La magie d'un moulin à vent
Consultant mon quotidien favori ce dimanche 14 juin 2009, j'apprends que la
FFAM organise une manifestation.Face à ce sigle auquel j'attribue habituellement une certaine significiation, je détaille un peu l'article. Pour apprendre qu'il ne s'agissait pas de la Fédération Française d'Aéro-Modélisme à laquelle je suis licencié, mais de la Fédération Française des Amis des Moulins!
Même sigle, pour deux fédérations également "éoliennes".
Et j'apprends par la suite que, dans le Sud-Mayenne, on pourra visiter le moulin des Gués, situé sur la commune de Fontaine Couverte.
Poussé par un petit vent de nordouet, ma femme et moi nous mettons cap au Sud.
Sur le site, le parking est déjà occupé par de nombreux véhicules.
Au pied du moulin, un bonhomme à l'oeil pétillant de malice nous accueille. Il s'agit de Louis Lemoine, descendant des maîtres meuniers ayant exploité ce moulin.
A l'aide d'une longue perche métallique il pousse sur l'une des ailes afin de mettre la voilure en marche... aide nécessaire uniquement lorsque le vent est faible.
Et il nous explique que ce moulin-tour est de type angevin, qu'il fut construit en 1824.
Remanié en 1870, il fut rehaussé, et doté d’une astucieuse voilure faite de planches orientables, un peu à la manière d'un store vénitien. Ce dispositif permet d’augmenter ou de fermer la surface au vent depuis l’intérieur-même du moulin.
Puis il raconte que ce moulin a cessé de faire entendre son tic-tac en 1954.
Jusqu'à ce qu'il soit classé monument historique en 1992, et qu'il reprenne du service pour moudre du blé noir en 1993.
Pour le plus grand bonheur des amateurs de moulins!
Sous la houlette de maître Lemoine, on découvre les ingénieux systèmes permettant à ce moulin de fonctionner et de rendre la vie du meunier aussi douce que possible. Le hérisson, l’arbre et le rouet, les meules que l'on "rhabille", ou encore la charpente pivotante pour mettre les ailes au vent.
Sorte de capitaine au long cours, Maître Louis est intarisable et explique avec passion; agrémentant son commentaire d'anecdotes savoureuses, prenant son public à témoin, lançant une petite blague, ou encore tel un malicieux maître d'école, se mettant à questionner son auditoire afin de vérifier que tout le monde s'est montré attentif.

Et puis au second étage, il surprend le visiteur en expliquant que les dents des grandes roues sont en cormier, bois dur qui va tout de même s'éroder contre les dents de fonte des autres rouages. Ainsi donc le bois s'usera, mais il préservera le métal... et il sera nettement plus facile au meunier de changer individellement les dents de bois qui seront défaillantes. Juste une cheville à dégoupiller.
Là haut, sur le troisième étage, se trouve un jeune homme, tout aussi passionné. Il est membre de l'association qui fait revivre ce moulin. Sous nos yeux, il manoeuvre le système qui fait pivoter le toit, ou encore celui qui ouvre et ferme les voiles. il embraie le système de treuil qui permet de monter les sacs de blé, avec ces amusantes trappes qui se referment sitôt leur passage.
Et tous ces cordages qui agissent du haut en bas... comme dans la marine à voile.
Un meunier ne serait-il d'ailleurs pas une sorte de matelot jouant sur le gréement d'un "trois mâts"?
Puis il explique aussi pourquoi l'arbre principal pointe son nez vers le ciel de quelques degrés: afin de plaquer le toit sur les murs; sinon, au moindre coup de tabac, le "chapeau" pourrait décoller.
Et le jeune meunier d'ajouter que de cette façon, le rendement des ailes est aussi bien meilleur...
Nostalgique, il dit combien il aimerait que ce moulin puisse à nouveau moudre du blé, afin de produire aussi de la farine "blanche"... mais la législation...
Puis, la tête un peu dans les étoiles, on redescend par les marches étroites et grinçantes d'un escalier bois en colimaçon...
A propos de tête, attention aux poutres...
Et en fin de visite, on retouve au bas du moulin les trémies de la bluterie, là où le meunier remplissait ses sacs de farine.
On passe ensuite par la boutique attenante où sont exposées des photos d'autres types de moulins. Une jeune femme crée une ambiance musicale en actionnant le soufflet d'un accordéon diatonique. Histoire de vent, là encore!
On vous propose de déguster une galette, une crêpe, le tout accompagné d'une bolée de cidre pétillant.
Et chacun peut repartir avec son petit sac de farine de blé noir produit sur place !
Ah, la magie des moulins à vent...
Merci Louis... et bon vent à votre moulin!
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Un petit reportage photo visible
ici: http://ohfr-redir.com/3050 et sa vidéo:
http://www.youtube.com/watch?v=5JJnOsetKiI
Le site "officiel" dédié à ce moulin des Gués:
http://pagesperso-orange.fr/moulindesgues/accueil_022.htm
Autre moulin fort intéressant en Mayenne:
http://www.moulin-de-thevalles.com/
Petits plaisirs en Mayenne
Nous avons installé nos deux vélos à l'arrière de la voiture, et nous sommes partis vers la rivière Mayenne.
Arrêt au pont de Montgiroux, où se trouvaient déjà quelques autres véhicules.
Débute alors une petit virée à vélo le long du halage.
Occasion propice pour faire des rencontres sympathiques. Et enregistrer des images sonores, olfactives, visuelles,...
Comme celle de cette famille cycliste: papa, maman et les enfants, dont le plus jeune avait trouvé place dans une remorque artisanale, fort à l'étroit dans sa "caisse"... car la glacière occupait quasiment toute la place.
Ou cette autre famille alanguie au bord de la rivière, avec les cannes à pêche au fil de l'eau... mais pour laquelle le poisson semblait davantage un prétexte qu'une finalité...
Ou ce couple, avec chacun un panier à l'avant du vélo... et un tout petit chien à l'intérieur.
Ou ce héron, raide comme un piquet au bord d'une frayère, mais qui finit par décoller lourdement lorsqu'il nous sent trop proches.Ou ces deux randonneurs britanniques, sortant d'une maison éclusière, l'air béat... un sac transparent au bout de chaque bras. Et à l'intérieur? De nombreux produits du terroir labellisés bio...
Ou encore ces camping-caristes de la Manche arrêtés près de l'écluse de La Roche... elle et lui dans une chaise longue, abrités sous un parasol multicolore, chacun un bouquin à la main.
Ou encore ces deux petits bateaux bleus à moteur électrique; ils naviguent bord à bord, puis s'arrêtent sur la rive droite opposée au halage. Tout le monde en descend... et sur la partie plane d'un herbage commence alors une partie de boules; pas sous les platanes comme dans le Midi; mais sous la haute protection des grands peupliers dont les feuilles bruissent sous la brise.
Ou ce paisible goëland posé sur un piquet signalant l'approche de l'écluse.
Ou encore la causette avec l'éclusière de Montgiroux, qui tient la halte fluviale, parlant avec amour de ses bacs à fleurs, de ses jardins de rocaille...
Ou le coucou lointain, qui égrène lentement sa mélopée à deux notes...
Ou la paisible Mayenne, tapissée des innombrables chatons que lui confient les arbres alentour.
Ou encore ces septuagénaires s'arrêtant à la maison éclusière de Grenoux. Sirotant un cidre doux, et apparemment ravis de leurs vélos électriques... Quand les jambes ne sont plus assez agiles... et qu'on trouve un moyen de se faire encore plaisir.
Et ces odeurs exacerbées par la chaleur: ici, le crottin de cheval; un peu plus loin, c'est la lourde senteur des vaches surprises par cette canicule précoce, et qui tentent de se mettre à l'abri d'une haie. Plus loin, du côté de la frayère, l'âcreté de la vase nous prend à la gorge...
Et partout, cette "lenteur" propre aux voies d'eau navigables.
Un bonjour, ou un signe de main à chaque rencontre...
Le temps qui coule, paisible...
Petits plaisirs...
Loin du bling-bling...
http://www.tourisme-mayenne.com/AddOns/cdt53_afdle/AFDLE.html
http://www.tourisme-mayenne.com/uploadfiles/publications/6461/guide_halage.pdf.V2.aspx
"A pied le long de la Mayenne, par son chemin de halage" Raymond POIRRIER, auteur mayennais.
Préface Jean-Loup Trassard, Editions Opéra. Juillet 2001
DROLE DE MANIF...
Ouf ! Tout un programme, n'est-ce pas ? Débouchant d'une magnifique avenue, je fus soudain abasourdi : une foule considérable avait envahi le bitume. A perte de
vue, un long flot humain bariolé, avec banderoles, drapeaux, oriflammes.
A un agent de police qui se trouvait là, je demandai combien ils pouvaient être, tant cette masse m'impressionnait. 100 000 ! d'après les comptages officiels...
Je me décidai à aller voir de plus près ce cortège, et je me retrouvai entouré d'une grosse majorité de "mâles" - tiens, presque pas de femmes, c'est dommage... - Ce qui me frappa tout d'abord, c'était leur tenue : casquettes en général de couleur vive, lunettes de soleil bien calées sur le nez, et petit chiffon dépassant de la poche gauche. Serait-ce des boulistes ? Car un détail m'intriguait toutefois : leur couvre-chef arborait des badges en métal représentant des avions (on appelle ça des pin's paraît-il). De même, sur les blousons fleurissaient des macarons "Patrouille de France, Tomcat, MM Pilote, US Air Force...
Je ne comprenais toujours pas. Je lus alors quelques slogans :
- Aéro, t'es foutu, tes élèves sont dans la rue ! - Non aux monopoles, non aux vedettes, non au pouvoir d'achat qui baisse.
- Halte aux abus.
- Détaxation du méthanol.
- Pour une revalorisation substantielle de notre loisir.
-Application totale des accords de la Ferté Allais et de Cergy - Pontoise.
- Augmentation du nombre de licenciés.
- Négociations immédiates avec nos représentants.
Au fait, ils étaient où, les représentants ?
Me déplaçant difficilement vers la tête du cortège, je reconnus différents élus des Fédérations Régionales. En fin de cortège, des manifestants fraternisaient.
C'est vers ceux-là que je dirigeai mes pas. "Pourquoi manifestez-vous" ?
- "Nous sommes là pour demander que les apprentis-pilotes de modèles réduits soient AUTONOMES le plus rapidement possible " Enfin je venais de comprendre !
Entre deux slogans repris en choeur, l'un des manifestants me jeta alors:
"Moi, j'en ai marre, j'ai un modèle réduit que j'ai acheté tout construit, je me suis adressé à un club, j'y vais une fois par mois, et depuis six mois que je fais ça, eh ben j'sais pas encore me débrouiller tout seul !"
"Aéro, t'es foutu, tes élèves sont dans la rue !" Beugla-t-il soudain.
"Expliquez-vous, cher monsieur; je remplis souvent le rôle de moniteur dans mon club, et je suis prêt à vous dire que moi aussi je rencontre des difficultés pour apprendre aux élèves. Je m'efforce effectivement de les rendre autonomes le plus rapidement possible.
Pour y parvenir, un certain nombre de conditions me semblent incontournables et restent à remplir.
L'élève-pilote doit être capable de : -s'astreindre à un entraînement régulier dont la durée sera variable selon les individus (plus il est jeune, mieux cela vaut en général) ;
- présenter un modèle aussi sain que possible.
- démarrer et régler seul son moteur ;
- effectuer un décollage sans assistance, même orale.
- ET SURTOUT ATTERRIR SANS CASSE. "
Je lui donnais ainsi ma façon de voir les choses, lui exposant les stages de formation des moniteurs qu'organise le CLAP, ceux proposés dans les stations de vacances en direction des élèves, et puis ceux de la FFAM destinés aux pilotes de démonstrations ou aux remorqueurs...
Quand il reprit un tonitruant :
"Aéro, t'es foutu, tes élèves sont dans la rue !" II m'avait complètement oublié. Je pensai alors à la chanson d'Edith Piaf : "Emporté par la foule qui m'entraîne, se déchaîne..." Incommunicabilité totale entre deux "partisans".
Au fait, j'étais "descendu" dans la capitale pour quoi faire ?
Juste à ce moment, venant à peine de m'extirper de la manifestation des aéromodélistes, je me retrouvai face à un autre défilé. C'était celui des producteurs de balsa qui réclamaient... je ne sais quoi d'ailleurs, car ils parlaient dans une langue provenant apparemment d'Amérique du Sud. Comment avaient-ils fait la traversée ?
Sans doute sur un radeau comme le Kon-tikki, mais ils n'étaient que trois... eux ! Et je crois bien qu'ils demandaient l'appui des Pouvoirs Publics.
Mais qui pourrait les entendre, et les faire accéder à une certaine autonomie ?
Une main s'abattit sur mon épaule : "Arrête de gigoter comme ça, tu m'empêches de dormir !"
C'était ma charmante épouse qui venait de me sortir d'un rêve dantesque ! ·
Vous rêvez d'être riche?
Nous vivons une époque formidable.
Qui permet tous les rêves, même les plus « fous ».
La preuve:
« VOUS AVEZ peu d'expérience mais le GRAND REVE d'être un jour RICHE , d'avoir de belles voitures, une grande maison et de profiter du luxe! »
Ce matin, je suis tombé sur une petite annonce ainsi libellée.
Accrocheuse à souhait.
Juste à droite de l'encart, une somptueuse voiture de sports, rouge elle aussi...
Je vous fais grâce de la suite du texte.
Lorsque j'ai vu cette annonce, j'ai eu comme une bouffée de révolte.
Mais pourquoi me direz-vous?
Tout simplement parce que...
Je n' ai jamais rêvé d'être riche.
Je n'ai jamais rêvé d'avoir une grosse bagnole pour épater la galerie.
Je n'ai jamais rêvé d'avoir une graaaannnnnnddddde maison.
Je n'ai jamais rêvé profiter du luxe.
Et c'est grave Docteur?
J'ai juste eu besoin d'un métier épanouissant... d'une famille... de contacts...
Parce que j'ai maintenant juste besoin d'avoir un peu d'oseille pour subvenir à mes besoins, me loger, me nourrir, me faire des petits plaisirs, en faire à ceux que j'aime...
J'ai juste besoin d'une voiture capable de me véhiculer, de tracter ma caravane aux beaux jours afin de découvrir de nouveaux paysages, visiter de nouvelles contrées, rencontrer d'autres gens...
J'ai juste besoin d'un toit suffisamment vaste pour me permettre de vivre aisément, accueillir ceux qui voudront bien franchir le seuil...
Bien qu'ayant plus de 50 ans, je n'ai toujours pas de Rollex. Une « sans marque » suffit à me fournir l'heure, la date... et la tendance météo! (ça c'est peut-être un luxe... inutile!)
Vous croyez, Docteur, que je suis un mec pas normal?
Parce que moi, je ne rêve pas d'être RICHE!
Non, je rêve bêtement d'un monde plus juste, où les richesses seraient moins mal réparties, où chacun pourrait manger à sa faim, se faire soigner, se loger...
D'un monde où la richesse serait plus humaine que monétaire.
Comment? Pardon? Que dites-vous, Docteur?
Que je suis un "nanti"...
Que je ne suis pas un « winner »?
Ah bon? Et ça se soigne?
Non... Ah...........
Vous dites aussi qu'on a conduit des gens à l'asile pour moins que ça?
Euh...
Tout ça me laisse sans voix.
Et j'ai vraiment l'impression que nous vivons dans un monde de fous!!!
Mais qui sont les « vrais » fous?
Au fil de la conversation
C'était le cas l'autre matin, où je déambulais dans les allées d'une grande surface.
Derrière moi, j'entends soudain grommeler.
« Grrr... les câbles...Bon Dieu...Grrrr... oukisont...Grrr »
Je me retourne.
Et mon regard « tombe » sur l'arrière d'une silhouette immense.
Je n'aperçois en effet que le dos d'un type à la stature de sumotori.
Apparemment, c'est lui qui râle.
Il semble chercher un cordon.
Il est accompagné d'une dame, septuagénaire... coquette, à la silhouette très fine, qui contraste étonnamment avec celle du molosse.
Je tends un peu l'oreille...
Ils ont l'air tellement dans la mouise que je m'immisce timidement dans
leur conversation:
« Excusez-moi, mais j'ai cru comprendre que vous recherchiez un cordon pour relier l'imprimante à votre PC... »
C'est alors que s'illumine le regard de la petite dame qui n'avait pas encore prononcé un seul mot.
« Oui, c'est exactement ça, monsieur, nous recherchons un fil pour notre imprimante, parce que notre brave toutou a mangé l'autre... »
Le sumotori continue de grommeler.
« Grrr... les câbles...Bon Dieu...Grrrr... oukisont...Grrr
Forcément, pas un seul vendeur...
Grrr... Jamais là quand on en a besoin... »
J'ose toutefois suggérer:
« Ici, vous êtes à l'espace électro-ménager, télévision...
Vous trouverez votre bonheur en sortant; juste sur votre gauche, vous entrerez dans l'espace culturel; et au rayon informatique, tous les câbles nécessaires. »
Le sumotori continue de grommeler.
La petite dame me remercie.
Elle semble vouloir lui expliquer quelque chose.
Mais il lui répond par une série de borborygmes.
Ils sortent tous les deux.
Je n'ai toujours pas vu le côté « face » du molosse.
Dans ma tête commence alors une sorte de délire sous forme de BD.
Scénario:
De retour chez elle, on voit la petite dame sermonner son Toutou, lui dire qu'il est pas pas mignon... et qu'on va lui prélever le prix de ce cordon sur les sous qu'il a dans sa tirelire...
Et en accompagnement musical, « Le Youki » du chanteur Gotainer!!!(*)
Je sors du magasin, le sourire aux lèvres.
J'allume mon auto-radio, et juste à ce moment, j'entends une pub au cours de laquelle on met en scène un couple qui tente d'installer les périphériques de son ordinateur.
Le type s'énerve (tiens, lui aussi...), car il ne reste plus que l'imprimante à raccorder.
C'est alors que la dame le calme en lui disant :
« Mais Chéri, c'est pas grave!
Avec notre nouvelle imprimante de marque xxxxx, il n'y a que le courant électrique à brancher. C'est une imprimante sans fil qui se connecte grâce au wifi! »
Benoitement, j'ai souri... en pensant au couple « sumotori »...
J'espère toutefois qu'au rayon informatique ils auront trouvé leur bonheur... au fil de leur conversation!
(*) http://www.youtube.com/watch?v=ZwVy2Xjm3wM
En avant la musique
"Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître.."
Pardonne-moi, Charles(*), d'avoir emprunté quelques-unes de tes paroles. C'est pour la bonne cause !
Car je connais au moins un modéliste qui apprécie; parce qu'en plus de connaître le pilotage, il connaît également la musique. Etonnant, non ?
Mais
il est d'abord modéliste.
"Je vous parle d'un temps... "
Tout ça pour évoquer ses débuts de pilote.
On ne sait d'ailleurs plus lequel des deux, du père ou du fils, fut tenté par l'aéromodélisme. Mais on sait que leur projet débuta par la construction d'un Prima. Une fois construit ce petit avion ne demandait qu'à prendre l'air, bien sûr!
Mais on a beau être enthousiaste, on n'en demeure pas moins prudent ! On contacta donc un modéliste chevronné, un ténor du pilotage, avec lequel on prit rendez-vous. Lui, il "connaissait la musique."
Le jour dit, à l'heure dite, Michel et son fils se retrouvèrent à l'endroit convenu.
On attendit le pilote "moustachu"... qui se fit attendre. Il avait dû bouffer la partition et avait de ce fait oublié le rendez-vous.
Mais le petit Alain piaffait d'impatience : il voulait voir voler son avion. "Dis, P'pa, on l'essaye quand même ?
- Non c'est pas raisonnable, répondit le père ; on ne sait pas piloter, et on va tout casser du premier coup."
Le temps passant, le petit Alain se fit plus pressant.
"Dis, P'pa, j'voudrais voir voler l'avion…"
Et le "P'pa" qui ne voulait pas déplaire à son fils, décide de tenter un essai. On ne serait pas venu pour rien !
Un coup de baguette sur l'hélice, et le moteur fut mis en route; il égrena ses notes claires pour la plus grande joie de nos deux compères (Etait-ce en clef de sol ?)
On accéléra, et le petit oiseau de balsa entame son premier vol, que l'on pourrait hélas comparer... au chant du cygne. Ce fut en effet une envolée lyrique, qui se termina par une fausse note en un énorme "couac".
Car le petit avion épris de liberté disparut soudain à la vue de nos compères, pour qui ce premier bout d'essai s'achevait sur un joli désastre. On a beau connaître la musique, on n'en est pas pour autant capable de mener un modèle réduit tel un chef d'orchestre, à la baguette...
Il fallut tenter de récupérer l'oiseau, qui ne se trouvait plus à leur portée. Peine perdue.
Le lendemain, Michel revint sur le terrain de ses exploits. Bien décidé à mettre la main sur son modèle.
Après avoir arpenté quelques hectares, il tomba nez à nez avec son joujou posé... en bordure d'un étang. Lac des cygnes?
C'est alors que "P'pa" commença par injurier son modèle, pour avoir pris la clef des champs sans autorisation. Mais il se ravisa bien vite. "Il ne faut pas brusquer les modèles réduits... ils risquent de s'en souvenir... "
"P'pa" Michel, lui, se souvient fort bien de cette mésaventure, qu'il me raconta avec forces détails un jour de pique-nique avec les modélistes du Menez Hom début juillet 2001.
Le tout ponctué par de grands éclats de rire.
Et il s'empressait d'ajouter: "C'est une histoire vraie, celle-là ! Au bémol près !"
Mais on n'en doute pas mon cher Michel. Comme toutes tes histoires.
Et pour mettre de l'entrain, Michel avait apporté dans le pré qui nous accueillait ce jour-là une petite batterie (en 12 volts, il ne donne pas encore dans les percussions... quoique... ). Tout ça pour alimenter son clavier, son ampli... Et il y allait d'une chanson à boire par-ci, d'un tango par-là, ou bien d'une valse de Vienne. Eh oui ! On a le droit d'avoir des goûts éclectiques !
Tiens, ça me rappelle un autre souvenir.
Imaginez quelques modélistes présents sur la pente. Un petit planeur bleu du nom de Panda virevolte, fait des cabrioles, monte, descend, tourne, semble danser comme une valse chaloupée.
Et qui se trouve aux manches ?
Notre ami Michel, bien sûr ! Qui chante à pleins poumons une valse de Vienne! Le Beau Danube Bleu, je crois. (En hommage à la couleur de son planeur ?)
"Pom'pom, pompompom, pom pom, pompom.
Pom, pom, pompompom, pom pom, pom pom..."
Et le Panda décrit dans le ciel de bien jolies courbes.
Quand je vous avais dit que notre ami connaissait la musique.
Et comme maintenant il connaît aussi le pilotage, dont il maîtrise parfaitement les partitions, ses planeurs prennent l'air, et lui il s'occupe de la chanson...
(*) Aznavour
Le principe de précaution
Il y a quelques jours, je croise deux de mes anciens élèves lors du repas dansant organisé par l’Amicale de l’école dans laquelle j’ai enseigné quelques décennies. Devenus à leur tour parents d'élèves, Guillaume et Mickaël sont trentenaires; ils me dépassent d'une tête et des épaules. Ils sont frères, et n’ont donc pas séjourné dans ma classe la même année.
Mais tous les deux de me rapporter avec quel plaisir ils venaient à l’école… le mardi après-midi !
Pourquoi ce jour-là plus spécialement ?
Figurez-vous que chaque mardi après-midi notre école élémentaire fonctionnait "autrement": les classes ét
aient « éparpillées », et chaque instit animait un atelier spécifique. Pour ma part, j’étais
chargé de l’atelier aéromodélisme (forcément !), et mes deux gaillards aux aptitudes manuelles avaient bien évidemment choisi cette option.
Et d’évoquer passionnément le suave contact avec le balsa, la douce et énivrante odeur de l’enduit cellulosique, leur appréhension vaincue envers la scie sauteuse électrique qu'ils trouvaient très bruyante, les premiers essais de leurs planeurs dans le jardinet jouxtant l’école…
Et de souvenirs en souvenirs, d’affirmer qu’ils trouvaient cet enseignement plus concret à leurs yeux. Se rappelant malicieusement qu’ils étaient venus me demander de refaire une leçon sur les droites parallèles et les perpendiculaires, le jour où ils avaient compris tout l’intérêt de savoir utiliser une équerre !
(Note de l'auteur: Quel bonheur pour un enseignant lorsque ses élèves deviennent demandeurs! La relation
pédagogique devient très joyeuse, voire ludique! )
Et de me rappeler les rencontres avec d’autres sections CLAP. Particulièrement la fois où, à Martigné, Guillaume accompagnait son équipier Frédéric pour suivre son planeur semblant vouloir prendre la clé des champs. Mais trottinant le nez en l’air vers l'oiseau de balsa, Frédéric n’avait pas vu arriver la fosse à purin… dans laquelle il s’était affalé!!! Au rappel de cette anecdote, rires bien gras pour évoquer également le retour vers Bais dans ma voiture, qui conserva longtemps l’odeur tenace de la ruralité profonde !!!
Si Frédéric avait pu récupérer son planeur intact à l'issue de son vol libre, Guillaume quant à lui avait eu moins de "chance" (sic!) : à base de mèche d'amadou, le système prévu pour obliger son planeur à redescendre n’avait pas fonctionné, et il avait perdu le fruit de son travail, avalé par une ascendance. « Ptêt qu’il vole encore en ce moment ! » ajouta mon gaillard à la mine réjouie …
Nous avons continué à évoquer les déplacements au concours régional, puis au rassemblement national… Avec les parents d’élèves en accompagnateurs… qui payaient leur place de car et leur nourriture. Nous partions pour un long week-end…
Et pêle-mêle d’autres souvenirs… Tel le long travail de masquage des ailes avec de l’adhésif… afin de préparer la décoration, qui était effectuée avec des bombes de peinture que j’achetais en solderie…
Et Mickaël d’ajouter :
«Mais maintenant, faut même pas y penser ! On utilisait de la colle cellulosique, du syntobois, qu’on n’a jamais sniffé ! On savait
même pas qu’on aurait pu ! Quant aux cutters… avec lesquels on ne s’est jamais coupé… Ah ouais, maintenant, tout est dangereux, et en
application du fameux principe de précaution, on préfère interdire plutôt qu’éduquer
! »
Suite à cette pertinente remarque formulée par un jeune homme d’aujourd’hui, il y a eu comme un long silence…
Rompu par le cliquetis des verres qui s’entrechoquent : « Santé, monsieur Munoz, on vous souhaite une longue retraite ! Prenez soin de vous »
Merci les gars. Je prendrai mes … précautions !!!
PS: les illustrations sont issues de la savoureuse notice réalisée par mon complice Gérard Pierre-Bès, à propos du planeur D-UN.. dont je possède encore précieusement quelques boîtes.
Pourquoi n’essayez-vous pas Linux ?
Cela fait bien longtemps que j’entends parler de Linux. Ce système d’exploitation (gratuit) pour
ordinateurs que certains voudraient mettre en concurrence face au système Windows (payant) du géant Microsoft. Notons qu'il existe un autre OS, j'ai
nommé le système "à la pomme ébréchée " de Mac Intosh.
Linux ? Dans le droit fil des nombreux logiciels libres que l’on peut trouver sur le site Framasoft : suite bureautique nommée Open Office, lecteur VLC Media Player…. (Qui possèdent une version tournant sous windows également.)
Mais il se dit tellement de choses sur Linux : qu’il faut « mettre les mains dans le cambouis » afin de faire fonctionner cet OS… que de nombreux logiciels ne tourneront jamais que sous Windows… que… et que…
J’ai voulu voir. J’ai acheté des revues. Je suis allé consulter de nombreux sites. J’ai visité de nombreux forums.
Pour me rendre compte qu’il n’y avait pas UN ET UNIQUE Linux, mais plusieurs !
Il résulte de tout ça que l’utilisateur lambda a forcément du mal à s’y retrouver.
A chaque fois que j’ai pu, j’ai téléchargé ce qu’on appelle un Live CD, afin de tester…
J’ai pu constater que les forums étaient très réactifs, et que l’on obtenait rapidement une réponse à la question posée… mais que chaque formule Linux avait ses chauds partisans, parfois intolérants vis-à-vis des autres linuxiens. Comme dans une caste….
Au
final ?
Après avoir essayé Fedora, Suse, Mandriva, Knoppix, Debian... j'en suis arrivé à considérer que deux systèmes me plaisent bien:
- Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex, http://www.ubuntu-fr.org/ qui permet trois options:
*essayer Linux sans installation sur le disque dur, (Live CD)
*installer Linux sur le disque parallèlement à Windows (grâce au lanceur Wubi) comme si c'était un logiciel que l'on pourra ultérieurement
enlever avec ajout/suppression de programmes du système windows, (dual boot)
*ou enfin de l'installer définitivement avec partitionnement du disque. (Windows étant maintenu ou pas... dual boot au démarrage si maintenu)
- et l'étonnant Toutoulinux, http://www.moulinier.net/ qui s'installe sur un live CD (tout comme Ubuntu), mais plus fort encore: sur une clé USB autobootable... On peut donc dès lors emporter avec soi son
système d'exploitation, son navigateur internet et ses favoris, son logiciel de messagerie et ses contacts... Sans oublier la suite bureautique, le "bricoleur" d'images... et les
utiliser sur l'ordinateur de ses hôtes sans risque de détraquer leur machine.
Etonnant vraiment!!!
Le tout étant d'avoir un PC qui permette de booter sur USB si on travaille avec
ToutouLinux. (entrer dans le Bios sitôt le démarrage du PC... touche ESC, ou Del..ou... suivant les ordinateurs)
A noter qu'il existe une version USBuntu http://www.slym.fr/?p=113 aux caractéristiques voisines de Toutoulinux, mais
qu'elle m'a semblé moins intéressante que la version "canine".
Force est de constater que de nombreux « mini ordinateurs portables » (qui semblent actuellement se vendre comme des petits pains) sont équipés de Linux et d’une suite logicielle nommée Open Office. Qu'ils permettent de surfer sur le Net via une connexion Wifi. Qu’ils fonctionnent sans souci pour leurs utilisateurs…
Mais malgré le nombre important de logiciels libres (gratuits) offerts pour Linux,
l'aéromodéliste que je suis n'y trouve pas l’équivalent Windows : simulateur de vol, GPS, synchronisation
impossible(?) avec un Pocket PC... Par ailleurs, certains périphériques ne trouveront pas de pilotes (drivers) adpatés pour Linux. C'est le cas de la machine Stika à découper
le vinyle. Quant au logiciel qui permet d'échanger les données entre mon émetteur de radiocommande et le PC, il ignore Linux...
Alors?
Même si je n’ai pas eu à « mettre les mains dans le cambouis » pour utiliser Linux, que cet OS est gratuit, que ses versions sont la plupart du temps très conviviales, que j'ai souvent pris plaisir à les découvrir, ce n’est pas encore demain que je vais totalement désinstaller Windows de mon PC. Mais comme certaines versions de Linux peuvent cohabiter avec Windows… c’est la solution que j’ai appliquée (Ubuntu), me permettant de choisir l’option qui me semble la plus pertinente, en fonction de mes besoins du moment.
Réponse de Normand !
Mais maintenant , lorsqu’on me parlera de Linux, je pourrai avoir l’air moins sot !
Lire et délire
A l'intention de ceux qui savent lire...
et de celles qui savent délire!
Alors, qu'est-ce qu'on pourrait lire dans le genre délires?
Délire, des lires... c'est vite dit, d'autant plus que des lires,
même dans les tirelires d'Italie, on n’en trouve plus!
Délire, délire... c'est tout le contraire de lire,
tout comme dégoût est le contraire de goût...
tout comme démis est le contraire de mis...
tout comme décent est le contraire de cent...
tout comme défaut est le contraire de faux...
C'est pas faux?
J'ai pas raison?
tout comme début est le contraire de but...
et tout comme défini est le contraire de fini...
- C’est pas déjà fini?
- Si, ..jà!!!
NB: à propos de ce texte, quelqu'un m'a dit un jour que je frisais le "delirium tremens". Rassurez-vous, il n'en est rien. Pas plus delirium très mince que très
épais...
Orange douce
Ce vendredi 13 mars (ça s'invente pas, un vendredi 13!) je viens d'être contacté par une opératrice dont j'ai oublié le prénom.
Disons qu'elle pourrait s'appeler... Clémentine! Ou Navel... ou Sanguine...
A la voix douce...

Qui me rappelle le courrier que j'avais adressé en janvier pour faire part de mon désagrément. (A vrai dire, j'avais complètement oublié ma requête.)
Et "Clémentine" de me demander si ma clé Internet Everywhere fonctionne maintenant de façon correcte...
Je lui réponds par l'affirmative.
Et elle m'annonce alors:
"Compte tenu de vos déboires, nous allons faire un geste commercial: je propose de vous accorder un avoir équivalent à deux mois d'abonnement!"
C'est pas une bonne nouvelle ça?
Ce qui représente environ 70 Euros.
Et puisqu'on est dans les chiffres, saviez-vous qu'il y aurait eu 6880 "vendredi 13" en 4000 ans?
Même avant Jésus Christ, dites donc!!!
Vachement forts les zigues qui calculent ce genre de truc...
Ebouriffant!
Toujours est-il que viens de m'offrir un délicieux jus... d'Orange pour arroser la bonne nouvelle!
Pas de quartier!!!!
A la vôtre!