billet d'humeur
Quand je passe un examen... IRM
Contrairement à mon copain René qui revoit périodiquement en rêve les examens vachards qu’il a subis durant ses études de médecine, moi... rien ! Aucun souvenir des différents examens rencontrés au cours de ma scolarité ou même plus tard.
Mais puisqu’on évoque tout à la fois les examens et la médecine, faut que vous raconte.
Avec un petit flashback pour ceux qui n’auraient pas suivi ce blog attentivement.
Le 16 janvier 2016, une traîtresse plaque de verglas nous fait effectuer, moi et mon VTT électrique, un magnifique vol plané… avec atterrissage sur l’épaule gauche, digne d’un avion de brousse.
Rien de cassé… mais déclenchement d’une capsulite rétractile. Celles et ceux qui ont connu savent les douleurs que cela représente.
Mon toubib suit l’évolution du phénomène, jusqu’à ce que dernièrement, le spécialiste des articulations constate une régression au niveau amplitude des mouvements, et une douleur constante.
Et on fait quoi ?
« Ben, je vous propose…
- Proposez, proposez…
- Un examen IRM ! Suite à quoi on pourra peut-être y voir plus clair.
- OK... »
Or donc, ce jeudi 8 novembre 2017, je me présente au bureau des entrées du Centre Hospitalier du Nord Mayenne…
Où à chaque secrétariat, on me demande invariablement ma date de naissance ainsi que mon domicile.
Ce qui fait que, pendant un temps, je me suis demandé s’il n’y avait pas une erreur. Ne m’aurait-on pas fait venir pour un test de mémoire ?
Mais non…
Au bureau IRM, je signe un papier, et on m’ouvre une petite cabine.
« Avez-vous un stimulateur cardiaque, ou quelque autre plaque métallique ? Veuillez retirer chemise, t-shirts, chaussures, ceinture. Pensez à vider vos poches... »
Tiens , c’est comme le passage à l’aéroport, sauf qu’on ne me demande pas si j’ai quelque chose à déclarer.
Une fois que je me trouve en tenue légère, on me fait entrer dans la salle où se trouve l’appareil.
Et là, deux détails me frappent.
L’un visuel, car au plafond resplendit un magnifique paysage Tahiti-esque, avec cocotiers, eau vert-émeraude… L’invitation au voyage, en quelque sorte, comme à l’aéroport, voyons.
L’autre sonore, car mes oreilles sont tambourinées par une musique énergique, énergisante, énervante… NRJ… la station des d’jeunes !
On me prie ensuite de bien vouloir m’allonger, et l’opératrice me demande :
« C’est pour l’épaule gauche?
- Oui, oui. »
On me cale avec des coussins, on me sangle. Et je sens ma main gauche à laquelle on imprime un mouvement de rotation afin de lui plaquer le dos sur la couche.
La fin de la manoeuvre me tire un sursaut, accompagné d’une vilaine grimace.
Ce que voyant, la dame acquiesce en disant : « Effectivement, c’est à gauche que ça se passe. »
Puis juste avant qu’on ne m’enfourne dans le tunnel, on glisse dans ma main droite une petite poire en caoutchouc avec cette recommandation :

« Si besoin, appuyez dessus !
Et vous ne bougez pas, surtout quand l’appareil fait du bruit. »
Ben question bruit, c’est vrai que j’ai été servi !
Des grondements sourds et variés comme si j’étais au centre de la terre.
Et dans ce fichu tunnel, ils résonnent terriblement… au point qu’il m’est difficile d’entendre NRJ !
Quand au cours de l’examen, me parviennent ces paroles :
«Monsieur Munoz, vous m’entendez ?
- Oui, Oui…
-Vous m’entendez ?
- Oui, oui !
- C’est presque fini. Ça va ?
- Oui, oui ! »
C’est alors que je comprends mieux l’intensité très sonore de l’accompagnement musical.
Puis j’ai encore droit à des grondements, comme si la Terre subissait un profond séisme.
Et moi, toujours avec ma poire dans la main droite, de me dire :
« Crois-tu que si tu appuies dessus, ça va faire pouët-pouët à l’autre bout ? »

Moins drôle est le fait que dans la situation actuelle, je me trouve avec une démangeaison qui pointe sur l’aile du nez. J’ai beau activer les narines ou la bouche de façon fébrile, grimacer tant et plus ! Rien n’y fait… Bof, on attendra.
Et quand enfin,on m’annonce :
« C’est fini ! »
Je n’ai plus qu’à me rhabiller… passer par le service « encaissement » afin de m’acquitter d’une dette…
Et attendre que les résultats de mon examen soient transmis au médecin spécialiste.
Examen pour lequel j’espère même obtenir une mention ! 
Hein René ?
La question du jour
La récente actualité nous offre une fois de plus l'image d'un Monde où les gens semblent davantage utiliser leur énergie pour se diviser, se déchirer...
C'est alors que je repense à la philosophie développée par un aviateur-écrivain, humaniste avant tout.
Que peut-on dire aux hommes pour qu'ils s'unissent et non pas se divisent?
C'est sans doute de cette manière que l'on pourrait résumer l'oeuvre de Saint Exupéry...
A méditer.
PS: S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
- Dessine-moi un mouton...
En VTT dans le bocage mayennais
Le ciel est clair, le vent totalement absent.
Et dans la mesure où le soleil brille, j'en profite pour enfourcher mon VTT électrique.
Direction l'Hôtellerie, La Chapelle au Riboul... et quand j'atteins la voie verte sur laquelle se trouvait la voie ferrée, je bifurque à droite direction Loupfougères. (détail et carte du parcours en fin d'article)
Mine de rien, cela monte gentiment, et de temps à autre, je pioche dans l'assistance.
Par deux fois, je croise des groupes de cyclistes plus tout jeunes... retraite sportive assurément.
Puis entrée à la gare... et virage à droite vers Champgenêteux... C'est nettement plus roulant.
Près du rond-point, je fais une halte afin de profiter des couleurs offertes par la jachère fleurie. Ce sont des champs sans genêts!
Et hop! A gauche toute, pour me rendre à Trans.
Près du plan d'eau, j'aperçois un oiseau de proie perché sur un piquet. Je freine, je sors l'appareil photo... je commence à zoomer... quand arrive un tracteur pétaradant, et... mon oiseau s'envole!
Un peu plus loin, je m'offre un petit arrêt devant un panneau... Le Mariage, Cuissebelle... Jolis noms, n'est-ce pas?
D'habitude si promptes à se mettre en route, même les éoliennes Enercon sont immobiles... Rare...

Poursuivant mon chemin, je tombe devant un panneau... dont je vous livre la teneur:
Retenez bien la date pour le mariage: apéros offerts (et c'est au pluriel) Où ça? A Belle Cuisse , voyons!
Et je débarque à Trans... Où pratiquant l'un de mes loisirs favoris, je me trouve dans la rue des?
Mon compteur affiche 25 kilomètres, et j'ai toujours les 5 barres de mon graphe indiquant la charge de la batterie... ce qui atteste un pédalage non nul de ma part. C'est à l'approche du 26ème km que l'une d'elles tombera... Mais j'ai encore dans la réserve à électrons largement de quoi revenir vers la case départ!
Il me faut dès lors signaler, et c'est plutôt sympathique: quand on quitte Trans, on sait que le plus dur est fait... car pour rejoindre Bais, on bénéficie d'un nombre intéressant de descentes.
C'est sans doute pourquoi, au cours de cette portion de circuit plus "relax", je vais m'amuser avec les ombres...
Quelque temps plus tard, je m'engouffre à droite dans le chemin creux vers la Haute Brosse. Passage devant le petit calvaire et ses troncs d'arbres noués...
Et quand sur ma gauche la haie se fait moins dense, je peux jouir d'un large panorama vers les Coëvrons, le Montaigu, la plaine d'Hambers, le bois du Tay....
Il m'est encore possible de retrouver un autre calvaire à l'entrée de mon lotissement.
Jouons avec la canne selfie... dont l'ombre se projette sur la croix de pierre!
Alors que ma virée va prendre fin...je croise trois marcheuses. Un petit arrêt... On papote...
Et je rejoins doucement mon "sweet home".
Avec au compteur 33 km... et la satisfaction d'avoir pleinement profité de la nature.
C'est-y pas mieux que de rester "cutté" devant sa télé... Vous ne croyez pas?
Première baston... premières victimes!
Hier soir, tout ce petit monde tournait gentiment.
Mais... La météo ne l'avait-elle pas prévu?
Il est vrai qu'avec la pleine lune et les grandes marées, on voit souvent arriver les premiers vrais coups de vent annonciateurs de l'hiver.
Ben, comme toujours en pareil cas, la Nature a ses règles, à savoir que les sujets les plus costauds résistent.
Les plus faibles "dégustent". Ou disparaissent!
Purement et simplement.
Et ce matin...
Je me suis retrouvé face à des girouettes complètement affolées, ne sachant pas vraiment dans quelle direction tourner leur derrière. S'emballant, puis s'érrêtant net.
Pour mieux repartir, parfois complètement à l'envers.
Et sur le sol, gisaient les premières victimes.
J'ai donc ramassé consciencieusemet les morceaux afin d'estimer les dégâts.
Contrastant avec ses consoeurs fortement agitées, seule l'hélice monopale affichait une grande sérénité en étant au repos complet. Et pour cause: dans sa magnifique folie, elle avait dû catapulter son contrepoids fort loin dans les thuyas... et de ce fait complètement déséquilibrée, elle ne pouvait plus prendre le vent de façon correcte. D'où son étonnante immobilité!
Certaines hélices seront réparées. Voire remplacées.
Mais d'autres rejoindront irrémédiablement mon bac à tri sélectif.
Dura lex, sed lex!
Et vive le vent!
De la Mitrie près Bais à la Mitterie près Lille
Quand un rat des champs s'en va rendre visite aux rats des villes.
Ainsi pourrait débuter une fable aux allures "modernes"!
Pensez que moi, le rustique, vivant pas loin d'un hameau nommé la Mitrie, je suis "monté" vers les Hauts de France afin de rendre visite à mes enfants. Qui habitent nouvellement un quartier nommé la Mitterie. Situé à Lomme dans la banlieue de Lille.
C'était pour moi l'occasion de re-découvrir une partie de la mégalopole lilloise, ses monuments...
Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille - Wikipédia
Simple chapelle à l'origine, Notre-Dame-de-la-Treille se voit conférer le titre de basilique mineure par le pape Pie X en 1904. Le , après plusieurs décennies d'activisme des milieux catholique...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame-de-la-Treille
Et puis c'était aussi l'occasion de "marcher" dans les rues en effectuant un parcours à thème avec le géocaching en parallèle.
J'ai donc pu ajouter quelques jolies découvertes... pas simplement matérielles.
Que je vous raconte: Je suis dans le parc du Rossignol... Je cherche... Je cherche. Quand un homme assis sur un banc me demande: "Vous avez perdu quelque chose?
- Oh, pas vraiment..."
Et moi alors de lui expliquer le but de mes manoeuvres.
Son regard s'illumine, et il me dit: "Je peux chercher avec vous?"
Nous avons trouvé...
Et alors que je remplissais le logbook, il me fait part de son intention: devenir géocacheur.
Ou bien cette autre anecdote: je longe la voie d'eau, et j'aperçois la boîte convoitée, juste accrochée par un aimant à la rambarde métallique. Je la récupère... sous l'oeil intrigué de deux jeunes gens. Là encore, j'explique...
Et nous entamons la conversation, jusqu'à ce qu'ils me disent être de futurs adeptes de géocaching. Et, au moment de nous séparer, l'un d'eux me lance:
"Mais vous avez parcouru déjà pas mal de kilomètres à pied... Tenez, prenez ce gâteau au chocolat, ça vous donnera des forces pour continuer vos recherches"...
Ou encore... A la gare d'eau... Où je suis trop petit pour attraper la boîte insérée dans un trou au milieu des briques... Où ma canne selfie va m'aider...
Mais pour replacer le tout en hauteur... Je demande alors l'aide d'un passant plus grand que moi, qui se fait un plaisir, à qui j'explique... Et toc, encore un que j'aurai contaminé!
Petites rencontres.... Mais grands plaisirs fort peu onéreux.
Ou bien encore.
Parc Vauban, je cherche...autour d'un plancher de bois situé en haut des escaliers.
Quand déboulent trois gamines qui me demandent si par hasard je n'aurais pas égaré...
"Non, non, je n'ai rien perdu..."
J'explique. Et la question tombe à nouveau: "On peut chercher avec vous?"
Mais en bas, les mamans commencent à se demander ce que les fillettes peuvent bien "bricoler" en compagnie d'un vieux monsieur. Je leur conseille alors de descendre afin qu'elles expliquent. Et les voilà qui remontent en trombe:
"Nos mamans sont d'accord, elles trouvent ça génial!"
Sauf que nos recherches ont été vaines. J'étais presque davantage déçu pour elles.
Nous sommes revenus tout au bas des marches. Nous avons longuement échangé. Et je suis persuadé que là encore j'ai fait des adeptes.
Mais il commençait à se faire tard... et Il a bien fallu que je songe à quitter la forteresse.
Pas facile. Quand j'entends derrière moi un gamin me demander:
"Monsieur, on voudrait sortir, S'il vous plaît, aidez-nous!"
Eux aussi cherchaient une issue. J'ai donné une hypothèse, que le gamin a traduite en espagnol pour l'adulte qui faisait partie du trio! J'ai donc continué à converser dans la langue de Cervantes au pays des Chtis. Etonnant, non?
J'ai ensuite enfilé la longue avenue Vauban, afin de m'engouffrer dans la bouche de métro à Cormontaigne.
Là, j'ai été particulièrement fier de pouvoir maîtriser les automates distribuant les tickets... Hé, rat des champs vous disais-je!
Et durant le trajet qui me conduisait vers Mitterie... j'ai eu le plaisir d'avoir juste devant moi une maman et ses enfants qui ont entamé une chanson en canon, à mi-voix.
Vous me direz qu'ils n'ont pas dû gêner grand-monde, au vu de tous ces voyageurs connectés à leur smartphone via les écouteurs dans leurs oreilles.
Voilà... j'aurais encore bien d'autres anecdotes à raconter... Mais il me plaît de vous laisser sur votre faim.
Santé à toutes et à tous!
Mante... couleur menthe?
Ce matin, sur le mur de ma noble demeure...
Tranchant sur la couleur claire de l'enduit... un gros insecte vert. Accroché verticalement par ses griffes.
Vite, l'appareil photo, et je tente un gros plan
Mes connaissances en matière d'entomologie étant très "primaires", je ne vous garantirai pas qu'il s'agit d'une mante religieuse.
Mais en comparant avec des documents glanés sur le Net... il y aurait fort à parier que ce soit en effet une dévoreuse de mari.
Pour en savoir plus sur cet "adorable" insecte... suivez le lien ci-dessous
Les embarras de... Bais
Juste pour "rire" un peu...
Je voulais me rendre au Montaigu.
Sauf que devant moi se trouvait un gros camion, qui s'engagea... alors qu'un autre venait en face.
Bilan des courses?
Celui qui était normalement prioritaire a fini par mettre ses roues droites sur le trottoir... et avançant pas à pas... s'il n'avait été vivement alerté par les gens qui sortaient de la sépulture, il aurait emporté les enseignes du bar "le Rochard"!
Et le panneau "Ouest-France" avec! Qu'il a fallu vite fait reculer!
Heureusement, personne ne se trouvait sur le trottoir!
Mais face à ce mastodonte... J'imagine malgré tout la tête des gens sortant de la pharmacie . 
Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien dans nos campagnes?
Pris dans la nasse
Ah! Que peut bien cacher ce titre de la part d'un individu non pêcheur?
Episode pourtant très ponctuel dans ma vie de Baidicéen.
Figurez-vous que, des gens ayant trouvé que cela circulait un peu vite dans le bourg, on a décidé d'apporter quelques aménagement supplémentaires. A savoir, mise en place d'un "plateau ralentisseur".
Mais ces fichus travaux imposaient un coupure de la circulation... deux jours durant.
La population locale avait été avisée par voie de presse... des panneaux annonçaient ladite coupure et "proposaient" une déviation à chaque bout de la rue.
Mais vous connaissez tous le tempérament "joueur" du Français moyen.
Et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai vu débouler pendant deux jours une quantité industrielle de véhicules toutes tailles confondues.
Si paisible en temps normal, mon gentil lotissement n'avait jamais connu une telle animation!
J'ai donc pu pendant deux jours m'amuser(?) comme un petit fou.
Avec des automobilistes qui, bien que prévenus, et arrivant de Mayenne pour prendre la direction du Mans, se sont retrouvés "coincés" au bas de la rue Oy-Mittelberg.
Et que fait-on alors? Ben on tourne à gauche afin de tenter une sortie de la souricière...
Pour explorer à droite: cul de sac!
Pour explorer tour droit: cul de sac.
Pour virer à gauche vers le haut du lotissement, et redescendre en trombe... au point qu'à certains moments, c'était un encombrement pas possible au petit carrefour!
Et que dire de ceux qui arrivaient tout excités devant chez moi... qui pestaient au volant. Marche arrière brutale et redémarrage sur les chapeaux de roues.
J'ai alors cru bon de mettre ma propre signalisation.
Mais l'effet dissuasif tant attendu s'avéra quelque peu stérile...
Mardi matin, dernier jour des travaux, je me suis rendu sur le chantier...
Pour entendre un ouvrier fort mécontent: pensez que, enfreignant de nuit toutes les interdictions, un poids lourd avait totalement défoncé un regard qui venait d'étre réaménagé!
J'ai également vu des gens affolés sonner à ma porte en me disant:
"Monsieur, monsieur, aidez-nous! On est complètement pris au piège... on voudrait aller..."
J'ai à chaque fois répondu poliment à ces braves automobilistes que s'ils avaient suivi les consignes, ils n'en seraient pas là...
Et j'ai enchaîné, toujours avec le sourire, pour leur proposer une voie de sortie.
Ces désagréments ont toutefois satisfait des gens qui ont été tranquilles pendant deux jours.
L'un des riverains proches des travaux ne me disait-il pas:
"Ah, ben moi, si ça avait pu durer encore!
Imaginez: pas de camions bruyants, pas de mobylettes pétaradantes!
Une rue piétonne pour nous tout seuls!"
Pas sûr quand même que cela ait rendu service à tout le monde.
Parce que j'ai aussi vu des gens qui, pour se rendre à leur travail dans le haut du bourg, avaient été contraints de laisser leur véhicule sur le parking de l'église.
Comme quoi, on vérifie une fois de plus le vieil adage qui dit que c'est pas facile de contenter tout son monde!
Quelques clichés réalisés durant le chantier
Le corbeau et le renard en patois mayennais
Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez cette fable célèbre entre toutes.
Le corbeau et le renard...
Que voici tout de même en version originale:
LE CORBEAU ET LE RENARD
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Texte ô combien célèbre, qui fut mijoté à toutes les sauces.
Tout autant en argot qu'en divers patois locaux.
J'en veux pour preuve cette version, dite en patois du Bas-Maine, trouvée ici: http://granna.kazeo.com/le-corbeau-et-le-renard-en-patoi-mayennais-a121050368
Mais pourquoi évoquer cette fable?
Tout simplement parce que hier, je me suis retrouvé dans un repas réunissant des gens aux cheveux blancs... et que l'on m'a offert quelques textes dénichés dans le fond d'un grenier. (merci Nicole et Gérard)
Cinq copies rédigées par un ancien instituteur nommé Abel Royer, qui participa en son temps à la rédaction de divers ouvrages sur le patois mayennais, dont celui-ci:
Mais, pour honorer le don, je devais "réciter" l'un des textes.
Ce que je fis sans rechigner, bien sûr.
Et sur ma gauche... je savais qu'un certain Michel R. connaissait une autre version patoisante de ce texte.
Ce qui fut pour moi l'occasion de le mettre à contribution... sauf qu'il cala vers la fin... et termina son texte avec la version "officielle". Promis, juré, il réviserait sa leçon pour une prochaine prestation.
Mais à la relecture de cette fable offerte hier, je ne peux m'empêcher de savourer certaines expressions, ou tournures de verbes.
Ainsi:
Dans la peucq', al aveu un bio fourmeuge
Qu'a serreu bin dur pour point qu'i cheuge.
Traduction:
"Dans le bec, la coâ (le corbeau en patois) elle avait un beau fromage
Qu'elle serrait bien dur pour ne pas qu'il tombe!"
Qu'il tombe... qu'i cheuge!
le quelque peu désuet verbe choir, conjugué ici au subjonctif présent! Savoureux.
Ce même verbe que l'on retrouve un peu plus loin:
"Le renard, qui n'attendeu que d'le vâr cheulli...
Le renard, qui n'attendait que de le voir chu..." donc un participe passé.
Jolies survivances d'un temps où les patoisants utilisaient également le passé simple d'un façon délicieuse.
"Il s'appervechit..." Il s'approcha...
"I c'mencit..." il commença...
"La coâ s'redeursit..." le corbeau se redressa...
"Le bolo tombit..." le fromage tomba...
'I s'dépéchi..."
Vous dire que je me régale en relisant ces textes serait peut-être un joyeux euphémisme!
Vous souhaitant tout le plaisir qui est le mien.
Bonne lecture!
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En prime, quelques autres versions...
http://www.chblog.com/post/2005/12/20/268-le-corbeau-et-le-renard
https://www.youtube.com/watch?v=9aMYvI3D57A
















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