.fr/Bernardino53/GivreSurLesBranches?feat=directlink
Voeux 2009
A toutes celles et à tous ceux qui ont l'intention d'y revenir...
Bonne et heureuse année 2009!

L’ivresse des cimes
L’ivresse des cimes
Toute la semaine, le temps a été exécrable. Brouillard, bruine, froid…
Quand au milieu de cette grisaille, la météo annonce une fenêtre favorable : éclairicies, vent de Nord-Ouest.
Je contacte mon compère Noël, et nous convenons d’une sortie en vol de pente.
Nous voici donc tous les deux dans l’herbage en pente. Le ciel est parsemé de petits cumulus, et malgré la température à peine supérieure à zéro, la sensation de froid est tempérée par les rayons du soleil.
Nous savourons tous les deux la griserie de pouvoir respirer au grand air et de faire « mumuse » avec nos planeurs.
Le nez pointé vers l’azur, nous échangeons des propos anodins…
Dialogue, extraits :
« On est bien, hein, là, tous les deux ?
- Ouais !
- C’est mieux que de rester enfermé à la maison !
- Ouais !
- Et au moins, on ne fait pas de conneries!
- Ouais… »
Le « au moins, on ne fait pas de conneries» c’est Noël qui vient de le dire…
Et moi, naïvement, d’ajouter : « Du moins pour le moment ! »
J’ai à peine prononcé cette phrase que j’entends un bruit auquel je ne m’attends pas, comme un froufrou dans les branchages.
Je demande alors:
"C'est quoi ce bruit?"
Et Noël de répondre:
"J'sais pas..."
J'en profite pour scruter rapidement le ciel… et je trouve... un seul modèle en vol.
Je questionne alors :
« Dis-moi, Noël, mais où est ton planeur ? »
Et lui, posément, avec une superbe assurance, de pointer son index vers le seul planeur qui reste dans le ciel, et d’affirmer :
« Là ! Voyons !!! »
« Euh…Ben non, Noël ; celui-là, c’est le mien !!! »
Et afin d’en être vraiment sûr, j’imprime illico-presto un mouvement de roulis à ma machine.
Mon compagnon comprend immédiatement sa bévue : il « pilote » mon planeur !
Mais au fait, où est le sien ?
Je lui signale alors que, juste avant d’entendre le froufrou, j’ai aperçu du coin de l’œil un bidule blanc qui semblait se trouver au-dessus de la haie située sur notre droite.
Noël se met rapidement en devoir de marcher dans cette direction, cherche quelque temps… et finit par retrouver son planeur, le nez un peu rétréci à la manière d’un museau de bouledogue.
Fort soulagé, mon acolyte revient alors avec son modèle à la main, contemplant la terre qui orne l’avant du fuselage.
Mais comment expliquer cette perte de contrôle visuel ? Mon modèle est plus grand et possède un empennage en "T", alors que le sien est équipé d'un empennage classique...
Il tente vainement d’apporter une explication, aussi scientifique que possible… ponctuée par cette question qui revient comme un leitmotiv : « Mais où avais-je donc la tête ? ».
Je ne saurais répondre...
J’oserais toutefois émettre une hypothèse, qu’il nous faudra bien évidemment vérifier :
Malgré le faible dénivelé de nos pentes mayennaises, serions-nous donc victimes d’un mal appelé ivresse des cimes !!!
Arsenic et vieilles dentelles….
Arsenic et vieilles dentelles….
Le modélisme mène à tout, dit-on…
Y compris aux échanges culturels.
Il fut un temps où, grâce à nos amis Monique et Félix, notre club entra en relation avec un club britannique.
Nous avions pris l’habitude de traverser le Channel afin de nous rendre chez nos correspondants… Et ils en faisaient autant l’année suivante.
C’est au travers de ces échanges que nos sens s’affinèrent.
J’ai encore sur la langue la douce saveur des embruns de la traversée.
Mes yeux gardent encore le souvenir ébloui
du premier Spitfire que j’eus le plaisir de voir évoluer, le fameux D-NN.
C’était à la Shuttleworth Collection.
Mes oreilles conservent encore la musique de son Moteur Rolls Royce. Mes narines se souviennent des odeurs d’échappement…
Mon corps ressent encore les vibrations des « warbirds » lors des meetings de
Duxford…
Vous aurez pu remarquer que les différents sens dont le corps humain est équipé se montrèrent sollicités par ces échanges.
Et il est un autre sens, celui de l’humour, auquel nous fîmes souvent référence… sachant que l’humour britannique est paraît-il fort particulier.
C’était un soir de fête, nous étions plusieurs couples de modélistes autour d’une grande table. Sur ma droite, se trouve Agnès. Elle est Suisse d’origine, venue en Angleterre lors de ses études afin de parfaire la pratique de la langue ; elle y a rencontré un beau jeune homme, sans doute déjà aéromodéliste. Ils convolèrent en justes noces.
Ils vivent dans un authentique cottage du 16ème siècle au toit de chaume. Monument historique !
Agnès est une femme très stylée, toujours bien mise, s’exprimant dans un français très « haut de gamme », un peu 18ème siècle. Et c’est à ses talents de traductrice que nous faisons souvent appel lorsque nous sommes en panne.
Ce soir-là, au moment de porter un toast à l’amitié franco-britannique, je m’apprête à dire quelques mots, que je pense conclure par un banal « bon appétit ». Mais plutôt que de baragouiner dans mon anglais de cuisine une traduction littérale, je me demande s’il n’y aurait pas une expression « bien sentie ».
Je me penche alors vers ma voisine, et je lui demande : « Ma chère Agnès,
comment dit-on "bon appétit" en anglais, please ? »
Cette question sembla soudain mettre mon hôtesse dans l’embarras…
Puis après quelques secondes de flottement, cette femme élégante et raffinée, qui vivait
en Angleterre depuis quelques décennies et avait donc eu le temps de parfaire sa connaissance des « British », elle se pencha à son tour afin de me chuchoter
cette réponse, pour le moins perfide, à l'encontre de la… perfide Albion:
"Je crois que cela ne se traduit pas...
On ne peut guère souhaiter bon appétit à un britannique..."
Sens de l’humour suisse, mâtiné sauce anglaise!!!
Ah, ma chère Agnès ! Redoutable touche assassine trempée dans l’arsenic à l’égard du peuple qui vous avait accueillie… Vous qui disiez mettre en exergue la neutralité du peuple qui vous vit naître !!!
Je ne sais plus aujourd’hui comment il me fut donné de conclure mon laïus.
Mais tout pendant le repas, je ne pus m’empêcher de penser aux deux personnages féminins de la pièce « Arsenic et vieilles dentelles ! »
Plier l’échine…
Imaginez la scène…
Je me trouve dans l’interminable galerie marchande d’un hypermarché, temple de notre incontournable société de consommation. Celle où l’on tente de nous faire croire qu’il faut nécessairement acheter pour être heureux…
Et je suis là sans caddy, les mains dans les poches, à baguenauder afin de tuer le temps.
Suspendu au plafond, juste au-dessus de moi se trouve un radome au verre teinté, à l'intérieur duquel on
distingue l'oeil perfide d'une caméra de surveillance; je lui souris béatement...
Sur ma droite, une enseigne de vêtements où domine le jaune.
Et une jeune dame qui s’apprête à quitter le magasin.
Mais au lieu de sortir bien droit tel un être humain repectable qui sait rester digne afin de passer le portique, elle se casse soudain en deux, semblant presque vouloir se mettre à quatre pattes. Comme le feraient des esclaves sous le joug de leurs maîtres... Puis, après avoir franchi le seuil, elle se redresse promptement, et file dans la galerie...
Surprenant comportement de quelqu'un qui semble prompt à courber l'échine... Et pourtant, cette personne ne
semble pas avoir dérobé quoi que ce soit...
Face à elle, un monsieur d’âge mûr qui a, lui aussi, assisté à toute la scène. Bouche bée, les bras ballants, il suit des yeux la dame qui disparaît au milieu de la foule.
A son son air hébété, je comprends... qu'il n'a rien compris au spectacle... Si je pouvais lire dans ses pensées, je crois que j’aurais traduit :
« Ben, elle est pas bien... Q’est-ce qui lui prend? Pourquoi s’est-elle subitement pliée en deux au moment de sortir du magasin ? »
N'en auriez-vous pas fait de même?
C'est tout juste si, afin de qualifier le
comportement de cette jemme femme, mon témoin n'aurait pas pointé son index sur sa tempe en l'animant d'un mouvement semi-circulaire...
Ah, si j’avais osé entamer la conversation, je lui aurais expliqué ce que je sais ! Et j'aurais expliqué pourquoi cette dame passait sous les fourches caudines...
Parce que ma fille Florence a travaillé en tant que responsable dans un magasin de cette même chaîne.
Que je vous narre :
Traînant mes guêtres un jour près de la boutique dont elle était chargée, je voulus lui rendre une petite visite de courtoisie… comme l’aurait fait tout un chacun, non ? Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque ma « cheffe » me bredouilla, avec un sourire gêné :
« Tu sais P’pa, je suis contente de te voir… mais…
- Mais quoi ? Tu as honte de ton père?
- Non, non, c'est pas ça... Mais... Ben... Comment te dire ??? Tu sais, les portiques placés à la porte, ils détectent les clients indélicats qui tenteraient d’emporter de la marchandise,
- Oui, ben, ça c’est pas trop anormal … j’vois pas pourquoi…
- Mais, mais… ils comptabilisent aussi le nombre de gens qui transitent… Et quand tu viens me voir, involontairement tu fais chuter mon TT ….
- Heu ?
- Mais si, P’pa, derrière tout ça, il y a un logiciel
qui compte en permanence les entrées, les sorties, qui établit un rapport avec le nombre d’achats et leur montant, qui calcule le panier moyen… et tous ces chiffres sont vérifiés à distance en
temps réel par la responsable régionale, qui n’hésite pas à téléphoner illico si elle constate que le « TT » est inférieur à un même période de référence ou à celle d’un autre
magasin. Donc si tu rentres… et que tu n’achètes rien… tu fais chuter mon TT !!! » (Traduire par Taux de Transformation)
Vous comprendrez aisément ce que fut ma surprise de ce jour ! Mon hébétude, mon indignation et ma colère !
Et vous aurez maintenant saisi pourquoi la jeune dame décrite au début de mon récit avait tenté de se soustraire au contrôle numérique en pliant l’échine !!! Par solidarité avec les vendeuses…
Ah, plier l’échine ! Devant l’implacable loi des responsables chargés de faire progresser les ventes de l’entreprise. Ratios, profits, expansion...
Responsables, ou "coachs" également chargés d’animer des stages pour booster le personnel, où le mot d’ordre est «On est les meilleurs… we are the winners! » Slogan à faire crier au groupe le plus grand nombre de fois dans la journée par les stagiaires!!! Ce "coach" étant peut-être lui-même rémunéré au prorata du nombre de fois, de la puissance du cri... Avec en contrepoint, cet autre slogan tacite: "Malheur aux vaincus!"
Dois-je vous dire que Florence a cherché très rapidement un emploi ailleurs, là où on ne pistait pas en permanence les employées…
Là où les méthodes de management sont bien différentes.
Là où il n’est pas (encore?) nécessaire de courber l’échine pour se plier au diktat de la société de consommation…
Est-il nécessaire de préciser que ma fille ne s’en porte pas plus mal ?
Qui brouille l'écoute de mon GPS?
A savoir qu'il se promenait pacifiquement dans les rues de Brest, pas très loin de... l'arsenal et des installations militaires; son GPS Medion le guidait fidèlement... jusqu'au moment où son précieux guide a brusquement pâli... l'écran est devenu tout blanc, et le bidule s'est planté de chez planté... au point qu'il a fallu recourir au hard reset. Avec bien évidemment perte de toutes ses données personnelles... Il lui a même fallu retourner chez Medion afin qu'on lui ré-installe son logiciel de navigation qui refusait de se remettre en place!!!
Mais lorsque j'ai entendu Michel me raconter son histoire, cela a fait
tilt dans ma petite tête.Hé oui:!!!
Car, le plus "drôle" dans tout ça, c'est qu'il y a 2 ou 3 ans, il m'est arrivé exactement la même aventure dans cette même ville de Brest... avec le même type d'appareil... et même obligation aussi de procéder à un "hard-reset".
Sur le coup, j'avais émis tout un tas d'hypothèses, soupçonnant peut-être les gentils militaires de nous brouiller l'écoute... (amis du contrepet, à vous de jouer!)
Mais maintenant, la suspicion se fait de plus en plus forte, et je me demande de plus en plus si...
Faut-il alors envisager que les militaires possèdent des systèmes de brouillages qui pourraient déstabiliser les navigateurs GPS?
Ou bien est-ce une fabuleuse et curieuse coïncidence???
Mais un petit tour sur Internet m'a convaincu du fait que l'on vend pour quelques broutilles des appareils justement destinés à brouiller la réception des navigateurs GPS. Que certains employés les utilisent dans leurs véhicules pour éviter de se faire pister par leur patron...
J'ai également appris que les Irakiens auraient acquis en Chine des brouilleurs afin de dérouter les éventuels missiles américains.
Rappelez-vous, la 1ère guerre du Golfe, avec ses "frappes chirurgicales" effectuées grâce à des missiles de croisière qui pénétraient par l'orifice d'une fenêtre, avant de tout faire exploser: d'une épatante précision diabolique!!!
N'oublions pas que le Global Positionnement par Satellite, (GPS) a été mis au point par, et pour les militaires, donc à usage prioritairement guerrier. Que les gentils soldats ont bien voulu nous en transférer l'usage, avec une précision peut-être moindre, mais qu'à tout moment les Etats Majors peuvent être tentés de couper l'alimentation des systèmes de navigation civils quand ils sentent une menace...
On comprend dès lors nettement mieux que certains stratèges aient grande envie de brouiller tout appareil qui pourrait s'approcher d'un endroit sensible.
Alors, que s'est-il réellement passé pour nos deux pauvres petits navigateurs inoffensifs?
L'un de mes correspondants expose l'idée d'un "flashage" de l'électronique qui serait dû à un faisceau radar un peu (trop) fort...
Un autre me dit que nos navigateurs auraient pu prendre comme un coup de foudre comparable à ce que "ramassent " les appareils électro-ménagers lors d'un orage... Référence à l'expression "Tonnerre de Brest"?
Quoi qu'il en soit... Amis brestois, si vous avez des infos... ou si d'autres personnes possèdent des témoignages... près d'autres sites stratégiques... Je suis très curieux de savoir, quitte à pénétrer le secret défense!!!
Mais une chose est certaine: je vais dorénavant me montrer très prudent s'il m'arrive d'utiliser mon navigateur GPS dans des zones dites "sensibles"... on ne sait jamais!
J'ai en effet horreur qu'on me brouille l'écoute!!!