billet d'humeur
Vrai ou faux mail?
- pas nominatif
- rédigé en anglais
- si on clique sur Amazon.com tout en bas, on obtient une réponse indiquant que le site n'est pas valide
- et Avast braille en disant qu'il a évincé une menace (voir le "pavé sur fond vert")
- ne surtout pas donner suite à Update now!
- l'adresse mail de l'expéditeur ressemble, certes, car elle contient le mot amazon, mais elle n'a rien à voir avec les contacts que j'ai pu avoir avec Amazon lors de mes achats...
- la vraie adresse: Amazon Prime <prime@amazon.fr>
- la fausse adresse: biIIing@amazon.com <sec_notice05service@cs-amazonaws5635.com>
Les arnaqueurs utilisent en fait des "armes" traditionnelles. (liste non exhaustive!)
- Susciter une émotion

- Appâter financièrement par le gain d'un cadeau ou un remboursement quelconque...

- Flatter le futur couillonné
- Menacer de la fermeture du compte
- ...

PS: je préfère "perdre" un hypothétique cadeau,
que de "gagner" un authentique débit sur mon compte bancaire!
C'est quoi la Mayenne?
Ah... difficile question que l'on m'a posée hier.
"C'est quoi la Mayenne? Personne ne sait où ça se trouve..."
Alors moi de tenter... "Heu.. Ouais, un département enclavé au milieu des autres... avec une population d'environ 300.000 habitants... Grosso-modo celle de Nantes.
- Et ça se situe où?"
Là, je m'en vais reprendre une anecdote que me citait mon copain René qui, lors d'un congrès de toubibs, avait été confronté au même problème. Et qui avait été "sulcuté" par la réponse d'un de ses jeunes confrères: "Ben tu sais, quand on part de Paris pour aller en Bretagne, c'est là qu'on s'arrête pour pisser!"
Essayons d'être un poil plus sérieux.
Rassemblant mes maigres connaissances historiques, je repris (non sans avoir vérifié sur mon smartphone):
" Les départements ont été créés pendant la Révolution française par les députés de l'Assemblée nationale constituante, en décembre 1789. Leur nombre, leurs limites et leur nom ont été décidés le 26 février 1790."
- Mais quelle est l'identité de ce département? A part la rivière Mayenne...
- Ben... disons qu'il a été composé d'un quart par un bout de Bretagne, un quart de Normandie, un quart d'Anjou, un quart du Maine... et un grand quart de... quart d'heure mayennais!
Mon interlocuteur m'a alors regardé de travers, en me disant que ça faisait plus de quatre quarts!
J'ai alors souri en le renvoyant à Marcel Pagnol, qui n'était bien évidemment pas Mayennais, mais qui avait le sens de la répartie:
César : Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao. (Il s'installe derrière le comptoir.) Approche-toi ! (Marius s'avance, et va suivre de près l'opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.) Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un grand tiers d'eau. Voilà.
Marius : Et ça fait quatre tiers.
César : Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris. (Il boit une gorgée du mélange)
Marius : Dans un verre, il n'y a que trois tiers.
César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !
Marius : Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.
César (triomphant) : Alors, explique-moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre !
Marius : Ça, c'est de l'Arithmétique.
Marcel Pagnol, Marius, Acte I, scène 2.
Et voilà comment César m'a sauvé la mise.
J'aurais préféré m'en remettre à Alfred Jarry et son roi Ubu... Mayennais pur jus! M'enfin...
Quant à savoir: "C'est quoi la Mayenne?" A vrai dire, je n'ai toujours pas de réponse simple à fournir!!!
Moi, mes souliers...
A force de faire du géocaching... mes godasses ont rendu l'âme.
Mais elles n'ont pas perdu le moral, la preuve...😊
Moi mes souliers...
Tous les souliers qui bougent dans les cités
Souliers de gueux et souliers de guerre
Un jour cesseront d'user les planchers
Peut être cette semaine
PS: une de mes lectrices m'a écrit: " Ha! oui...quand même! faut demander au père Noël une nouvelle paire! Lol..."
Ce à quoi j'ai répondu: "Oh, mais il est prévoyant, le gars, il avait prévu!"

Pleine lune, je te hais!
Y'a des gens qui disent:
"Moi, la lune, ça me fait rien!"
Ouais.
Mais pourquoi alors la lune a-t-elle tant d'importance sur le phénomène des marées? Hein, lune, toi qui mets mon coeur à marée basse?
Toujours est-il que je ne savais pas qu'aux alentours du 14 octobre... elle est pleine Et que ça fait plusieurs nuits que je ne dors pas forcément du sommeil du juste.
Et puis, je ne dois pas être le seul à qui cet "astre" blafard joue des tours...
Une preuve? Que voici, que voilà: " Des chercheurs suisses apportent les premières preuves tangibles des effets du cycle lunaire sur le sommeil. La pleine lune aurait ainsi de réels effets sur notre corps, dont une diminution de 30% du sommeil profond. ... Ils démontrent en effet pour la première fois que la pleine lune perturbe le sommeil des êtres humains."
Alors? Des chercheurs, et pas n'importe lesquels, des Suisses!
Et comme cette nuit j'en avais marre de compter les moutons, je me suis levé, j'ai divagué, j'ai "bouiné" pour finir par pondre ça:
Je sais, je sais! C'est de la poésie de bas étage. Mais au moins pendant que j'ai aligné les mots, je n'ai pas pensé à mes maux d'insomniaque! Mots pour maux... je n'avais guère le choix!
Ben... si mes "stores" se ferment tout seuls dans l'après-midi, je ferai une sieste. Joyeux privilège dont peuvent bénéficier les retraités!
Prochaines insomnies à prévoir?
Consultez le calendrier:
Post scriptum: mon texte a inspiré un autre poète... qui m'a dressé sa propre création:
Exemple de politesse
Juste un tout petit billet.
Je me trouve en compagnie de mon épouse dans la file d'attente de notre supérette.
Arrive une seconde caissière qui propose de dédoubler la file.
La dame devant moi oriente son chariot vers le nouveau poste de "déchargement".
C'est alors qu'un des garçonnets qui l'accompagne se tourne vers elle et lui:
" M'man, t'es sûre que le monsieur il était pas avant nous?"
Avant même la réponse de la mère, j'ai embrayé pour le rassurer en lui certifiant qu'il n'avait pas "triché".
Et j'ai cru bon de dire tout haut, aussi bien au gamin qu'à sa mère, tout le bien que je pensais de ce comportement.
De nos jours, on a tellement tendance à signaler ce qui va mal...
Il est plus gratifiant pour tout le monde de signaler les "BA".
Parfums d'automne
Oui, je sais... nous ne sommes que le 19 septembre, et c'est l'été, du moins sur le calendrier.
Mais... venant de l'Est, une bise acide souffle avec hargne.
Elle vous pénètre rien qu'à l'entendre hurler dans les branchages.
Et ce vent turbulent ne permet pas de faire voler quoi que ce soit. Je serais bien aller me camoufler dans les chemins creux avec mon VTT... mais lorsque je lui ai rendu visite tout dernièrement, mon chirurgien m'a fait les gros yeux! "Une chute aurait des conséquences..."
Bref... je suis quand même parti vers le Montaigu, où j'ai entrepris une marche. En prenant bien soin de rester à couvert le plus souvent possible. Au-dessus de moi, les arbres gémissaient; ils se tordaient sous les rafales. Mais moi, au creux du chemin, je ne sentais pratiquement rien.
Et déjà, tout annonçait l'automne... la fraîcheur de l'atmosphère, la lumière moins incisive, et les couleurs d'où le vert s'estompe peu à peu.
Ce qui m'a donné l'occasion de sortir mon smartphone afin de réaliser quelques clichés...
Avec des fougères, des ronces, ou de petites fleurs anodines. (cliquer sur les photos pour les afficher en plus grand)
Au sol sont déjà tombées quelques bogues de châtaignier, inutilisables, mais la récolte semble prometteuse.
Empruntant momentanément un morceau de route, je constate que les maïs sont coupés... Là, c'est sûr, l'automne approche!
Et puis en ayant pris tout mon temps, je termine ma boucle avec une pause sur le banc près du parking.
Au loin, j'aperçois l'étang de Gué de Selle, la dolomie de Neau...
Et je reste là les pieds ballants, l'esprit vagabond, tout en offrant à mes ripatons le jeu de la balançoire!
Lorsqu'une rafale emporte tout sur son passage, avec des feuilles devenues soudain complètement folles.
C'est alors que j'ai commencé à réciter, vieux souvenir d'école, un extrait du poème rédigé par Anna de Noailles:
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
L'automne, un poème d'Anna de Noailles
Voici venu le froid radieux de septembre : Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ; Mais la maison a l'air sévère, ce matin, Et le laisse dehors qui sanglote au jardin. Comme toutes les
Un pluriel plutôt singulier
Dialogue:
"Dis, p'pa, c'est quoi un pluriel en grammaire?
- Ben, c'est quand y'en a plusieurs... voyons.
- Mais plusieurs, ça commence à combien?
- M'enfin, c'est évident, ça commence à deux...
- Ben alors, quand on n'a qu'un an, ça fait pas plusieurs...
- Mais tu m'agaces à la fin. Pourquoi toutes ces questions???
- Ben, p'pa, dans l'Ouest France d'aujourd'hui, ils ont écrit:
Si l'espace en question n'a qu'un an, c'est pas du pluriel!
- Je vais te dire, gamin, ta question à propos de ce pluriel inadapté est très singulière. Mais c'est une tournure de phrase que l'on entend partout.
- D'accord, p'pa, mais comment on devrait dire alors?
- Heu... peut-être tout simplement... fête son premier anniversaire... non?
- Merci, p'pa! Au fait, pour mamie, est-ce qu'on peut dire qu'elle va fêter ses 90 ans?
- Tout à fait... parce que ça fait bien longtemps qu'elle a fêté ses un an, elle!!!
"
L’Union européenne harmonise la réglementation des drones
Amis aéromodélistes, il me faut absolument revenir sur l'article paru précédemment à propos de mon petit Zéphyr.
Car un lecteur m'a adressé un lien et voici ce nous attend... abaissement de la masse des modèles "loisirs" de 800 à 250 grammes:
Tout ça parce que l'on fait l'amalgame entre les muti-rotoristes et les aéromodélistes!
Mais bon Dieu, c'est tout de même pas la même chose!
Et c'est pas non plus la même utilisation!
Quand le législateur prendra-t-il enfin conscience qu'il y a une énorme différence entre des modèles qui décollent et atterrissent à la verticale (ce que tout le monde appelle à tort drones), et nos modèles réduits qui sont obligés de décoller ou d'atterrir en tangentant le sol?
Les premiers peuvent intrusivement partir d'un espace très restreint... voire en ville, ce que certains dronistes n'ont pas manqué de faire!
Nous, impossible, on ne peut absolument pas envisager cette hypothèse. Et en plus, nos modèles sont incapables de faire du vol stationnaire! Type de vol que les bipèdes au sol considèrent comme instrusif, agaçant... et je ne parle pas du bruit engendré par ces multi-rotors.
Il me faut rendre hommage à l'auteur de cette splendide caricature: je veux bien évidemment évoquer mon ami Gérard Pierre-Bès, parti rejoindre les nuages...😔
Et merde! Quoi qu'il advienne, je continuerai d'aller faire voler mes motoplaneurs au Montaigu!
Là où je rencontre des gens qui m'abordent avec le sourire et ne me trouvent pas emmerdant du tout! Bien au contraire...
Ah, si... Et dans tout ça, que fait notre Fédération Française d'Aéro-Modélisme pour les pratiquants de la discipline du style loisir tel que je le pratique?
Je me demande pourquoi je paie encore une licence!!!😔
L'article dans son intégralité:
Afin de favoriser ce marché en plein essor, l’Union européenne a instauré une charte commune à tous les pays membres. Ce «code du ciel» visant à harmoniser la réglementation des drones entrera en vigueur à partir de juillet 2020.
Depuis cinq ans, le marché des drones a pris son envol, et il est temps qu’il s’harmonise. Ces petits engins volants télécommandés devraient avoir encore de beaux jours devant eux, le chiffre d’affaires du marché ne cessant de croître. À titre d’exemple, plus d’un million de drones ont été vendus par l’entreprise Parrot depuis son lancement dans le secteur en 2010. Les drones ont de plus récemment conquis de nouveaux marchés, notamment dans le secteur professionnel (commerce en ligne avec Amazon et Google, construction, sécurité etc.).
» LIRE AUSSI - L’envol des drones professionnels
C’est pourquoi l’Union européenne a adopté ce mardi un règlement commun concernant les drones qui survolent l’ensemble du ciel européen, afin de «garantir la sûreté et la sécurité des opérations de drones en Europe». Cette loi sera applicable dès juillet 2020 et se substituera progressivement aux réglementations nationales sur un délai de trois ans. La loi contient deux objectifs: protéger la vie privée des individus par l’intermédiaire de règles restrictives, et faciliter la tâche des entreprises grâce à l’harmonisation des règles.
«L’Europe sera la première région du monde à se doter d’un ensemble complet de règles garantissant des opérations sûres et durables des drones»
En effet, pour l’instant les réglementations concernant les drones sont nationales, ce qui peut rendre complexes les démarches d’un opérateur de drones français voulant travailler ailleurs en Europe, où il doit se soumettre à des règles et des procédures administratives différentes en fonction des pays. Le rapport de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) affirme que désormais «une fois que les opérateurs de drones ont reçu une autorisation dans l’état d’enregistrement, ils sont autorisés à circuler librement dans l’Union européenne. Cela signifie qu’ils peuvent utiliser leurs drones de manière transparente lorsqu’ils voyagent dans l’UE ou lorsqu’ils développent une entreprise impliquant des drones dans toute l’Europe. Une bonne nouvelle pour Patrick Ky, le directeur exécutif de l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Il affirme ainsi que «l’Europe sera la première région du monde à se doter d’un ensemble complet de règles garantissant des opérations sûres et durables des drones, tant pour les activités commerciales que pour les loisirs. Des règles communes contribueront à favoriser les investissements, l’innovation et la croissance dans ce secteur prometteur».
Ce qui va changer pour la France
Pour l’instant, la France est soumise à la réglementation votée en 2016. La principale règle fixe un seuil de 800 grammes, au-delà duquel le drone doit être immatriculé et doté d’un dispositif de signalement sonore et lumineux. De plus, l’utilisateur d’un drone supérieur à cette masse doit avoir suivi une formation de télépilote. Concernant les survols de zones interdites (zones militaires, centrales nucléaires, etc.), «par maladresse ou négligence», ces actes peuvent valoir jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
» LIRE AUSSI - La chasse aux drones, le sport de l’été
Dans la nouvelle réglementation, l’enregistrement des drones et l’inscription de leur propriétaire sur un fichier national devront se faire dès que le drone pèse 250 grammes (au lieu de 800 grammes actuellement en France). Tous ces drones enregistrés devront également être équipés d’un système de «barrière électronique» afin d’empêcher les intrusions dans les zones interdites. La réglementation est encore plus lourde pour les drones de 900 grammes et plus, qui devront être dotés d’un transpondeur leur permettant d’être identifiés à distance. Pour l’AESA, «cela contribuera à mieux prévenir des événements similaires à ceux de 2018 aux aéroports de Gatwick et d’Heathrow».
Concernant la limitation des vols, actuellement la réglementation française interdit toute utilisation de drone au-dessus d’une zone habitée sans autorisation spéciale. Désormais, tous les modèles de moins de 25 kg (la catégorie dite «ouverte»), c’est-à-dire tous les drones disponibles dans le commerce, ne nécessite pas d’autorisation spéciale, tant que ces drones sont pilotés à vue, qu’ils ne dépassent pas une altitude de 120 mètres de haut, et qu’ils ne survolent pas un rassemblement de personnes.
Quand on n'aura plus que des écrans...
Plantons le décor: mercredi, j'avais rendez-vous chez le chirurgien qui a placé ma prothèse d'épaule.
Je me présente à l'accueil de la clinique, et tout comme à la poissonnerie, après avoir cliqué sur l'écran de la borne, je prends un ticket afin d'attendre mon tour. Lorsqu'il se présente, on me dit gentiment: "Ben non, c'était pas la peine de rester là, fallait aller directement au service radiologie! Vous suivez la ligne verte!"
Bon, j'ai eu affaire à une gentille dame..
Arrivé au service radiologie, je me retrouve face à deux écrans en guise d'accueil. Je choisis celui de droite sur lequel je lis:
"Veuillez insérer votre carte vitale..."
Pour ma part, je suis encore en mesure de dialoguer avec une machine... mais sur ma gauche un couple tente de se dépatouiller, clique par-ci... clique par-là... Touche retour... Et on reprend à zéro...
Ce que voyant, un jeune homme en blouse blanche finit par se déplacer et assiste alors mes naufragés de l'écran.
A la fin de la longue procédure, on me demande d'apposer ma signature sur la vitre... la machine crache un ticket... et je comprends qu'il va me falloir suivre les pas verts collés au sol afin de me rendre dans la salle d'attente. Où je n'attendrai guère longtemps.
La radio se passe sous la houlette d'une jeune femme... qui me demande de me rhabiller... et de retourner au guichet en suivant la ligne mauve, pour qu'on me fournisse divers documents papier. Non sans avoir tapoté mon code sur l'écran d'un terminal carte bleue.
Nanti de mes papiers, je monte alors dans l'ascenseur, je tapote sur l'écran: "quatrième étage" et je débarque au secrétariat de mon chirurgien, où une charmante dame me signale qu'il y a un grosse heure de retard, et que, si je souhaite sortir de la clinique pour me restaurer...
Sauf que le temps dont je dispose ne me laisse guère le choix du restaurant... et je me retrouve au ... Mac Do... tout proche!
Où, ne connaissant pas les codes et usages du lieu, je suis forcément un peu perdu!
Ce qui n'échappe pas à l'un des employés, qui s'approche, en me proposant son assistance.
Là encore, un écran... avec des bigs machins, et autres spécialités locales qui ne m'inspirent guère.
Je finis par composer mon menu puis celui de mon épouse... Et ensuite?
On me signale alors que je dois embarquer le chevalet à poser sur notre table... et on viendra nous servir.
Peu de temps après, tout de noir vêtue, arrive une jeune femme avec un plateau et nos salades.
Mais c'est le premier mercredi qui suit immédiatement la rentrée scolaire, et la salle comporte un grande proportion de parents (seuls ou en couple) qui offrent le Mac Do à leur(s) progéniture(s)
Tout en dégustant ma salade... j'observe, j'écoute.
Juste à côté se trouve un papa avec un drôle de Maxime!
"Maxime, assieds-toi! Maxime, parle moins fort! Maxime, ne monte pas sur les sièges! Maxime, ne joue pas avec les rideaux! Maxime, pense à manger! Maxime... Maxime..."
Un peu plus loin, une gamine habillée de rouge se trémousse à genoux sur une table...
A toutes les tables on peut observer quantité de gens qui s'affairent sur l'écran de leur smartphone, qu'ils soient seuls ou en groupe.
Et dans cette immense cantine que je trouve très bruyante, on voit galoper en tous sens des "fourmis noires" avec un filet sur la tête. Plateau en main, elles cherchent le chevalet destinataire des plats commandés via les écrans placés à l'entrée.
Le ballet continue ainsi tout durant notre repas.
Arrive le moment fatidique du dessert glacé. "Et comment que j'fais moi pour le récupérer?"
Je me lève pour aller vers un guichet. Près duquel un employé qui, voyant bien que je suis dans la panade, prend mon ticket de caisse, et m'annonce: "Pas de problème, je m'occupe de votre plateau!"
Plateau qu'il me remet quelques instants plus tard, et je peux ainsi retourner à ma table pour savourer un sundae au chocolat.
Quand je suis sorti de cet établissment, j'avais la tête comme un melon.
Et cette drôle d'impression de ne pas être en phase avec ces pratiques importées des States finissait par me hanter.
Quant au vieil instit' que je suis, il se posait la question de savoir comment les petits volatiles qui peuplaient cette bruyante volière se comportaient lorsqu'ils étaient en classe!
Au final, je me suis restauré, car c'était bien là le but de la manoeuvre, et j'ai contenté ma faim!
Et puis... j'ai découvert un monde fort éloigné de mes pratiques quotidiennes.
C'est ainsi que lorsque je mourrai (si toutefois je meurs
) ben je mourrai moins idiot... ne serait-ce que par le fait d'avoir réussi à maîtriser des écrans en tous genres.
Sauf que quand nous n'aurons plus que des écrans pour "dialoguer"???
BBRRRRRRRR..... Cela me fait froid dans le dos!![]()
Libellule cabossée
Comme chaque matin, je contourne la maison afin de récupérer le journal dans la boîte aux lettres.
Mais? Que fait ce tout petit animal posé dans l'allée? Apparemment inerte... la vie semble l'avoir quitté.
Délicatement, je le ramasse pour le poser sur la table de la terrasse...
Et tout comme un gamin qui aime inventer des histoires, je commence à délirer.
Qu'est venu faire chez moi cet odonate en s'éloignant de ce qui est son habitat favori?
C'est alors que je me suis remémoré...
L'histoire du grand paon de nuit que m'avait apporté mon voisin Michel.
http://bernardino.over-blog.net/2018/05/chirurgie-reparatrice.html
Ma pauvre libellule avait-elle appris que je possédais quelque(s) connaissance(s) dans les choses volantes?
Savait-elle aussi que j'avais réussi à remettre en vol un grand paon de nuit avec de la colle cyanolite (Ah, être maître des colles tout en étant ancien maître d'école !
)

Toujours est-il que je n'ai rien pu tenter sur ce gracile cadavre... vraiment très cabossé !
Dommage!





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